| I. - Vue du Mont-Blanc prise de Sallanches, d'après une photographie de M. Joseph Tairraz. (Frontispice). | |
| Ouest-nord-ouest. - Altitude du point de vue: 550 mètres. - Distance du point de vue à la cime (à vol d'oiseau): 23 kilomètres. | |
| La ligne d'horizon est formée de gauche à droite par les Aiguilles de Chamonix, les Monts-Maudits, le Mont-Blanc, l'Aiguille de Bionnassay et le Dôme de Miage ou Mont-Blanc de Saint-Gervais. Au-dessous du Mont-Blanc, l'Aiguille du Goûter figure un cintre surbaissé. Au second plan, la Tête de Montfort et le Prarion, séparés par le col de la Forclaz, semblent fermer la vallée de Sallanches. | |
| I. - Vue du Mont-Blanc prise du sommet du Brévent, d'après une photographie de M. Joseph Tairraz. | |
| Nord. - Altitude du point de vue: 2 525 mètres. - Distances du point de vue à la cime: 12 kilomètres. | |
| Col de l'Aiguille du Plan, Aiguille du Midi, col du Midi, Mont-Blanc du Tacul (Aiguille de Saussure), Mont-Maudit, Corridor (col de la Brenva), Mur de la Côte, Mont-Blanc, Bosses du Dromadaire, Dôme du Goûter, Aiguille du Goûter, Aiguille de Bionnassay. Vers le milieu de la gravure et suivant une ligne ascendante, la Montagne de la Côte (entre les glaciers des Bossons et de Taconnay), les Grands-Mulets et les Rochers-Rouges (le long du Corridor). | |
| III. - Vue du Mont-Blanc prise du pied de l'Aiguille de la Croix de fer, d'après une photographie de M. Joseph Tairraz. | |
| Nord-nord-est. - Altitude du point de vue: 2 340 mètres. - Distance du point de vue à la cime: 25 kilomètres. | |
| Développement de l'arête du Goûter. Au premier plan, le col de Balme. | |
| IV. - Vue du Mont-Blanc prise du Jardin du Talèfre, d'après une photographie de M. Léon Lemuet. | |
| Nord-est. - Altitude du point de vue: 2 787 mètres. - Distance du point de vue à la cime: 14 kilomètres. | |
| Le plan du glacier de Talèfre, remarquable par les larges bandes de ses moraines médianes, s'arrête brusquement au-dessus d'un précipice dont le fond est occupé par le glacier de Leschaux (qu'on n'aperçoit pas). En face, le glacier du Géant, séparé de la Vallée Blanche par les Rognons et dominé par le Mont-Blanc du Tacul et le Mont-Blanc. A gauche, on distingue les Grandes-Jorasses, l'Aiguille de Rochefort, le Mont-Mallet, les Périades, le Pic du Tacul; à droite, le revers des Aiguilles de Chamonix depuis Trélaporte jusqu'à l'Aiguille du Midi. Entre cette dernière et le Mont-Blanc du Tacul, la brèche du col du Midi laisse apercevoir le sommet arrondi du Dôme du Goûter, tandis que l'obélisque fortement incliné du Géant se montre par-dessus le massif des Périades. | |
| V. - Vue du Mont-Blanc prise du Val Ferrex, d'après une photographie de M. Léon Lemuet. | |
| Est. - Altitude du point de vue: 1 350 mètres. - Distance du point de vue à la cime: 9 kilomètres. | |
| Développement de l'arête de Peuteret, dominée vers la base par le Mont-Rouge. Le piton de rocher le plus élevé est l'Aiguille de Peuteret. L'arête retombe ensuite vers les Dames Anglaises, pour se redresser avec l'Aiguille Blanche de Peuteret. En avant de la chaîne de Peuteret, le Mont-Fréty, par où passe le chemin du col du Géant. | |
| VI. - Vue du Mont-Blanc prise du sommet, du Cramont, d'après une photographie de M. Léon Lemuet. | |
| Sud-est. - Altitude du point de vue: 2 731 mètres. - Distance du point de vue à la cime: 11 kilomètres. | |
| Face méridionale de la pyramide du Mont-Blanc, limitée à gauche par l'arête du Brouillard, à droite par l'arête de Peuteret, qui se découpe sur le glacier de la Brenva. Le point culminant est formé par le Mont-Blanc de Courmayeur qui cache la cime proprement dite. A gauche, la brèche du Miage; à droite, le Mont-Maudit, la Tour-Ronde, les Flambeaux, et le glacier de Fréty vers le col du Géant. | |
| VII. - Vue du Mont-Blanc prise du col de la Seigne, d'après une photographie de M. Léon Lemuet. | |
| Sud-sud-ouest. - Altitude du point de vue: 2 532 mètres. - Distance du point de vue à la cime: 11 kilomètres. | |
| A gauche, l'Aiguille de Trélatête qui, par suite du rapprochement, semble dominer le Mont-Blanc. Le même effet de perspective est cause que l'extrémité droite (Mont-Blanc de Courmayeur) de la ligne courbe figurée par le sommet de la montagne, paraît plus haute que l'extrémité gauche qui est pourtant la vraie cime, et explique, à plus forte raison, pourquoi on n'aperçoit pas celle-ci du Cramont. C'est le haut névé contenu entre ces deux extrémités qui alimente les ouragans de neige poudreuse si fréquents au Mont-Blanc. En avant des contre-forts du Mont-Blanc, les deux Pyramides calcaires. Dans le prolongement de l'Allée Blanche, le lac Combal arrêté par la moraine du Miage et, à l'horizon, les montagnes du Grand Saint-Bernard (Vélan et Combin). | |
| VIII. - Vue du Mont-Blanc prise du Mont-Joly, d'après une photographie de M. Auguste Bisson. | |
| Ouest. - Altitude du point de vue: 2 527 mètres. - Distance du point de vue à la cime/ 14 kilomètres. | |
| Développement de l'arête du Goûter vers l'ouest, depuis la base de l'Aiguille jusqu'à la seconde Bosse, qui cache la cime du Mont-Blanc. On remarque les couloirs de l'Aiguille du Midi, l'apparence plane de son sommet, les champs de neige du Dôme, la rapidité de l'arête des Bosses. Au premier plan, l'Aiguille de Bionnassay et le Dôme de Miage séparés par le col de Miage, de part et d'autre duquel sont les deux glaciers du même nom. | |
| IX. - Portrait de Horace Bénédict de Saussure, d'après le tableau de Saint-Ours. | |
| X. - Portrait de Jacques Balmat, d'après Michel Carrier. | |
| XI. - Inscription romaine de la Forclaz du Prarion, d'après M. Louis Revon (Inscriptions antiques de la Haute-Savoie, Annecy, 1870). | |
| Réduction au dixième. | |
| "Ex auctoritate imperatoris Caesaris Vespasiani Augusti, pontificis maximi, tribunitiâ potestate V, consulis V, designati VI, patris patriae, Cneius Pinarius Cornelius Clemens, legatus ejus, propraetor exercitus germanici superioris, inter Viimuenses (Viinnenses, Viminenses, Viennenses?) et Ceutronas terminavit." | |
| En 1876, le propriétaire du champ du Larioz dans lequel cette pierre a été trouvée l'a fait transporter aux Plagnes, près de Saint-Gervais, où il tient une auberge. Elle y offre certainement moins d'intérêt que sur le lieu même de sa découverte, mais on paie pour la voir, ce qui est une compensation pour son possesseur. Il serait à désirer que cette précieuse inscription fut classée parmi les monuments historiques. | |
| XII. - Acte de donation du Prieuré de Chamonix. | |
| Reproduit par Guichenon (Bibliotheca Sebusiana, Lyon, 1660, première centurie, ch. XLIX), par Besson (Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarantaise, Aoste et Maurienne, et du décanat de Savoie, Nancy (Annecy), 1759, preuves page 346), et enfin par Markham Sherwill (A brief historical sketch of the valley of Chamouni, Paris, 1832). Toutes ces reproductions sont incorrectes. Markham Sherwill, notamment, omet la fin de l'acte après avoir annoncé qu'il le transcrivit tout au long (in full). Le fac-simile que nous donnons ici a été obtenu au moyen de la photogravure sur calque d'une photographie communiquée par M. Bonnefoy. | |
| XIII. - Première carte de la région du Mont-Blanc (duché de Savoie) par AEgidius Bulionius (Gilles Bouillon). | |
| Extraite du Theatrum orbis terrarum d'Abraham OErtel et reproduite par la photogravure. | |
| On remarquera qu'une ligne de points traverse le massif montagneux qui tient la place du Mont-Blanc: elle se retrouve sur les cartes de date postérieure (Mercator, etc.). Or, si étrange que cela paraisse, cette ligne, qui se continue jusque par le milieu du lac de Genève et n'est qu'une limite de pays grossièrement tracée, a été prise par de graves auteurs pour l'indication d'un chemin et citée en preuve de l'existence d'un passage par le col du Géant! On paraît disposé à admettre aujourd'hui que pendant le moyen âge les glaciers étaient moins étendus qu'aujourd'hui, et cette théorie se produit sans contestation en pleine Académie des sciences. (Voir une communication de M. L. Gruner, Comptes rendus, 1876, 1er semestre, n° 11.) L'idée, du reste, n'est pas nouvelle: le célèbre Haller affirmait en 1777 (Préface de la Collection des vues de la Suisse, de Wagner) que, "dans sa première jeunesse, il avait vu de Berne des montagnes dépouillées de neige pendant la meilleure partie de l'année qui, actuellement, en était constamment couvertes." Dans les cartes perspectives de Mérian, les Alpes sont désignées sous le nom de "Hohe-Blauen" (Hautes-Bleues) et Ramond en tire la conséquence qu'elles n'étaient point alors chargées de neige, puisque au lieu de paraître bleues à l'horizon elles auraient offert "des masses d'un éclat blanc nettement tranché avec l'azur du ciel (Obs. sur les glacières et les glaciers, dans sa traduction de Lettres de Coxe, 1781)." Il faut convenir que voilà des raisons bien persuasives! Les glaciers subissent des oscillations périodiques fort accentuées. Depuis cinquante ans ceux du Mont-Blanc en particulier (les Miages, la Brenva, le Bionnassay, les Pèlerins) ont prodigieusement reculé. Le glacier des Bois n'est plus qu'une ruine déplorable, encaissée par les parois rocheuses que dominaient autrefois ses aiguilles transparentes. Seul, peut-être, le glacier des Bossons fait passable contenance: il a une bonne mère, comme on dit à Chamonix. Qu'un des minimums d'extension des glaciers se soit rencontré pendant la longue durée du moyen âge, cela est infiniment probable, mais sans qu'on en puisse conclure à un régime général différent de celui que nous avons eu sous les yeux de 1820 à 1875. Pour soutenir que ce retrait ait été jusqu'à mettre à nu les hauts bassins glaciaires, il faudrait avoir autre chose à alléguer que les on-dit des voyageurs, quelques indices de végétation arborescente rencontrés sur les bords de la partie terminale d'un glacier, des traditions comme celles du col du Géant et les prétendues indications des anciennes cartes. | |
| XIV et XV. - Profils des routes du Mont-Blanc au départ de Chamonix, de Saint-Gervais et de Courmayeur avec leurs variantes. | |
| Préface. | VII |
| I. La montagne symbole. | |
| II. Le Mont-Blanc et la géographie. | |
| III. - Histoire primitive. | |
| IV. Windham et Pococke. - Martel et les Genévois. | |
| V. Bourrit et Saussure. | |
| VI. Premières tentatives. | |
| VII. Jacques Balmat. | |
| VIII. Ascension de Saussure et dernier échec de Bourrit. | |
| IX. L'invasion. - Les Montanvers. | |
| X. Les ascensions d'art et de fantaisie. | |
| XI. Une ascension involontaire. - Le mal de montagne. | |
| XII. La science au Mont-Blanc. - Séjours de Saussure au col du Géant, de MM. Martins, Bravais et Le Pileur, au Grand-Plateau. | |
| XIII. La science au Mont-Blanc (suite). - MM. Tyndall, Pitschner Violle. | |
| XIV. La vie animale. | |
| XV. Les routes du Mont-Blanc et les cabanes. - Routes de Chamonix. | |
| § 1er. - Ancien passage ou côte des Rochers-Rouges. | |
| § 2. - Route du Corridor et du Mur de la côte. - Pavillons des Grands-Mulets et de Pierre-Pointue. | |
| § 3. - Route des Bosses. | |
| XVI. Les routes (suite). - Routes de Saint-Gervais. | |
| XVII. Les routes (fin). - Routes de Courmayeur. | |
| XVIII. Les accidents. - Le docteur Hamel. | |
| XIX. Les accidents (suite). - L'année 1866. | |
| § 1er. - Les frères Young. | |
| § 2. - Le capitaine Arkwright. | |
| XX. Les accidents (suite). - L'année 1870: madame Marke; MM. Randall, Bean et Mac-Corkendale. | |
| XXI. Les accidents (fin). - La dernière route du Mont-Blanc. - M. Marshall. | |
| La montagne du matin. | |
| Explication des gravures. | |