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Titre : La bibliothèque de Fulvio Orsini : contributions à l'histoire des collections d'Italie et à l'étude de la Renaissance / Pierre de Nolhac
Auteur : Nolhac, Pierre de (1859-1936). Auteur du texte
Éditeur : E. Bouillon et E. Vieweg (Paris)
Date d'édition : 1887
Sujet : Orsini, Fulvio (1529-1600)
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb310233594
Type : monographie imprimée
Langue : français
Format : 1 vol. (XVII-489 p.-[2] f. de pl.) : fac-sim. ; 25 cm
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Description : Collection : Bibliothèque de l'École des Hautes-Études. Sciences philologiques et historiques ; 74
Description : Contient une table des matières
Droits : Consultable en ligne
Droits : Public domain
Identifiant : ark:/12148/bpt6k33061h
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
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PARIS
F. VIEWEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR
E. BOUILLON ET E. VIEWEG, SUCCESSEURS 67, RUE DE RICHELIEU, 67
1887
SOIXANTE-QUATOBZIËNE FASCICULE
LA BIBLIOTHÈQUE DE FULVIO ORSIXI
CONTRIBUTtONS A L'H~STO;RE DES COLLECTIONS D'ITALIE ET A L'ÉTUDE DE LA RENAISSANCE PAK P. DE KOLUAC
MAITRE DE CONFHREXCES A L'ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES
SCIENCES PHILOLOGIQUES ET HISTORIQUES
BIBLIOTHEQUE
DE L'ÉCOLE
DES HAUTES ETUDES PUBDÉESOfIS LES AUSPICES
DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
LA BIBLIOTHÈQUE DE FULVIO ORSINI
t\hHKh.t!tf'R'Mt-KtEmiKt)tXt:TC~,ROE<iAt<'<n:R,t.,
LA BIBLIOTHEQUE D r.
FULVIO ORSINI CONTRIRt'TIONS A L'HISTOIRE DES COLLECTIONS D'ITALIE ET A L'ETUDE DE LA RENAISSANCE
!'AR
PIERRE DE NOLHAC
.\ncien membre d~ l'Eco!f française de Rome,
Ma.itre de conférences à t'Ecote pratique des Hautes-Etudes
AVHC UNE PLANCHE EN PHOTUGRAY!JRE
PARIS
F. VIEWEG, LIBRAIRE-ÉDITEUR E. BOUILLON & E. VIEWEG, SUCCESSEURS 67, HUE DE RICH.EHEU, 67
d887
A 7!M'<?M~ Léopold Delisle,
~em&re de l'Institut, Administrateur général de la Ribliothèque Nationale a'e~M.
Monsieur,
Permettez-moi de vous adresser la préface de ce livre. Vous en avez approuvé le dessein dès 1883, et, depuis, vos encouragements m'ont aidé à le poursuivre. Vous avez représenté pour moi Je lecteur idéal que tout écrivain a devant les yeux quand il tient la plume et dont le suffrage désiré semble de.voir le récompenser de sa peine. Depuis bien des années, en effet, tous ceux qui, chez nous, s'occupent de manuscrits, reconnaissent en vous leur premier juge. Vous êtes en même temps leur conseiller et leur guide, car vos travaux multipliés de paléographie et de bibliographie sont regardés par tous comme des modèles.
Dans votre beau livre, Le Cabinet des MM~MScr~ de la Biblio<<yMe Nationale, vous avez montré tout ce que l'étude méthodique de la formation d'un fonds de manuscrits peut apporter de renseignements d'intérêt général, sur les moeurs, les usages, les arts, la vie intellectuelle du passé. Votre exemple, partout fécond pour la science, a fait naître plusieurs œuvres analogues, parmi les plus modestes desquelles celle-ci demande à être placée.
Vous trouverez ici l'histoire et la restitution d'un fonds bien moins étendu et bien moins varié que la plupart de ceux qui ont formé notre grande collection nationale. Il ne saurait soutenir la comparaison pour le nombre des volumes avec les séries de manuscrits des Séguier ou des Colbert; mais il a un caractère très tranché et une valeur de choix qui lui méritent à bon droit l'estime des érudits. Formé par un grand humaniste italien du xvr' siècle avec les débris des bibliothèques de
ses prédécesseurs, il offre, au point de vue des études classiques, un intérêt depuis longtemps deviné. Notre dépouillement permettra d'en juger exactement il apportera en même temps des détails nouveaux sur les bibliophiles du xv° et du xv!siècle; il révélera l'existence d'anciennes collections dispersées et servira à compléter l'histoire, de celles qui sont déjà connues.
La plupart des volumes de Fulvio Orsini appartiennent, vous le savez, à la Bibliothèque Vaticane. Nous ne possédons encore qu'une faible partie des catalogues de cet important dépôt, et il faudra bien des années avant que la publication, reprise sous les auspices de S. S. Léon XIII, soit parvenue a la région de la Bibliothèque que j'ai de .préférence étudiée. En attendant, le travail que je vous présente servira à renseigner les savants avec précision sur une intéressante portion de l'ancien fonds Vatican. Il contient, en effet, une sorte de cata-
logue abrégé de plus de quatre cents volumes, dont beaucoup comptent plusieurs manuscrits et dont la plupart n'ont jamais été décrits. Voici comment on pourra se servir du livre à titre d'inventaire provisoire on rencontrera, pp. 12S sqq., des tables de concordance entre les numéros actuels de la Vaticane et ceux de l'Inventaire d'Orsini en se reportant au texte même de cet Inventaire, publié pp. 333 sqq., on trouvera en note soit la description du manuscrit, soit le renvoi au passage du livre où ce manuscrit a été examiné. Les renseignements qui sont les plus utiles aui travailleurs sur le contenu, l'Age et l'état des volumes figurent dans ce travail. J aurais pu adopter une forme plus voisine d'un catalogue proprement dit mais je tenais à ne pas empiéter sur la publication des catalogues généraux de la Vaticane, qui est poursuivie avec tant de zèle et de science par les érudits romains groupés autour de S. E. le cardinal Pitra. J'ai porté surtout mes soins sur les questions de provenance et d'écriture, qui ne peuvent être étudiées avec le détail nécessaire par les rédacteurs des grands catalogues, et j'ose espérer que me-s conclusions, dans ce domaine, ne seront pas pour eux sans utilité.
M. le comm. de Rossi, qui a une si haute part dans la publi-
cation, a bien voulu en juger ainsi, lorsqu'il m'a Invité, à plusieurs reprises, à poursuivre le dépouillement du fonds Orsini, et qu'il m'a fait l'honneur d'annoncer ce travail dans sa.grande préface historique des catalogues de la Bibliothèque Vaticane. Vous me permettrez de remercier ici de tant de marques de bienveillance l'illustre savant qui continue si dignement les traditions de la Rome du temps d'Orsini.
Il est un autre département des immenses collections pontificales où j'ai dû pousser mes investigations c'est la belle série des incunables et des livres rares ou annotés par des savants, quelque chose d'analogue à notre Réserve de Paris. J'ai pénétré dans ces trésors, absolument ignorés des étrangers, et j'en ai tiré d'utiles indications. Là, comme parmi les manuscrits, j'ai vérifié bien des fois le Jz~'a~ integros accedere fontes du poète. Sans doute, ma visite à ces livres vénérables a été trop rapide et trop superficielle; mais je crois pouvoir revendiquer le mérite d'avoir le premier cherché à faire profiter le public de ces fonds précieux. Toute ma reconnaissance est due à l'administration de la Vaticane, qui ne m'a refusé aucune facilité de travail, de 1883 à 1885. Je remercie particulièrement Mgr Ciccolini, préfet de la. Bibliothèque, qui comprend toutes les exigences de l'érudition et dont la libéralité est inépuisable.
Cet ensemble de recherches a été dirigé surtout au point de vue bibliographique je n'ai jamais laissé passer l'occasion d'identifier un manuscrit, de donner sur une bibliothèque un renseignement inédit ou peu connu. Mais j'ai tenté aussi de rendre quelques services aux études sur la Renaissance et sur l'humanisme. Les érudits, très nombreux hors de France, qui s'occupent de ces études, trouveront ici soit des faits nouveaux, soit des indications de sources. Le livre fait mention, dans le texte et dans les notes, d'une foule de personnages du xiv" au xvie siècle, qui ont marqué leur place dans l'histoire littéraire de la Renaissance ou mériteraient d'en avoir une s'il m'avait fallu donner sur chacun d'eux une notice, même succincte, le volume aurait été chargé outre mesure j'ai préféré supposer le lecteur muni des ouvrages d'ensemble, tels que la Storia della /e~er<~M?'<x italiana de Tiraboschi, la
H'~o~MMy cfes c~M'sc~p?! A~er~M~s de M. G. Voigt, la Biblioqraphie ~e~M'~Mp de M. E. Legrand, etc. J'ai cherché surtout à fournir des renseignements inédits sur les humanistes et les bibliothèques d'humanistes, et à édaircir quelques points douteux se rattachant à l'histoire de la philologie. J'ai passé brièvement sur ce qu'on pouvait trouver dans les livres déjà parus, me bornant de temps en temps ày renvoyer; mon ambition aurait été de réunir le plus possible de faits nouveaux dans le plus petit nombre possible de pages. La ~'M'o~~MC Fulvio Orsini peut donc être regardée comme un recueil de matériaux propres à servir à l'étude de la Renaissance. Ces matériaux, il est vrai, pris isolément, sont extrêmement menus et de médiocre importance c'est de la poussii're d'érudition, si on peut dire, et on me reprochera peut-être d'avoir dépensé un long travail et de sérieux efforts de critique à des questions aussi infimes. Je suis certain, Monsieur, que vous ne partagerez point cet avis. Vous nous avez appris que rien n'est inutile en matière de bibliographie et d'histoire littéraire. Un détail insignifiant pour tel tecteur rendra peut-être un jour service a tel autre. Nous n'avons le droit de rien négliger, car, suivant la belle parole d un de nos humanistes (p. 145), il n'y a rien de méprisable dans le domaine de la science, c'j§~ ~o ~c~~?~ Le plan du tivre a eu l'inconvénient de disperser en plusieurs chapitres les renseignements sur le même sujet. Par exemple, an chapitre ;n, vous trouverez des détails historiques sur la bibliothèque des Bembo; au chapitre v, l'étude des manuscrits grecs de la même collection au chapitre vn, l'étude des manuscrits latins au chapitre vin, l'étude des manuscrits en langues modernes. Pour cette bibliothèque illustre, la plus importante de celles qui ont enrichi le fonds d'Orsini, j'ai pu réunir en un tableau d'ensemble une partie de ces résultats 'pars mais, pour plusieurs autres bibliothèques qui pourront vous intéresser, vous voudrez bien consulter successivement les différents chapitres.
H en va de même pour les renseignements relatifs à chaque érudit Prenons pour exemple Théodore Gaza: pp.l4S-i46,sont décrits des autographes de lui p. 166 (en note), est rapporté
un témoignage iconographique p. 223 (en note), sont signalées des lettres inédites, p. 230, un opuscule demeuré inconnu; enfin, les notes au bas du texte de l'Inventaire contiennent encore des particularités intéressant le même personnage. Ces mentions pourront être groupées, sur le point spécial des recherches de chacun, au moyen de l'Index des noms, qui servira de lien aux diverses parties du volume. On a évité de faire cet Index trop riche, en le surchargeant de renvois insignifiants cependant il a paru utile, dans la plupart des cas, d'y laisser figurer le plus de chiffres possible, l'excès sur ce point pouvant rendre à plus d'un lecteur des services inattendus. On y a fait entrer aussi des indications, prénoms, titres, etc., qui aideront à identifier des personnages mentionnés au cours du livre sans précision suffisante.
Les Appendices comprennent les documents les plus importants auxquels on est renvoyé dans le cours du texte ce sont presque tous des lettres.intimes d'Orsini ou de ses amis. Il n'y a là qu'une petite partie des correspondances que j'ai utilisées ou citées. Vous remarquerez sans doute, en effet, le rôle que jouent, dans tout l'ensemble du livre, les lettres originales du xvi" siècle. J'en ai dépouillé plus d'un millier, conservées en divers dépôts d'Europe. J'y ai pris plusieurs détails pour la biographie d'Orsini; l'histoire de ses acquisitions en est même exclusivement tirée je m'en suis servi aussi pour identifier beaucoup de manuscrits ou reconnaître leur provenance. Les renvois aux bibliothèques et aux volumes qui contiennent ces correspondances sont donnés partout avec soin le lecteur pourra y recourir facilement, soit pour compléter mes citations, soit pour recueillir les renseignements étrangers à la bibliographie que je n'ai pas mis en œuvre.
Veuillez me permettre encore, Monsieur, une remarque sur la façon dont le livre a été composé. Après avoir employé près de trois années d'études et de voyages à en réunir les matériaux, je l'ai rédigé loin des manuscrits sur lesquels j'avais pris des notes. J'aurais eu besoin, cette rédaction terminée, de retourner en Italie et de revoir les volumes les uns après les autres, pour contrôler tous les détails de mon exposition et y ajouter les observations qu'un premier examen ne
m'avait pas permises. La chose s'est trouvée impossible. Mais j'ai eu recours, sur tous les points essentiels, au dévouement de mes confrères de l'École française de Rome, MM. Paul Fabre. André Pératé, A.-M. Des.rousseaux. Ces excellents amis ont trouvé le temps, au milieu d'importants travaux personnels, de vérifier beaucoup de mes notes et d'éclaircir mes derniers doutes. La description de la bibliothèque d'Orsini leur doit de se présenter à vous avec un peu moins d'inexactitudes.
J'ai fait de mon mieux pour fournir aux travailleurs des renseignements sûrs. J'aurais voulu les apporter plus complets et ne rien laisser d'inachevé. Mais, comme cet ouvrage s'adresse à un public varié, et qu'il touche à la fois aux études grecques, latines, provençales et italiennes, il aurait fallu un érudit spécial pour traiter convenablement chacune de ces parties. Il s'est donc trouvé que, faute de temps et souvent de compétence, j'ai posé plus de questions que je n'en ai résolues. Je crois, du moins, avoir partout nettement marqué ce qui reste à faire. Mes successeurs pourront ainsi reprendre les sujets qui n'ont été qu'effleurés et leur donner les développements qu'ils comportent; je souhaite, en même temps, qu'ils rectifient les erreurs que j'ai pu commettre. Telles sont, Monsieur, les observations qui me sont venues à l'esprit avant de vous offrir mon travail. Je serai heureux de l'avoir publié, si vous daignez le trouver utile.
Paris, août 1887.
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE PREMIER. ESQUISSE BIOGRAPHIQCE 1 Sources de la biographie de Fulvio Orsini, 1. Sa famille et son éducation, 2. Influence exercée sur lui par Gentile Delfini et Angelo Colocci, 4. Jeunes savants romains contemporains d'Orsini. Premières traces de son activité littéraire, 6. Il devient chanoine de Saint-Jean-de-Lateran, 7. Orsini chez les Farnèse, bibliothécaire du cardinal S. Angelo, 8. Voyage d'Orsini à Florence. à Bologne et à Parme. Mort du cardinal S. Angelo, 10. Le cardinal Alessandro Farnèse. Ses goûts de collectionneur sont servis par Orsini, 11. Sa cour de lettres. Le palais Farnèse à Rome. La résidence d'été de Caprarola, 14. Rapports d'Orsini avec les artistes, 15. Ses relations avec les cardinaux Sirleto, Caraffa, Colonna, Borromeo, Granvelle, etc., 17. Granvette et les érudits romains, 19. Vieillesse d'Orsini, 21. H voit mourir le cardinal Farnèse. Odoardo Farnèse le garde au palais, 22. Testament d'Orsini, 25. Sa mort, 26. Jugement sur son caractère, 27. Son genre de vie et ses occupations diverses ses fonctions de correcteur grec à la Bibliothèque Vaticane, 29. Orsini collectionneur. Ses collections d'antiquités, 30. Sa collection de portraits, 32. Sa compétence de numismatiste, 34. Services qu'il a rendus à Fépigraphie, 35.
CHAPITRE II. TRAVAUX ET AMITIÉS OE FULVIO ORS!Nt 37 i Grande production d'Orsini. Analyse sommaire de ses ouvrages, 37.
Ses premiers livres chez Plantin. Le Virgilius illustratus, 38. Les Carmina IX t~t<s<rtMm feminarum. Édition de César, 39. Les Imagines et elugia. Orsini créateur de l'iconographie, 40. Les Familiae fOMaKoe, 42. Édition de Festus, 44. Notes sur Cicéron. Édition princeps du De legationibus, 46. Édition d'Arnobe, 48. Collaboration d'Orsini aux travaux des commissions pontifiea)es et à la revision de la Bible grecque de 1587, 49. Notes au De legibus et senatusconsultis d'Antonio Agustin, 50. Notes sur Caton, Varron, Collumelle, etc., 51. Publication du De tricHKM de Pedro Chacon, 52. Notes sur les historiens romains, avec édition des fragments des historiens perdus, 53. Examen de l'accusation de plagiat portée contre Orsini, 54. Sa renommée
européenne. Ses visiteurs à Rome, 55. Ses principales liaisons. Orsini et les Pays-Bas. Juste-Lipse, Chartes Lange, L. van der Beckp. 57. Plantin, Fa)kenburg, A. Schott, etc., 58. Orsini et l'Espagne. Son amitié pour Agustin, 60. Orsini et l'Allemagne. Gruter, Sambucus, Sylburg, etc., 63 Orstni et la France. Français résidant à Rome Muret, Pierre Morin, Dupérac, etc., 64. Voyageurs français à Rome Claude Dupuy, les Audebert, l'ambassadeur Louis d'Abain, Montaigne, Paul de Foix, De Thou, etc., 65. Correspondance avec ia France au sujet du So'MMS de Pierre Daniel, 69. Principaux amis d'Orsini en Italie. PieroVettori, à Florence, 70. Carlo Sigonio, à Bologne, 72. Gianvincenzo Pinelli, a Padoue, 74.
CHAPITRE III. PRINCIPALES ACQUISITIONS D'ORS!NI. 79 Histoire de la formation de la bibliothèque d'après les correspondances
du temps. Acquisition d'une partie des papiers de Colocci, 79. La bibliothèque de Cartéromachos, 8i. État de la collection d'Orsmi en ~570, 84. Claude Dupuy lui envoie son fragment de Virgile '.4.M.9!.f.<<eMi; de Virgile), 85. Provenance de ce manuscrit, 85. Négociations 'pour obtenir de Dupuy sa Décade de Tite-Live (Pu~ftnpK. de Tite-Live), 88. Petits travers d'Orsini comme bibliophiie, 90. Question de la bibliothèque du cardinal Bembo, 91. Elle n'a pas été dispersée à sa mort, 92. Caractère de son héritier. Torquato Bembo. 92. Orsini négocie avec lui l'achat de son Virgile et de son Térence (Va<tcaKM.s de Virgile, jBem&!)MM de Térence~, 94. Pinelli et Mercuriale aident Orsini et le renseignent sur la collection de Bembo à Padoue, 95. Ruse pour obtenir les L:<i)! de Virgile, 97. Arrivée à Rome du Virgile et du Térence, 98. Autres acquisitions importantes, 99. Voyage de Torquato Bembo à Rome, 100. Orsini réunit peu à peu tous les autographes dp Pétrarque que possédait le cardinal, 101. Manuscrits achetés en 1582. i03. Dernières acquisitions chez Bembo, en 1583 et )58t. 106. Achat du chansonnier provençal d'Alvise Mocen)go, 107. Description de la bibliothèque d'Orsini par Angeto Rocca, 109.
CHAPITRE IV. ÉTAT ACTUEL DE LA BIBLIOTHÈQUE D'ORStM. US "I Orsini sonne à offrir sa bibliothèque à Philippe II, pour l'Eseurial, 112. ii)'offreàGrêpoireXMf.il3. Intervention de Granvelle, de Sirleto et de Caraffa, 114. Orsini lègue par testament sa bibliothèque à la Vaticane, 115. Rédaction originaie de son Inventaire, 116. Intérêt et défauts de ce document, 117. Erreurs et fausses attributions, 118. Remise des livres d'Orsini aux fonctionnaires de la Vaticane, en 1602. Listes de récolement dressées par D. Rainaldi, 120. Manuscrits manquants, 121. Classement
dans les fonds de la Vaticane, 123. TABLES DE CONCORDANCE ENTRE
LES COTES ACTUELLES DU VATICAN ET LES NUMEROS DE L'INVENTAIRE D'OR-
siM, 125. Fonds grec, 125. Fonds latin, 126. Manus-
crits d'Orsini emportés à Paris en 1797 et rendus en 1815, 128.
Etat matériel des volumes provenant d'Orsini; reliure, ex-libris, etc., 129.
Méthode de nos recherches, 130. Imprimés précieux de la
Vaticane, 131. Papyrus, 131. Papiers modernes corres-
pondauces autographes d'Alde Manuce, de Cartéromachos, de Co-
loeci, etc., 132. Correspondance personnelle d'Orsini, 135.
Seconde bibliothèque d'Orsini, formée après l'engagement pris envers
la Vaticane, 136. Inventaire des manuscrits qu'eue contenait, 137.
Caractère de la collection d'Orsini exclusion de l'élément théolo-
gique, provenance d'anciennes bibliothèques d'humanistes, 137.
Respect d'Orsini pour les humanistes du xiv" et du xve siècles, 138.
Intérêt des manuscrits transcrits et annotés par eux, 139.
CHAPITRE V. DESCRIPTION DE LA BIBLIOTHÈQUE. LE FONDS GREC. 143 Manuscrits grecs provenant de collections du xive siècle. Ciriaco d'Ancona et Manuel Chrysoloras, 144. Collections du xve siècle. Bibliothèques de Grecs établis en Italie. Théodore Gaza, 145.
Copies de DémétriusRhallèsCabacès, 146. Michel Apostolios, 148.
Marc Musurus, Georges Moschus, etc., 150. Bibliothèque de
Constantin Lascaris, 151. Manuscrits transcrits de sa main, 152.
Bibliothèque de Jean Lascaris, 154. Papiers personnels, 155.
Livres annotés par J. Lascaris, 157. Mathieu Devaris, 159.
Autres Grecs du xviesiècte, 161. Le copiste Giovanni Onorio,
d'Otrante. Ses travaux pour Orsini, 162. Bibliothèques d'huma-
nistes italiens. Ermolao Barbaro l'ancien, 166. Giorgio Valla, 167.
Manuscrit de Ptolémée possédé par Domenico Domenici, 168.
Noms nouveaux de copistes grecs Giorgio Crivelli, Lianori de Bologne,
Giglio Archilibelli, 170. NiccolôLeonicoTomeo~l71. Manus-
crits isolés rappelant le souvenir d'hellénistes, 172. Collection
d'Arnold Arlenius dispersée à Rome, 174. Imprimés grecs annotés
par des humanistes, 175. Note sur la bibliothèque de_SirIeto n achetée par le cardinal Colonna, 177. Bibliothèque grecque de Cartéromachos. Manuscrits, 178. Imprimés annotés, 181.
Manuscrits grecs de Colocci, 182. Manuscrits grecs du cardinal
Bembo, 183. Copies grecques de la main d'Orsini, 186.
Imprimés annotés par lui, 187. Liste des plus anciens manuscrits
grecs de la collection, 189.
CHAPITRE VI. LE FONDS LATt.BfBLIOTHÈ~UESA.\TÉRIEURESAU SEIZIÈME SIÈCLE. 191
Attributions à la collection de Nicolas III, 191. Benvenuto Rambaldi, 192. Autographes de Poggio Bracciolini, 193. Manus-
crits de la bibliothèque de Philelphe chez Orsini, 194. Manuscrits de Niccotô Perotti, Giovanni Tortelli, Platina, et d'humanistes du même temps, 196. Bib!iothéquedePomponiusLaetusJ98. Manqscrits de luxe, écrit~~annofés'pariui~ 199:=~ Manuscrits de travail, 203. Notions qu'ils fournissent sur l'enseignement de Pomponius, 205. Manuscrits et imprimés annotés par Pomponius, 206. Bibliothèque _d.'Ange_PDiitien. Manuscrits autographes, 208. Virgile imprimé couvert des notes de Politien, 2f0. Fragment de Festus transcrit par lui, 212. Bibliothèque des Gaddi, 216. Manuscrits d'Aurispa, 218. Bibliothèque de Panormita, 218. Manuscrits exécutés pour lui, 219. Manuscrits anciens possédés par lui, 222. Autographes de Panormita, 222. Manuscrits de ses correspondants Giovanni Lamola, Georges de Trébizonde, Toseanella, etc., 224. Pontano et le Virgile du Vatican, 225. Manuscrits provenant de prélats et savants divers, 226. Giovanni Lorenzi et Andrea d'Aleria, bibliothécaires du Vatican, 228. Autres bibliophiles RidotEni, Guceiardini, Ugoleti, Maffei, etc., 230. Question des manuscrits de Properce. Histoire du JVeapo~anMS, 233.
CHAPITRE VII. LE FONDS LATtN. BIBLIOTHÈQUES DU SEIZfÈME SIÈCLE. 236 Bibiiothèque de Bernardo et de Pietro Bembo, 236. Le Bembinus de Térence, 237. Les Lusi de Virgile, 239. Manuscrits autographes de Bernardo Bembo, 240. Manuscrits ajoutés par le cardinal Bembo à la collection de son père, 241. Bibliothèque des Manuce, 243. Imprimés latins annotés par CartHromacbos, 245. Érudits du même temps Bombasio, Inghirami, etc., 247. Prélats du xvie siècte Marceito Cervini, Pomponio Cecio, etc., 248. Bibliothèque d'Angelo Colocci, 249. Collection de vers !at!~s modernes et d'autographes réunie par Colocci, 254. Imprimés annotés par Colocci, 257. Basilio Zanchi et Michele Silvio, 258. Livres provenant des amis d'Orsini Faerno, Bagatto, Agustin, Cbacon, 260. Manuscrits de Panvinio, 262. Manuscrits de Ligorio, 263. Bibtiotheque d'Acheté Estaco acquise en partie par Orsini, 263. Manuscrits provenant de collections françaises, 266. Fabio Farnèse, 267. Manuscrits latins exécutés pour Orsjni ou par lui-mème, 268. Imprimés annotés par Orsini, 271. Contributions à Fhistoire du Meeh'MMs de Virgile, 372. Précieuse collection de manuscrits lombards, 274. Incertitude des connaissances paiéugrapbiques d'Orsini, 275. Liste des manuscrits latins antérieurs au xn" siècte, 276.
CHAPITRE VIII. MANUSCRITS EN LANGUES MODERNES. 278 Intérêt que portait. Orsini à la littérature nationale, 278. Le Canzotue)'t.' en partie autographe de Pétrarque, 279. Les fragments
autographes du Vatican, 281. Question de '*)'éeriture de Pétrarque, 282. Autographe du Bucolicum Carmen, 285. Autographe du De ;~Koran<M, 289. Faux autographes de Pétrarque provenant des Bembo, 291. Notes de Bernardo Bembo relatives à Pétrarque, 292. Manuscrits provenant de la bibliothèque de Pétrarque, 295. Contributions à t'histoire.du Virgile de l'Ambrosienne. H n'a jamais appartenu à Orsini;~S95. Manuscrit du Trésor de Brunetto Latini, 301. Texte"de''Danteouert à Pétrarque par Boccace, 303. Consolatio de Boèce écrite de la main de Boccace, 305. Autographes de Pietro Bembo, 307. Manuscrits italiens de Bembo, 309. Manuscrit français, 311. Essai de reconstitution de la collection provençale de Bembo, 312. Provenance des chansonniers provençaux de Paris et de Rome, 313. Identification du chansonnier de Colocci, 318. Autres chansonniers de Bembo, 321. TABLEAU RÉSUMÉ DES RECHERCHES SUR LA BtBuoTHÈnuE DE BEMBO, 325. Manuscrits de provenance isolée, 326. Manuscrits florentins, 327. Autographes de Sannazar, 328. Autographes de Michel-Ange, 329.
INVENTAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE. 333 Manuscrits grecs, 334. Imprimés grecs, 350. Manuscrits latins, 358. Imprimés latins, 381. Manuscrits en langues modernes, 391. Papiers divers, 395.
APPENDICES. 397 'AppENDtCE I. Inventaire de livres trouvés chez Orsini après sa mort. 397 APPENDICE II. Correspondances relatives à la bibliothèque d'Orsini (1565-1585). 403 AppENDicE III. Lettres écrites de France à Orsini (1584-1585). 431 APPENDICE IV. Choix de lettres latines adressées à Orsini (15671594). 436 APPENDICE V. Lettre d'Orsini à Odoardo Farnèse (1590). 445 ADDENDA. 447 CORRIGENDA. 455 INDEX DES NOMS CtTÉS. 459 TABLE DE RENSEIGNEMENTS SUR DIVERS SUJETS 487 NOTE SUR LA PLANCHE 491 PLANCHE.
LA
BIBLIOTHEQUE DE FULVIO ORSINI CHAPITRE PREMIER
ESQUISSE E UtOGRAPHIQUE
J'essaye dans ce livre de faire l'histoire et de reconstituer les éléments d'une bibliothèque célèbre, la plus intéressante peutêtre des collections privées du xvie siècle. Bien que je m'occupe surtout, dans Fulvio Orsini, du collectionneur et du bibliophile, il a paru naturel de faire connaître d'abord les principales dates de sa vie, de déterminer son caractère, de le montrer dans son milieu, parmi ses études et ses amitiés. Je vais donc raconter brièvement cette carrière laborieuse, telle que je l'ai trouvée dans les œuvres du savant romain, dans les témoignages de ses contemporains, et surtout dans ses correspondances intimes. Cette introduction est d'autant plus nécessaire qu'une biographie raisonnée d'Orsini, malgré l'intérêt sérieux qui s'y attacherait, n'a pas encore été écrite'. 1.
Fulvio Orsini appartient à !a grande famille romaine dont il porte le nom. On a remarqué que c'est un honneur pour les Orsini d'avoir, grâce à lui, les lettres représentées chez eux ). La seule vie d'Orsini qu'on ait donnée a la valeur d'un témoignage contemporain, mais elle compte à peine quelques pages; elle est due à un philologu.e et juriste assez distingué, Giuseppe Castiglione (Cvstalio), d'Aneone, qui était p)us jeune qu'Orsini et avait reçu ses conseils. Ce travail a paru longtemps après sa mort sous ce titre: FM/un !"?'MHm!'<a <n<c<o)'c jfosep/tc ~<M<ft/M)M. Romae, typis Varesu MDCLVH, <4 (39) pp. La plaquette étant assez rare hors de Rome, je cite toujours la réimpression la plus répandue, celle de Breslau en d739, dans Vitae se/M<ae A'tf~ ct'tfet~Mx. virorum u c/o)':M. t'iris ~tt!'6MSf/Hm t'cnpttte et. <'o~c<(tec D. C/t)'M<.G!')/p/M'o ~MH. ~/<!(/d. t'ec<. (La première éd. est de 1711 en 1739, t'œuvre de Castiglione occupe les pp. 555-563; les appendices, les pp. 563-580.)
La liste des auteurs qui ont consacré une notice à Orsini ou parlé de lui DE MOLHAC, FL'I.VIO ORSINI '1
comme dans les autres illustres familles italiennes'. Cependant Fulvio, enfant naturel, ne fut jamais reconnu officiellement par les siens.
Le nom de son père n'est même pas certain. Les généalogistes, sachant par des témoignages assez sûrs qu'il était fils d'un Orsini de la branche de Mugnano, commandeur de l'ordre de Malte, lui donnent pour père un Maerbale. Cette hypothèse est très vraisemblable'. Maerbale Orsini, fils du condottiere Giancorrado. condottiere lui-même et l'un de ceux qui vinrent en ioM au secours de Sienne, satisfait seul aux conditions demandées. Il vivait encore en lo79. On ne sait rien sur la mère de Fulvio, qui devait être d'humble naissance. La respectueuse affection dont elle fut entourée par son fils et l'excellente éduserait assez longue et. n'offrirait qu'un intérêt, de curiosité. Sauf GiovanniVittore Rossi fÈn/</tr<MM$), qui a pu eonnaitre Orsini, la plupart n'ont fait que détayer ou résumer Castigtione; ceux qui ont apporté un fait nouveau seront cités à l'occasion. Je dois rappeler que Tiraboschi n'a peut-être pas marque assez dignement la place d'Orsini dans son beau tableau de l'histoire intellectuelle de l'Italie. (S~'M della M/. éd. de Milan, t. VII, pp. 357360.) En ces dernières années il a été fait des publications utiles pour certains détails du sujet: ce sont Lcft'ff di FM~'jo Ot'~MMat Fsi'KC. annotate ~«. fA. ~!on.t~t;"<' V!Po~t]. Modène, 1879 (Extrait, des Atti e memone delle t<pM<asM)i( ~f~<r')'M pa<)'M dell' B/Kt7ta, nouv. série, vol. IV, part. H); L'itère me~~e dei ent' ~e Grant-eMe '< Fulvio Orsini e a~ card. Sirleto, raecu~e <<f! P. A')//t!M, Rome, 1881' (Extrait des S<M~ e doetOKeHM di ~<0)'M f d!)'t'«<), pubhéspart'Aeca~M. d.MK/'t;rcH~e~<o)'MO-0tU)*t~:e/te, année V): P. de ~othac, Les collections ~'at~Mt<t~ de Fulvio Or~MM' Rome, i88~. (Extrait des AMft~f~ d'M'c/tco/o'/i'e et d'/<M<M)'c publ, par )'Éco!e française de Rome, année iv.) D'autres travaux en préparation sont indiqués au cours du livre.
Si les sources imprimées sont peu considérables, les sources manuscrites sont en revanche fort abondantes. Les recueils manuscrits qu'on trouvera cités le plus souvent et qui contiennent des correspondances autographes considérables d'Orsini et de ses amis sont à la bibliothèque Vaticane, les ~<. &!<. 4103..4104..4105; à la bibi. Ambrosienne, tes Am6ros. D. 422 et D. 423 t)t/ au British Muséum, i'.AfMtMoKa~ms. i0270. Beaucoup d'autres manuscrits et livres oubtiés du xvt" siècle m'ont fourni des renseignements je les ai soigneusement indiqués dans l'espoir d'être utile au futur-biographe U'Orsmi. Je me suis arrèté sur certains détHiis, qui ont paru particulièrement caractéristiques, ou qui pouvaient éclairer d'autres parties de l'ouvrage et m'éviter de les surcharger. Mais l'ensemble des deux premiers chapitres a. surtout pour but d'orienter le lecteur dans l'histoire d'Orsini et dans fe. milieu où il a vécu.
i. Pompeo LiU.a.Le/~mtg'Hec~e&nMMtMC, vol. V,OMH!t~'tRom~ t.X!?. 2. Ces détails ne sont pas, comme le croit Litta, postérieurs de 57 ans:a la mort d'Orsini Castiglione, qui avait iui-même connu Orsini, les tenait d'Achiite Estano et de Fulvio ArcanKeti. tous deux contemporains de notre savant. Les détails sur la jeunesse d'Orsini, que Castiglione a recueillis de la bouche de ProperHa Micinetti, femme de Mario Delfini, n'ont pas moins d'autorité.
cation première qu'elle lui donna font penser d'elle quelque bien. Certaines lettres intimes de '1S58 témoignent des tendres inquiétudes de Fulvio pour sa mère malade'.
Né le 11 décembre 1329', il fut élevé d'abord par son père et entouré de tout le luxe qu'un jeune Romain de son rang pouvait avoir sous le pontificat de Clément VI[ et de Paul III. On le voyait tout enfant, à cheval dans les rues, et on le reconnaissait à la suite nombreuse qui l'accompagnait. Soudain cette fortune change une rupture survient entre les parents, et Fulvio ne revoit plus son père. Sa mère est réduite à vivre de 1. Voici deux tettresde Gentile Delfini, qui mentionnent la mère d'Orsini (Vc<. 4105, ff. 340 et 239); les documents sur ce savant personnage étant tort rares, on m'excusera de les donner ici
A~ R*~° 3/. V~HceK~o r/tomas~t'tto BeHe/tCta<o Latet'ctNense.
Reverendo signer, Son stato hoggi daita madré di messer Fulvio, quale in vero sta bene; pero usate ogni diligentia chequella lettera non vada, o vero che in un tempo habbia quella et qufsta, neUa quale scrivo di commissione di sua madre; non venga perche e megliorata assai, anzi sta bene et serria bono ohé V. S. giiene scrivesse anchora, et li bacio le mani. Da casa, alli 27 di ottobre 1558.
AI SHrvitio di V. S. Gentil Be~pAùto.
Al R'*° et come /o~ ffm(M<M~tmo Messer Fulvio Orsino Beneficiato La~'uKe/M'e. (In corte de</o/M' e<jR'"°ca!'fH!M<edt Stm<oA?!~e~o.). Carissino messer Fulvio, La présente solo serra per darvi buona nova di vostra madré, con laquée son stato hoggi un pezzo, et vi trovai m" Gio. di Oricola. Sta fuor di ietto et bene, siche state di buona voglia, che, come sapete, non son bugiardo; mi ha chiesti dinari et dimane fi mandaro doi scudi. Son stato anchora da messer Horatio et l'ho trovato fuor di letto. Altro non so che dirvi, se non che è una compassione veder quei poveri nostri BeneFiciali et Clerici gire in questi tempi ad San Giovanni con le veste lunghe, et, anchor che ne potessero i'ar di manco con portare un manteUo alla prelatesca, son tanto impauriti che penso non lassino li gabani manco per casa, che Dio il perdoni al nostra Vicario, che è stato causa di cio. Et con questo farro fine. Da Roma, alli 30 di ottobre del 1558. AI servitio vostro, Gentt~eDe/p/Mno.
Le « messer Horatio », dont il est ici question, est à mon avis Orazio Orsini, qui devint chevalier de Saint-Etienne en 1562 et fut enterré à Pise, le 3 novembre 1571. Il était l'ami de Panvinio, d'Agustin, de Sigonio, etc. (C. St<yoMtt opéra omHM. t. VI, col. 999 sqq.) Si l'on s'en rapporte aux tables généalogiques de Litta, il aurait été le cousin germain de Fulvio Orsini. Il y aurait peut-être ta une confirmation de la paternité de Maerbale; en tout cas la liaison intime de Fulvio avec cet Orazio paraît attestée par la possession de deux portraits peints par Daniele da Volterra (nos 6 et 31 de t'inventaire des tableaux de Fulvio, Grf~et~ des Be~Mas-Af~, 1884, vol. I, p. 431). Il y avait encore un jeune Lodovico Orsini, dont Fulvio partageait la direction morale et intellectuelle avec Annibal Caro (v. deux lettres de 1560 et 1561 dans le recueil cité à la page suiv., t. It, pp. 79 et 93), 2. Cette date est fournie par i'épitaphe funéraire d'Orsini, qui mourut âgé de 70 ans 4 mois 27 jours. Le jour de sa mort est le 18 mai 1600 (c'est par une erreur du graveur, comme le prouve Castiglione, p. 562, que la
la charité publique'. Dès que son fils a neuf ans, elle obtient qu'il soit admis parmi les enfants de chœur entretenus par le chapitre de Saint-Jean-de-Lateran'. C'est alors qu'un chanoine de la basilique, frappé de son intelligence précoce et de son heureux caractère, s'intéresse à lui et se charge entièrement de son éducation.
L'homme charitable et savant, qui devait servir de père a Orsini et abréger pour lui toutes les difficultés de la carrière, était Gentile Delfini. Il était chanoine depuis !S2o et l'un des membres les plus érudits du clergé romain Sa famille lui donnait une influence et une autorité que sa valeur personnelle aurait suffi à lui mériter. On s'accorde à nous le représenter comme un homme modeste, pieux, ami des livres et des antiquités, les collectionnant volontiers et en connaisseur. Les renseignements encore inédits, recueillis par Galletti dans les arrhives capitulaires de Lateran, montrent l'estime dont il jouissait dans le chapitre et les missions de confiance qu'on lui donnait. Ranuccio Farnèse, cardinal-archiprètre de Lateran, l'avait choisi en 1S53 pour son vicaire aux applaudissements de tous.pterre portait ..VVM -M. ~KK. au lieu de ZVIM. h<)Le 18!na.i(nouv. style) répondant au 8 mai du calendrier julien, cette date reporte au 11 décembre la naissance d'Orsini. (Voir la note de Weiss, dans ta..BMs'r. Pwu.)
i. U est curieux detrouver une histoire assez semblable, racontée par Annibal Caro pour un Orsini du même temps et de la même branche « Del sig. Gabriete Orsino di Mugnano, zio del sig. Carlo Grsino, nacque ut) ngtiuoto Settimio Orsino, it quale per sei o gette anni fu tenuto e aiteva.to.a Mugnano con ogni servimeuto e diligenza insieme colla madré, quale è Romana e donna di buona fama edi buona casa; poi per alcune discordie essendo rimaso appresso della madré, passato motto tempo tu ripigliato dal sig. Gabrieie, a tenuto in casa in Romapubbticamente come Sgtiuoto per mott'anni. Ma essendosi poi ritirato it padre in Viterbo senza oostui, moj*t finalmente in questaterraspnzafarea[eunamenzionedHmneltest.amento.H » (LeMo-e del comm. AMn. Ca)'o, Mitan, i807, t. I, p. 82; lettre de 1555:à Ben. Varchi). Nous retrouverons Settimio Orsini dans )~ bibliothèque. 2. Je n'ai pu faire moi-même dans les archives capitulaires les re'cherches nécessaires sur Orsini; on sait que ue dépôt est absolument inaecessible. Mais je dois a M. de Rossi l'indication des dépouillements que Galletti y a faits au siècle dernier, et qui sont conservés à la Vaticane. Les principaux renseignements relatifs à Orsini sont au F~. 8037, partie II (année i554); l'admission de l'enfant « al cherioatobeneEziatO)) d'après les documents vus par Galletti, est du 20 septembre 1539.
3. Les renseignements résumés ici sont empruntés a Mandosi, .Bt'MM~A. rom., Rome, 1692, cent. VII, n" 95, et surtout aux manuscrits de GaUetti cités dans la note précédente. Sur Gentile et ses collections, v..AN<OK& AM~:M(tM opera omnia, Lucques, 1765-1794, in-fo[. t. Vit, pp. 23i et 333, Blume, nM- ftUtMMM, t. III, H&fte, 18c!0, p. 193. e
Mais cette charge importante ne tarda pas à fatiguer le bon DelHni dès le 2 juin 1S54, il adressait au cardinal une requête publique pour obtenir un successeur plus apte que lui à ces fonctions il était, disait-il, trop occupé par ses études pour être un bon administrateur, et préférait retourner à ses livres. Aux côtés d'un tel maître et avec de tels exemples sous les yeux, on comprend que l'esprit de Fulvio, naturellement vif et précis, se soit porté vers la science. Une influence analogue fut exercée sur lui par un prélat, fort célèbre au xvi" siècle et fort oublié aujourd'hui, Angelo Colocci, évêque de Nocera. Le jeune homme allait lui rendre visite dans sa maison du Quirinal, aux orti 6'o/o<:aH!, si fréquentés des érudits du temps*. Colocci mourut en '1S49, mais Orsini conserva le plus grand respect pour la mémoire de ce savant homme, qui avait donné à ses premières études de précieux encouragements De bonne heure Orsini montra du goût pour les inscriptions, tes monuments, les médailles, pour tout ce qui rappelait aux générations enthousiastes de la Renaissance, l'histoire de la capitale du monde. Les collections de Delfini et de Colocci lui fournirent ses premiers sujets de recherches archéologiques. La connaissance des textes ne l'intéressait pas moins que celle des documents; il commença jeune, on peut le croire, à dépouiller méthodiquement les auteurs anciens et à réunir cette masse considérable de matériaux qu'il devait plus tard mettre en œuvre. t. Sur Colocci voir l'index du présent volume. Voici de plus un témoi~'na~e personnel d'Orsini, qui aen même temps un intérêt bibliographique; décrit à Gianvincenzo Pinelli, le 2 février 1572, à propos d'auteurs grecs qu'il a recherches pour lui à la Vaticane. H a retrouvé l'un d'eux, Mauricios, dans un recueil d'écrivains militaires, « di 500 anni, in perg. Questo lihro tu del Cololio et io me ricordo, che essendo giovinetto andava da quel ga!ant.uomo, et ben spesso fi trovava con questo libre in mano, perche eg!i ne faceva all'hoi-a tradurre l'Atheneo De mac/MMM bellicis che net medesifno libro, da messer Gulielmo, che hoggi è il cardinale Sirleto. » Après la mort de Colocci, Je volume avec d'autres fut porté dans la garde-robe du Pape, et Orsini t'a rencontré par hasard dans une caisse d'antiquailles. Quant à la traduction d'Athenee par Sirleto, Orsini croyait posséder la copie même qui fut donnée à Colocci. (Bibl. Ambros. D. 422, inf. f. 1.) 2 Dans une lettre du 19 juillet 1585, Orsini dit qu'il enverra prochainement un. manuscrit de la ~o<t'<i'tt jjroftKCMM'iim à un ami de Pinelli qui désire en prendre connaissance: mais ce sera par voie sûre, « perche à questo libro io porto qualche affettione, non per altro che per essere stato riveduto dal Colotio, il quale io conobbi nelli primi miei anni, et porto à quella memoria mo.ta devotione. » L'exemplaire d'Orsini était colorié et avait, croyait-il, pour original le bel exemplaire sur parchemin conservé chez les Matiei. (Cf. lettre du t6 mars 1585: Ambros. D. 422.)
DELF)\! ET COLOCCI
Les études d'Orsini firent au grec une très large place et précisément le plus ancien témoignage public de son activée littéraire est une pièce en distiques grecs, mise en tête de l'édition princeps de la Bibliothèque d'Apollodore. Cette édition, paru~ à Rome en i8S5, est due à Benedetto Egio, de Spolète~. Elle est dédiée au juriste Jean Métellus; mais il y a aussi une assez longue épitre à Orsini, datée de Rome le 27 juillet 18ËS. Tout en justifiant ses idées sur la personne d'Apollodore, le titre et la division de son ouvrage, Egio cite des noms et donne des détails qui nous permettent de savoir dans quel milieu vivait Orsini et quels étaient alors les savants qu'il fréquentait. Les deux principaux étaient Gulielmo Sirleto et Basilio Zanchi, re3[publicae litterariae sidera fulgentissimaf. Zanchi était chanoine régulier de Lateran, poète distingué et fort occupé, comme nous le verrons; de lexicographie; il mourut en 1SS8. Sirleto préludait par de laborieuses études à la carrière brillante qu'il devait parcourir et qui allait, faire de lui un cardinal et un bibliothécaire de l'Église romaine. Giovanni Cesari (~M~s CaeM~M<s)est nommé après eux. Scipione Tetti, étroîtement lié avec Orsini et Egio, avait rédigé un commentaire sur Apollodore; enfin deux érudits étrangers à Rome, Viviano Brunori (Co?'MM~6M~) et Giordano Giordani d'Urbin, complétaient le petit cercle et paraissent avoir été des amis particuliers d'Orsini; nous.ne les netrouvons pas plus tard dans sa correspondance. Antonio Possevino, de Mantoue, Gabriel Faerno, de Crémone, Latino Latini, de Viterbe, etc., ont été liés dès cette époque avec le jeune savant
1. V. un travail de lui daté de 1554 d.ms le Vat.gr. 1347. 2. Apo~ochM'Ms Atheniensis {/<'a!MM. Bt6Ko</MCM. libri tres. B<Kc~!C<o Ë'~M Spolelino :H<c?'pre<e. Romae, in aed. A?:t..BMtt Po)!<. Maa;. ea'CM~ofts de Campo F/ot'ae. 1555. La pièce liminaire à la louange' d'Egio porte en t~te 'f'ou).gto'j Oupcr~o'j. Dans Botfield, f!'«c/'a<MKes et epist. e< j)}'!HC. Cambridge, i861, pp. 475-481.
3. Ce Napolitain, qui pensait trop librement, eut une fin malheureuse, spr les galères pontificales. (Tiraboschi, VII, 3° part. p. 1511.) Dans un livre comme celui-ci, on ne doit pas oublier les sen'ices qce Tetti a. rendus Ma bibliographie; il avait noté les manuscrits inédits vus dans ses voyages pn diverses bibliothèques; ce petit index vint aux mains de Claude Dupuy, dont les fils le donnèrent au P. Labbe pour l'imprimer. H y en a, du reste, des copies partout. 4. l'index pour ces noms. Je n'ai pas la prétention de retrouver tous. les savants liés à cette époque avec Orsini. Les documents du temps en fournissent beaucoup d'autres; cf. par exemple la lettre de Latini à Jean Méteitus, où il cite comme compagnons de leurs doctes conversations, outre Orsini. Ricinus et Antonio Vacea. fLa~. Lat. ~efë gMMt. t. II, Viterbe, d667, p. ~75.)
C'est certainement au même temps que se rattache une publication d'ordre moins grave et à laquelle Orsini a collaboré. !1 s'agit des Centons virgiliens de Lelio Capilupi; elle fut faite à Rome par un compatriote de l'auteur, Possevino, et à la fin on trouve une petite note intitulée L. FM~Mts Ursinus lectoris. En voici la substance Le jeune Antonio Possevino faisait imprimer les centons tirés de Virgile par Lelio Capilupi; Lelio, très bienveillant envers tous les gens d'étude, en avait confié un certain nombre à Orsini pour les montrer à qui il le jugerait convenable. celui-ci les communique à Benedetto Egio Egio fait aussitôt un distique laudatif; Orsini le transmet à Capilupi qui compose en une heure et demie un nouveau centon à la louange d'Egio. Notre Fulvio dit avoir donné volontiers le distique et le centon à son ami Possevino, pour remplir la dernière page de son recueil et pour aider en même temps à l'immortalité des deux amis. Ce centon est le onzième; l'édition qu'il termine est une singulière rareté bibliographique, et je ne crois pas qu'on en ait signalé la dédicace adressée par Possevino à notre compatriote, Joachim du Bellay, alors à Rome'.
Orsini était déjà bénéficier de Saint-Jean-de-Lateran et allait en devenir chanoine. La date de ce canonicat, importante dans 1. J'ai tiré ces renseignements de la réimpression des centons de Lelio Capilupi faite beaucoup plus tard par G. Castiglione dans Capt'/Mpot'Mm (Hippolyti, LM/M, Camilli, A/p/:OMS:, Mtt) Ca?'MtHO e< Centones. Rome, 1590, in-4. Je n'ai pas vu l'édition qui aurait été faite à Rome par Possevino, et je ne la trouve indiquée ni dans Brunet, ni dans Graesse. Cependant à la p. 154 du recueil de Castiglione se trouve en fac-similé le titre évident de l'ancien opuscute L'.fe/t! Cnp</?<pt Centones ex Vt'r~M. jRomae, Pe)'m. sup. (sans date). Le distique d'Egio et le centon XI sont à ta p. 189, la note d'Orsini, à la p. 19t. La publication de la plaquette primitive ne peut être postérieure &. 155G, car c'est très probablement cette année-tà que Joachim du Bettay quitta la cour du cardinal son oncle, et revint en France. Vu la rareté du témoignage et l'intérêt qui s'attache au séjour si peu connu à Rome du grand poète français, je citerai un passage de la dédicace: « loacAtmo Re~a'tO AntonùfS PoSMtjmus AJfMfMaKMS s. p. d. Tu enim is es qui et summa virtute praeditus et omnibus titterarum studiis ornatissimus, Laelii Capitupi scripta es adeo admiratus, ut cum ne illum quidem virum de facie cognosceres, mirifice tamen amares et coleres, quod cum ittins ingénie, tum tuae humanitati et animo ad studia propenso tribuitur. Quibus rationibus adductus statui hune librum ad te mittere, quod scirem apud neminem in loco meliore aut honestiore esse posse. » (p. 156 de la réimpression de 1590). Cette dédicace paraît inconnue au biographe et à l'éditeur de Du Bellav, M. Marty-Laveaux(QEtM;)'M /')'a!tço:ses ~e.f. ~M~eHay, Paris, 1866-67); elle a cependant été reproduite avec tes centons dans iesCarmMM~hMtrHtm poet. ital. de Giov.-Matteo Toscani, collection dédiée à Jean Dorat (t. II, Paris, 1577, p. 308).
la vie d'Orsini, est axée parGalletti au 24 décembre 1884'. En 1562, il intervenait dans le chapitre en faveur d'Onofrio Panvinio pour demander une rémunération des travaux historiques que celui-ci avait exécutés aux archives". Il remplissait en lo66 les fonctions de secrétaire". C'est à Gentile Delfini et à sa famille qu'il devait de faire partie du premier chapitre de Rome, et cette situation avait l'avantage de donner au jeune savant une indépendance assez grande pour lui permettre de continuer à loisirses études.
Gentile mourut le 2 janvier lë59. Il avait eu soin de préparer à Orsini une protection précieuse, en le faisant entrer au service des Farnèse. De moins ancienne noblesse que les Delfini, les Farnèse, au milieu du xvi" siècle, étaient cependant mieux en mesure de faire la fortune d'un jeune homme. L'élévation rapide de cette famille, surtout à partir du règne de PauUU, avait fait d'elle la plus puissante de Rome et l'une des plus importantes d'Italie. Ottavio Farnèse régnait à Parme, et deux grands cardinaux, Alessandro et Ranuccio, représentaient le nom à Rome avec un éclat incomparable. Delfini avait été dans l'intimité d(.Paul itf; il avait conservé avec les cardinaux des relations étroites. Lorsqu'après la découverte au Forum des fragments des fastes consulaires, Alessandro Farnèse les fit placer à sesfrais au palais des Conservateurs au Capitule~ la confiance du cardinal, non moins que sa compétence archéologique, désignèrent Deltini pour diriger l'installation~. On s'explique facilement que ies Farnèse aient reçu avec empressement le jeune Orsini, dès que le chanoine leur proposa de ie prendre à leur 1. Cette date me laisse quelques doutes, non pas tant pour la jeunesse de titulaire que pour ce que dit Castiglione de ce canonicat (p. 557) « Ad ea quae commemoravi Detphinorum ia Fulvium bénéficia Canonicatus quoque Lateranensis, qui Gentilis Delphini fuerat, per eius Gentilis studium aeces~ sit. » Est-ce seulement après la mort de Gentile qu'il l'obtint ou celui-ci )e" resigna-t-H en sa faveur dès 155-4 ? Il lui adresse la lettre ci-dessus en i558:. seutement.comme MH~fK'et'. Les renseignements de GaUetti ne m'ont pas paru clairs et demanderaient à être contrôiés.
2. La lettre, non moins intéressante pour Panvinio que pour Orsini, est au fft<. 4104, f. 336 l'archevêque Malfei l'adresse à. Orsini le 26 juillet t5M.. 3. Lettre du chanoine Lorenzo Nucula, du 3 août 1566 il suppléait Orsini dans ses fonctions pendant une de ces absences d'été. C~at. 4105, f.
~M.)
4. Cf. Maudosi, c., et surtout Henzen. dans le Corpus insc. lat,, t. i, p. 4.16 (la découverte est de 1546-47). On a vu que Ranuocio Farnèse. prit Gentile pour vicaire à Lateran.
service. Orsini s'était d'ailleurs fait remarquer par ses qualités personnelles'. End55S, nous constatons qu'il était à la cour du ca~:K~ ~H<M~o*, c'est ainsi qu'on appelait généralement Ranuccio pour le distinguer de son frère aine, Alessandro, à qui on réservait le nom de car~ï'M~ Farnèse. Mais il était déjà depuis quelque temps attaché à la maison et en relation avec les familiers, puisque, dès '1S57, nous le trouvons en correspondance active avec l'un des plus illustres, Annibal Caro; Orsini lui procure des médailles; il le tient au courant, pendant une absence de Rome, de tout ce qui s'y passe, des livres nouveaux qui s'y publient'. La même année, Orsini accompagne à Parme le cardinal Farnèse, et fait pour lui le voyage de Parme à Rome et celui de Rome à Parme il avait été chargé d\me mission délicate auprès de Paul IV et du cardinal Caraffa, neveu du pape'( :e fait atteste la place que le jeune savant avait déjà chez les l-'arnèse et la confiance dont il était honoré.
Orsini fut spécialement attaché au cardinal Ranuccio, en qualité de bibliothécaire; il lui servait aussi de secrétaire. Il l'accompagnait l'été dans sa résidence de Capranica-di-Sutri, à peu de distance de Caprarc-la, ou était le cardinal Alessandro Dans
1 Castiglione, p. 557.
2. V. la suscription de la lettre ci-dessus de Gentile à Fulvio. :3. Cf. les Prose inerlite del comm. Ann. Caro, pubtiées par Gius. Cugnoni, hnota, 1872. Les lettres à Orsini ont été tirées des Vat..4104 et 4105 par ~ius. Spezi; la première qui est à la p. 159, et qui avait été publiée déjà deux t'ois, porte une date inexacte; l'original donne « 18 mai 1557 au lieu de « 8 mai ». Caro s'y recommande aux amis communs, Alessandro Cervini, « mons. Guglierno » [Sirteto], Fabio Benvoglienti et Vincenzo Cotti (ou Cotta).
4. DfMf M. de< coMm. A. Caro MWMe a nome de< ea)' A~eM. Farne~, Mitan, 1807, t. in, pp. 213-2)5. Lettre qui est, je crois, du 1er nov. 1557, ~u eardinai de Tournon; il s'agissait d'un voyage que le cardinal voutait taire à Venise: le pape lui fit enjoindre par Fulvio Orsini de rester à Parme.
5. V. les billets de Vincenzo Cotti (Vat. -H04., f. 362, 4105, f. 341; de Caprarota, sept. 1562); cf. les suscriptions de la correspondance d'Orsini antérieure à 1565, par exemple dans les Le~e.<; inédites f.<e Pt!u/ AfanMec, p. p. P. de Nothac, Rome, 1883. (Extr. des JMan~/M d'a)'c/<. et d'hist.) Au ('«<. 4105, f. 358. est une lettre de l'archevêque rle Sienne, Francesco Bandini, alors à Viterbe; il invite Orsini le 16 août 1559 à venir passer chez lui une partie dei'été, on voit par cette lettre et par une du t. 9 qu'Alessaodro Cervmi, frère du cardinat, attendait Orsini le même été à sa maison de campagne « Preparatevi insieme con AL Federico [peut-être F. Comandim], ad avezzare tutti ti sensi alle cose heremitiche e pastorali, e vanité a piacer vostro, et si mi i'arete sapere il giorno che potrete arivare a[ Ponte a Centena, mandaro gente fin li, che vi condurano perquesta montagna. per bona strada. » (Dal Vivo, 12 juin 1559.) Cervini procurait aussi des mc'-
un long séjour que le cardinal Ranuccio fit à Bologne en 1S6~, Orsini était également avec lui ainsi que Latino Latini et plusieurs autres lettrés~. Ce voyage, resté inaperçu dans la vie d'Orsini, a exercé une grande intluence sur la suite de sa carrière parles relations qu'il lui a procurées. Après avoir fait à Florence quelques recherches dans la Bibliothèque Laurentienne', il alla saluer Piero Vettori à la campagne; il lui avait déjà. rendu quelques services d'érudition et acheva de lier avec .le grand Florentin cette amitié dont nous reparlerons bientôt. -A Bologne, il ~t la connaissance du génois Gianvincenzo Pinelli, alors établi à Padoue, que nous retrouverons aussi. Malgré cette rencontre heureuse, il eut à se plaindre de Bologne dont le climat ne lui convenait pas et le rendit longtemps malade*. dailles à Fulvio et paraît avoir été très lié avec lui. (Cf. Va< 4105~ ff. 7,9, H, 15, lettres de 1557 et 1559.)
1. Sur le voyage de Bologne, cf. tes lettres de Bagatto, citées plus bas, celles de Guido Lolgi CFa<. 4105, ff. 207, 509, 258), la lettre Vmde Paul Manuce dans le recueil ci-dessus, et Domenico Magri (Vita JjM~.) dans L(t<MM Latinii V!&M?MM epistolae, 'coniecturae, et obs. t. II, Yiterbe, 1667, pp. 3, 4.
2. Sur !a visite à la Laurentienne, cf. lettre de Vettori du 15 mars 1586 (Vat. 4105, f. 265); sur les études qu'y fit Orsini, cf. son livre Carmina IX ill. femin., p. 352.
3. Voici deux extraits de lettres écrites de Rome par Ottavio Bagatto pendant le voyage de Bologne; comme elles peignent assez bien la caractère de leur auteur, un des personnages les plus intéressants et les moins connus de notre milieu, on les trouvera peut-être avec plaisir « Ho haute gran'piacere che l'aria novo di costi non habbia fatto novità alcuna. ne netis. persona di Mons*'R°" ne dela compagnia sua e massime di voi altri srI miei. De trattenimenti di quella nobil ciità verso i forestieri,' e massime pari v!)stri, non mi e stato punto novo; anzi mi sarebbe paruto contra natura sua; e parlo per prattica non per udita, ohé non conobbimaigioventù ne maggior età meglio creata dela Botognese; e ho sempre detto burlando che coBie si dice di qualche altro paese esser il paradiso terrestre habitato dadiavj&!i, cosi cotesto all' incontro esser Fint'emo habitato da angeli. Ne dubito p~to che Vostre S' non rendano a loro pan' per focaooia [proverbe roma.mj. Messer Carlo Sigone è corne una buona Afrioa e partonsoe sempre bu_Qne opere come quella partoriva di continuo pestiferi animati; non di mja)0 barei hauto caro abbocarmi con S. Sia prima che partorisce, overo per cbiarirmi meglio del suo parto, overo per emendarlo inanziusisse. Hadelibe~ato per quel che veggo, non lasciar particella aieuna. de). Imperio Romano, che non ne faccia anatomia, e la dia in publica utHità. Deta rhetorica d'Aristotele tradutta da quello, son tutto di altro parere, ne mi posso recaf.tn mente di laudar il giudicio di traduttori in tanta. dMtia et abondantia~d!. lingua greca. Ne credo che aioun' nobil ingenio, havendo bevuto ben bene nei fonte greco, si curi molto ne habbia moltasetedi. lacune latine.Esro l'orricido con messer Paulo [Manutio] e con messsr Guido {Lotgi). t » (Rome, 26 mai 1565; Vo<. 4105, f. 73). « Io sapeva molto bene .che l'aria e l'acqua e i vini di costi erano puoco satiat'attivi a forestieïi. dire ben questo à V. S. che sconsigliai una volta ad uno amico mio, e di
En revanche, la société était très intelligente et très aimable et Orsini eut le plus vif plaisir à fréquenter Carlo Sigonio 1. Après quelques mois de séjour, la petite cour partit pour Parme, où Orsini put connaitre le vieux lexicographe Mario Nizolio qu'il admirait beaucoup'. Mais une douleur très vive y attendait notre érudit son protecteur, le cardinal S. Angelo y mourait le 29 octobre '!56o.
Orsini était alors entré dans l'intimité de la famille Farnèse. tl correspondait avec Giulia d'Acquaviva, femme de Bertoldo Farnèse, seigneur de Latere Le cardinal Alessandro ne désirait pas se séparer d'Orsini dont il avait déjà utilisé pour lui-même le dévouement; il voulut hériter de lui comme des autres biens de son frère et lui conserva ses fonctions de bibliothécaire. Sous ce titre Orsini était chargé non seulement des manuscrits et des imprimés, mais encore des antiquités et des objets d'art, qui allaient former le noyau des admirables collections en tout genre auxquelles reste attaché le nom des Farnèse. Les plus importantes de leurs acquisitions remontent précisément au temps d'Alessandro Farnèse et de Fulvio Orsini. Les lettres de celui-ci conservées aux archives de Parme nous permettent de voir avec quel zèle, quel désintéressement et quelle intelligence, il s'occupait de tout ce qui lui semblait digne de son maitre. quella, eleggere ferma habitatione in cotesta città, e mi fu creduto, che tengo per certo se fusse venuto costi non sarebbe hora vivo ch'è e sano, del resto sta come gli altri homini subietto alla varietà del mondo. S'io fussi certo ch'accettaste il parer mio, io direi ch'io fussi di parere che V. S.ritornassi a Roma ne!a aria sua nativa, che questo sarebbe il vero modo e presto da liberarsi dala indespositione sua; ma non mi basta l'animo perche non sono medico. Solo la prego che per qualunque terra passerà faccia opera di vedere se ce sono libri o marmi antichi ». (Rome, 8 sept. 1565; Vat. 4105, f. 180.)
1. Cf. Ça?'. Sigonii MM< op. ornnia, t. VI, Mi!an, 1737, col. 1025 (18 juin 1565). A Bologne, ies savants romains firent connaissance d'Ulisse Atdobrandi. (Magri, Vtt. Lat. <. c.)
2. Orsini lui avait écrit en 1560 une lettre portée à Parme par Lodovico Orsini; il lui exprimait son désir d'entrer en relations. Nous te savons par la réponse de Nizolio. (2 dec.; Vt:<. 4105, f. f7.)
3. Cf. Va<. 4104, f. 294 et 4105, f. 249, billets de 1567 signés: .Mt<[ Acquaviva de F<M'HMe dt V. S. corne M~'eMa.
4. Le mot est de Sigonio. (Bologne, 1" dëc. 1565; 7a<. 4105, f. 235.) 5. Sur le type idéal du bibliothécaire à la Renaissance on consulterait avec profit un curieux traité du xv. siècle intitulé Ordine et o/~ct della co}'<c del serenissimo st; Dïtea d'Urbino. Le manuscrit qui est au Vatican, Urb. 1248, a été décrit par M. Enea Piccolomini dans l'Archivio ~<oftco '<< 3° sér. t. XIX (1874), dans une note à son travail sur la bibliothèque des Médicis.
Les boutiques du Campo de' Fiori, les échoppes du Ghetto, les ventes après décès alimentaient alors comme aujourd'hui le marché des curiosités romaines. Quand Orsini y rencontrait un buste antique, une pierre gravée, un tableau de valeur, il en faisait part au cardinal, lui donnait son avis sur le prix qu'on pouvait y mettre ou l'échange qu'il y aurait à proposer; il le tenait au .courant des compétitions d'amateurs qui surgissaient. Celles-ci étaient rares devant la bourse royale des Farnèse; mais la perspicacité, le goût, l'expérience d'Orsini étaient de précieux auxiliaires à la richesse. Un jour, il signalait un tableau de Giorgione, chez le cardinal Lomellino « Plus je le pratique, écrivait-il, plus il me plaît; il a assez de valeur pour satisfaire Votre Illustrissime Seigneurie. Une autre fois, c'étaient deux belles cornalines antiques d'un travail achevé, qui venaient du cardinal Giovanni Salviati, ou bien un magnifique camée qu'un marchand flamand apportait à Rome Orsini jugeait qu'après la Tassa ~'Mc~e, il n'avait rien-vu de plus beau que ce camée, qu'on estimait cinq cents écus; il envoyait le marchand à Caprarola, pour qu'Alessandro pût admirer lui-même ce chef-d'œuvre et se décider après l'avoir vu'.
Non content de diriger les achats du cardinal, il lui faisait part des pièces qu'il avait acquises pour son compte et qui Sguraient dans sa propre collection. C'est ainsi qu'il offrit à son maître une médaille d'Agrigente qu'un ami lui avait donnée, et deux beaux jaspes gravés se faisant pendant et représentant. l'un le port de Trajan, l'autre le Grand Cirque celui-ci venait de Maffei, celui-là des Salviati, qui l'avaient eu de~Jean Lascaris On peut supposer que de pareils cadeaux étaient largement rendus et que la générosité du donataire n'était point en reste. Fulvio Orsini rendait des services de toute espèce tantôt il procurait les devis du tombeau du cardinal Ranuccio à SaintJean-de-Latran, tantôt il s'entendait avec des menuisiers pour leur faire faire un cabinet que désirait Alessandro Celui-ci l'employait surtout dans la direction des travaux d'art qu'il faisait exécuter, à Rome d'abord, au palais presque achevé par 1. Tous ces détails sont empruntés aux ~eMerccu FtN'He~pubI.p.A.Ron- = fhini et V. Poggi, pp. 28, 32 (lettres XIV, XIX); le lecteur curieux pourra, y en chercher d'autres. 2. le~. ai Fam. pp. 26. 28 (lettres XII, XV). Orsini tient les objets des frères « Aniei~o et Gioseppe Turbolo », et de l'abbé Pueci. 3. M.. pp. 26, 30 (lettres XIII, XVII).
son frère, puis dans la somptueuse résidence de Caprarola, que lui bâtissait Vignole, aux environs de Viterbe. On consultait Orsini pour le choix des artistes. C'est lui qui proposa Pyrrho Ligorio pour continuer les travaux de Vignole aussi bien à Caprarola qu'à Saint-Pierre Dans la décoration du palais Farnèse, Orsini joua un rôle considérable; il donnait des sujets à Taddeo Zuccari et lui indiquait la manière de les disposer A la Renaissance, la direction des peintres était fréquemment donnée à des littérateurs; les artistes, Raphaël tout le premier, s'y soumettaient docilement, et on ne voit pas qu'ils s'en soient mal trouvés. On sait la part considérable qu'eut. Annibal Caro dans les travaux de peinture exécutés pour les Farnèse il n'est que juste de rappeler qu'Orsini prit aussi la sienne et qu'on eut souvent recours à son érudition historique et mythologique. Il y avait plaisir du reste à servir un homme aussi intelligent, aussi généreux au sens complet du mot, que le cardinal Farnèse. Ce grand homme d'État était, en même temps, l'un des prélats les plus instruits de son siècle, les plus curieux des choses de la science et de l'art. Sa cour rappelait celle des cardinaux de LéonX. H avait eu la bonne fortune d'être élevé par un Piero Vettori et un Romolo Amaseo. II s'était entouré de bonne heure d'hommes éminents l'un de ses secrétaires était devenu le cardinal Bernardino Maffei, l'autre avait été le pape Marcel II Quand il était à Rome, c'est autour de lui que se groupaient le plus d'artistes et de savants. Rien ne lui coûtait pour enrichir d'objets rares ses collections, et nous savons par Orsini 1. Id., pp. 22-23. La recommandation n'eut pas de suite, au moins pour Caprarola, où le cardinal trouva la construction assez avancée pour se passer d'architecte. Ligorio était encore appuyé par i'antiquaire Ganimberti. ami d'Orsini. Sur les rapports de Ligorio avec Orsini, cf. ma contribution aux .M~/M';M LM~ R~Mf)', Paris, 1886, intitulée )Vo<M .~r /)')'/<o Z~o?'M.
2. Cf. par exemple les Prot'c <ne<~e <-M CoMM. A?H!t6a< C<M'o pp. Gius.
Cugnoni, pp. 165-167. (Lettres de Caro à Orsini. du 0 et du 30 juin 1565, et surtout la première, du 5 oct. 1564 « Un iotietto mi ha levata dinanzi quella nota che V. S. mi lasciô delle istorie della Sala. ») Dans le V<t<. '.)064 (ff. 335-338), j'ai trouvé trois minutes de lettres adressées beaucoup plus tard de Parme à Orsini par Odoardo Farnèse: celui-ci v approuve ses avis sur les stucs et les peintures qu'on exécutait à ce moment au palais.
3. Ne pouvant réunir ici les innombrables témoignages relatifs au rôle littéraire et artistique du cardinal Farnèse, travaitqui (soit dit en passant) ne manquerait pas d'un vif intérêt, je me borne à signaler la lettre d'Orsini dans les Lett. («' F~n~t, et celles de Paul Manuce. (EpM<o/ae, liv. f[, 3: éd. d'Alde le jeune, 1580, p. 63; Lettres inédites de P. ~mMce. lettre IV.)
qu'il considérait sa bibliothèque comme devant être une école publique pour les travailleurs J'avoue avoir songé souvent au palais Farnèse, dans les salles que l'École française occupe aujourd'hui, à leur noble destinée d'autrefois Fulvio Orsini les habitait et c'est là que le cardinal Farnèse venait se reposer des fatigues de la politique °; c'est là que les étrangers tenaient à honneur d'être reçus et que les savants de Rome aimaient de préférence à se réunir. Au-dessus des appartements d'apparat, la bibliothèque était installée dans une de .ces grandes pièces recueillies et claires, aux plafonds sculptés, orientées les unes sur le Janicule, les autres sur Saint-Pierre en construction. On se plaît à penser que cette partie du palais, remplie des! graves souvenirs, n'a pas cessé d'être un lieu d'étude et de travail
A Caprarola, la bibliothèque est une petite pièce dans une aile écartée, qui prend jour sur des jardins calmes, étagés, audessus desquels s'élève à peu de distance l'élégant casino de Vignole. Elle a conservé sa destination primitive, et il est facile d'évoquer le passé devant les rayons chargés de livres Le cardinal passait à Caprarola tous les étés, et Orsini, pendant bien des années, l'accompagna. La petite cour n'était pas pauvre en gens d'esprit aux amis personnels du cardinal étaient venus se joindre ceux de son frère, et aucun prélat n'aurait pu montrer à ses côtés une pareille réunion d'hommes de science et de talent. Jusqu'en 1S66 on y vit son secrétaire, le vieil Annibal Caro on écoutait avec respect ce maître du style, ce cicéronien en langue italienne. Le grave Onofrio Panvinio se délassait à Caprarola de ses travaux sur la chronologie romaine, en com1. LeM ai Ftu'K. XXI, p. 33. C'est te terme dont se servait Granvelle pour Rome elle-mème n Saria la. scola publica del mondo. » (Lett. ined. del G)'a~ p. p. P. de Noibac, p. il (lettre V). ` 2. Cf. la dédicace des Familiae Romanae.
3. Ce n'est point là une simple supposition; la lettre d'Orsini du 7 mars 1578 ne laisse aucun doute. Orsini a reçu en dépôt de Pinelli des caisses ;de livres; il va les placer, dit-il, dans une salle à la Tramontane, qui esFta /!<)rt')'Ju cardinal; mais elle est actuellement vide de livres parce qu''dBv fait un plafond. On voit par la même lettre que cette pièce communique avec les chambres d'Orsini. Or tout le nord du second étage et même !a partie attenante des pièces du couchant appartiennent à l'Ecole française. Sur le logement d'Orsini au palais Farnèse, cf. Fr. Schott (à l'index) et la lettre du )9 avril 1578 a La. casa mia cioè del Cardinale o (aPmeili, Ambros. D. 423).
4. Je dois d'avoir pu visiter en détail i'ancienne résidence des Farnèse à obligeance des habitants actuels, M. et Mme Ohtsen.
posantles inscriptions qu'on mettait sur les fresques Lorenzo Gambara, de Brescia, l'auteur du poème sur Christophe Colomb, décrivait en vers latins le palais et ses peintures; Latino Latini y aiguisait ses épig'rammes le médecin Girolamo Mercuriale apportait des nouvelles de Venise et de Padoue Guido Lolgi y racontait son séjour en France, Antonio Agustin ses voyages en Espagne et en Sicile le frère servite, Ottavio Bagatto égayait le cercle par ses saillies et par sa bonne humeur 1 et, le soir, toute la savante compagnie, présidée par le cardinal, prenait le frais sur les terrasses, devant le plus magnifique horizon. On dissertait d'un passage deTite-Live ou d'une inscription découverte sur l'Esquilin on récitait des sonnets et des distiques, et l'on avait de grandes plaintes pour les amis restés dans les chaleurs étouffantes de Rome
Les détails si abondants, si pittoresques, contenus dans les lettres de Fulvio et de ses amis, nous font connaître et aimer chacun de ces hommes dont plusieurs sont restés illustres et dont pas un ne fut un médiocre esprit. Ce sont eux qu'Orsini fréquenta le plus pendant cette période de sa vie. Mais si Alessandro Farnèse aimait les savants et les poètes, nous voyons qu'il recevait volontiers les artistes. Déjà, chez Ranuccio, Orsini avait connu Michel-Ange le cardinal employait le vieil artiste pour l'achèvement du palais et la construction de la célèbre corniche. Ors'ini l'admirait, même dans ses fresques de décadence de la chapelle Pauline il recueillait pieusement les cartons de son atelier; c'est à lui, par exemple, qu'on doit la conservation du groupe de l'Amour et Vénus et du fragment de l'histoire de Saint-Pierre, qui ont fait partie de sa collection 1. Tous ces détails sont empruntés aux correspondances manuscrites du temps. Ajoutons que ces hommes éminents ont pu rarement se trouver tous ensemble. En revanche d'autres érudits, attachés ou non à des cardinaux, ont du figurer dans les réunions du palais Farnèse Pedro Chacon, Achille Estaço, Muret, Pierre Morin, Manuce, Giambattista Camozzi. Giuseppe Panfili, Giulio Monaco, Silvio Antoniano, Flaminio Nobili, etc. On vient de lire la liste des principaux érudits qui vivaient à Rome dans le troisième quart du xvi° siècle et fréquentaient notre Orsini. Gabriele Faerno, que je ne cite pas, était mort en 156i. Panvinio mourut dès 1568. Sur tous ces noms, voir l'index du livre de M. Ch. Dejob, De f!M/h<e~ce du concile de Tt'eHte sur <tt H<tt;rf:<M/'ee«M&eaM.B-a}'<s chez les peuples catholiques, Paris, 18S4, et celui de notre volume.
« Piacemi che siati sani tutti et che i signori Mercuriale e Gambara rallegrino la compagnia con le muse al fresco M, écrivait Latini un jour qu'il n'était pas de la réunion. (Vat. 4104, f. 267.)
ESQUISSE BIOGRAPHIQUE
privée et qui sont aujourd'hui au musée de Naples 1. Le peintre Giulio Clovio, < le Raphaël des miniaturistes, "a été intimement lié avec Orsini et l'on s'explique le grand nombre de ses travaux qui sont restés entre les mains de l'archéologue Clovio habitait le palais Farnèse, où il mourut le 4.janvier 1378, et Orsini fut un des témoins qui l'assistèrent dans son testament Les artistes qui décoraient les palais de Caprarola et de Rome étaient Taddeo Zuccari et son frère Federico, Daniele da Volterra, Francesco Salviati, en général l'école de Michel-Ange~. Orsini servait souvent d'intermédiaire entre -eux et leurs patrons ses bons offices ont pu être récompenses plus d'une fois par le don d'un dessin ou d'un tableau, et les peintres ont dû chercher à gagner les bonnes grâces d'un homme si bien placé auprès de leurs protecteurs communs. Aussi l'on trouve dans sa collection beaucoup d'oeuvres des artistes employés par les Farnèse, et l'un d'eux, Girolamo da Sermoneta, a fait son portrait
Bien qu'Orsini fût attaché au service des Farnèse, il entretenait avec plusieurs autres cardinaux considérables des relations t. Cf. mon article de la 6u~«<' des Bf'aMas-A~s, l. c., p. 430. Ces deux rartons sont les n°" 59 et 60 de la collection d'Orsini; les autres nos se rapportant à Michel-Ange sont 14,58, 62 à 76, 98. Le n" 88, oeuvre de Ctovîo, provient peut-être de Michel-Ange.
2. Sur Clovio, cf. l'article indiqué ci-dessous. Visitant depuis le musée d<; Naples, )[ m'a été facile de reconnaître, dans le n" 48 de la salle de l'Ecole Vénitienne, le n° 42 d'Orsini qui est le portrait de Clovio par Domenico Teoscopoli (delle Greche).
3. Dans la confirmation du testament datée du 3 janvier et publiée avec )e testament lui-même par M. A. Bertolotti, je trouve parmi les témoins D. Jtt~'o Orsini canonico lateranense ». La faute de copie est~évidente. Disons en passant que le légataire universel de Clovio fut le cardinal Alessandro Orsini suivit plus tard son exemple en léguant ses biens au cardinal Odoardo. (V. AMte e mem. delle RR. depMtsz. ~~O~pa~ë!' l'Emilia, nouv. sér., vol. VII, part. II, Modène, 1882, p. 27~; l'art. de M. Bertolotti est intitulé: Don Giulio C<oMOp!Hctpe ~etMt!HM<0!"t.) 4. Comme sculpteur, Giacomo della Porta, quia travaillé pour les Farnèse, .tait lié avec Orsini. (Cf. teM. ai Fat'K., p. 30, XVII.) `
3. K" 55 de l'Inventaire. Je ne connais en fait de portrait peint de Fulvio Orsini que celui des U'MH de Florence (n* 739, dans la galerie du Ponte Vecchio); il est très postérieur à l'époque d'Orsini. Sur les'gravures qu'on en a, v. p. 28, note 2. Le portrait dû à Girolamo, contemporain d'Orsini, doit être cherché dans les collections des Farnèse, à Naples ou à Parme, parmi les innombrables portraits d'inconnus de ces collections. Peut-être cependant est-ce le même que celui qui se trouvait au palais Altieri, et dont Prospero Mandosi signalait l'existence <' Fulvii Ùrs!hi effigiem miram omnique ex parte perfectam vidi apud Gasparem principem Alterium. » (Biblioth. Rom., Rome, 1692, vol. II, p. 79.)
fort suivies. Son rang dans la hiérarchie ecclésiastique lui ouvrait toutes les portes son incomparable érudition le faisait rechercher dans un monde où il était de bon goût de s'intéresser aux choses de la science. Parmi les cardinaux chez lesquels cet intérêt était le plus sincère, il faut compter au premier rang Gulielmo Sirleto Lié depuis sa jeunesse avec Orsini, son amitié pour lui ne se démentit jamais, et notre savant eut souvent l'occasion de l'éprouver. Il en fut de même des cardinaux Antonio Caraffa et Ascanio Colonna deux lettrés, comme on sait, etdeuxbibliophiles. Le neveu de Sixte-Quint, le cardinal Alessandro Peretti, et Sixte-Quint lui-même, témoignèrent une estime particulière à Orsini 4. Federico Borromeo prit peutêtre dans ses conversations ce goût des livres qui allait faire de lui le fondateur de l'Ambrosienne
il est un autre cardinal qui a beaucoup aimé Orsini, et nous devons à ses longues absences de Rome une intéressante correspondance qui en témoigne Granvelle a connu Fulvio avant 1S6S, puisqu'il se rappelle avoir visité, avec Orsini pour guide, les collections du cardinal Ranuccio et la bibliothèque du palais Farnèse. En d566, le séjour de Granvelle à Rome rend leur liaison tout à fait intime la similitude de leurs goûts d'art 1. Sur l'important cardinal bibliothécaire, on ne peu t se passer de consul-.ter un riche appendice du livre de NI. Ch. Dejob, De l'influence du Concile de Trente. (Cf. p. 5 et passim, et les Doczim. tirés des papiers du card. Sirleto. s:;?' ~es jM:/s des j?h:<s pontif. dans la Revue des ét. juives (d884), par le même.? J'ai essayé de compléter ces recherches dans la Revue cr?<Me, 1884, vol. 1!, p. 460. et dans tes LeM~'e inedite del CtN'd. de Granvelle, Rome, 1884. Pour les rapports de Sirleto avec Orsini, et pour sa bibliothèque, v. l'index du présent volume.
2. V. l'index. Dans une lettre du 7 janvier 1576 à Pinelli, Orsini raconte que te cardinal Caraffa. vient d'acheter du cardinat Farnèse un manuscrit grec provenant d'Annibal Caro et antérieurement de Constantinople. Orsini a été l'intermédiaire et Caraffa lui a donné pour sa peine, dit-il, « un gt'eco di Posilippo che m'ha restituito quasi [o stomacho H. (Ambros. D. 422.) 3. Après la mort du cardinal Farnèse, Orsini songea un instant à aller habiter chez Colonna « Potrebbe essere che io mi avvicinasse a[ cardinale AscAnio, non per mangiare it pane suo, ma per corrisponderli in qualche parte aU' afTettione che mi mostra. » (Lettre Pinelli du 28 avril 1589.) 4. V. la dédicace du De triclinio de Chacon, analysée plus loin. 5. « II cardinale Borromeo, il quale fù hieri due hore in camera mia, ogni giorno mostra più desiderio delte buone lettere. » (Lettre à Pinelli du 24 août 1590; cf. lettre du 26 avril 1591 et l'index.) Il y a des notes sur Orsini dans la petite compilation de l'Ambros. G. 285 Ht/ Le cardinal Montalto fut aussi bienveillant pour Orsini. (Castig't., l'it. Urs.)
6. Lettere inedite del Cft?'c<. de Granvelle a Fulvio O~H~t e al card. Sirleto mccofte da P. de iY~/Mtc. (Extr. des Studi e doc. di .storM e ~M':«o.) Je fais quelques emprunts à mon introduction.
DE NOLHAC. FULVIO ORStM 2
et d'érudition, et l'estime que ressent Granvelle pour les connaissances d'Orsini effacent la différence des rangs sociaux entre le cardinal et le savant. Celui-ci s'emploie à tous les services qu'un antiquaire habile peut rendre à un amateur, distingué sans doute, mais qui a plus d'ardeur que d~expérience, plus d'enthousiasme que de savoir. On le voit tenant Granvelle au courant des découvertes qui se font à Rome, le guidant dans ses achats et lui envoyant des empreintes de médailles. Granvelle à son tour lui procure des antiquités, met ses agents en mouvement pour lui faire restituer des objets volés ou obtenudes inscriptions qui sont aux mains des Fùgger d'Augsbourg 1. Ce qui est plus important encore pour Orsini, c'est l'intervention dans ses affaires romaines du ministre du roi d'Espagne qui écrit de Madrid les recommandations les plus chaudes aux cardinaux en faveur de son ami Granvelle servait d'intermé diaire à Orsini pour ses publications chez Christophe Plantin, d'Anvers on le trouve sans cesse occupé à transmettre par voie e diplomatique les manuscrits de l'auteur à l'éditeur, d'activer leur impression, de donner son avis sur les préfaces, etc. Ce fut un vrai service que Granvelle rendit à Orsini en faisant imprimer chez Plantin son premier ouvrage, cette illustration de Virgile par les textes antiques, que l'érudit romain préparait depuis de longues années en relevant sur les marges le résultat de ses' lectures. Le livre était destiné d'abord à l'imprimerie de Paul Manuce, alors installé à Rome et lié personnellement avec Orsini nos correspondances parlent de ce projet dès i565 Mais, dans l'intérêt de Plantin comme dans celui d'Orsini, le cardinal fit son affaire personnelle de l'impression à Anvers. Il i. Sur les négociations avec les Fuccart en 1581-82, v. lettres VII (p. 13), VIII (p. 15), IX (p. 17), XI (p. 19), et la lettre d'Orsini à Pinelli du 26 nôv. 1580: « Scrivo solamenteperrinobiuderequestaletteradel cardinale Granvela al Fuccaro per havere almeno la copia di quel brojMO, poiche)'origin~e vedo che non si puo da quelli Germani. » Sur les médailles vo)ées; v. la Tin du chapitre. Divers autres détails attestent l'intimité d'Orsini et de Granvelle, comme ce miel d'Espagne qu'envoie celui-ci en 1585 (pp. 23, 86,
29).
2. V. particulièrement les lettres XV et XVII, et la lettre XVI à Sirleio, de 1582 (p. 23). 3. Au mois de juin 1565, pendant qu'Orsini était à. Bologne, Manuce demandait un privilège pour le Virgile. Cf. lettres deJBuidoLotgi du 9 )uin et du 22 aoùt, de Bagatto du 26 mai et du 21 août (Va(. 4105, !f. 209, 258; 73, 68). Au mois d'août, Manuce craignait que l'impression ne fût pas possible cf. Lettres !MëcH<M de P. Ma~Mce recueillies d la .BtM. VaHc. par P. de Nolhac, Rome, 1883 (extrait des AMan~M d'arcA. et (!'M~.), leKre VlH,p.20.
ORSINI ET GRANVELLE
avait, parait-il, envoyé à des amis de Flandre une copie du travail d'Orsini on pressa Plantin de publier ce recueil, d'une utilité si grande pour les lecteurs de Virgile, c'est-à-dire pour tous les lettrés. Orsini, si l'on en croyait la dédicace de Plantin à Granvelle, n'aurait même pas été consulté cependant le 20 avril '1566, c'est-à-dire avant que la publication fût commencée, Granvelle écrivait à Orsini qu'il prenait la chose à cœur et voulait lui enlever toute inquiétude sur ce sujet'. Le cardinal, occupé à ce moment d'affaires si graves, s'employa pour Orsini comme il l'avait fait déjà pour Panvinio; il est curieux de retrouver. à chaque instant dans sa correspondance politique une note prouvant qu'il ne perd pas de vue l'impression du Virgile
Personne en revanche n'a mieux parlé qu'Orsini du rôle de protecteur des lettrés et des artistes que s'attribuait Granvelle quand il était à Rome sa maison était, dit-il, le refuge commun de tous les gens d'étude <! Testis sum ego, qui, Romae cum esses et pro tua humanitate comitateque tecum una essem fere quotidie, vidi quam multus ad te, tanquam ad artium honestarum patronum, doctorum hominum fieret concursus, quamque tu eorum certis horis consuetudine delectareris. Quin et artifices etiam ipsos, qui modo in aliquo genere excellerent, ita interdum admittebas, ut pro tua rerum istiusmodi cognitione ex eorum operibusvoluptateru caperes nonmediocrem. Quae cum recordor, recordor autem quotidie. non possum non aegro animo ferre te diutius a nobis abesse » Si Granvelle est regretté par les 1. Lettet'g tned., p. 7 (lettre I).
2. Dès le printemps de 1566, par son agent, le prévôt Morillon, Granvelle avait poussé Plantin à imprimer le Virgilius !~t<s~'s<M~, et Morillon le tenait au courant des réponses de Plantin et d'Etienne Pighius (cf. ~eMet'e ined. p. 8 et la note). Au mois de novembre 1567 on imprime la dernière feuille; )a dédicace de Plantin est du 17 octobre. Cf. Corresp. politique th< cfft'd. de Granvelle, p. p. E. Poullet, Bruxelles, 1877 et sqq. t. 1, p. 444; t. H, pp. 6, 582, 391; t. III, pp. 12, 60 (réimpr. de la dédicace). 3. Le regret d'Orsini est augmente, dit-il par les grandes choses qui vout se faire à Rome sur l'ordre de Grégoire XJI[, les pubticationsecctésiastiques, la réorganisation de la Vaticane, etc., toutes choses auxquelles la présence de Granvelle serait fort utile. (Dédicace des fragments De legatioMt&tM, publiés chez Plantin en 1582, et dont le cardinal s'était activement occupé.) Orsini par)e souvent du séjour de Granvelle à Rome: voici par exempie deux passages de ses lettres à Pinelli (Ambros. D. 422. D. 423) e H cardinale Granvela. con il quale desino questa mattina et in casa del quale io scrivo questo. » (21 janv. 1576.) « Hoggi il sr cardinale Granvela è stato due hore in caméra mia et vedendo su' mia tavola le lettere di V. S. mi dimandô di lei et dissemi Che fà il sr Pinello che non viene a Roma? ~(22 nov. 1577.)
lettres romains, il a pour eux de son côté les mêmes sentiments,. Le souvenir des années heureuses qu'il a passées à Rome au milieu de tels amis l'accompagne parmi les Espagnols si gros- siers, écrit-il, et si peu occupés des choses de l'esprit. Son devoir le retient dans cet exil, mais il s'en plaint quelquefois il exprime son espoir de revenir à Rome, quand Philippe II n'aura plus besoin de lui il voudrait reprendre sa vie d'humaniste, revoir ses amis, leurs livres, leurs belles collections, retrouver enfin cette ville aimée, « la patria commune » L'amour et l'admiration pour Rome reviennent à chaque instant dans les lettres intimes de Granvelle. Il sent mieux que personne le caractère nouveau que prend la ville à ce moment du xvie siècle,; elle devient vraiment le centre intellectuel du monde catholique, et ce sont les savants comme notre Fulvio qui lui assurent cette suprématie 1.
Dans cette Rome savante et laborieuse, moins raffinée, mats aussi moins corrompue que celle de l'âge précédent, les hommes de haute valeur, comme on le voit, n'étaient pas rares. C'est dans ce milieu qu'Orsini acheva sa vie, partagé entre ses fonctions au chapitre de Lateran% au palais Farnèse et dans les commissions vaticanes. En 1577, Étienne Batory, roi de Pologne, voulant fonder une grande université à Wilna et une académie à Cracovie, envoya en Italie son secrétaire, Jean Zamoyski, pour recueillir des professeurs et des savants. Il voulait les plus illustres de la Péninsule et leur faisait de brillantes promesses son choix s'était particulièrement porté sur Muret, Sigonio et Orsini'. Aucun d'eux n'accepta. Orsini, pour son 1. Pour les ombres au tableau, voir le livre de M. Dejob cité plus haut. 3. En 1580, Orsini, alors employé dans les commissions ecciésiastiques, c'est-à-dire en service puMic, obtint du pape dispense d'une partie de son
service de chanoine, ce[ui du. chœur. (Lettre à Pinelli, 28 octobre.)
3. Muret fut sur le point de partir; cf. Dejob, Aff!)'c-Antotme~Mt'e(, Paris, <88i, pp. 306 sqq. et Fépitre 66 du livre 1 de Muret. J'ai trouvé dans Jgs papiers d'Orsini l'original de la lettre que le secrétaire royal, « Joann~s Zamoscius Grymala », était chargé de lui remettre; c'est une lettre d'éloges avec prière d~ écouter les propositions du secrétaire, cui ut in omnibus quae tibi nomine meo nuntiabit fidem adhibeas rogo ». La lettre est signée JbsK. ZamoscM Regni Poloniae MceoaKceMfM'tMS, etc., et datée du camp devant Dantzig, le 29 juin 1577. (Vat. 4103, f. 47. Cf. Muret, liv. I, lettre 80.) H n'est pas sans intérêt de signaler qu'un Zamoyski au moins, « Jo. Sarius Zamoscius », avait étudié à Padoue: on le voit par les de;ux lettres latines qu'il adresse de cette ville à Paul Manuce, l'une de 15~, l'autre de 1563; la première exprimait à Manuce son regret d'avoir appris en arrivant à Venise qu'il était parti pour Rome. (Vat. 3434, if. 62 et 40.)
compte, n'aurait jamais consenti à quitter sa ville natale et l'existence paisible autant que studieuse qu'il s'était faite. Les événements de sa vie furent l'apparition de ses livres, dont il sera parlé plus loin, les acquisitions de sa bibliothèque et la mort de ses amis. Orsini a vu mourir tous les savants romains de sa génération. Les plus âgés avaient disparu les premiers, Faerno en 1S61, Égio en 4S67, Panvinio en 1568, Bagatto en 1S78 Paul Manuce, qui était à moitié romain, en ~574. L'année 4581 fut particulièrement cruelle, elle lui enleva son ami Pedro Chacon (Ciacconius), le célèbre Espagnol, ami de Granvelle, puis Achille Estaço (~M&), Giambattista Camozzi (C<ïMO<MM), Giulio Monaco'. En d888, disparaissaient Muret et Sirleto, et l'année suivante arrivait d'Espagne la nouvelle de ]a mort de deux grands hommes que Rome avait possédés longtemps, Granvelle et Agustin. Il s'élevait alors dans la ville pontificale, un groupe de jeunes savants, qui saluaient dans Orsini un maître', mais dont les préoccupations étaient fort différentes des siennes. Orsini et ses amis, sans dédaigner l'érudition ecclésiastique, avaient donné une part prépondérante aux études classiques un courant nouveau se produisait à la fin du siècle; il est vrai que le grand Baronius le représentait assez brillamment pour diminuer les regrets que pouvaient avoir les hommes comme Orsini'. Le vieux Latino Latini survivait encore. Orsini t. V. la lettre XJ de Granvelle, de Madrid, le 14 janvier j582(LeMefe ined. p. 19) « l'assicuro che sento queste perdite comme se mi fussero stati fratelli. »
2. V. ie témoignage de Giuseppe Castiglione dans ses diverses œuvres, par exemple dans los. Castalionis tjsrtae ~ec<MnM, Rome, 1594, p. 60 (du f'' opusc.), p. 19 (du 2°); los. Cast. o6M)"ua<. in criticos dec. [Genève] Sam. Crispin, 1608, paMMM. On trouve indiqué assez exactement le milieu littéraire qui entoure Orsini vers la fin de sa vie, dans la correspondance de Bonciario. Celui-ci lui adresse une lettre, p. 112 (cf. p. 75), par Alessandro Bontempio, pour lui demander des renseignements sur les auteurs anciens, qu'il ne peut trouver à Pérouse, sa patrie: il le salue dela part d'Agostino Angelelli. Dans une autre lettre adressée à Baldassare Ansidei, le même pérugin s'exprime ainsi: « Te relicem, Ansidaee. viventem in ista luce et quod tibi iucundissimum esse oportet, utentem Aldo, Maffeo [Maffeo Barberini, plus tard cardinal], Ursino, Bencio [Francesco Benci, l'élève de Muret], ceterisque eximie litterattis viris, quibuscum ego libentius unam horam ponerem, quam cum quotibet nostro totos dies. » (~. Antonii .BoMCMrM PerïMmt academici :HM?t.M<t epistolae, Pérouse, 1605, p. 105.) 3. Baronius a toujours parlé avec un grand respect de Fulvio Orsini. Voici au reste un billet adressé à celui-ci qui témoigne de leurs bonnes relations (Va<. Re(/ 2023, f. 31)
« Molto Illustre et R~° s'' mio, Ho cercato e finalmente ho trovato quai che V. S. ricerca. Net missale quat descrive si legano queste instesse parole con questi instessi caratteri Dominica secda statio ad sanctam AfcfMtK in
raconte à Pinelli, sur son vénérable confrère, un trait bien romain < Il y a deux jours j'ai rencontré au Corso notre Latino, dans le carrosse du cardinal Colonna son patron; j'ai salué le cardinal, qui m'a répondu textuellement ceci Je le mène à la promenade (/o lo meno unpoco a spasso). Sûrement vous vous seriez réjoui de voir le bon vieil octogénaire prendre ce plaisir en habit philosophique, la barbe plus prolixe que d'habitude, et la vue seulement un peu affaiblie. Que Dieu nous le conserve longtemps, et bénissons le cardinal qui a soin de lui'. Latini mourait en 1S93, et Fulvio Orsini vieillissait à son tour sans un seul des compagnons de ses études, sans un témoin de la première partie de sa vie.
Une perte qu'il ressentit vivement fut celle du cardinal Farnèse, mort le 2 mars 1S89. < Cette mort atteint toute la ville, écrivait-il, et moi, je regrette le cardinal et le regretterai toujours pour le bien public, car les princes aujourd'hui ont perdu le peu de goût qu'ils avaient pour les bonnes choses~. » La mort de son protecteur changeait pour lui les conditions de l'existence cependant le nouveau possesseur du palais, le jeune Odoardo Farnèse, fils du duc de Parme, traita tout de suite le savant avec les mêmes égards que son oncle, et calma ses inquiétudes. Le 28 avril, Orsini écrivait à Pinelli qui lui demandait ce qu'il allait devenir « Le cardinal Farnèse a institué pour héritier le duc de Parme, et Don Odoardo (<~OK Duarte) usufruitier de certaines choses il y a quelques legs peu considérables pour les serviteurs, entr'autres pour moi (je le dis pour ne pas vous laisser de doute sur cette vétille). Don Odoardo a voulu me garder au palais avec toutes les commodités que j'y avais; je l'ai accepté, ne fût-ce que pour éviter d'aller ailleurs. Mais je crois que je n'y resterai pas, désirant beaucoup ne rien Donnica. Questo è quanto occorre; del resto oueriamo <.utti noiqu!U)to ejn nostra libraria, et ci ricommandiamo etoneriamo tutti in quel che possiamo. G)i bascio le mani. Di casa ii 2 di aprile 1583.
c Di V. S. Hi° et R<~ Servitore, Cesare Bm'one. x
1. Lettre du 26 août 1589 (Am~'os. D. 432). Les lettres de Latini à Orsini n'ont pas été recueillies dans la publication de Rome-Viterbe; j'en puis indiquer trois Vat. 4105, f. 211 (Viterbe, 8 oct. 1564), 4104, f.&7:: (R0[n;e, 15 juillet 1569) f. 267 (id.,29juiltet). Cf. le Vat. 6201 et les Anecdota H~. ('H;mftM!Mcr. (;od. erM<a, Rome, 1773 sqq. vol. U. Dans la correspondance de Sirieto, consulter V~t. 6189, f. 122 (1562); 6191, f. 435 (1573); 6193, I, f. 255 (1582).
2. Lettre à Pinelli du 25 mars 1589; il le remercie d'une lettre de consolation et lui fait part des dispositions prises par le cardinal pour que ni sas collections, ni sa bibliothèque ne soient dispersées.
devoir à autrui. Toutefois je ne me déciderai à partir qu'après une lettre du duc et, s'il me libère, comme j'y compte, j'irai peut-être chez le cardinal Colonna'.
Orsini ne tenait guère en réalité à quitter la maison où il avait pris ses habitudes et les collections dont il avait la garde depuis tant d'années. Il avait fait, dès le 8 avril, ses offres de service au prince et au duc de Parme « Je continuerai à prendre soin du Cabinet avec tout le dévouement que je lui dois, tant pour le respect mérité par des collections si précieuses, que dans l'intérêt des gens d'études ceux-ci en effet doivent y trouver une école publique, selon la pensée du cardinal Farnèse Orsini resta donc au palais Farnèse, comme par le passé, et devint même le directeur des études d'Odoardo. Ses lettres au père et au fils sont pleines de conseils sur ce sujet. Il s'était précédemment occupé de lui trouver un bon précepteur et avait employé à cette recherche ses meilleurs amis d'Italie". En 1S89, il conseillait de l'envoyer dans une université, à Padoue par exemple, où avait étudié le cardinal Ranuccio l'enseignement de Riccoboni et la fréquentation de Pinelli devaient, à son avis, développer dans le jeune homme les qualités naturelles de sa race 4. Celui-ci justifiait l'intérêt d'Orsini, qui nous apprend les détails de son caractère il n'avait pas cette vivacité qui fait briller l'esprit de bonne heure, mais son jugement était droit, il était intelligent et modeste, et Orsini espérait beaucoup « de la généreuse taciturnité de cette nature. Quand il séjournait à Rome, Odoardo montait à l'appartement d'Orsini et passait avec lui la soirée entière, à causer d'histoire et de lettres anciennes. Cette amabilité du jeune patricien touchait à la fois le vieillard et l'érudit
A vingt-six ans, le 6 mars 189l, Odoardo reçut le chapeau qui semblait héréditaire dans la maison Farnèse. Il s'en montra digne et n'écouta pas avec moins de déférence les 1. Lettre du 28 avril. (Am&)'o~. D. 422, f. 259.)
2. Lett. ai Fo'n. XXI (au prince de Parme, p. 33). Cf. la lettre du même jour au duc de Parme, qui était accompagnée d'une note sur l'état des coitec fions.
3. Lettres de Sigonio à Orsini, écrites de Bologne le 25 juin et le 15 juillet 1583. (Vat. 4104, If. 149, 124.) Lettres d'Orsini à Pinelli du 11 juin et du 30 juillet 1583. (Am&t'os. D. 422.) La pension du précepteur était de dix écus par mois, avec la chambre et la nourriture pour le précepteur et un domestique.
4. Lett. ai Farn. XXII (p. 35).
5. Lett. ai Farn. XXIV (au duc de Parme, p. 39).
conseils de son maître. Quand il allait passer quelques temps à Parme, il promettait à Orsini de réserver toujours dans ses journées quelques heures à l'étude et il tenait parole au milieu des occupations de la cour 1. Orsini, qui aimait à penser qu'il serait un jour, comme son oncle, le membre le plus distingué du Sacré-Collège, écrivait souvent au jeune cardinal. Comme en tout Romain, il y avait en notre savant l'étoffe d'un diplomate ses lettres à Odoardo à l'occasion du second conclave de 1890 en sont la preuve. Il s'agissait de remplacer le successeur de treize jours de Sixte-Quint, Urbain VII. Jamais conclave ne fut plus prolongé ni compliqué par des passions plus diverses. Orsini écrivait presque chaque jour à son élève pour le tenir au courant des mouvements de l'opinion, de l'action de Philippe II, du groupement des partis. Ces dépêches étaient mises sous les yeux du prince de Parme et lui rendaient certainement service'. Après l'élection de Grégoire XIV, Orsini vit encore celle d'Innocent IX et de Clément VIII. Il ne cessait pas d'être appelé et consulté au Vatican. Au chapitre de Lateran, pendant que le cardinal Ascanio Colonna était archiprêtre, il fut élu vicaire le 30 novembre 1S93; il était encore en charge en '1895 et dans l'intervalle son nom figure sur plusieurs intéressants documents des archives du chapitre'. Déjà sous Sixte-Quint, à l'époque des travaux exécutés pour le nouveau palais, Orsini se trouve mêlé au transfert de la statue de Boniface VIII et de la fresque de Giotto, qu'on voit encore à Saint-Jean-de-Lateran c'est lui qui présida à ces délicates opérations, et l'on apprend, par les témoignages rendus plus tard sur ce sujet, qu'il n'ap1. Lett. atFtM-K. XXIII (à Odoardo, p. 36).
2. Vat. 9064. V. l'appendice V.
3. Parmi les documents où figure Orsini, qui ont été transcrits par Galletti, dans les manuscrits ci-dessus désignés, je me borne à signaler celui du 28 mars 1593 il présente au chapitre de la part de Lucio Sasso, Napolitain, évoque de Riva et dataire de Clément VIII, une croix d'or avec onze diamants de la valeur de 300 ducats que Philippe II avait donnée au cardinal Castagna quand il était nonce à Naples Sasso, héritier du cardinal et chanoine de Lateran, en faisait hommage à la Basilique. Plus tard, créé lui-même cardinal, il faisait d'autres dons, comme en témoigne un document du 29 juillet 1595 où figure encore Orsini. Cf. une lettre un peu antérieure adressée par Orsini au cardinal Ludovico de Torres junior, imprimée dans les Anecdota KMer. de Rome, t. III, p. 417.
4. Je dois ces indications à mon ami et confrère, M. Georges Digard it les a tirées des Archives de la maison Caetani (cassa 34, n° 50). Les documents sont seulement de 1631 mais ce sont des attestations écrites par les plus anciens chanoines et bénéBciers de la Basilique, qui affirment les faits comme témoins oculaires.
portait pas moins d'intérêt aux monuments de l'antiquité ecclésiastique qu'aux monuments classiques eux-mêmes.
Le 21 janvier 1600, il rédigea un assez long testament, qui fut déposé chez le notaire capitolin Quintiliano Gargari Cette pièce nous a conservé de précieux renseignements sur Fulvio. Ursini. !1 fondait à Saint-Jean-de-Lateran une chapelte où il voulait être enterré et consacrait certains immeubles à entretenir deux chapelains Il léguait la partie inventoriée de sa bibliothèque à la Vaticane ses autres collections à Odoardo Farnèse institué par surplus le légataire universel et chargé de satisfaire aux legs d'argent. Les legs d'Orsini à ses amis étaient les suivants il laissait deux mille écus d'or à l'évêque de Camerino, Gentile Delfini, qui faisait revivre un nom cher à son souvenir; quatre mille écus au jeune Mario Delfini 6 à Properzia Delfini, un tableau de Lucas de Leyde, et une écritoire d'ébène et d'ivoire au cardinal Alessandro Peretti, deux médailles de bronze et un tableau de Clovio. Des deux exécuteurs testamentaires, le premier, Orazio Lancelotti, neveu de Properzia 1. Collationné sur l'original et reproduit dans le travail de Castiglione (pp. 5C3-578 de l'éd. Gryphius).
Castigt. p. 565. 11 institue des messes, où sa mère n'est pas oubliée à St-André-dette-Fratte.où Colocci est enterré, il tègue 25 écus pour qu'on dise une messe mensuelle à l'intention d'un homme oui abien mérité de lui. 3. Us devaient être choisis par la famille Delfini: « Quibus cappellanis alendis et sustentandis assigno duo millia aureorum quae habeo ad meam dispositionem in viginti locis non vacantibus Montis Sanitatis Populi Romani. »
4. V, le chapit. ;v.
5. Le passage du testament d'Orsini sur les co)!ections demande à être transcrit en entier « In reliquis autem bonis meis quibuscumque mobitibus et immobilibus. et praeeipue in rébus de quibus extat inventarium manu mea subscriptum meoque sigillo consignatum sub titulo ~nM'K<<M'Mi?K fM'Mm insigniorum FM/t)M C'M!'Ht in eo enim habentur omnia numismata mea tam aurea argentea quam aerea, nec non gemmae variae et camei magnae aestimationis et valoris, praeterea signa aerea et imagines lUustrium vivorum ex marmore; itemque tabeitaeaer~aeettapideaeinscriptae literis Graecis et Latinis, nec npn picturae multae excellentium pictorum magni pretii horum inquam bonorum omnium, aliarumque rerum mearu:a qualescumque idae sint, quas intelligo quam sunt tenues, universalem baeredem meum instituo et ore meo nomino titustriss. D. meum D. Odoardum Farnesium Gard. S. Eustachij, quem ob summam in Deum pietatem, et singularem erga me benevolentiam iam inde a teneris eius annis mihi perspectam et probatam, dignum iudicavi et elegi, qui ob eius rerum quae habentur in supradicto Inventario cognitionem et intet!igentiam gratus mihi succedat haeres, earumque sit integerrimus conservator t'uturus. » 6. Dans les deux cas « Ex quibus veto emi loca montium non vacantium quae post obitum eius. spectent perpetuo ad domum et familiam Delphinorum. »
Delfini, alors auditeur de Rote et plus Lard cardinal, recevait tous ceux des livres d'Orsini, grecs et latins, brochés et reliés qui n'avaient pas été inventoriés pour la Vaticane le second, Flaminio Delfini, père de Mario, avait l'anneau d'Orsini portant une topaze*. Le pape Clément VIII était prié d'accepter quatre précieuses médailles, qui seraient déposées après sa mort dans la bibliothèque Vaticane. Le musée du Capitole devait avoir un buste de marbre et une inscription sur bronze °, et le chapitre de Lateran un tableau d'ivoire qui paraît avoir été de travail byzantine Malgré ces legs de détail, Orsini était préoccupé avant tout d'éviter la mutilation de ses collections. Cependant il fallait prévoir le cas où, pour une raison quelconque, le cardinal Farnèse n'accepterait pas la succession; Orsini émettait alors le vœu que ses antiquités fussent vendues dans le délai de deux ou trois mois, et autant que possible en bloc, afin que des objets si rares et recueillis avec tant de peine ne fussent pas dispersés. Le soin de la vente était confié aux deux exécuteurs testamentaires; le produit devait être employé à satisfaire sans retard aux legs d'argent. Dans ce cas le cardinal devait garder au moins, comme un souvenir personnel de Fulvio Orsini, le portrait de Paul III par Titien. Odoardo accepta entièrement l'héritage du vieux serviteur de sa famille; non seulement les collections ne se dispersèrent pas, mais encore le vceu le plus cher d'Orsini fut remp)i, puisqu'elles allèrent accroître celles qu'il avait aidé à recueillir au palais Farnèse.
Au mois de mai suivant, se voyant plus faible qu'il n'avait jamais été et sachant d'expérience que la saison était mauvaise à sa santé débile, Fulvio alla habiter au palais Delfini, pour mourir dans une maison amie. Le palais existe .encore sur la place j. « Et praeterea. duo musica instrumenta, quorum alterum vu.Igo Graviorganum vocatur, alterum vero Cymbalum,opus utrumque excellentium artificium. »
2. Sur ce Flaminio existe une brochure assez curieuse: laM~aMoB~)'Mt'(H)M Stephanii Soc. Jes. ad S. P. (). R. habita in funere Flaminii Mp/tmM Fefrari'enst'Mm egMttMm magistri, Rome, Zannetti, 1606. 3. « Senatui populoque Romano lego caput marmoreum L. Cornstii Praetoris, )' etc. (Castigl., p. 569.)
4. J'ai''rèimprimé les passages du testament relatif à tous ces objets dans les Collections d'sKMtj'. de F. OysKM on les trouvera aux pages 42, 43, 74, 95, 91. Orsini n'oublie pas ses domestiques, notamment son. cocher qu'if nommer Georges Barzin, de Savoie. A la suite des legs, il ordonne la restitution de divers objets qui lui avaient été conHês sa vie durant: deux camées à Giov. Ant. Orsini, deux manuscrits à Fabrizio Caraffa, de Naples, des médailles d'argent aux Delfini.
Campitelli, et une rue conserve le nom de la famille qu'Orsini avait toujours considérée comme la sienne. Malgré les soins dont on. l'entoura, il mourut le '18 mai 1600'. Il fut enterré à Lateran au pied de l'autel de la chapelle qu'il avait fondée et qui se trouve à l'entrée de la sacristie. Un des érudits romains du temps composa l'épitaphe de la pierre tombale, et se fit l'interprète des sentiments de la ville dans ce style épigraphique un peu déclamatoire qui n'a pas toujours été aussi sincère Orsini était un noble esprit, et la meilleure preuve en est dans les vives sympathies qu'il sut inspirer et dans l'amitié profonde que lui vouèrent tant de personnes d'un caractère différent. Sa correspondance nous le montre extrêmement serviable pour ses amis; il l'était un peu moins pour les étrangers, ce qui s'explique, mais ce qui a peut-être donné lieu à certaines attaques formulées contre lui. On lui a reproché de ne pas communiquer libéralement sa science, de ne pas découvrir ses secrets pour connaitre l'àge ou l'authenticité des monuments et des manuscrits~; Orsini aurait peut-être pu répondre que les secrets de ce genre ne se transmettent pas en quelques minutes et que ce n'est pas trop pour les acquérir entièrement d'y passer sa vie. Quant au plagiat, Orsini était assez riche de son fonds propre pour s'en passer, et on verra plus loin ce qu'il faut penser de cette accusation. Reconnaissons qu'il était jaloux de ses trésors comme tout bon collectionneur il refusait de céder ses 1. Cf. Castiglione, pp. 562-563, et notre note 2, p. 3.
2. Je ne reproduis pas cette épitaphe; elle a été donnéepartout,même dans Mittin, ~Mas'fMt'Hf'Hc.t/c/op. an. 1811, t. III, p. 100. L'auteur est le biographe d'Orsini, Castiglione; on la trouve reproduite à la suite de son travail (p. 579). L'inscription fut placée, par les soins du cardinal Farnèse, df Lancelotti et de Flaminio Delfini, dans la chapelle de Sainte-Marie-Madeleine qu'il avait fondée. Crescimbeni (Stccto aMft SS. Ch. Lutef., pp. 125-126) et t.iaJtettt (~Mc?'. Rom., t. I, p. ccccxux) la lurent encore sur le pavé, à l'entrée de la sacristie M. Forcella (Iser. delle c/M'ese, vol. VIII, 1876, p. 49) ne dit pas t'avoir retrouvée. Comme elle était devenue illisible, on l'a enlevée il y a quelques années, en renouvelant le dallage on m'a assuré qu'on la faisait graver à nouveau, et que le chapitre de Lateran ne voulait pas laisser disparaître un des souvenirs qui lui t'ont le plus d'honneur. Elle est, sans doute, à cette heure replacée dans la chapelle.
3. C'est le cardinal Federico Borromeoqui a répandu cette opinion; it rapporte (De /Mg'MK6<ft ostentatione, t. I, ch. t ) qu'étant un jour avec Orsini, il le pria de lui enseigner les principes par lesquels il distinguait les manuscrits anciens des modernes le savant ferma le volume qu'il tenait en mains et changea de conversation. Le cardinal en concluait qu'en fait de vieux manuscrits il ne fallait pas se fier à Fulvio, qui en était trop avide lui-même pour en dévoiler la valeur aux autres. (Tiraboschi, St'jr. ~e</« lett. il., t. VII, p. 358.)
bustes de marbre au duc de Ferrare, son Canzoniere autographe de Pétrarque au grand duc de Toscane < Je ne les ai pas achetés pour les revendre, disait-il fièrement~. Il n'aurait pas consenti à perdre des objets qu'il aimait, fut-ce pour acquérir l'amitié d'un prince.
M était de grande taille son portrait nous montre un visage grave, plein de dignité, aux traits assez réguliers et fermes~. Sa distinction extérieure, comme aussi sa générosité et son amour des belles choses, décelaient sa race. Son caractère intellectuel nous est peint d'un trait Orsini ne s'occupait que d'une seule étude dans la même journée~; nous sentons quelle puissance de travail devait lui donner cette habitude de concentrer ses forces. On loue avec insistance sa modestie, sa sobriété et la régularité de ses mœurs ce sont des qualités qui valent d'être rappelées en passant et auxquelles la figure de l'érudit n'a rien à perdre. Il habitait le palais Farnèse, et occupait, comme nous l'avons montré, une partie des appartements où se trouve aujourd'hui l'École française. Mais, son service de chanoine l'obligeant à se rendre souvent à Lateran, il eut l'idée d'acheter en 1578 un jardin dans le voisinage de la Basilique. Archéologue au palais, il devenait botaniste ou tout au moins jardinier à Saint-Jean. i. Cf. chap. m etZeM. ai Farnesi., p. 18 (lettre III): « II sr duca di Ferrara per disegno di Pirro [Ligorio] mette insieme la sua libraria di scritti a mano, fatta de' libri del Manutio, del [Achille] Statio ed d'altri et. sopra i pilastri che porteno ii armari mette teste antiche di philosophi et letterati. Io sono stato richiesto darli alcune che ne ho di philosophi et poeti, che sono forse le più rare che si vedano; ma ho risposto chenonl'ho comprate per rivenderle. »
2. Le lecteur peut connaître Orsini par des gravures. Je ne crois pas qu'il y ait plus de cinq portraits gravés de notre savant. Le plus ancien, d'un burin qui pourrai être contemporain, porte au-dessous Fï<h)M<s CfStMMS RonMHM.9 et deux distiques (Tu quoque qui fulvo Fulvi.). H reproduit les mêmes traits que le portrait des U/~z!, qu'il a peut-être inspiré. La seconde gravure est celle de la collection d'Isaac Bullart (Paris, 1682), qui est de médiocre valeur iconographique; il est signé De l'Armessin, sculp. le bonnet carré a disparu, Orsini est tête nue et en costume de gentilhomme. Le troisième portrait appartient à une collection du commencement de notre siècie il a cette importante mention OK/K-.BaM~MteMt dis. et la signature Gius. Marcucci !nc. au-dessous Fulvio Orsino. Il est vêtu en ecclésiastique, avec une calotte; c'est le seul portrait où il soit rasé et les traits sont assez diffférents des autres. (Douteux.) Litta a inséré une quatrième gravure dans les planches qui accompagnent son travail généalogique sur les Orsini. La Gazette des .BeaMa!-A)'~ adonré la cinquième, sur bois (1884, t. Il, p. 145) ces deux dernières sont d'après le portrait de Florence. 3. Rossi, Iani ~HcM .En/</M'aet PMMco<Ae<M imag. ?. 'uM'o~Mm qui aMcto'e superstite diem suum obierunt, Cologne, 1643, p. 10.
4. Castiglione, Vttet Urs., p. 559. 0
il demandait des graines à Pinelli, grand amateur de plantes lui aussi, et faisait des échanges avec son ami de Padoue. On lui avait promis un pot de jasmin de Catalogne, et il s'en réjouissait autant que d'une pierre gravée ou d'une inscription'. Outre cette petite propriété, Orsini devait fréquenter les orti .Fa~MesMM~ du Palatin visités par Montaigne, et les villas décorées d'antiques des cardinaux ses amis. Il avait aussi, du vivant et en l'absence de Granvelle, la jouissance de la < vigna » que celui-ci possédait dans le voisinage de Lateran. Quand Granvelle était à Rome, il y réunissait ses amis il rappelle complaisamment dans une lettre ses causeries dans la < loggia avec Orsini et Pedro Chacon, et un certain nid de chardonnerets, qui s'était placé Sur un jeune arbre tout contre la maison, et qui donna lieu à de longs raisonnements Ces détails, si minimes qu'ils soient, doivent arrêter l'historien, quand il s'agit d'hommes comme Orsini ou Granvelle ils nous font connaître assez bien le fond de simplicité de leur nature.
Les moyens d'existence d'Orsini étaient assez multipliés. Son logis lui était assuré outre son canonicat de Lateran, il touchait à partir de 1S82 une pension de deux cents ducats de chambre sur l'évêché d'Aversa' elle lui avait été accordée par Grégoire XIII Sixte-Quint, en 1587, lui en donna une autre de deux cents écus d'or sur une abbaye du cardinal Montalto 4. Celle-ci était évidemment une récompense des services que rendait Orsini dans les commissions et pour la préparation des grandes publications ecclésiastiques dont il sera parlé au chapitre suivant. Notre savant fut de plus attaché à la bibliothèque Vaticane on l'y nomma correcteur grec au mois de juillet 1S81, sur les vives recommandations des cardinaux Sirleto et Farnèse 5. Cette fonction assez laborieuse était en même temps assez lucrative à côté des deux correcteurs latins insti1. Lettres à Pinelli du 19 avril et d'août 1578 « L'acquisto d'un giardino vicino a S. Giovanni et alla vigna di Granvella m'ha fatto mezzo semplicista pèro di fiori et d'odori. » (Ambros. D. 423.)
2. Cf.Ze«. ined. 6Mctt~.c<eëttMM«e,R.ome, 1884, pp. 4 et 14 (lettre VII). 3. Castiglione, p. 557, parle de la pension sans donner la véritable raison de cette faveur du pape; on la trouvera au début de notre chapitre !V.
4-. Cf. LeM. tK Fo'H., p. p. A. Ronchini, p. 32 (lettre XX); Orsini prie le cardinal Farnèse d'en écrire au cardinal Savelli pour faire remercier le pape.
5. Cf. LfM. ined. del G)'a?M)., p. 16 (lettre IX, Madrid, 27 sept. 1581) r,f. en note les remerciements du cardinal Farnèse à Sirieto (Caprarola, 19 juillet).
ESQUISSE BIOGRAPHIQUE
tués pendant le biblibthécariat de Cervini, Pie IV, en lo62, avait rétabli un correcteur grec aux appointements de dix ducats d'or par mois' cette somme, il est vrai, fut enlevée à Orsini en 1385, en un moment où le pape avait le plus grand besoin d'économies de toutes sortes °. On lui avait promis un canonicat à Saint-Pierre, apparemment plus avantageux que celui de Lat.eran ce furent des promesses.
En réalité, les besoins matériels de notre savant se réduisaient à peu de chose. Sans négliger les côtés extérieurs de la vie, il n'y donnait pas plus que de raison Mais ses grandes dépenses regardaient sa bibliothèque et ses collections. Bien qu'une partie lui soit venue par des dons d'amis, Orsini a consacré presque tout son revenu à l'accroissement de ses richesses littéraires, artistiques ou archéologiques. Ses collections d'art et d'antiquité étaient, à elles seules, estimée's par l'inventaire treize mille cinq cent soixante dix-neuf écus J'ai déjà abordé le sujet en publiant cet inventaire, rédigé par Orsini lui-même 1. Marini cite le mofM p't'opt'M du pape qui rétablissait cette charge en faveur de Mathieu Devaris, de Corfou (Dea~ At'cAtafft PoK<t~c<, Rome, 1783-84, vol. II, p. 305). Cf. Panvinio De Vatic. Moëo~teca, dans Mader, De ot&Ko</MC!s.2° éd. Heimstœdt, 1702, p. 103.–C'est à Devaris qu'Orsini succéda, comme le montrent les dates. (V. l'index au mot DeM)ts et les Lettere ined. del SramueMe, p. 16, lettre IX.) Quant à la fonction de cor)'ee<eMr, le motu proprio la définit avec précision « Ofncium Correctoris graecorum voluminum huiusmodi in dicta bibliotbeca pro uno probo viro in eisdem litteris graecis erudito et multum versato, correctore nuncupando, qui, si quid in eorundem voluminum graecorum seriptura et orthographia depravatum repèrent, corrigere et emendare, ac ad veram debitamque
orthographiam redigere habeat. tenore praesentium erigemus et insti-
tuimus. » Sur les correcteurs, cf. De Rossi, La bibliotheca della Sede apost, ed ca~o~ dei suoi mss., Rome, 1884, p. 47.
2. Cf. Lett. ined. de Granv., p. 29 (lettre XXI, 24nov. 1585). 3. Id., p. 29 (lettre XX, 27 mai 1584). H avait un certain train de maison nécessité par sa santé; cf. Castiglione, Vit. Urs., p. 559 («'aetate ad~senium vgrgente rheda vehebatur »), et ses demandes au cardinal Farnèse pour co'ntmu.er à jouir de l'écurie qu'il avait au palais (Lett. ai Fa.m., XV, p. '19). Songeant un instant à aller habiter Padoue, H s'informe de ce qu'y coûterait sa maison il indique deux vatets de chambre, un « credenziereche spenda", un cuisinier et un carrosse avec deux chevaux et un cocher. (Lettre du.3QjuU1.1583, AK&)-os. D. 423.)
4. J'ai indiqué dans le travail ci-dessous pourquoi il faut rabattre ce chiffre à environ 13,100 écus. Cela ferait déjà une somme équivalente à 130,000 francs de notre monnaie. Est-il besoin d'ajouter que ce chiffre, quoique considérable, ne répond en rien à ce que vaudraient aujourd'hui les mêmes collections? La bibliothèque d'Orsini n'a pas subi d'estimation de détai) comme les antiquités on peut le regretter.
5. Voir Les collections d'antiq. de F. Orsini, Rome, 1884 (ou .Man~M d'M'cAeoL d'hist., année IV, pp. 139-231); j'y renvoie pouries détails que je ne donne pas tel. Rappelons seulement que la copie quej'airetrouvée
il est utile cependant de rappeler brièvement la composition de ce? importantes séries, qui ont partagé, avec sa bibliothèque, les préoccupations de notre collectionneur*.
L'admirable suite de pierres gravées qu'il avait recueillie dépassait quatre cents pièces. Les peintures et dessins étaient au nombre de cent treize. Il avait chez lui plus de cent cinquante inscriptions ou fragments d'inscriptions, quelques-unes de première valeur. Le chiffre de ses bustes de marbre ou bas-reliefs s'élevait à cinquante-huit. Il avait réuni en outre soixante-dix médailles d'or, environ mille neuf cents médailles d'argent et plus de cinq cents médailles de bronze dont plusieurs sont des exemplaires uniques.
Cette collection a été formée avec amour; elle a été fort célébrée au xvi° siècle et Orsini en a lui-même dignement parlé dans ses préfaces. La galerie de peinture n'est pas la partie la
figure parmi les papiers de Pinelli à la Bibliothèque Ambrosienne, H. 2 inf. Orsini avait sans doute envoyé cette copie à son ami, qui en a tait exécuter pour son compte deux autres copies qu'on trouve aussi à l'Ambrosienne, 1. 223 !H/ Orsini a noté avec grand soin, quand il l'a pu, le nom de la personne qui lui a vendu chaque objet et le prix qu'il l'a payé. Quand c'est un don qu'il a reçu, le donateur est indiqué et Orsini inscrit l'estimation qu'il fait du présent. Cette estimation a pour but, comme on le voit par la teneur de son testament, de montrer au cardinal Farnèse qu'il peut accepter sans hésitation, avec toutes ses charges, la succession d'Orsini on ne se l'expliquerait guère sans cela.
i Toutes les pierres gravées ont leur provenance marquée. N'ayant pu mettre d'index à ma publication de l'Inventaire, je crois être utile en dressant ici la liste des personnes qui ont vendu ou cède des objets à Orsini. On devra les chercher dans les pierres gravées, sauf indication particulière. Je laisse de côté les noms comme meMf~' ..4.cAt//e, ~t~.A~o?M'j, qui peuvent s'appliquer à divers personnages. Alberini, Arigoni (card.) (JHM)'.54), Banchi oreHce, Baviera, Bembo [T.], Bergamo, Borgianni(Aless.), Brunoro libraro, Calestani (Giulio) (p. 164, de M?~.), Camei (Cesare, Domenico, Ludovico de'), CamiHo mihnese, Campagnano, Capranica (Dom. de), Caro (Fabio), Cavalieri, Corneto (Luigi de), Egidio scultore, Fabrizio orefice, Fiamengo (Niccolô) scultore, Fiamengo (Vincenzo). Gabrielli (Ottavio), Giovan di Campo di Fiori, Giovan-Martino orefice, Girolamo milanese, Grandi (Aless. de), Guardarobba (Porzio), Luca orefice, Maffei [Achil!e!, Manilio (canonico), Marii (Orazio de'), Martire, Massimi, Mocenigo, Morabito, Moretto, Nasi (Paolo), Nelli (Andrea de'), Padovani di Bologna, Paleotti (C.), Panfili (Giov. Batt.) (Tcibl. ill), Passari (Bernardino, Giacomo, Isidoro), Petrucci (Fabio), Piccolomini (Mario), Pucci [l'abate], Recanati (Giov. Taddeo de), Rena (Giov. Batt. della), Rustici (Franc.), Sanmarsale (Giov. Mart.), Santacroce (Tarquinio), Sanvitale [Paoto], Scarpellini (~nscf. 53), Scipione orefice, Spoleti (il vescovo di) [Futvio o Paolo Orsini, o P. Sanvitale], Stampa, Stati (Orazio), Stampa, Tarcone (Cesare Targone o), Torrigiani, Vaienti, Valle (Orazio della), Veli [Giulio-Ces.], Vittorii (Vettori?), Zagarola (Muzio e Pompeo da). Sur plusieurs de ces personnages, marchands, artistes ou collectionneurs, la correspondance d'Orsini fournit des renseignements.
moins curieuse ni la moins instructive, et les attributions d'Orsini ne sauraient faire doute pour les œuvres de ses contemporains. Les vingt-huit numéros, par exemple, qu'il met sous le nom de Michel-Ange, ont une véritable garantie d'authenticité, puisqu'il avait assisté à la vieillesse laborieuse du grand homme 1. Les ouvrages de Raphaël, qui sont au nombre de seize, ne sont pas tous aussi certains 2. < H en est de même pour Vinci, Giovanni Bellini, Giorgione, dont les œuvres étaient déjà anciennes à l'époque d'Orsini. L'école de Raphaël, malgré la présence de Peruzzi et de Jules Romain, est moins abondamment représentée que celle de Michel-Ange. Sebastiano del Piombo (fra Bastiano) tient une grande place. On trouve deux fois le nom de Titien; appelé un instant à Rome par un Farnèse, le pape Paul III beaucoup de toiles et de dessins sont aussi attribués à son école. Vers les derniers numéros, nous relevons la mention d'un Saint-Jean en miniature, d'Albert Durer il venait de Venise, puisqu'Orsini l'avait eu en présent d'un neveu d'Alde Manuce, et on l'estimait six éeus °.
< Pour qui connait les travaux de Fulvio Orsini sur l'iconographie antique, il est facile d'apercevoir dans le choix de ses tableaux le reflet de ses études favorites. Il a recueilli, en effet, un grand nombre de portraits, et sa correspondance le montre attentif à obtenir ceux de ses amis ou à faire faire des copies de t. Cf. plus haut, p. 15.
2. Au point de vue iconographique, je signale quatre portraits attribués à Raphaël le sien (n° 4), celui de Luigi de Rossi (n° 5), celui d'Acquaviva (n*' 10), dans la. première manière du peintre, et celui de Giov. Andrea Cruciano (n° 111). Rapbaët jeune a été peint par Rosso (n" 9). On ne retrouve aucun des trois personnages, représentés selon Orsini par Raphaël, dans l'oeuvre qui lui est aujourd'hui attribuée. (Cf. E. Mûntz, RapAaë, lsa M'e, son ŒMM'e, son temps, 2° éd., Paris, 188<3.j Luigi de Rossi~euL figure, à côte de son oncle Léon X, dans le célèbre tableau du palais Pitti; ces erajt un indice de l'authenticité du portrait isolé de la galerie d'Orsini. Nos portraits se sont-ils perdus? H se pose là, ce me semble, un curieux problème d'histoire de l'art.
3. Comme les autres collections Farnèse, transportées de Parme à Naples en 1734, les objets ayant appartenu à Orsini doivent être cherchés dans cette dernière ville. It est facile de reconnaître dès le premier n° des Tableaux, l'uu dés deux portraits de Paul III par Titien, qui sont au musée de Naples, et dans le portrait de Clément VII « in pietra di Genova, M l'excellent Sebastiano del Piombo du même musée. Pour peu qu'un directeur intelligent et actif, comme l'est M, di Pietra, voulût utiliser i'in.ventaire d'Orsini, it y aurait, je croip, à identiHer bien d'autres tableaux ou dessins et à reconnaître plus d'un portrait, marqué au catalogue « ignoto. II y aurait aussi, je m'en suis assuré, des recherches à faire dans les collections de Parme.
ceux qu'il ne pouvait se procurer. Indépendamment des portraits de papes qu'on devait s'attendre à trouver assez nombreux, Orsini a réuni plusieurs portraits de peintres et surtout d'humanistes du xv° et du xvle siècle, qui donnent à sa collection un caractère particulier. On y trouve Bessarion, Bembo, Pic de la Mirandole, Alde Manuce, et, parmi les contemporains, Gentile Delfini, Antonio Agustin, Sigonio, les savants cardinaux Manëi et Sirleto, et l'aimable érudit qui fut pape vingt et un jours sous le nom de Marcel H Les grands seigneurs même, à part les Farnèse qui tiennent au cœur d'Orsini pour d'autres motifs, semblent ne trouver place dans cette galerie qu'autant qu'ils ont été lettrés et amis des lettrés. C'est à ce titre qu'on y rencontre le portrait de Louis Rodomont de Gonzague, par Daniele da Volterra, de sa sœur, la belle Julia, par Sebastiano del Piombo, et celui d'Andrea Matteo d'Acquaviva, attribué à Raphaële » »
Les antiquités sont décrites d'une manière assez détaillée dans l'inventaire On peut se fier, dans une certaine mesure du moins, au goût et à la sagacité de celui qui a réuni ces magnifiques séries. Orsini est célèbre en effet pour l'habileté qu'il mettait à distinguer les objets vraiment antiques des objets de fabrication moderne qu'on commençait à faire circuler de son temps. Je choisis parmi les nombreux jugements contemporains, un seul témoignage, mais des plus autorisés Fulvius Ursinus, écrit Baronius, rerum aM~MarMMï. solertissimus explorator, ad 1. Ces portraits, qu'il serait si intéressant de retrouver, occupent dans l'inventaire les n~ 40,45, 52, 53, 54, 56, 95, 96, 102, 194. Le portrait de Bembo est indiqué comme « di mano d'uno scolare di Titiano qui pourrait être le Teoscopoli, auteur du portrait de Clovio identifié plus haut, p. 16. Celui de Pic est un dessin à l'aquarelle de Léonard de Vinci celui de Vinci iui-mëme par Bandinelli est au n° 92. On remarquera également un portrait de la Laure de Pétrarque, dont personne que je sache n'a parlé (no 109); c'était peut-être celui qui figurait chez Pietro Bembo selon i'anonyme de Morelli ~M. A. Miehiei), et qui aurait pu venir par son fils Torquato chez Orsini; cf. le chap. ni et E. Muntz, Les peint. de Sù/t. ~M<M°(HM à AutfjMOM, Paris, 1885, p. 25. (.Ba;h'. des Vlém. de /a Soc. des A?!<MaM'M de .Ft'ance, t. XLV.) Une collection romaine de portraits de savants est signalée par M. Tamizey de Larroque (.DeMas testaments inédits. Extr. du Bulletin eW< 1886) c'est celle de J.-J. Bouchard, dont it légua une partie à Giambatt. Doni en 1641.
2. P. de Nolhac, Une galerie de peinture «M xvt'' siècle. Les coll. de F. Orsini, dans la CtfM~e des .BeftM:E-Ar~ (2' pér., t. XXIX), 1884, vot.I, pp.427-436.
3. J'ai pu essayer que)ques identifications, même de pierres gravées et. de médailles; on en rapprochera uti!ement les études de M. V. Poggi à la suite des Lettere ai FfïfHes!. Le travail mériterait d'être continué. NOLHAC, FULVIO ORSINI 3
~MeM. ue~M< Z,y<~nt~ ~spK~eM~ ~Mse~Me oe~ra M:OKMMMK~ probanda e~Mc~o;K<7s~Me a~ëfrt so~eK<; cMM<s et <~M~ me <:M<'<or~a~Mrt'/KMm t)<ï~ De nos jours même, un des plus dignes successeurs d'Orsini, Enmo-Quirino Visconti, fait, de lui un admirable éloge < On ne trouve pas, dit-il, dans l'histoire de la littérature, un homme qui égale cet Ursinug par le savoir, par l'expérience, par le jugement qu'il déployait en examinant et en recueillant des antiquités e
Orsini était consulté de tous côtés sur l'authenticité ou la valeur des objets antiques, des médailles particulièrement, aussi bien que sur celle des manuscrits Personne ne savait comme lui rabattre les prétentions ou démasquer les fraudes des marchands Il fut pourtant dupe quelquefois, et quand il achetait sans voir, il lui arrivait de faire de mauvaises affaires. Un homme en qui il avait connance, Giulio-Gesare Veli, se trouvant à Bologne en 1598, lui fait conclure un marché avec un .certain Alessandro Borgianni, pour une médaille des Magnésiens, la plus belle chose qu'il y ait en Italie au dire du possesseur la tête est celle de Cicéron, et du plus merveilleux travail grec qu'on puisse voir. L'achat est décidé au prix de cent ducatons de Florence Orsini envoie l'argent et reçoit la médaille ce n'est pas du tout Cicéron et l'œuvre d'art n'a rien d'extraordinaire. Orsini se plaint Borgianni répond qu'on a tort de ne pas apprécier sa médaille, et se tire d'affaire par un trait d'esprit La somme donnée n'a pas été excessive, car elle ne payerait même pas le port de' 1. A?m. ecc~s. sub a. 324, éd. de Rome, vol. III, 1S96, p. 232. –H y avait, cependant à Rome, si l'on en croit. Castiglione, un amateur plus habile qu'Orsini « Maximos quidem sumptus in coemendis vetustioribus signis, Stmulacrisque marmoreis, tabulisque aereis, jnimisma.tis, gemmis msculptîs, annulis signatoriis faciebat [Ursinus] quo tamen in studio superabatur, qua discernendi vera. a oonnotis usu et pentia., qua numéro et raritate earum. rerum incomparabi)i a viro ctanssimo LaeUo Pasquaiino qui PompetO optime merito eruditissimo fratris Btio haeredi instituto thesaurum antiquttatis moriens reHquit,canonicatuS.MariaeMaIori8eidempnus resignato.)' r~ 2. MM~'e FM-CMmeKfm, éd. française, Milan, i8)9, p. 88 (p. 82 de t'ed. Labus). 3. Le savant Henri de Mesmes (~femmtMs) lui envoyait de Paris en 1589 une medaiHe d'argent à examiner; c'était M. de Vulcob, alors & Venise, qui devait la lui faire tenir (lettre à Pinelli du 17 nov.; Am6!'os. D. 422). Xous voyons dans une autre lettre d'Orsini, du 5 janv. 1590, qu'il a. reconnu la tnedEufte fausse et pour queues raisons.
4. H s'en occupait encore quelques jours avant de mourir, comme Ye montre son billet du 21 avril 1600 resté dans ses papiers <t [Le piètre] sono in mano della maggior bestia di Campo-di-Sore; collaquale bisogna andare di passo in passo. B (V~. 4i05, f. 339.)
puis Magnésie jusqu'à Rome Orsini avait eu une mésaventure plus désagréable encore on lui avait dérobé ses médailles en 1582, et, pour retrouver le voleur et les objets volés, la diplomatie elle-même avait été mise en mouvement Granvelle en avait écrit de Madrid au vice-roi des Pays-Bas Le coupable fut saisi dans les États du duc d'Urbin, et celui-ci prit. la peine de l'écrire lui-même à Orsini, l'assurant que la prison ne s'ouvrirait pas avant qu'on eût retrouvé ces précieuses médailles dont le savant faisait un si bon usager
L~épigraphie n'est pas moins redevable aux collections d'Orsini que la numismatique elle-même Il avait pris auprès de Delfini le goût des inscriptions, que développèrent sa fréquentation des jardins de Colocci et les découvertes nombreuses faites de son temps. La recherche des monuments de ce genre l'occupa toute sa vie. Il avait rapporté lui-même du ~OK<e-Csuo son inscription des féries latines~. C'est à lui qu'on doit la conservation des dix-neuf premiers fragments connus des actes des frères Arvales, qu'on avait déterrés en 1570 hors de la porte Portese, et qui, selon les témoignages contemporains, avaient été dispersés dans Rome". Outre les inscriptions dont il possédait les originaux et qu'on retrouve presque toutes au musée de Naples, il avait pris copie d'un assez grand nombre d'autres. Il écrivait à Pinelli en '1S89 < Jean Moretus, gendre de Plantin, m'a informé qu'en Allemagne on va imprimer un recueil d'inscriptions antiques plus abondant que celui qu'il a imprimé a 1. Il dit encore que si l'on ne reconnaît pas Cicéron, c'est que le portrait a été fait du temps de son gouvernement d'Asie (Bologne, 20 mars 1598; Vat. 4105, f. 332.) Les autres lettres sont du 28 janv. et 11 fév., ff. 330 et 86. Le paiement eut lieu par l'entremise du banquier bolonais, Antonio Maria Rossini. (Cf. la pièce du f. 337.)
2. Cf. Lettere ined. del Granvelle, pp. 22 et 27 (lettres XV et XVIII). 3. « Mi è parso anco che se sià fatto maggior torto a V. S. con levarle quelle medagtie che non sarebbe stato con attri. a (Pesaro, 26 nov. 1584: Va(. 4104, f. 2H.) En 1571, nous voyons qu'Orsini était consulté par le duc d'Urbin sur la forme des navires antiques. (Lelt. ai Farn., p. 19,1. IV.) 4. V. dans le Corpus t/MO'. <af. les notices sur Orsini, et les renvois :L M. Mommsen (Ephem. ep!), dans les volumes VI, Index ~MctorMM, p. Lv, et IX, X, p. LXVII.
5. Lettre à Vettori du 23 nov. 1570 '< Il fragmento delle ferie latine. quale io portai questi giorni da monte Albano circa xij migiia. lontano da Roma, dove si facevano le férié latine. » (Vat. 9063, f. 174: c.) Cf. les Notae in OMKM «p. Ciceronis, Anvers, 1581, p. 106 et le n° 29 de l'Inventaire d'Orsini,
6. Cf. Henzen, Sesut )tf/ bosco sacra dei frutelli Art'aH, Rome, 1868, pp. vf-x Nolhac, Les coll. d'aH<. ~g-F. Orsini, pp. 44-45, et les notes, et dans les Mélanges Re)!:cr (Notes sur P. L~orM).
Anvers. Je voudrais savoir si vous avez connaissance de la chose, parce que, comme je vous l'ai dit d'autres fois, j'ai en ordre une collection de deux cents inscriptions qui ne figurent pas dans le volume d'Anvers Cette collection et d'autres furent mises généreusement par Orsini à la disposition de Gruter et de ses amis, pour la préparation de son CorpMS Le savant allemand lui a, du reste, rendu un juste hommage de reconnaissance Ajoutons que les études d'épigraphie paraissent avoir particulièrement occupé Orsini dans la dernière époque de sa vie 4. Cette science était alors dans sa période de formation la plus active la précision de ses renseignements plaisait sans doute à l'esprit du vieux savant, dont la vie entière avait été consacrée à rechercher et. à connaître l'antiquité. Ce fut au nom de l'épigraphie que Conrad Rittershuys consacra, dans le Corpus même, une élégie latine à la mémoire de celui qui avait tant aidé à l'oeuvre et qui n'eut pas la joie de la voir accomplie En voici quelques vers, qui donnent sur Orsini le sentiment de l'Europe savante de son temps
Ursinum quo vix probior, vix doctior alter, Vix senior domma vixit in Urbe vira. Communem ire viam postquam mors impia adegit Nec potuere virum tôt, merita eripere. Quod iacis, huio, Velsere, operique viroque faveto, Praebet cui liquidum et Scaliger itusptclum. Sint modo patroni studus, artesque vigebunt Ursinosque etiam Teutonis ora dabit.
I. Am6)-<M. D. 422; lettre du 17 nov. 1589.
itMO'tpft'OMM <tHtt~Mae<o<ttM o?'&M Romani in cot'ptM a6so~6a!f«*<<:e. cttt'afaHt G)'M<eW. jEa; o/~c. Commeliniana, 1602. Trèssouvent:«Cruterus ex Ursini schedis, ex autographe Ursini. » 3. Ad lectorem: '< Futvius Ursinus. minime contentus sthedas suas p)erasque aut sponte obtulisse Romae describendas, aut ipsasmet per Velserum mihi transmisisse, copiam quoque fecit voluminis'Smetiani manusoripti, quod servabatur in interiore bibliotheca Ill. eardihatis Farnesii. )) Ce recueil de Smetius, communiqué à Gruter par Orsini est identifié aujourd'hui avec le vol. de la bibliothèque de Naples V. E. 4, aUribué longtemps a la main d'Orsini. (Cf. C. J. L., volume VI, p. xux,et la dissertation probante de M. de Rossi dans les Atm. dell' Ist. di çof)-. œ-e&eo~ t. XXXIV. 1862 pp. 220 sqq.) Outre le recueil de Smetius, Orsini procura a. Léonard Uutenstein, mandataire de Gruter, les collections de Metellus et de GiuUo Giaooboni, qui étaient chez Orazio della Valle, et ce qu'il avait lui-même de L)gorio.(C.f.L..vo).X,pp. xLv-Lxvn.)
4. Parmi les manuscrits portés à l'Appendice 1 du présent travail, et qu'il serait trique de chercher dans les collections des Farnèse, figurent, plusieurs recueils d'inscriptions, formés ou possédés par Orsini ce sont les n" 43, 44, 55, 68, 88,89. Orsini a-t-il recueilli les so/M~e d'Alde le jeune? L'argument apporté pour cette hypothèse dans le vol. X du 'Corpus, p. Lxvn, a quelque valeur.
5. De obitu FM~'M Ursini Romani, ad illustr, Afoit'eMm Velserum Reip. August. ~xfMm. Aux pièces liminaires.
CHAPITRE II
TRAVAUX ET AMTtËS DE FOLVIO ORSINI
Les collections de Fulvio Orsini semblent avoir été son unique passion ce sont elles qui remplissent la plus grande partie de sa correspondance. Mais il ne se contentait point du simple plaisir de réunir des livres rares et des objets précieux son ambition ne se bornait pas non plus à sauver de l'oubli et à grouper pour l'avenir ces restes du passé; Orsini savait exploiter lui-même sa richesse et tirer parti de ses propres trouvailles. Il l'a fait pour ses manuscrits il l'a fait aussi pour ses antiquités. Celles-ci lui ont permis d'introduire dans l'érudition philologique, avec beaucoup plus d'abondance et de précision qu'on ne l'avait fait avant lui, les informations archéologiques. Tel est même le caractère distinctif des publications de Fulvio Orsini. H y en a qui sont entièrement relatives aux monuments figurés dans les autres, ses annotations d'auteurs anciens par exemple, il fait appel à tout instant aux inscriptions, aux médailles, etc., il renvoie sans cesse aux pièces de sa collection ou des collections de ses amis.
L'étude critique des ouvrages d'Orsini serait instructive il a exercé son activité et marqué son rang dans tant de domaines, qu'un pareil travail, avec tous les développements qu'il comporte, rendrait des services très variés à l'histoire de l'érudition. On pourrait peut-être tracer utilement le tableau d'ensemble du mouvement philologique en Italie au xvi° siècle, en prenant pour centre l'œuvre du savant romain. Je ne puis aborder ici un sujet qu'il vaut mieux ne pas traiter brièvement. Cependant l'esquisse de la vie d'Orsini serait incomplète, si elle n'était accompagnée de la liste analytique de ses ouvrages*. 1. !t ne s'agit pas d'une bibliographie complète d'Orsini. La plupart de ses travaux ont été réimprimés très fréquemment, soit intégralement, soit en partie, aussi bien après sa mort que de son vivant. Je ne parlerai, sauf exception, que de la première édition de chaque ouvrage, la seule dont la
Cette liste seule suffit à indiquer l'ordre d'idées dans lequel il a fait progresser la science et les études qui ont tenu leur place dans sa carrière.
Ses premiers livres ont paru chez Plantin, grâce, comme on l'a vu, au cardinal de Granvelle', et ce début, qui fut brillant, dans une des premières librairies d'Europe, a beaucoup contribué à sa prompte renommée hors d'Italie. On s'aperçoit, en lisant ces deux volumes, qu'Orsini n'a pas encore réuni ses collections, et qu'il cherche avec hésitation sa voie personnelle de travail. Son Ptr~KMs illustratus est cependant une œuvre fort précieuse et très nouvelle L'utilité en est suffisamment indiquée par les réimpressions et les imitations nombreuses qu'elle a provoquées Les renvois marginaux de l'édition de ]g67, se rapportent au Virgile imprimé par Plantin en IS66 sur le texte de Paul Manuce les deux volumes ont le même format et se vendaient souvent reliés ensemble Après la dédicace de publication ait un intérêt biographique. Millin (AfayosM encyclop. 1811, t. 111), donne quelques autres renseignements; ils sont malheureusement sujets à caution, par exemple lorsque, parlant de l'imprimerie de J. Commetin (o//c.'HM Santandreana) qui a plus d'une fois en effet réimprimé des travaux d'Orsini, il indique une édition faite à Santander 1
i. V. p!us haut p. 19. Cf. égatement tes lettres de PIantin à. Granvette dans la Con'Mpon~. de Chr. Plantin p. p. Max Rooses. Dans le vol. I, il est question du Virgile aux pp. 98, H3, 136,199, 206. des Po~eMes aux pp. 194. 222,228, 2M,duC<~M-aux pp. 249, 281,295. Y joindre les lettres à Orsini indiquées plus loin.
2. V!RGU-[VS COLLATtOXE SCRIPTORVM GRAECORVM tLLUSTRATVS OPERA ET MovsTRtA FVLvn vRS~i. An<M)'pMM ex o/~tCHM C/M'tstopAon Plantini anno C~. ~J. H'V~. CMmp!'n;t~!0. In-8. Orsini hésita longtemps sur le titre de ce célèbre recueil; il a a trace de ces hésitations dans nos tettres_de Bagatto et de Guido Lotg'i. C'est Paul Manuce, à qui le livre avait été d'abord promis, qui en trouva le titre; Lolgi écrit de Rome à Orsini, Le 9 juin 1565 '< Ue) Vergilio vederô messer Paoto etdirolli quanto ella mi sorïye, et appunto havevo havuto carico da esso di scrivere a Y. S. che desse axi-so o quando pensava d'esser in ordine, perche egli disegnava di ottenere il privilegio per stampar l'opéra di V. S. et insiemel'opera di suo figlio de)!' Oftographia, et le inscrittione antiche et il suo commentp, che spera Rnirto in pochi mesi, che gia è nel XI et camina avanti gagliardemente. Si che V. S. potrà scrivergli quanto to occorrerà sopra ciô, et quanto al titulo, non ha molto che se ne ragionô tra it P. [Bagattojet lui et me, et quello che dissi messer Paolo piacque à tutti, il che fù questo Vergilius collatione sciiptorum ~rctecorMm t'M:M()'a<MS. V.S.io considérera.Les bibliographes citent d'ordinaire le tirage de 1568 comme donnant la date du Virgile; MM. C. Ru'elens et A. de Backer ont rappelé les premiers que l'ouvrage.est bien de i567 (AnnalesPlantinienncs, Paris, Tross. 1866, pp. 67-68.) C'est bien entendu la date adoptée par M. Degeorge. (La maison Plantin, 3" éd. Paris, 1886.) 3. La plus cetèbreest celle de L.-G. Vatckena.er(Leeuwarden,1747, in-8). 4. L'exemplaire de la Bibt. Nationale de Paris, qui a l'ex-libris de Claude Dupuy, en ottre un exempte.
Plantin à Granvelle, [on trouve des vers liminaires grecs de Geraart Fatckenburg
Par cet ouvrage, Orsini montrait que les poètes grecs lui étaient familiers, et qu'il avait pratiqué depuis de longues années le ~Voc<M~M~ versate MMMM. Sa seconde publication, les Carmina IX î~MS~t'MtK /'eMHKarMm (1568), en est une nouvelle preuve. C'est une anthologie en partie recueillie dans les auteurs anciens déjà publiés, en partie inédite. Orsini s'est servi, dans les deux cas, de nombreux manuscrits de la Vaticane et de la bibliothèque Farnèse; à ~celle-ci est emprunté, entre autres fragments inédits, l'.ByMtMesZeMdeCléanthe. L'annotation critique et exégétique achève d'attester l'immense lecture d'Orsini et sa compétence d'helléniste. Il y a joint une traduction en vers latins des fragments de Bion et de Moschos, due à son ami Lorenzo Gambara La dédicace est au cardinal Al. Farnèse Orsini y saisit l'occasion de remercier son maître de lui avoir non seulement ouvert,mais confié sa bibliothèque après la mort du cardinal Ranuccio.
C'est encore chez Plantin que paraît en't870 l'édition de César préparée par Orsini La dédicace est datée de Rome, le 21 mai 1S69 elle est adressée à Fabio Farnèse, chevalier de Malte, bibliophile fort instruit, qu'Orsini avait connu à Rome et Bologne à la cour de son parent le cardinal Ranuccio. Le livre comprend les fragments de César recueillis par Orsini sur l'exemple de son ami Antonio Agustin, quelques corrections au texte des Commentaires, dues en partie à Faerno et à Bagatto, et enfin le texte lui-même. Orsini dit s'être servi, pour ses corrections, d'un manuscrit de César de près de six cents ans, qui lui était tombé entre les mains et qu'il avait reconnu excel1. V. la lettre 1 de l'Appendice IV.
2. CARMtNA NOVEM ILLVSTRIVM FEM~'ARVM Snpp/tMS Et'i'HtMe J/</}'!M Ah/)'tidis Corinnae Telesillae Pra~/ae ~MtdMAtu/~M.ETLYRicoRVM A~cmaKM StMtC/Mr! Alcaei Ibyci ~MC?'<'OH<M S~'MOHMM B<MC/M/<!dM. ELEGtAE 'T)/t'<aetet jU)mHe?'?H<. BvcoucA Bionis et ~osc/!?. Latino versu a Laurentio (jam6nr6[ expressa. Cleanthis, ~osc/tMMM, aliorumque fragmenta KM?:c p-)'tmMm edita. Ex bibliotheca FM/t'K !7?'.S!'?tt Romrm'i'. Antverpiae. Ex officina CArMfop/iOf! F/aH<!N! C~. 13. LXVIII. In-8. Le privilège de Philippe II, signe de J. de Witte, est du 30 oct. 1566.
3. Cette traduction commence à la p. 355: elle est précédéed'une douzaine de lignes de présentation au lecteur par Orsini
4. C. IVLt; CAESAfUS COMMENTARII, novis e?7:eMdah'1H<6:M t//M~ra<<- EMMC~tK librorum çMt~es'Mffan~Mt' /7'ag'men<f<. Ex 6t6/M</tecnJ''M~'t!7)'.MM RonMm. Antverpiae. Ex o/~cmaCAnstop/t. Plantini, CM. D. LZXV. ln-8. Après'ia
lent L'édition d'Orsini fut immédiatement contrefaite à Venise, avec la date de d87d, par Alde Manuce le jeune, qui supprima la dédicace à Fabio Farnèse et ajouta un livret de ses propres notes; en 1S74, Plantin réimprimait le César, y mettant à son tour, entre autres adjonctions, le livret de Manuce En 1570, paraît à Rome la première édition du livre quia valu à Orsini le titre de '< père de l'iconographie antique Il explique lui-même dans sa préface l'intérêt des Imagines et Elogia 4 il parle des collections de portraits dont le souvenir nous a été conservé dans l'antiquité, des livres de Pomponius Atticus et de Varron ces portraits étaient empruntés pour la plupart aux monnaies que faisaient frapper les villes à l'effigie de leurs citoyens illustres Orsini rappelle aussi les statues placées dans les bibliothèques et sur les places publiques. Dans les ruines du forum de Trajan, on avait trouvé au siècle précédent une base de la statue de Claudien, qu'on transporta dans la maison de Pomponius Laetus, où Orsini la voyait encore beaucoup des hermès reproduits dans lelivre viennent de la villa Hadriana, et Orsini fait remarquer qu'un grand nombre, ayant perdu leur tète, ont été complétés sans aucune certitude. Le très curieux recueil qui suit comprend, en lli pages, une collection de monuments iconographiques de toute sorte, statues, bustes, dédicace d'Orsini est réimprimée celle de l'édition de Paul Manuce; viennent ensuite les gravures sur bois de l'Aldine avec les explications defra Giocondo de Vérone. A la fin de l'édition est reproduit l'index géographique de Raymond Martiani, p'jis un livret, de notes critiques de Jean-Michel Brutus. L'achevé d'imprimer est du 25 février. Plantin s'excusait du retard mis à l'impression dans une lettre latine à Orsini du 26 mars 1569. (Vat. 4103 tî. 4t-42: pub!iéesans date dans la Corresp. dePlantin, t.. II, 1885, p. 45.) 1. Cf. le n" 18 de l'Inventaire (mss. latins), auj. V< 3324. 2. Et des rfH'Mtg lectiones de Sambucus. L'achevé d'imprimer est du 7 mars 1574. La même année les notes d'Orsini sont reproduites dans l'édition de Lyon, avec celles d'Hotman et de Manuce; à partir de ce moment, on ne compte plus les réimpressions.
3. E.-Q. Visconti, fcoHO~?'. gr., éd. Labus, t. I, p. 324. Cf. le discours préiiminaire où Visconti fait l'éloge d'Orsini, pp. 27-30.
4. IMAGINES ET ELONA VIRORVM ILLVSTfUVM ET ERVDITOR. EX ANTIQVIS LAPID[BVS ET NOM!SMAT!B. EXPRESSA CVM ANNOTATIONIB. EX B1BLIOTHECA FVLVI VRStNt. M.D. Lxx. (Dans un fontispice gravé. Au bas :) Romae, A! Lc/ef~of'HetSj in-fol. Quelques exemptau-es portent tout au bas Ioannis Orlandi /'on?KS fjmae, 1602 [sic]. Une pièce liminaire en hexamètres est dédiée à Antonio Elio, évêque de Pola et patriarche de Jérusalem, par Lorenzo Gambara K QueUe gloire, dit-il, ne mérite pas Fuivio Orsini, qui a réuni les portraits de tant de grands hommes et leur a donné la vie pour la troisième fois » Suit l'éloge de i'évêque, estimé du cardinal Farnèse et digue naturellement d'être placé parmi tous ces grands hommes. 5. Cf. sur la translation par Laetus lui-même, ce que dit Fulvio, p. 48.
médailles, pierres gravées, beaucoup d'hermès, la plupart munis d'inscriptions, et enfin quelques monuments épigraphiques relatifs aux bibliothécaires de l'empereur 1. Certaines pages ont des gravures sur bois avec leur texte imprimé, d'autres des gravures sur cuivre avec leur texte gravé sur la même planche; l'aspect matériel du volume est très curieux; on voit que la partie en typographie a été exécutée à Venise, chez Pierre Duchemin'; les planches sortent de chez Antoine Lafréry, le Bourguignon établi à Rome, l'éditeur fameux de tant d'importantes gravures. Le goût pour les collections iconographiques était alors fort développe Pour nous en tenir à la maison de Lafréry, elle avait donné les années précédentes plusieurs recueils de ce genre", et en 1569, elle en avait imprimé un, dont on a fait, sans preuves suffisantes, je crois, une première édition de celui d'Orsini °. Il est dû à Achille Estaço et dédié à Granvelle; il contient 82 planches sans texte explicatif, ne comprenant que des bustes et des hermès. Beaucoup d'objets évidemment se retrouvent dans le second recueil, puisque les deux auteurs ont utilisé les mêmes collections. On voit qu'ils travaillaient en même temps et isolément. Mais Estaço, s'il est arrivé le premier, n'a ni la compétence ni l'étendue d'informations d'Orsini celui-ci ne fait même pas allusion à son prédécesseur, si ce n'est par une leçon indirecte il déclare qu'il s'est abstenu de citer les maisons privées où se trouvent les objets reproduits, car il arrive à chaque instant que ceux-ci sont vendus ou échangés, et les renseignements deviennent alors inutiles; Estaço avait été très prodigue de ces indications. Orsini a fait 1. Le petit travail d'Orsini sur les bibliothèques romaines et les bibliothécaires (a M&Mo~ecM) est à la p. 102. Il a été reproduit par J.-J. Mader, dans les De biblioth. et archivis Mt'of!<m clariss. libelli, Helmstœdt, 1666, (pp. 24-28 de l'éd. de 1702); les compilateurs ont toujours cru à tort que c'était un ouvrage distinct.
2. Aideyvolta; cf. lettre d'Orsinidu 22déc. i569(AM&)'(M. E. 34, f. 12 ). 3. En 1559 paraissaient à Lyon les Insignium a~fj'MO~tworMm icones; en i565 à Bâte, Hg~We! Pantaleon'is Prosopographia. (Cf. Cicognara, Catal. di libri d'arte e <fuTt(tcAt<d, t. I, pp. 365-366.)
4. ~MS<)'H<!H !'MrMOn,S!<~OfMHt M?M<jfMMS quae ttM!eHM't potuerunt. Ex Af!Maeo ~urct ~f<M<Mae BetM~M P«.<at)tn.M iurec. clar. Rome, 1566. Onuphrii Panvinii Veronensis. ~XV~poH~CMmtKtM.e/osfMe~'ma~mes. Rome, 1568.
5. jfH/M~rtM?K virorum ut exstant in urbe expressi fM/<MS, Rome, 1569, in-fot. L'opinion que c'est la première édition du recueil d'Orsini est soutenue par Visconti, dans son discours préliminaire à l'Iconographie grec~Me. Malgré l'identité de certaines planches .je crois qu'il y aurait à reviser son jugement.
du reste exception pour les collections importantes il cite les palais Capranica, Manei, Cêsi, Farnèse, la maison de Colocci, de Pomponius Laetus, de Gentile Delfini, du chanoine de Lateran Girolamo Ganimberti, la vigne et le musée du cardinal de Carpi, les jardins du cardinal Ferdinand de Médicis, les musées du cardinal Hippolyte d'Esté et d'Alphonse, due de Ferrare. Il a tiré le portrait de Térence du manuscrit de la Vaticane, et donne le proni d'Aristote d'après un bas-relief de marbre que le cardinal du Bellay avait emporté en France'. Il mentionne, bien entendu, sa propre collection, et chez lui comme chez les autres il accepte souvent des attributions douteuses. Quant aux reproductions, elles ne sont pas toujours exactes et l'exécution matérielle laisse à désirer. Orsini n'en a pas moins le mérite d'avoir groupé le premier avec méthode les renseignements iconographiques et d'avoir créé cette branche importante de l'archéologie figurée.
Les /M!a~ï'M<M eurent un grand succès une édition beaucoup plus complète et plus exacte fut faite à Anvers en 4S98, par le graveur Théodore Galle, qui avait travaillé à Rome d'après les originaux; elle fut ensuite réimprimée en 1606 avec un intéressant commentaire, rédigé en partie sur les notes d'Orsini, par Jean Lefebvre (F~&e?'), de Bamberg, professeur à la Sapienza*. J'ai parlé ailleurs de ces éditions et me permets d'y renvoyer le lecteur
Le second ouvrage dans lequel Orsini mit en œuvre les monuments, fut son grand livre de numismatique, les Fa;Mt~M<? 1. P. 56 tf Ea vero quam nos edendam curavimus AristoteHs imaginent, expressa diligenter est e tabeUa quadam e marmore, e Neapou supenoribus a.nnis Rumam atiata. et in Gatiiam deinde a Ioanne Cardinati BeHaio translata de cuius quidem antiquitate cum atii plerique rerum antiquarBm periti Hdem faciunt, tum imprimis Hieronymus Ganimbertus, cuius apud me auctoritas pturimum, ut debet, valet. )' 2. Gaspard Scioppius avait ei.é désigné parOrsin), déjà vieux, pour lustrer les planches de GaJIe mais celui-ci rrayant pu s'en charger, oon8a ce s(;in, après la mort d'Orsini, à ce Jean Lefebvre ou Fabri, MedMMKM ~oe~or ac p?'o/'6Mor in PomsHa AeademM. Lefebvre a mis en latin les notes d'Orsini et compitè celles que Scioppius avait prises, alors qu'ils étudiaient ensemble les collections romaines. 3. Cf. L6.< collections d'aHM~Mftc~ de E. Orsini, p. 1&. Voie! le titre exact des deux parties de l'édition de 1606 tnvsTMVM )MAG]!<ES,'ea'
amMgMM MarmoW&Ms, KomMmaM6MS, c< ~emmM ea:p!'6Me <j'MG<' ea;&(K(
Romae, MatO!' pat's apM~ FM/ctM?K !7?*s!HM!K, EOTio ALTERA, aH~MO< tmasttM&us, et L F(t6! ad SM~M~as CommeMfafM, SMeMo?* atque tHMStt'Mf. T~eodo'Ms GaMssM~ dsHMea6at Romae&'f; Afc/M<~pM, !KcMe6a( AK~efptae CIO.ID ycnj~. AK<t'et~'M6,ea: o/mK<! P/oMMnMnajtf. JO. TT. JfoanHM Fa!)?*!
Romanae, paru en 1S77'. Là encore il avait des précurseurs nombreux mais son travail était le premier à offrir un caractère assez complet et assez scientifique pour servir de base solide au développement des études~. <(.FM~t/rsMM.F'<M?M~se, disait Scaliger, liber e~MMM, ex quo MM~a didici De nombreuses gravures de monnaies consulaires, sont placées en tête des articles, qui sont rangés dans l'ordre alphabétique des familles. La dédicace au cardinal Farnèse renferme des détails historiques qui ont leur prix. Chose curieuse, Orsini commence par s'y plaindre de la décadence des études archéologiques « Elles florissaient dans ma jeunesse, dit-il; elles sont aujourd'hui entièrement éteintes. Il y a quelques années vivaient à Rome des savants illustres, qui, occupés de faire connaître l'antiquité, recherchaient activement les monnaies et les inscriptions, et même les interprétaient ingénieusement. Le premier, le romain Gentile Delfini étudia les médailles depuis les origines de Rome jusqu'à la mort d'Auguste, tandis qu'Achille Maffei, frère du cardinal, s'occupait des monuments de l'époque impériale. Ils ont laissé l'un et l'autre des notes fort imparfaites, il est vrai, mais qui sont du moins les fondements d'un édifice qu'on pourrait construire tel qu'ils l'ont conçu. J'ai suivi leur exemple, encouragé surtout par Delfini, protecteur de mes Bambergensis, Medici Romani M IMAGINES ILLVSTRIVM, ex Fulvii Vrsini Bibliotheca, AK<re)'pMeaT/!eodoro Gallaeo expressas, COMMENTARIVS adt'M" C.</M</MMtH AMo6)'an6<!nM)M, Ca?'d!tM/6?7: S. Geo)'srM. AK<MfpMe, e.BO/~ctHft P<<M<MMaM, apud Ioannem Afore~Mm. C~. jf~C. VJ. In-4.
t. FAMILIAE HOMANAE QUAE REPERIVNTVR IN ANT1QVIS NVMfStfATIBVS AB VRBE CfMDITA AD TEMPORA DIVI AVOVSTI, EX BIBLIOTHECA FVLVI VRSINI. ADIVNCTIS FAMILIIS xxx EX DBRO ANTON! AVGvsTJKi EP. tLERDENSis. (Ce titre estau milieu d'un frontispice gravé. Au bas :) Romae cum pritilegio eMfaH<!6MS heredib. f''r«nct.9Ct 'rmme~tKt. In-fol. 403 pp. et les index. A la fin Romae impensis haeredurn Ft'aMC!c? TrsmM;?! A~M~/osepAMm de AM~e/M. D..L~VLf. 2. Orsini avait été précédé par Goltzius en 1566. Mais c'est lui qui est considéré comme le fondateur de l'étude des monnaies consulaires. Je rappelle pour mémoire les jugements de Patin (Paris, 1663), et de Vaillant (Amsterdam, 1703), dans la préface de leurs recueils. f) suffit de citer le maître par excellence, Ëckhel: « Opus [Ursini] Scaligero et Spanhemio iure dictum aureum et divinum, nimirum quale a tantae eruditionis viro debebat exspectari. Modum quem is in disponendis explicandisque famitiarum nummis tenuit t-eduio retinuere posteri, atque iidem pauca scitu digna attulere, quae non ante a summo viro fuissent praemansa. Vellem tamen non pauca absurda ac frivola abessent, quae praeclarum hoc opus dedecorant. » (Doctrinanummo<-Mm veterum, part. Il, Vienne, 1795, p. 114 v. part. I, p. CLIV). Cf. E. Babelon, Descript. hist. des monnaies de~t ~p. t'om., Paris, 1885. 3. H ajoutait L'?'~nMS simiamea, faisant allusion au Festus. (Scaligerana, éd. Colomiès. Amsterdam, 1740, t. II, p. 618.)
études j'ai été aidé par Antonio Agustin, le seul peut-être qui excelle en cette matière spéciale j'ai entrepris de faire le travail commencé par Delfini et de mettre dans Perdre que voici les monnaies antiques. Sollicité depuis longtemps par mes amis et ne pouvant leur faire attendre davantage ce livre, j'ai rédigé en quelques mois, et malgré ma mauvaise santé, l'explication des médailles et les notes sur les familles j'y ai joint un commentaire d'Agustin, que ses importantes occupations l'ont empêché d'achever, mais qu'il m'a envoyé cependant pour être publié en même temps que mon travail. » Orsini termine en rappelant les richesses archéologiques accumulées dans le palais Farnèse, le plus magnifique de Rome (quibus aedibus in Urbe ~M~cc nec structura magnificentiores nec bibliothecis, omnisque antiquitatis suppellectile o?'~a<to?'e~) il supplie le cardinal de continuer à favoriser les études et de prendre résolument le rôle presque abandonné de protecteur de l'antiquité 1.
Avec son Festus, Orsini rencontrait encore les travaux d'Agustin, qui avait donné en ISS9 une édition du fragment farnésien, tiré de la bibliothèque du cardinal Ranuccio La réimpression d'Orsini devait d'abord avoir lieu chez les Giunta à Florence et 't Vettori s'en était occupé activement s le travail fut même poussé fort loin, mais Orsini, mécontent des incorrections et du manque de docilité des typographes florentins, se décida pour Rome et l'imprimerie de Giorgio Ferrari La publica1. On ne peut pas oublier de rappeler la belle édition des Familiae donnée avec additions par Charles Patin (Paris, 1663, in-fot.). H y a. à Milan, à la bibliothèque de Brera (AD. Xl, 49, 2), un petit travail ms. d'Albert Haller sur cette édition.
2. A Venise, chez Bonelli (avec les fragm. de Verrius Flaccus). 3. H y a des renseignements sur la publication du Festus dans les lettres d'Orsini à Pinelli (Ambros. D. 423) 17 déo. 1579 (annonce du travail); 29 janv. 1580 « Il fragmento di Festo è quell'istesso di che fà mentione il Pohtiano nelle centurie et che monsig. Ant. Augustino nel stamparlo fece molti errori lui, et diede causa di farne molti ai Seali~ero- Hora ristampandosi s'haverà notitia di più di mille luoghi belli d'eruditione, etc. )? 28 janv. 1581 (Vettori vient d'envoyer à Orsini les premières feuilles ini_primées à Florence) 24 juin (le Festus est plein de fautes Orsini n'y veut pas mettre son nom, quoi qu'en pense Vettori) i6 sept. (on le réimprime à Rome, les Giunta n'ayant pas tenu compte des observations). Je ne sache pas qu'on ait signalé cet essai d'impression chez les Giunta. Cf. le travail sur les lettres d'Orsini, que je vais publier d'après les originaux du British Muséum; la question y sera traitée en détail.
4. SEX. POMPE) FESTt ~e'U6r60)'MmSt~M!ca<M?!ej~'(tpmeK<MMt, M!t)etMS<!S~M?M exemplari bibliothecae Farnesianae d&M~tp~MN!. F~'M?MM~Mpe)'M)'MM!. fmpt'eMMm Romae apud Georgium Ferrarium. M. D. IZZX'f. Immédiatement au dos et sans titre commence le fragment MMfMBKKcMKMS. P. 166 est le
tion comprend trois parties '1' le fragment farnésien 2"'S'eAed<ze quae Festi /?'syMteH<o c~e<?'ac<ae apud Pomponium Laetum exstabant 3° des notes. Orsini n'a mis son nom nulle part, sauf au titre de la seconde partie, où on lit ex bibliotheca Fulvi Ursini. On ne reconnaît l'éditeur que dans la préface, quand il parle des livres des Farnèse qui lui sont confiés. 11 rappelle l'édition d'Agustin, publiée* opera CaroliSigonii', mais dans de trop mauvaises conditions pour être parfaite il ne'peut s'empêcher de rendre hommage, sans le nommer, au génie de Scaliger, qui, privé de leçons de manuscrit, a apporté cependant tant de lumière au texte de Festus Il explique l'intérêt qu'il a trouvé à reproduire à son tour le fragment avec une correction plus grande, et à en donner comme un fac-similé, une page de l'édition correspondant exactement à une colonne du manuscrit. Les morceaux échappés au feu de chaque colonne paire sont accompagnés de restitutions imprimées en italiques. En publiant les schedae, Orsini n'a pas reconnu qu'elles correspondent exactement à des quaternions détachés autrefois du manuscrit farnésien personne, il est vrai, ne s'en est aperçu avant Otfried MùIIer. Malgré cette inadvertance et un index défectueux, le texte d'Orsini a été fait avec soin et a été la base, comme on sait, de tous les travaux postérieurs
titre des Schedae, qui s'arrêtent à la p. 196. Puis vient sur une page le titre Notae in Sex. FoMtpct Festi fragmentum schedas et ept<omaNt; au verso commence la petite préface non signée puis les notes, l'index et les errata; cette partie n'a aucune pagination. A la fin Romae, apud Vincentium Acco~MM, D. LXXXIT. In-8.
1. Sur la part prise par Sigonio à l'édition, v. les lettres d'Augustin. 2. « Quam quidem editionem doctissimi viri postea secuti tam multa in ea restituerunt, ut ex iis quae Lutetiae vulgarunt [1575], intelligi facilepossit quid facturi fuissent si emendatioremcodicemnacti essent. )'–Voicipar contre l'opinion de Scaliger sur le FM<!M d'Orsini. Dans Yvo VtMtoma?'M~M). locos controversos Rob. Tt< il prétend que l'édition d'Orsini n'a fait que copier la sienne, et qu'on pourrait les confondre si Orsini n'avait pas eu soin, d'y ôter le nom. Dans ses lettres intimes, Scaliger écrit à Dupuy « C'est toujours le mien, sauf quelque peu de ses devinations, lesquelles il a entremeslé parmi les miennes, pour déguiser mon labeur et se l'attribuer. Aux annotations H y a faict de mesmes. Bref, il se fait très bien aider dt<MnMtg'<! ~t ~M~MCHo<t et T'?'(MM~(HM, sans les nommer toutesfois. Je suis bien aise que ce peu que je fais soit si bon, que nos adversaires mesmes s'en servent. » (Poitiers, 21 juin 1582; dans les .Lèpres/'r<M!CfM'.s~ inédites de Jo~epASca/~e?', p. p. Ph. Tamizey de Larroque.Agen et Paris, 1881, p. 123.) Le jugement de l'irascible Scaliger est plus partial que ne le croit le savant éditeur. Son génie même a pu lui nuire. Avec une édition fautive sous les yeux, il a deviné quelques leçons du ms. Farnèse; Orsini, imprimant le texte même du ms,, ne s est pas cru obligé de citer ces heureuses conjectures. Inde irae. 3. H a été reproduit par Emile Egger dans Verrii F/accî/')'s~m. post
En même temps que le Festus se publiait à Rome, Orsini faisait imprimer deux autres ouvrages chez Plantin. Ils étaient prêts l'un et l'autre depuis longtemps les guerres de Flandre avaient empêché Plantin de s'en occuper plus tôt. Les Notes sur les œuvres complètes de Cicéron, dont une partie avait déjà. paru en 1879 furent données entières au public en 1881 Orsini fait de nombreux emprunts à ses manuscrits et à ses inscriptions. C'est peut-être celui de ses ouvrages où Fon voit le mieux à quel point il était peu porté à quoi que ce soit qui ressemblât au plagiat. Il cite à chaque page et plusieurs fois par page les conjectures et les observations de ses amis, Faerno, Bagatto, Agustin, Chacon, et très souvent même celles d'amis qu'il ne nomme pas (amicus quidam doctissimus). Il cite jusqu'aux annotations marginales anonymes'des livres de ga bibliothèque. C'est une habitude constante dans tous les ouvrages de notre savant; partout il se montre préoccupé jusqu'au scrupule de ne s'attribuer rien qui ne soit bien à lui. Il y a des parties entières où il ne fait que recueillir l'opinion d'autrui, s'effaçant modestement et suffisamment satisfait d'apporter de nouvelles lumières, sans réclamer pour lui-même le moindre mérite.
Le De Legationibus, qui parut l'année suivante (1882), lui avait été fourni par Antonio Agustin « L'archevêque de Tarragon& dit Orsini dans sa lettre-préface à Granvelle, < le vengeur et le restaurateur de la vraie science, m'a envoyé, il y a quelques années, des fragments de Polybe intitulés ~spt ~peo~S~ et réuMs ~t. Au' S. Pom.peMFesM /t'a~MMH<Mm< fid. Ut' eaxmp~o'M. Paris, 1838. Je reviens plus loin sur la question de Festus à propos des mss. possédés par Orsini; v. l'index.
1. Orsini à Pinelli '< lo ho condotto a fine le mie emendationi sopra tutte le opre di Cicerone, et resta solo che'I Plantino si possa rihavere da queste disgratie per poterie stamparle. )' (26 fév. 1577; AM:6}'<M. D. 42§.) 2. Avec l'édition du De officiis, de amicitia, etc., parue chez Plantin. Réimpression dans i'éd. de 1586. 3. FVLTH VRSINI IN OtttNiA OPERA CtOERON:S NOTAE. AK<fe)'p!(tS, B~ 0/~tC~ft CArtstopAon Plantini, Architypographi ReoM. M. D. LXZS'. ln-8.
EK TQN nOAYBIOY TOT MErAAOIIOAITO-r BKAOrAl IlE~I
nPESBEIQN. EX L!BMS POLYBH MEGALOPOUTANI SELECTA DE LECtATtON!BVS; 7~ alia quae sequenti pagina tMc!!eaH<M)', HMKnpftMMM Mt lucem edita. Ex Bt-* BLIOTHECA FVLVI VRStN!. AM~M'pMB, ex officina CA)'M~OpAo)'t Plantini. ~f. D. -LXXÏ~. (Au dos :) FM~men<s ex /HS<on's quae Mon. ea!~aH~ Dm~SM Haëcm'Hs~et. Diodor: Siculi. Appiani A~sn~'mt. Dionys. Cassii Nicaei de les <;a<MKt6M~. Dionys. K&. LXXIX et LXXX imperfectu s. Emendationes in PD/&tMm 'i'mpt'es~Mm Basileae per Ioannem Re~a~tHM anno B'. D. XÏS'. (~ plus haut, p. 19, un fragment de la dédicace.)
par un certain Jean de Constantinople, qui avait classe l'antiquité romaine en chapitres et en lieux communs. Je les avais reçus pour corriger les innombrables fautes qui en corrompaient le texte, et en faire part, si je le jugeais bon, au public savant. Autant que mes nombreuses occupations me l'ont permis, j'ai lu l'ouvrage avec attention et, suivant mes faibles forces, je me suis efforcé de le remettre en bon état. M. Ernest Schulze a fait le classement des manuscrits de cet important recueil, et Charles Graux a contribué à en éclaircir l'histoire'. L'unique exemplaire, d'où dérivent tous les autres, est le fameux manuscrit de Juan Paez de Castro, qui contenait le vingt-septième livre de la grande compilation historique de Constantin Porphyrogénète, et qui périt dans l'incendie de l'Escurial, en '1671. Dès 1566, Agustin avait connaissance du trésor que possédait Paez; en 1574, il en faisait prendre copie par son scribe ordinaire, André Darmarius, et il écrivait à Orsini au mois de septembre « En un certain lieu d'Espagne, on a trouvé un livre grec, où sont de très beaux fragments d'historiens antiques; j'en ai une bonne part en main; on achève de me copier le reste. Ce seraient autant de perles, de rubis ou de diamants que je les estimerais moins )) Orsini, alléché, demande à les voir, et Agustin, avec un désintéressement méritoire, lui envoie aussitôt ces précieux textes, l'autorisant même à les donner à l'impression'. Bien qu'il ait 1. Schulze, De axeerp~M Co?M<nn<MMHM~:M~tOHM cr:<tMe, Bonn, 1866; Graux, Essai sur les origines du fonds grec de l'Escurial, Paris, 1880; v. particulièrement les pp. 93-97.
2. A. Augustini opera omnia, Lucques, 8 v ol. in-fol., 1765-1774 t. VII, p. 256 (de Lérida, 26 sept. 1574).
3. Orsini à Pinelli, 14 janvier 1575 « Monsr Antonio Agostino sera fra pochi giorni in Roma, chiamato per un breve di N. S~ et mi portarà il restante di un libro grecho, del quale ho la maggior parte già in mano. L'argumento del libro è questo a tempo di ConsLantino Porptiyrogeneta fù divisa la historia Romana in LIII luoghi commun! questo era il XVII, che trattava de ~aMoN~M~ Et in somma io )o stimo un thesoro. Ho scritto a Plantino. » (AM6t'&s. D. 422.) Le 9 avril nous apprenons que !e départ. d'Agustin a été retardé, mais qu'il a envoyé le reste du recueil, avec ses corrections personnelles. Enfin, dans une lettre du 24 juin d58l, Orsini expose avec détait la manière dont il conçoit sa publication il ne veut donner que de l'inédit et il joindra les fragments des livres LXXIX et LXXX de Dion, tirés de sa collection (cf. n° 1 de son Inventaire). Le 6 juin, Plantin écrivait qu'il attendait de jour en jour la commodité de se mettre aux « fragments grecs (Orsini à Pinelli, le 12 août). Au mois de mars de l'année suivante, le volume était achevé d'imprimer et l'auteur en recevait la première feuille il devait avoir ses exemplaires, vers le 15 juillet, dans une balle de librairie expédiée le 1* avril. (Lettres du 13 avril 1582 et du 5 mai. A?K6)'(M. D. 423.)
tardé dans la publication d'un ouvrage dont d'autres copies cou raient en Espagne, Orsini a eu pourtant l'honneur de donner l'édition princeps; mais le texte qui lui fut envoyé ayant été pris sur la transcription de Darmarius, copiste peu scrupuleux et peu exact, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il ait eu tant de corrections à faire Afin de publier ensemble une masse plus considérable d'inédit, il y joignit un important fragment de Dion Cassius d'après un manuscrit de sa bibliothèque °.
L'année -1883 compte deux publications d'Orsini faites à Rome, l'édition d'Arnobe et Minutius Félix °, et les notes au De legibus et MK~MscoMSM~t's d'Agustin. L'oeuvre des deux auteurs chrétiens avait déjà. été donnée à Rome « Il y a quarante ans », dit Orsini dans sa dédicace à Grégoire XIII, « le pieux écrivain Arnobe a été publié pour la première fois, d'après un texte de la Vaticane qui fourmillait de fautes et que des savants ont corrigé avec soin. Je crois, à ce propos, devoir me plaindre de la manière dont certains corrigent les auteurs. A la place de la leçon antique, ils en mettent souvent une à eux. Quand c'est pour les auteurs profanes, les honnêtes gens ont le cœur soulevé du procédé; on le tolère cependant. Mais pour les livres qui contiennent la doctrine de salut, comment supporter qu'un critique, fût-il sagace et perspicace, rejette la leçon originale pour y substituer une leçon arbitraire? H Pedro Chacon, espagnol d'un grand sens et fort instruit, avait remarqué dans Arnobe des erreurs de ce genre; sur l'avis du cardinal Antonio Caraffa, qui aime beaucoup tout ce qui sert à éclaircir les auteurs sacrés, Chacon s'était mis à réunir et à reviser les textes de celui-ci. Il allait publier le livre avec d'excellentes et nombreuses corrections quand la mort l'a emporté, son œuvre presque finie. Il laissait par testament au cardinal le soin de la publier s'il le jugeait 1. M. Scbulze signale un Schottanus, à chercher en Belgique; il supposequ-e c'est la propre copie faite pour lui, cu'A~ustin aurait donnée au P. An~ré Schott. Ce ms. aurait la plus grande conformité avec celui dont se seiait servi Orsini pour sa publication (cf. Graux, p. 96). J'imagine, pour ma part, que ce Sc/M«CMM~ pourrait être tout simplement l'exemplaire qu'Orsini prépara pour l'impression et qu'il envoya à Plantin. Le Va<. gr. 1418 sera décrit parmi les ms. d'Orsini.
2. On parlera plus loin de ce ms., le Va~. gr. i300.
3. ARNOBII D!SPVTAT]ONUM ADVERSVS GENTES UBM SEPTEM. M. MINVCII F&Ucis ocTAVtvs Romana ecK<Mposte?'MM' et emendatior. De licentia superiot'MM. Romae. Ba; typographia Dominici Basse, ~f..0. ZmHJF. In-8. Cf. LeKo-e ined. del Granvelle, p. 26 (1. XVII).
utile; j'ai été chargé de terminer l'édition et de la donner au public. »
Ce travail nous rappelle la part d'Orsini dans les travaux de l'érudition catholique, qui marquèrent à Rome la seconde moitié du xvi" siècle'. Il se soumit de bon cœur et avec dévouement à collaborer assidûment aux commissions pontificales. Cela lui rapportait moins d'honneur que de fatigue. On trouve parmi les papiers de Sirleto un billet d'Orsini qui se montre accablé de besogne « Ce matin, des neuf heures aux douze, j'ai revu des épreuves et il faudra les revoir encore aujourd'hui; de plus, je relis mes notes et celles du P. Antonio [Agellio] à Vo~Me, aux VM~M et à jBM<A, afin qu'on puisse transcrire sur ces trois livres celles du sieur Pierre Morin. Il faut en outre que j'aille revoir de nouveau le manuscrit du Vatican, pour beaucoup de choses qui ont été omises, que je communique cette revision à la commission, puis que je mette le texte au net pour l'imprimeur. Tout cela fait que je ne puis penser à commencer la traduction des décrets de la Réformation. Je supplie donc V. S. Illustrissime de surseoir avec le Saint-Père, jusqu'à ce que je vous aie parlé M La traduction en grec des décrets du Concile de 1. Cf. sur la question~génërate la Bt~Ko~eca sscfadu~P. Lelong les Pro~OMenft de Friedberg à l'éd. de Gratien, Leipzig, 1879 Ch. Dejob. De l'influence du concile de Trente. Paris, 1884 P. de Nolhac, Jacques Am</o< et le Décret de Gratien, Rome. 1885 (Extr. des Mélanges d'at'cA. et d'hist.) etc. Sur les travaux ecclésiastiques d'Orsini, il y a une lettre instructive de lui à Pinelli, écrite le 30 octobre 1582, au moment où il achevait l'Arnobe en voici la substance
« L'Arnobe est fini, grâce à Dieu vous en aurez un exemplaire. Le cardinal Caraffa m'a dit qu'on allait imprimer Tertullien de la même manière; c'est moi qui en serai chargé trouvez-moi donc à Padoue ou à Venise quelques bons mss. Le cardinal m'a fait part aussi de la résolution du SaintPère d'imprimer la Bible grecque ce sera encore mon affaire. » (Am~'os. D. 423.) Le 14 février 1583, Orsini empruntait à la Vaticane un ms. de Tertuuien; nous avons le reçu fait par lui pour Sirleto (Vc:<.Reg'. 2023, f. 386.) H y a des observations d'Orsini sur ce texte dans le Va<. 5398; mais c'est Latini qui. à Rome, s'est le plus occupé de Tertullien.
2. Ce billet se trouve dans le Reg. 2023, f. 393, parmi d'autres lettres d'Orsini à Sirleto et à Caraffa, se rapportant toutes au même ordre de travaux. M. Dejob l'a déjà donné (/. c. pp. 26 et 382) mais j'ai cru devoir le reproduire, ma copie et ma traduction n'étant pas entièrement conformes aux siennes
+ Ht=° et R"'° S'' mio Col'
Questa matina dalle nove hore insino aife dodeci, sono stato intorno alla revisione d'una stampa,ct hoggimeconverràrivederiadinuovo. Oitrequesta diligenza, rivedo le note mie, et del padre D. Antonio sopra Iosue, Judici et Ruth, accioche si possino sopra questi tre libri trascrivere le notatione del S'' Pietro Morino, le quali doveranno venire in mano di V. S. Ht"~ et ottre NOLHAC. FULYtO ORStXt 4
Trente, à laquelle Orsini fait allusion, fut confiée à Mathieu Devaris et Orsini n'eut qu'à la revoir; elle parut en 1583 Quant au travail dont il est occupé, on voit que c'est la révision de la Bible des Septante à laquelle le cardinal Càraffa l'avait préposé le rôle considérable qu'il remplit dans cette grande édition collective, décidée depuis le règne de Pie V, est attesté par la préface au lecteur qu'il fut chargé de rédiger En dehors même d'une collaboration effective, la haute compétence d'Orsini comme helléniste lui valait de donner des conseils pour un grand nombre de publications romaines. Il vint même un temps où. la décadence des études grecques se faisant sentir à Rome comme ailleurs, l'auteur du Virgilius illustratics resta presque seul à les représenter.
Malgré ces excursions fréquentes et un peu obligatoires dans le domaine des sciences ecclésiastiques, Fulvio Orsini revenait bien vite à ses travaux préférés sur l'antiquité classique. Il en était de même d'Antonio Agustin. Sa première collaboration avec Orsini remontait aux Familiae rom~Mae. En 1883, Orsini joignit des documents et des notes au livre sur les lois romaines questa ancora, m'è necessario dar di nuovo una revisione al testo Vaticano, per moite cose trala.soia.te.. et questa revisione communicarla con la congregatione, et poi mettere in netto il texto per il stampatore. Onde per tutti questi rispetti non posso pensare, non ohé cominciare la traduttione delli Ueoreti della riformatione. Perù supplico V. S.IU" di soprasedere con N. Src Mnohe io le parii à bocca, che sera. in breve. Etmta.nto le bacio humiiiss~ la mano.
Di V. S. IU" et R~.
Obligatisso serre, FM~ OrsMM.
i. Cf. l'index au mot Devaris.
2. Voici le titre de cette grande édition critique H IIA.AÂ.IA AIÂ.OHKi.I KATA. TOTB EBAOMHKONTA. ea; aMc<ortMeSta;M V. Pont. Max. ~ttum. Rome, typ. Fr. Zannetti, 1587 (privilëge concédé à G. Ferraff !e 9 mai). In-fot. En tête est la dédicace d'Ant. Caraffa à Sixte-Quint, puis vient la préface non signée et le bref du pape daté dn8 octobre 1586, On apprend que la préface est d'Orsini uniquement par ce qu'il dit dans sa dédicace des Notae ad Catonem etc., adressée au cardinal Caraffa. Le P. Lelong la croit à tort dePierreMorin. -Sur la conduite et tavateuc de l'édition, cf. Lelong, B~. sacra, Paris, 1723, t. I, pp. 187-190. Il cite, d'après une lettre de Morin et le témoignage oculaire de Michel Ghisler, le nom des autres collaborateurs de l'oeuvre. Il m'a semblé intéressant de donner cette liste de savants et théologiens travaillant avec Orsini. Ce sont Lelio [Landi], Francesco Turriano, P. Chaoon, Mariano Vittorio, Antonio AgetIio Pietro Comitolo, Roberto Beitarmino, Francesco Toledo, tous trois jésuites; Morin, Jean Maldonat(+1583), Jean Li6vens(Hvmeius), Bart. de Valverde. Sous Pie V, il y avait eu Emman, Sa, Parra, L. Latini. La collaboration de FI. Nobili n'est bien attestée que pour l'édition, de la Vulgate qui suivit (Lelong, pp. 264 sqq.) et à laquelle Orsini ne prit aucune part.
et les sénatusconsultes qu'Agustin avait envoyé à Rome dès 4581 pour l'y faire imprimera La contribution d'Orsini au travail de son ami fut considérable. Il fit tirer en fac-similés typographiques, trente-cinq inscriptions ou fragments d'inscriptions, existant pour la plupart dans sa collection il les accompagna de notes importantes. Ce fut Domenico Basa, le Vénitien établi à Rome, qui imprima ce volume comme il avait imprimé l'Arnobe; il fut dès l'année suivante reproduit en France 4.
Un recueil fort curieux et d'une composition assez bizarre, qui parut enlS87, mérite quelques détails °. Orsini raconte dans sa préface adressée au cardinal Caraffa, comment il l'a composé. Alors qu'il travaillait à la Bible grecque chez le cardinal, en compagnie de Pedro CIiacon °, afin de se reposer d'une étude par une autre, les deux amis terminaient leurs discussions sur le texte des Septante par l'examen de quelques passages des au1. ANTONII AVGVSTINI ARCHIEPtSCOPI TARRACONENStS DE LEGIBVS ET SEVATVS COXSVLTtS LIBER. Ad!M/M<M /es'Mm~K<<yM~Mme< S6Ha<!MCOMSM~OrM?K/h'<g'MCM<M, cum notis FULVI VRSiNI. Rom<ff, Rr TypO~ap/tM Dominici Ba~CM, CId. JJ. XXCIII. De licentia SMpenot'Mm. fn-8, 8 If., prêt. 339 pp. du texte d'Agustin, 54 pp, numérotées séparément, avec titre spécial, pour les notes d'Orsini, enfin 10 planches contenant 35 inscriptions ou fragments. Lettre-préface d'Agustin à Orsini « Proximis tuis litleris intellexi esse Romae qui cupiant in vulgus edi quas amico nostro Pyrrho Taro I. C. legendas istic dederam nostras de legibus. lucubrationes. Illud Pyrrhi nostri exemplar Bononiae cum essem scripsi hoc alterum, quod nunc mitto, post octo aut novem annos Romae inchoaveram. » Orsini à Pinelli h Mons'. Anf. Aug°. m' ha scritto et ha mandato qua un suo volume De legibus et MHS~McoK.SM~M da stamparsi in Roma a sue spese, bellissimo libro et pieno d'antichità; piacerà a V. S (18 mars 1581 Am~ro~. D. 423.) 3. Cf. Les eo/~c~. f~a~< de F. Orsini, pp. 43-45 (Inscr. H~ 1 à 14 et 19.)
4. Cette contrefaçon est in-folio, infiniment plus belleque l'édition romaine; elle porte à la fin du titre précédent l'adjonction suivante MM<Mo <~KMK antea emeKf~aHM~, additis etiam ~ocorMm quorundam notis, cum ~MO~M indicibus locztpletissimis. AcKec<MS est Iusti Lipsii libellus de legibus t~t'M et XVi)'t!/<6M~. Parisiis, apud luttnnem 2!M/teWMm. ~VD. ~~CIV. CM?H privilegio feg~M. La préface du libraire est curieuse, et fort honorable pour Agustin et Orsini il raconte qu'étant entré dans la bibliothèque d'un conseiller au Parlement (qui pourrait être Dupuy), il y a vu ce livre récemment arrivé de Rome, et qu'il en a été tellement enthousiasmé, qu'il l'a emprunté sur l'heure et s'est mis à l'imprimer. Cette préface est datée du 15 juin 1584. A propos des jugements portés sur le livre, cf. Mf~m~ Graux, p. 401. (Nolhac, Lettres inéd. de ~Mre<.)
5. NOTAE AD M. CATONEM M. VARRONEM L. COLVMELLAM de re }':M<Ma!. Ad K~/en~. J{M.!<i'cMm FarKe~MHMm et ~e~erM {?Me?'tp<:OKM Ft'ah'Mm AnM~MHH. !v.\tvs pHtLARGYptvs in Bucolica et Georgica yH'7<t. JVo~te ad Se)*utMm in B!~o/. 6eo~. e< Ae?!?; Virg. vEnvs LONGVS de otV/io</rapAfa. B.c bibliothecci !7~!M! BoMae in rM~t6. S. P. Q. R. IMDLXXXVII. ApM~ Geo'~tMm F~t'r';)'!MM. PefMM.~M t'Mpet'MM'Mm. In-8.
6. Et Flaminio Nohili, dit Castiglione, fi. 557.
teurs païens. Us s'étaient occupés spécialement du De ret'Ms~cs. de Varron, et avaient rédigé sous forme d'~uerssrM le résultat de leurs conjectures et de leurs collations de manuscrits. C'est ce travail commua qu'Orsini a remanié et offert au public. M y a réuni des observations .sur Caton et Columelle, provenant en partie de Giambattista Sighicelli. Pour mettre ensemble tout ce qu'il avait sur les matières d'agriculture, Orsini a ajouté des notes sur le calendrier rustique de la collection Farnèse, sur les inscriptions des Frères Arvales', et sur la partie du commentaire de Servius relative aux Bucoliques et aux Geor~~Mes Toute occasion étant bonne d'être utile aux gens studieux, Orsini a joint le De OWAoyrapAtc: de Velius Longus, corrigé avec soin; mais, dit-il, ce qui forme la partie principale de son recueil, c'est le commentaire de Junius Philargyrius sur les Bucoliques et les Ceo~~M~, qu'il a découvert inséré dans un manuscrit de Servius et qu'il donne pour la première fois". Le motif véritable de la publication est même, de l'aveu d'Orsini, ce dernier document dont les savants français lui ont demandé avec instance communication*.
En 1588, Orsini rendait un nouvel hommage à la mémoire de son ami Chacon en publiant la dissertation qu'il avait laissée sur la manière dont les anciens se mettaient à table et sur les repas 1. Le calendrier Farnèse est lui-même publié aux pp. 19~-193, et. les dix`-neuf lragments des Arvales aux pp. 213-323 cf. plus haut, p. 35. 2. M y a aussi queiques corrections sur le commentaire de l'JB~ët~e. Sur les mss. de Servius qu'Orsini a utilisés et qu'il désigne par t). c. ou 'un. ce., voir l'index du présent, volume, et la p. 28t de son recueil.
3. Ce ne sont, dit-il, que des extraits du commentaire plus complet de Philargyrius Mquae[exeerpta]cum ego primumiegisseminseria fragmente vetustissimo Servtano (quod oinn mibi litteris Longobardicis exaratutn dop.o dederat Paulus Manutius favente Aldo Iltio) nullius auiem interposito nomme auctons discreta, sed a Servianis expositionibus tantum his notis disiuncta et ftHfc!' (qua formula, id est xK't ctM.M;, utuntur etiam Graeciad indioandas expositionum varietates), suspieatus aliquando sum, id quod erat, ea scripta. non esse supplementum ad Servium, ut multi opinabantur, sed additamentum potius quoddam ad eius commentarium. Quae cum repererim deinde in margine codais Virgiliani, quem item domi habeo, exsoripta manu Angeli Politiani, et quidem diserte sub nomine lunu Phiiargyfil, illam dubtt.atiouem penitus sustulerunt, eoque magis quod idem Politianus hune ipsùm scriptorem sub lioc titulo non solum exscripsit et agnovit, sed insuis eti&tB. .UMCK«ftH''M [1489] nominavit. n Le fragment de Servius en écriture lombarde tie peut être que le n" 27 des mss. latins de l'Inventaire d'Orghu (auj. V< 33t7), et le Virgile annoté par Politien, l'imprimé latin n" 1 du même inventaire. Nous retrouverons ces deux volumes à leur place dans l'étude de la Bibliothèque.
4.. Cf. l'index au mot P/tt7«t's"tKS et l'Appendice III.
dans l'antiquité 1. Le De ~'e~'yMo est précédé, dans l'édition originale, d'une longue dédicace d'Orsini à Sixte-Quint, consacrée en partie à plaider la cause des travaux sur l'antiquité païenne, au milieu du courant qui se manifestait alors si fortement en faveur des travaux sacrés. Il semble qu'au milieu des préoccupations nouvelles de la curie romaine et des savants, Orsini veuille faire excuser ses chères étude?, en les rattachant à la religion. La question du 7'rxc~KZMm, dit-il, comme exemple, n'at-elle pas son importance pour éclaircir certains textes de l'Écriture? Orsini apprend ensuite que le travail de Chacon était demeuré incomplet et qu'on le publie sur l'avis du cardinal Caraffa, aux mains de qui le manuscrit est resté. L'appendice d'Orsini est plus considérable que le livre lui-même et fournit comme celui-ci une abondante collection de textes grecs et lalins et même quelques gravures sur bois fl est dédié au cardinal Peretti, neveu du pape, en témoignage de l'estime qu'Orsini a été heureux de constater chez lui pour les études antiques. La dernière publication d'Orsini (je ne compte pas les réimpressions, ni la nouvelle édition des Imagines) nous montre encore une fois son nom uni à celui de son ami Agustin Celui-ci était mort en ~S86 et Orsini l'avait pleuré publiquement dans sa préface aux Notae ad Ca<oMe?M. 11 fit paraître à Anvers, en 1S95, les fragments des anciens historiens romains, à commencer par Fabius Pictor, qui avaient été recueillis et mis en ordre par Agustin. Mais la partie la plus considérable de ce gros volume comprend les notes d'Orsini sur les historiens romains, qui ont été si souvent réimprimées ou utilisées dans les éditions isolées de chacun d'eux. Comme toujours, il appuie sans cesse ses leçons ou ses observations sur des inscriptions, des médailles, etc. L PETRVS OACCtMtVS TOLETAXVS de <?*M)HM jRoMMKO, F~LV; VRS!~t Opp~N~M;. Romae, in aedibus S. P. Q. R. Af.D.Z~A'H'NL Apttd6eorg'M<m Fen'artum. In-8. L'appendice commence H. ta p. 53; te livre entier a 19~ pages, plus les préfaces et les index.
2. Un bas-relief provenant des Parnese, celui de la page 123, est au musée de Naples. A la p. 66, Orsini mentionne la clochette de bains qu'on trouve à la fin de l'inventaire de ses collections (Coll. ~'ft?tt., p. 93 p. 165 du ms.) il nous apprend ici qu'eue tut trouvée en 1518 aux Thermes de Dioclétien.
3. FRAGMENTA mSTORfCORVM COLLECTA AB ANTONtO AVGVSTfKO, <'MtetK~t<(t tt Fu/uM Crst'KO. Fvn't vRStNt NOTAE Ad Sft//M.f!Mm, Cact'arem, ~<t'!M?K, Ve//e?:<m, Ad T'ac!<t;m, SMe~?t!M7M, Sp6!}'<aMtMeta/MS.AH<fe?'pMe,e.ï;o/~eMa P~fn<tKt(tKft, apud 'fh<t<?~ et Ioannem Morf<Mm ~.D..ÏCV. ln-8. (Le privilège est daté d'Anvers, 15 février.) La moitié du volume est consacrée à César. Contrairement aux habitudes d'Orsini, il n'y a ni tables ni index.
Comme toujours aussi, il cite le témoignage de ses amis 1. Au verso du titre il y a même uhe note bien apparente indiquant les principaux érudits qui ont pris part aux corrections et annotations publiées dans le livre Orsini y compte Agustin, Bagatto, Faerno, Pedro Chacon, Muret et Latini. Ce ne fut pas sans tristesse qu'il dut envoyer à l'impression cette liste de ses confrères tous étaient morts.
A cette dernière publication d'Orsini se rattache l'accusation de plagiat qu'on a fait peser sur sa mémoire et qui n'a jamais été discutée. Il est utile de voir de près sur quoi elle repose. Disons d'abord que les compilateurs qui ont invoqué, après Teissier le témoignage de Casaubon, ont montré qu'ils ne l'avaient pas lu; Casaubon a reproché à Orsini d'être mal informé des travaux des philologues étrangers à l'Italie et de refaire des observations qu'ils avaient déjà faites; mais son texte ne comporte pas la nature d'ironie qu'on lui prête'. Il y a un fait plus grave et que Thomasius s'est empressé d'accueillir et de mettre en lumière dans son traité De plagio Orsini se serait approprié sans rien dire, dans son recueil relatif aux historiens latins, les notes de Pedro Chacon sur César. Jean Brant, d'Anvers, ayant reçu le manuscrit de Chacon rapporté de Rome par André Schott, l'a publié à Francfort en 1606 il a reproduit aussi les notes de Fulvio, mais en distinguant nettement la part de chacun des deux savants Schott lui-même affirme, dans sa petite biographie de Chacon, que celui-ci a fait des annotations à César; 1. P. 415, Orsini signale un ms. de Velleius Paterculus portant des leçons de la main de Bernardino Rutilio.
2. B/oge.9 des hommes savans. t. IV, p. 365. Niceron a parlé des plaintes de Scaliger, MemoM'es poM)' servir à f/tM<. des hommes tHt~'M, t. XXIV, Paris, 1733, p. 350; il a été copié par Millin. Niceron n'a du reste rien ajouté à la biographie d'Orsini.
3. Voici tout le passage; il s'agit des F)'ag'MMK<<:M~orM!0)'Mm, que Casaubon remercie Bongars de lui avotr envoyés « Ego iam per annum integrum et amplius cruciabar exspectatione eius libri noram enim ante quadriennium fere missum fuisse ab Ursino ad Plantinianos beasti igitur me et sane iuvabunt me nonnihil notae Ursini, etsi de Italis hodie quod sit meum nulicium non exspectas. Ursinus quidem doctissimus vir est, .et de literis si quis alius optime meritus. Sed ego miror eum toties nostras Transatpinorum ignorare emendat enim fere ea tantum, quae pridem sunt turnebo aliisque Transatpinis, ut ipsi appellant, animadversa. » (Isaaci GaMM&om <pMfo!f<e.CM)'aKte'rA. Janson ab Almeloveen, Rotterdam, 1709.) La lettre, qui est de 1595, est datée du 20 mai 159.4 (?).
4. Dt'Mo't. p/K~oMpAtoade plagio Kterai'M. sub p!'aest~t0 D. Jctco&t Titomasii. Leipzig, Christoph. Enoch [1673], §§ 583-584.
5. C. IM~M Caesaris quae ea;stffH< editio a<~0!'?Ktt<: opéra et studio Go~o/)'edi h;ng'e)'mcMtn LtpsMM.SM, Francfort, 1606, in-4. Les notes de Rhel-
toutefois il n'adresse aucun reproche direct à Orsini, qu'il énumère parmi les amis du savant espagnol Brant, moins réservé rapproche le cas d'Orsini de celui d'Alde le jeune, qui s'était attribué impudemment les notes sur César de l'Allemand Jean Rhellicanus.
Il n'y a pourtant, à y regarder de près, aucune analogie à établir. Il est faux de dire qu'Orsini a pris le travail de son ami, <<i!C!<o Ciaconii nomine parum verecunde, puisqu'il a fait précisément figurer Chacon dans la liste préliminaire des six érudits qui lui ont servi. L'auteur paye ainsi en une fois une dette qu'il eût été sans doute dans l'impuissance de reconnaître en détail. Nous savons en effet, par la préface des Notae ad Catonem, que Chacon et Orsini travaillaient en commun sur lemème texte~ ils rédigeaient leurs ad~e~sW~ sans distinguer ce qui appartenait à l'un ou à l'autre, et cette distinction, souvent impossible sur le moment, le devenait plus encore après dix ou quinze nnnées. Il est même probable que, dans la copie gardée par Chacon et retrouvée par Schott après la mort d'Orsini, une partie des notes appartient à celui-ci en le publiant sous le nom de Chacon seul, les deux Flamands ont dû commettre plus d'un vol inconscient au préjudice d'Orsini. Ainsi tombe, croyons-nous, cette accusation, contre laquelle protestaient déjà le caractère du savant romain, son zèle pour la gloire posthume de ses amis et de Chacon en particulier, enfin les habitudes d'esprit dont tous ses livres témoignent.
En résumé, de toutes les œuvres échelonnées le long de la vie de Fulvio Orsini, aucune n'a été tout à fait inutile plusieurs ont ouvert à la science des voies nouvelles. [Elles valurent à leur auteur une renommée considérable dans toute l'Europe. Ses précieuses collections et sa bibliothèque ne firent pas moins pour sa gloire. Comme elles comptaient parmi les curiosités de licanus, Glareanus et de tous les commentateurs du xvi° siècle jusqu'à Brant ont une pagination spéciale; c'est à la p. 427, qu'il faut chercher l'accusation de Brant en tête de ses Notae politicae. Les notes d'Orsini occupent les pp. 231-261, celles de Chacon les pp. 265-337.
1. Pages 262-265. Cette vie anonyme, reproduite avec modification dans i'jffXjMHMe MM'<o</tcc«, est attribuée ici au P. Schott par la préface de Jungermann. Schott mentionne Chacon comme l'éditeur d'Arnobe sans nommer Orsini; mais ce qui est plus curieux, c'est qu'il fait également du savant espagnol l'auteur du Festus (attribué par erreur à l'année i589) et ne semble mentionner Orsini que comme éditeur d'un travail de Chacon. H y a évidemment chez lui la préoccupation de grossir l'oeuvre de son personnage.. 2. Cf. plus haut, pp. 46, 51 et 52. 0
Rome, aucun étranger instruit et homme de goût n'aurait voulu partir sans avoir visité le s~MC~o d'Orsini*. Beaucoup le prenaient pour guide dans les autres collections ou pour la visite des monuments romains. Orsini faisait accueil à tous les gens d'étude, même quand ils lui arrivaient, comme Jacques Bongars, sans recommandation aucune 2. La réception devait être, il est vrai, plus cordiale quand le voyageur lui était envoyé par un de ses nombreux amis. Sambucus de Vienne, par exemple, adressait en 1564 à Orsini un jeune homme nommé Philippe 'Apianus, fils du médecin honoré par Charles-Quint, avec prière instante de lui ouvrir les collections Farnèse et de le guider dans sesétudes à Rome t Amabo te. doctissime Fulvi,'da operam videat bibliothecam vestram, videat antiquitates; commendatione tua quod dignum inspectione atque perpétue sermone dignum putas istic observet, si qui libi-i aut manu factae demonstrationes mathematicae sunt ostendas Le jeune homme fut sans doute bien accueilli, car la recommandation deSambucus était précieuse pour notre Fulvio mais, dans la suite, les faits de c& genre se multiplièrent au point de lui faire perdre beaucoup de temps. 11 s'en plaignait surtout quand il s'agissait de montrer des tableaux ou des antiquités à des profanes; il confiait sa mauvaise humeur à Pinelli « Je déteste ces étrangers qui n'entendent rien à la peinture, rien aux livres ni aux statues, et qui me font perdre mon temps à les leur montrer ou à leur faire visiter les curiosités de Rome, comme si j'étais l'homme le moins occupé de la terre
Tous les t forestier! de distinction, venant à Rome, entamaient avec Fulvio Orsini des relations, qui plus d'une fois se 1. Ce terme, fort usité au xvi" siècle, comprenait les musées de tableaux, de statues, de manuscrits, de médailles et d'armes historiques. Cf. P.-G. Molmenti, La vM p!'M)~ <i Venise, p. 266 de la trad. franc. Venise, 1882. On peut le traduire, faute de mieux, par le mot de cabinet. 2. V. la lettre de Bongars, n" III de l'Appendice III; elle est certainement de 1586. M. Hagen place vers l'an 1580 le premier voyage de Bongars à Rome; il y retourna en 1585; alors protestant déclaré, il est probable qu'il fut moins bien reçu.
3. Va<. 4103, f. 44.
4. « E ben vero che io horamai abhorrisco certi humoristi che, sonza. cognitione d'historia o doctrina alcuna antica, m'importunano aHe volte come ancora eerti forastieri, che non intendono ne artificio di pitture, ne e antichità de libri o statue, me consumano in inostrarli, o farli vedere le cose di Roma, che sono un chaos, et se ne vengono alla volta mia come s'io fosse lo piu sfaccendato huomo del monde questi tali sô che alcuni partono mal sodisfatti. » (Orsini à Pinelli, 16 juin 1582 Am&os. D. 423.)
changèrent en amitié. On en trouve les témoignages dans sa correspondance latine', et dans plus d'un livre imprimé du xvi" siècle. Je me borne à indiquer ici ses principales liaisons. Aux Pays-Bas, Orsini compta trois amis sincères Juste Lipse, Charles Lange et Liévin van der Becke (/,&eu~MS yoyreM~'Ms), qui mourut archevêque de Malines. Lipsj avait connu Orsini a Rome, alors qu'il était lui-même secrétaire de Granvelle il le voyait sans cesse et s'instruisait auprès de lui; il avoue que c'est la conversation d'Orsini, jointe à la vue des monuments qu'elle interprétait, qui développa en lui le goût des études antiques °; cette part dans la formation de Juste Lipse n'est pas un des moindres services qu'Orsini ait rendus à la science. Toutefois, malgré la reconnaissance que le savant Samand gardait pour son initiateur, il ne parait pas lui avoir écrit régulièrement; je ne connais de lui que deux lettres à Orsini, l'une de 1S70, l'autre deiS97'.
Charles Lange (Langius) ne vint pas à Rome, et c'est probablement par Lipse qu'Orsini le connut; leur passion commune pour la numismatique en fit bien vite des amis. Orsini passait pour le premier numismate de~ l'Europe et Lange l'admirait comme tel. Leur correspondance roulait presque entièrement sur les médailles antiques. Lange renseignait Orsini sur ce qu'il achetait à Liège ou dans les environs et sur la concurrence des marchands allemands il lui envoyait des légendes dont il lui demandait l'explication, lui faisait des dons ou lui proposait des échanges, etc. C'était Liévin van der Becke qui, dans ses voyages à Rome, transmettait les commissions des deux savants. 1. V. particulièrement le Vat. 4103. J'ai réuni quelques spécimens dans 'Appendice IV.
2. Cf. la lettre de Lipse de 1570 (n" II de l'Appendice IV) et Castiglione, Vt<& Urs., p. 559 « [Cum] Fujvius apud eum cardinalem interdum seu pranderet seu cenaret, is .[Lipsius] pincernae munus Futvio libens praestabat. )' On constate les rapports d'Orsini avec Lipse dans la correspondance entre celui-ci et Francesco Benci (Burmann, Sylloges cpM~o/arMM~ t. I, Leyde, 1727, pp. 70 et 75; lettres de 1590-92). et dans une lettre du cardinal Francesco Sforza. (Syll. epist., t. F, p. 39; lettre de 1598.) Le 5 sept. J573, sur une fausse nouvelle, Orsini écrivait à PineUi « Son avvisato di Fiandra ch'ei lusto Lipsio è morto, cosa che mi dispiace grandemente per Je correttioni ch'eg!i aveva nel Tacito che disegnava di stampare. » (Ambros D. 422.)
3. Celle-ci dans les Opera omnia, Anvers, 1637, in-fol. p. 293 (Lovanii, XVI Kal. lunias 1597.)
4. Voi:- quatre lettres latines de Lange, Va<. 4104, ff. 43, 56, 60 et 116. La dernière est ,datée du 13 avril 1573. Celle du f. 56 est imprimée à l'Appendice IV, n° III.
Il était lui-même un numismate aussi passionné qu'eux Après la mort de Lange, .Orsinî se montra fort préoccupé, au milieu des troubles du pays, du sort de ses collections, et surtout t de sa bibliothèque, la plus belle des Pays-Bas'. Il apprit avec j oie que Liévin avait acquis le tout et il en reçut même quelques objets il manifesta aussi le désir de posséder le portrait de l'ami qu'il n'avait pas connu et Liévin le fit exécuter pour lui'.
A Anvers, Orsini eut des rapports suivis avec Plantin et plusieurs des savants de la maison, à commencer par Geraart Falkenburg en 1567, pour finir en 1600 par André Schott 4. Orsini
1. Les lettres de Van der Beeke à Orsini, que celui-ci a conservées, sont les suivantes Va)'. 4105 (en italien), f. 51, Liège, 14 nov. <573; f. 49, Liège, 2 janv. 1574; f. 53, Bruxelles, 22 avril 1577; Vat. 4103, f. 58, Leod. X Ï\aL octob. 1581 f. 96, Leod. VI Kal. sept. 1583. Dans la lettre de 1581, Van derBeeke envoie à Orsini ses poèmes réédités par Plantin, en le priant d'en remettre un exemplaire à Sirleto et un autre à Gambara; dans celle de 1583, il demande à Orsini de ne pas l'oublier, de lui envoyer copie de ce qu'on trouverait d'inédit enfait de textes anciens, etc. J~ noté deux lettres du même personnage dans la correspondance de Sirfeto Fa<. 6191, part. II, f. 626, Leod. Idib. nov. 1573; 'Pa~. 6195, part. I, 255, Leod. VIII Kal. sept. 1583. -Dans les lettres de 1573 à Sirleto et à Orsini, Van der Becke recommande un livre de son neveu Jean Lievens (Livineius) celui-ci écrit Ursinus noster (Syll. epist,, t. I, p. 637) et son séjour à Rome l'a certainement lié avec Orsini.
2. Cf. les lettres d'Orsini à Pinelli, Ambros. D. 422 M: 29 août 1573, 2 janv. 1574. 3. La lettre, qui est celle du 14 nov. 1573, vaut la peine d'être transcrite « H studio del sigr Langio sta ancora in quelli medesimi termini che prima. Iisig''dottor Arias Montanus desiderava ogni oos&insieme, tanto le medaglie che li libri ma per li cattivi tempi che corrino, adesso pare che sia reN'edato. Se Anversa fosse almeno la metà di quel che è stata, non si metteria tanto difficoltà. Hora conviene di baver patientia, Io mosso di miserioordia. et affettione grandissima alia memoria di esso Langio, se ben non ho troppo il modo et [i tempi cattivi tanto mi toccano che li altri, ho proferto quattro cento scudi d'oro tanto per la libraria che per le medaglie et, se ira un mese di tempo non troviano meglior conditione, credo'di haver ogni oos& à quel pretio, che in effetto mi pare assai per me er aver quasi ogni cpsa prima. Ma bisogna esser amico anco alli morti. Questo mentre starem'o à vedere quel che la fortuna noi mandarà, et spero di puoter servir à V. S. d'una parte di queste bellezze. » (Cf. lettre de 1574.)– Suit I'annonoe_du portrait que Van der Becice a commandé à un peintre. On peut encore relever cette note significative sur les entraves que le gouvernement ponti~cai mettait au commerce des livres < Il male è ohé havemo pocha commoditù. di mandar libri in Italia, massime a Roma, per che li mercanti non li vogliono metter tra lor mercantie per paura del Sacri Palatii, et la via delle poste costa troppo, oitra. che fanno difficoltà di ricever pieghi grandi. ))_4. Selon Foppens (Biblioth. Belgica, Bruxelles, 1739, p. 394), Guillaume Canter, dans son voyage en Italie, s'était lié avec Sigonio, Muret et Orsini. Je crois trouver aussi un témoignage des relations d'Orsini avec Abraham
connut le P. Schott pendant son professorat au Collège Romain quant à Falkenburg, ce fut un des savants qu'il accueillit si libéralement à Rome et celui-ci lui témoigna sa reconnaissance en s'occupant de lui trouver aux Pays-Bas un imprimeur pour ses Carmina IX /eMtîMs?'MM!. il n'en vit pas de meilleur que Plantin, qui s'occupait déjà du V~t'~MS ~M~a<M& Les lettres d'Orsini à Plantin n'ont pas été conservées, mais celles de Plantin a Orsini sont assez nombreuses; on les trouvera dans la correspondance du grand imprimeur Dans l'une d'elles, il l'invite à ne pas être trop pressé pour l'apparition de ses livres Les auteurs, dit-il, aussitôt leurs manuscrits remis, ne veulent qu'une chose, paraître ils ne regardent point si c'est commode aux imprimeurs, qui ne savent comment tout faire marcher, surtout avec les autorités, qui sont la plupart du temps déraisonnables. Cette hâte des auteurs fait souvent que les livres paraissent imparfaits et tout différents de ce que projetaient les imprimeurs 4. On a vu combien de fois Orsini eut affaire à Plantin; les livres de compte de celui-ci renferment des mentions de livres qui lui sont envoyés comme honoraires de ses travaux'
Ortell dans le titre d'un ms. de copies de la bibliothèque de Cheltenham 10431. Epistolae FM~M Ursini, 5~/6Mf~M, etc., ad Or<eKMm, etc. (Catal. < ibrorum N!snMSCt'!p<ofMM in 6t6Ho<A, D. Thornae Phillipps, Bart., 1837, p. 169.)
i. La lettre d'André Schott à Orsini (Antverpiae, Kat. mart. 1600) est au Vttt. 4103, f. 114 il cherche à réconcitier le savant avec le graveur Théodore Galle et demande pour lui les notes qu'Orsini avait promis de joindre à la nouvelle édition des Imagines. Sur Schott à Rome, v. Jo~. Castalionis o6serH.tKCfMe(M, éd. de 1608, p. 215.
2. V. la lettre 1 de l'Appendice IV.
3. Correspondance de CArM~op/te.P/at~M!, pubt.parMaxRooses les vol. 1 et II ont paru, Anvers et Gand, 1883-85. (Ct~awtt der AH~e)'p.!cAe Bibliophilen, n°s 12 et 15.) Dès maintenant je dois à l'obligeance de l'éditeur de cette précieuse publication la date de toutes les lettres qu'on trouve adressées à Orsini dans les Archives du Musée PIantin-Moretus année 1567, oct. 1568, 23 janv., 2t fév., 8 mars, ~3juin,24juii)et; 1569, avril, 18 juin 1570, 2 mars; 1581, 12 févr,, 22 avril, sept. 1593, 19 nov. 1594, 2i mai. J'ai trouvé moi-même les originaux de trois lettres de Christophe Plantin à Orsini V<:<. 4103, f. 41, 26 mars 1569 V<t<. 4105, f. S9, 6 nov. 1574; Vat. 4i04, f. 239, 22 mars 1587. Cette dernière semble indiquer qu'Orsini avait songé à Plantin pour imprimer le De <tc<!mM de Pedro Chacon. Les lettres de Plantin à Orsini de 1567 à 1570 sont publiées dans le volume t de ia Co/TMpoK~aKce, aux pp. 203, 224, 242, 248, 282, 313, dans le volume II aux pp. 45, 55, 126 on voit par les dates à quelles publications elles se rapportent. t.
4. Lettre de 1574 (v, la note précédente).
5. C'est encore M, Max Rooses qui m'a donné ce détail.
En Espagne, outra Granvelle, Orsini avait pour correspondnnts Arias Montano, bibliothécaire de l'Escurial', et surtout Antonio Agustin, son collaborateur et l'un de ses meilleurs amis. Si les lettres d'Orsini ont été conservées, il faudrait les chercher en Espagne en tous cas, nous en avons près de soixante d'Agustin, qui ont été jugées assez intéressantes par les éditeurs de ses œuvres complètes pour être presque toutes données au public'. Les premières sont du commencement de ~89 et se rapportent en grande partie à l'impression du Festus de Venise Agustin venait de se mettre en voyage et ne pouvait s'occuper de la chose c'est Orsini qui la dirigeait de Rome. Le 6 avril, Agustin, croyant le volume en vente, chargeait son ami de la distribution des exemplaires à Rome on voit qu'il y en avait pour Ranuccio Farnèse, Orazio Orsini, Faerno, Bagatto, Egio, Latini, « Mgr de Massa x et Achille Maffei. Agustin désirait vivement revenir auprès d'eux; le 28 janvier 't860, il écrivait de Palerme < Voilà notre ami Faerno bien placé au Vatican à toute heure, il sera à la bibliothèque'. Il m'écrit de revenir bien vite et d'autres ont parlé pour moi à Sa Sainteté. Elle a daigné me rappeler par un bref; il m'a semblé, en le recevant, voir la loi qui rappelait Cicéron de l'exil; je vous arrive sans retard et je pense que voici un bon pontificat pour les lettrés'. Agustin est encore à Palerme à la fin de juillet, et son séjour à Rome n'est
1. La liaison intime d'Orsini avec Montano m'est attestée par une seule lettre écrite par celui-ci de la cour de Madrid, le 29 déc. 1576. It se recommande chaudement par l'entremise d'Orsini, à don Giulio [Clovio] et à Gambara(Vat. 4105, f. 75).
2. Anf. AM<~MS<!K! ttre/Mep. TM'rac. opet'ct omMM, Lu.cques, 1765-1774, in-fot., au tome VII. Les originaux des lettres à Orsini sont dans le Va<. 4105 et surtout dans le 4104. La publication de Lucques est incomplète et_ très fautive. On a pubiié deux autres lettres de la même çollection dans les Anecdota H«. ex MM. cod. e!'M<a, Rome, 17ï3 sqq. t. II; elles sont tirées. du V< 4)0.4, f. 327, et du 4105, t'. 70. D'intéressantes correspondances ont été publiées par Uztarroz et Dormer à Saragosse, en 1680, et par J. Andres à Parme, en 1804 les premières, qui sont en espagnol, renferment de fréquentes mentions des Fcm~Met'omaHaie et des « tibros viejos de Fulvio Ursino. (V. Pro<;)'esosd<' ~t/MS<ofM. pp. 392, 399,404, 406, etc.) Je note en passant une lettre d'Agustin à Sirleto dans le V<t~. 6194, part. I. f. 3 (6 janv. 1581), deux au cardinal Alciato dans le 4913, deux à Panvinio dans'te 6412, ff. 81 et 247 (1563 et 1567), etc. Je signale aussi ses lettres à Vettori, British Muséum, Add. ms. 10263. Avec tous ces documents, il y aurait une étude attachante et fort instructive à consacrer à, Agustin Charles Graux l'a mis en lumière avec justice et a donné sur lui des détails différents des nôtres dans son Essai sur les orig. du fond grec de fB.seM)'M/, Paris, 1880, pp. 280-306.
3. Faerno venait d'être nommé correcteur à la Vaticane.
4. August. op., t. VII, p. 2~3.
pas de longue durée on l'envoie à Trente dans l'été de 1561 il n'a que le temps d'embrasser Orsini à Ronciglione, sur le chemin, son ami étant en villégiature chez le cardinal Ranuccio 1. En revanche, < de Venise, reine des gondoles x, il lui envoie de longues lettres pour décrire les médailles grecques d'Andrea Loredano'. A Trente même, les travaux du concile ne l'absorbent pas au point de l'empêcher de rechercher des monnaies et de se 'livrer à ses goûts favoris Orsini est informé de tout, consulté sur tout, et cette correspondance est un perpétuel échange de renseignements archéologiques et particulièrement numismatiques. La nomination d'Agustin à l'évêché de Lerida, puis à celui de Tarragone l'empêcha de voir aussi souvent ses amis de Rome. Il se plaint un peu, comme Granvelle, de vivre en pays barbare à Lerida, il y avait bien un imprimeur, qu'il avait amené, et une toute petite université, < de quoi causer un peu » mais il n'y trouve personne de son goût et il a plus besoin que jamais, ditil, de recevoir des lettres d'Orsini. Pour l'y encourager, il allonge les siennes, il expédie les collections qu'il fait des fragments d'historiens et de poètes perdus en envoyant Cinna et Calvus, il annonce qu'il en cherche d'autres, et que plus Orsini lui écrira de lettres, plus il recevra en retour de ces bons compagnons'. Une seule fois, Agustin fut sur le point de se brouiller avec Rome Latini avait fait contre lui une épigramme qui portait, à ce qu'on peutcomprendre, sur son amourimmodéré des médailles de deux ans Agustin n'écrivit plus 4. Il y avait, on le voit, chez ce grand homme, une sensibilité très vive; elle s'alliait avec une grande gaieté et une verve toute espagnole. Il offre ainsi à Orsini ses précieux textes inédits De /eya~'o~M~ « Croyez-moi, cela vaut la peine qu'on l'imprime, qu'on le traduise, qu'on en fasse du bouilli, du rôti, des pasticci, tout ce que vous voudrez~. Sous cette forme familière, il exprime souvent des 1. L. c., p. 245.
2. L.c.,p. 245 (1" oct. 1561).
3. L. c., p. 3t8 et Vst. 4105, f. 245 (12 nov. 1566).
4. Agustin parle avec amertume de Latini, l. c. p. 261 (2 mai 1577). Orsini écrit à Pinelli Je 16 janv. 1530 « Di monsigr A. Augustino non havemo lettere e più di due anni, sdegnato per certi versi che !i fece messer Latino, benche non doveriamo patire noi attri ma quett' buomo sic ~jx~v. » (Ambros. 423.)
5. L. c., p. 258. (H y avait beaucoup de désintéressement, dans cette boutade.) Le 20 nov. 1559. pendant le conclave, il écrit de Palerme (p. 242) « Pourquoi donc vos Très Révérends ne nous font-ils pas un beau pape? j'entends un bon pape, car un beau, c'est bon pour les portraits. » Ailleurs
idées fort graves, et je veux citer encore ce qu'il écrità Orsini à propos des découvertes d'antiques faites par Ligorio « Pour moi, je doute que ce soit bien la peine de déterrer toutes les statues nues nous n'en tirons aucune information nouvelle, et cela fait mauvais effet de voir ces dieux termes si mâles de la vigne Cesi, de la vigne Carpi, et cet Hermaphrodite avec le Satyre dans la chapelle, et la vigne du pape Jules avec toutes ces Vénus et autres légèretés. Sans doute cela sert aux savants et aux artistes mais les étrangers s'en scandalisent bêtement (li Oltramontani si seandalizzano ~es~~eH~e) et /at?M Mt~tMM vires acquirit e~M~o. C'est ainsi que votre Urbs alma JSe~M~ouMMM~M~K laisse perdre ses provinces'. Ainsi raisonnait l'évèque de Tarragone qui avait voyagé et qui connaissait mieux que nos érudits romains le monde troublé du xvi" siècle.
On sait la défiance qui régnait chez eux pour les pays où dominait la Réforme ils avaient toujours peur d'entrer en correspondance avec des gens peu sûrs et d'avoir affaire à des protestants. Les rapports d'Orsini avec l'Allemagne étaient donc fort réservés. S'il accueillit Gaspard Scioppius avec tant de familiarité et lui ouvrit sa bibliothèque, c'est que celui-ci venait de s.e convertir au catholicisme Il recevait du reste des lettres écrites de Cologne par Jean Metellus', de Bâle par Talmann, d'Augsbourg par le médecin Adolf Occo 4, de Nuremberg par p. 252) « Je reçois le T/MsaM)':fs grec de Henri Estienne c'est un grand ct'ca~oHg qui blâme les autres et n'est pas parfait. » Les mots piquants d'Agustin edatent brusquement au milieu des discussions de numismatique parfois même il fait servir l'archéologie à des parodies amusantes, comme dans la lettre où il établit ses titres au droit de cité (p. 233). 1. Dans la lettre du 12 nov. 566.
2. Il était à Rome en 1599 il y a à la bibliothèque de Berna une lettre où il explique les motifs de sa conversion à Jacques Bongars « Romae, in aula cardinalis Madrucii a. d. 30 oct. 99. » V. plus haut, p. 43. 3. V. plus haut p. 6. Le Vat. 4103, f. 112, contient une lettre à Orsini (VIII Kat. Iun. d578) où Metellus se réclame de son_a.mitié étroite avec Agustin et des souvenirs de Panvinio et d'Egio, très ti~s avec lui quand H. était a. Rome. II parle des écrits de Panvinio « quorum, ut audio, es haeres 0, et demande, pour ses travaux de chronologie, la collection des éclipses antérieures a l'ère chrétienne, que Panvinio avait faite et devait lui envoyer. Il a su par Agustin l'apparition des Familiae Romanae, mais il ne les, a. pas vues « quae enim istic eduntur nunquam hue pervemunt. » Cf. Con'Mp. de Plantin, p. p. M. Rooses, t. II, p. 127. V. de Metellus une grande lettre à Sirleto sur les affaires religieuses des Pavs-Bas (Colon. \'III. Kal. maias 79) dans le Vat. 6193, part. II, f. 411.
4. Avec Talmann et Occo, Orsini entretenait une correspondance exoljj-
Paul Melissus 1. Il fut aussi extrêmement serviable pour Jean Gruter et pour ses amis, Marc Velser, Gutenstein, etc., et nous avons constaté déjà sa part de collaboration dans la préparation du Corpus
Parmi les érudits allemands liés avec Orsini, Jean Sambucus et Sylburg méritent une mention spéciale. Le savant viennois avait visité Rome en dS63' Il y avait fait de nombreuses relations, notamment avec Achille Estaço, Paul Manuce et le cardinal Sirleto. Dès 'tS64 commençait sa correspondance avec Rome les médailles et les manuscrits y jouaient un grand rôle il envoyait des inscriptions à Orsini et lui demandait en échange, ainsi qu'à Sirleto, des secours et des collations pour son Diosco~e~. En 1583, Frédéric Sylburg fut mis en rapport avec Orsini par Sambucus il préparait alors à Francfort, chez Wechel, son édition de Denys d'Halicarnasse, et désirait se servir des corrections qu'Orsini avait faites sur ce texte. Après avoir tardé sivement numismatique, comme le prouve la lettre de ce dernier au Vat. 4103, f. 9 (Aug. Vind. postr. Kai. nov. 1590).
1. Lettre V de l'Appendice IV.
2. V. p. 36. Scioppius parle en janvier 1600 des services qu'Orsini rend au recueil de Gruter « alias quoque ptures [inscriptiones] a Fulvio et Horatio de Valle ICto Romano et losepho Castalione impetrarem, ut sperem Gruterum magnum libro illo facturum operae pretio. » (Burmann, Syll. epist., t. II,
p. 49.)
3. Le ms. théologique grec 96 de ta bibliothèque impériale de Vienne (com-
mentaire de Nicétas sur seize discours de S. Grégoire de Nazianze) la été
acheté de Fulvio Orsini par Sambucus en 1563, comme l'indique à la fin une note autographe de celui-ci signalée par Lambecius. Comment. de Aug. BiMM<A. Coe.sf~ea Vindobon., éd. Kollar, 1. III, p. 495.
4. Voici la date des lettres à Orsini: Va<. 4103, f. 44, idib. apr. 1564 (v. plus haut p. 55) Vat. 4105, f. 90, 16 Kat. oct. 1575 f. 91, 8 déo. 1575 Vtt<. 4104, f. 155, 6 août 1578 Va<. 4103, f. 102, Kat. sept. 1582 Va<. 4.104, f. 113, 15 nov. 1583. Dans cette dernière lettre, il dit qu'il envoie le De legationibus d'Orsini jusqu'en Pologne, pour offrir à des gentilshommes à voir aussi pour Henri Estienne, qui abandonne presque l'imprimerie et « suo se genio solo iam oblectet ».
5. Vat. 6191, part. H. f. 448 (Vienne, 9 tev. 1573) « Cuius autem praecipue causa ad. V. Ill. A. soribo, est ut suppliciter exorem aliquod subsidium in editionem Dioscorideam, qua de re saepe Fulvium Ursinum. impetravi. Quartus instat annus, cum id consilium ceperim coepta collatione aliquot manuscriptorum vetustissimorum codicum, a muitis adiutus sum viris doctis, qui lectiones suas indicibus perscriptas ad me miserunt. So)a Roma deest, hoc est commoditas hibliothecarum et aliquorum amicorum, qui cum scriptis editione graecolatina parisiana per paginas collatis observationes submittant. Obsecro, Doctiss. Card. da negocium Fulvio vei aliis. (En post-scriptum :) Paullo Manutio ternas de ipso hoc negocio scripsi; nihit respondet. » Le 8 déc. 1575, c'est à Orsini que Sambucus s'adresse (ra<. 4105, f. 91) « Mando per il R°"' Vescovo Delphino Nonsio di S. S'~ quelli rami di lege Thoria. Solamente priego che mi mandiate
AMtTIÉSD'0:tS!N;
assez longtemps, Orsini se décida à envoyer son manuscrit par l'entremise de Pinelli 1 mais il arriva un peu tard, quand l'impression était assez avancée, et on ne put en utiliser qu'une petite partie. Sylburg offrit un exemplaire au cardinal Farnèse, un autre à Orsini, et demanda d'autres notes réunies pnr Orsini sur les auteurs de IW~o~'e ~.M~MS~e; il comptait aussi sur lui pour l'aider à publier Zo~ime, dont il n'avait pu se procurer en Allemagne qu'un texte tronqué". Orsini se souciait peu, je crois, de collaborer à l'édition, d'un historien aussi suspect pour l'orthodoxie qu'était alors Zosime"; il trouva pour prétexte qu'on avait fait trop peu de cas à Francfort de ce qu'il avait envoyé sur Denys pour qu'il prît la peine de faire d'autres envois~. Sylburg ne se laissa pas décourager par ce refus nous le retrouvons plus tard en 1593, obtenant d'Orsini des notes sur Théodore!, et renouvelant ses instances pour chacune de ses nombreuses publications sacrées ou profanes °.
Si Fulvio Orsini se méfiait des Allemands, il aimait moins encore les Français Le plus célèbre des Français résidant à Rome, Muret, ne parait pas avoir eu son entière sympathie Il avait cependant avec lui une certaine intimité et peut-être lui quelle osservatione in Dioscoride. Et benche il mio Dioscoride ho già mandate alla stampa correto pcr 7 copie antiche e miei aitre osservatione rare dette plante e notis adjectis de Controversiis Herbariorum x<xt p~of6[).M' tamen si mandarete e si sarà qualche cosa digna, subito manderô a.) Henrico Stephano, che ti metta in el termio. lo ho trovato molti capi legitimi nou visti del Dioscoride, etc. Salutate il nostro Statio dottissimo et Fonteio, ante omnes R'°' cardinalem Schirlettum [s<c] patronum literatorum [iter.).tissimum. »
1. Lettre d'Orsini à Pinelli, 26 janv. 1585 (Am6)-os. D. 422). 2. Cf. Lettre VI de l'Appendice IV.
3. V. les LeMt'es MtfMttM ~Mt'e< publiées dans les AMaK~es G)Y<M;B, Paris, 1884, pp. 390, 392, 39!t. Je reviendrai très prochainement sur la. question de Zosime en publiant )~ Correspondance entre Claude DMpM~ et <JM?M. Pinelli.
4. Une copie de la lettre d'Orsini (Rome, 7 fév. 1588) a été envoyée~ Pinelli et se trouve dans l'Ambros. D. 423 M/ f. 234. De même une copie d'une lettre de Sylburg (Francfort, 2 nov. 1587) se trouve au f. 230 du même manuscrit.
5. Cf. lettres V!! et VIM de l'Appendice IV.
6. La plus ancienne relation française d'Orsini dont je trouve trace est avec Joachim du Bellay; le fait est rendu au moins vraisemblable par leur liaison commune avec TPossevino (v. plus haut p. 7) et aussi avec Annibal Caro, Basilio Zanchi et Lorenzo Gambara on verra en effet des épigrammes dédiées à tous ces amis d'Orsini dans les IfMf/ttMM BeHonM Andini i powt<f<Mm MW ~:M~Mor, Paris, F. More). 1558, ff. 17 et 18. J 7. Lettre à PmeUi du 14 octobre 1580 < Dat Mureto non bisogna pen.sare haver cortesia, perche è huomo troppo interessato. H (Am&ro~. D. 423.) 8. H y a deux billets de Muret à Orsini, indiqués par M. Dejob (De l'in-
devait-il la connaissance de ces gentilshommes limousins », qui, vers 1883, donnaient à notre Romain, curieux de toutes choses, des leçons de provençal'. H travailla aux côtés de Pierre Morin, dans les commissions pontificales quant à Paul Vialard, qui occupait à la Sapienza la chaire de Camozzi, nous avons aussi le témoignage de ses relations avec Orsini °. L'œuvrela plus importante peut-être faite à Rome par un Français, au xvi" siècle, l'a été avec la collaboration de notre savant je veux dire la restitution idéale de la Rome antique, exécutée par le graveur et architecte Etienne Dupérac, en 1574 on sait l'intérêt qu'offre encore aujourd'hui cette grande planche, pour laquelle l'archéologue a constamment guidé le travail de l'artiste~.
Je parlerai ailleurs du voyage à Rome de Claude Dupuy, dans l'hiver de 1570-1571, et de l'accueil excellent que lui fit Orsini, en mettant sa bibliothèque à sa disposition, en lui prètant des livres, en facilitant de toutes manières ses travaux 4. Le jeune savant ne fut pas ingrat puisqu'il fit don à Orsini, à son retour en France, de deux importants fragments paléographiques toutefois Orsini parut plus mécontent de ses retards que /<M<Mce du Concile de Trente. p. 379) l'un est relatif au mot ec~d, l'autre est une recommandation pour un des anciens élèves de Muret à Venise, Gabriele Bartolucci. Les noms que je trouve dans ces billets montrent qu'ils sont, l'un antérieur à 1565, l'autre antérieur à 1567. (Va<. 4104, f. 95 4105, f. 72).
1. Cf. lettre d'Orsini à Pinelli du 11 juin 1583 (~M6/'<M. D. 422). 2. Lettres à Pinelli du 24 juin et du 2 juillet 1583. Cf. la lettre de Nicolas Audebert du 13 oct. 1583.
3. La part d'Orsini dans le travail est attestée par Giov.-Giac. de Rossi (de .RM6eM). au texte qui accompagne le tirage de F. Villamena, 1674. Dans sa dédicace à Charles IX (Romae Ka/. sp! C/O. 70. Z~nm), Dupérac ne mentionne pas Orsini il parle seulement des secours qu'il a reçus du cardinal Farnèse et de ptusieurs savants, pour cette couvre considérable, où furent utilisés les fragments du plan Capitolin découverts sous Pie IV. Voici le titre qui court dans le haut de ta planche C/&M jRom«e se:og~'6!pA«( M; ~<Mts tKonMMeH/M accM?'a(M. deKNea<n. Au cartouche de la dédicace H.reMde&at Romae LaM?'gK<MM fMs Vacherie.
4. Le récit de ce voyage, d'après les documents des bibliothèques ita- » liennes et françaises, accompagnera ma publication de la correspondance entre Dupuy et Pinelli. Je me contente de citer d'avance comme témoignage des bons souvenirs laissés à Rome par Dupuy la lettre d'Orazio Amaduzzi (H. AmadMfuM .Ra~eMna~) écrite à Rome, le 24 mars 1571 on y voit qu'Orsini avait l'érudition de Dupuy en graude estime. (Bibt. Nat. de Paris, Dupuy 699, f. 22.)
NOLHAC, FULVIO ORSINI 5
touché de sa générosité 1. Au reste, volontiers il parle mal des Français les documents, il est vrai, se taisent sur les "griefs qu'il eut contre nos compatriotes mais leur légèreté toujours proverbiale suffit à expliquer qu'ils n'aient pu plaire à sa gravité romaine. Quelques-uns cependant lui ont payé un beau tribut d'hommage Il y avait à Orléans un singulier écrivain, nommé Germain Audebert. Ce savant homme, « le Virgile Orléanais », a écrit trois poèmes sur trois grandes villes d'Italie, Venise, Rome et Naples Le poème .Bo~M fut dédié au cardinal Farnèse après lui, chaque grand personnage de la ville était loué en dix ou quinze hexamètres et les savants avaient aussi leur petit, éloge. Orsini est certainement le mieux traité Quantumvis futvo late respiendeat auro
FARtESt alta domus, signis decorata vetustis,
Regifico luxu, tamen hanc mage FvLVtvs ornât
Per totum chartis scintillans aureus orbem 4.
Pour être sûr qu'il n'y aurait pas de maladresses et qu~il dirait bien ce qui pouvait être le plus agréable au cardinal et à tous les Farnèse, Audebert avait envoyé son manuscrit à Orsini. Celui-ci le lut, ainsi que Pietro Angeli da Barga (Bar~setM), et le mit sous les yeux du cardinal; on attendit les corrections d'Orsini pour imprimer le livre à Paris elles arrivèrent par l'intermédiaire de Jacopo Corbinelli, qui résidait alors à l'a cour de Henri 111. L'ouvrage valut à son auteur, entre autres avantages, d'être fait chevalier par le roi; les lettres flatteuses qu'Orsini recevait du père et du fils laissent un peu trop sentir qu'ils comptaient sur lui pour réveiller à son tour 1. V. les détails au chap. ni.
2. Dans )e grand Ctcët'oH de Lyon (1577-78), Orsini figure en bonne place dans l'énumération de Lambin, au milieu de sa préface au lecteur, où il n'est pas question de Cioéron Orsini ne publia qu'en 1579, chez Pf:mtin. une partie de ses notes sur cet auteur.
3. Il avait visité l'Italie autrefois, et son fils Nicolas Audebert était part à la fin de 1574 pour y faire un long voyage d'instruction. (Am&)'os. T. 1Q7, f. 204; Paris, Bibl. Nat., DMp. 712, f. 7, 10, etc.)
4. Je cite d'.iprès le ms. on retrouve les mêmes vers dans Germani j~Mde6e)'MAM)'eL Roma. AdtM!M<f. card. Al. Fal"f1.esium. Paris, Jacques du Puys, 1585, p. 4. Les autres savants loués sont Sigonio, PompiHo Amaseo, Gianangelo Papio, Vettori, CorbineHi, Muret, Orsini, P. Angeli da Barga, en général tous ceux que le fils d'Audebert a vus en Italie bu dont il a suivi les leçons. G. Audebert rappelle son propre voyage (p. 2) et surtout dans sa Pa)'~t<;KOpc parue la même année chez le même libraire (p. 33, sql.). Son poème Venchae avait été imprimé & Venise, chez Alde, en i58j.
la générosité du cardinal Famèse: « Sa Seigneurie Illustrissime fait grand compte, nous le savons, des savants éminents comme vous, si tant est qu'il y ait à présent des savants comme vous à Rome, après les grandes pertes de ces dernières années; pour nous, nous ne connaissons plus en Italie que vous et le signor Pietro da Barga, les autres érudits n'ayant pas encore fait voler leur renommée jusqu'en France 1. Je manque de renseignements sur la suite des rapports d'Orsini avec les Audebert mais j'ai retrouvé l'exemplaire manuscrit du poème qui fut envoyé à Rome et qui est certainement un des chefs-d'œuvre de la calligraphie française au xvi<= siècle
Parmi les Français qui visitèrent Orsini à Rome, au temps de sa gloire, je dois citer encore le conseiller Jacques Gillot François Garrault Le Jay, l'un des imprimeurs Nivelle Jean Courtier~, etc. Il eut des relations assez étroites avec Louis d'Abain de la Rochepozay, le savant ambassadeur ami de Scaliger, qui correspondait avec Vettori et prenait à Rome les i. Lettre en italien du 27 mai 1586. Je consacrerai prochainement une étude aux deux Audebert et aurai occasion de revenir sur leurs rapports avec Orsini. Surla pénurie de savants en Italie, àce moment du siècle, v.Ie remarquable témoignage de Fr. Modius dans une lettre de 1583 à Juste Lipse .Italiae hoc genere effoeta MB! videtur (Syllog. epM<. de Burmann, t. 1, p. 107). On doit remarquer que cet épuisement n'était pas seulement senti à l'étranger cf. les lettres de Latini et de Camillo Paleotti, qui s'en plaignent l'un à l'autre en 1584. (La<La<. Viterb. epistolae. Rome, 1659, p. 277). En réalité, cela n'est juste que pour l'érudition classique. 2. A la bibliothèque de Naples, V..E. 42. Un exemplaire de la Ro?Hft d'Audebert figure à notre Appendice I, sous le n° 26, parmi les livres d'Orsini; il est évident que le premier, qui porte un ancien n° 45, était destiné au cardinal. Les encres d'or et de couleur apparaissent à chaque instant. A la fin sont plusieurs pièces composées par les amis de l'auteur sur ta magnifique écriture de son fils.
V. la lettre II de l'Appendice III. Sur Jacques Bongars, v, plus haut, p.S6.
'i. V. la lettre IV de l'Appendice III. Garrault était revenu de Rome au printemps de 1584 apportant des commissions pour Nicolas Audebert. 5. Nicolas ou Robert, l'un des fils de Sébastien.
6. La lettre du théologien Courtier (J. CM)'<eWM~) écrite de Paris le 1' août 1583, accuse réception d'une lettre d'Orsini du mois d'avril précédent, que lui avaient remise les gentilshommes français A)'nf<MMsetSa?npe?'M~ à leur retour de Rome. Il se félicite du souvenir que gardent de lui Orsini et les cardinaux « Et quoniam operam meam denegare tantis viris duxi iniquum atque impium, Nivellii F. typographum, qui te Romae superioribus annis convenit, ad me statim eo fine evocavi, ut si libellum Basilii, quem postulat illustriss. card. Carafa, excusurum se reciperet, ad eius versionem me statim accingerem. Novi enim in Gallia etiam frigere literarum Graecarum studium, nec sine dispendio typographorum excudi rursus quae semet in lucem graece prodierunt. Sed illustriss. cardinalium nomine, quorum favore iactura ista pensari alias queat, excusurum se recepit. Egoigitur,
leçons de Muret. Orsini av~it peut-être connu autrefois Scaliger lui-même et on peut croire, avec grande vraisemblance, qu'il vit Montaigne, si bien accueilli à Rome dans le monde ecclésiastique et érudit En 1874, vint en Italie cette fameuse ambassade de Paul de Foix, qui comptait tant d'érudits distingués, Arnauld d'Ossat, Charles Utenhove, Hubert van Ginen et celui qui devait être le plus illustre, Jacques-Auguste de Thou. A Rome, Paul de Foix et sa suite iu.rent logés à l'Araceli, et De Thou, dans ses Me~otre~, énumèfe les savants qu'il fréquenta pendant les six mois de son séjour Muret d'abord, qu'il quittait à peine et qui lui fit connaître Paul Manuce puis Latino Latini, qui totus in Eusebio adversus Marcellum versabar, ad Basilii E</MCC N6 iam converto, ut quam eitissime fieri queat, iisdem plane characteribus et forma etiam elegantiore quam postulas, in lucem prodeant. Mittam brevi et Hieroclem in Pythagoreorum versus, graece nunquam editum et latine nuper a me factum multisque locis emendatum. » ('t'a~ 4103, f. 50.) Il y a une lettre du même savant à Sirleto, où il parle de son travail critique sur Hiéroclès elle est datée de Bologne, avril 158i, et se trouve au V(t(. 6194, f. 25.
i..J'ai trouvé un témoignage, assez intéressant pour Orsini, de ses relations avec notre ambassadeur. Voici ce qu'écrit Nicolas Audebert & Dupuy, d'Odéans, le 13 janv. 1579 « Monsieur, je receuz hier lettres de Rome de la part de mons'' l'Ambassadeur d'Abins lequel me mande vous avoir depuis nagueres escript, dont il attend vostre reponce de jour a aultre et me charge vous en advertir, àffin que )e plus tost qu'il vous sera possible, il entende de voz nouveues et au cas que ses lettres ne vous eussent encores esté rendues, il me mande qu'il vous a prié par ses dernières au nom du Sg' Futvio Ursino luy adresser par dela quelque homme de bien d'Imprimeur qui veille [stc] entreprendre d'imprimer quelques œuvres siens en beaux charactaires, et entre les autres d'en parler a Patisson. » [Orsini est pressé d'avoir la réponse et, si Dupuy ne peut écrire, Audebert s'oE're à lalui transmettre]. Paris, Bibl. Nat., Dup. 712, f. 2. Sur des présents de livres de Louis d'Abain à Orsini, cf. lettre XI de l'Appendice II. 2. Scaliger a été a. Rome en 1565 et en 1566, dit-il dans les ScaKg~'aHft. A propos du C'afnKHa~ /ëmMt<H':HK d'Orsini, qu'il demande aPierre Pithou dans une lettre du 8 nov. 1571, il dit '( Desja moi estant à Rome je fus adverti de Paulus Manutius touchant iediat livre et ce qu'il contient. » II en reparle le 13 févr. 1572. (~'«res /~aKç. inéd. de Jos. Scaliger, p. p. Tamizey de Lacroque, pp. 13 et 18.~ Il est possible que Manuce ou Panvinio ait fait cohnaitre Scaliger à Orsini.
3. Montaigne connaissait à Rome Muret et Vialard, de qui il parle dans son journal; il était reçu chez Louis d'Abain or ces trois personnages étaient liés avec Orsini. Il y a un passage connu de Montaigne qui pourrait regarder ce dernier « Disnant un jour à Rome avec notre Ambassadeur, où estoit Muret et autres sçavans, je me mis sur le propos de la traduction. t'rançoise de Plutarche. » (JoMrHa~MMya</e~eMtc/ie~deM<M&M</?MeH.K(t?. en 1580 et 1581 (note de Querlon), nouv. éd., Rome et Paris, 1774, t. Il, p. 9 (sur Vialard, p. 28).
4. H est question d'Orsini d~ns une lettre de Van GiEFen (GHp/KMMMs) à Muret, pubL par Lazeri, .tftscf/~mM Ke mss. ~<s CoKgon RoMaMt, Rome, 1757, t. il, p. 466.
Gambara et Fulvio Orsini C'est même Orsini que De Thou vit te plus souvent après Muret, et il se souvint plus tard de cette précieuse intimité, quand il inséra dans son /~<OM'e l'éloge du grand archéologue
A la fin de 't884, Pierre Daniel, d'Orléans, se mit en relations avec Orsini. Il préparait alors sa célèbre édition de Virgile et de Servius, à laquelle s'intéressa si longtemps l'érudition contemporaine 11 croyait qu'Orsini avait en mains une partie du manuscrit de Servius qu'il possédait lui-même, et il le pria de lui en faire part. C'était le fragment qui contenait aussi Philargyrius, comme Orsini l'avait déjà constaté celui-ci ne se souciait pas d'en faire part à des étrangers. De toutes parts cependant les lettres lui arrivèrent beaucoup de gens qu'il avait connus à Rome, Gillot qui avait vu son manuscrit, Garrault, Bongars, lui écrivirent pour appuyer la requête de Daniel les Italiens en résidence à Paris, Guido Lolgi, Corbinelli, Pietro del Bene, s'en occupèrent également °. On lui demandait de prêter son texte dans l'intérêt général de la république des lettres on lui promettait qu'on l'édi.terait exactement suivant ses avis on le suppliait tout au moins de le faire imprimer à Rome, afin que les savants parisiens pussent l'étudier. C'est à ce dernier 1. On ne résiste pas au plaisir de citer le latin de De Thou w Heic crebro ventitare Muretus, qui et inde Thuanum semel atque iterum ad Paulum Manutium iam decumbentem deduxit. Vidit et in urbe Latinum Latinium, Laurentium Gambaram, et omnium secundum Muretum familiarissime Fulvium Ursinum, qui in Farnesianis aedibus habitabat. Iam Octavianus Pantagathus ad meliorem vitam migraverat, cuius magnum in literisnomen; et dignus tanto magistro discipulus Onuphrius Panvinius, Scaligero cum Romae esset ob raram in omni antiquitate Romana seu profana sive sacra doctrinam et patriae ratione percharus, Panhormi in Sicilia nuper fatis decesserat. » (De VY<s sua, lib. I, au t. VII, de l'éd. de Londres, ~733, pp. 22-23).
2. « Fulvius Ursinus patria Romanus vir graecé ]atineque doctissimus ac purioris antiquitatis indagator ditigentissimus qui comptura veterum utriusque linguae scriptorum monumenta aut primus edidit aut edita dedit meliora. Arcta cum 0. Pantagatho, G. Faerno, L. Latinio, Paulo Manutio studiorum consensione coniunctus, ac praecipue cum Antonio Augustino, quamdiu Romae fuit cuius, postquam in Hispaniam discessit, plurimas lucubrationes sua industria publicavit. Ineunte maio obiit. » (Jac. AM~MsM Thuani AM!<ofMn'Mm .<:<! <€Mpo!'M tomus V, éd. de Londres, 1733, p. 847; a. ~600.) Cf. Eloges des hommes ~tnx:Ms <M'ez de l'hist. de de Thou, avec des additions. par A. Teissier, t. IV, Leyde, 1715, pp. 364-369. 3. L. Jarry, Pierre DaM?e< et les érudits de son temps, Orléans, 1876, p. 81.
4. Cf. p. 52 et la lettre V de l'Appendice III.
5. J'ai réuni dans l'Appendice Ut ce qui reste de cette correspondance caractéristique et ignorée.
parti qu'Orsini se résolut; il publia son PM(M'y~?'H<s dans 1s recueil de 1587; il rappela dans sa préface les prières répétées qu'il avait reçues de Paris et s'excusa du retard mis à y satisfaire par les travaux absorbants qu'il venait d'avoir pour la Bible grecque
Parles nombreuses correspondances que je viens d'indiquer entre Fulvio Orsini et les étrangers, on peut juger de l'étendue de celles qu'il entretenait avec l'Italie Ce sont pour la plupart des lettres savantes consacrées à l'examen et à la discussion d'une question érudite, ou bien des lettres d'aSàires, relatives aux achats ou aux échanges de livres et d'objets de collection. Orsini n'écrit jamais quand il n'a rien à dire; aussi ses lettres nous apprennent-elles toujours quelque chose cela les distingue de ces productions épistolaires, imprimées ou non, que les derniers cicéroniens multipliaient encore de son temps. 11 préfère se servir de l'italien, qui exclut pour lui toute préoccupation littéraire. Ses amis imitent d'ordinaire son exemple. Parmi les correspondances que j'ai recueillies, trois plus étendues méritent d'être signalées à part, celles de Pieco Vettori, de Carlo Sigonio et de Gianvincenzo Pinelli. Ce sont précisément les trois meilleurs amis que Fulvio eut en Italie, hors de Rome, et ceux dont le commerce fut le plus intime et le plus suivi. Le souvenir de sa liaison avec ces grands hommes fournira quelques traits de plus au portrait de notre savant et au tableau de la société contemporaine.
Les relations d'Orsini avec Vettori remontaient au moins a 1K59 celui-ci le faisait remercier, dans une lettre à un ami commun, de la courtoisie qu'il mettait à lui envoyer des leçons et des collations de manuscrits Vers lemêmetemps, il écrivait dans ses Vsr:cre ~ec~oMM ce beau témoignage sur le jeune romain « Auxilio autem mihi fuit ad hune locum restituendum magni ingenii raraeque eruditionis iuvenis, Fulvius Ursinus, 1. « Nam superiore anno cum multi et quidem nobiles et eruditi viri ex (iallia pluribus ad me diligentesque scriptis litteris, eius libri exemplum, ut Lutetiae ederetur, paene convitio efflagitassent. »
2. La liste de ses correspondances en Italie serait toujours incomplète. J'en ai indiqué ou utilisé un grand nombre dans les diverses parties de ce livre; le lecteur, désireux de se renseigner sur tel ou tel nom, peut se reporter à l'index. 3. V«<. 4104, f. 302 (Florence, 16 mars 1559) <' .lo hebbi con ques.ta seconda quelle correttioni sopra questo libro della Poetica, ~d'Aristote] et ne ringratio assai et voi et messer Fulvio, il quale mele manda, et certo è stata gran cortesia et gentilezza questa sua. »
qui cum hanc fabulam contulissetcum antico et eodem fideli libre, quaecumque illic repperit a pervulgala lectione variata ad me amanter misit, ut est humanissimus et optimorum auctorum omni ratione expoliendorum studiosissimus; quam etiam ipsius laudem naturaeque bonitatem celebravit vir doctissimus et de omni vetere memoria egregie meritus, Carolus Sigonius, cum et ipse, in re quae faceret ad institutum quoddam veterum Romanorum cognoscendum, liberaliter ab eo adiutus fuisset 1. D A son passage en Toscane, en 1S6S, Orsini alla voirie savant florentin à sa maison de campagne sur la route de Rome cette visite resserra leurs liens quoique habitué à recevoir beaucoup d'hommages de toute l'Italie lettrée, Vettori parut particulièrement sensible à celui d'Orsini, et c'est de cette époque que date leur correspondance °. Elle fut assez régulière et dura jusqu'à la mort de Vettori en 1384 Ce qui nous en reste témoigne des services que les deux érudits se rendaient l'un à l'autre. Vettori faisait pour Orsini des recherches dans la bibliothèque Lauren.tienne, auxquelles le Romain répondait en envoyant des renseignements pris à la Vaticane ou chez le cardinal Farnèse. Ils se communiquaient par voie sûre leurs plus précieux manuscrits Vettori, ne pouvant envoyer son vieux Térence, qu'il avait offert au grand-duc, envoyait du moins celui qui lui venait de Politien et qui portait des notes de Colocci~. !1 apprenait à Orsini, 1. Yariae lectiones, éd. avec treize nouveaux livres, Florence, 1569; p. 201. Vettori parle d'Orsini à propos de la restitution d'un passage très corrompu de l'Hécube d'Euripide, dans son livre XXVI, ch. xx)i c'est le livre qu'il .'t ajouté le premier à l'édition de Lyon (1554), qui en comptait seulement vingt-cinq.
2. Cf. Pelri VM/oW: epM~o/afMm libri y, o)'a<tOKes ~JTI. Florence. Giunta, 1586, in-foi., p. 137. Lettre datée Flor. V. Ka/. mai 1566. C'est, ic ma connaissance, la seule lettre à Orsini qui ait été imprimée. L'original e?t en double exemplaire au Vc~. 4103, ff. 4 et 46 (le premier daté VJ' JVon. mai. 1566). Vettori remercie Orsini d'être venu le saluer à la campagne. comme font les érudits, en septembre spécialement; il envoie sa lettre p~r Angelo Gucciardini, neveu de l'historien Francesco, ambassadeur du grand duc de Toscane près du pape.
3. Pas une seule des lettres d'Orsini à Vettori n'a été recueillie dans la correspondance publiée par A. M. Bandini dans les C~arot'M/H Kff~. et Ge)'M. epistolae ad P. 7:c<o?'M<m, Florence, 1758-60, 2 vol. in-4. Cela vient sans doute de ce que ia plupart étaient en italien. Il y a dans le Taf. 9063, f. 1 4 i ft 6 c d, deux minutes de lettres latines adressées par Orsini à Vettori, en 1570 et 1571, sur des matièresépigraphiques (signalées au Corpus,vol. Vi). La grande série des lettres d'Orsini au savant florentin est dans les papiers de celui-ci on les trouve au British Muséum, AcMtt. ms. 10270 ellus vont de 1567 à 1582, et figureront dans la publication annoncée plus bas. 4. Va<. 4105, f. 263; Vettori à Orsini (Florence, 19 avril 1567). British Mus., Add. ms. 10270, f. 17; Orsini à Vettori (Rome, 29 juin 1567).
ou moment où celui-ci préparait ses Imagines, dans lesquelles les hermès tiennent tant de place, ce qu'on pouvait trouver à Florence en objets de ce genre Au moment de ses grandes acquisitions d'autographes de Pétrarque, Orsini, sur une indication de Pinelli, demandait s'il y avait en Toscane des manuscrits analogues Vettori rassurait son ami sur la rareté de ses trésors Ils s'offraient réciproquement leurs ouvrages, échangeaient leurs lumières sur des points douteux de critique, se communiquaient des textes. Orsini envoyait à Vettori des inscriptions de sa collection pour utiliser dans ses ouvrages, et le tenait au courant de ce qu'on découvrait à Rome en monuments épigraphiques On a vu que Vettori s'était occupé personnellement de faire imprimer le Festus d'Orsini chez les Giunta, ses imprimeurs attitrés. Le vénérable Florentin n'est pas seulement un des premiers philologues du xvi° siècle c'est encore, comme on sait, un grand écrivain italien son style nerveux, précis, allant droit au but, se retrouve dans ses lettres inédites à Orsini 4. La correspondance de Sigonio avec Orsini avait commencé un peu plus tôt que la précédente. Orsini avait bien moins de dinérence d'âge avec le savant de Modène qu'avec Vettori; il en résulta tout de suite dans leurs rapports une familiarité plus grande La plus ancienne lettre que j'aie trouvée de Sigonio à Orsini est datée de Venise, le 12 mai 1859'; Orsini avait demandé où en était le Fe~Ms d'Agustin qu'on y imprimait, et prié Sigonio de surveiller lui-même le tirage. Celui-ci répondait qu'on pouvait compter sur lui et dans plusieurs lettres suivantes tenait au courant de l'impression et de l'expédition du volume En 1S63, Sigonio, qui est à Padoue, se félicite de la 1. V~. 4t04, f. 241; id. (6 nov. 1568)
2. V~. 4105, f. 92; id. (22 avril 1581).
3. British Mus., Add. ms. 10270. (Lettres du 10 cet.. 1570,37 juillet M 22 sept. 1574, 24 juillet et 4 nov. 1575, etc.).
4. Les lettres de Vettori et celles de Sigonio à Orsini sont sous presse et vont paraître avec une annotation sous ce titre Correspondance inédite de Piero Yctto1'i et de Carlo Sigonio avec Fulvio Orsini. J'y renvoie pour les détails des sujets que je ne puis qu'effleurer ici.
5. V. la note précédente. On vient de voir qu'Orsini rendit de bonne heure à Sigonio, comme à Vettori, des services philologiques; il lui communiqua, entre autres mss., un F)'OH<OK de la bibliothèque du cardinal Ranuccio. (C. S!on?'! opéra ommM, éd. Argelati, Milan, 1732-37, in-fot., t. VI, col. 671).
6. Vttt. 4105, f. 36. Sigonio s'occupait déjà du Festus depuis plusieurs mois. (Cf. Augustini opera, t. VII).
7. Cf. Vat. 4105, passim et S~'t/OHM opera, t. VI, col. 999 sqq. (Lettres :a. Panvinio).
nouvelle que vient de lui apprendre son ami, la découverte des Sassi <rz'oM/ qui vont éclaircir ses propres travaux En vérité, dit-il, quand je m'occupais de ces études, je ne faisais à Dieu qu'une seule prière, c'est, qu'on découvrît de mon vivant tout ce qui doit être découvert sur l'antiquité romaine, et qu'après moi on ne trouvât plus rien', a Et le bon Sigonio est heureux que les inscriptions nouvelles lui fournissent l'occasion de rectifier les erreurs qu'il a commises « Cependant, ajoute-t-il, je croyais qu'un fragment si considérable nous aurait apporté encore plus de renseignements. Peu de temps après, Orsini voit Sigonio à Bologne, et il écrit à ses amis de Rome le plaisir et le profit qu'il trouve à fréquenter un homme d'un si aimable caractère et d'une érudition si prodigieuse t Il a décidé, à ce que je vois, répond Bagatto, de ne laisser aucun petit morceau d'antiquité sans en faire l'anatomie'. A partir de ce moment, Sigonio écrit plus fréquemment la bonhomie de sa nature se montre dans son style; il s'intéresse en toute amitié à ce qui arrive à Orsini; il lui parle avec abandon des grands travaux qu'il entreprend sur l'histoire romaine ou italienne < Je vois, dit-il, tout le monde écrire des variae ~eetiones, ce qui équivaut à dire quicquid in ~Meca~ c'est bien autre chose de s'attaquer à un sujet où les anciens ne nous guident pas, de le traiter méthodiquement et à fond" En 4579, Orsini cherche à obtenir le portrait de Sigonio, dont la modestie se refuse à le faire exécuter on le décide enfin à poser devant Lavinia Fontana Zappi, la femme-peintre bolonaise, et Orsini peut enrichir de l'image d'un ami sa collection de portraits illustres'. En 1S6S, Sigonio tient Orsini au courant de sa polémique avec Grouchy, bataille courtoise, more maiorum, comme on en voit peu dans les guerres érudites du temps. En 'tS83, il lui parle à plusieurs reprises de la trop fameuse Consolatio, qu'il a mise lui-même en circulation Je la crois de Cicéron, écrit-il; je suis obligé de défendre cette opinion pour l'honneur de la chaire de Bologne, celle de Padoue ayant émis l'avis que c'est l'œuvre d'un faussaire A Rome on pen1. Va<. 4t05, f. 219 (Padoue, 24janv. 1563).
2. V. plus haut, p. 10, note 3.
3. Vs<. 4105, f. 239 (Bologne, 9 janv. i567).
4. N" 104 de son Inventaire. Cf. ma note dans la Gazette des Beaux-Arts, 1884, t. II, p. 435.
5. Va<. 4104, f. 149 (Bologne, 25 juin 1583).
chait pour l'opinion de Riccoboni et de l'université de Padoue_; aux instances curieuses de Sigonio, Orsini répondait tout simplement qu'on demandait à voir l'original; celui-ci bien entendu ne fut jamais montré'.
Moins célèbre peut-être que Vettori et Sigonio, mais nop moins intéressant pour nos recherches est Gianvincenzo Pinelli Il semble que Fulvio l'ait aimé plus que tous ses autres amis. La similitude complète des études et des goûts les unissait éiroitement, et la grande quantité de lettres qui nous restent témoignent de l'active correspondance qui s'échangeait entre Rome et Padoue. Orsini n'a gardé qu'un petit nombre de lettres de Pinelli mais celui-ci a conservé celles de son ami, au moins depuis ls73. Il y en a plus de cinq cents réparties sur dix-sept années, et cette immense correspondance d'Orsini est la plus importante source de renseignements qu'on puisse consulter sur son compte Le caractère rapide de l'écriture, les défauts 1. On rapprochera avec intérêt, des demandes de Sigonio la lettre de Muret à Jacques Gillot du 22 fév. 1584 (MMatMj'M Graux, p. 400), et surtout le fragment suivant d'une lettre d'Orsini à Pinelli, du 30 juillet 1583, II Sigonio mi scrive di nuovo due lettere in materia della Conso~ftKone et dice di voler pigl'are la defensione di quel titulo. Mi pare che ci habbia. passione grande, et credo che ne sia interessato, come'me disse, il Latino. Io non l'ho detto altro, senon che volentiere intenderei apud quem extet l'originale, et mi nomina nella ultima lettera essere il S' Franeesco Vianello secretario di Venetia. Io non voglio interpormi in questa dissensione. V. S. per amor mio tenghi appresso di se quello che soprà cio le confidai, per che sapevo à chi. » (A?n6ros: D. 422.) 2. Je rappelle sa belle biographie par Paolo Gualdo (Augsbourg, 1607; reproduite dans les Vitae de Gryphius, pp. 295-433), à cause des renseignements curieux qu'elle contient sur sa célèbre bibliothèque; on sait qu'elle eut après la mort de Pinelli une fâcheuse destinée et que les débris en furent recueillis par le cardinal Borromeo pour l'Ambrosienne. 3. En voici la liste Padoue, 21 janv. 1566 (Vat. 4105, f. 79), 25 aoM 1575 (4104, f. 231), 9 avril 1579 (f. 263), 22 juin 1582 (f. 168), 37 juillet (f. 13)), 10 août (f. 104). 25 fév. 1583 (f. 97), 8 juin 1584 (f. 253), 4juiUet 1585 (f. 172), 24 janv. 1586. (Ambros. D. 422 f. 193.) Plusieurs, étant intéressantes pour l'histoire de la bibliothèque d'Orsini, sont reproduites à l'Appendice II. Les lettres de Pinelli sont extrêmement nombreuses, sa correspondance ayant rayonné sur tout le monde savant de grandes séries sopt à Florence, Bibliothèque Riccardi, 2438, ff. 157-176 (lettres à Lorenzo Giac.&mini), à l'Ambrosienne, E. 30 tH/ fï. 112 sqq., E. 34 inf., ff. 64 sqq. (aux deux Manuce), au British Museum, Addit. ms. 10270 (à Vettori), etc. J'utiliserai les lettres à Dupuy conservées à la Bibl. Nationale de Paris (DMp. 704) il serait à désirer qu'on pût consacrer a ce grand homme oublié des travaux analogues au monument qu'élève M. Tamizey de Larroque à notre Peiresc. 4. Milan, Bibliothèque Ambrosienne, 2 gros volumes cotés D. 422 tK/et D. 423 inf. J'y renvoie par la date des lettres. Celles-ci, en effet, sont rangées par ordre chronologique, la série contenue dans le 423 (1577 à janv. 15ff3) devant se placer au milieu du 422. Il y a 28t lettres dans le premier volume, 233 dans le second, en tout 5t4.
de l'encre pâlie ont probablement éloigné les travailleurs de cette masse énorme de papier noirci on ne la trouve citée nulle part elle constitue cependant un document de premier ordre pour l'histoire des mœurs romaines et de l'érudition au xv!" siècle. Pour ce qui regarde Orsini, elle forme une sorte de journal de ses actes et de ses acquisitions pendant la période la plus intéressante de sa vie. J'ai dépouillé les deux recueils de l'Ambrosienne, mais surtout au point de vue de l'histoire de notre bibliothèque et de la provenance de nos volumes je souhaite qu'on en tire parti d'une manière plus complète. Pinelli connut Orsini en 1565 durant le séjour de Bologne Quand j'ai vu Votre Seigneurie à Bologne, écrivait-il, ce ne fut qu'un instant mais il m'a semblé que nous avions noué une amitié si étroite qu'on devait la considérer comme une vieille amitié 1. » Ils s'étaient fait des offres réciproques de service. C'est Pinelli qui recourut le premier à son nouvel ami, par une lettre du 21 janvier 1566 Je ne trouve plus rien jusqu'à celle d'Orsini du 2 février 1S72 3. Le voyage de Pinelli à Naples, sa ville natale, dans l'hiver de 1573% lui fit voir Orsini à Rome, dans son milieu naturel, entouré de ses livres et de ses amis, et, à partir de son retour à Padoue, leur commerce épistolaire se continua sans interruption. Il paraît s'être ralenti vers la fin de leur vie ils étaient alors obligés l'un et l'autre depuis longtemps d'employer des secrétaires, ce qui ne laisse plus la même place à l'intimité la dernière pièce conservée vient d'Orsini et porte la date du 21 janvier 1593.
Pendant les dix-sept ans de leur correspondance la plus active, les deux savants échangeaient plusieurs lettres par mois, et une telle fréquence donne à ces documents intimes un 1. « Quando io viddi V. S. R' a Bologna, se ben fù per poco tempo, mi parve che facessimo un' amicitia tanto stretta che non si dovesse reputar se non antica._)) (21 janv. 1566.)
2. J'en cite ûn passage qui intéresse les coHections de nos bibliophiles « Mi ricordo ch'ella mi disse d'haver la tavolagreca che fece gia M. Ubaldino sopra Aristotele, la quale sono 7 anni passati che viddi in mano det Poss"" [Possevino], et come che non pensava attendere alla filosofia, non me ne curai ne di vederla nonche di trascriverla. Hora la desidero quanto cosa alcuna per potere aggiutare qualche poco la mia memoria, et perche tengo in casa un greco diligente la vorrei haver qui in Padoa. » Ce grec me paraît être Michel Sophianos. Cf. Montfaucon, Ftf/. yf., p. 90, et Miner, Cat. des mss. f/recs de <'E~cM?'M<, p. 97.
3. Arn~ D. 422 tH/ C'est la première lettre du recueil de Milan et la seule de 1572.
4. Paris, Bibl. Nat., Dup. 704, f. 24.
abandon et une familiarité qu'on rencontre rarement ailleurs. Pinelli et Orsini, tous deux grands épistoliers, ont réservé leur meilleure plume l'un pour l'autre. Le Romain, assez réservé dans ses autres lettres, n'a rien de caché pour Pinelli. Il parle très librement des hommes et des événements, même de leurs amis communs et de ceux qu'ils aiment le mieux. Les petites intrigues du monde romain et leurs anecdotes piquantes égaient les discussions sur les textes classiques et la critique des livres nouveaux. La jalousie d'Achille Estaço 1, l'égoïsme de Muret', la susceptibilité d'Agustin la manie poétique de Gambara se retrouvent tour à tour. Alde le jeune n'est pas épargné, et son caractère versatile et déloyal fournit matière à mainte allusion Orsini nous paraitrait même bien méchante langue, si le caractère absolument confidentiel de cette correspondance n'en excusait la liberté~.
Pour les achats de livres, Pinelli avait un compte ouvert chez Orsini, et réciproquement Le premier achetait pour le second sur les marchés de Venise et de Francfort; celui.ci, de son côté, 1. D. 422 inJ' 31 oct. 1573. Estaço ne pardonnait pas à Latini la pension de 160 ducats de chambre que le pape venait d'assigner à celui-ci pour sa collaboration au Décret de Gratien J'anecdote est racontée par Fulvio avec une grande verve.
2. V. plus haut, p. 64, note 7.
3. 20 janvier 1680 «Di monsignor A. Augustino non so che dirvi se non che io non ho colpa in questo suo humoraccio, del quai vedo che egli hormai si sia avveduto, et tuttavia il S*' Latino fà de'versi dove Io chiama. f~M6tM!K amicum. » Cf. passim et ci-dessus p. 61.
4.. 8 janvier 1575 « De[ Gambara vedo che lei non è instrutto dell' humore dell' huomo al quale s'aggiungono quei bicohieri di vino et )i 78 anni. » Cf. passim et la lettre du 27 fév. 1574.
5. Cf. lettre d'Ercole Ciofano à Vettori (Sulmone, 1582) dans C~}-. JM. cp. ad V:c(., t. II, p. 152. Dans le recueil épistotaireinsigniHantqu''Atde Je jeune n'a pas craint d'imprimer pour singer son père, il y a une courte lettre à Orsini, écrite de Pise le 1~ juillet 1587, et apportée à Rome avec d'autres par Lelio Gavardi, cousin d'Alde celui-ci le prie de reprendre sa correspondance et l'assure c( quanto mi doglia il dubbitar di non esserle in quel termine di gratia che vorrei. » (Lettere volgari di Aldo .MaHMZM), Roma, 1592, p. 141).
6. Deux exemples « H [Paolo] Manutio si morse Martedi, come V. S. deve haver inteso, et il suo male non è stato altro che quel suo morbo gallico arradicato di molti anni Dio li doni pace all'anima. » (10 avril 1574.) « Qui s'intende che'l Mureto sta male con pericolo della vita d'un morbo gallico vecchio Dio li dia sanità. 11 suo Seneca è quasi finito. » (25 mai 1585).
7. On trouve ces notes dispersées dans la correspondance. Chacun devait payer à l'arrivée le port des lettres de son ami Orsini les porte en compte le 23 septembre 1581 « levandosi 56 lettere che V. S. scrive a me, cbe sono giulii 17. » (Ambros. D. 423 inf.).
lui fournissait la librairie romaine; afin que les envois fussent mieux assurés, on les faisait passer souvent par les ballots des marchands vénitiens, ou sous le couvert de l'ambassadeur de Venise'. En s'écrivant, ils se chargeaient l'un l'autre de remettre des lettres aux amis communs; Pinelli, par exemple, les transmettait à Mercuriale, Fulvio à Latini, etc. Ils s'envoyaient des visiteurs la recommandation de Pinelli suffit pour qu'Orsini s'intéressât vivement au Grec Jean Bonafé, qui venait chercher fortune à Rome, et pour qu'il l'aidât à se faire une belle situàtion au Vatican'. Plusieurs jeunes gens furent adressés à Pinelli par Orsini à propos de l'un d'eux, Ercole Ciofano, Orsini disait en 1580 II veut vous connaitre, mon ami, pour connaître la plus noble chose qui soit à Padoue 3. Le compliment était aussi sincère que mérité. Les deux amis songèrent plus d'une fois à se réunir dès 1574, Pinelli faisait rechercher par Orsini un appartement à Rome, où il pût installer sa bibliothèque II changea bientôt d'avis, et ce fut Orsini qui, en 1583, rêva d'aller s'établir à Padoue; il voulait, disait-il, achever la Bible grecque, puis quitter Rome pour se reposer, le plus loin possible, de ses interminables travaux d'obligation, et s'occuper librement des choses de son goût Ce projet du Romain ne fut jamais bien sérieux cependant il demandait à Pinelli des renseignements complets sur les dépenses domestiques de Padoue. C'est ainsi 1. Cf. passim; c'est en 1582 que paraissent avoir commencé leurs relations intéressées avec les ambassadeurs de ta République; Orsini écrit en effet en novembre « lo pigtiaro un poco di domestichezza col sr Amb''° Veneto per potermene valere in servit.o di V. S. et mio, per conto de mandar libri. (D. 423.)
2. Jean Bonafé fut recommandé à Orsini et à Sirleto par une double lettre de Pinelli du 5 janv. 1583 Mercuriale écrivait à Sirleto le 4 janvier dans le même but. (Cf. Va<. 6195, partie I, f. 6.) Bonafé retourna à Padoue, puis revint à Rome et y réussit quelques années plus tard, Orsini annonçait à Pinelli qu'on allait exécuter à l'imprimerie Vaticane les Conciles gé)tf}'<!Ma; en grec et en latin le cardinal Caraffa venait de donner à Orsiui tous les détails de l'édition, et c'était Bonafé qu'on avait chargé du grec. (7jui)tetl589;J).422.)
3. Ciofano part « per stare in compagnia di messer Aldo, et venendo a Padova desidera vedere V. S. come la più nobile cosa che sia in Padoa sic]. » (27 sept. 1580; D. 423.)
4. Orsini s'en occupe dès le 2janv. 1574 le 16 avril, il dit qu'il a trouvé une maison dans la rue qui va. du Campo-Marzio à Monte-Citorio; il la décrit tout au long; on en demande 150 écus, mais pour en avoir 120. Dans la lettre du 26 juin. on voit que Pinelli a changé d'avis et ne viendra pas habiter Rome. (D. 422.)
5. Lettre du 30 juillet 1583 (D. 422) cf. plus haut p. 30, n. 3.
que les détails de la vie quotidienne viennent animer sans cesse les lettres de nos deux savants.
Mais ce qui fait le fond de cette correspondance, ce qui lui donne son unité, c'est la question des bibliothèques, et surtout des collections de manuscrits. Orsini travaille pour Pinelli, fait pour lui des collations et lui procure des copies~. Pinelli s'occupe plus activement encore d'enrichir son ami; on va le voir à l'œuvre au chapitre suivant à propos des manuscrits de Bembo qu'Orsini veut acheter ce sont les plus beaux trésors bibliographiques de Padoue qui vont partir pour Rome on peut admirer en vérité le désintéressement de Pinelli, qui renseigne son ami sur leur valeur, se prête à toutes ses ruses d'acquéreur, et se réjouit de son succès. Il n'y avait entre eux aucune trace de rivalité d'écrivain, puisque le savant de Padoue, ce Peiresc du xvi° siècle, ne publiait point d'ouvrages, et qu'il avait acquis seulement pour son plaisir et pour être utile aux autres son immense érudition. Mais, comme bibliophile, Pinelli pouvait trouver son intérêt en lutte avec son affection pour Orsini; cependant nous n'avons pas rencontré un seul point sur lequel se soit produit ]e moindre froissement entre les deux érudits et le spectacle d'une amitié semblable a été l'une des plus vives satisfactions de nos études.
t. Cf. passim, et les lettres d'Orsini de l'Appendice II. Le copiste grec qu'il employait pour PineUI était Pierre Devans, fils de Mathieu, désigne sous le nom de BfH'y ouBcfp'j.
PRINCIPALES ACQUISITIONS D'ORSINI
L'histoire des principales acquisitions faites par Fulvio Orsini pour sa bibliothèque repose presque entièrement sur nos correspondances inédites. Le dépouillement parallèle de ces dossiers intimes, dans les divers dépôts où ils sont dispersés, a permis de fixer la date de l'entrée d'un grand nombre de volumes chez notre savant, et nous a fait connaître leur provenance. Les renseignements isolés fournis par ces sources précieuses seront utilisés au cours du travail descriptif; on a réuni ici ceux qui portent sur des séries ou sur des volumes particulièrement intéressants. Quant aux négociations même d'Orsini, elles ont paru contenir assez de faits curieux sur la bibliophilie au XYi° siècle pour mériter d'être mises en lumière, au moins par un récit abrégé. On y trouvera également des détails nouveaux sur plusieurs manuscrits illustres le bibliographe ne peut négliger ce qui regarde l'histoire de volumes tels que le Virgile du Vatican, l'~tM~M~eM~, le Térence de Bembo ou les autographes de Pétrarque, pour ne citer que les plus connus de notre collection. La biographie des manuscrits peut être écrite; elle n'est souvent pas moins instructive que celle de leurs possesseurs'.
La plus ancienne des acquisitions que nous puissions constater est relative à la bibliothèque d'Angelo Colocci, mort end849. Cette collection, fort belle en un temps, avait été très réduite elle est du nombre de celles qui furent pillées pendant le sac de Rome dedS37, où périrent tant de trésors littéraires. Les impri1. Hn'va point dans ce chapitre de renvois aux mss. eux-mêmes; je renverrai au contraire aux renseignements qu'il contient, en décrivant plus loin les volumes.
més et les manuscrits de Colocci furent déchirés, jetés dans la boue, employés par les soldats aux plus vils usages, sous le& yeux même de leur propriétaire Après sa mort, Orsini recueillit pieusement les débris de cette bibliothèque mutilée, en souvenir du vieillard qui avait encouragé ses premiers travaux M le raconte lui-même un peu plus tard dans une lettre adressée à Michele Fortiguerra, de Pistoia 3 « Les jours passés, dit-il, sont venus me trouver les héritiers de Mgr Angelo Colocci, autrefois évêque de Nocera et grand ami de votre oncle Seipione Cartéromachos ils m'ont prié de réunir toutes ses compositions, qui ont été dispersées après sa mort, et de les imprimer si elles en sont dignes~. J'avais une grande affection pour Mgr Colocci, et j'ai accepté volontiers cette charge. J'ai cherché dans la < guardarobba du Saint-Père, où l'on a porté avec ses livres beaucoup de choses de lui et d'autres lettrés, de Cartéromachos par exemple; il n'y avait rien. J'ai vu aussi la bibliothèque du pape Marcel, qui eut en main ces compositions; je n'y ai pas recueilli grand'chose relativement à tant de beaux écrits qu'a faits Colocei. Cependant, grâce à Dieu, j'étais devenu possesseur, après sa mort, de plusieurs de ses livres c'est là que j'ai trouvé par hasard deux cents épigrammes latines fort belles; je les ai réunies selon le désir des héritiers et suis résolu à les faire imprimer. Mais comme les épigrammes surtout demandent la perfection, je les ai communiquées à des lettrés, qui n'en ont gardé que cent; celles-ci peuvent, il est vrai, soutenir la comparaison avec n'importe quelle œuvre antique.
Nous retrouverons plusieurs livres de Colocci en étudiant le fonds latin d'Orsini mais la lettre de '1886 nous met sur la trace 1. Cf. F. Ubaldini, VMa Angeli Colotii ep. JVMMt'MM, Rome, 1673, p. 55, d'après le De infelicitate h'«e?'a(<M'M!M, de Lilio Giraldi.
2. Ubaldini, p. 31, dit que c'est à la mort de Msreantonio Colocci, Ë)_s d'Angelo, qu'une partie des livres de celui-ci passa à Orsini. Orsini, dan~ sa lettre de 1556, semble indiquer que c'est, aussitôt après la mort d'Angelo lui-même en ce cas, il aurait eu seulement une vingtaine d'années. 3. Rome, 20 juin 1556. Cette lettre n'est pas inédite elle a été publiée en son entier par le GM!'Ha<e de' letterati d'Italia (t. XXVI, Venise, 1716, pp. 327-334), et Seb. Ciampi en a reproduit un fragment. (Memone <K Sc< CaWgt'omaco, Pise, 1811, p. 48.) Nulle part la provenance de la lettre n'est indiquée.
'4. Ces héritiers étaient, après la mort de Marcantonto, Giacomo et Ippolito Colocci. (Ubaldini, p. 69.)
5. Un recueil du fonds Vatican, très utile pour nos études, le 3958, contient du f. 184 au f. 196 un inventaire complet de la bibliothèque de Colocci, dressé peu de temps après la lettre d'Orsini et probablement au Vatican.
d'une nouvelle série de recherches du jeune bibliophile. Laissonslui encore la parole' Le livre des épigrammesde Colocci étant si réduit, nous sommes décidés à en joindre quelques autres d'hommes illustres de ses amis, afin de faire du tout un noble recueil. Je n'ai jamais connu ni vu votre oncle Cartéromachos, étant né une quinzaine d'années après sa mort, mais j'ai vu beaucoup de livres et d'écrits de lui chez des lettrés, surtout chez Colocci j'ai conçu une telle affection pour son souvenir que, dans mes études grecques ou latines, j'ai tâché d'imiter un homme qui a été l'admiration de son temps et l'est encore du nôtre. Il se présente pour moi une bonne occasion d'honorer sa mémoire j'ai en effet une demi-douzaine de belles épigrammes latines, qu'on imprimera avec les autres, et qui le feront vivre au moins par ses écrits". » Orsini prie qu'on lui envoie tout ce qu'il peut y avoir à Pistoia d'oeuvres de Cartéromachos, surtout en épigrammes grecques; Colocci en possédait beaucoup et Orsini ne les a pas retrouvées. 11 demande aussi quelques renseignements il pourrait être le point de départ de recherches spéciales. Il est intitulé J)!t)en<<M'<o delli libri del Colotio di sacra .;o'tp<MM: fatto alli 27 d'ottobre 1558, et divisé en dix casse en réalité, il n'y a que les deux premières qui renferment des ouvrages théotogiques. Les manuscrits et les imprimés sont catalogués ensemble et s'élèvent au chiffre de 558 ou 559 numéros. Ce document est précédé d'un petit inventaire, original également, des livres consignés au Palais Apostolique comme provenant de la succession du cardinal Aleandro (Die a;.]? martii i542Z)om!nM~C<f<:<dtMsA~e6:M~er consignavit nobis Mt/'fasct'tptos H6r<M o/t/H6oHf<e tMe?HorM6 cardinalis B)'MMfhMM!t). liy a encore d'autres pièces intéressant les bibliothèques du xvj~ siècle, qui paraissent avoir été centralisées à cette époque par l'administration de la Vaticane. Je citerai un catalogue grec des manuscrits de l'Escurial, rédigé en 1579; un double et une traduction latine du mème catalogue, et d'autres se rapportant à la même bibliothèque, notamment un index latin de la collection de Diego Hurtado de Mendoza (f. 76) un inventaire des livres du cardinal Sforza (f. 103) un Index M6)'o?'Mm ex Bibl. AK~OKM AM(/M~!Ht MrcAMp. 'TarrftcoHeH~'M ad coHc'7to?'MN! et epM<o/afMmpOH<eMrMm editionem pcr<<KeK<M (f. 165) etc. H faut surtout attirer l'attention sur les documents relatifs à l'Escurial, qui sont demeurés inconnus à Charles Graux, et qui serviront peut-être à combler la lacune du catalogue original de Philippe II, qu'it a regretté de laisser dans son beau livre (p. 161).
1. Ma traduction abrège ce passage comme le précédent Orsini est un peu prolixe, soit qu'il s'excuse près de Fortiguerra de s'adresser à lui sans !e connaître, soit qu'il témoigne son admiration pour le grand homme de la famille.
2. « Questo dico, perche dopo l'orazione, che egli tradusse di Aristide e qualche epigramma greco ovvero epistola che messer Aldo Manuzio stampô nelle prime carte di alcuni libri, non si trova altra memoria di quest' uomo e i suoi libri. i quali egli studio e scrisse, non gli vedrà ognuno, come gli ho visti io e se pure alcuno gli vedrà, non conoscerà che quella sia sua mano. » Orsini a été bon prophète c'est seulement gràce il son inventaire que nous avons pu identifier sur les livres l'écriture de Cartéromachos. XOLHAC. FL'LVfO OUgfXJ 6
biographiques sur la personne et la famille de Cartéromachos, afin de rédiger sa notice dans le recueil projeté. Celui-ci n'a point paru' soit qu'Orsini ait conçu plus tard un plantrop vaste, soit qu'il ait été absorbé tout de suite par des études plus graves, il n'a pas donné cette anthologie des poètes latins du commencement duxvf siècle; mais on retrouve dans ses papiers une bonne part des matériaux qu'il avait réunis*.
Les relations d'Orsini avec la famille de Cartéromachos ne s'en tinrent pas là. En 1565, se rendant à Bologne avec le cardinal lianiiecio, il profita d'un arrêt à Pistoia pour aller voir Michele Fortiguerra avec Fabio Farnèse. Les deux amateurs se firent montrer la bibliothèque formée par l'humaniste, qui n'avait pas encore subi de dispersion sérieuse; ils prirent une note rapide de ce qui paraissait le plus intéressant'. Pendant son séjour à Bologne, Orsini écrivit à Michele pour lui demander huit volumes imprimés, annotés par Cartéromachos, qu'il avait remarqués; les autres livres de même provenance, qu'il avait eu occasion d'étudier à Rome longtemps auparavant, lui donnaient, disait-il, grande envie d'avoir ceux-là La famille Fortiguerra parait avoir été ruinée à cette époque, et une grave maladie de son chef achevait de jeter le trouble dans ses affaires. La protection et les secours pécuniaires d'un homme comme le bibliothécaire d'un cardinal, qui était de plus dignitaire ecclésiastique, ne pouvaient être dédaignés de ces pauvres gens. Aussi faut-il i. Le projet a été repris et exécuté en partie par l'abbé Gianfranoesco LancetoMi au xvnt° siècle.
2. Plus tard, Francesco Patrizi lui demandait de tirer de son cabinet les vers qu'il avait de Motza; je cite cette lettre, intéressante par son sujet -et par le nom de son auteur « .La signora Tarquinia Moiza, miracolo di tutte !e donne e per la incomparabile dottrina delta lingua volgare, latina e greca f per la fitosoHa e poesie sue et per la musica et per la bonta. et attre virtu singolari dell' animo e per le bellezze et gratie corporali, arde di desiderio di nnovare et di mandare a posteri la memena.dett' avolo suqjFr. Mttftft Jfo~sa che tu gia si caro servitore a casa. Farnese. Et ha raccolte moite §.ue compositioni con animo di fade stampare. Habbiamo pensato che V, S., nome quella che è, potra favorire questo suo nobile e pio desiderio col mandarle alcuna cosa di detto Molza, cosi delle racco~ite dello suo studio, come di quello dello lu"" suo card~. Spera ella che V. S. per la sua..no'b[jta. et cortesia non vorra marcarle, el io la supplico quanto posso. » Patrizi rappelle ensuite la générosité qu'a eue Orsini en lui prêtant un Stobêe.et un Damascius (Modène, 27 juillet 1577 Yat. 4105, f. A7.)
3. Cf. la lettre VI de l'Appendice tl.
4. Ces livres devaient être ceux qui se trouvaient en la possession :de Colocci, de Niccotô Maggiorani et de Settimio Orsini et qui passèrent plus tard dans la bibliothèque de Fulvio. V. l'index. c
voir avec quel empressement Scipione Fortiguerra, fils de Michele, répond, au nom de son père, à la demande d'Orsini'. Le savant veut huit volumes Scipione en envoie vingt-deux, tous apostillés, dit-il, par son grand-oncle. Il a mis la main, dans ses recherches, sur une lettre latine de Cartéromachos et sur plusieurs autres des littérateurs de son temps il les envoie de même, pensant être agréable, et commence ainsi cette intéressante série d'autographes à laquelle Orsini plus tard attachera tant de prix.
Le désir excessif de plaire avait égaré les yeux de Scipione. Il avait envoyé plusieurs volumes, un Pline, un Ovide, qui n'étaient nullement, disait Orsini, annotés par Cartéromachos'. Orsini garde les volumes sur lesquels il ne comptait pas il les considère comme de bonne prise; mais il n'en réclame pas moins un dédommagement. Scipione se confond en excuses et se met à explorer à fond la bibliothèque paternelles Il envoie alors un Marsile Ficin (De <c~ vita) sur lequel la main de Cartéromachos n'est pas douteuse, l'Aldine des œuvres de Politien, et un Textus summularum Petri Hispani où se voit la même main que sur le Pline Pour reconnaître ces dons, Orsini débourse vingt-cinq écus, qui arrivent fort à propos au pauvre Scipione dont le père vient de mourir Mais les exigences du bibliophile ne connaissent plus de bornes il veut avoir tout ce qui reste des livres de Cartéromachos. Son correspondant à J'istoia, un capitaine au service du duc de Parme, nommé Conversini, transmet ses ordres à Scipione. Celui-ci annonce un nouvel envoi six volumes annotés par Cartéromachos et un septième, qui est un manuscrit d'Ovide, abondamment scholié d'une autre main". Après cela Scipione a vidé les rayons il ne lui reste plus que quelques correspondances de Cartéromachos en italien, auxt. Lettre 1 de l'Appendice Il.
On cite Pline, Afc<a!tKO?'p/tO~M d'Ovide, opuscules de Piutarque, Eusèbe, Strabon, Lactance. Orsini y reconnut la main de Giambattista Fortiguerra.
3. Lettres 11-IV de l'A pp. II.
4. Et qui n'est autre que celle de Cartéromachos (v. l'Inventaire, au n" 86 des imprimés latins).
5. Vh(. 4104, f. 247 (lettre de Scipione du 15 fév. 1566).
6. Lettre VI de l'App. Il. Les livres sont 1° La..Log'?(j'Me d'Aristote; ¡ 2" Théocrite et le Plutus d'Aristophane 3° un lexique grec 4" Hippocrate 5° Prooer6M)'MK M6f//M;i (avec 20 )! écrits par Cartéromachos) 6° AW</MKe/;Ct! .BoeMt 7° ms. d'Ovide (Sine <o).
quelles il attache peu de valeur; il les met cependant à la disposition d'Orsini, dans sa lettre du 14 mars 1S66'. Orsini les demanda sans doute, puisqu'on les retrouve chez lui il. estimait qu'il n'y a pas de petits proHts pour un collectionneur, et que ces lettres intimes dédaignées d'un ignorant auraient pour lui beaucoup d'intérêt. C'est ainsi qu'il réunit tout ce qui restait des livres et des papiers du savant collaborateur d'Alde Manuce.
C'est précisément vers cette époque qu'Orsini conçut l'idée d'avoir une véritable bibliothèque. Il nous l'apprend par une lettre à Vettori, du 29 juin 1867 < Si vous trouvez, écrit-il, quelque autographe de Politien, et si vous ne voulez pas le garder, envoyez-le moi, car je prends fantaisie à présent de me faire une bibliothèque °. » Les séries bibliographiques d'Orsini n'étaient pas encore bien considérables en 1870, au moment où elles furent visitées par notre compatriote Claude Dupuy, avocat au parlement de Paris. En écrivant deux ans plus tard, dans toute la fraîcheur de ses souvenirs, à son ami Pietro del Bene, qui venait d'arriver à Rome, il lui donne de curieux détails sur les collections romaines, en quoi le sieur Fulvio Orsino vous servira comme de registre pour estre curieux rechercheur de toute antiquité. Il vous fera voir la librairie du cardinal Farnese dont il est garde, et de la Vaticane il vous insigniera les meilleurs exemplaires. Lui-mesme a quelques bons livres grecs et latins, tant escrits que conférez avec les escrits, et aucuns notez et corrigez de la main de quelques hommes sçavans comme de Politian, Carteromachus, GentilisDelfinius, Pantagathus, Faerne, Onuphre et autres, qu'il a de tout temps curieusement recherchés et s'en a bien sceu faire honneur » D
Ce passage nous renseigne sur l'état de la bibliothèque d'Orsini en 1570. Les volumes de Cartéromachos en formaient, au moins par le nombre, une des séries principales, et on y voyait ceux qui partaient des annotations des amis déjà morts i. Lettre VI.
British Mus., Add. ?Kti; i(M70, f. 17.
3. Dupuy continue « Bien est vrai, quae est /tomH:M amM<M, qu'il non les monstre qu'a diverses fois, et s'il vous offreou promet quelque chose, comm' il est courtois et tiberat de parole pour en tirer de vous un. autre peut ubtre meilleur, vous le devez prendre au mot et ne vous asseurer trop de ses promesses. » (Am6)'os. G. 77, f. 31 vo.) L'ensemble de cette lettre & Dei Bene, intéressant pour tes bibiiothèques de Rome, va être publié avec !.). correspondance entre Claude Dupuy et Pinelli.
d'Orsini, Baratte, Faerno, Panvinio 1. Le Virgile annoté par Politien y figurait déjà'. On peut y joindre avec certitude le vieux Porphyrion et un Tite-Live, prêtés tous deux à Dupuy °, et les manuscrits latins provenant d'Achille Estaço Il y a loin, on le voit, de cette bibliothèque naissante, à la collection célèbre que Rocca décrira comme supérieure à certains égards à celle du pape, et qui entrera plus tard avec tant d'éclat au Vatican. Un des accroissements les plus précieux vint à Orsini de Dupuy lui-même. Celui-ci avait à cœur de reconnaître les services qu'il avait reçus de l'archéologue romain et la libéralité avec laquelle celui-ci avait mis à sa disposition ses livres et ses lumières. 11 lui avait promis un beau présent cependant ce ne fut que trois ans après son retour à Paris, qu'il s'acquitta envers Fulvio par l'entremise de Pinelli, avec qui il était resté en correspondance régulière il envoya un double feuillet d'un manuscrit devenu fameux, et sur la provenance duquel sa correspondance jette pour la première fois la lumière. Il s'agit du fragment qui est connu sous le nom d'M~M~<eM~ de Virgile, depuis que Pertz a émis l'idée singulière que le manuscrit pourrait remonter au temps même de l'empereur Auguste. Dupuy nous apprend qu'il vient de Saint-Denis < l'ai mis parmi vos livres, écrit-il à Pinelli une feuille d'un Virgile fort ancien et escrit en lettres capitales, ~Ma~ unciales vocabant, lequel a esté autresfois en l'Abbaie de Saint-Denis en France, et maintenant est espars çà et là tanquam Sibyllae folia laquelle ie lui [à Fulvio] ai promis longtemps a et aiant receu vosdits livres vous la lui envoierez en mon nom, s'il vous plaist. C'estoit bien autre chose que le 1. Je n'ai pas retrouvé ceux qui venaient de Delfini ils ne portaient sans doute point d'M;-K&ns.
2. Orsini à Vettori « A me è capitato un Virgilio tutto studiato di mano d'A. Politiano, et fra le motte buone cose che vi sono v'è copiato nele margine un commento sopra la Bucolica di Junio Philargyrio. a (Lettre du mois de mars 1567 British Mus., Add. ms. 10270, f. !2.) V. cette lettre et une autre du 22 mars 1567, dans la publication annoncée p. 72, note 3. 3. Dans une lettre de Dupuy à Pinelli écrite de Rome, le 23 déc. 1570, je trouve des détails qui intéressent ces deux manuscrits « Ursinus et Latinius nuttum finem faciunt bene de me merendi, nec modo sermones eruditos, sed libros etiam mihi impertiunt. Ab illo praeter alia PfM'p/M/r'OKM in Horatium exemplar antiquissimum atque optimum habui, quod, utotii huius Romani ratio mihi ex aliqua parte constaret, ditigenter contuli. In Livio quoque aliquid operae superioribus diebus posui atque etiam hune pono, cuius codicem mediaevetustatis ab eodem utendum accepi. ))(At7!&f<M. G. 77 inf., f. 3.) Le Tite-Live avait été déjà collationné par Sigonio; cf. G. 77, f. 5.
4. Même lettre à Del Rene.
Virgile de Carpi ou celui de Bembe, Ne~'o/'M/H /tomtMMM seuMtOMe et litleris <sm ~af~ë celebrati. Tarde, inquies, /em <MS~ ~'6e?'ss. A la vérité cëTl'est pas mon naturel que de faillir à ma parolle, mesmement si c'est chose qui soit en ma puissance mais qui a fait que i'aie accompli si tard ma promesse envers lui, c'a esté que ie me sentois piqué d'un refus qu'il me fit, un peu avant mon partement de Romme, de certaine chose, laquelle il m~avoit offert et promis par plusieurs fois, comm'il est homme fort libéral de promesses, à la Romaine. Sed haec alias. De Paris, 28 de mars MDLXXHH »
Le manuscrit paraît séjourner longtemps chez notre Pinelli, qui ne manque pas de l'étudier au passage parti de Paris le 28 mars 1574, il n'arrive à Orsini qu'au milieu de juillet. Dupuy l'a revêtu de la dédicace qu'on y lit encore CLAVDIVS PVTEANVS FVLV)0 VRStNO D. D. Orsini est enchanté, il ne s'attendait pas à un don si beau mais il a cru s'apercevoir que le feuillet double qu'il a reçu contient seulement les pages 1, 2, 7, 8 d'un fragment plus complet Dupuy veut donc garder, comme spécimen d'un texte unique, les pages 3, 4, 6. Orsini n'est pas satisfait; il insiste pour réunir dans ses mains tous les débris du précieux volume. demande l'intervention de Pinelli', de 1. Am&i'os. G 77, F. 55 (lettre de Dupuy à Pinelli, 28 mars 1574).–L'Augusteus, qu'il serait mieux d'appeler à présent le Dionys,ianus, est en deux parties, qui contiennent à peine, comme on sait, un fragment du livre I" des Bt'ot'gM/MM (v. 41-280) et du livre !H (v. 181-220). L'une est à Rome, Vft<. 3256, c'est le fragment de Dupuy qui comprend quatre feuillets l'autre est à la Bibl. de Berlin et comprend trois feuillets achetés à La Haye en 1862. Cf. surtout Ribbeck, Prolegomena critica, Leipzig, 1866, p. 82.7. et Chatelain, Pc~og')'. des classiques latins, 5" livr Paris, 1886. Il y avait au mains un autre feuillet du même ms., aujourd'hui perdu, qui contenait un fragment du livre IV de l'B~M~e et faisait partie de la bibliothèque de Pithou il a été mentionné par Mabillon et Ruinart, De re diplomatica, 2" éd. Paris, 1709, p. 635-637 (avec fac-similé de quatre vers). Cf. les deux travaux de Pertz cités par M. Léopold Delisle, Le cabinet des ntM., t. I, Paris, 1868, p. 262. Rappelons que le Virgile à peintures, Va(.3867, qui figurait depuis le xv° siècle dans la Bibliothèque Vaticane, provient également de Saint-Denis. (Nolhac, LM peintures des mss. de Virgile, Rome, 1884 extr. des hlél. d'arch. et d'hist.)
2. Orsini à Pinelli « Il foglio del Vergilio m'è riuscito maggiore de! espettatione, che era grandissima, et voglio scriverne al Puteano et ringratiarlo. Ma non sô se sarà bene inviare la lettera à V. S. o à messer Guidb Lolgio in Parigi. ), (27 juillet 1574 Am&ros. D. 482). Cf. ce que dit Pinelli à Dupuy dans sa lettre du 9 juillet. (Paris, Bibl. Nat. Dup. 704, f. 28.) 3. Pinelli à Dupuy « Già ho detto à V. S. quànto care siino state al sr Fulvio Orsino le due carte di Virgilio che V. S. gl' ha mandate, et già egli le ha scritto il desiderio cli* harebbe di unirle con le due che vanno dentro di quelle die V. S. gl' ha mandate, pensando che V. S. n'habbia moite; et
Guido Lolgi, qui réside à Paris, de l'abbé Del Bene, Italien qu'il voit à Rome et dont l'influence amicale est grande sur Dupuy. Toutes ses lettres sont pleines de prières'. Claude Dupuy se laisse toucher et, malheureusement pour la France, son dernier morceau du grand Virgile prend le chemin de l'Italie Le 4 septembre 'i878, Dupuy annonce à Pinelli qu'il trouvera le nouveau feuillet destiné à Orsini dans un autre envoi de livres adressé à Padoue le 28 janvier d576, Orsini dit à Pinelli l'avoir reçu des mains de Giorgio Gozzi et avoir envoyé à Paris ses remerciements
Malgré ses protestations de reconnaissance, l'érudit romain ne sut aucun gré à son confrère de Paris d'avoir dépouillé généreusement sa bibliothèque d'une pièce de cette valeur. Sa correspondance avec Pinelli montre à l'égard de Dupuy cette mauvaise humeur qu'il manifestait généralement contre les Français. mi priegha perche prieghi V. S. à compiacernelo potendo come faccio con tutto il mio caldo, et stimarô che V. S. habbia falto tal gratia a me proprio. » (Padoue, 2 sept. 1574.; Dup. 704, f. 27.)
i. Lettre à Pinelli du 7 août 1574 « AI Puteano hô scritto et al Lolgio, et mi pento di non haverlofatto col mezzo di V. S., che son certom'harebbe favorito di due paroline, à disporlo che mi volesse compiacere del foglio 3. 4.5.6, che và dentro questo h 2.7.8. che m' hà mandate; perche il libro era distinto in duernioni, et io per conservare questa reliquia vorrei questo continuato, poiche lui mi dice haverne dell' altri. Siche V. S. vede quanto sin lontano à permettere all' amico, che ne tagliasse qualche foglio. AI Puteano hô seritto di questo mio desiderio et credo che V. S. harria ancora à tempo d'aiutarlo. » Lettre du 26 août « Non potrei ringratiare V. S. à. bastanza dell' officio che l'è piaciuto di fare per me col s. Puteano, per quel foglio di Virgilio che entra net mandatomi et voglio sperare hora di poter conseguire il mio desiderio favorito della raccomandatione de V. S. Ne dissi anco una parola hiersera col s'' Abbate dei Bene, che fù à vedermi per cortesia sua. Cf. lettres du 23 oct. 1574, du 31 janv. et du 17 juin 1575, et passim (Am&ro~. 422).
2. Dupuy à Pinelli « J'accorde pour l'amour de vous au sr Fulvio la feuille du Virgile qu'il demande, combien que je n'aie plus que celle-là, et je la lui ferai tenir parmi quelques livres que j'envoierai en brief à M. Muret, car en un pacquet de lettres elles s'eust peu gaster par les plis. Mais ie le requiers en récompense d'une autre faveur, c'est qu'il me donne ou preste, comme il voudra, un exemplaire des Panégyristes escrit en papier assez recentement, lequel it m'a presté autrefois. 11 n'en doit pas faire grand compte comme n'estant chose de son humeur. )'(17 janv. 'i575.) 3. Le feuillet double, envoyé à Orsini la seconde fois, entrait en effet dans le précèdent; mais il ne comblait qu'une partie de la lacune; un autre était nécessaire on le retrouve aujourd'hui à Berlin. Les ff. de Berlin ne paraissent pas avoirappartenu à Dupuy (celui-ci déclare formetiementn'avoir possédé que ceux qu'il envoie à Rome) ils étaient peut-être à Pithou. En tous cas c'est aux guerres civiles du xvf siècle, dont l'abbaye de SaintDenis eut tant à souffrir, que l'on doit la dispersion et la perte d'un des plus rares monuments de la paléographie antique.
4.. Am~-tM. D. 4.22 et T. 167.
En octobre '1579, vient à Rome un gentilhomme français, nomme D'Houlier: il est recommandé chaudement à Pinelli par Dupuy, à Fulvio par Pinelli Orsini, après l'avoir fort bien reçu et l'avoir trouvé d'une courtoisie parfaite, lui confie à son départ une lettre pour Dupuy~. Il le charge d'insister pour obtenir une Décade de Tite-Live en lettres majuscules que Dupuy possède et lui a presque promise; il offre du reste une compensation honnête, comme il est d'usage entre gentilshommes D'Houlier emporte la lettre, promet d'appuyer la demande mais il tarde à faire la commission, i! n'écrit pas, Orsini s'inquiète, croit que D'Houlier manque à sa promesse, comme tous les Français qu'il a bien reçus à Kome et qui se sont moqués de lui une fois rentrés chez eux « Pourvu que Mgr d'Houlier (Olerio) ne me fasse pas comme les autres Français, tout ira bien; je veux l'espérer, car il m'a paru un homme accompli, et il n'a aucune autre peine à prendre que celle de m'écrire Six mois après, ne recevant rien, Orsini change de ton < Ce D'Houlier ne m'a rien écrit; il devait pourtant le faire, quelque impoli qu'il fût. Veuillez vous en plaindre de ma part, quand vous écrirez à Paris car en vérité, bien que les Français se soient tous moqués de moi jusqu'à présent, celui-ci pour la moquerie est encore plus fort que les autres D S'il ne s'agissait de manuscrits, Orsini serait sans doute moins en colère.
1. H sera question de ce voyage dans la Correspondance entre Dupuy et Pt'neMt.'j'insiste ici de préférence sur les détails qui.ont un intérêt bibliographique.
2. Lettre VII de l'Appendice II.
3. Je rappelle qu'au xvf" siècle la distinction entre la capitale et l'onciale n'existe pas.
4. Orsmi à Pinelli « Questa settimana è venuto a trovarmi quel sigire Franzese [D'Houtier]. col quale io hô sentito tanto gusto, quanto non potria dire à V. S. siche sarà questo uno dell' oblighi principali, che io dovero haver à V. S. Egli haverà da me una lettera al sr Puteano per disporlo A compiacermi d'una Deca di Livio, che mi disce gia haver in maiuscule, quale hora havendo riscontrata, me dice questo sig'" che non l'hà ritrovato buona come pensava. Basta mi, io l'harei cara per l'antichitâ et per aooompagnarla con quest' aitri et darei ricompensa honesta, come si fâ. fra gentilhuomini. Questo signore me ne dà speranza, et dice che ci mterporrâ. l'offici suoi; et io ci desidero una lettera di V. S. » (31 oct. 1579; AMt6r<M. D. 422. La lettre d'Orsini pour Dupuy est datée du 4 nov.) D'Hout!er quitta Rome vers le 20 nov. il devait être à Paris pour la Noe). (lettres du 21 nov. et du 5 déc.)
5. Lettre du 29 janv. 1580. (Ambros. yj. 423.) D'Houlier écrit le 31 déo., mais sans satisfaire l'irascible Romain. (Orsini à Pinelli, 20 fév. 1580.) 6. Pinelli, qui n'a pas non plus de lettres de D'Houtier, exprime en ces termes à Dupuy le mécontentement d'Orsini et le sien « Il sr Fulvio Orsino sta aspettando con desiderio quel foglio del Livio di lettere maiuscole. B
Pour comble de malheur, Dupuy, après avoir commencé par dire que le volume offre un mauvais texte et ne vaut pas la peine d'être envoyé, avoue qu'il s'est trouvé du goût de Cheverny, garde des sceaux de France, et qu'on n'a pu se refuser à lui en faire hommage'. Ces explications, transmises par Pinelli, impatientent Fulvio il y voit des faux-fuyants et des mensonges, et la promesse que lui fait Dupuy du seul feuillet du Tite-Live qu'il ait gardé, n'arrive pas à le désarmer. Il venait d'expédier d'avance un manuscrit des Panegyrici veteres que Dupuy lui demandait"; mais il ne comptait, déclarait-il avec mépris, rien recevoir en échangea Malgré ces injustes défiances, il eut le fragment quelques mois après Ce feuillet tant désiré d'Orsini paraît aujourd'hui perdu. Son origine n'est pas « [Havendo] questo foglio imprima potrà tenerne migliore speranza. Esso s' Fulvio (per dirla a. V. S.) si duole assai del s'' D'Houlier, come che non ne sia venuto meco a particolari, V. S. come mediatore ne potrà intendere quai che n'è. Io poi. posso bene dire questo a V. S. che )o conobbi cosi gentile per quelle poche hore che fummo qui insieme che mi stimava degno d'una sua litterina al meno dopo della sua partita di Roma. » (Padoue, 16 sept. 1580 Paris, Bibl. Nat. Dup. 704, f. 83.)
1. Dupuy à Pinelli « .Surtout n'oubliez l'exemplaire des Panégyriques du s'' Futvio Orsino lequel, à mon grand regret, ie ne puis gratifier du viel livre de T. Live qu'il me demande, dautant que ie l'ai donné il y a environ quatre mois à M. de Cheverni [Ph. Hurautt]. garde des sceaux de France, lequel fit démonstration de le trouver bien lui aiant esté monstré par M. du Bois (Simeo Bosius), auquel ie l'avois presté mais il m'en est demeuré un feuillet, lequel ie donne de bon cœur audit s'' Fulvio ne pouvant mieux. » 2i janv. 1580). « Si d'aventure M. de Cheverni ne me somme de ma. promesse, comme aisément ces seigneurs oublient telles choses, ledit sr Orsino se peut asseurerdeFavoir. i)(15févr. 1580. –Am~'os. T. 167 m/ ff. 214,217.) 2. Il lui avait déjà donné l'édition imprimée par Froben, qui à Rome était rare. Cf. lettres à Pinelli du 5 février 1580, du 12 fèv., du 25 mars, du 9 avril, etc. Dans la première, Orsini fait une remarque malicieuse sur Dupuy « Molto volentiere mandarô a V. S. quelliPanegyrici che desidera il sr Puteano, il quale dicami V. S. per gratia s'è in fine di 20 mesi è ritornato a scrivere et ha cominciato col chiedere li panegyrici; perche questo è passo di consideratione, a Le 22 avril « Li Panegyrici sono in mano de! sr Abate [Del Bene]. »
3. (c Dei foglio del Puteano credo che sarà corne della deca intera. Quell' Olerio [Houlier] mi è riuscito archibuciardo à fretto. » (Lettre à Pinelli du 30 juillet 1580.)
4. Dupuy à Pinelli « J'ai aussi receu le pacquet de livres dedans lequel estoient les Panégyriques du sr Fulvio, auquel ie vous prie faire tenir le feuillet de Tite-Live, que ie lui ai promis. » (17 janv. 1581 At?;6fos. T. 167, f. 222.) Pinelli à Dupuy « Mandai al sr Fulvio il foglio di T. Livio che V. S. m'ha mandate per lui gli è stato carissimo, ma per quanto m' è parso di conoscere, gliene ha ecertato maggior voglia. » (3 mars 1581 Bibt. Nat. OMp. 704, f. 79). Où est ce feuillet de Tite-Live enlevé au ms. de Dupuy? Orsini ne le fait pas figurer à son Inventaire et personne jusqu'ici ne s'était douté que le PM<MKCMS eût subi une mutilation en sa faveur.
douteuse il a été détaché du célèbre Puteaneus en onciales, et. il doit se rapporter au commencement du livre XXI ou à la fin du livre XXX, qui manquent dans le manuscrit de Paris 1. Orsini vient de se montrer à nous comme ombrageux et quelque peu avide; ce sont des défauts dont il n'est pas coutumier, mais il faut reconnaitre qu'il les laisse apparaître assez souvent quand sa passion dominante est en jeu. Je ne peux rapporter ici les faits nombreux qui ont éclairé pour moi ce côté de son caractère voici seulement deux exemples. Muret avait emprunté à Orsini un manuscrit auquel celui-ci tenait beaucoup le manuscrit fut rendu, mais l'ami qui servait d'intermédiaire le retint au passage sans rien dire. Muret affirma qu'il ne l'avait plus Orsini n'en crut rien et pendant dix ans demeura persuadé que le professeur français se jouait de lui. Plus tard, parcourant les livres qui provenaient de l'ami infidèle, il retrouva son volume en attendant, il avoue lui-même avoir fait sentir à Muret les effets de sa rancune~. Une autre fois, Estaço a prêté au cardinal Ranuccio un manuscrit des Conirnentaires de César. Au bout de quelque temps, il en a besoin et le réclame. Fulvio, qui est alors à Bôlogne avec le cardinal, a envie de garder le César pour son compte il écrit à un officier du palais Farnèse de faire toutes les recherches possibles dans les deux bibliothèques de la ville et de la campagne, pour satisfaire le désir du propriétaire mais en même temps, par une lettre confidentielle, il l'avertit qu'il est inutile de chercher et qu'il suffit de dire à Estaço qu'on n'a rien trouvé. Il recommandait instamment de brûler sa lettre secrète le destinataire n'en 1. Bibi. Nat., La<. 5730. Source principale du texte pour la 3" décade. A la p. 1, est la signature Claudii Puteanj, et Dupuy a noté avec soin le nombre des feuillets manquants. Le f. final 470, qui est du livre XXX, est venu rejoindre un peu plus tard l'ensembte du manuscrit.
2. Orsini à Pinelli « Mi dispiace haver a dire male de morti, main effetto io ho trovato che quel Theti et il Avanzati in materia di libri havevano la conscienza fatta a for modo, et un mio libro rarissimo che havevo gia prestato dieci anni sono al Mureto per le mani del Theti, ho trovato hora nelli libri dell' Avanzati, con tutto che io me ne sia doluto moite volte con l'une f col l'altro, ma particolarmente col Theti, il quale mi diceva sapere che't Mureto havea quel libro tralli suoi, con tutto che aS'ermasse havermelo restituito, siche tutto questo tempo son stato in quest'errore et resentimento ancora )n qualche occasione contra il Mureto. Ho poi trovato che. alla sua morte (del Theti), l'havea fatto suo l'Avanzati con molti. altri di esso Theti che ho poi ritrovato in questo numero de libri, et hanno verificato il proverbïo che un barbiere rade l'aitro. » (Lettre du 5 juin 1573 Ambros. D. 422.) Le Theti d'Orsini est certainement L Scipione Tetti; quant à Davanzati, ce ne peut être Bernardo, le traducteur de Tacite, mort seulement en 1606,
a rien fait, et, dans un volume de correspondances oubliées, nous trouvons aujourd'hui le témoignage de cette petite perudie à l'égard d'un ami et d'un confrère'.
On verra, dans les importantes négociations qui vont suivre, que ce n'est pas non plus par l'entière franchise qu'Orsini s'est distingué; il est vrai qu'il avait affaire à un personnage rusé, Torquato Bembo, contre qui il n'avait pas trop de toutes ses armes. Ajoutons qu'il est suffisamment absous par la connivence du loyal Pinelli. H ne sera pas sans intérêt de suivre dans leurs détails les rapports d'Orsini avec le fils de Pietro Bembo on y apprendra comment les précieux manuscrits de l'illustre secrétaire de Léon X ont passé dans les mains du savant romain, et comment celui-ci est parvenu, par des efforts prolongés et habiles, à reconstituer chez lui la partie principale de la célèbre collection.
L'histoire de la bibliothèque de Bembo est encore à faire. M. Vittorio Cian, qui a résumé les connaissances sur ce point, en y ajoutant par ses propres recherches, n'a pas fait avancer autant qu'on le voudrait une question que les préjugés et les fausses indications répétées de livre en livre ont embrouillée outre mesure'. J'ai pu être plus heureux que mes devanciers 1. Bibliothèque Barberini, LJJ, 37, f. 233 (parmi des lettres au card. Aut. Caraffa)
« Al molto .R''° et ma<y=° s" MM'* o~s~" ~°' CauaHf)' Ugolino, Roma. « Molto mag" s" mio, Verra il s< Achilie Statio à V. S. con una mia qui inclusa che à lui dara Monsig''Cannobio per rihavere certi suoi commentarii di Cesare à penna et farà ogni istanza perche si ritrbvino o a la villa, o in libraria. V. S. potrà risponderli che farà cercato dal Florido se t'ossero fra quelli libri deta villa, et non trovandosi, come credo, fatta questa diligenza, V. S. li dice poi chez tel cercarà nela libraria di Monsigr H°'°, dove senza pure entrarvi, ii responderà d'haver cercato diligentemente ogni cosa, et la sodisffacia à parole piu che potrà, mostrando dimaravigtiarsi che per tanta diligenza non l'habbia potuti trovare. Et avverta di non menar seco ne lui ne altri in libraria. Questa è solo per avvisare innanzi V. S. come la si habbia da governare in questo negotio, et l'abbruci subito rendendogti l'anima che n'e dentro. Et le bacio le mani. Da Bologna, à V di maggio 1565.
« Di V. S. R. Servitore aft' Fulvio Orsino, »
Voici maintenant un extrait de la lettre officielle « Il sor Achille Statio diede molli giorni sono al Cardinale certi commentarij di Cesare à penna, in carta pergamena, in foglio, quati furono allhora portati alla villa, et poi alla partita di Monsigr 11"" si dubita che fussero riportati con altre cose in libraria. Hora perche i) sor AchiMe desidera di servirsi di questo libro, et n'hà scritto al Cardinale. S. S"~ It' si contenta che V. S. cerchi il detto libro dove lo serà, et )o restituisea in mani dei sr Achille. V. S. ci scriva di gratia qual che fà Taddeo [Zuecaro] nela sala ~au Pajais Farnèse] et b soleciti a lavorare quando to vede. » M. V. Cian a fu le mérite de réagir sur ce point contre les opinions
en retrouvant, soit par la correspondance d'Orsini, soit par le dépouillement direct de sa bibliothèque, un nombre assez considérable de manuscrits qui ont appartenu au cardinal Bembo. La première source de mes indications est résumée ici la seconde trouvera place dans les chapitres suivants. On répète depuis longtemps qu'à la mort du cardinal Bembo, arrivée le '18 janvier dS47, sa bibliothèque, qui se trouvait à Itome, fut dispersée dans des collections particulières Apostolo Zeno cite le duc d'Urbin comme en ayant recueilli une grande part'. J'ignore si le fait est exact pour les livres imprimés que possédait le cardinal mais pour les manuscrits, on peut affirmer le contraire. La collection de Bembo n'a pas été dispersée à sa mort elle est restée intacte dans sa maison de Padoue, et a passé, avec le reste de son héritage, au premier fils qu'il avait eu de la Morosina, Torquato Bembo". Ce Torquato est un personnage assez singulier son père l'avait fait élever avec un grand soin, surveillant lui-même ses études, lui écrivant de Rome les lettres les plus pressantes pour l'encourager au travail et aux bonnes mœurs*. Les exhortations paternelles furent vaines Bembo s'est plaint plus d'une courantes; mais dans le détait il leur accorde encore trop de créance. It consacre aux études de Bembo sept chapitres de son livre, excellent à tant d'égards, intitulé Un decennio cMa M<s di M. Pietro Bembo (1521i53i), Turin, 1885. J'y renvoie pour les détails déjà connus, étant obligé de me borner ici aux renseignements inédits.
1. C'est ce qu'a dit par exemple Rinaldo Futin, dans l'ouvrage collectif f codici di Dante AK~AteW M! VeKMM, Venise, 1865, p. 25. Ce renseignement a été répété sans contrôle sur l'autorité du grand érudit vénitien, par exempte par Mazzuchelli, ScWMoM <J<<:Ha, vol. II. part. II, Brescia, 1760, p. 743 par Bossi, dans les notes à sa traduction de Roscoe, Vitae ponti f. di Leone X, Milan, 1816-17, vol. X. pp. 43 et 99 etc. Je ne connais, pour ma part, dans le fonds d'Urbin au Vatican, qu'un seul ms. provenant de Bembo; c'est t'tM). 1030 Vtts di Guido Ubaldo 1° duca <<: Urbino tradotto MM t'K volgare dal Bembo et so'tMa de sua mano, selon l'indication du catalogue. Il y a peut-être autre chose, mais en tous cas rien de bien important; pour ce ms. même, rien n'indique qu'il f!t partie de la bibliothèque de Bembo, bien au contraire. Quant a'ia tradition, j'ignore où Zeno l'a recueillie il dit dans ses notes à la biographie de Bembo par Giov. della Casa « Bibliothecam. codicibus. instructissimam Bembus paraverat, quorum non pauci in Vaticanam bibliothecam ex Urbinate sunt transtati. D (.De~M<ortC! delle cose Veneziane. tomo If, Venise, 17 [8, p. xv.) Il cite ensuite le Virgile et le Térence, et le passage serait parfaitement exact, si, au lieu d'D'W)MM! il y avait FrstnMKC. Je me demande s'il n'y a pas eu, à l'origine, confusion entre les deux noms d'Urbino et d'tfrSMM.
3. I~é en 1525, mort le 1°'' mars 1595, enseveli à Padoue. Ha une courte notice dans Maxzuchei!i, c., pp. 769-770.
4. Sur t'éducation de Torquato, voir, outre les Lettere volgari de Bembo,
fois du caractère léger et insoumis de son fils, et cette épreuve parait avoir été vivement ressentie par le cœur délicat de ce grand homme. Arrivé à l'âge adulte, Torquato était ignorant et vaniteux, violent et mobile, sour.icis et menteur; tel nous le trouvons dans ses rapports avec Orsini.
Après la mort de Pietro Bembo, Torquato avait une position fort honorable il était chanoine de Padoue et prieur de Coniolo, près de Brescia'. Il avait hérité d'une partie des goûts de collectionneur de son père et de son grand'père Bernardo, dont il serait injuste d'omettre ici le souvenir. Mais Torquato s'intéressait de préférence aux objets d'art, aux médailles, aux statues, choses qui flattent plus les yeux que ne font les manuscrits et les vieux livres. Malgré les volontés formelles exprimées par le testament du cardinal2, il songea de bonne heure à se débarrasser de ces derniers et commença par les échanger contre des marbres Qu'aurait-il fait de ces trésors bibliographiques, de ces beaux textes classiques, de ces recueils provençaux si rares alors en Italie, de ces précieux autographes, rassemblés de partout pendant deux vies studieuses, de cette bibliothèque, en un mot, formée par les dons des savants et des princes, par les achats intelligents et le travail personnel du grand cardinal et de son père? Assurément Torquato aurait donné le tout pour un bénéfice. En '1S5S, il vint à Rome pour ses affaires il exhiba quelques-uns de ses manuscrits, entre autres le Virgile à peintures écrit en capitales il se para de la gloire paternelle, fit étalage de ses collections, et se laissa dédier à Venise une édition de Virgile par Paul Manuce Il ne vendit, à ce qu'il semble, aucun manuscrit dans ce voyage et n'entra pas en relations avec Fulvio Orsini alors fort jeune celui-ci ne vit même pas le Virgile qui devait être plus tard l'objet de ses ardentes convoitises. Mais celles que lui adressait de Padoue Cola Bruni, dans le ms. L~f, 3, de la Bibliothèque Barberini.
Son père avait renoncé en sa faveur à ce prieuré dès 1537.
2. Publié par M. Cian, c., p. 203.
3. Un peu plus tard les collections artistiques eurent le sort de la bibliothèque.
4. Cf. lettre XIV de l'Appendice II. D'après Torquato, le cardinal de Carpi aurait jugé le ms. plus ancien que le Carpensis lui-même.
5. C'est même cette dédicace (du Virgile de 1556), qui atteste le voyage de Torquato en 1555. Inutile de faire observer que les formules laudatives de Paul Manuce n'ont aucune valeur pour l'appréciation exacte du caractère du fils de Bembo. On trouve la pièce reproduite dans les Epistolae de 'P. Manuce (éd.d'Atde te jeune, pp. 73-77 des P;Y<e/«<:OHM). Cf. ta lettre à Muret, p. 141 de la même édition.
le souvenir des collections un moment apparues à Rome ne se perdit point, et quand Orsini s'occupa de réunir des manuscrits pour sa bibliothèque personnelle, il songea bien vite à se mettre en rapport avec l'héritier des Bembo.
Les premières relations dont je trouve trace remontent à la tin de d§74; le 4 décembre, Orsini écrit à Pinelli, lié lui-même avec Torquato, qu'il est en affaire avec celui-ci « Je lui dois donner certains bustes de marbre en échange de son Térence .et de son Virgile en majuscules. Nous sommes en discussion pour une vétille cependant les marbres que je lui cède me coûtent trois cents écus et je ne les revendrais pas pour quatre cents; écrivez-moi de grâce la valeur des deux livres, leur état de conservation, pour que, si l'affaire se conclut, on n'enlève pas après coup certains feuillets des manuscrits. Vous les connaissez et pouvez me donner conseil. Du reste, ne parlez de la chose à personne'. PineUi, en effet, doit être à Orsini d'un grand secours, habitant Padoue, familier comme il est avec Bembo, et à portée de voir facilement sa bibliothèque. Mais Orsini ne tarde pas à s'apercevoir qu'il n'aboutira pas facilement avec un homme tel que Torquato Bembo 2. Le 4 février 1S7S, il se plaint de la déloyauté que celui-ci a montrée déjà dans un échange de médaiDes~, et dont il vient de donner une nouvelle preuve en rompant les négociations. Tout ce qu'a gagné Orsini, c'est que si jamais Bembo se décide à se priver de ses deux volumes, il ne les cédera à personne qu'à lui. « Après tout, ajoute-i-il, mes bustes me coûtent plusieurs centaines d'écus et sont d'une bonne exécution, tandis que ses livres ne sont que des fragments. On sent pourtant chez lui le dépit d'une affaire manquée il tenait plus aux manuscrits qu'aux bustes Bientôt Bembo se ravise « La grosse fourmi commence à sortir », écrit Orsini le '12 mars; il a fait savoir à un marchand t. Am&)'o.<. 7). 422. Ce renvoi s'applique à toutes les lettres d'Orsini sur cette affaire. IV. p. 74, note .4.
« Perche questo è un huomo troppo capriccioso o per dir meglio troppo avantagioso. » (Lettre du 27 janv. 1575.)
3. Cf. lettre du 28janv. 1576; Orsini y rappelle qu'après avoir envoyé à Torquato deux médatDes d'argent, il ne reçut en échange qu'une médaiit& de bronze.
Au contraire de Torquato, Orsini est avant tout bibliophile. Parmi les antiquités, ce qu'il préfère, ce sont les inscriptions, parce que l'inscription. se rapproche du livre. Dans une lettre àPinehi du 30 janv. 1574, il dit qu'tt échangerait volontiers, avec le patriarche Grimani; des bustes pour des ms*criptions « V. S. sà t'humor mio, vo più à tornoàcosedove sia scrittura.
romain, Targone, qu'il attend les marbres pour envoyer les livres mais, comme il doit venir lui-même à Rome dans l'année, Orsini ne veut pas courir les chances de l'expédition et préfère retarder jusqu'à ce voyage pour régler l'affaire Il comptait alors sur le dernier feuillet du Virgile de Dupuy et prenait plus facilement patience; l'essentiel pour lui était que les volumes ne sortissent pas d'Italie; il se croyait toujours sûr de les avoir un jour ou l'autre. De plus, il n'était pas fâché d'attendre pour recevoir de Sigonio de Pinelli, de Mercuriale, des renseignements complémentaires sur les deux manuscrits et sur un troisième pour lequel il offrait un nouvel échange. Ce dernier était connu, sous le nom de Lusi de Virgile, par un passage du dialogue De CM~ce Virgilii du cardinal Bembo, où celui-ci proposait des corrections d'après un texte de sa bibliothèque contenant les Cs<ec<es, les ~MCO/~MM, et une partie du livre 1 des Géorgiqztes' Torquato, qui connaissait mal sa collection ou feignait de la mal connaître, cherchait en vain ce recueils il ne mettait pas non plus la main sur le grand Virgile; lorsqu'il était a Padoue, il écrivait à Orsiui que le manuscrit était à Coniolo, et lorsqu'il arrivait à Coniolo, le manuscrit était à Padoue quant au voyage de Rome, il allait en fumée
Les amis de Fulvio ne perdaient point leur temps" ilsleren1. Cf. lettre VIII de l'Appendice II. Les curieux du détail, que je ne puis satisfaire ici, sont renvoyés une t'ois pour toutes à cet Appendice. 2. Sigonio écrivait de'Boiogne le 9 fév. 1575, à CamiHoBosio « II Virgilio del Bembo è antico in leltere maiuscole et credo intiero (?); perchè non era al proposito mio, gli diedi so!o una occhiata et perô non ne posso dir altro. » (Ceruti, LeMet'e ined. di dotti !<a<. del sec. XVI, Milan, pernozze, 1867, p. 104.)
3. Déjà )e 22 janv. 1575, Orsini écrivait à Pinelli, confondant les Lusi avec le Virgite à peintures « La supplico mi faccia gratia quanto prima farmi sapere se'l Virgitio del Bembo ha l'Eneide et la Geor.~ioa, overo è un fragmente che'l Gard. Bembo nomina in un suo diatogo, net quate corregge alcuni luoghi delli Lusi di Virgilio, et dice cavare queste correttioni da un fragmente che egli haveva di Virgilio, dove non erano attro che ti Lusi, la Bucolica et parte del primo della Georgica. Sebene io son certo che con Monsignor Bembo non sarà permuta atcuna. » Le 9 avrit « Deinegotio Bembino, comme diceva il Faerno, giache le cose di Francia vanno quiète, tasciarô che facci la natura poiche l'adoperarci l'arte non si giova. Ma per ogni rispetto non sera mate che'l s'' Mercuriale s'informi con destrezza detta integrità del Virgilio, accioche non sia colto all' improviso. » 4. Cf. la lettre de Torquato (IX de l'Appendice H), et une autre écrite de Venise à Orsini, le 27 août 1575 (Vat. 4104, f. 173.)
5. Lui-même tâchait d'avoir de tous côtés des renseignements. Il s'adressait à Vettori, le 24 juillet « Desidero sapere s'ella ha veduto in faccia il Terentio dei Bembo et di che antichità to giudioe, et se )o di V. S. che donô alla libraria di S. Lorenzo sia simife cosi di forme di carattere.
seignaient sur les trois volumes, puis sur des autographes latins de Pétrarque, que son ami Anselmilui avait signalés chez Bembo, et sur un nouveau manuscrit, un Pindare, qui était venu s'ajouter à la liste demandée. De plus, une longue lettre de Pinelli, du 21 août lS7ë', donnait des détails circonstanciés sur les manuscrits principaux qui se trouvaient dans le studio de Padoue il y avait, outre les Lusi de Virgile en lettres lombardes', des scholies latines sur Théocrite, les dix premiers livres de Strabon, les Halieutica d'Oppien, l'Archéotogie de Denys d'Halicarnasse, excellent livre da farci f~~o~e, un Aristide scholié, un Synésius complet contenant les hymnes que venait de publier Canter, le Pindare qui était incomplet, mais très ancien et scholié, enfin le Carmen ~MCoKcMm de Pétrarque, autographe avec lequel Bembo prouvait l'authenticité du CsKzoniere qu'il possédait écrit de la main de l'auteur3. Pendant les années lë76 et 1577, les négociations sont entièrement suspendues. Au mois d'octobre de l'année suivante, Fulvio Orsini est repris du désir d'avoir quelques manuscrits de Bembo, et surtout les Lusi; Achille Estaço lui a donné, croitil, le reste de ce volume en écriture lombarde; s'il peut obtenir le fragment de Padoue, il aura, à ce qu'on lui dit, un Virgile complet, où il ne manquera pas un feuillet*. Pour ne pas éveiller les soupçons de Torquato, qui ferait payer cher cette coïncidence, Pinelli devrait le lui demander en même temps que le Pindare et le Denys d'Halicarnasse, les deux plus importants des manuscrits grecs. Pour le prix, c'est à Pinelli d'estimer la chose; Orsini pense que vingt-cinq écus pour les trois volumes, c'est bien assez; mais il n'y regarde pas à cinq écus près, et ce que fera son ami sera bien fait. Pour ménager la susceptibilité de Torquato, on pourrait faire traiter avec lui par une autre personne que Pinelli ou Mercuriale peut-être serait-il gêné de s'occuper avec eux d'une vente si minime. Il y a encore un autre M'importa da sapere questo datia S. V. per certo mio capriccio. » (British Mus., Add. ms. 10270, f. 9.)
1. Lettre X de l'Appendice II.
2. 6' de sa. liste. Il y avaitchez Bembo un autre volume du LMSMS T'M'g~'M, in-8 (apparemment le de Pinelli), dont Orsini ne voulait pas il en parle le 11 oct.1578.
3. Quelques autres volumes étaient portés sur une note qui est perdue. La ptupart de ces mss. et des suivants se retrouveront dans la description de la Bibliothèque.
4. Lettre du i t octobre 1578 Orsini décrit exactement le « libro lunghetto des Lusi, avec reiB-6?'M de Bernardo Bembo.
lot de manuscrits que voudrait Orsini, c'est celui du Virgile et du Térence, pour lesquels il débourserait bien cent cinquante écus'.
A cette lettre, Pinelli répond qu'il convient d'attendre, que Bembo n'est pas disposé à entrer en affaires avec Orsini. Mais celui-ci insiste on a eu vent de son désir immodéré des Lusi; il y a Rome des gens qui veulent les lui enlever; le marchand Targone, « un terrible homme », compte les acheter et les lui revendre après « pour un trésor* x. Au mois de décembre, les inquiétudes du pauvre savant sont bien plus graves. Ce n'est plus un marchand qui est son concurrent, c'est un prince souverain: le duc de Bavière doit, dit-on, acheter tout le cabinet de Bembo mais Orsini, plutôt que de laisser sortir les livres de l'Italie et perdre ainsi sa dernière espérance de les avoir, est décidé à tenter tous les moyens (~y~x M)o~x~ë~). Il veut au moins sauver ceux auxquels il tient le plus et dont il a envoyé la liste, avant tout les Lusi; il offre de ces manuscrits deux cents écus; quand même on les distrairait de l'ensemble des collections, s'écrie-t-il, le due de Bavière n'y ferait aucune attention et donnerait bien la même somme à Torquato. Au besoin, Orsini écrira à l'agent du duc à Venise, qui est de ses amis, et le cardinal Farnèse s'adressera au duc en personnel
Notre bibliophile se disposait donc à livrer une bataille décisive pour ses chers manuscrits. La chose fut moins difficile qu'il ne pensait. Il se décida, au sujet des Lusi, à mettre en avant le cardinal Farnèse; celui-ci se prêta de bon cœur à une petite ruse et écrivit à Bembo qu'il désirait le livre pour sa bibliothèque*. La réponse arriva aussitôt Bembo adressait au prélat une lettre pleine d'humbles protestations le volume, disait-il, était déjà entre les mains de Pinelli, qui le ferait tenir; pour lui, il ne voulait d'autre récompense que les bonnes gràces de Son Éminence". Le 28 février 1579, les Lusi sont arrivés à Rome; mais Bembo 1. Lettre du 7 nov. 1578 (XI de l'Append. II).
2. Lettre du 29 nov.
3. Lettre du 12 dec. M. Ronchini a publié en note aux Lett. o!: F. Orsini <M Farnesi, p. 19, une requête adressée en 1570 au cardinal Farnèse par le duc de Bavière, Albert III le Magnanime le duc demandait précisément des antiquités ou des objets d'art pour sa collection.
4. Le 27 décembre, à 4 heures de nuit, le secrétaire du cardina apporte à Fulvio la lettre de son maître pour Bembo Orsini l'envoie aussitôt à Pinelli, lui laissant le choix de la remettre ou de la garder, suivant ce qu'il jugera le plus utile pour les négociations.
5. La copie de la lettre de Bembo au cardinal est à l'Ambros. D. 423, f. 118.
NOLHAC, FULVtO ORStNf
se fâche c'est au cardinal Farnèse qu'il a offert le manuscrit, et il s'étonne de le savoir entre les mains de Fulvio; en vain celuici prétend qu'il a offert en échange deux figurines à son maître*; Bembo voit très bien qu'il a été joué. Il voudrait alors refuser le Térence et le Virgile; mais Orsini le tient par un autre côté .1 Bembo a des affaires engagées à la cour pontificale; ses parents qui habitent Rome sont fort mal disposés pour lui Orsini ne néglige pas de lui faire savoir que, seul, il peut utilement le servir pour l'expédition de bulle dont il a besoin'; de plus, il connaît intimement le dataire~ et fera diminuer vingt écus sur les frais; comme il offre cent écus sur les trois volumes, Térence, Virgile et Pindare, c'est en réalisé cent vingt écus qui reviendront à Torquato~. En attendant, et non sans inquiétude pour le remboursement, Orsini avance l'argent de l'expédition; quelqu'un, qui lui paraît bien informé, achève de le troubler en lui disant qu'il perdra l'argent, les livres et l'ami tout ensemble'' Ces fâcheux pressentiments sont cependant démentis, car, le 9 avril, Pinelli écrit Sur Bembo, peu de paroles, mais de bonnes le Virgile et le Térence en majuscules sont entre mes mains; pour vous le faire bien voir, je vous envoie un peu d'anatomie. D Et le bon Pinelli, qui sait l'impatience de son ami, lui donne mille détails délicieux pour un bibliophile, se met à compter les vers et à mesurer les pages6.
Les précieux volumes sont confiés à l'ambassadeur de la Sérénissime République. Le d6 mai, Orsini en accuse réception mais, comme il n'a pas encore payé, il ne veut pas paraître trop content de l'acquisition « Passe encore pour le Térence; mais le Virgile! c'est un fragment, non point un livre. Le Pindare et le Denys ne sont pas des ouvrages si rares, et les quatre manuscrits ensemble ne valent pas plus de cent cinquante écus. » On peut s'étonner du mépris que manifestait Orsini pour les volumes dont il enrichissait sa bibliothèque, quand on songe que ce n'était rien moins que le Bembinus de Térence et le manuscrit si célèbre aujourd'hui sous le nom de Virgile du Vai. Lettres du 20 mars et du 25 avril 1579.
2. Lettre du 20 février ~579.
3. C'était Matteo Contarelli.
4. Lettre du 25 avril.
5. Lettre du 28 mars.
6. Cr. lettre XII de i'Append. )I. Pinelli fit du Virgile en particulier une étude paléographique approfondie j'ai trouvé ces observations à l'Ambrosienne, parmi ses papters, dans 1. 223 Mt/
7. Lettre XIII.
tican; ce dernier, qu'il traite dédaigneusement de fragment, parce qu'il ne contient guère en effet qu'un cinquième de l'oeuvre de Virgile, valait à lui seul, non pas les cent cinquante écus, mais toute la fortune du savant'. Ajoutons à sa décharge qu'une fuis les volumes installés chez lui et le compte réglé avec l'ancien possesseur, son dédain tombe subitement: l'orgueil du propriétaire lui ouvre les yeux; et c'est en tête de son inventaire qu'il place triomphalement, avec les formules les plus laudatives, le Virgile et le Térence~. °.
Les pourparlers continuent avec Bembo pour le Pindare et le Denys d'Halicarnasse, qui n'ont pas accompagné les deux manuscrits latins. Le rusé Vénitien les promet toujours et ne répond pas clairement qu'il se contente des cent cinquante écus il prétend que le Denys est gros de la charge d'un mulet, qu'il est, dans ces conditions, difficile de l'expédier, etc.3 En revanche, les belles paroles ne lui coûtent pas son cher Orsini sait la valeur des manuscrits il ne peut vouloir que ce qui est raisonnable les payât-il mille écus, Bembo lui serait toujours redevable pour toute la peine qu'il prend dans ses affaires Au fond il est de mauvaise humeur de s'être défait de deux précieux volumes, la gloire de son cabinet. Que dira-t-on si l'on apprend que c'est pour de l'argent qu'il a donné les manuscrits si chers 1. Remarquons, à propos de ce dernier volume, que Pinelli estime quatre fois plus le Térence ni lui, ni Orsini ne paraissent attacher la moindre importance aux cinquante peintures du Virgile.
2. V. les n"" i et 2 de nos mss. latins. Cf. ce qu'en disait Orsini, Je 27 nov. 1582 « in tutta Europa non si trovano M più antichi. (Lettre à Pinelli, Am&~M. D. 413.) A propos du Térence, Rossi (PMMCO<A. MMQ'. ill., Cologne, 1643, p.l0) raconte uneanecdote trop souvent mentionnée pour que je puisse me dispenser de la rapporter ici « Pervetustis codicibus, quorum multos in sua bibliotheca habebat, immania pretia faciebat [Ursinus]. Atque iitud acciditperridicute, quod cum die quodam Francisco cardina!i Toleto, Terentii comoedias ostendisseteasque affirmasset ante annos mille fuisse conscriptas, ac re vera essent antiquae,sed mire depravatae atque corruptae, atque addidisset nullam esse pecuniam quae antiquissimi illius codicis aestimationi par esset Proh Deus, cardinalis inquit,quid audio? equidem mallem codicem unum quantumvis recens impressum, sed castigatum emendatumque, quam decem alios mendosos et corruptos, quamvis Sibyllae manu exaratos! Risus omnium qui aderant est factus, cumviderent rerum earumpretia, quae ille in caelum efferebat, cardinalis aestimatione sic concidisse. » Il n'y a rien de spirituel à préférer une édition moderne de Térence au ms. d'Orsini le premier ignorant venu en ferait autant. L'h'danté que se transmettent les auteurs avec l'anecdote, aux dépens de notre bibliophi!e, n'a donc aucune raison d'être c'est lui qui est dans le vrai et c'est le cardinal qui a parlé en sot. 3. Orsini à Pinèlli, Il et 26 juin 1579.
4. V. lettre XIV de l'Append. tt (ler juin).
a son père? il supplie du moins qu'on n'en dise rien, et Orsini, qui n'y tient guère, laisse courir le bruit qu'il a envoyé en échange à Bembo quelques beaux objets d'art de son goût'. Enfin, en juillet 1S79, le Pindare arriver et, en septembre, le Denys"; cette fois, Orsini se réjouit sans réserve de ces deux belles acquisitions pour son fonds grec.
Cette première série d'achats était à peine terminée, qu'Orsini songeait à en commencer une autre. Il s'agissait d'avoir de Torquato Bembo ces manuscrits autographes de Pétrarque recueillis si pieusement par son père~. Le voyage de leur possesseur à Rome, pendant l'hiver et le printemps de 1581, offrit à Orsini l'occasion de traiter la chose de vive voix. Ce voyage avait un double but: Bembo venait terminer ses affaires ecclésiastiques, qui traînaient en longueur, et il comptait se défaire en même temps des collections paternelles. Il avait avec lui, outre les livres, des médailles, des marbres, des tableaux~. La pièce principale était cette fameuse Ta~e Iliaque, qu'on croyait un prodige d'antiquité et qui est conservée aujourd'hui, dépouillée de son prestige, au musée royal de Turin". Torquato négociait av~c le cardinal Sirleto, qui lui offrait deux cents écus de pension et voulait avoir la Table pour le pape, et avec le cardinal de Médicis, qui tenait à l'acheter pour le grand-duc de Toscane. Orsini, dont l'avis fat demandé comme celui du 1. Lettre du 22 mai.
2. Lettre du 25 juillet « Venne il Pindaro è tale quale V. S. m'haveya descritto, cioè venerandae antiquitatis, et se bene in qualche luogo è manco è pero libro da tenerne conto. Orsini se plaint ensuite à Pinelli d'avoir payé trois écus ie port du Pindare; le courrier en voulait même six, parce que'te livre pesait soixante onces et qu'il était manuscrit! Orsini aurait mieux aimé qu'on fit une convention au départ et qu'on payât d'avance. Il y revient le 8 août, Pinelli n'ayant pas voulu croire à un port aussi excessif. 3. Lettre du 4 septembre « Comincia netsesto libro e finisse neldeoimo, A me pare più anttoo il Pindaro. Orsini dut avoir aussi l'Aristide vers le même temps. (Cf. I. XIV de i'Append. II.)
4. Il en était déjà question dans la lettre du 25 juillet. L'affaire des mss. réglée, Bembo se trouvait encore débiteur de soixante ëcus à Orsini, sur les avances qu'il avait faites pour son expédition de bulle « N'y aurait-il pas moyen d'avoir quelques livres pour cette somme? » écrivait Orsini à Pinelli, te 21 novembre 1579 u nommait te Car'meK B:<coKcMnt de Pétrarque, dont on lui avait parlé en 1575.
5. V. sur ce voyage la lettre de Teobaldi, XVI de i'Appead. II. 6. Découverte sous Paul III dans la villa CaffareHi. Œ Cian, c., p. 107, et la lettre d'Ercole Basso,écrite à Nicco!ô Gaddi, le 6 mai 1583, et commençant ainsi « Monsigr Bembo è qua in Roma, dove ha iatio esito d'una gran parte dei suo studio. Gli resta quetta bella e rarissimatavoiadi hronzo..7" » .Bottari, pittoriche, éd. de Milan, 1822, t. III, p. 291.)
premier archéologue de Rome, envoya au grand-duc une copie de la Table, qu'il avait fait faire pour son usage, avec une consultation en règle sur les mérites de l'objet nous y lisons qu'il est < le plus antique et le plus rare monument qui existe et qu'Auguste ait rapporté d'Égypte avec l'obélisque*. De telles merveilles n'étaient pas faites pour lui c'étaient morceaux de prince mais il se consolait par des acquisitions plus modestes, qui avaient bien leur prix, comme on va en juger. Torquato avait apporté bon nombre de livres; Orsini n'eut garde de laisser échapper cette aubaine c'est à sa ténacité dans cette circonstance que les principaux volumes de Bembo doivent de n'avoir pas été dispersés. Il fallait tout d'abord s'assurer des manuscrits de Pétrarque ce qui tentait le plus Orsini, c'était le Canzoniere autographe complet écrit sur parchemin et dix-neuf feuillets sur papier qui contenaient des minutes de vers italiens de Pétrarque, et portaient ses ratures et ses annotations*. Torquato remit d'abord ces derniers à Orsini, avec le Carmen Bucolicum sur parchemin~. Quelques jours plus tard, le4marslS8d, il entrait en possession du fameux 6'SKzoKM?'e, qui avait servi à Bembo pour établir le texte de l'Aldine de 1S01\ En échange de ces trois volumes, auxquels s'adjoignirent une médaille d'argent et les papyrus égyptiens provenant du cardinal, Orsini offrit à Bembo un magnifique buste de marbre représentant Hadrien jeune 5.
1. V. ma note sur la lettre de Teobaldi.
2. Dans sa lettre à Pinelli du 25 février 1581, Orsini demande quel compte on fait à Padoue des livres écrits de la main de Pétrarque qui sont chez Bembo, « perche a me non piaciono punto, eccetto da 19 fogli archetypi, delli quali si vede il modo di fare di quell' huomo. [et le CaKMKt'ere complet] il quate dice il Bembo che il cardinale suo io page scudi cento. Dans ta lettre du 2 mars « Desidero sapere ancora se è vero ehe'I volume che s'aspetta delle poesie in stampa fosse pagato dal car'e suddetto ottanta zecchini. corne m'è dette. V. S. de gratia mene scriva quello che ne sà ô ne puo intendere à pieno et la stima che si fà costà de detti libri, accioche io sappia governarmi in dona;'e ad esso Bembo qualche cosa corne hôanimo di fare. M Cf. P. de Kothac, Le Can:onie1'e aM<o~'ap/te de Pett'ar~Me, Paris, 1886, p. 20.
3. Cf. la lettre du 2 mars, publiée dans les appendices à mon travail sur le Canzoniere. II y parle de « 20 fogli archetypi. »
4. Dans Le Can~-omet'e autographe de Pétrarque, p. 21, j'ai indiqué par erreur le 2 mars 1581 comme la date de ta prise de possession du volume par Orsini le post-scriptum de la lettre du 2 mars, dans lequel se trouve la mention de l'arrivée du ms. à Rome, est du 4 mars. Qu'on m'excuse de rectifier cette minutie.
5. Lettre XV de l'Appendice I! (du 10 mars). Bembo a fait promettre à Orsini de n'en rien dire à Pinelli mais Orsini ne se considère jamais comme
La bonne fortune d'Orsini fit un certain bruit dans le monde des amateurs et des lettrés. Granvelle lui envoyait de Madrid ses félicitations « C'est un grand trésor que ces autographes des œuvres de Pétrarque que vous avez eus du neveu de Bembo c'est un trésor nouveau ajouté à votre bibliothèque'. On ne tarda pas à envier ces acquisitions à Orsini un correspondant du grand- duc de Toscane se fit fort de procurer à celui-ci la plus précieuse, le Canzoniere sur parchemin < C'est une trop belle chose, écrivait-il à Ferdinand 1°' pour que Votre Altesse ne l'ait pas. J'espère que le S'' Fulvio Orsini vous en fera hommage quelque jour, tant parce qu'un tel joyau convient au souverain de la Toscane, que par suite du dévouement qu'il porte au cardinal de Médicis et à Votre Altesse. Pour moi, qui suis son voisin dans le chœur de Saint-Jean-de-Lateran, je ne manque pas de lui en parler souvent et de le pousser à faire la chose. Ce personnage indiscret était en effet un chanoine de Lateran nommé Teobaldi. Malgré les instances de ce collègue, Orsini préféra son Pétrarque à la faveur du grand-duc et garda le manuscrit*. Torquato, toujours à court d'argent et pressé d'en finir avec ses collections, avait déjà vendu le 14 avril tous les objets qu'il avait apportés. Ces transactions n'avaient pas eu lieu sans que plus d'un Romain n'eût à lui reprocher < sa mauvaise foi vénitienne D il était parti le d8 mai, laissant à Rome les plus fâcheux souvenirs Orsini s'était presque brouillé avec lui sur la engagé avec son ami, et il lui envoie tous les détails. Outre les manuscrits, on voit que divers objets antiques des collections de Padoue ont passé chez notre érudit. On trouve une pierre gravée montée en bague, dans Las CoM. d'ant. de F. Orsini, p. 18 (n« 23), avec cette mention dal Bembo. Plusieurs fragments d'inscriptions extrêmement importants avaient, chez Orsini, la même provenance. Cf. Coll. d'ant., p. 44 (n"' 3-4) le fait est revête par une lettre du propriétaire à Vettori, écrite le 4 nov. 1575 il parle de « questi fragment. quati sono in potere mio trasferiti nel mio studio da quetlo che tu gia dc.t Car'" Bembo. (British Mus., Add. ms., 10370, f. 33.) 1. JLe«. Mt~. del Granvelle, Rome, 1834, p. 18 (dans les Sludi e doMMK., année V, p. 362). La note mise à ce passage est incomplète. On peut remarquer la discrétion avec laquelle Granvelle fait de Torquato « il nipote dei Bembo. »
2. Cf. lettre XVI. Selon le même document, Orsini aurait eu encore de Bembo, dans ce voyage, un ms. de Politien. H dut acquérir alors divers mss. que nous retrouverons chez tui, et dont sa correspondance ne parle pas il écrit tui-meme à Pinetti, le li- avrit « Io, ottre le cose del Petrarca, ho havuto qualche altra cosa degna. H Peu après (juillet 158l), se placent, dans l'ordre chronologique, les acquisitions d'Orsini provenant de Jean Lascaris. V. ie chapitre v.
3. V. une lettre d'Orsini à Pinelli du 6 mai, où il y a tout un portrait de Torquato Bembo.
fin de son séjour; il s'estimait heureux d'avoir fait ses grandes acquisitions avant que Bembo n'eût terminé ses affaires ecclésiastiques, et alors que celui-ci avait encore besoin de le ménager. Depuis qu'il avait sa bulle en mains, il ne regardait plus Fulvio et se riait des promesses faites'. Cependant notre savant avait pris copie de l'inventaire des livres restés à Coniolo et à Padoue ;< il avait pu faire son choix et dresser sa liste de~e~e~a". Pinelli continue à lui servir d'intermédiaire c'est par lui qu'il obtient de Torquato, en mars dS82, le Dante et le Pétrarque écrits de la main du cardinal Bembo, avec un feuillet de Sextus Empiricus~; au mois de mai, Torquato, de retour à Rome, lui apporte un autographe de Pétrarque depuis longtemps promis, le De sui ipsius et multorum ignorantia il l'autorise enfin à faire prendre par Pinelli dans la bibliothèque plusieurs autres séries de volumes. La première comprenait le commentaire de saint Augustin sur les Psaumes", un Isidore de Séville, et les Lettres de Pétrarque 6. Pour ce dernier volume, Orsini espérait un nouvel <. Lettre du 29 avril « Mi sono mezzo rotto col Bembo et non è possibile altramente è huomo impraticabile, et fà quel conto della sua parola che io mi vergogno per lui à dir!o. Credo certo che s'egli non havesse sperato da me quelli servitij, che l'ho fatto in farle spedire le cose sue, mai harrei hauto quello che m'ha dato. Hora che è spedito, à pena mi compiace di quello che io offerirei ad altri per niente. Et egli à me non vuol darlo, ne con danari. OCrM ~Eouxev. Quanto me dispiace che me resta debitore d'un libretto di prosa latina det Petrarca De sui ipsius et aliorum MjfMO)'aK<M, che Dio sà quando me la darà. Pure hô huon pegno in mani d'una medaglia d'oro da lui desiratissima. » Lettre du 19 mai « Il Bembo parti hier! con havermi promesso, subito che sia à Coniolo, mandarmi U libretto in carta pecora di mano del Petrarca col tituto De sui ipsius, etc., et se non serà in Coniolo, che mandarà subito un servitore à Padova per ritrovare questo et un altro libro di cose volgare dei Petrarca di mano del Cardinale Bembo. » Orsini prie Pinelli d'être présenta à la recherche.
2. L'envoi de cette liste est daté du 9 dèc. 1581. Quant à l'existence de l'inventaire des manuscrits de Bembo, document dont on ne saurait trop regretter la perte, elle est formellement attestée par Orsini. (V. par exemple lettre XIX nell' MMh'ce di .Mbn~ Jiem&o.)
3. Lettre à Pinelli du 23 mars. Le Dante et le Pétrarque étaient déjà demandés dans la lettre du 14 octobre 1581, citée plus loin; Orsini priait de les remettre avec les CeHt nouvelles au jeune Marcello Tosone, qui faisait te voyage de Rome à Padoue. (Cf. lettre du 11 novembre.)
4. « Ë bellissima cosa à gusto mio. » (Orsini à Pinelli, le 19 mai.) 5. Ce volume fut offert par Orsini au cardinal Sirleto v. lettre XX de t'Append. !I.
6. Lettre du 19 mai « 17. S. Agostino sopra Psalmi, in-4. 5. lsidori etymologiae, in-fo. 12. Petrarchae epM<o~M, t<t-° et me gli mandi dirette al Basa in qualche cassa, se non ci è meglio eommodità. » Au bas de !a lettre est cette indication isotée :3. Meloch. as<fonom?'ct, in-f°. Orsini manifeste déjà son désir des trois premiers mss, dans la lettre du 13 avril.
autographe ce ne fut qu'une copie fort ordinaire'. La deuxième série, plus considérable, demandée le 9 juin 1D82, comptait :l°sept manuscrits grecs Hérodote, Nicandre et Oppien, Lucien, Syné"sius, Xénophon et deux ouvrages de mathématiques 20 trois manuscrits latins la Cité de.D:'eM de saint Augustin, Sénèque et Tite-Live; 3° trois manuscrits en langue moderne (libri volgari) un Dante, les Cent nouvelles et un recueil de poètes provençaux~. Enfin, quelques jours plus tard, Orsini demande un troisième recueil mathématique, un Aristote, d'autres Lettres de Pétrarque et un manuscrit de Brunetto Latini c in lingua provenzale~' Tous les volumes portaient un numéro ce numéro leur correspondait dans l'inventaire de Bembo, dont se servait Orsini; on les désignait ainsi facilement aux recherches~. Pinelli et Mercuriale y conduisaient quelquefois d'autres amis~; sous 1. Cf. lettres du 23 mars et du 10 mai « V. S. veda di gratia pigiiarli quanto prima, senza dire altro à M. Livio [l'agent de Torquato],së l'Eplstole sono ù non sono di mano, etc. »
2. Voici la liste écrite par Orsini (Ambros. D. 423, f. 264); elle est suivie d'une note qui est le n" XVII de l'Appendice II
GRECf
Berodoto, n° 8
Ntc<t?Mh'o, con Oppiano, n' 13
LtiCMMO,n° 32
Synesio, n° 36;
Xenophonte, n° 49;
L''6)'o (Mh'onomtco che hora V. S. chiede, n° 30
Theone che V. S. M6e gia nelle mani, n' 37.
LATINI.
Augustino de civitate Dei, n' 19;
Senecue ope?'a, n° 2
.Mot; decas prima et fere tertia, n° 8.
VOLCAM.
Dante coverto de <;eMM<ofOMo [sans numéro]
Cento novelle, n°30;
Poeti provenzali [au crayon n° 29].
La réponse à la note d'Orsini est dans [a lettre XVIII (du 22 juin). 3. Désignés ainsi dans la lettre XIX, du 28 juin «jjtte!' <!S<}*OKOMHae [Me<oe/<af1 in membranis in corio romano, n" 3. Aristotelis ope)'aph<t'< 'i'K corio viridi, n'* 33. jK Tesoretto in lingua provenzale [stc], n" 29. )! L'envoi du premier et du troisième est annoncé par Pinelli le 27 juillet, (lettre XXI). La lettre XXII montre qu'il s'agit évidemment du Trésor. 4. Orsini a pu donner quelquefois des indications plus précises voici, par r exempte, dans sa lettre du 14 octobre 1581, comment il a demandé trois importants mss. itatiens « Nella seanza quarta di sotto à mano manca, verso U Cupido n" 30, Cento novelle antiche, con alcune rime di sonetti toseani antiehi, in cartone. Nella scanza sesta à mano destra di sopra, verso it Mercurio n" 5, Terze rime di Dante di mano del carlO Bembo; T n" 6, Cose volgare del Petrarca di mano del car~ Bembo. » 5. Particulièrement un « messer Paolo, » qui ne peut être que P. Aicardo, ami intime depinelli. (Gualdo, Vï<a L V. Pinelli, pp. 55 sqq.) Voici un
la surveillance de l'homme d'affaires de Torquato', ils exécutaient les commissions; puis ils confiaient les volumes au neveu de Basa, le libraire vénitien établi à Rome, qui les recevait dans ses ballots.
Durant ces heures de chasse aux manuscrits, dans un cabinet en grand désordre~, Pinelli faisait parfois des découvertes intéressantes. A la place d'un texte en vain cherché, il mettait la main sur un autre plus curieux, et, au lieu de se le réserver, il en avertissait loyalement son ami. Il dressait ainsi des listes de livres que je n'ai malheureusement pas retrouvées, et qui achèveraient de nous renseigner sur l'état de la bibliothèque de Bembo. Orsini choisissait sur les listes de Pinelli c'est ainsi qu'il put acquérir la minute des brefs de Léon X rédigés par Bembo, puis le Trésor de Brunetto Latini, auteur dont il ne savait rien du tout, et que Pinelli, plus versé que lui dans les lettres françaises, signala à son attention~.
Parmi les manuscrits importants qu'Orsini acheta en 1582, il convient de citer la Consolatio de Boèce écrite par Boccace et autre ami qui écrit la chose de son côté à l'évêque de Tarragone, Agustin, (Amenas. R. 97 ~Mp.) « De Marsella escrivi a V. S. Hl"~do estuve, de dos meses, no so si se dieron; escrivo agora de Padua, que ni ella, ni su escuela me plaze mucho, pero en fin borra se todo contener en ella el senor J. Vincentio Pinello y sus libros, que tiene hartos y buenos fuymos el otro dia los dos a la libreria del Bembo, por que se avian de sacar de Ha algunos libros para imbiar a M. Fulvio por orden de Torquato Bembo, que esta en Roma haziendo negociacion ahun con los libros de su padre. M. Fulvio ha representado como dize los fragmentes de Festo del cardenal Farnes. De Padua ij setiembre 1582. P. Gales. »
1. Livio Barisone.
2. Cf. lettre XVIII de l'Append. II. Pour la description du studio de Bembo, v. un passage de la lettre XXIV. Aux divers témoignages connus sur les célèbres collections de Padoue, et qui sont malheureusement trop rares, j'en ajouterai un ici, qui mentionne incidemment deux de nos volumes grecs. Il estdemeuré inaperçu, bien qu'une phrase en ait été citée par Graux (Escurial, p. 170.) On le lit dans une lettre de Juan Paez de Castro à Geronimo Zurita, écrite de Trente, le 8 juin 1546 « La Historia de Bembo no ay memoria que se estampe sé dezir a v. m. que tiene in Padua una cosa muy buena, en que tiene su libreria muy copiosa y de muchas antiguatlas de estatuas y tablas, principalmente una Tabla de bronce con ciertas pinturas de animales, que dizen fer de tétras hieroglyphycas. Tiene tambien un huerto con muchas herbas y arboles exquisitos, a imitacion del que la Senoria de Venecia haze agora uro en Padua para la Universidad, que dizen sera la major cosa del mundo. Tiene entre sus libros unos Aristoteles y un Xénophon de mano, los quales quisiera prestados el senor Don Diego [Mendoza], y no se los quisieron dar pagase en dezir mal de su estudio, y antiguallas, y huerto, non sé con quanta razon. (Progresos de ~t historia en el reyno de Aragon. par Uztarroz et Dormer. Saragosse, 1680, p. 472.) 3. Cf. lettres XVIII, XIX, XXI, XXII et les lettres d'Orsini du 31 juillet, du 2 août, etc. cf. aussi l'index.
provenant de Bernardo Bembo'. Torquato faisait chercher en même temps dans la bibliothèque un Decameron sur lequel on ne put mettre la main'; il fut remplacé par l'autographe des Prose de Pietro Bembos. Fulvio déclare en avoir été pour sa honte, puisqu'il avait obtenu d'avance et à grand peine, en importunant Sirleto et le maître des Palais Apostoliques, la permission de recevoir chez lui le livre prohibé de Boccace~. D'autres volumes, contenant des œuvres de Pétrarque, arrivés en décembre 1582, contentèrent moins Orsini que les précédents~ Le 26 février 1S83, il fit demander les Co~~eK~~es de Francesco Contarini, autographe de Bernardo Bembo, et les poésies de Cristoforo Landino~. Enfin, le li février iS84,il accusait 1. Le volume était relié en velours vert Orsini en parle dans sa lettre à Pinelli du 25 août 1582, et voici ce qu'il dit dans celle du 15 septembre (, Di quelli ligati in velluto, uno solamente me potria piacere, quando fosse scritto in volgare, cioè il Boethio del Boccacio. Et mi meraviglia come bisognassero tante prove al padre del Bembo per provare quella mano, poiche hoggidi si conosce benissimo et, poiche sonno su le mani dell' autori, dicami V. S. se l'ha veduto in quel studio, overo aitrove, scrittura di mano di Dante, et se il Thesoretto è archetypo, ô pure libro ohé sia passato per mani d'huomo intelligente. » Orsim accuse réception du Boèce le 4 décembre.
2. V. la lettre du 4 novembre. Bembo voulait aller en personne à Padoue chercher le volume, car il était sûr qu'il avait un Decameron « in-4, foglio, coperto di cartone bianco. »
3. Lettre du 19 novembre 1582. Dans celle du 27, on voit qu'il y avait deux volumes du même genre « Delli dui volumini di Prose, che sorive il sr Paoto [Aicardo] desidero mesi mandi il migliore à gusto di V. S., et per gratia mesi mandl per le mani del Clarmo Donato. »
4. Lettre du 15 octobre « 0 questa si che la se' bela per dire corne dice il Bembo, che'l Decamerone non sia per ritrovarsi. E peggiore la vergogna cbe't danno, havendone io ottenuto ficenza dat Carl° Sirleto con molli stenti et straccatone il Maestro Sacri Pal. più volte. Il Bembo ne sorive al figiiolo, caso che lui non l'havesse; dice che è necessario sia nello studio à ogni modo, perche lui non l'hadato à persona alcuna. »
5. Dans la lettre d'Orsini du 24 décembre, on voit que les deux livres de Pétrarque qu'il vient de recevoir l'ont médiocrement satisfait, spécialement le De remedio utriusque fortunae. C'est dans ta même lettre qu'il accuse réception du ms. des brefs de Léon X par Bembo, et du Tesoro de Brunetto Latini, qui lui ont fait tous les deux grand plaisir, quoique le second manque d'un cahier. H y avait en effet, huit feuillets absents, et nous voyons, par la lettre XXVI de l'Appendice II, que Pinelli parvint à les retrouver en 1585. 6. « Monsigr Bembo m'ha promesse di scnvere hoggi al sr Livio, che lasci pigliare à V. S. dal studio il libro coverto di vetluto oremesino, scritto di mano di Bernardo Bembo, che è Franciscus CoKhM'emM de .EhWM, et il libro di velluto violato o verde, dove sono alcuni versi diChristophoroLandino con l'epistola à Berno B°. Se tal ordine sarà venuto, prego per mezzo di V. S. il sr Paolo mio che me favorisca de pigliarli quanto prima, senz'entrare col sr Livio in altri particulari per conto di questi dui libri, perche l'amieo non pigliasse ombra, come fece in quelle epistole del Petrarca se ci sarà poi occasione d'inviarmeli. »
réception d'un second recueil provençal tiré du cabinet de Bembo' au mois de décembre suivant, celui-ci, devenu tout à fait aimable, lui accordait encore un manuscritfrançais~. Ce fut sa dernière affaire avec Torquato. Il avait fini, on le voit, par obtenir de lui tout ce qui avait une véritable valeur parmi les manuscrits de son père.
Les négociations avec Torquato Bembo ont un épilogue, qui intéresse l'histoire d'un précieux manuscrit de poésie provençale de la Bibliothèque Nationale de Paris. Fulvio Orsini n'avait pas été content de celui que lui avait envoyé Pinelli en d882 il n'y avait pas trouvé d'œuvre d'Arnaut Daniel, cité, dit-il, par Pétrarque dans ses feuillets autographes. Or, il en avait existé, chez Pietro Bembo, un exemplaire beaucoup plus complet il était couvert de velours rouge, écrit sur parchemin, à deux colonnes, in-folio, haut de trois doigts; il contenait, outre les poésies des troubadours, une biographie abrégée de chacun d'eux~. Pinelli avait dit « à l'oreille à son ami, dans sa lettre du 22 juin 1582, que ce volume était sorti de chez Bembo depuis longtemps, peut-être depuis des dizaines d'années; il était, avait-il ajouté, entre les mains d'une personne qu'il ne pouvait dire, mais. qui certainement ne le laisserait pas échapper.
Il n'en fallait pas tant pour achever de dégoûter Orsini du manuscrit qu'il venait de recevoir et le mettre en quête de celui qu'on lui refusait. En vain Pinelli l'invite à se contenter de ce qu'il a et à renoncer à tout autre espoir~; Fulvio tient boit et finit par découvrir où se cache le mystérieux volume s. M ne peut être que chez un noble Vénitien, le magninque Alvise Mocenigo, qui 1. Par la lettre du 10 septembre 1583, on voit que Bembo avait écrit à son fils Carlo de donner les clefs à Livio Barisone pour rechercher dans la bibliothèque i" un Tertullien, que le cardinal Sirleto attendait avec impatience 8° un livre provençal pour Orsini. Le 11 février, Orsini, recevant ce livre, y trouve douze canzones d'Arnaut Daniel, des expositions et d'autres choses encore qu'il n'avait pas. On voit qu'il en est beaucoup plus satisfait que du recueil qu'il avait reçu en 1582. A signaler aussi, pour les mss. provençaux chez Pietro Bembo, la lettre d'Orsini du 15 octobre 1582 Torquato affirmait qu'il y avait alors dans la bibliothèque plusieurs recueils en cette langue, et que Mercuriale et Mocenigo les avaient vus un jour. 2. C'était un ms. « di rime francese »; Pinelli l'avait mis de côté avec le ms. provençal (lettre d'Orsini du 22 décembre 1584). La correspondance n'apprend rien de plus sur ce volume.
3. V. les lettres de Pinelli, XVIIf et XXII de l'Appendice II. 4. Lettre XXI.
5. Lettre du 21 juillet 1582 « H libro de poeti provenzali non m'è piaciuto punto, non essendovi l'Arnaldus Daniel che moite volte cita il Petrarca in questi fogli archetypi et volentieri applicarei .l'anime à quello in
a un domicile à Padoue et qui a puisé, lui aussi, dans la collection du cardinal. Mocenigo n'est pas facile à séduire il s'entend à la littérature provençale, et, par tradition de famille, comme par goût personnel, il se plait aux beaux manuscrits. Cependant Orsini n'est point pour lui un inconnu; en 4877, il a aidé le patricien à se défaire de sa collection d'intailles'; puis, dit-il, il obtiendra peut-être plus facilement la cession du volume, en offrant la transcription des biographies qui s'y trouvent, avec une copie qu'il a du recueil provençal du Vatican
Pinelli et Mercuriale interviennent habilement auprès du < magnifique qui finit par se rendre à leurs instances~. Reste à régler le prix Orsini en offre, dit-il, trente écus avec joie, quarante avec ennui, cinquante de très mauvais gré mais il ne veut en aucun cas débourser davantage~. « Le livre est un bijou, c'est vrai, écrit-il le 27 novembre mais c'est un bijou ignoré, qui ne trouverait pas facilement acquéreur; on ne peut en dire autant des quatre fameux manuscrits qu'il a payés à Bembo cent cinquante écus le Virgile et le Térence, par exemple, qui lui reviennent à cinquante écus chacun, sont des livres de premier ordre, et qui n'ont pas leur pareil en Europe pour l'antiquité".
cremesino, si quai Mocenigo fosse tale che io ci potesse sperare per qualche via. » Lettre du 2 août « Questi Provenzali di quà tuttavia non mi piaceno per il maneamento di molti, et in specie d'Arnaldo, et è anco libro molto mal trattato. !o M copia d'uno che è qui nella Vaticana, che fù del Colotio, molto antico et molto copioso, et la copia fù ancora del Cototio, et con questo me starô, finche non venisse meglior occasione. » (Ambros. D. 423.) Tous ces manuscrits seront identifiés au chapitre vm.
1. Cf. une lettre du 14 décembre 1577. Orsini demandait des empreintes de soufre, pour faire acheter les intailles par les cardinaux Farnèse et Granvelle et en prendre pour lui-même. Le 11 octobre et le 9 novembre, il était en pourparlers avec Mocenigo pour acheter un anneau antique et une améthyste gravée. (V. toutes ces lettres dans l'Ambros. D. 422.) Dès 1573, on trouve Orsini en relations avec Mocenigo au nom du cardinal Farnèse (Ronchini, Le«. (K.FtH'K., p. 24, I. X.)
2. Lettre à Pinelli du 1 er septembre 1582. Cette copie, possédée par Orsini, avait appartenu à Colocci comme le recueil Vatican. A la fin de celui-ci, Orsini signale une lettre de Bembo à Colocci, envoyant les noms de tous les poètes provençaux contenus dans un exemplaire de sa bibliothèque; il en a soixante-six. (Lettre du 19 novembre cf. lett. du 4 décembre.) 3. Lettre d'Orsinidu 7 novembre.
4. Lettre du 24 décembre.
5. « Io non niego ohe't libro non sia da stimare corne gioia, ma è gioia non conosciuta, ne sene trovaria cosi facilmente il comprato. Il che non si puù dire delli quattro libri che io pagai 150 souti, perche in essi erano li dui di maiuscule, che in tutta Europa non si trovano li più antichi; sono poi libri gustevoli da Qgni uno.
Ces raisons ne suffisent pas à Mocenigo, qui ne compte pas se priver sans un bon dédommagement d'un de ses volumes favoris il demande cent écus d'or', et comme Orsini tient au recueil et qu'il ne veut pas mourir « avec cette envie dans le corps », il est bien obligé d'accepter ces conditions et de boire le « calice Mais sa mauvaise humeur s'exhale avec Pinelli « En vérité, si ces Provençaux n'avaient appartenu au cardinal Bembo et ne portaient des notes de sa main, il n'y a pas un Romain qui dépenserait un sou pour les avoir il n'y a même personne à Rome qui comprenne leur langue et qui ait vu le nom de ces poètes ailleurs que dans les œuvres de Bembo Le '16 juillet 1583, en recevant le volume de Mocenigo, Orsini dit l'avoir décidément payé cinquante écus trop cher. C'était en effet le manuscrit de sa bibliothèque pour lequel il dépensait le plus, et ce ne fut pas un de ceux qu'il eut le plus de plaisir à posséder.
En 1584, grâce à sa patience et au zèle de ses amis, Orsini avait réuni dans ses mains tous les trésors de la bibliothèque de Bembo. Après de telles acquisitions, la sienne n'était plus reconnaissable elle était sans conteste la première des collections privées d'Italie, et méritait dès lors le jugement qu'en a porté Angelo Rocca. Voici dans son entier ce témoignage contemporain, le plus intéressant qui nous soit parvenu sur le développement complet de la bibliothèque d'Orsini « Fulvius Ursinus, vir quidem eruditissimus et omnium anti1. Lettre XXIII de l'Appendice II (25 février 1583). Orsini marchande dans les lettres suivantes; v. par ex. celle du 9 avril «. si possa redurre il Magnifiée da scuti d'oro a scuti di moneta, et levare qualche cosa dal prezzo delli 100, quando veramente il libro non le vaglia, perche io non voglio se non le cose honeste. [Ou, s'il ne diminue rien, qu'il lui donne en sus un Dante avec gloses latines, que Pinelli lui a signalé le 11 juin, Orsini parle d'un Uc Faidit chez Mocenigo]. Perche io desidero questo libro de Provenzaii a ogni modo, et sono risoluto non morir con questa voglia in corpo. »
2. Lettres du 23 avril et du 7 mai.
3. Lettre du il juin «. che io per me non conosco huomo che habbia mai sentito nominare questi poeti, senon inquanto si leggono nelle Prose del carle Bembo. » Le9 juillet, Orsini demande aPineui la traduction d'une grammaire provençale. Ces petits détails, qu'il est facile de contrôler et de compléter sur les originaux de l'Ambrosienne, peuvent avoir quelque intérêt pour l'histoire des études romanes en Italie.
4. Bibliotheca Apostolica VatMHKs. a ~-atre Angelo Rocc/ta a CmMt'MM. tHus~a. Rome, typogr. Vatic., 1591, pp. 400-402. Passage déjà cité par Blume, avec quelques coupures, dans son chapitre sur la Vaticane. (Ref Ifa~'CMtK. t. IH, pp. 39-41.) L'annotation de ce document ferait double em-
quitatum notitia clarissimus, Bibliothecam habet nobilissimam, tum librorum varietate et bonitate, tum multarum etiam rerum antiquitate; quamvis enim admodum numerosa libris non sit, codices tamen ii selectissimi sunt fere omnes, et vere singulares, tum Graecî tum Latini. Nam inter Grâecos libres sunt quaedam scripta maiusculis litteris exarata, et praesertim celebre Dionis historici fragmentum, Bibliis Graecisquae in Bibliotheca Vaticana reperiuntur antiquius. Extant etiam in ea libri aliquot a Theodoro Gaza, Constantino et loanne Lascare, a Scipione Cartaromacho, et ab aliis huius generis doctissimis et insignibus viris conscripta. Sunt item inter Latinos libros aliquot codices litteris quoque maiusculis manuscripti, et praesertim Terentius, quem Petrus Bembus Cardinalis olim possedit, tempore Alexandri Severi imperatoris conscriptus. Extatinibi Virgilius, quem prius Pontanus, deinde Bembus possederunt. De hoc libre manuscripto mentionem facit Pierius. Hic codex antiquior est Virgilio, qui extat in Bibliotheca Vaticana, nec non Virgilio, qui olim fuit Pomponii Laeti, deinde Angeli Colotii Episcopi Nucerini, et in bibliotheca extat Medicea. Asservantur praeterea in hac Fulviana Bibliotheca libri Italicaet politiori quidem lingua, quam Hetruscam novam appellant, conscripti qui partim ex Bibliotheca Petri Bembi, partim ex aliis desumpti sunt, etpraesertim Petrarca, hoc est liber ille insignis non nisi versibus rhytmicis constans, et ipsius auctoris manu conscriptus, quae res singularis est. Quaedam etiam hic asservantur lingua illa, quam vulgo Provenzalem vocant, conscripta, in quibus Petrarcae manus apparet. Quaedam item loannis Boccacii et aliorum viroploi avec la notice des mss. qu'on trouvera aux chapitres suivants. J'ai rencontré un témoignage postérieur de quelques années, dans le curieux itinéraire d'Itatie de François Schott. H parle d'Orsini en deux passages, la première fois en décrivant )e palais Farnèse, la seconde à propos de la Vaticane « In superiore contignatione Cardinalis Bibliotheca est quae et scriptos calamo libros habet pturimos Musaeum item est Fulvii Ursini romani, hominis doctissimi, qui non urbis sed orbis rara x~~tS numismatum, gemmarum ac librorum incredibili sumptu collegit communicavitque magnam partem cum posteris, editis variis ingenii monutnentis, cum Graecis tum Latinis. nuper vero imagines illustrium amplius eut Antverpiae typis Theod. Gallaei Phil. F. evulgavit. » « Taceo innumeras privatorum bibliothecas rarorum librorum rerumque pretiosarum qualis est Fulvii Ursini Romani, homines utriusque linguae doctissimi et altéra Aldi Manutii. qui nuper in medio vitae cursu vita decedens, octog'inta millium librorum bibl~othecam a se collectam Pisanae Acadenuae m Etruria, ut audio, testamento legavit. » IMnef~'f Italiae. KM <)'M, « F?'. SeAoMo. aN R. Bellarminum card., Anvers, J. Moretus, 1600, pp. 207 et 219.
rum insignium manu exarata inibi videre est. Haec denique Bibliotheca. a Fulvio Ursino quadraginta abhinc annis, ac plurimo ad id efficiendum ex patrimonio aere collato, irisigniter constructa est, multis aliis rebus antiquis exornata, ob magnam codicum antiquitatem et raritatem et (quod caput est) bonitatem insignis ac ditissima ab omnibus qui eam viderunt existimatur, at.que hisce tribus in rebus praesertim alias excellit Bibliothecas, atque item Vaticanam, quae aliis de causis non solum Fulvianam, sed ceteras omnes superare iudicatur. D
Bien que Rocca parle ici de quarante ans, la période active des acquisitions d'Orsini n'a guère duré, comme le montre notre récit, qu'une vingtaine d'années, de [865 à 1584. La bibliothèque ainsi formée se maintint jusqu'à la fin du siècle à l'état de collection isolée, mais elle ne survécut pas à son possesseur.
ÉTAT ACTUEL DE LA BIBLIOTHÈQUE D'ORSINI
Cette bibliothèque tant célébrée, et qui, pour la rareté et l'excellence de ses volumes, passait pour supérieure à la Vaticane elle-même, était destinée à enrichir sa glorieuse rivale. Sa fusion avec la Vaticane a été pour celle-ci une acquisition de premier ordre; elle semble avoir donné le signal des grands accroissements successifs qui marquent son histoire au xvn° siècle. Aujourd'hui encore, les plus précieux manuscrits du fonds Vatican proprement dit viennent d'Orsini et, bien que la collection détruite n'ait pas été explorée dans son ensemble, ces quelques volumes suffisent à la recommander aux savants et à en consacrer le souvenir.
La bibliothèque de Fulvio Orsini est entrée dans la bibliothèque Apostolique après la mort de son propriétaire et, comme on le sait, par son testament. Ce qu'on connaît moins, ce sont les négociations qui ont précédé et motivé ce legs. J'ai pu en suivre les traces dans la correspondance de Granvelle et je vais tâcher d'éclaircir l'histoire de cette importante donation~. Par la lettre du 22 mars 1881, on voit qu'Orsini avait eu envie d'offrir l'ensemble de ses collections à Philippe II, qui réunissait alors, sans épargner ni les hommes ni l'argent, les fonds de
1. Dans les MentoWe Mtone/te de~H archi-vi della Santa Sede e della biblioteca Ottoboniana (Rome, typ, Vatic., 1825, in-8 de 51 pp.), ouvrage publié par A. Mai et aujourd'hui introuvable, l'abbé Costantino Ruggieri a fu le mérite de deviner l'intérêt, pour la question, des lettres de Granvelle qu'it avait vues manuscrites. (Cf. sa page 42). J'emprunte à la p. 43 un mot qui justifie ce que je viens de dire de l'importance des volumes d'Orsini dans la Vaticane « [Si conservano] in oggi nella biblioteca Vaticana con tanta riputazione della medesima, essendo forse i pM't belli e i jp!M pt'MMS; che vi ~!e;M.
l'Escurial. Le savant romain avait prié son ami, le premier ministre, d'en parler à Arias Montano, bibliothécaire du roi. Granvelle sans doute ne pouvait lui refuser son office mais, comme il savait que les cardinaux Sirleto et Caraffa avaient décidé d'offrir d'abord l'acquisition à Grégoire XIII, il conseillait à Orsini d'attendre la réponse du pape Je serais beaucoup plus content, écr.vait-il, de voir vos collections rester à Rome. Je vous ai dit quelquefois mon regret qu'on en ait enlevé déjà tant de statues et d'antiquités, aujourd'hui dispersées en Europe. Si tout cela demeurait dans Ilome, elle serait l'école publique du monde et les érudits et les artistes de tout genre y accourraient'. D
Au commencement demai,le pape paraissait décidé en principe à l'acquisition de la bibliothèque d'Orsini, qui s'accordait avec ses grands projets relatifs à la Vaticane. Le 13 juin 1581, Granvelle écrivait, revenant sur ses idées favorites « J'ai lu avec un très grand plaisir votre lettre du 12 mai, où j'ai appris la libérale résolution prise par Sa Sainteté d'annexer à la Vaticane les livres que vous avez recueillis avec tant de soin et de compétence. Il faut tâcher que cette école de l'univers s'enrichisse de tout ce qui peut servir à y attirer les savants. Je suis particulièrement obligé à mes collègues les cardinaux, et surtout à l'DI" Sirleto, de l'appui qu'ils donnent à cette œuvre sainte. Sans aucun doute, je désire tout ce qui peut être utile aux projets du Roi mon maître pour l'Escurial mais j'aime beaucoup mieux que votre bibliothèque et ses ornements restent à Rome on les y goûte et on les y estime mieux qu'on ne ferait ici, où peu de gens se plaisent à ces choses et où plus rares encore sont ceux qui savent les appréciera D
Bientôt après, Orsini était nommé correcteurgrec à la Vaticane'; 1. Légère Med. del M)'d. ~e G!'a'tt'f'</< p. 11 (lettre V). Pourquoi Orsini voutait-it se défaire de ses collections? Ruggieri suppose qu'il désirait en tirer une somme d'argent comptant destinée à manifester sa reconnaissance à la famille De!nni c'est du reste le but qu'il atteignit, à sa mort, par son legs au cardinal Oc!oardo.
2. M., p. 1:3 (t. VII).
3. V. plushaut, p. 30. Mgr Ciccolini a bien voulu me communiquer, avec sa bienveillance ordinaire, le dossier marqué C des archives privées de ia. Vaticane. Ce dossier cont;ent toutes les pièces rotatives au legs d'Orsini et m'a été fort utile. J'y ai trouvé (f. 182) un petit reçu autographe témoignant des relations d'Orsini avec la Bibliothèque, longtemps avant l'époque qui nous occupe le voici « Io Fulvio Orsino ho ricevuto da M. Federico Ranaldi scuti due et soldi 50, per tanti chehavevo sborsato del mio al scrittore greco che trascrisse l'indice greco sopra Aristophane, Demosthene, epistole
NOLHAC. FL'LVtO ORSINt
mais le règlement définitif de l'affaire de sa bibliothèque se fit assez longtemps attendre; une maladie de Sirleto le retarda encore'. Notre savant était occupé pendant ce temps à ses acquisitions chez TorquaLo Bembo. Il avait aussi reçu d'autres propositions, dès qu'on avait appris son désir de se défaire de ses livres « Un prince voisin écrivait-il à Granvelle, lui offrait titres et dignités, et il est facile de voir que c'était le grand-duc de Toscane Granvelle l'engageait instamment à tout réserver pour le pape; il écrivait lettre sur lettre à Sirleto pour réchauffer sa bonne volonté, et il le fit même une fois d'après une minute qu'Orsini avait rédigée et envoyée de Rome à Madrid. Il mettait en lumière toute la peine que se donnait leur ami pour servir les desseins du pape, pour revoir la Bible grecque, les décrets du Concile de Trente, etc.; il montrait que le savant avait besoin de songer un peu à sa santé, qu'il avait déjà les infirmités de l'âge et du travail, et qu'on devait bi.en lui tenir compte de ses fatigues passées. Le cardinal Farnèse s'occupait aussi des intérêts de Fulvio il écrivait de Caprarola que tout ce qu'on accordait au serviteur était considéré par le maître comme une faveur personnelle
Toutes ces lettres à Sirleto étaient faites pour être montrées au pape elles ne furent pas inutiles, et c'est alors que Grégoire XIII décida qu'Orsini toucherait une pension de deux cents ducats sur les revenus de l'évéché d'Aversa4; il lui promettait greche et Luciano, per servitio delta libraria del PP., et in fede di questo ho scritto la presente-di mia mano, questo giorno xiv d'Aprile 1573. )' 1 « Fulvio Orsino, come di sopra. »,
C'est ici le cas de protester contre la tradition qui fait d'Orsini un p!'J/~ de la Vaticane le cui bibliothecae p)'aeg)'a<, que se transmettent les préfaces philologiques, repose sur une confusion facile à comprendre. Orsini, comme bien d autres savants, a été attaché à la Vaticane seulement comme con'cc~to'.
1. L<~)-eMf~ pp. 16 et 19 (t. IX et XI).
3. Lettere ined., p. 19 (t. XI, du 14 janv. 1582) « Non intendo che sai quel vicino che tratta, come V. S. sonve, d'intrare in prattica della dëtta hbreria con oft'erirli grado e dignità, et credo che sia meglio per ogni rispetto attacarsi alla prattica con S. S~ per honorare et accrescere la libreria Vaticana. »
3. Le«e)'e ined., pp. 23 et 25 (t. XV). Voir en note la lettre de remerciements du cardinal Farnèse à Sirleto, du 18 août 1582.
4. V. p. 29. La pension est mentionnée par Granvelle (~. c,, p, 29), et Orsini en parle dans une lettre à Pinelli du 7 juillet 1582, qui en donne à peu près la date « Il vescovo che mi paga la pensione è il sr Giorgio Mantolo bolognese, figliolo d'una sorella det carle Paleotto et del s' Camillo [Patfotti!, et c un giovine gentitissimo. » (Ant6!'<M. D. 423).
en outre de l'employer à divers travaux rémunérés'. Cette pension était, en quelque sorte, une rente viagère dont la valeur de la bibliothèque constituait le capital mais ce capital restait entre les mains d'Orsini tant qu'il vivrait. L'inventaire des livres fut dressé le savant demeura en possession de ses chers volumes, et prit seulement l'engagement de les léguer au Vatican. Voilà du moins ce qu'on peut conclure de nos documents. C'est donc à Sirleto, à Caraffa et à Granvelle que Rome doit de posséder encore la collection de Fulvio Orsini et, s'il est vrai qu'elle est entrée au Vatican sous Clément VIII, c'est à Grégoire XIII, vingt ans plus tôt, que revient le mérite d'en avoir assuré la possession à la Bibliothèque Apostolique
Dans son testament, dressé, comme on l'a vu, peu de mois avant sa mort, le 2! janvier 1600, Orsini consacre à sa bibliothèque un passage vraiment intéressant. On y voit que l'un des sentiments qui l'ont déterminé à léguer ses livres à la Vaticane pour l'usage des travailleurs, c'est sa propre reconnaissance des secours qu'il en a retirés durant ses premières études. Voici du reste le texte complet 3
«Quoniam. patrimonialia bona mihi non sunt, quorum causa consanguineorum meorum, si qui sunt, rationem habere debeam, idcirco volens ea bona, quae mihi sunt a Deo collata et industria mea parta et acquisita, in pias causas et in personas bene de me meritas distribui, iure legati do et dono bibliothecae Palatinae, quae dicitur Vaticana, omnes et singulos meos libros, tam Graecos quam Latinos, manuscriptos et impressos, in quibus licet impressis est aliqua in marginibus notatio manu doctorum virorum; et omnes alias praeterea scripturas, quae cum dictorum librorum nominibus descriptae sunt in Indice seu Inventario a me subscripto meoque sigillo signalo. Quos quidem libros, qui magni sunt nominis et pretii, et scripturas volo ad communem studiosorum utilitatem servari in ea bibliotheca, quae magno mihi olim adiumento fuit, cum iuvenis ibi graecis litteris et latinis operam darem, tum etiam ut extet perpetuum quoddam quasi monumentum meae erga Sedem Apostolicam dei. LeMo-e MMf~ pp. 25-26, 29 (). XVII et XX).
2. C'est en 1602 seulement, ainsi qu'on le verra plus loin, que les livres d'Orsini ont été consignés à la Vaticane. Mais le legs d'Orsini doit être considéré, dans l'histoire de la Bibliothèque, comme l'événement capital du xvfe siècle.
3. On en trouve une copie dans le dossier C Le texte de Casti-lione (pp. 568-569) collationné, sur l'original, est plus correct.
votionis, cum qua cupio huiusmodi legato conscientiam mea.m exonerare, siquos fruclus ex reditibus ineis ecclesiasticis,dum vixi, maleforsan perceperim. Volo autem, et a Bibliothecario Cardinali, qui erit pro tempore, enixe peto, ut per Custodes Bibliotliecae curet in singulis meis libris inscdbi 't FM~tMs O~Mt~s AM<c bibliothecae donavit ». Et si contigerit aliquos libros et scripturas in consignatione huius legati non reperiri, admoneat idem bibliothecarius eos, qui libros huiusmodi autscripturas clam detinuerint, incidisse in eam excommunicationem a qua non possint absoivi nisi a Romano Pontifice, iuxta privilegium Vaticanae Bibliothecae, ad quam spectare et pertinere debebunt dicti libriet scripturae huius legati iure. Curent igitur tam custodes Vaticani, quam aiii, ne scheda quidem aliqua ex lis libris et scripturis depereat. S'"° D. N. Clementi Papae VII grati animi monumentum licet exiguum do, dono dicoque, memoriae causa, duo insignia numismaLa aerea magna theca rubea inclusa; quorum alterum habet caputConstantiniimp. alterum Crispi Caesaris, itemque duo aerea parva numismata eiusdem Constantini, in quorum unius antiqua p;)rLe caput est ipsius Constantinigaleatum,cumcelebri illo signo Christi nomen significante, in alterius autem postica labarum cum eodem sigiio quae quidem quatuor numismata cupio, et ab eodem S'°"humiiiter peto, ut post eius obitum mandet servari in bibliotheca Vaticana, ut omnibus in promptu sint ecclesiasLicaeantiquitatis curiosis 1. »
Pour nous en tenir à la première partie de ce passage, celle e qui regarde les livres de Fulvio Orsini, nous voyons que celui-ci parle d'un Inventaire signé de sa main et scellé de son sceau, donnant la notice de tous les manuscrits et de tous les imprimés annotés par des savants qui doivent entrer après sa mort à la bibliothèque Vaticane. Cet Inventaire original est celui-là même qui a été le point de départ de tout notre travail, ef qui est conservé dans le Vat. ~<. 7~05.
Il a été relié sous Grégoire XVI avec deux autres inventaires du même temps*. Il ouvre le volume et se trouve précédé d'un 1. Ces monnaies, dit M de Rossi, ont dû se perdre dans la dispersion des trésors numismat.iqnes du Vatican, qui a eu lieu pendant la république romaine, a. la fin du stèoie dernier. (La Biblioteca della Sede Apos<oKca. I(/'t&iMC«t. annessi alla Bt6~. V(!< Rome, 1884, p. 61).
2. Uu f. 53 au f. 96 I)M;e;:<a)'!0 de libri e <'o&&e di /')'. Onofrio Pa?n)mo (sic) t'e;'oncse. Je reparlerai plus loin de cette bibliothèque. L'inventaire -des effets commence ici au f. 86 il est, suivi d'une sorte de registre des deites et. des créances de Panvinio, arrêté à 1550. Du f. 97 au f. 105 fm~M;
feuillet préliminaire portant 1NVENTAR1VM LIBRORVM FVLVI VRSfNI; le texte occupe cinquante-deux feuillets numérotés, en papier, contenant dix-neuf lignes à la page 1. Le format (22 ~'t8 cent.) et la disposition ont été imités dans les copies qui en existent à h Bibliothèque Ambrosienne; ils devaient être les mêmes dans l'inventaire original des collections d'antiquités, qu'on est en droit de croire perdu 2. A la fin est la souscription autographe d'Orsini et un cachet à ses armes. Le premier mot de chaque article, quel qu'il soit, est en capitale d'imprimerie dans les articles qui contiennent plusieurs ouvrages, le premier mot de la description de chacun d'eux est écrit assez souvent de la même manière, sans qu'il y ait sur ce point aucune régularité. Le copiste, dont l'écriture élégante n'a rien de caractéristique, a laissé partout la place des mots grecs, qui ont été ajoutés après coup.
Cet inventaire, qui est publié intégralement à la suite de notre dernier chapitre, comprend six parties, portant chacune une numérotation distincte
1° Libri greci scritti a MîNMO (162 mss. grecs).
2° Libri greci ~stK~a~' che sono <oecAt di marno d'huomini ~o~' (101 imprimés grecs).
3" 7~&?'t latini ~crt<a~eKMa (300 mss. latins).
4° ~'6?'a<:Kï'~ïM~)a~ che sono <occ/:t<~ Ma?:o d'AMOHum ~o< ('128 imprimés latins).
5° Libri ~M~sr/Mr~m~eMMa; (33 mss.).
6" Papyrus et papiers (non numérotés).
Le texte est très défectueux le scribe est d'une ignorance extrême et les fautes d'orthographe abondent dans sa transcription. Il ne connaît pas les auteurs anciens et donne leur nom d'une manière bizarre et inconstante il fait d'un titre d'ouvrage un nom d'auteur, et réciproquement. Les majuscules initiales et la ponctuation sont mises arbitrairement. Heureuselibrorum Rmi et J7~' D. Episcopi F~MH<mt. (I) ne comprend que des livres grecs.)
1. Les ff. 20 v° à 24 v°, 41 v" et 51 v" ne sont pas écrits.
2. Deux copies de l'inventaire de la bibliothèque d'Orsini, sauf la 6'partie, se trouvent dans les papiers de Pinelli avec celles de l'inventaire des cot)ections(Am6)'(M. 1. 223 M!y.). Cf. Les Collect. <~<m< p. 4. L'une de ces copies a dù être envoyée à Pinelli par le propriétaire lui-même la rareté des pubtications bibliographiques au xv~ siècle rendait très précieux les cataiogues manuscrits des bibliothèques privées nous pouvons constater que nos deux savants s'envoyaient tout ce qu'ils trouvaient de documents 'de cette nature.
ment la plupart, de ces fautes sont assez grossières pour être d'une correction facile. J'imagine que le scribe a eu à copier un brouillon d'inventaire, écrit rapidement par Fulvio Orsini luimême et exécuté, à ce qu'il semble, vers l'époque de son engagement envers la Vaticane, au commencement de 1582 On se rendra compte, en parcourant ce document, de l'intérêt qu'il offre par les mentions de provenance et l'identification des écritures de savants qu'on voit aux gardes ou. aux marges des volumes. Il s'en faut cependant que ces indications soient toujours exactes, non plus du reste que le dépouillement des manuscrits Orsini parait avoir rédigé très vite, après un examen superficiel une telle négligence étonne d'un bibliophile comme lui et qui n'en était pas à son premier inventaire On a peine a comprendre aussi qu'il n'ait pas reconnu dans certains numéros la même main qu'il a signalé dans d'autres*; s'il l'a reconnue, on ne s'explique pas qu'il ait oublié de la mentionner, alors qu'il le fait dans des cas moins intéressants. Sur beaucoup d'écritures, il se trompe, quelquefois par son désir d'ajouter du prix à ses volumes, d'autres fois par une conSance excessive dans le témoignage d'autrui. Ce sont des questions qui seront discutées en leur lieu. L'ensemble des renseignements ne constitue pas moins un document extrêmement-précieux et, à ce que je crois, unique en son genre au xvi" siècle
<. Certaines fautes, telles que TAeoc:n<o pour TAgocnto, ne s'expliqueraient pas si le scribe avait écrit sous la dictée.
2. Voici sur quoi je fonde cette supposition Orsini s'engagea, en 1588 à téguer sa bibliothèque dans l'état où elle se trouvait alors; ses acquisitions postérieures ne pouvaient, évidemment pas y être comprises. De fait, dans un petit inventaire de mss. trouvés chez lui après sa mort et dont il sera question plus loin, nous voyons figurer bon nombre de mss. non destinés à la Vaticane; or plusieurs'd'entre eux ont été certainement acquis en 1583.et même dès 1582 et ils auraient été dignes de prendre place dans le grand Inventaire. (Cf. Appendice i, n°~ 16, 26, 6t, 63.) II y a pourtant quelques livres, entrés chez Orsini en 1583 et. 1584, qui figurent dans l'Inventaire dressé pour le Vatican; mais ce sont surtout des mss. provenant de la bibliothèque de Bembo (v, p. 106) it me paraît clair qu~Orsini, par un scrupule touabte, n'a pas voulu séparer les volumes importants de cette colteetion.'et qu'it les a ajoutés plus tard.
3. Il doit avoir fait celui des manuscrits de Grottaferrata, ainsi qu'il t'écrivait au cardinal Farnèse le U sept. 1571 (~e«. ai Fan! p. IT). Les récents éditeurs du catalogue des Coch'CM CM/p<e<MM ne mentionnent pas ce souvenir. Comme témoignage du séjour d'Orsini à Grottaferrata, v. sa lettre à Vettori du 21 sept. 1569 (British Mus., A(M. ms. 10270, f. 19). 4. Par exemple l'écriture de Bernardo Bembo, qu'Orsini indique dans son ms. latin 149 et n'a pas reconnue au 75 et au 119. De même pour Panôrmita, Pomponius Laetus, etc.
5. Aussi t'intérét. du catalogue d'Orsini a-t-it été signalé depuis longtemps
L'attribution de bien des textes à des siècles reculés nous parait aujourd'hui bizarre. H n'y entrait pas seulement la vanité du propriétaire, mais encore l'ignorance du temps. La paléographie n'existait pas encore à l'état de science, et, longtemps après Orsini, la fantaisie préside à la date qu'on assigne aux manuscrits. Notre savant a du moins le mérite d'être arrivé empiriquement à une connaissance assez juste de l'âge des écritures les unes par rapport aux autres. Entre plusieurs volumes anciens, il devine aisément quel est le plus ancien, et le mot antichissimo n'a pas tout à fait dans sa bouche le sens du mot antico celui-ci se rapporte assez souvent aux manuscrits antérieurs au xve siècle, celui-là aux manuscrits antérieurs au xiv° 1. A partir duxii~ siècle, Orsini n'y voit plus clair du tout, et, quand il se met à évaluer en centaines d'années l'âge de ses volumes, il se trompe généralement de trois à cinq siècles. Les remarques sur ce pointne manqueront pas à propos de son inventaire grec et latin. Pour le mot antico lui-même, en latin ~e<tM codex ou v. c., il est assez important pour nos recherches de ne pas lui attribuer une signification étroite. Les philologues ont été si souvent trompés par des indications de ce genre, qu'on doit attirer leur attention sur la valeur exacte de cette formule. Notre Orsini s'en est servi, par exemple, quand il a mentionnée dans ses F~~e~ A~o~'eorMm, un Tite-Live de sa bibliothèque v. c. qui est apM<% me sc?'p<MS manu doctissimi viri Poggii F~eM~ Or, nous retrouvons le manuscrit de Poggio dont parle Orsini; il est en deux volumes, datés de i4o3 et 1468~. il faut donc conclure qu'un texte écrit au milieu du xv siècle est considéré au xvf comme oe<M~ codex. le cardinal Quirini le mentionne déjà dans ]a lettre IX de sa Decas epistofO'M?H çMfM ~e.<mp~M m'~Mm. M; Val. B<M. Rome, 1743, p. xu; Gaetano Marini, Mai, MM. de Rossi, Monaci, V. Cian, etc., s'en sont servis ou ont attiré l'attention sur le ms. qui le renferme et dont E. G. Voget donnait en 18-45 une cote inexacte (Se}'a~e!<m,Xf!,p.30.4).H vient même d'être publié par M. Giov. Beltrani sous ce titre 1 libri di F. Orsini nella biblioteca Vf<Mcana, Rome, 1886. Malheureusement cette publication, faite très rapidement et sans aucune connaissance du sujet, fourmille de fautes de lecture et d'impression l'éditeur a reproduit servilement toutes les erreurs du copiste en y ajoutant les siennes. H a transcrit l'essai d'identification qu'on trouve sur une partie des marges dums. et qui est souvent de nature à égarer ]e)ecteur. Cf., au surplus, ta Bet'Me ertM~Me (nouv. ser. XXIV, 1886, vol. If, p. 467), si l'on veut être renseigné sur cette brochure et savoir pour quels motils il est impossible d'en tenir compte dans un travail sérieux.
1. Vat. 3330 et 3331. Cf. Ft'a~m. hist., p. 390, et le début de notre chapitre V).
2. Il n'est nullement question pour Orsini de la h'~fa antica, qui figure
L'inventaire original d'Oroini devait servir de base aux réclamations des custodes de la Vaticjne; il fut utilisé pour le récolemjnt exécuté non pas, commj on pourrait le croire, aussitôt après la mort d'Orsini, mais seulement dix-neuf mois plus tard. Les séries diverses de l'inventaire furent alors successivement consignées au Vatican, entra les mains de Domenico Rainaldi, les quatre premières et la sixième le 20 janvier 1602, la cinquième le 22 janvier 1. Ces listes de consignation, que j'ai pu comparer avec l'inventaire, sont presque partout dans l'ordre même des numéros de celui-ci. Il n'y a d'exception que pour les manuscrits latins qui sont classes à peu près suivant les matières qu'ils contiennent ils se rencontrent, dans ce dernier cas, généralement dans l'ordre des numéros qu'ils ont reçus un peu plus tard au fonds Vatican'. A la fin des listes, sont ajoutés plusieurs volumes qui manquent à leur rang, soit qu'ils aient été retrouvés postérieurement chez Orsini, soit que, sous la menace dont parle le testament, les détenteurs soient venus les rapporter au Vatican 3.
Cet état de la bibliothèque d'Orsini en 160~ est précieux, non seulement par le témoignage certain qu'elle fournit de l'annexion de chaque numéro au Vatican, mais encore par les observations personnelles de Rainaldi et ses reclifications, dont j'ai fait quelquefois usage dans mon travail. il constate la condition des volumes et les différences qu'ils offrent avec leur description si souvent dans l'inventaire d'Eugène IV; celle-ci désigne une forme de lettre renouvelée de l'antiquité et mise en vogue par Nicco!ô Niccoli, au commencement, du xv" siècle. Cf. De Rossi, De origine, AM<ofM!,M!~Mî<'):<s, sct-MMtp<&t6~o<A. Sedis Apost., Rome, typ. Vat., 1886, p. cvm. 1. Dans le dossier C cité plus haut. Chaque liste est suivie d'une formule de ce genre « Jo Consalvo Duranti ho consegnato [i sopradetti libri greei manuscritti di num. al sigr Dorn" Rinatdi per le libri del sig" Fulvio Ursino, questo di 20 di genaro 1602. lo Consalvo Duranti. » L'extrait du testament dans le dossier C est de l'écriture du même Duranti. 2. V. pp. 125-126.
3. Quelques mss. d'Orsini reçurent immédiatement les honneurs de la partie réservée de la bibliothèque, qui existait alors H. la Vaticane et qui était d'un accès plus difficile. Dupuy nous en parle dans sa lettre à Pietro del Bene, citée p. 84: «Jn Mt(e)':o?'e il y a plusieurs bons exemplaires, lesquels je n'ai peu ~ne~)'e arbitratu meo »; il l'oppose à « la Vaticane ouverte. » Pour le Térence d'Orsini, je tire le renseignement du livre ItMep/H Cas~sH'MtM JC<t o6.!f)'~a<:OHMBt in criticos dccss I, [Genève], 1608, p. 14 il s'agit d'un texte de Térence « Ubinam gentium vetustiores codtces Vaticanis, addito praesertim Bembino ex testamento Fulvii Ursini, asservari putemus? At in bis omnibus, ~Mt~ot'M~M conditi in secretiore Bibliotheca rttf!Cf!H<! CM~O<H:<)t<M?' ')
dans l'inventaire Pour les livres imprimés, il donne le format plus exactement et plus complètement qu'Orsini, et aussi, ce qui est utile, la date de l'édition La rédaction est fort incorrecte et la copie est due à un scribe aussi mal préparé que celui d'Orsini à cette besogne délicate. Peut-être la double gardé par Durjnti était-il moins fautif; en tous cas, les erreurs du récolement sont rarement les mêmes que celles de l'Inventaire et on peut souvent les corriger l'un par l'autre.
fl y a quelques manuscrits marqués manquants dans le récolement de '1602. J'en ai retrouvé plusieurs, qui avaient échappé a Rainaldi c~pe~dant l'ensemble de ces numéros peut être considéré comme n'étant probablement pas entré à la Vaticane. [1 n'est pas sans intérêt de les connaître pour les chercher, soit dans cette bibliothèque, soit dans d'autres; je vais donc dresser ici l'état des absences du récolement qui concordent avec les lacunes de mes recherches
MANUSCRITS MANQUANTS
~MMMey!~ (Trees 6, Démosthène scholié; 29, Euripide et Hésiode seholiés; 44, Aristote (Organon), etc.; 54, Rhéteurs grecs, Cornutus, etc.; S 7, Xénophon (Cyrop., Anab., Hell.) ~9, Poétesses grecques, ms. de G. Onorio; 90, Polémon et Me'lampode, id.; 702, Chrysoloras, etc.; notes de P. Candido 70.3, Cre~orM rAsMma<. ~o~Ms; 704, Commentaire sur 17liade; 776, Paraphrase sur la sophistique, avec un C. Lascaris imprimé; 77.9, Epistola Petosiris, etc.; à la fin, des imprimés annotés par Cartéromachos; 7.20, Pléthon sur Zoroastre; notes de J. Lascaris; 12 j, Porphyre (/M~o~.); Simplicius imprimé avec notes de Cartéromachos 3.2, Théocrite et Hésiode seholiés notes de P. Bembo; 135, Denys d'Alex. (De ~<M or&~); 7.37, Isocrate, etc.; autogr. de Chrysoloras; 74.2, Aleandro, notes autogr.; 747, Décrets du concile de Trente; 755, Lexique grec lat., autogr. de P. Chacon; 7.59, Flutarque; notes de J. Lasca1. Même les différences de reliure, qui abondent.
2. En publiant ces parties de l'Inventaire, je donne, entre crochets et sous toutes réserves, ces indications de Dom. Rainaldi.
3. Je prie le lecteur de Ee reporter pour les détails au texte même de notre Inventaire. Les mss. de cette liste sont sur papier, sauf mention contraire.
ris; /6/, Index de la bibliothèque du cardinal Ridolfi, en partie autogr. deDevaris'.
~/aMM~e~~ Za~t'KS* Ovide (~e<sM.) 7- P~c~sae Cicéron(y:MCM~.);~5,Térence <di 400 anni ~Û6, Cicéron (rM~cM~.); /.57, Platon, trad. de Leonardo Bruni; Poésibs latines autographes d'Ange Politien~; ~6~, Martianus Capella, avec comment.; notes de Panormita. Parchemin; ~.5, Cicéron (0?'a<tOKe~). Parch.; -6, S. Jean Chrysostome (De patientia et De eleemosyna). Parch. ~7, Lettres de Niccolô Judeco à J. Lascaris et Aleandro; lettres au même; ~9, Traités d'astrologie, avec 6g. Parch.; Commentaire d'Alanus sur la Rhétor. de Cicéron. Parch. 235, Comment. sur Horace. Parch.; ~J6, Traité philosophique. Parch.; 237, Écrit adressé à Sixte IV; Cicéron (De o?-s<o?-e). Parch. ~P, .2-~û, Index des mots de divers auteurs latins 274, Cahier autogr. de B. Rutilio (~VoM:eKcJa<M?'s ~M<o?'tco~Mm) ~7~, Trad. du Prométhée d'Eschyle; Invective contre Gaza~.
~6!KMse?'~ en langues modernes 7, Lettres de Porcaro, etc.; .?9, Poésies, abrégé du Trésor de Brunetto Latini; 32, Traduction italienne de la Castramétation de Polybe par J. Lascaris. Parchemin.
Telle est à peu près la liste de nos ~est~era~ on voit qu'elle 1. J'ai retrouvé les nos 47, H3, 154. que le récolement laisse croire perdus. Il est à remarquer que les nos 6, i42, 147, 155, 159 sont portés à l'Appendice 1 sous les n"' 103-107.
2. D'autres mss. latins, en dehors des index d'auteurs, sont portés manquants à la mort d'Orsini dans ia liste indiquée à la fin de l'Appendice I; mais, tout en me servant de cette liste, je l'ai prise en fauteà chaque instant. Dans le CM présent, comme les mss. ont été retrouvés au Vatican, et qu'iis figurent déjà au récolement de 1602, je suppose qu'ils sont revenus dans l'intervalle et june inutile de les mentionner. Le récolement marque absents les n"" 66, 202 et 263 je ne crois pas à l'existence du premier manuscrit quant aux deux autres, il me semble les avoir retrouvés. (V. les renvois de J'Inventaire.)
3. V. au chap. VJ.
4. Ces deux derniers opuscules, vus par Rainaldi, doivent être reliés dans des Mt~ceManett qui m'ont échappé.
5. Y ajouter les imprimés grecs, qui, d'après ie récolement, ne sont pas entrés à la Vaticane n~ 12, 26, 32, 35, 4i. 72, 81, 93; et les imprimés latins n"~ 31, H2, 121. Les mss. 1 et 2 de la série moderne (Pétrarque) ne figurent pas au réco'ement, non plus que quelques autres mss. latins, qu'on retrouve comme eux au Vatican, et qui sont par conséquent entrés isotément. Peut-ètre les deux autographes des vers italiens de Pétrarque ont-ils été retirés, aussitôt après la mort d'Orsini, et mis à part, comme plus particulièrement précieux, dans la partie réservée de la Vaticane.
n'est pas très considérable, eu égard à l'étendue de la bibliothèque, et peu de manuscrits y paraissent très intéressants. L'administration de la Vaticane n'a pas eu trop à se plaindre de la transmission'.Les manuscrits grecs d'Orsini, malgré les volumes restés en chemin, ont fait monter les cotes du fonds Vatican grec du n° ~287, où elles s'arrêtaient alors au n° 142). Ils ont pris place immédiatement après les manuscrits légués par le cardinal Antonio Caraffa et ont été suivis de ceux qui avaient été achetés dans la bibliothèque de Sirleto 3. Le gros des manuscrits latins, et les manuscrits en langues modernes, qui sont une trentaine, ont formé une série unique qui a été versée au fonds latin, aucune division spéciale n'existant à la Vaticane pour les langues modernes. Cependant on ne les a point mêlés, et les manuscrits italiens, provençaux et français, où l'on reconnait la provenance d'Orsini, vont du n° 3d95 au n° 3224 du fonds Vatican Ja~K, tandis que les latins vont du n° 3225 au n° 3483 Les volumes d'Orsini ont été cotés après une série de provenance variée 5 et avant le legs du cardinal 1. Quel était l'état de la Bibliothèque Vaticane avant le tegs d'Orsini? L'inventaire dressé sous Sixte-Quint, qui parait perdu aujourd'hui, répondrait avec précision. Pour ce qui est du commencement du xvn° siècte et de la rédaction des grands inventaires des Rainaldi et d'Allacci, on est renseigné par les beaux travaux de M. de Rossi. Les détails que nous ajoutons ici aideront à se rendre compte du point où en étaient les collections grecques et latines à la fin du xvi" siècte.
2. Ils portent sur leur reliure et en tête du volume les armes du cardinal (T 159i), ainsi que cette mention ÂMtoMt card. C(M'a/ae bibliothecarii mMHMS ex testamento.
3. Les n°'' 1423 sqq. ont la note Emptum ex libris cardinalis SM'~<t. Il n'est pas douteux que le 1422 (Catenae sur les Psaumes), avant d'être relié à nouveau sous Pie IX, ne la portât aussi.
4. Quelques autres de nos manuscrits latins ont été classés en dehors de ces limites ce sont les n~ 3191, 4048, 4609. H faut y joindre 4103-4105, 5398, peut-être 3617, 5390 et d'autres. Les trois premiers sont précisément de ceux qui sont portés absents à la fin de notre Appendice 1 et qui sont rentrés après coup. Le n° 3452 est dans les mêmes conditions et a été ajouté au classement, car c'est un Aulu-Gelle qui n'est pas à sa place normale parmi tes auteurs latins. Le 3453, un Aulu-Gelle aussi, n'était pas destiné à la Vaticane et il a accompagné par erreur le précédent. Je serais presque porté à croire que les 3454 et 3455 proviennent d'Orsini (Cf. Appendice I, n°~ 60 et 50.) En tous cas, le premier classement des mss. latins d'Orsini, de ceux qui sont entrés ensemble au Vatican et ont reçu un rang méthodique, s'arrête au n° 3451 inclusivement. Cf. ce que dit sur la question M. de Rossi, De origine. biblioth. Sedis Apost., p. vi et p. cxn; nos tableaux précisent ses indications.
5. Le 3190 provient de la bibliothèque de Léon X; le 3t92 (Juvénal), acheté à Ferrare en 1466, avait un nom de propriétaire qui a été gratté le 3193 (Annotationi nel DaH<e /'aMe con Af. rftp~oH Ga~'Me in BnssaHo)
Caraffa'. Dans le fonds latin comme dans le fonds grec, le classement d'Orsini a été rejeté on a réuni les volumes autant que possible par ordre de matières, en groupant ensemble les manuscrits d'un même auteur.
L'examen de chacun des volumes, au point de vue de leur identification, a permis de dresser les deux tableaux des pages suivantes'.
n'a pas d'indication de provenance le 3194 (Miseetlanées connues du xve siècie Panormita, Philelphe, Guarino, etc.) porte au bas de la pré'mière page Ex libris Aldi .9femM<M (évidemment Atde le jeune). 1. A partir du 3456 inclusivement, les mss. offrent la mention de ce legs Cf.Forcefia, Catalogo dei mss. !a<M. alla storia di Roma, t. I, pp. 20 sqq. Il est assez remarquable que ce bibliographe, dans son utile ouvrage, mentionnant une quinzaine de nos manuscrits, les attribue au legs du c<M'~tMO< FMMoOt'M'K!(!). Dans sa préface (p. vn), il donne même la date de ce prétendu legs. L'erreur singulière de M. Forcella montre que notre travail ne sera pas inutile, même à Rome, puisqu'on peut encore y commettre de pareilles confusions. Ii y a eu, en effet, un cardinal Flavio Orsini; c'est à lui que s'adresse U. Fogiietta, en 1569, dans sa description de la villa du cardinal Ippolito d'Este, à Tivoli (Cf. la note de LagomaTsini, !!<? Pù</Mnt epM<. et orat., Rome, 1756, t. p. 13.) Alonzo Chacon l'appelle F~t~tM~ CrsmtM. (Vita pOH<t/ t. IH. Rome, 1677, coL 371.) li y a un autre prêtât qu'il est plus facile encore de confondre avec notre Fulvio, parce qu'il porte le même prénom que lui; ce Fulvio Orsini figure aussitôt après Flavio dans i'&(o)'M della casa Ot'sma de Sansovino (Venise ë 1565, ff. 6 et 7) il a une dédicace dans LaMt'eK~M Gam&at'ae !*a)'M)K sacr. liber, Anvers, )577, p. 38. (Ad Fulvium Crs., fM~t f. epMC. Spolet.). Caro correspond avec lui. J'ai aussi vu de lui une lettre écrite au cardinal A. Caraffa comme évêque de Spolète, en 1569, et signée Fulvio Orsino (Bibl. Barberini, LXI, 37).
2. Ces tableaux montreront d'un coup d'œi) quels numéros ont fait partie de la collection d'Orsini; en se reportant à l'Inventaire, on sera renvoyé au passage du volume où il est question du manuscrit.
Numéro
Cote actuelle. de l'Inventaire dOrsini.
1288 = 1
1289= 2
1290 = 46
1291 = 3
1292= 4
1293 = 86
1294= 5
-1295= 19
1296= 15
-1297= 9
1298 = 123
1299 129
-)300== 14
1301 = 8
d302= 17
1303 = 22
1304= 23
1305= 24
1306= 67
1307= 21
1308 = 98
1309= 37
1310 == 12
1311. = 59
1312 = 13
1313 = 94
1314 == 30
1315 = 18
1316= 73
1317 = 51 ou 68 1318 = 51 ou 68 1319 = 61
1320 = 63
1321 = 20
1322 = 127 7
1323= 76
1324 = 62
1325 == 126
1326= 16
1327= 11
1328 = 75 5
1329 = 77
1330 = 146
1331 = 83
1332 = 74
1333 = 38
FONDS VATICAN GREC
Numéro
Cote actuelle. de rtnveiftairc d'Orsini.
1334= 36
1335 = 124
-1336= 80
1337 = 122
1338 = 133
-1339 = 10
1340 = 65
1341 = 34
1342= 40
-1343= 93
1344 = 70
1345= 31
.1346 = 33
1347= 71
1348= 78
1349 = 41
1350= 158
1351 = 149
1352 = 153
1353 = 28
1354 = 27
1355= 48
1356= 57
1357 = 64
1358 = 26
1359= 25
1360 = 114
1361= 181
1362= 79
1363 = 66
1364 = 45
1365 == 125
1366= 85
1367 = 32
1368 = 136
1369 = 60
1370= 58
1371 = 55
1372 = 53
1373 = 72
1374 = 43
1375 = 141
1376 = 39
1377 = 140
1378 = 110
1379= 97
Numéro
Cote actuelle. del'Inventaire d'Orsini.
1380 = 95
1381 = 101
1382= 99
1383 = 100
1384 = 107
1385= 106
1386= 96
1387= 92
1388= 84
1389= 82
1390 = 130
1391 = 42
1392 = 111
1393= 143
1394= 128
1395 == 138
1396= 7
1397= 157
1398 == 156
1399 = 162
1400 = 105
1401 = 108
1402 == 117
1403= 50
1404 = 49
1405 = 69
1406= 109
1407 = 52
1408 = 56
1409 = 131
1410 = 139
1411 = 134
1412 == 150
1413= 151
1414= 152
1415 = 88
~~c i(iO,i~,HS, i48, 91
1417= 144
1418= 113
1419 = Id.
1420= 112
1421 = 35
1948 = 'mpr.55
1. Les lettres M. M. indiquent les )i"s de l'Inventaire qui se rapportent à la série des mss. en langues modernes.
2. L'ancien V«<. 3204 (M.M. 4) est à la Bibliothèque Nationale de Paris, Fr. 12473.
Coteactuelle. det'fnvoitaiM d'Orsini.
3191 = d84
3195 = M.M~' 1
3-196 = M.M. 2 3-197 = M.M. 6 3198 = M.M. 19 3199 = M.M. 3 3200 = M.M. 15 3201 = M.M. -14 3202 = M.M. 33 ??3== M.M. 5
3205 = M.M" 25 3206 = M.M. 24 4 3207 = M.M. 23 3208 = M.M. 22 3209 = M.M. 21 3210 = M.M. 7 :3211 = M.M. 8 3212 == M.M. 9 32-13 == M.M. 11 3214 == M.M. 10 3215 == M.M. 16 3216 = M.M. 18 3217 = M.M. 30 3248 -= M.M. 13 32d9 == M. M. 12 3220 = M.M. 20 3221 = M.M. 27 3222 = M.M. 31 3223 = M.M 26 3224 == M.M. 28 3225= 2 3226= 1 3227= 23 3228= 24 3229 = 182 3230= 98 3231 = 99 3232 = 119 3233 = 183
Numéro
Numéro
Coteactuelle. det'Inventaire d'Orsini.
??4= 29
3335== 43
??6= 63
3237= 89
3238 = 109
3239 == 42
3240 = 133
3241 = 87
3242 = 103
3243 = 107
3244 = 214
3245 = 152
3246 = 163
3247 = 112
3248 == 195
3249 = 80
3250 = 81
3251= 4
3252 = 7
3253 = 36
3254= 46
3255 = 154 4
3256 = 3
3257 = 9
3258 = 38
3259 = 39
3260 == 40
3261 = 41
??2== 32
3263 = 179
3264 = 189
??5== 190
3266 = 48
??7:= 125
3268 = 115
??9== 185
3270 = 165
3271 = 72
3272 = 51
3273 = 164
,3274 = 50
Numéro
Coteactt)o)!c. (M'Iavontaire d'Or~m.
3275 = 124
3276 = 168
3277 = 8
3278= 52
3279 == 187
3280 == 243
3281 = 53
3282 = 172
8283 = 75
3284 = 33
3285 == 186
3286 = 31
3287 = 56
3288 = 62
3289 = 14
??0:= 96
3291 = 16
3292 = 58
3293 = 91
??4= 6
3295 = 105
3296 = 228
3297 = 194
3298 = 153
3299 = 198
3300 == 171
3301 == 178
3302 = 188
3303 = 136
3304 = 196
3305 = 17
3306 == 45
??7= 15
3308 = 265
3309 = 131
3310 = 132
3311 == 181
3312=: 128
3313= 26
3314= 5
3315 = 70
FONDS VATICAN LATIN
Numéro I
Cote actuelle. dct'tnventaire d'Orsini.
3316 = 233
3317 = 27
3318 = 34
3319 == 177
3320 = 161
3321 = 162
3322 = 138
3323 = 300
:~324 == 18
3325= 19
3326 = 22 ~)
??7:= 20
3328 = 21
3329 = 28
3330 = 76
3331= 77
3332 = 100
3333 =: 180
3334= 13
??5:= 74
3336= 86
3337 =: 111
3338 = 110
3339 = 25
3340 = 30
3341 = 170
3342 = 10
3343 == 11
3344 == 173
3345 = 207
3346 = 175
3347 = 120
3348 = 117
3349 == 176
3350 = 55
:)3.')1= 113 8
3352 = 78
3353 = 37
3354== 204
3355 = 203
3356 = 147
3357 = 146
3358 = 144
3359 = 145
3360 = 298
3361 = 59
3362 = 150
3363 = 35
3364 = 148
3365 = 149
3366 = 151
Numéro
CoteactueUe. det'tnveataire C' d'Orsini.
3367 = 224 3368 = 223 3369 = 65 3370 = 222 9-
3371 = 156
3372= 157
3373 = 158
3374 = 159
3375 = 160
3376 = 217
3377 = 218
3378 = 134
3379 = 231
3380 = 230
3381 = 73
3382 = 211
3383 = 212
3384 = 102
3385 = 166
3386 == 116
3387 = 114
3388= 60
3389 = 61
3390 = 97
3391 = 101
3392 = 94
3393 == 82
3394= 83
3395= 84
3396 = 85
3397= 92
3398 = 93
3399 = 118
3400 = 129
3401 = 174
3402 = 67
3403 = 68
3404= 69
3405 = 79
3406 = 49
3407 = 104
3408 = 108
3409 = 123
3410 = 126
341-1 = 127
3412 = 130
3413 = 139
3414 = 140
3415 = 141
3416 = 90
3417 = 167
Numéro
Cote actuelle. de l'Inventaire d'Orsini.
3418 == 197
3419 = 193
3420 = 192
342'i = 12
3422 = 213
3423 = 220
3424 = 225, 289 3425 == 221
3426 = 135
3427= 199
3428 -= 54
3429 = 232
3430= 210
3431 = 209
3432 = 208
3433 = 299
3434 = Id.
3435= Id.
343R– )M,S44,27Sa. à à
277, 279 a
2S4, 2R6
287, 293 à
295
3437== 205
3438 = 206
3439 = 201
3440 = 219
3441 288, M7,
3!~l~1 = 264, 268 à à
273, 296,
297
3442= 226
3443 = 142
3444= 143
3445= 249
3446 = 238
3447= 241
3448 = 256
3449 = 290
3450 = 291
3451 = 200, 263. 266 3452= 47 r
3453
4048 = "252
l~103
4103
4104
4105
4609 = "64'
5398
Un certain nombre de numéros de ces listes ont été compris dans la série de manuscrits cédés 'par Pie VI au gouvernement du Directoire. On retrouve sur presque tous le chiffre de la Bibliothèque Nationale de Paris, dont ils ont fait partie jusqu'en 181S, époque où ils ont repris au Vatican leur place naturelle. Les commissaires français qui ont présidé, en 1797, à l'exécution de cette déplorable clause du traite de Tolentino, avaient puisé largement dans la partie de la Vaticane qui représente pour nous la collection de Fulvio Orsini; ils y avaient fait un choix fort intelligent et pris plusieurs des meilleurs volumes. Je les ai relevés dans la note officielle imprimée à Leipzig en '!803'. L'opuscule étant extrêmement rare, on me saura peut-être gré de donner ici une liste, qui constitue un document de plus pour l'histoire de noire bibliothèque. Les volumes provenant d'Orsini, qui ont été demandés par les commissaires du Directoire, sont les suivants
-1288'.
1302 (n° 277 de la note officielle)'.
1306 (n° 278).
1335 (n° 279).
3199 (n° 344).
3202 (n- 345).
3203 (n° 346).
3204 (n" 347)
'3211 (n''348).
3214 (n" 349).
3227 (n" 350).
i. Recensio mcK!MC?'tp(o)'Mm codicum qui ex MHtt)M'~a Bibliotheca Valicana se<ec<'(K<MM Dni. ?* Pii TIpOKt. m. pWd. id. iul. aK.MD.CC~Z~~ZTM p!'OC:0'f!<0!')&:M GaMo'MM ttH'C belli seu pCtC~N'MM '!M~MC!'a!'Mm O'~O et <)tt'<ae pacM <?'6tc!tM fuere. LtpS!'ac, impensis Paul GoM/tg~ X!<m)Ke)'t, ~DCCC~. Les manuscr~s d'Orsini sont décrits aux pp. 71-75 et 92-96. 2. Ce volume figure dans une note a. part, à la fin de !a Recensio, p. 145. I) y est coté V<!<. 1279 mais ce qui prouve bien que c'est le nôtre, c'est que le 1288 (fragment de Dion Cassius) porte le timbre français. 3, 4, 5. Compte comme double. (Recensio, p. 133.)
6. Le Vft<. 1437 est ainsi décrit, p. 75: « 289. Cod. chartac. in-f. constans pp. 392 exarat. saec. xvt. Continet Annae Comnenae Alexiadem. Praëit notu!a Fulvii Ursini, qua monet hoc in codice pleraque occurrére quae m editis frustra quaeras. » Je n'ai pas vu ce volume, qui ne figure à aucun de nos inventaires d'Orsini.
7. Ce manuscrit est le seul des nôtres qui soit resté à la Bibliothèque ~'ationate. (V. le chap. vm). Sur la loyauté de la restitution de 18i5, injustement attaquée par Mai et Angeloni, cf. le rapport de Mar. Marini, en tête du .ResfcstMm Clementis pftpae V, Rome, typ. Vatic., 1885. 8, 9. Compté comme double. (Recensio, p. 132.)
FONDS GREC
134-1 (n° 280).
1353 (ir 281).
'-1357 (n° 282)~. 1365 (n" 283).
1373 (n" 284).
FONDS LATIN 3260 (n° 351).
3262 (n- 352).
3277 (n° 353). 3289 (n- 354). 3297 (11° 355).
3298 (n" 356). 3318 (n° 357).
1379 (n" 285) s. 1410 (n° 286). 1418 (ir 287). 1420 n"288)c.
3334 (n- 358). 3339 (n° 359) s 3343 (no 360)". 3357 n°361). *3393 (n° 362).
Dans cette liste, les volumes marqués d'un astérisque n'ont pas fait le voyage de Paris. Comme la note primitivement dressée par les commissaires excédait le nombre de cinq cents manuscrits convenu par le traité de Tolentino, il en a été rendu quelquesuns à l'administration de la Vaticane, et, parmi eux, cinq des nôtres 1. En revanche, plusieurs de nos imprimés les plus précieux ont subi le sort des vingt-huit autres manuscrits, et il m'a été facile de les reconnaître, en comparant les cotes annulées qu'on trouve encore sur les volumes avec celles qui sont notées dans une liste spéciale annexée à la Recensio des manuscrits 2. Nos identifications, qui seront discutées, lorsqu'il y aura doute, au cours du travail descriptif, auraient été rendues très faciles, si tous les volumes avaient conservé la note que leur avait mise Orsini sur beaucoup, en effet, au feuillet de garde ou à la première page, on retrouve encore le numéro et la petite notice de l'Inventaire en italien, quelquefois en latin, avec la signature Ful. Urs.3. Mais la plupart ont perdu leur reliure ancienne~; quelques-uns même ont passé à. plusieurs reprises dans l'atelier du relieur 5. Dans les opérations de ce genre, 1. L~eKc/tMs t'e<Mt<orMM est aux pp. 133-135 de la Recensio.
2. En voici quelques-uns qui ne laissent point de doute exemplaires de l'Anthologie de 1494, anciennement cotés 11401 sqq. (nos 4, 5,6, 44, 45 des imprimés grecs de l'Inventaire d'Orsini), Homère 10647 (n° 1 ?), Catulle et Stace 10876 (imprimés latins d'Orsini, n" 35), Ammien Marcellin 7901 (n° 75), Festus 11803 (nO 72), deux Virgile 10884 et 10885 (nos 2 et 1), etc. (Cf. Recensio, pp. 137-141.) Sauf le dernier Virgile, tout parait avoir été restitué.
3. On en voit un exemple aux planches, n" VIII. Il paraît certain que l'ensemble de ces notes a été mis par Orsini sur les volumes après la rédaction de son Inventaire: j'ai trouvé en effet des indications de reliure et autres, laissées deux ou trois fois par inadvertance, et qui montrent qu'il empruntait le texte de la note à l'Inventaire. II avait sans doute jugé plus prudent de fixer lui-même son souvenir, et ne s'était pas fié à la demande qu'il faisait pour cela, dans son testament, à l'administration de la Vaticane. Celle-ci, il faut bien le reconnaître, a perdu de vue la volonté formelle d'Orsini; elle n'a point inscrit la mention qu'il demandait sur chaque volume, et a même laissé perdre trop souvent celle que le donateur avait mise de sa main.
4. L'Inventaire en mentionne quelques-uns. II y avait un grand nombre de reliures en bois, alla g'?'eca, formées de deux planchettes de bois avec le dos en cuir. Plusieurs mss. recouverts de cuir rouge, portent encore sur les plats les armes des Orsini et aux angles ou au dos leur rose d'or comme motif d'ornement. C'est ce modèle qui semble être le modèle caractéristique de la bibliothèque d'Orsini. Les plus intéressantes particularités de reliure seront notées dans la description des volumes. 5. Ainsi, beaucoup de manuscrits ont sur les plats les armes de Paul V, et au dos celles de Pie IX, ce qui indique qu'ils ont été maniés par le relieur au moins deux fois. C'est pour cela qu'on a jugé utile d'indiquer, dans la desNOLHAC. FULVIO ORStN! 9
exécutées autrefois avec moins de soin qu'aujourd'hui, il est arrivé souvent que les gardes anciennes ont été enlevées etjetées comme n'ayant pas de valeur et ne faisant pas partie intégrante du volume. La note d'Orsini, et des indications plus anciennes ont disparu ainsi sur beaucoup de volumes, et leur provenance s'est trouvée par cela même oubliée. De là, des confusions, des hésitations, par exemple entre deux volumes répondant au même signalement; de là aussi, l'intérêt d'une identification complète de tous les manuscrits de notre Inventaire avec ceux du Vatican.
J'ai été guidé, pour le fonds latin, par le récolement de 160~, qui a mis d'avance les manuscrits, comme je l'ai dit, à peu près dans l'ordre qu'ils allaient occuper lors du classement définitif, Il y a aussi sur les marges du Vs~. 720ë, des cotes relativement modernes qui m'ont été fort précieuses; mais elles ont été inscrites sans plan arrêté; elles manquent, on ne sait pourquoi, à certains numéros et donnent quelquefois des chiffres modifiés depuis; je n'ai accordé à l'ensemble qu'une valeur d'orientation. Pour le fonds grec, j'ai été d'abord privé de tout secours, les marges de l'Inventaire ne portant que deux identifications, dont une fausse. Il a fallu retrouver les volumes un par un, d'après les indications du document, au moyen de l'index sommaire du fonds grec rédigé par Leone Allacci et mis à la disposition des travailleurs de la Vaticane. Après quelques tâtonnements, j'ai reconnu que les manuscrits grecs de notre collection avaient été également cotés à la suite les uns des autres, et j'ai retrouvé les limites extrêmes du classement. Comme j'avais, de plus, parle récolement, la liste des manuscrits manquants en 1602, je ne me suis pas attardé à chercher des manuscrits qui ne sont probablement pas entrés au Vatican.
Le travail devait se borner dans l'origine aux manuscrits, qui constituaient la partie la plus importante de la bibliothèque d'Orsini mais j'ai eu le désir d'y comprendre certains imprimés annotés, qui se ra ttachaient étroitement aux séries de manuscrits provenant de savants de la Renaissance. Cette étude de la deuxième et de la quatrième partie de l'inventaire était fort différente de la précédente; toute base manquait, puisque les cotes marquées sur le manuscrit ne correspondent plus à rien, cription, si la reliure est l'ancienne ou de quel pontificat elle da.te dans le cas de deux retouches, comme la première est quelquefois douteuse, on a pris alors le parti, poura.breger, d'indiquer seulement ia. seconde~
les imprimés ayant subi à la Vaticane, depuis le commencement du xvus siècle, plusieurs remaniements. Au moment où je travaillais, ce département de la Bibliothèque était même dans une nouvelle période de transition, pour des raisons d'ordre intérieur'. Il existe un catalogue manuscrit, rédigé avec une compétence bibliographique indiscutable par M. le chanoine Zappelli; il porte sur les incunables et les aldines, et le plus grand nombre des livres que je désirais voir appartiennent à l'une de ces deux catégories. Mais comment les reconnaître dans les multiples exemplaires d'un même ouvrage ? Comment savoir si tel volume porte ou ne porte pas l'écriture du savant que je cherchais? J'avais fait, avec une difficulté extrême, quelques sondages dans ces immenses collections d'imprimés rares de la Vaticane, que le public ne soupçonne pas, quand j'ai pu obtenir la permission de visiter moi-même quelques armoires. Le caractère des reliures ou le numéro conservé d'Orsini d'autres fois l'aspect d'une écriture familière à mes yeux, ont suffi pour me faire retrouver promptement la plupart des imprimés importants de notre Inventaire. Il en a été noté quelques autres chemin faisant, qui seront indiqués à leur place mais ces recherches n'ont pas été poussées jusqu'à identifier tous les imprimés d'Orsini Pour beaucoup, du reste, la poursuite eut été inutile, car j'ai acquis la certitude que cette partie des collections a subi des mutilations auxquelles les fonds de manuscrits ont heureusement échappé.
La sixième partie de l'Inventaire, la moins considérable, n'a pas reçu de numéros du propriétaire, et n'a été classée dans les séries de la Vaticane que longtemps après le reste de sa bibliothèque. Elle comprend deux séries de pièces 1° les papyrusj 2° les papiers modernes Les premiers documents, réunis en 1. Malgré les modifications survenues dans les catalogues, je me suis assuré que les cotes que je fournis au lecteur pour les imprimés permettent toujours de les retrouver facilement.
2. La reliure moderne a moins sévi sur les imprimés que sur les mss. en revanche la note initiale d'Orsini y a été mise rarement.
3. H ne serait pas difficile à un employé de la Bibliothèque, pouvant étudier et comparer à loisir tous les volumes des armoires, de compléter cette partie de mon travail d'identification. Pour moi, je ne puis que remercier l'administration de la faveur qui m'a été faite et qui m'a permis de joindre un supplément vraiment utile à mes recherches sur les manuscrits. 4. L'Inventaire d'Orsini est pour cette partie plus confus et plus inexact que pour les autres. Le récolement, de Rainaldi au contraire offre une précision assez grande pour la série des correspondances, et demande à être
petit nombre par Orsini, et plutôt à titre -de curiosités que comme objets d'étude, font partie aujourd'hui de la collection des papiri diplonzalici étudiée par Gaetano Marini La correspondance d'Orsini m'a fait retrouver quelques renseignements sur leur provenance 2.
Les papiers modernes recueillis par Fulvio Orsini ont un véritable intérêt au point de vue spécial où nous nous plaçons dans ce livre. Il y avait des vers autographes de lettrés de la Renaissance Mais l'ensemble était formé de correspondances rapporté ici « Diverse M<M}'e coHMg')M<e. Tre papiri. Alcune tavolette larghe un dito, di n" diecenove, nelle quali vi è soritto, et posto in una saccoccetta di broccato. Un mazzo di lettere scritte dal Carteromachp, et sono n° 46. Un mazzo di lettere al Colocio, sono n" 39. Un aitro mazzo di lettere di diversi, sono n° 40. Alcune copie di lettere scritte dal Carteromacho ad Aldo, in fog. gr. sono carte sei. Lettere n° 3 scritte a Berardino Rutilio. Lettere no 3 seritte al Colotio. Lettere no 3 scritte at card. Ridolfi. Un mazzo di lettere volgari. seritte a Fulvio Ursino. Un altro mazzo di lettere volgari scritte at medemb. Lettere latine n° 20 scritte at medemo. Lettere volgari che vanno a. diversi. Lettere di diversi scritte al Colotio. Lettere n° 16 scritte da Papa Marcello _a. diversi quando fù creato Papa. Alcune lettere scritte ad Aldo Manutio. Un mazzo di fragmenti di diverse poesie dei Bembo, Sadoleto, Pietro Curtio et altri. Diversi fragmenti tagliati de varie inscrittioni. Tre mazze di diverse scritture poste insieme et di diverse cose et fragmenti, de quali it primo mazzo comincia De ~MtKh'amte, il seconde De repentinis stdëW<)t<s, il terzo De-poM~gnëM~ menons. » (Suit la formule de consignation de Duranti.)
1. Dans le beau livre, I papiri diplom. race. et illustr, dall' ab. G. Mat'iMt, pWmo eust. della Bibliot. Fat. etc., Rome, 1805, p. 24.3., se trouve cité Je passage de l'Inventaire d'Orsini relatif aux papyrus. Il est malheureusement impossible d'identifier les trois premiers. Le quatrième, le papyrus de Ravenne, avait été cherché en vain par Marini; le cardinal Mai la retrouvé et publié, en rappelant le souvenir d'Orsini, dans le tome V, p. 362, de ses Classici atictores e Vaticanis codd. edtK (Rome, 1833).
2. Le 31 janv. 1575, Orsini écrit à Pinelli « Mi sono capitati qua certi papiri scritU di lettera longobarda antica, della quale si referrariano alla tine il signiGcato, quando che fusse integri. Se V. S. ne desidera qualcbe pezzo, che sono tre, mene avvisi. » Le 21 janv. 1576 « Io non me ricprdai di ringraziarla di quelli papiri eh' ella m' offerse; voglio ben dirle, qhe io saro sforzato à valermi della cortesia sua in privarnela d'une, poiche '1 padrone di questi che ho io pensa che sia scrittura di tre mille anni et cjie non sene trovano altri al mondo! » Et le propriétaire les remporte, à Arezzo. Orsini observe ensuite qu'ils présentent la même orthographe que le fragmentde Dupuy SM6scn'6M, s!<Ma&Mt. (Bibi. Ambrosicnne, D. 4~2 M/). ). En 1581, Orsini acquiert des papyrus provenant de Bembo. (V. p. 101 et Appendice II, lettre XV.)
3. Toutefois l'inexactitude des renseignements d'Orsini se montre dans ce fait qu'il indique des vers aMto~'apAes d'Aleandro et de Lazare de Baïf, là où il s'agit évidemment de lettres autographes des mêmes personnages. (Je vais publier et illustrer les lettres d'Aleandro celle de Baïf a paru à la suite de )'jhtM)t<aM'e des mss. grecs de J. Lascaris, Rome, 1886.) Les vers autographes ou non, réunis par Orsini, et dont il à été question p!us haut,
originales d'ordre littéraire 1. La réunion des autographes d'hommes illustres était un des goûts dominants d'Orsini; il avait recherché ceux de Dante, déjà disparus de son temps 2; il avait été assez heureux pour mettre la main sur beaucoup de volumes écrits par Pétrarque et par les grands Italiens du xv° siècle; il possédait aussi quelques lettres du même temps'; mais il s'était enrichi surtout pour les premières années du ct'M~Mec&K~o. Les deux collections qui ont formé la sienne sont celles de Cartéromachos et de Colocci, à qui sont adressées la plupart de nos lettres du commencement du siècle Les lettres à Alde l'ancien, qui en sont une des séries les plus curieuses, proviennent, au moins en partie, de Cartéromachos; peut-être en vient-il quelques-unes d'Alde le jeune. Ces autographes grecs, latins ou italiens sont restés jusqu'ici inaperçus des historiens du grand imprimeur; on en trouvera le texte dans le recueil intitulé Les eo~e~OM~NK~ Me T~sMMce~. Ne comptant pas utiliser les autres et sachant l'intérêt de* ces documents d'histoire. littéraire pour une époque où ils sont moins nombreux qu'on ne croirait, je crois utile d'en publier ici une liste alphabétique; plusieurs sont d'humanistes assez connus qui paraissent ailleurs dans notre livre.
p. 82, ont dû être dispersés dans les recueils du Vatican nous n'en avons ici que dp Cartéromachos et de Corsi. Je suis tenté de croire que, le V'<<. 5390, relié sous Pie VI, contient quelque chose de la collection d Orsini il y a des vers latins antiques et modernes, et, parmi ceux-ci, des œuvres de Bembo, Molza, Fracastor, Tebaldeo, etc. Cf. ma note au n° 202 de l'Inventaire. On a réuni, dans le Va<. 2836, des cahiers de provenance diverse contenant des vers de la fin du xv° siècle et du commencement du xv['* il y en a de l'écriture de Colocci et beaucoup dédiés à )ui une partie au moins du ms. a été chez Colocci, mais non chez Orsini. 1. L'usage des collections de ce genre est trop connu au xvf" sièe)epour
que j'y insiste. Je crois pourtant intéressant de signaler un passage de Sam-
bucus écrivant à Aide le jeune. Paul Manuce, dont la mort est l'occasion de cette lettre, avait été l'un des éditeurs, comme on sait, du célèbre recueil intitulé Lettere zaomini !M<rt; le savant viennois dit à son fils « Si clarorum virorum epistolas aliquando formis recusaris, fac sciam; augebo editionem multis clarorum virorum epistotis, Pontani, Sannazarii, Sadoleti, Bembi et aliorum, quorum svtva habeo rara -.t~ ~oyp~x. n (ter mai 1574 Ambros. E. 37 m/ f. lt5.)''
2. On a vu, p. 106, note 1, Orsini demander à Pinelli, en 1582, s'il n'y avait pas dans le cabinet de Bembo des autographes de Dante. 3. Par exemple Jules ff, comme cardinal, du 27 déc. 1471 (Vat. 4103, f. 6'), et Sixte IV, comme pape, au cardinal commandant la flotte, de Bracciano, 23 sept. 1481. (M. 2° vol., en tête.)
4. V. pp. 80-83.
5. Ce travail, annoncé par les revues depuis 1883, paraîtra aussitôt après celui-ci.
Rom. ~m<MeoàCartéromachos,Bologne,I812; à Bern. Rutilio, Bologne, 1832 et 1833; à A!ess.Farnese,Rimini,d847; au roi d'Espagne, 1846 (4103, ff. 34,91,92, 'HO, 140)' Vincenzo Baldo à Cartéromachos, Rome, 1812 (4105, ff. 210,314,317).–G':o~M~e~nardo à Cartéromachos, Venise, s. d. (4103, f. 64). Denis [BFMOHKe~]. eue~Me de T'OMJoM.à Cartéromachos et aFranc. Piacentino, Pise, etc. 1811 (4103, ff. 28 sqq., 98)'Zeca!M~e C<M'~ à Colocci, Rome, 1842 (4108, f. 180). (?M)m&aMM~ Casali à Colocci, Rome, 1823 (4104, ff. 72, 74, 198)". –C~M'ei'n~ZMpMS à Colocci, Spoleto, 1809 (4103, f. 22). Angelus Cospus, à Cartéromachos, Bologne, 1811 et 1812 (4103, ff. 62, 63).– CMMpM~o Crasso à Rutilio; au card. Ridolfi, Rome, 1833 (4105, ff. 97 et 281 4103, ff. 88, 87). Pietro Corsi, C~rsn~, vers latins aux 'ff. 78 et 77 du même ms., et des lettres à lui adressées aux ff. 7'h 73, 81, 82 Giammatteo Giberti à Jean de Médicis (sur Colocci), Rome, 1524; à Colocci, Bologne 1833, Venise, 1534, Vérone, 1536 au card. Trivulzio, Venise, 1834; à Rutilio, Vérone, 1836; (4104, f. M; 4108, ff. 178, n0,138; f. 90; f. 98) Ze c<~M~ CrMMa~ à Colocci, 1838 (4108, f. 128). Paolo G~uM'. Lampridio à Colocci, Venise, 1826 (4104, f. 82)\ Bernardino Ma~ëz, ~sjcAaeM~, à Ant. Tebaldeo, Venise, s. d. à Colocci, 1. V. d'autres lettres d'Amaseo au cardinal Farnèse dans les archives de Parme (papiers des Farnèse, carton A). Cf. British Muséum, Add. ms. 10263, 'et à J'Ambrosienne, le cahier des minutes d'Amaseo, D. 375 inf., etc. 2. Cf. f. 67, un brouillon de Cartéromachos destiné au savant prélat français.
3. Cf. Ambros. E. 36 inf,, ff. 104-105.
4. Ajoutons une lettre de Corsi à Paul Manuce publiée en note à mes Lettres inéd. de P. itfaKMC?. La lettre 1 sans date de ce petit recueil doit être datée de 1539, comme le montre celle de l'imprimeur vénitien Gius. Tramezzini à Corsi (f. 73).
5. Je connais d'autres lettres de l'illustre évêque de Vérone, dans le Tcf. 3435 (au pape, 1543), l'Ami~'os. D. i91 tn/ (à R. Amaseo, copies), au British Mus., Add. MM. 10273 (à Vettori), dans les carte Strozziane aux archives de Florence (corresp. de Salviati), à la Bibl. Barberini, LXI, 3 (six lettres, dont une à Bembo, une à Vittoria Colonna, etc., etc. 6. Voici un billet du célèbre historien à Colocci qu'on peut citer, car il est court « Vigil [Fabius], Blosius [Palladius] et Maphaeus [Bern.] oras'prandebuntmecum in paradiso, ut veteris Academiae laeta sbdalitas renovetur. Te maxime omnium doctissimum exspectamus. Si per chirargram potes ut venias te etiam atque etiam precamur. Vale et responda quia si obsequi non potes mavult Blosius ut cenemus. » Une copie s'en trouve au Vat. 9066, 339, qui contient, ainsi que les n°~ voisins, plusieurs transcriptions des documents de notre collection. De nombreuses lettres de Giovio à B. Maffei sont dans l'Ambros. E. 31 inf.
7. Il y a trois lettres du même à P. Bembo a ta Bib). Barberini, LXI, 3, d'autres à Vettori au British Mus., Add. ms. 10267.
Vérone, '1833, (4!03, f. 88; 4104, f. 78). Alfonso A'arc~o, à Cartéromachos, Florence, 1512 (4105, f. 322). Francesco Marchisio Elio à Colocci, Naples, 1510 (4105, f. 276). 6'ï'ro~Nto Menochio à Cartéromachos, Lucques, 1511 (4105, f. 311). A/arzoMo Pacini à Cârtéromachos, Rome, 1512 (4105, ff. 3') 3, 316).– Bernardino Pellini à Cârtéromachos, Rome, 1512, (4105, ff. 318-320). Io. Franc. PAï7oKMM praepositus Pisaurensis à Colocci, Pesaro, 1510, (4105, f. 283). C'îM~'SMoP~e<Mï!àCartéromachos, Rome, 1512 (4103, f. 321). [Tommaso] Pietrasanta à Colocci, Rome, 1530, (4104, f. 76). Franc. P~ceK~KMs(Pt'aceMtino) scriptor Archivi Rom. CM?'t'aeà Cârtéromachos, Rome, 1511 (4105, f. 308). Le car~Hs~ Ridolfl à Rutilio, Bologne, 1537, (4105, f. 99). Antonio Tebaldeo, à Cârtéromachos, Lucques, 1812; à Colocci, Rome 1527(4t03,f. 24:4104, f. 79). Giacomo Tebaldeo à Ant. Tebaldeo, Venise 1546 (4-103, f, 69). Cf. l'index. A~e/<e/aK~o Tonti à Cartéromacbos, Pistoia, 1S10 (4105, f. 312). Le cardinal A. T~M~to à Colocci, Rome, 1543 (4105, ff. 121, 140).–[G'Mf.K~] Vop!scoà à Colocci, Naples,lot7,1819, 1535(4104,67, 63, 65)'.
Un grand nombre de lettres de Marcello Cervini (Marcel II), comme cardinal de Santa-Croce, sont écrites à Colocci, à Lodovico Beccadelli, et à Ranuccio Farnese Elles seront une mine intéressante de renseignements sur la cour romaine avant et pendant le concile de Trente. Quelques copies de lettres de Paul III se rattachent à la même époque Enfin nous arrivons à la correspondance d'Orsini lui-même; il a éliminé ce qu'il jugeait indigne d'être conservé, et ce qu'il a gardé est cité sans cesse 1. En rapprocher les deux lettres du même au même, Re<y. 2023, ff. 383 384. Ces documents et d'autres de la correspondance de Colocci ont été utilisés par Lancelotti.- J'ai omis quelques lettres de prélats qui m'ont paru moins intéressantes, et d'autres, d'ordre littéraire, à Colocci ou à Cartéromachos, qui seront indiquées dans Les co)'?'espOttdaK<s d'Alde A/MMce; il est inutile de les mentionner deux fois il suffit d'avertir les savants que cette époque intéresse.
2. Quelque érudit ne sera-t-il pas tenté de s'attacher à ce nohie esprit dont le pontificat éphémère a été immortalisé par la messe de Palestrina? La correspondance que je signale se trouve au Vo<. 4104, ff. { à 40. H y aurait à voir une série de lettres du même temps à Sirleto, écrites de Trente en 1546-47, dans le V<t<. 6189, ff. 3 sqq., une à Panvinio, Va(. 6412, f. 1, et beaucoup dans les autres dépôts de Rome. Au British Muséum. A(M. ms. 10274, les lettres de Cervini à Vettori vont de 1550 à 1554. Les renseignements sur Cervini, épars dans notre livre, peuvent être groupés par l'index.
3. Elles sont dans le second volume du 4t03, ff. 123-t36, la plupart rehtives au protestantisme.
au cours de ce livre 1. Orsini avait en outre réuni une bonne part des lettres reçues par Paul Manuce; la plupart se rapportent à la période du séjour de l'imprimeur à Rome. Notre collectionneur les eut sans doute de son fils Alde. Elles remplissent aujourd'hui trois volumes du fonds Vatican, 3433 à 343S, et peuvent être d'un secours considérable à qui s'occupe de cette époque. On y trouve la réponse à un grand nombre de lettres, qui figurent dans les recueils italiens ou latins de Paul Manuce. Je ne les indique pas ici, les documents sur la seconde moitié duxvr' siècle n'ayant pas, à beaucoup près, l'intérêt de rareté qui s'attache à~ ceux des premières années~.
Outre la bibliothèque destinée à la Vaticane et décrite dans l'Inventaire dont nous venons d'examiner les diverses parties, Orsini en a possédé une autre. Celle-ci comprenait de même des manuscrits et des imprimés. Les imprimés étaient naturellement des livres usuels et ordinaires, ou qui ne portaient pas d'annotations particulièrement précieuses ce sont ceux qui furent légués à 0. Lancelotti; on les retrouve un peu partout, quelquesuns revêtus de l'ex-libris d'Orsini ou avec des notes de sa main'. Les manuscrits étaient 1° ceux qui offraient un trop 1. Les séries de lettres à Orsini qui ont été publiées sont celles d'Agustin, de Caro, de Manuce, de Granvelle. Ajoutons celles de Pinelli (Appendice 11), de Vettori et de Sigonio (v. p. 72). Il y a des lettres isolées dont je n'ai pas fait usage et que je note )ci pour être complet et conserver les noms Ciriito, Pietro Magno, Giov. Fr. Cannobio, écrivent à Orsini de Rome (4104 f. 269 4105, ff. 19, 268) Vinc. Surari lui adresse une supplique de Reggio (4105, f. 5 ) Sidio RoseUi, de Vicovaro, parle de lui à Greg. Florestano (4104, f. 284).
2. U est à remarquer que ce sont des lettres latines; les lettres italiennes adressées à Manuce doivent être cherchées à t'Ambrosienne, dans JE. 30 tH/~ (ff. 35 sqq.) et les n°~ qui suivent. Il y en a aussi de latines dans E. 35 (tf. 28 sqq.). Le savant Fontanini a pris quelques copies sur les originaux romains de la correspondance de Manuce je les ai trouvées à Venise, dans le Marc. Lat. Xl, 96. G.-C. Amatuzzi en a tiré des lettres de C. Paleotti imprimées dans les Anecdota litteraria de Rome, t. 1 et III. 3. J'en signalerai quelques-uns à l'occasion. Un ancien catalogue, que m'a communiqué mon ami M. Henri Omont, se recommande comme portant des livres annotés par divers savants dont, Orsini. (CdMog'M~Hhro'Mnt. CoM. ctJtHM Albino. Dordraci, apud Corn. W!H~ae)'<s, 1696.) Il en vient de Parrasio, Scaliger, Saumaise, Nie. Rigault, Dan. et Nie. Heinsius. Le n° 747 des in-4 (Pot'p/M/Wt introd. Aristotelis praed. etc. Florence; Junta, 1521) aurait eu quelques notes d'Orsini. Cf. encore notre Inventaire au n° 49 des imprimés grecs. Graevius, en tète de sa préface au tome III des Antiquit. Rom. (Utrecht et Leyde, 1R96), parle d'un âlarliani Urbis Romas <opo~ acheté à Rome par J. de Witte, avec des notes marginales qu'on disait être d'Orsini. Il publie ces notes avec le texte de B. Marliani, pp. 54 sqq.
médiocre intérêt pour être portés à l'Inventaire; 2° ceux qui furent acquis après la rédaction. Ils ne tardèrent pas à former une collection nouvelle et d'une certaine valeur, comprenant près d'une centaine de manuscrits, dont vingt-cinq grecs. L'état de ce petit supplément est conservé dans un document des archives de Naples intitulé Libri. che non sono ~c~ nell' indice de libri lasciati dal F. Ursini alla Libraria Va~cana 1. La présence de cette sorte d'inventaire dans les papiers des Farnèse et le fait que j'en ai retrouvé un assez grand nombre de numéros dans la Bibliothèque nationale de Naples montrent que l'ensemble de ces manuscrits d'Orsini a fait partie des collections du cardinal Odoardo. Il n'entrait pas dans mon plan d'identifier ces volumes, décrits du reste avec moins de précision encore que ceux du Vatican; mais il pouvait y avoir quelque utilité à donner le document il forme notre Appendice I. Ce petit inventaire et le grand ont un caractère commun qui frappe au premier regard, c'est l'absence presque complète d'ouvrages ecclésiastiques~. Après ce que nous avons dit des goûts d'Orsini et de ses travaux préférés, il n'y a rien d'étonnant à constater dans sa bibliothèque la prédominance des auteurs classiques, grecs ou latins; mais l'exclusion systématique des auteurs sacrés est tout à fait digne de remarque pour un homme d'église et qui a travaillé dans les commissions romaines. Nous voyons du reste Orsini se défaire des ouvrages des Pères dont il devient possesseur il cède un Saint-Grégoire à Sambucus, il offre un Saint-Augustin à Sirleto Il est volontiers généreux de ces objets, qui trop évidemment l'attirent peu; il semble ne les conserver que lorsqu'ils offrent un intérêt de provenance, comme son Eusèbe, ou d'antiquité, comme son Sidoine Ce choix et cette concentration de recherches sur un seul domaine ont permis à Orsini de compléter plus aisément ses séries; et l'unité 1. C'est le n° 1313 des Ct<~<e jF<M'KMM?M;j'en dois l'indication à un article de M. Beltrani dans t'Arc/tMM della Soc. rom. di storia patria, année 18î9, p. 186.
2. Aussi n'est-ii point question de la bibliothèque d'Orsini dans F.Appa}'a<tM sacer de Possevino, Venise, ~606.
3. V. pp. 63 et 103. Quant à la Cité de DtCM provenant de Bembo (p. 104), Orsini a dû également s'en défaire je n'en trouve aucune trace chez lui. 4. Je ne vois nulle part dans les livres d'Orsini le ms. dont parle Scaliger en 1603, à propos de l'éditeur de Tertullien, J. van der Wouwere « Cotitulit totum Tertullianum cum Vaticanis, quibus usus est Latinus Latinius, postea cum eximio Fulvii Ursini. » (Dans Bernavs, J,-J. Scaliger Berlin, 1855, p. 315.)
de sa bibliothèque fait que, pour les études se rattachant à l'antiquité classique, ses manuscrits ont presque tous une valeur. La bibliothèque d'Orsini a un second caractère, plus important à signaler elle a cherché à recueillir les collections des principaux humanistes de l'âge précédent, et n'est presque formée que de leurs débris. Orsini professait un respect sincère pour ces révélateurs de l'antiquité. Jl appartenait à une génération de savants plus réfléchie et plus méthodique; il marchait même des premiers parmi les archéologues et les philologues de son temps; mais il se rattachait aux humanistes par une tradition de sentiment dont on voit les traces dans toute notre étude, il les vénérait comme des ancêtres et s'intéressait à tout ce qui venait d'eux. H avait réuni quelques-uns de leurs portraits; il s'était procuré la biographie de beaucoup d'entre eux'. 11 voulut aussi avoir leurs livres et ne négligea rien pour les retrouver. On sait qu'à l'époque de la première Renaissance, et même plus tard, les livres étaient rares encore et devenaient par cela même, pour leur propriétaire, des objets de prix, auxquels il lui plaisait d'attacher de mille façons son souvenir. Outre son nom, il y inscrivait souvent des mentions d'événements de sa vie et plus souvent encore les notes et les réflexions que lui suggérait la lecture du texte. Orsini paraît avoir senti le premier l'intérêt qui s'attacherait à une bibliothèque entièrement formée de manuscrits et d'imprimés ayant appartenu aux savants des générations précédentes et portant sur les gardes ou sur les marges des traces plus ou moins nombreuses de leur possession. Il a manifestement cherché, comme le prouve sa correspondance et la rédaction même de son Inventaire, à recueillir dans toute l'Italie les livres d'une telle provenance, et presque tous ceux qui viennent de lui sont ennoblis encore par le souvenir de plus anciens propriétaires.
L'existence de collections de livres aujourd'hui oubliées est attestée par les ex-libris qu'Orsini conservait avec soin sur ses volumes ou par son témoignage personnel. Il y a un véritable intérêt pour l'histoire littéraire à mettre en lumière ces rensei1. Je parle du recueil de Vespasiano da Bisticci publié par Mai. Le Vat. 3224, qui vient d'Orsini et qui est un ms. de petit format de 680 F. (relié sous Pie IX), en est une copie anonyme; il porte sur la garde une note de renseignements sur l'auteur, tirée du texte même et écrite en plusieurs fois au cours de la lecture. C'est sans doute un des mss. dont s'est servi Mai pour sa publication de 1839 dans le volume I du Spicilegium t'OMMKMm; cf. la p. xxv de l'éd. de M. Ad. Bartoli, Florence, 1859,
gnements, ne serait-ce que pour permettre d'en grouper d'autres autour d'eux, et compléter ce qu'on sait déjà sur le nombre et la formation des anciennes bibliothèques italiennes. L'intérêt est plus grand encore pour ces collections illustres du xv° et du xvi~ siècle, qui sont venues se fondre dans celle d'Orsini ou tout au moins y déposer quelques volumes de choix. Celle de Constantin Lascaris y est représentée par un petit fonds intéressant et qui pourra faire figure auprès de celui dont s'enorgueillit la bibliothèque de Madrid. Les livres copiés, annotés ou possédés par Jean Lascaris sont très nombreux. Ceux d'Antonio Panormita, de Pomponius Laetus, d'Angelo Colocci, de Cartéromachos, forment d'abondantes séries; il y en a de moins nombreuses provenant d'Ermolao Barbaro, d'Ange Politien, etc. quanta à la bibliothèque du cardinal Bembo, si célèbre, mais si peu connue, elle a laissé sa fleur dans celle d'Orsini, et faire l'histoire de l'une est faire en même temps celle de l'autre J'ai groupé dans les chapitres suivants mes renseignements relatifs à ces diverses bibliothèques, qui peuvent être considérées comme formant de petits fonds distincts dans la bibliothèque d'Orsini; j'ai fait de même pour celles qui n'y sont représentées que par un plus petit nombre de volumes ou même un seul. Mais il n'y a pas seulement, dans cette étude, à considérer l'intérêt qu'elle peut offrir pour l'histoire littéraire et bibliographique de la Renaissance*. Dans un grand nombre de textes classiques de nos bibliothèques d'humanistes, la philologie aura souvent quelque chose à prendre. Le xve et le xvi° siècle ne possédaient point d'éditions critiques, eirétude raisonnée et méthodique de l'antiquité n'avait pas encore pris naissance. Ce n'est point dire que les érudits n'étaient pas préoccupés de la pureté des textes mis sous leurs yeux par un éditeur quelquefois peu instruit, souvent par un simple libraire, et qu'ils n'attachaient pas une grande importance à la différence des leçons. On aurait tort de croire trop vite que le dilettantisme et le désir de goûter les nouvelles découvertes, à mesure qu'elles se produisaient, aient empêché entièrement les humanistes de contrôler les textes 1. On trouvera au chapitre vu: un essai de restitution de la bibliothèque de Bembo.
2. Beaucoup de nos mss. ont été vus et utilisés par des philologues, comme on le verra par les renvois bibliographiques; mais on avait généralement négtigé les indications se rapportant à la Renaissance, de sorte que, même en parlant de mss. connus, it m'a été possible d'apporter des faits nouveaux.
qui leur étaient offerts par les derniers copistes ou par l'imprimerie naissante. Nous avons la preuve du contraire dans ces nombreux volumes, sortis des anciennes presses d'Italie, de France et d'Allemagne, et que des mains savantes ont tant de fois feuilletés et annotés avant qu'ils vinssent s'enfouir dans les armoires du Vatican.
On y trouve souvent de véritables éditions critiques, et qui en disent long sur la manière de travailler de l'humaniste. Chaque manuscrit qu'il rencontre dans le cloitre voisin, dans la bibliothèque d'un ami, est mis à profit par lui sur les marges de son texte; les variantes sont accompagnées des deux lettres v. c. (ue~MS codex), et la différence d'encre ou de main témoigne souvent que plusieurs manuscrits ont été successivement consultés. Il n'y a pas que des leçons empruntées aux manuscrits dans les réunions érudites, dans les lectures en commun où chacun apporte le tribut de sa science personnelle, on échange des discussions sur le texte; quand on ne comprend pas ou que l'on comprend mal, on cède volontiers au désir de corriger ce que l'on a sous les yeux. Le propriétaire du livre ne manque pas de transcrire en marge les corrections de ses amis et les siennes propres. Ce sont des corrections sans méthode, je le veux bien; Ritsclil ni Cobet ne les avoueraient; on est fort loin même des Lambin et des Scaliger. Mais dans ces efforts des générations passées pour interpréter et établir des textes qui arrêtent encore aujourd'hui le philologue, n'y a-t-il rien à recueillir ? Doit-on passer entièrementindinérentdevantces trouvailles etdédaigner d'y jeter un regard?
L'exploration, il est vrai, n'est pas sans difficulté. Les diverses écritures courantes de cette époque sont fort difficiles à lire il faut se faire un alphabet pour chaque personnage, trouver la clef d'abréviations qui lui sont quelquefois tout à fait personnelles. Laetus, par exception, a une belle écriture calme et large mais celles de Colocci, de Cartéromachos et de bien d'autres sont assez confuses, et Lascaris trace quelquefois son grec d'un caractère menu qui fatigue les yeux. C'est une paléographie spéciale à laquelle il faut se rompre; toutefois, chaque philologue n'ayant à examiner que le volume qui l'intéresse, peut se mettre facilement au courant de Fune de ces écritures. Sa peine sera rarement tout à fait vaine. Plusieurs fois déjà, des volumes, annotés d'après un manuscrit perdu depuis, ont rendu service aux éditeurs modernes et sont considérés comme
ayant la valeur du manuscrit lui-même. On trouvera certainement, dans les livres d'Orsini que j'ai pu classer et décrire, quelques documents du même genre. On sait le grand nombre de manuscrits qui se sont perdus pendant les guerres d'Italie, avant qu'une critique méthodique ait pu leur être appliquée. Si beaucoup des leçons de nos volumes sont empruntées à des exemplaires conservés, il en est certainement d'autres que leurs maîtres ont tirées de textes égarés ou détruits. Chaque spécialiste pourra rechercher l'origine de ces leçons, et peut-être trouvera-t-on dans la bibliothèque d'Orsini une petite source d'informations nouvelles pour la philologie classique. Outre ces annotations, où la critique des textes a probablement quelque chose à prendre, tout au moins dans celles qui portent des leçons certaines de manuscrits, il y a sur les volumes une autre série de notes dont l'intérêt n'est pas moindre pour la connaissance exacte des sentiments qui présidaient à l'œuvre des premiers érudits. On ne saura bien précisément quelles idées ils se faisaient de cette antiquité païenne restaurée par eux avec tant d'amour, qu'en compulsant, outre leurs préfaces souvent diffuses et déclamatoires, leurs notes au jour le jour jetées sur les marges des livres dans l'émotion de la lecture. Du reste, les auteurs des préfaces dontje parle, les Leonardo Bruni par exemple ou les Pomponius Laetus, ne sont pas les seuls à avoir étudié l'antiquité, et tel volume possédé par un professeur moins illustre, par un prélat simplement ami des belles-lettres, pourra nous renseigner mieux encore sur les opinions du publie lettré du xve siècle.
On parle surtout ici des incunables et des autres livres imprimés, parce que Fulvio Orsini est le premier qui semble avoir attaché du prix à ceux qu'avaient étudiés ou annotés les autres savants, et qui les ait assidûment collectionnés. Mais ce qui est vrai pour les imprimés s'applique au même degré à ceux de nos manuscrits qui portent des notes critiques ou exégétiques. La différence entre le livre transcrit et l'imprimé n'était pas très grande au début de l'imprimerie. Ce dernier coûtait moins cher, il est vrai, et le pauvre humaniste, dans sa chaire d'université, pouvait acquérir, en quelques années, une bibliothèque d'auteurs anciens aussi riche que les librairies réservées autrefois aux princes ou aux couvents. Beaucoup cependant avaient des manuscrits et plusieurs, fort connus, les copiaient eux-mêmes. Tantôt ils trouvaient moins coûteux encore de les écrire de leur
main sur grossier papier; tantôt ils éprouvaient une joie particulière à mettre sur beau parchemin et avec -soin, trop de soin quelquefois, l'ouvrage qui les avait charmes; peut-être aussi jugeaient-ils nécessaire, pour se mieux pénétrer des formes du grec ou du latin classique, de s'astreindre à transcrire des textes entiers. Ce qu'avaient fait si souvent Pétrarque et Boccace, leurs successeurs le faisaient à leur tour. C'est ainsi que nous trouvons tant de manuscrits, parmi ceux d'Orsini, qui ont été exécutés, au xve siècle et même au commencement du xvf, par les principaux humanistes d'Italie. Pomponius Laetus, à lui seul, nous offre une vingtaine d'auteurs latins des plus divers, la plupart entourés de scholies, sans compter celles de ses copies qui se sont perdues ou qu'on retrouverait ailleurs. Les volumes qu'on va décrire peuvent donc fournir trois sortes de renseignements. Les uns se rapportent à la biographie des humanistes et à l'histoire des bibliothèques; les autres, à la philologie et aux recherches directes sur les textes anciens; d'autres enfin servent à faire mieux connaître l'état des esprits et la direction des études pendant la Renaissance.
DESCRIPTION DE LA BIPLIOTHÈQUË LE FONDS GREC
Dans les chapitres suivants, les manuscrits grecs sont désignés par les lettres M. G., les imprimés grecs par I. G. les manuscrits latins par L., les imprimés latinspar I. L., les manuscrits en langues modernes par M. Af. Les numéros ~Mï ~M~'eM~ les lettres correspondent par co~e~x~e?!~ celle des cinq séries de ~o~e~Me y«'e//e~ 6~e~HeM~. ~OM?' éviter de répéter 6~eM~' fois les mêmes renseignements, les notices de /Mue7ï~?'?'e M'o~~ pas été reproduites; le /ec~eM?' est prié de $'~ ye~oy/e?', car elles sont parfois nécessaires ~oMy établir nos identifications. On a également ~M~n'~e,, devant les cotes e~M Vatican, les indications Vat. gr. et Vat. lat. Ma~ après avoir jeté M~ coKp ~'œ27 SM/* les tableaux du cAa/?~'e précédent, il sera /<xc!7e de se rappeler que les cotes aM-~e~~M~ de se rapportent, dans notre travail, aM fonds Vatican grec et les cotes aM-~essz~ de ~C~ aM fonds Vatican latin.
Nous commençons la description de la Bibliothèque d'Orsini par le petit fonds grec, qui forme la première série de numéros de l'Inventaire. Quelques manuscrits isolés seront décrits plus tard à propos des bibliothèques latines auxquelles ils se rattachent; les renvois, mis au bas des pages du texte de l'Inventaire, permettent de retrouver facilement dans le volume le passage qui les intéresse.
Deux collections du xiv" siècle sont représentées dans notre
fonds grec celle de Ciriaco Pizzicolli, le célèbre humaniste d'Ancone, et celle de Manuel Chrysoloras, le premier hellène qui ait fait refleurir en Italie Féiude de sa langue. Le manuscrit de PjzzfcoLU est le 1309 < M. G. 37 >, transcrit par deux mains du xtv" siècle. La première partie contient treize des œuvres morales de Plutarque; la seconde, les épîtres apocryphes de Phalaris, Anacharsis, Brutus, etc.; entre les deux est une longue note latine du siècle suivant, qui indique la provenance du volume et donne les détails les plus curieux sur les voyages et les acquisitions de Ciriaco.
Deux manuscrits dûs à la plume de MANUEL CHRYSOLORAS figuraient dans la bibliothèque d'Orsini. Je n'ai pu retrouver le premier qui contenait Isocrate <;M. G. 137 ;> mais le second 1. Orsini affirme avoir dans sa bibliothèque un ms. écrit par le célèbre scholiaste Démétrios Trielinios et qui serait aujourd'hui le fi~. 1294 < M. G. 5 >. Triclinios est du x)v° siècle et même de la fin du xm", puisqu'on possède à Oxford un ms. de sa main daté de 1298 et un autre à Venise daté de 1315; M. V. Gardthausen met un point d'interrogation pour quelques autres. (6WecAMC~e Pa~aeo~t'apA'e, Leipzig, 1839, p. 319.) Je ne serai pas plus affirmatif pour le ms. d'Orsini; le commencement et la fin manquent et rien ne confirme, dans le texte des scholies qui se rapportent à Aristophane, l'attribution de l'érudit romain. A pnort, je l'avoue, la date de l'éctiture ne s'y oppose pas, et l'on sait que Triclinios a composé sur Aristophane des scholies dont s'est servi Musurus. (Fabricius,IK6Ko<A. Gr., éd. Harles, vol. II, p. 380.) Le 1294 a 279 tf. pap. (Pie IX) et comprend trois mss. distincts: a) f. 4, Aristophane, Plutus, Nuées, Grenouilles, Chevaliers. Xiv° s.; b) f. 144, Aristote, Ot'~aMon précédé de rE~o~MY-f) de Porphyre. xv" s.; c) f. 249, Etienne de Bvzance, IIsp~ tco~Mv, s'arrêtant au mot 'AcrxMon, xv siècle. 2. 318 ff. pap. (Pie IX, 2 voi.) F. 1, Plutarque, précédé d'un index; ff, 210-2H, note latine du xv" siècle; f. 213, épîtres grecques. Voici quelques pasages qui donneront une idée de l'intérêt de cette note KtWacMs AneQnitanus, a cuius nepote in AKCOH<t K&)'MM hune mereati fuimus, dieit se magno exemisse P/Mfo'c/tMm AMKc et epistolas eelvj hic descriptas a quodam ft6&tt<e cuiusdam M!OK(Mte!'M Hy6eWe. [Suivent la table des épîtres et l'indication de divers mss. grecs que Ciriaco disait avoir trouvé dans d'autres bibliothèques espagnoles et dont il avait transcrit les premiers mots], Item dicit se non longe ab /MC mOM<M<<M'M aliud SM&tMSa M6t HOÈ~em l'eppe!'<( bibliothecam, in qua dtcM se legisse in greco Home!'K:MHgMsmNM~e?K. [Liste des manuscrits. La fin de la note est assez curieuse :] DMt< se reppensM Ouidium Me<amo!'pA. e latino in grecum transductum, et scribit mM«(M M)'SMS g't'ecos de eius principio et fine, et nos etiam legimus. Nota ~ftod dtcK se reppeWMe in Laureano moKasto'tO g~eeo in vertice A~Aet moK<M [Lavra] corpus 6e< A(A(tM<MM sepultum, ubi multis lampadibus (<ies atque noctes multis CMm laudibzts ipsi monaehi reH~M~SMme psallunt. En attendant ie travail complet qu'a fait espérer M. de Rossi sur Ciriaco d'Ancona, il faut recourir aux notices du Corpus Mtso'. lat. 3. H est plus que probable que c'est le ms. acquis en 1573, cf. l'index, au mot DaMM.MM.
peut facilement s'identifier avec le 1368 < M. G. '136 > 1 il contient quatre discours de Dëmosthène, avec quelques leçons marginales, et deux épitres sur des questions de grammaire adressées à Coluccio Salutati. La seconde lettre est signée c s:~ 6 Xp'jjoAMpS; Mx'j'~X 6 a"~3 T?; K(t)'7'cx'/T:o'j ~6XsMç: on y trouve cette belle phrase [j.px s'jS: ':xuTx, :'j§; yxp r~ ~o T~ exj~o- C'est un principe sage et fécond qu'invoque ici le savant grec pour justifier les minuties de son enseignement grammatical il n'y a rien de petit dans la science. Nous allons décrire tous les manuscrits d'Orsini copiés ou possédés par d'autres grecs et nous passerons ensuite aux bibliothèques exclusivement italiennes. Bien que nous ne voulions pas nous astreindre à l'ordre rigoureux des temps, la suite chronologique des Grecs illustres du xve siècle appelle, après Chrysoloras, le nom de THÉODORE GAZA. Un précieux volume, le 1334 < M. G. 36 >% est en partie écrit par lui. On y trouve quatre opuscules de Xénophon, le De ~e~Mr&a~OtM'&Ms d'Andronic Calliste, trois opuscules de Synésius, et le De msonzniis d'Aristote abondamment glosé. Une épigramme de Gaza, publiée, d'après Allacci, par M. Legrand °, 6xe sur l'histoire du manuscrit Gaza l'avait copié pour Philelphe, comme sacélèbre Iliade il avait eu pour collaborateur Georges Chryso e coccès, qui a écrit les opuscules de Xénophon' Tout le reste -t. 127 ff.parch. fin (Léon XIII). F. 1, :STs:.a-/ou;f.85v,xxT:t<~).!Tt~ouc(' f.97, p' f. 104 v° ~p\ ~p7)' f. 111, épitres (sans lenom deSalutati). 2. 104 ff. parch. rei. ant. estampée. Ornements et lettres init. Je transcris l'index contemporain qui est sur la première garde, en ajoutant l'indication des folios: Xenophontis .Htpp'frcMcMS [t], de e~M~a<!OKe liber [10 v°~; T.</t'aKM!'c:M 2el Hiero eiusdem [22]: Lacedcmon'torMm t'e~p. CHM~gM [33]; ~Hch'OHtetM Peripnteticus de pet'<M~&a<)M6Mt'[43!; S.i/HMM Af's'</p<Mrc~<'<e p)'o~:deK<'<t [49],'de MMmm'MettMdem [71];DMK;f. institutio e:Mdem[84]; A<'t.~<f<e<:s de tMomm'~ e< dn:!)M<MKe ~M«e fit per somnum [98]; Gfcag .<o~~e)na<<t in libr. Aristotelis de insomniis [dans les marges]; ep~fammft f.'tf/~dem [<04 v°].
3. Bt&<<os'ap/fM/<eMeHï'<e, Paris, 1885, t. I, p. XLVII. Le ms. est indiqué par erreur sous le n° ~347. H est inutile de reproduire ici l'épigramme donnée deux fois: elle est précédée dans t'ori~inat du nom 6 1~?;; et suivie de divers signes et monogrammes, dont P~J. Au point de vue philologique, rappelons que ie ms. a été utilisé par J.-G. Krabinger, SyKM!< f/Mae M;<((K< 0?7!H., t. I, p. XXI.
4. Le ms. a dû être acquis par Orsini vers 1581, car, dans une lettre de cette annèe-tà, qu'on trouvera dans la correspondance annoncée p. 72, Orsini demande a Vettori s'il a entendu parler de ce Chrysoeoccès, ami de Philelphe et contemporain de Gaza. Ajoutons, comme détail oublié, que le grec a été employé avec Gaza à la Bibliothèque Vaticane, et qu'un Homère en partie de sa main figure au Vatican, F';<a<. ~f. 7. (Cf. Stevenson, Codd. mss. P<:<<!</tM g't'aec! Rome, 1885, p. 4).
KOLHAC, FL'LVIO ORS!X; 10
est de sa main, ainsi que les notes et sommaires grecs à l'encre rouge. On reconnaît aussi dans les marges l'écriture de Philelphe au-dessus du premier titre, est peint deux fois le'tbiason de celui-ci, avec deux monogrammes représentant le nom de tMe~e~ Francesco F~eJ/'o'.
Nous trouverons un manuscrit annoté par Gaza dans la description du fonds latin. Un texte grec d'Hérodote, le 1359 <;M. G. 2S;>°, provient d'une bibliothèque contemporaine de ce savant. Le copiste est fort inconnu, et nos observations sur les manuscrits d'Orsini précisent pour la première fois les renseignements sur ce personnage. M. Gardthausen mentionne un -DeHM~'M~ .BAaM~ A'a6<x/ce~ dans sa liste des copistes grecs, et c'est à propos de notre manuscrit dont il ne donne pas l'époque'. Les adjonctions assez nombreuses du copiste, en tête et surtout à la fin, ôtent cependant tout doute à cet égard. J'y relève ce qui peut servir à la date (f. 486 v") A-~Tp~u pxo!)X xxëxxY; (j~KpT~su x~ p'j~-MU eyp.xc~ e'/ pM~ e'; M Sret oTpo';T:fji) 'CO~pXf. XXT~A:x6M~. (f. 491 V) ) n/~pO'J~MOUI:~ Tp(-K)U MOU~ TOU T::HM! -cM'j, ~M;j.M s~??) pM~ /oMou; xx (sic). Ce manuscrit est donc de '1480, année de la prise d'Otrante par les Turcs, et nous apprenons de plus que le copiste spartiate Démétrms Rhallès Cabacès, en '1487, troisième année du pontificat d'Innocent VIU, se trouvait à Rome depuis vingt et un ans il s'y était, par conséquent, établi en 1466 4. Un autre manuscrit du même
1..Joignons à cet important autographe de Théodore Gaza une lettre originide de lui insérée par Orsini dans un intéressant recueil de lettres et opuscutes du xve s., aujourd'hui Vnt. 1393 <M. G. H3>. La lettre est au f. 40 et adressée en 1451 aux frères de Gaza, Georges etDémétrius_: son texte n'est pas inconnu (Legrand, c., t. I, p. xLvt). Le ms. a 133 ff. pap. (Pie VI) et ne contient, à part cette lettre, que des copies du xvf s., notamment les correspondances de 1462 sur le pamphlet de Michel Apostolios contre Gaza. et Aristote, publiées par Boissonade dans ses AK<;et&)<<t &?* t. V, p. 377sqq.(Besssarion, Nie. Secundinus, Andronie Calliste, etc.); opuscu)es et autres lettres de Th. Gaza (ff. 39 sqq.)~ une de Nicolas V (f. 59); description de Sainte-Sophie de Constantinople; Chronologie des empereurs romains et byzantins, Tactica d'Elien, etc. 2. 491 ff. pap. (Pie IX, 3 vol.), titres et lettres init. en rouge. F. 1, T:sp't 'HpoSofou de Lucien; f. 4, Hérodote. Au f. 3 V, la signature grecque d'Orsini, et au f. 491 TO~fXpo~ptëXiov'xi?)~ ecrt <Ï'ou).gtOU'Oup<mmu'Pmp.M!ou. Au f. 1 se trouve un prix marqué Mt/ 80. Cf. l'éd. Stein, Berlin, 1869. 3. Griech. Pft~tM'??' p. 319. V. lesrenseignements de Hodms complétés par M. Sathas dans sa NsoaU~tx~ ~o~oY~, Athènes, 1868, p. 76, art. sur At][j~Tj~O(; 'PcfX).];, e'nt~EYOjj.~o; KfxëKX'<](;.
4. MM. Eugène Muntz et Paul Fabre ayant bien voulu me communiquer les bonnes feuilles de leur livre intitulé La Bibliothèque du Vs<M<pt
Rhallès, le '1293 < M. G. 86;>, porte aussi une date, la vingtseptième année après la prise de Constantinople, soit 1479'. Il contient Thucydide et les ~/e/~M~M6~ de Xénophon, avec une carte géographique muette assez singulière. L'A~Me à Nico7K6K/Me et d'autres traités d'Aristote, renfermés dans le 1343 <;M. G. 93~>, offrent sur les premiers feuillets divers extraits d'auteurs grecs et, à la fin, plusieurs souscriptions, qui donnent le nom du même copiste
Le manuscrit de Tzetzès 1369 <;M. G. Supporte sur les gardes des notes de différentes mains, parmi lesquelles j'ai relevé, en marge d'un compte, les noms de 'Pxo'jX K. et de K.x6xx~ répétés plusieurs fois cela suffit à indiquer que le livre s'est trouvé entre les mains d'un personnage de la même famille que notre Démétrius. Il y a, en effet, à Rome, au commencement du xvi° siècle, un poète latin d'une certaine célébrité, qui est son fils. Ce poète fut archevêque de Monembasie et latinisait son nom en ~aM~MMCa&ac~'M~Bs~M~; c'est ainsi qu'il figure dans les recueils de vers du temps et notamment dans les Coryciana. En grec, il s'appelait simplement Manuel. Un de nos manuscrits de miscellanées, le '1378 <;M. G. lt0~>~ contient des notes marginales de sa main, avec quelques extraits latins et grecs il a signé sur la garde dans les deux langues TsuTo To ~6')~ M" e~.s3 ej~.xvo'j-<jA' xstê:xxe<; -:ou px)~B~c liber est Me! e/MMMe~ graeci et cetera (sic). Il offre un exemple de cette seconde génération de Grecs établis en Italie, qui est déjà plus qu'à moitié latine 5.
«M .XVe ~(~e, j'y reieve, à la p. 288, l'emprunt d'un Strabon fait à la Vaticane, en 1482, par notre Démétrius.
1. 420 ff. pap., rel. ant. estampée. F. 1, Thucydide; ff. 277 v et 278, carte; f. 281, Xénophon. F. 419, souscription: A~~TptoupMu~xKSs-~ CTICtp'n'NTOU XCtt P'-i~aVTiO'J EYpCfS'<] ~STCC T~V P'ji~CfVTi'OU cM-MO~ ETO; X'i~' OU Xa)~Yp(X(pO; <X~' ~Kp~M~T[X?j: TX~O; !7'Jx).TjT:X?,; EV *PM[i'~ EYpaST]. Suit Un court fragment de Piéthon.
2. 183 ff. pap. (Pie VI). F. 1, extraits grecs: f. 6, Ethique; f. 134, o!xovo~txM'/ x' f. 150, 'nep'i NpsTM~; f. 155, o:p. de Pléthon; f. 167, T:ep'[ nc(vTO(; xoc~ou. Titres et scholies l'encre rouge, gloses marginales. 3. 356 ff. pap. (Pie )X). xiv s. Titres et scholies à t'encre rouge. 4. 192 ff. pap., de plusieurs mains, xy-xvi° s. F. 1, traité de la préposition; f. 9, grammaire de Gaza; f. i24, extraits d'Aristote; f. 138,
Zwpo"O''t'P'W'I 86~u. -~oj lI'EÀÀo'J; f. 141, Théod. Prodrome, In posteriora cincily-
ZMpo(xotp;M~6o~.ToC TsUo'j;f. de Théod. Prodrome, lKpos<6rM)'f<sMa~-
<te<'tA?'M<o<?<M; f. f 45, lettre de Bessarion à MicheiApostoiios (Viterbe;
i462): f. 150, les G?'eHOM< d'Aristophane.
5. Il y a à ia Bibliothèque Nationale de Paris, DtipMy 699 (ff. 21 sqq.), deux lettres d'un certain Marcus Manilius au cardinal du Bellav écrites de Rome en 1550. II ne s'agit pas de notre personnage, qui mourut en 1517.
MtCHEu AposTonos a copié de sa main un magnifique Eusèbe (/)e praepat's~'OHe eu~m~e~i'cœ), qui fut acheté à Venise par Giovanni Parrasio (/~KMS P~'rAsst'Ms). Celui-ci, qui fut le gendre de Démétrius Chalcondyle, a rempli les marges de scholies et de sommaires. Le volume fut légué à Antonio Seripandi, depuis cardinal, avec les autres manuscrits de Parrasio l'ensemble de la collection de Seripandi passa presque entière aux Farnèse et se trouve à la Bibliothèque nationale de Naples L'Eusèbe enfui peut-être distrait en faveur d'Orsini; en tous cas, grâce aux ex-libris qu'il porte, son histoire est assez complète. C'est aujourd'hui au Vatican le 1303 < M. G. 22 >
Guidé par l'Inventaire d'Orsini, j'ai mis la main sur une précieuse collection de lettres de Michel Apostolios, transcrite dans le 1395 < M. G. 138 >=. Elles sont au nombre de 122, et les manuscrits les plus complets connus jusqu'ici n'en donnent que
M. Sathas, d'après Hodius, le mentionne dans l'article de son père, c.Nous le retrouverons aussi plusieurs fois dans notre livre.
1. Cf. Cataldo Jannelli, De vita et ~cnph's Auli Iani .Pan'AtMM. Naples, 18-H', et le catalogue des manuscrits latins de la Bibliothèque de Naples par te même savant. I) y a, dans la correspondance d'Agustin, un passage intéressant sur cette collection; il écrit de Naptes à Orsini, le 3 mars 1559, « qu'il vient de trouver une bonne bibliothèque (:MM &C!'ca H6)'er~ chez les moines de San-Giovanni-di-Carbonara: elle est toute composée de livres de Parrasio, de Seripandi, d'une infinité d'auteurs classiques grecs et latins, avec beaucoup de mss. anciens. Il y a des mss. de Parrasio, des travaux de lui sur un grand nombre d'auteurs, des index, etc. Ce fonds mériterait qu'on vint passer deux mois à Naples, sans s'occuper d'autre chose. H Pour les détails, voir A.N<. A;t~MS<MK opéra, t. VU, p. 234. Cf. Roooa, Biblioth. Apost. Vat., p. 397.
380 tf. pap. encarté de parch. (Pie IX). Souscription au bas du f. 379
Mt/av,).o; cnrosTo).]!; pu~<x~T[o; ~ETx T' T~; eKUTOO tta~ptBo; c<XmTt'/ e~~KT?) '!ts<x
C'J~M'~ XNt T'f~Ss TT;~ P!ë~0'< SYpK']/E ~tl!)M E< TX'~K~TX&YCtt)~ oBo-NV. Au f. 380, sont deux mentions a demi effacées Est Afm Po'r/ia~M et amtConjtK V('KC<Me 'luae .h'ftectm~e~. Emp<M~aMf<sXX'. –Htc deinde ex I~M <cs<(!m"H<o /'<tC<MS est An<oHM Senp«Md<. (Orsini a transcrit à nouveau. la seconde phrase). Il est question de ce ms. en 1582, dans la lettre XX de l'Appendice II.
3. 67 ff. pap. (Pie IX). Toutes les lettres sont numérotées en grec les numéros vont jusqu'à 124 (v. fol. 63, où les chiffres xS et xy doivent équivaloir a pxSet pxy); mais les numéros 112, 118 et 122 manquent. D'autre part une lettre est sans indication numérique (f. 67 V, 'A).x~6t~); '.[ y a donc en somme, selon le calcul qu'a bien voulu faire pourmoi M. Desrousseaux, cent-vingt-deux lettres dans la collection. 11 y figure les quarante-sept lettres qu'a pubiièes M. E. Legrand, dans cette importante jMAMof/t'ap/tM /teMeKt'gMe que nous sommes obligés de citer si souvent (t. Il, pp. 234 sqq.}; cela porterait à 75 le nombre des pièces inédites. H convient de citer la souscription en vers politiques de notre recueil Ajoute M~o; jJ.<))J.Ct1:' St pi'M Mt[<JTO).MV Tt~Y; T! XCf't XC<).~Y) ).6YMV.
46 ou 47 les principaux destinataires sont Gémiste Pléthon, Emmanuel Chrysaphès, Bessarion, Pierre Callergi, Jean Moschus, Jean Argyropoulos, Chalcondyle. L'intérêt littéraire de ce manuscrit est considérable. Un autre opuscule, qui parait ignoré, du même Apostolios, se trouve dans le 't396 <;M. G. 7;>=*; il n'est pas impossible qu'il soit autographe le titre est ainsi conçu A:yo.; s~!s-~X;s<; ~ep~ S'.x:x[oo'~< ~pc~ T~ 9eo5'(d?T7;~ x~ 'X'j~7]'c: a:py' 'M~ e~s'CM'< Mtyx'~Xou A~ccTO/~o'j -~cj Bu~cf'~ou x~ TM'jTKTM~ cf'~sj. (~t'c). La souscription de cette épître est de ~472. Sur les trois autres manuscrits de mains diverses que contient Ie4396,Fun est dû au crétois Antoine Damilas l'autre à un personnage moins connu comme copiste, et qui n'est autre qu'Aristobule Apostolios, le propre fils de Michel'. Voici la souscription 'Ap~ëcuXo; 'A-M~sÀ~T; cj~ jj-nyQM xxl ':xu- p~Ac'~ s~ Kp~f; e~Yp~ôe' Xp~TM TM §s~ o:p~~ xx'L -dXcç 3~x. Le texte transcrit est l'n~MeaA~coMm~Ms. Les Olympiques de Pindare sont du même copiste dans le d311 < M. G. H9>\ Il s'intitule seulement diacre ('Ap:~§cu~:ç ~soTCAs~ !ep:o[xxc'/s.: xp- s~Ypx~a:, sic); les deux manuscrits sont donc antérieurs à l'année 'toi 4, époque où notre Apostolios succéda à Manilius RbaIIès comme archevêque de Monembasie; ils sont très probablement de la fin du xve siècle et contemporains de la collaboration d'Apostolios aux premiers travaux d'Alde Manuce.
A la même époque paraît se rattacher un copiste, qui manque également aux listes de M. Gardthausen c'est Alexandre Aga1. Il faut faire exception pour le ms. Pa<t<<. 275, qui emprunte à l'autographie une importance spéciale et qui contient 65 lettres; il vient d'être signalé par M. Stevenson, pp. 150-151 du récent catalogue du fonds Palatin.
144 ff. pap. (Pie IX). Quatre mss. distincts a), f. 1, Epître d'Apostolios et de ses compagnons b) f. 11, Ethique à Nicomaque (f. 98, souscription d'Aristobuie Apostolios) c) f. 101, Problèmes d'Alexandre d'Aphrodise, xv°s.; d) f. 115, Questions romaines de Piutarque(f. 144, souscription d'Antoine Damilas). Gloses et sommaires latins à la marge des deux derniers manuscrits.
3. La souscription donne une forme nouveHe du nom de ce copiste 'AvTM'/tO; ~sSLo).C(~tO~ XfXt TC(UTY;y TT~ ~ë~OV EV Xp~T'~) E~EYp~E OUX KVEU [j.E~TOt YE [j.[<r9ou [~t'c]. J.
4. Appelé quelquefois At'Sf~e depuis sa promotion â]'épiscopat(Legrand, c., t. I, p. cLxvi). Cf. à ['Inventane M. G. 115. On trouvera la liste des mss. du fonds Palatin, copiés ou possédés par les deux Apostolios, dans le catalogue de M. Stevenson. Sur lu Paris. 1744, v. Legrand.p. Lxv)n. 5. 237 If. pap. (Pie IX). Trois mss, du xv" sièc!e, paginés séparément a) f. 1, Olympiques de Pindare, avec Ca~nae; titres et ornements à l'encre rouge; ~) f. 33, Hésiode, (JEt<'u)'M c<yo't<M, avec le commentaire de
théméros, qui a transcrit la troisième partie du manuscrit 1410 <M. G. 139> Le 1384 < M. G. 107:;> est tout entier de la main d'un érudit assez intéressant, que je n'ai pas identifié il contient Phocylide, les ~~oM<:M<~Mes or~A~~Mes, la 1' olympique do Pindare, les <X':n)?'es et VoM?'s d'Hésiode avec le commentaire de Tzetzès en forme de catena A la fin d3 la dernière seholie se lit en marge la date de iSa transcription, TsXo~ !x5;cr te tou~su [.Me, pour x'j~T' = d466]. Sur les dernières gardes est.une date presque effacée (die 6 april.) et au-dessous, de la main du copiste K:?~o; syM stXsM~ Plus bas deux vers que voici 0~pKVt'<]V ttoOEO~TE; ~Sbv BtCt~EuySTE x6o'[tOU
/KpP.XT!X' XOtt T'<]p!Te 9EOO TtpOtTTKYJ~XTet ~MTE;.
Les gloses et scholies personnelles du copiste sont nombreuses au commencement les derniers feuillets sont remplis par quelques courtes pièces de vers grecs, et les gardes par des extraits d'auteurs grecs et latins relevés au courant de la lecture*. Le manuscrit 1336 < M. G. 80*, qui commence par les JMeMto~'s&~es de Xénophon, porte sur la garde l'ex-libris daté deMARC MusuRus Mcucoupou y.K: T:t~ ~pMp.~M~. F~oyeK~'ce, 1493. ~eMOphontis de Socratis dictis. Dionis os aM)*e! MtorsKs. Dans la marge supéri eure du feuillet 199, on lit l'inscription Candd. 1491, qui se rapporte peut-être au Florentin Pietro Candido. Les scholies marginales sont extrêmement nombreuses; celles de Musurus n'ont pas toujours beaucoup d'importance le véritable intérêt du manuscrit est d'être lui-même un autographe de Tzetzès et des gloses interlin.; c) f. 144, Théocrite. Les trois mss. portent des notes ta.tines du xv° siècle.
1. Pap. reL ant. Timbre de la Bibl. Nationale. Quatre mss. xv"-xvi" s.: a) f. 1, lexique alphab.; f. 53, noms des jeux de la Grèce, des dix orateurs, etc.; f. 54-, Thomas Magister, lexique alphab. des mots attiques; b) f. 82, Gpo'tt LceopeKt dme~orMM dictionum !ttte)'pt'e<attones et coHS~'MctMMS; e) f. 122, Vie d'Apollonius d'Alexandrie; f. 123, grammaire d'Apollonius )'. 193,Herod[en,D6HMMt6!ts d) 195, Phrynichos, De nominibus sive dictioKt'~tM ath'CM, avec d'autres morceaux. A la fin du manuscrit c, au f. 194, souscription: 'AÀs!;a'~po~ 'AYctO'~u.Mo; T:5~ To ~ctpbv p:6\!ov ~E')'pe<'}'K. 2. 80 ff. pap. (Pie VI). F. 1,'Phooylide; f. 5, Pytha~ore; f. 7, Argonautiques f. 34 v°, Pindare: t'. 36, prolégomènes de Tzetzès à Hésiode; f. 45 v°, Hésiode. Cf. 1-lesiodi ccn'MHM, reegns. 'C. Goetlingius, éd. .L Flach, Leipzig, 1878, p. Lxvn. w
3. Au f. 65, le copiste a dessiné les instruments aratoires décrits par Hésiode, avec leur nom au-dessus au f. 7, sont deux miniatures dans les marges, représentant Eros et Orphée, une guitare dans la main, au milieu d'animaux.
4. 206 ff. pap. (Pie VI). F. 1, Xénophon f. 5i, épîtres grecques; f. 79, Dion Ghrysostome; f. 199, prolégomènes à Aristide.
Musurus, malgré le silence d'Orsini à cet égard et quelques différences assez sensibles entre les diverses parties de la copier Une brève souscription à l'encre rouge à la fin du Dion Ctuysostome (~ <I'AMps'x) montre que cette partie du moins est contemporaine de l'ex-libris, c'est-à-dire du séjour du savant professeur à Florence
Faut-il rapprocher de Manoussos Sacelfar;o;, neveu de Musurus, le Manoussos dont on trouve le nom au'1400 <~M. G. i08>"? Une première main a écrit dans ce manuscrit les Stratagèmes de Polyen, une seconde la Poétique d'Aristote celle-ci a jeté sur la dernière garde les mots M~suM.; sypx~s (sic). Ce personnage reste fort douteux. Nous identifions au contraire sans difficultéle copiste des ~/M~e~ de Callimaque du '1379 <M. G. 97>" avec le frère de Démétrius Moschus, le corfiote GEORGES Moscnus. On lit en effet à la fin Core~ce conscripsit m. Georgius A/o~cAt'MS Callimachi AyMKO~Ao.!ce anno Domini 1496 M)' cal. maias. Cette note n'est'pas une souscription du copiste; elle est de la main de Pietro Candido, qui a mis d'autres annotations curieuses et des variantes dans le reste du volume 5.
Le grand propagateur de l'hellénisme en Italie au x\'° siècle CONSTANTIN LASCARIS, a laissé dans la bibliothèque d'Orsini des 1. Cf. les scholies sur Sophocle transcrites par Musurus dans le Fa?'S!Kt< gr. 2799 et qui ont fait partie des livres du cardinal Ridolfi. 2. Les annotations et les corrections de Musurus au texte de l'Anthologie, qui sont dans le 1416 <~ n° 5, M. G. 148 >, avec quelques épigrammes supplémentaires, sont, si mes notes ne me trompent point, de la main d'Orsini.
3. 284 ff. pap., rel. ant. estampée. F. 1, Polyen; f. 251, Aristote xvi'' s. Sur la garde, au-dessous du numéro d'Orsini, s'en lit un plus ancien et en gros caractères ~YVf. Sur ce Polyen, cf. une lettre de Latini à Vettori (1583) dans Lat. Lot. ep~t., t. Il, p. 179.
4. 114 ff. pap., rel. ant. Timbre de la Bibliothèque Nationale. Cinq mss. distincts du xv° siècle a) f. '1, Théoerite(coH un ec~/MM di pM<, Orsini) avec variantes marg., divisions marquées par des traits à la plume et une notice métrique en tête de chaque pièce; b) f. 25,13c(gp!ou s'M.o; TETpKTT~x; 1'. 30, fragment de l'tanude:f. 32, 'Ep~oO Tou Tpn7[j.5Y!crTou ~spt <rsic'~Mv. 'E-; a~m 'OposM; f. 33, l:6).Mvo; E)~Ete< c) f. 35, Callimaque d) f. 59, Kct~O'~O'~T'X iraV'J K~~Y~ p'rjU.KTh)'/ M<; E~ TO TTO).UE~epO~.S~()L)~T?'Xp'X TS7rOt'/)T'X?~ -x\ p'f)'copo'e) f. 104 v", Extraits d'Hypéride et de Dinarque;f. 111, lettre de Petosiris au roi Necepsos (avec fig.).
5. Aux noms grecs du xv" s. paraît se rattacher celui deDémétrius Grypsus, que je trouve au bas du f. 211 v° du 1390 < M. G. 130 >, écrit de plusieurs mains du xtv-xv" siècle. Le ms. a 247ff.pap.(Pie IX) etcontient un grand nombre d'ouvrages Julien t'PftK~/W~Me de Constance), Saint Basile, Alcinoos. Aristide, etc. Ij'ir.scription d'un copiste, propriétaire ou simple lecteur, a la forme commune ~S~o'ov ~.s 'x'jp~ ci 0~0~ p.ou ïo'/ ~tj.NCT(u).o~ A'VjT:p~o'/ rov Yp'j'~ov.
manuscrits dont la provenance jusqu'à présent n'a point été signalée. Tout le monde connaîtia précieuse série de manuscrits écrits et datés par Lascaris qui, légués par lui à la ville de Messine, font aujourd'hui l'honneur de la bibliothèque de Madrid Quatre manuscrits analogues se retrouvent dans notre collection, et l'un ou l'autre peut avoir été détaché au xvi° siècle de la série de Messine. Le plus ancien, le '1353 <;M. G. 28 >, contient les Epistolographes grecs, Phalaris, Abaris, Pythagore, Anacharsis, etc. Aux feuillets préliminaires sont les prolégomènes de Lascaris, une lettre de Bessarion aux enfants de Gémiste Pléthon, l'index, etc. Au-dessous de l'index, on lit de la main du transcripteur KM~TT.x'su ':su Ac«jy.6<peMç x'ixxc~ T;c';o! La date approximative est fournie par une mention de propriétaire sur la première garde Z~n: < 6 ~eHt&?'e '1464; l'exécution dumanuscrit n'est donc pas postérieure au séjour de Lascaris à Milan. Deux autres sont contemporains de son professorat à Messine et offrent des dates qui ne figurent pas dans la série des manuscrits de Madrid. Le '1401 < M. G. '108 > est la grammaire de Lascaris; les dernières parties de l'ouvrage et les notes grecques ou latines des marges sont de la main de l'auteur'. Ces notes témoignent avec certitude que le livre a servi à son enseignement. A la fin de la grammaire proprement dite (f. 164), on trouve la souscription e'~ ;5?TY~7j "y; ctxsA{xç /x u 0 [/1489], et au bas de là page, à l'encre rouge '1494 28 novembris. Le manuscrit se termine par des appendices toujours autographes; diverses mentions, exemples grammaticaux, etc., ont été mis par l'auteur sur le feuillet préliminaire qui contient aussi une table des matières. On a relié en tète six feuillets contenant des vers grecs et latins, qui sont autographes pour la plupart et signés de noms obscurs, peut-être de disciples de Lascaris. Ce manuscrit pourrait être celui que les jeunes Vénitiens, Angelo Gabrielli et Pietro Bembo, avaient rapporté de Messine, où ils étaient allés étudier le grec 1. Cf. Iriarte, Re~. biblioth. Jtfa<)'t<. cotM. ~yr. mss., paMHK, %t Legrand, e., t. I, pp. LXXV-LXXVI. I[ y a un fac-simiié d'une page de l'écriture de C. Lascaris, d'après un ms. de cette collection, Matrit. N. 72, dans la r)''cent.e pubtication posthume de Graux Les textes grecs publiés par ~7t. (h'<(M.ï, Paris, 1886. On y trouvera une note intéressante sur Lascaris. Le Pfo' 2590 est un autographe de Lascaris.
2. 241 tt'. pap. plus 8 {f. prélim. numérotés A à H (Pie IX). Les épîtres de Libanius vont du f. 181 au f. 223. Etudié par Imm. Bekker, Platonis d<f< vo). Berlin, 1816, p. xn.
3. 167 tf. pap. (Pie IX). Les 6 ff. reliés avant le ms. contiennent des vers grecs et latins signés F)'a<C!' .BMefKe~ Rictius, A~tMMS, etc.
sous Constantin Lascaris; cette possession, assez vraisemblable à mes yeux, lui ajouterait un nouveau prix
Le 1351 < M. G. 149 > n'a que onze feuillets il contient t l'Z'M/euemeK~d'/ye/eMe de Colluthus, précédé d'une notice sur le poète et muni de quelques variantes marginales. La souscription, qui est de 1498, est intéressante: TD~ r~ xp~ 'EXs'~
KsA:'J6o'j Q'/j6~o'j ':o3 ~o~9t:3, c~ ~s~s~ o cr~o'jS~o.; S~pYtocsx Tap~-
-U KM~JTX'M TM A~CX~pg~ 'E~ Ms7T' T;Y~ S~.eX~? T~t; AeUXX-
'~Mp'J.S'/ X3H 0"J-0'~ -S' Œ"j"~7T: p.Y;~6çSf'JYO'JO"OU'SpX§EUT:pX
~e'. x7:6 6ECYs' u~ L -< ~x~x -M '~x KpMxs' Notre quatrième manuscrit autographe de Constantin Lascaris ne porte pas de souscription; c'est la Destruction d'Ilion parTryphiodore,accompagnée d'une note sur l'auteur et ses ouvrages. On peut rapporter cette copie du poème à la même époque que la copie faite à Milan en 146S elle forme la troisième partie du curieux recueil coté 1406 <M. G.lû9>s.
1. Aide fit sur cet exemplaire son édition des Erotemata de Lascaris (1494-95). Voici en effet ce qu'il dit dans la préface de ia première partie « Ita vero emenda~m manu ipsius Constantini librum nobis dedere commodo Petrus Bembus et Angelus Gabriel, patritii veneti, adeo nobiles praestantique ingénie iuvenes, qui nuper in insula Sicilia graecas litteras ab eo ipso Lascari didicerunt, etnuno Patavii incumbunt una liberaliblis disciplinis. »
2. 11 ff. pap. recouvert de soie verte. Ce ms., à beaucoup de titres, aurait mérité d'ètre signaié par le dernier éditeur deCoHutbus, M. Eug. Abel (Bertin, 1880).
3. Le Sergios dont il est ici question et qui a envoyé de Tarente à Constantin Lascaris le ms. de Colluthus, est évidemment celui que mentionne un des catalogues de mss. de Jean Lascaris publiés par M. K.-K. Mùuer (Vt!<. gr. 1412, f. 80). Parmi les livres qui se trouvent indiqués chez ce personnage (e'/ To~; EspY. ïx e! T'f,v 'A~ou).Kxv), figure précisément un manuscrit de Colluthus. ZD
4. Aujourd'hui le ms. grec LXI de la bibliothèque de Madrid. Cf. Iriarte, c., p. 214.
5. 201 ff. pap., rel. ant. Ce volume est formé de mss. et d'imprimés particulièrement précieux, recueillis par Orsini, ou par Cartéromachos suivant S. Ciampi (~emot'M di SctpMKe Ca)'<efomsco, Pise, 1811, p. 54). Il comprend six opuscules
a) Imprimé, f. 1, la trad. latine de l'EKM(jeMeH< d'HeMne par Dém. Moschus, due à Lodovico Pontico Virunio et dédiée à Louis XII. M. Legrand attribue à cette rare plaquette, parue à Reggio, la date de 1499; v. Bibliogr. hellén., t. I, p. 66;
6) Ms., f. 13, prolégomènes aux A~OH«M<tes f. 19, Ar~oKaMM~MM orphiques;
c) Impr., f. 49. Callimaque publié par Jean Lascaris à Florence, vers 1494; v. Legrand, t. I, p. 39 (ici 24 ff. seulement)
d) Ms., ff 84 à 100, Tryphiodore;
c) Impr., f. 103, .Bs<rac/tOHM/omae/t!e, texte en noir et gloses interlinéaires
Un manuscrit, possédé seulement par Lascaris peut être joint à ceux qui précèdent. C'est le 1296 <M. G. 18 ;>, un gros Suidas du xnf siècle, accompagné de quelques annotations, qui, d'après Orsini, sont de Lascaris, et offrent du reste peu d'intérêt'. Le d4'18 <M. G. 88 >, qui est de la main d'Orsini lui-même, contient des scholies sur Aristide, Polémon, l'abrégé géographique d'Agathéméros et le fragment de r'A~~o'j~BcTKopou de Denys de Byzance. Je le citerai parce que la souscription intéresse la bibliothèque de Constantin Lascaris ~HcreM M TM <x~Y!M!?M y.~ K~ ~§X(M~ UTCoSMEt; 'JTM KM~<7T~T~OU !Tt)~TOi~6ëMyc<t, <X~ 'K(Xp'~H'~ B: y.~ fo jMX~ <x! o5 e~Yps~K KM~Tt~T~ou xuT:Yp~6'/
On doit encore noter le 1420 <;M. &. ii2 ~> pour le nom de copiste qu'il révèle et la répétition d'une partie de souscription de Lascaris lui-même dans son manuscrit de Quintus de Smyrne Voici la souscription du nôtre Te/~<§ucreups-Mu~ot-~EM;i;:u Ko~'c:'J ~'xx!<n'ç & 'iM~Xo; ec:Ypo!~e'~ e~ Meco" i:~<; Ety.sX! ~YCKeM~ TOU ~OYtMtXTOU XX'~ O'OSM~TOU EM~ST;0!~T'~OUToSAiX!yX.XpeM<; io3 K'')Ts3 SMK!7X<xX&o' a exe~:ç e~Yp~As~ M?} §do x~ ~x.c~x Ysyc~MC S'/ T~ X'J- MeTC-j S~ (X'~typ.XSM~ f7CX?~6pMTatM~ 'TKOTK TtSt StOpOM- TK [r~ ccOM.: Ye'~pxiJ.s~a! ~e~ K~o 66:~0~ 'af u [~ e '~p.[~p!X.] Tou Ix'~oua:p(ou ;r/ Malgré la similitude de millésime, il est aisé de voir que la copie de Lascaris est de juin 1496, tandis que celle de son élèye, Francesco Joannelli ou Giovanelli, se rapporte au mois de janvier '1497 (nouveau style)
Le rôle de JEAN LASCARIS dans le développement de la Renaisen rouge, pubtiee à Venise en 1486 (24 ff.) v. Legrand, t. I,p.6. Quelques gloses manuscrites;
/') Ms., f. 127, traité de métrique grecque (xv"s.).
1. 556 tf. pa.rch. (Léon XIII, 3 vof.), à deux col., xn!° s. Les gardes smt des fragments de mss. ecclésiastiques des x° et xu" s. Le Mat. gr. 111 s'est, trouvé entre les mains de Constantin Lascaris. (Cf. Stevenson, Co!M. Pft/. ~fsee! Rome, 1885, p. 53'
2. 93 S', pap. (Faut V, dos Pie IX). F. 1, scholies sur Aristide; f. 23. Polémon f. 52v°,Agathétnpros; f. 85, Denys de Byzance. L'éditeur_de Potémon, M. Hugo Hinck (Leipzig, 1873), utilise ce ms. sans mentionner la souscription et en le croyant du xv° siècle.
3. 197 tf. pap. (Pauli V). Timbre de la Bibliothèque Nationale. Sur la première garde, on lit ce début de transcription ~M!en<tHH Sy!'acMSM. 'RT~Yp~~p.x t?,; Y'j~atxo< TOû AtM'/o.Scf/.gt'x Sxg~K Y~uxu'c!i:Y]<r3[j.&! TMA~mvt
/N':pS.
.4. Aujourd'hui NnMeMSM LVII. Cf. Iriarte, L c-, p. 192, et, Legrand, c., t. i, p. Lxxxvn, qui donnent la souscription de Lascaris. On s'appuie sur cette date pour fixer l'année de sa naissance.
5. Le nom est à ajouter aux listes de copistes.
sance n'a pas été moindre que celui de son illustre homonyme. Le supplément que je puis ajouter à une biographie déjà tant de fois écrite, renseignera avec quelque précision sur la bibliothèque personnelle de cet important personnage politique et littéraire. Les acquisitions de manuscrits grecs faites en Italie et en Grèce par Jean Lascaris, pour le compte de Laurent le Magnifique 1, ont été l'objet de recherchas spéciales qui s'appuient sur l'un de nos mss. le -1412 < M. G. 1SO;> on trouvera la description complète de ce curieux recueil et la transcription intégrale des plus intéressantes parties dans le consciencieux travail de M. K.-K. Mùller C'est le carnet de voyage de Lascaris, et voici le résumé de ce qu'il renferme quelques inscriptions latines transcrites, des textes grecs antiques, des extraits de l'Anthologie, des ëpigrammes grecques et latines de Lascaris lui-même puis trois longues listes de manuscrits qui, d'après M. Millier, sont un catalogue de desiderata l'inventaire de la bibliothèque de Laurent de Médicis, la note de manuscrits vus ou acquis par Lascaris dans ses voyages, avec de précieuses indications de provenance, enfin un inventaire de livres grecs qui se sont trouvés entre les mains de Lascaris et que je crois avoir été possédés par lui. Le volume est aujourd'hui trop connu pour s'y attarder je dois toutefois y rattacher un autre souvenir que celui de Lascaris la main moderne que signale M. Müller comme ayant écrit en grec, au premier feuillet, le contenu du manuscrit, et l'ayant fait suivre de la cote n° 6, est celle de Mathieu Devaris
Si le savant professeur avait poussé plus loin ses investigations, il aurait trouvé, dans les manuscrits 1413 et 1414, un i. De précieux renseignements sur ces acquisitions et sur le rôle de Jean Lascaris à Florence sont disséminés dans te travail de M. Enea Piccolomini Intorno alle coKdMMM! e~ alle t):cen.~e tMs Lt&ro'tsA~~tMCtpfMtf~, Florence, 1875 (extr. de t'A)'e/M<Ms<or<co !'<«<années 1874-75). Cf. le contrat de vente signe à Candie en d 492 et la lettre de Lascaris à Chatcondyte publiée par le même savant dans la Riv. di ~<&<o~M, t. H, pp. 401-423.
2. NetM ~t~Aet<t<n.eK M&er JaHM L(Mca?'M Mftd c~e J.M;ceMC/te Bt6Ko<Ae~
(CcK<rM<&<a<</tH'B!6<M(/M&tpM6M de Leipzig, und année, 1884, pp. Bibliothek
(l'entrulblcctt ftir Bibliotheks~.aesen de Leipzig, 1~° année, 1884, pp. 333-412).
Page 343, une faute d'impression attribue au ms. la cote o0/ d'Orsini au lieu de ~50; p. 345, M. Mutter exprime l'espoir que l'examen des autres livres de Lascaris passés chez Orsini pourrait apporter des éclaircissements sur les achats faits à Byzance et en Crète j'ai le regret de lui apprendre que je n'ai rien rencontré à ce sujet. Pour ce qui est de la transmission des hvres de Jean Lascaris à Orsini, v. plus loin sur Mathieu Devaris. 3. La pagination et l'index grec-tatin des termes de botanique (ff. 92-107) sont aussi de la main de Devaris, qui a eu le volume en sa possession.
intéressant appendice à ses recherches. Le 1413 <M. G. 1S!;>' est un cahier de notes et minutes de Jean Lascaris. On y trouve divers extraits, notamment de Gémiste Pléthon, des vers grecs et latins, enfin le brouillon de quatorze lettres latines, grecques et italiennes, plusieurs écrites de France'.
La partie la plus curieuse est l'inventaire, écrit par Lascaris, d'une hiMiothèque italienne encore inconnue et postérieure à 1823 3. Elle est classée en cinq coffres dont les quatre premiers sont marqués B, C, D; les manuscrits et les imprimés sont mêlés, mais les livres grecs qui sont dans les trois premiers coffres, sont distingués des livres latins contenus dans les deux derniers. Le reste du cahier paraît avoir servi à tous les usages courants de Lascaris il y marquait par exemple les ouvrages qu'il prêtait avec le nom de l'emprunteur; une fois le volume rendu, la note était rayée. On trouve ainsi un Giovanni Villani (ZMan Villano) prêté àmesser ~.m~o Colotio, un Xénophon au cardinal Hidolfi, etc. Ces noms indiquent à peu près qu'on doit rapporter le manuscrit à la dernière partie de la vie de Lascaris, celle de son séjour prolongé à Rome sous Léon X et Clément VU.
A la même époque se rattache le 1414 <M. G. 182 ~> 4. C'est un autographe de Lascaris et de Mathieu Devaris, son élève, qui paraît lui avoir servi de secrétaire. La première partie est le brouillon très corrigé d'un discours latin de Lascaris 5; la seconde est la minute en italien de Devaris, revue en certains endroits par Lascaris, d'un mémoire ainsi désigné Iani Lascaris informatio pertinens ad provinciam contra TM~cas ad C7eM!6M<em V/ jPom~. Maa;. A'° /~Y. Ce mémoire diffère de celui 1. 81 ff. pap. dont beaucoup de blancs çà et là; rei.ant. L'inventaire dont je parle occupe les ff. 65-69.
Ces lettres ne sont indiquées nulle part; cependant j'en ai vu une copie à Venise dans le Mo'c. Ital. XI, 181. Elles sont adressées au pape Alexandre VI, à Arsène Apostolios, à Angelo Lascaris, etc. De parois documents sont assez rares et assez précieux pour qu'on n'en oublie aucun M. Legrand se propose de les publier prochainement. 3. H se trouve imprimé pp. 11-16 de mon Invent. des mss. grecs de J. LasMns, Rome, i884. Cf. l'introduction.
4. 137 tT. pap. (Pie IX). Plusieurs mss. distincts a) f. 1, minute de Lascaris; b) f. 46, minute de Devaris; c) f. 98, feuillet contenant une liste intitulée Libri d'osservationi. d) f. 99, catalogue de )a bibliothèque de Lascaris; e) f. 106, cahier de minutes de Devaris, qui sera décrit plus loin. 5. Oratio habita in Gymnasio Florentino (de litteris gl'aecis), analysée par M. H. Vast (De tita et operibus Iani Lascaris, Paris, 1878, p. 10 et pp. 26-31), d'après le JR!Cc<M'd!CtK!M 3193.
qu'on connaît de 1508 et il est, d'un intérêt, historique considérable pour les renseignements précis qu'il renferme. Au point de vue bibliographique, la véritable valeur du 1414 lui vient d'un catalogue des manuscrits grecs de Lascaris, dont le titre est celui-ci Lista de ~'&~ che /MroH. del ~ascAe~ Ce catalogue, écrit par Devaris après la mort du propriétaire, est précédé d~une liste du même copiste, intitulée Libri eTa~eru~'OMt e aKHo<a~'OK! che faceva /are 6" Lascheri per M~o ~Mo~op~'o Cette liste nous intéresse particulièrement sur les onze volumes qu'elle décrit, cinq au moins se retrouvent dans la bibliothèque d'Orsini, et plusieurs ont conservé leur numéro, par exemple le mémoireà Clément Vil, dont le M°AY correspond à cette liste, et le ms. 1412 qui porte à son premier feuillet la cote n° 6. Ces manuscrits sont probablement venus à Orsini par le canal de Mathieu Devaris, et peut-être la plupart des volumes de Lascaris que nous retrouvons dans notre fonds ont-ils la même provenance. En tous cas, nous savons par les lettres de notre bibliophile, qu'après la mort de Devaris, ses manuscrits furent mis en vente, et il devait y figurer ceux qu'il tenait de son illustre maître Parmi les manuscrits possédés par celui-ci, les n°" 120 et 159 de l'Inventaire d'Orsini, qui étaient des œuvres de Pléthon et de Plutarque, paraissent n'être point entrés à la Vaticane. Le 1366 1. fM/bt'ma~tOHe ad tmprem contro a rMrc/K da~ft per Jono -Mf;<N'M nel JIDVIII, dans le A!(;g'<M6ecc/tMn!MJ~YV.9.655; analysé parM.Vast (l. c., p. il).
2. Cf. /Krpn<<nfe des mss. grecs de Jean Lascaris, publié dans les Afë/ft/tges d'<:rc/t. et d'hist. et tiré à part; Rome, 1886. J'y ai joint deux lettres inédites de Lascaris à Giovanni Ruccellai et à Anne de Montmorency, deux billets de Colocci et une lettre grecque de Lazare de Baïfa Lascaris. Une obligeante communication de M. A. Elter, m'apprend qu'une autre rédaction de l'inventaire est à la Bibliothèque Vallicellane, C. 46, f. 219.. 3. Voici un spécimen et un abrégé de cette liste ~V" Un libro ~MK.fyo in foglio piegato in mezo per h<ng'o contiene Vocs6M<a ex Cornelio Celso. E.t' C. Cae~f:?'e. A'a; Salustio, ~ao'o6M et mM~M a~M auctoribus cM?K ca;po- sitione graeca no?!~M//a. ~V° 2. Un a/<ro nel modo sopra de«o [OEuvres philosophiques de Cicéron, Apulée, César, Boèce, Firmicus Maternus]. A"-?, [id. Théophraste (de p/ffM<M), Aristote, Cicéron (mots grecs), Salhiste, Pline]. JV" 'ExAoyKt svO'Jjj.T-jp.x~xxt c< AYjjioo'Os'/T); ~p./)a's, etc JV° a. 'AT!0:?95Y~XT'X X'X't y~M~t O'.df~OpOi T:'x).T([.X~' E'7C'.<7T:o).X~ r!V2; TOU A~TXCfpSM; X~ cM.c~ t~e, Ttctpc(~;mM(7s[; o~x~opoL. ~V° 6 [Décrit le Va<. 1412]. ~Y°7. [2° partie du Vat. 1412, index de noms de plantes avec trad. latine]. A~' 8. JY'' 9. [Décrivent le discours latin et )e mémoire de Lascaris contenus dans le
présent 1414]. JV" /<?. J'!Mt LfMCM'M ~e /<ft ~MerfH-;<m g'y'aec. ep<4'(. /s<.
«d Pe~tim .HedMeM. [Peut-être tes n'. de la préface imprimée de l'Anthologie qu'on trouve chez Orsini]. ~Y' YI. [s!'c. Décrit le 1413].
4. Orsini avait envoyé à Pinelli la liste des compositions de Devaris etde ses mss. à vendre, dans une lettre du 29 juillet 1581 (Ambros. D. 423).
<;M. G. 8S;> contenant les dix orateurs attiques, a été plus heureux mais les rares gloses et leçons qui sont en marge, en supposant qu'elles soient bien de Lascaris, n'offrent qu'un médiocre intérêt. La souscription est anonyme et datée seulement du 18 mars 14ë3. Nous sommes plus riches en livres imprimés annotés par Jean Lascaris. Le plus important est Isomère édité à Florence par Chalcondyle en 1488; il est coté aujourd'hui, aux armoires réservées de la Vaticane, /MC. S48'' < I. &. 1 ;> Les marges de cet exemplaire sont couvertes d'un commentaire perpétuel de Lascaris, dans lequel figurent quelques leçons de manuscrits. 11 y a souvent dans les interlignes des gloses empruntées à la langue classique aux feuillets blancs qui suivent la vie d'Homère et à ceux qui terminent le volume sont des notes plus étendues. Il y aurait certainement à faire une étude profitable sur cet énorme commentaire, soit qu'on y recherchât des fragments aujourd'hui perdus de scholiastes ou d'écrivains grecs connus de Lascaris, soit qu'on y recueillît seulement des renseignements sur l'interprétation d'Homère à la fin du xv° siècles
Trois exemplaires du célèbre texte florentin de l'Anthologie de Planude (1494) portaient des notes autographes de l'éditeur et se trouvaient chez Orsini < I. G. 4, 8, 6>. Je crois les avoir retrouvés parmi les incunables du Vatican, sous les H"" 813", 813°, 8-13' Une partie seulement des annotations du 8'13~ est 1. iil ff pap. (Léon XIII). Index grec en tête; le ms. s'ouvre sur Lysias et se ferme sur Démade; des séries de lignes sont laissées en blanc par le copiste, qui lisait sans doute un manuscrit taché ou mutilé,
3. Re). mod.; les 1°~ ff. manquent. Suria dernière garde, Lascaris a noté deux rêves, l'un du 13 sept. 1507, à Padoue, l'autre du 22 ,juillet 1508 E~ T'?j V'JXT~ T~; TtpO T~ X~' TOU 'lou. 1508. s!SoV XtXT' ~Kp ':?~ p.1f)TEpK [tOU
tEOvYjXU~.
3. L'écriture grecque de Jean Lascans n'ayant jamais été donnée en facsimilé, j'ai cru intéressant d'en reproduire quelques lignes aux planches, n* VI. Elles sont précisément tirées d'une des marges de notre Homère. 4, Pour en Bnir avec tous nos exemplaires de cette édition, je signalerai les incunables ~/3 et 813a le premier, qui porte dés annotations sans intérêt d'Angelo Colocci, doit s'identifier avec l'imprimé grec d'Orsini n* 44; le second pourrait bien être identifié avec le n°45, que l'Inventaire dit à tort avoir été possédé par l'évêque d'Aièria on y rencontre le monogramme Observation curieuse, tous les exemp)aires de l'Atït/M~te de Florence possédés par Orsini sont incomplets de la fin; il a ajouté lui-même, dans Je répigrammedeLasoaris aux typographes, l'épître à Pierre de Médicis, et l'achevé d'imprimer de Laurent d'Aiopa du 11 août 1494-. V. la descriptionde ce précieux monument de la première époque del'imprimerie grecque chez M. Legrand, <. c., t. I, pp. 29 sqq. Nos exemplaires ont fait partie du
de Lascaris l'autre pourrait élre rapportée au propriétaire. dont l'ex-libris gratté avec soin laisse apparaître les mots suivants .T/D Tou 'I:'jT~.x~:3 xx't TM'; c'~AM'; (probablement Franeesco Giustiniani). Le 813" est le plus intéressant des trois; il est véritablement surchargé de notes grecques au commencement sont interfoliées dix-huit pages blanches, et à la fin seize autres entièrement couvertes de l'écriture de Jean Lascaris; ce sont des scholies et des additions à l'Anthologie de 1494'. L'énorme Suidas de Milan, publié en '1499 par Démétrius Chalcondyle, a appartenu à Lascaris; c'est l'Inc. 1025<;L G. 7 >; l'annotation consiste surtout en mots renvoyés dans les marges. Le Plutarque d'Alde, publié en '1S09 en deux tomes, aujourd'hui coté .4.21~ <~[. G. 17~>, offre plus d'intérêt les notes de Lascaris ont un caractère critique*.
Trois ou quatre livres latins annotés par Lascaris sont portés à l'Inventaire d'Orsini. Une édition vénitienne de Cléonide, Vitruve, etc., de 1497, aujourd'hui Inc. 927 < I. L. 23>, n'a de sa main que deux mots dans une marge. Si le Cicéron de Venise, 1S02, < I. L. 123~>, avait aussi peu d'intérêt, il n'y a pas lieu d'en regretter l'absence, non plus que de l'Hermès Trismégiste traduit par Ficin (Venise, '149'!), qui se trouvait, à l'époque d'Orsini, relié dans l'imprimé latin 124, à la suite des FymKt et eF~r<MM<Œ ./M~M~ imprimés à Florence en 1497. J'ai retrouvé seulement le Marulle dans l'Inc. 956 les notes de Lascaris sont insignifiantes; il a transcrit au verso du titre neuf distiques intitulés ~p~!p/n'M~ ~srM/~ poetae. /ouMMM~ Pontanus ~O~Mï'<M~.
Le corfiote MATmEu DEVARIS, que j'ai déjà plusieurs fois mentionné, fut l'élève de Lascaris au collège grec du Quirinal. Attaché plus tard comme correcteur grec à la Bibliothèque Vaticane, il passa à Rome toute sa carrière. On l'appelait vulgairement Matteo 6'?'eco; les documents manuscrits dont je me sers ne le désignent jamais autrement. La dernière partie du 14-14 se rappetit nombre d'imprimés pris à la Vaticane par les Français en 1797 les anciennes cotes que portent encore les volumes sont celles qu'indique la Recensio, imprimée en 1803 (v. plus haut, p.i29, note 2).
1. C'est évidemment le M. G. 118. Le récolement de 1602,ne l'ayant pas trouvé parmi les mss., l'a considéré comme manquant.
2. Le classement nouveau en cours à la Vaticane ne m'a pas permis de rechercher les deux éditions de la grammaire de Th. Gaza, qu'avait possédées et revues Lascaris < I. G. 3, i01> La première, d'après l'inventaire de Rainaldi, était l'aldine in-folio de 1495.
3. Décrit p. 156.
porte entièrement à ce personnage. C'ést un de ses cahiers de minutes, écrit, comme l'indiquent les dates, au courant de sa vie 1. Outre trois lettres en grec', il contient des épigrammes grecques à Jules II et Pie IV, et à divers cardinaux, notamment Iteginald Pole, Marcello Cervini, Ranuccio et Alessandro Farnèse il y en a sur Paul III, sur Giulio Clovio, sur Niccolô Ardinghelir, etc. Une part seulement de ces poèmes a été publiée par Pierre Devaris, neveu de l'auteur, endS88; ce sont ceux qui intéressent plus directement les Farnèse~. C'est en grande partie par l'intermédiaire de Mathieu Devaris, soit après sa mort, soit de son vivant, que Fulvio Orsini est devenu possesseur de restes assez importants de la bibliothèque de Lascaris Ils fréquentaient tous les deux le palais Farnèse, et rédigèrent ensemble la traduction grecque des Décrets du Concile de Trente, qui fut dédiée à Grégoire XIII et imprimée à Rome en 1S83. La rédaction principale fut confiée a. Devaris, comme en témoigne la copie contenue dans le 1330 < M. G. d46;>. qui est entièrement de sa main Elle est corrigée à toutes les pages par Orsini et porte à la fin l'imprimatur du maître des Palais Apostoliques.
Devaris avait rédigé avec Nicolas Sophianos le catalogue de 1. Du f. 106 au f. 137. Ce pourrait être le n* 154 des mss. grecs d'Qrsitii, qui aurait par erreur dédoublé le 152. Rainaldi, dans son récolement rapide, n'a pas songé à cette confusion assez vraisemblable et a marqué absent le 154 intitulé L't6)'o cKo<M'M epigrammi et «/CMK6 epistole <? Matteo Goeco scritto cHNMHM) sua in papiro in ~°/'og'Ho. Cette description, avec les lettres de Devaris, correspond plus exactement à la seconde partie du 1414 que celle du 152.
2. L'une d'elles, de 1564, est adressée à Hermodore Lestarchos. Une autre fort intéressante, de 1556, est à Ange Vergèce ~x 'P~}M)<; q* fpC~ovTo; [f.ou~ux's~o< ToO ~YC~ ~ou;). Il y a d'autres documents sur Devaris dans le Vat. 4105, ff. 55-59, des billets de Colocci de 154D et années suivantes, portent les réponses autographes de notre grec. Aux archives de Parme, dans la correspondance des Farnèse (carton G), est une série de lettres au cardinal Farnèse, rangée sous le nom de AMeo 6)'6co; la dernière est de 1572 Je signalerai encore la pièce de 1541 publiée par M. E. Müntz dans Zs Bibl. 'h< V«<tc. aMxv)<= siècle, p. 99. Tous ces renseignements permettront à l'occasion de compléter la notice de M. E. Legrand (Bt~M~)'. /teH<~H., t. pp. cxcv-cxcvn)).
3. 2U««/taet De~fM'H liber de graecae HH~tiae pa~MM.Hs. Ad A<ea;aKe!)'MM F<tt'HestMm efn'c<Ma~m.Rome, 1588 (Cf. Legrand, <.c., t. II. pp. 52 et sqq.). 4. La correspondance d'Orsini avec Pinetti nous apprend la date da ia mort de Devaris, le 13 juin 1581. (Lettre du 24 juin, A?H6?'os.D.23). Sur la vente, après la mort de Devaris, v. p. 157, note 4.
5. 91 ff. pap. recouvert de soie verte. Il est à remarquer qu'Orsini a rayé sur le titre le nom du véritable traducteur. Cet exemplaire est celui qui a servi pour l'impression. (Cf. Legrand, c., t. II, p. 33.) Le 29 sept. 1583,
la bibliothèque grecquedu cardinal Ridolfi 1. Ce catalogue, autographe en partie de notre copiste, est décrit par Orsini sous le n'16t; ii ne s'est pas retrouvé après sa mort. Un exemplaire, de la main de Devaris, se trouve à la Bibliothèque Nationale de Paris, avec une partie considérable des livres grecs de Ridolfi c'est le 3074 du fonds grec; cet exemplaire, qui est de petit format, ne peut s'identifier avec celui d'Orsini in folio longo, mais il empêche d'en regretter la perte*. Le Vat. 1338 <M. G. 133> a appartenu à Devaris c'est un SextusEmpiricus de trois mains du xvi° siècle, dont la sienne (ff. 36àd46) il est relié aujourd'hui en trois volumes'. Les marges portent un grand nombre de corrections de Devaris, ordinairement
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précédées de l'un des signes M ou M ou du double signe o
M /H, quelquefois avec le mot~M~o.
Un condisciple de Devaris au collège grec de Léon X, CmusTopHE Co~'TOLÉoN, a laissé dans le ~352 <M. G. 'tS3~> un grand nombre d'opuscules inédits La fin du manuscrit contient un commentaire sur les épigrammes de Jean Lascaris, composé 7:?: -c:'j; ~.Ào~e~ ~p~Y] ce n'est plus seulement un texte autographe, mais la minute même de l'auteur. Un autre grec de la même génération, Balsamon, a pu être lié avec Orsini un exemplaire, annoté par lui, du Théocrite imprimé à Rome Orsini envoyait un spécimen au cardinal Farnese: on devait commencer à imprimer huit jours après. (.Le«. ai FwH., XVHL p. 31). 1. « Est et hodie qui fuitdisciputus Lascharis,Matthaeus Avarius Corcyrensis, vir bene litteratus et eruditus, cuius rei gratia amplissimus card. Rodulphus eum inter chariss. familiares domi habet, et cum eo simul Constantinum Graecum. » Zth't Gt'e~. G~t'aM? jFo't'o'MM.sM operum, tom. Jf. Baie, 1580, p. 402.
2. Ancien Co/6~t'~M~ 3769; ancien Regius 3392. o. 88 ff. pap. Le ms. contient é~aiement ie catalogue des livres latins du cardinal Kiccotô Ridolfi et de 64 volumes rangés sous ce titre Libri fHt'ef.MfMm m<HO<a<!OHMM '/?MK(<a?K R' ~<H' Ae~tdt't V!'<efMetMM. Item p/e)'MC a/« libri tum Latini tum /te6?'«!'ct, <« /Me?'KK< eiusdem R"' D"' Afgrt~M Cur' (f. 74 'v). V. Léopold Delisle. Le Cabinet des manuscrits, t. J, pp. 207 et sqq. On peut aussi renvoyer d'avance, pour l'intéressante collection de Ridolfi, au travail que prépare M. Omont sur les origines du fonds grec de Paris. 3. 700 If. pap. (Léon XIII). Sextus commence au f. 26; Devaris indique une forte lacune dans son exemplaire au f. 507. Les Ir. 1-17 sont de la main d'Orsini et intitutés MctïOfttou Aeëc(p~ THtpeto'HM~; T& ~Mp.ctTM~ T~; (ppKtiett)~ Th)V ~E~TOU S~TretptXO'J U'nOTUTItuCEfD~ XK~. Ct).).M~ 'C~V~)~ KTCOpOUp.EVMV Tr&p~ TT,v YP~'P'~ KVT~pct(pM' Cf. Legrand, c.,t. I, p. cxcvn, et nos Addenda. 4. 234 ff. pap. (Pie IX). Du f. 218 au f. 234 texte en minute. Les schoiies homériques ont été publiées par Mau'a.nga. (AHeedoht g'f«eea,pp. 479-520).
NOLHAC. FULVIO OHS~'I
par Callergi, se trouvait dans notre bibliothèque <I. G. 8>. Pour GEORGES CoRtNTHios, nous avons un témoignage plus précis de ses relations avec Fulvio la dernière partie du 1370 <;M. G. 88 >' est un autographe de lui; c'est une lettre de Georges de Trébizonde à l'empereur Jean Paléologue. Orsini a ajouté la note suivante reMp-~o~ 6 KophQtOi; ex ~ou ~cfX~oO. uT:jj.~o~ T:=3 B'/jMxpw~i; p.syy.e~. Au feuillet 210 du 1371 <;M. G. 88 > se trouve insérée une lettre relative à l'auteur du ~u~x~sM~ qui suit, Michel Syncelle; la lettre est signée par un monogramme où se lisent les lettres F. K~. Kop. et dont Orsini donne la clef par la mention rsNpyto; x6p~<; 6 Kop~Qto~ le savant grec portait en effet le titre de comte. La lettre est adressée à Orsini et permet de reconnaître facilementla main de Corinthios dans le 1370
Un calligraphe né à Otrante, établi à Rome et attaché au service de la Vaticane, GIOVANNI ONORio, fut employé très souvent par Orsini pour copier ou réparer des manuscrits Sa fille avait aussi une belle écriture, et il y a des détails assez précis sur les deux copistes dans une lettre romaine d'Annibal Caro, adressée le 31 août 1861, à Felice Pacio tto, qui lui avait demandé, 1. 218 ff. pap., rel. ant. aux armes d'Orsini. Quatre mss. réunis (xv"-xvt<! s.) «) f. 1, oomm. sur t'jHMtde et les Olympiques de Pindare' (cf. Resler dans le Philologus, IV, p. 526); b) f. 89, Théodose d'Alexandrie, œuvres grammat.); c) f. i71, feuillet de garde du ms. suivant, contenant un index ainsi conçu Sebastus de constructione ue!'6o)'M)K. Michel Stft'/eMM. De constructione o)'c<to~M. 37. Paraphrasis .Pmdaft Olympicot'um. 6. Il n'y a que la première partie de l'ancien manuscrit, paginée d.e 1 à 34', qu'on retrouve dans ceiui-0; d) f. 211, lettre de Georges de Trébizonde.
2. 265 ff. pap. rel. aux armes d'Orsini. Cinq mss. distincts; a) f. 1, '()p!pEM; T!Ep\ TEtO~.M~ f. 2, EX T?j; "Hpwvoç yEmBsTM;; b) f. 8, Phénomènes d'Aratus avec la vie du poète; scholies et gloses à l'encre rouge; c) f. 40 Théocrite; scholies et gloses; f. 80, Hymnes orp/t~Mg~; f. 126, P~<M~ d'Aristophane;~) f. 166. Planude, DMt~o~Me ~Mf~g'ratMmcMfe,' e) f. 211, M. Syncelle, ~Ept su'/TK~M~, qui n'est certainement pas l'exemplaire manquant au 1370.
3. Sur les mss. ayant appartenu à G. Corinthios, cf. Omotit, iVo~eo sur les m.s. f~t'eM du B?'ttM/t MM~'eMm, Paris, 1882, p. 17 (Extr. de la JBtM. de f~c. a'M C/Mf<6~), Stevenson, Codd. mss. Fa<a{. graeci, Rome, 1885, pp. 215 et 236. La Biblioth. Nat. de Paris en possède quatre. M. Gardthauseu croit à tort ce copiste du xve siècle. (G)'McA. Pa~aeo~ p. 322). 4. M. Gardthausen cite Ioannes ffoMortMS comme copiste des Vat. gr. 275 et 323: il oublie de l'identifier avec l'Ht/dfMHKmtM qu'il signale plus loin (G'rt'ecA. Pft&tco~f.. pp. 327-328). M. Müntz le rencontre dans les documents sur la Vaticane qu'il a dépouillés aux archives d'Etat de Rome, à partir de l'année ~D35; il est qualifié de CM~os, de ~tampato; de cartanm, et rend à la Vaticane les mêmes services que nous lui voyons rendre plus tard à
au nom du duc d'Urbin, des copistes grecs pour travailler à la Vaticane « Scrittori ci sono pochi, e quelli la più parte servono alla Libraria sopradetta [Vaticana], e non è lor lecito scriver per altri. Pure n' hp trovato fino a tre, di due de' quali vi mando mostra sotto questa. La mostra grande è d'una putta figliuola di M. Giovanni Onorio, il quale è il migliore scrittore greco che sia oggidi. Non puô scriver esso proprio, perche è occupa to da N. Signore, ma piglierà cura di correggere tutto quello che la figliuola serive. Dice voler dare 10 carte a scudo della medesima misura de' versi e di quantità de' versi e di margine che questa. ma io spero che ce ne darà ancora 12 carte a scudo. La fille de < Jean d'Otrante avait aidé son père dans l'exécution d'un bel exemplaire des Poétesses grecques qu'Orsini destinait à son maître Ranuccio Farnèse; le cardinal étant mort avant l'achèvement du volume, celui-ci resta dans la bibliothèque d'Ursini <M. G. 89>. Il n'est pas entré, je crois, à la Vaticane mais quelques autres de nos volumes, entièrement écrits par Onorio, nous permettent de juger de l'élégance et de la netteté de sa ptume. Ce sont les Problèmes d'Alexandre d'Aphrodise, à la fin du 1416 <n°6, M. G. 91> la première partie du 1371', la dernière du 1357 < M. G. 64 > 4, et les romans d'Eumathios, Orsini. (La Biblioth. du Vatican au xvx- siècle, Paris, 1886, pp. 101-104). -Je !e trouve également parmi les copistes grecs portés sur le registre des dépenses de Ja Vaticane de 1548 à 1555 (Vo<. 5~C5) les principaux copistes de cette période sont, avec Onorio, Emanuefe greco, Pietro greco et Gianfrancesco di Candia.
1. Non plus que Polémon et Méiampode. volume décrit sous le n° 90. Dans l'Appendice I, on trouvera deux volumes dont la description rappelle ceux qui manquent ici ce sont les n~ 20 et 21.
2. 308 ff. pap. (Pie VI). Six mss. de divers formats, paginés isolément, sont réunis arbitrairement dans la nouvelle reliure. Us sont tous du xvi° siècle et plusieurs écrits par Orsini lui-même. Voici les n°'' de l'Inventaire auxquels its correspondent a) f. 1, M. G. i60 (autographe d'Orsini) b) f. t20, M. G. 115(1' partie), Atet9~xY;ToO jjLEYcf).ouKM~<iTK\'T~o'j, avec quetqu.es extraits historiques; c) f. 136, M. G. 145 (autogr. d'Orsini), Extraits de Pléthon, correspondance dePléthon avec Bessanon, lettre de Georges Améroutzès (rien de Th. Gaza); d) f. 170, M. G. 115 (2° partie), 'Ap<iev:ou A~cfpo~.tNv <T'jv8~x7;~ d'après l'Inventaire, ce ms. serait peut-être un autographe d'Arsène Apostolios: it n'y a que les proverbes de la lettre A avec leur commentaire et aucune des épîtres annoncées dans l'Inventaire (v. ci-dessus, p. 149. n.4); e) f. 236, M. G. 148 (v. ci-dessus, p. 151 n. 2; autogr. d'Orsini); ;)f. 271, M. G. 91; ce ms. de la main d'Onorio a une pagination de 59 pages. Le récolement d'entrée dressé par Rainaldi le mentionne comme « scritto per Gio. Ammonio (?).
3. Décrit p. 162.
4. Décrit sous le n" 64 de l'Inventaire.
Achille Tatios et Longus, réunis avec leur pagination distincte dans le 1350 <;M. G. 1S8>- Les titres sont ordinairement à l'encre rouge, en capitale accentuée; la place pour la lettre initiale est laissée en blanc; l'ensemble est d'une régularité et d'une perfection telles qu'on croirait voir un texte imprimé. Les manuscrits réparés et complétés par Onorio étaient fort nombreux chez Orsini il restituait, dans l'un le titre, dans l'autre une page absente il réunissait les feuillets épars, refaisait les marges et donnait à des manuscrits fragmentaires une valeur et un intérêt plus grands, tout au moins aux yeux des bibliophiles du xvf° siècle. Parmi les restaurations, je citerai un texte du roman d'Achille Tatios du xn'' siècle, dans le '1349 <M. G. 41> un beau Thucydide du x;v siècle, aujourd'hui relié en trois volumes sous le n° 129~ <~M. G. 4;> quatre comédies d'Aristophane avec scholies, dans le 1294 <;M. G. S> un Strabon de plusieurs mains du xiv' siècle, le 1329 <M. G. 77~> une suite de poètes classiques à l'état fragmentaire, glosés et scholiés, transcrite également en plusieurs fois au xtv° siècle, le 1332 <M. G. 74 ~>°; la Rhétorique d'Aristote et les commentaires d'Ëtienne de Byzance, deux manuscrits distincts du xiv" siècle, réunis dans le 1340 <M. G. 6S> les Vies de Diogène Laërce 1. Pap. couverture ant. de pareh. Quelques leçons et additions sont dans les marges sur la garde une liste des écrivains érotiques grecs. U y avait chez Orsini une autre copie du xvie siècle du texte de Longus et de celui d'Achille Tatios, ayant aux marges des variantes et des indications diverses, not:imment(f. ~2) un rapprochement avec Musée. C'est le 1348 <M.Gr. 78 >: 297 ff. pap., rei. ant. portant sur le plat antérieur les mots Longus et Achilles, imprimés en capitales d'argent. Au titre du f. 96, devant Tct-noç, on a ajouté un S, qui fait du nom du romancier grec celui de l'ami d'Orsin), Achille Statius. C'est du reste le nom sous lequel le désigne Gesner dans sa Bibliotlteca )yHtMrsc<M(1545).–G'est apparemment de ce ms. ou de M. G. 71 qu'ont été prises les variantes sur Longus d'un ms. collationné du xvt° siècle, Paris. rlr. 2913. M. Omont m'y signale, au f. 53, cette souscription RonMe ad Fulvii Ursini ea;emp~f)' emendatus. ~~7. Nos mss. d~AchitIe Tatios sont cités par Fr. Jacobs, dans les prolégomènes à son édition; Leipzig, 1821, p. Htxxnj.
2. V. à la fin du chapitre, p. 190, pour Achille Tatios.
3. 371 ff. pap. (Léon XIII). Scholies.
4. Sur ce ms. du commencement dux[ves.,voir plus haut, p. 144, note 1. 5. 160 ff. pap. (Pie IX). Incomplet du commencement et de la fin. 6. 330 ff. pap. (Pie IX). Tous les feuillets sont rongés au bord et la restauration 'Onorio n'a pas été inutile. La description de l'Inventaire me parait inexacte je n'ai trouvé que la fin des FAeKM. d'Euripide, Sophocle (f. 9), Eschyle (f. 65) et Hésiode avec Tzetzès (f. 125). Le ms. est cité pour Hésiode dans l'édition Gottling et Flaeh, Leipzig, 1878, p. Lxv;. 7. 199 ff. pap. (Pie IX). a) f. 7, Aristote; b) f. 43, Etienne de Byzance;
suivies de quelques autres ouvrages et des six premiers chants de l'Odyssée, dans le 't302 <M. G. d7> l'Iliade de Giorgio Valla dont je parle plus loin (1316); trois autres manuscrits de l'Iliade, du xiv" et du xv" siècle, les 1317 <M. G. SI ou 68>\ 1318 <M. G. 51 ou68>1319<:M. G. 61 > enfin un manuscrit de l'Odyssée, le 1320 <M. G. 63~> Les réparations d'Onorio s'étendaient aux livres imprimés une aldine des ~fo~s~'a de Plutarque, aujourd'hui au Vatican A. 20 ïM-/b~.<;[. G. 16 >, porte en tête un index oey&o~'um, de 105 feuillets, écrit de sa main. Il copiait des scholies aux marges des volumes"; il collationnait les textes les travaux les plus variés relatifs aux bibliothèques grecques rentraient dans sa profession'.
Avant de quitter les Grecs, il faut rappeler qu'Orsini croyait posséder un ou plusieurs autographes du grand cardinal Bessarion. Nous regrettons de n'en trouver mention ni dans l'Inventaire, ni sur les volumes de sa collection; mais le fait paraît bien attesté par une lettre à Baccio Valori, à qui Orsini parle de son goût pour les livres comme du trait dominant de son caractère < Spetiatmente ho hauto amori alli libri, delli quali posso dire haver conseguito quello che da moiti curiosi et in molto adjonctions diverses sur les gardes. Utitisé après Bekker par M. Adolf Romer dans son éd.: A?'M<. at'~ rhetorica, Leipzig, 1885.
1. 218 ff. pap. Cinq mains distinctes: a) f. 1, Diog. Laërce (x)v° s.); b) f. 83, Théophraste, De igne, etc. f. 148 v°, Aristote, De mM'<tM/t&MS /t<<o}'M~ (x)v° s.); c) f. 169, Odyssée 1-VI, incomplet (x;V s.); d) f. i95, MarceDinos, VM f'AMc</dtde;"Denys d'Hatic., De 'TAMey~MM p?'opt'te<f<<<6us; extraits de Thucyd. (xn" s.) e) f. 203, Alex. d'Aphrodise, De mM;<«M!e et aMfj'meH<o (xv° s.). Les parties a, c, d ont beaucoup souffert. Sur ce ms. on lira une lettre d'Orsini à Vettori, du 15 janv. 1580, dans la correspondance annoncée ci-dessus, p. 72, note 3.
2. 265 ff. pap. (2 vol., Pie )X). Scholies marg., gloses interl. (XIVe s.) les deux premiers chants ont été suppléés par Onorio.
3. 241 ff. pap. (Pie IX). Texte sur deux colonnes, avec très nombreuses scholies aux encres rouge et noire (xtv* s.). Les 26 premiers feuillets paraissent avoir disparu depuis Orsini.
4. 221 ff. pap. (Léon XIII). Le corps du ms. est du xve s. Beaucoup de pages et particulièrement les f}'. 1 à 24 sont dus à Onorio.
5. 199 ff. pap. (Pie IX). Gloses et scholies surtout au début et à la fin de l'Odyssée (xiv'-xv° s.). La dernière garde est un f. de parch. d'un ms. ecclésiastique du xf s. Dans la marge du haut du premier feuillet, qui est une restauration, on lit ce nom + A~~urpto: o Tpef/~tOTt; (sic). Ce Trachaniotès ou Tarchaniotès paraît être de la même famille que le poète Marulle. V. l'art. de M. Sathas, Neo).).. ?~o). p. 77, sur M~otï~ Mapou).o; 6Tefp~ot~MTY;<. Ç.
6. Cf. I. G. 47 et 48.
7. Cf. une lettre d'Onorio à Vettori au British Museum, Add. ms. 10270. f. 5.
tempo era stato ragunato. Non tanto nelle cose latine quanto nelle greche ancora, havendo io segnalatissimi libri scritti anticamente et modernamente di mano di essi autori, corne di Bessarione, di Gaza, dell'uno et l'altro Lascari, et de'latini etvolgari principalissimi
Un assez grand nombre de bibliothèques d'Italiens illustres ont, laissé des volumes dans celle d'Orsini. ERMOLAo BARBARo a mis des scholies grecques et latines et suppléé quelques feuillets dans le 1304 < M. G. 23 >, qui est un Josèphe dans le 1361. < < M. G. 81 >, qui est un Alexandre d'Aphrodise'. Tous ces manuscrits sont à peu près contemporains du possesseur. Le '134t <M. G. 34 >,qui est un peu plus~ancien, contient, de deux copistes différents, les Topiques d'Aristote avec divers traités de logique et de musique 4; les gloses et scholies sont de plusieurs mains, dont celle de Barbaro 5. LeThéophrastel308<;M. G. 24 > 1. Cette int.eressa.nte lettre, du 4 juillet 1587, vient d'être imprimée par M. S. Morpurgo, dans la Rivista critica della ~eMer. ~<:< t. III, p. 178. Cf. peut-être le n" 31 de notre Appendice I. Orsini avait un portrait de Bessarion (Les Coll. d'ftHt-, p. 39, n° 45 des Tableaux) c'était une copie. Pour l'iconographie des grecs du xv° siècle, j'ai noté un passage d'Orsint dans une lettre à PinetU « Quanto al ritratto del Gaza, io non conosco persona che l'habbia. Ben me ricordo havere inteso del card. S. Agnolo che Papa Paolo Mi ti mostrava netta cappella di Sixto IV uno di quei quadroM. di mano det Cortone, dove era il Bessarione con cinque de suoi, fra quati nominava l'Argyropulo, it Gaza, ii Sipontino [PerottiJ etc., et che 'I Gaza haveva un cappetio in testa. (Am.6t'(M. D. 433; 16 mars 1585). 2. 26) n'. parch. ret. ant.
3. 236 ff. pap. (Pie IX). Corrections au texte. A partir du f. 179, le texte est de la main de Barbaro.
4. 207 ff. pap. (Pie VI). x!v° siècle.
5. Dans le 1421 <M. G. 35 > sont cinq mss. fragmentaires du xve s. a) f. 1, Lucien, opuscules; b) f. 33, Hésiode; c) f. 68, Pindare, 0~mpMj'Mes: d) f. 137, Euripide; e) f. 200, Lycophron avec Tzetzès. 243 ff. pap. (Pie IX). Sur les gardes, on déchiffre deux noms à demi-effacés Francisez B<t)'&a!'t .MKetMM pf:<t'tct<. A~Mit Ha)'6[:t' It ne s'agit pas de Francesco Barbare, l'auteur du D' )'e M.M!'M, ni de )a famille vénitienne à laquelle appartenait Ermolao. -Puisque je parle du De re M.c<M'Mt, je dois signaler le texte qu~ nous en avons dans l'un de nos mss.,le V'i~3407 <M. L. 104 > 89 ff. parch. (Pie IX). Ecusson mutilé. Deux mains du xve s. a)f. 1, PeripauM(sic) lustinop. de ingen. nMrt&M~;f.21v',Trad.desaintBasHepar Leonardo Bruui, dédiée à Salutati; f. 31, Trad. du Phèdre de Platon, par le même, dédiée à Ant. Loschi; f. 41 v, Homeri orationes, trad. par le même; f. 48, De ~o'tptort&MS at'~tMm. Ine. Theologus apud graecos Linus fuit, apud latinos Varro et nostri temporis Ioan. Scotus. b) f. 51, F)'. B(:t'6<n't liber de !'eMa:o)'M.– tje3440 < M. L.2i9> intéresse le même humaniste 1:33 ff. pap. (Pie IX). F. 1, Fr. BaW)a!t e~. ord. o~t et orat. SMmmt Brixiae. oratM ed. ad cives. a. ~3S; suivent des lettres du même temps. Au f. 52, commencent onze lettres de Poggio et plusieurs traités, dont le De m/ëKcttatepWHCtpMm. A la fin des lettres de Barbaro est
serait même en partie autographe Toutefois je dois dire que ces attributions reposent sur le seul témoignage d'Orsini. Nous n'avons pas non plus d'autre autorité pour rattacher le 'i3t6 < M. G. 73 > à la bibliothèque de GIORGIO VALLA'. C'est une Iliade sur deux colonnes, l'une portant le texte, l'autre la paraphrase d'une main plus récente (xiv~-xv° s.)'. Le volume a conservé l'ex-libris authentique d'ÂLBERTO Pio, prince de Carpi, l'illustre protecteur d'Alde et [l'ambassadeur de Maximilien. L'attribution à la collection de Giorgio Valla parait assez vraisemblable, si l'on songe qu'un manuscrit d'Archimède, qui venait de Valla, se trouvait avant '1S23 chez le prince de Carpi*. Les traces de l'humaniste de Piacenza ont dû disparaître dans les reliures successives. On les retrouve sur le't314 < M. G. 30;> une souscription indiquant que le volume a été exécuté à Otrante Ea;p~ciunt /beMct<M' per me T/tomam Constantinopolitanum in civitate Ydronti in ede divi Nicholai de Casulis. Anno Dni M'CCCC'.MTU. XV. ~Hd. ~~J iulij.
1. 207 ff. pap. Une 2° main commence au f. 2). A la suite du De plantis de Théophraste se trouve celui d'Aristote (f. i93v°). La seconde main serait celle de Barbaro, d'après Orsini qui en parle à Vettori dans une lettre de 1581 (British. Mus., Add. ms. 10270, f. 77).
2. Cf. sur cette bibliothèque, les renvois à Heiberg et autres, dans le travail cité de M. K.-K. Miitler~ p. 354, et le document de sa p. 382. 3. 331 if. parch., plus 5 ff. blancs, plus les ff. 337-352 parch., contenant Euclide, et les if. 353-354 pap., contenant un fragment d'Archimède (2 vol. Pie IX). Marges refaites. La paraphrase de l'Iliade ne dépasse pas le chant P; les chants A, M, N manquent aussi; là où la paraphrase est absente, les gloses interlin. sont nombreuses. Le ms. est cité par Tycho Mommsen, seulement d'après les Schedae de d'Orville, Pm~M csfm. rec. T. M., Berlin, 1864, p. XL. On lit au f. 332: 'A).gepTo-j nto'jKxpTtxiM'~p~ovïo~ xT?)jict. Homeri J/M~ uetus.
4. Bib!. Nat. de Paris, Gr. 2360; cf. ie Catal. codicum ~faec., p. 488. D'autres mss. de Giorgio Valla sont signalés chez le prince de Carpi; l'Eseot'M~MM Q. J. ms. de l'Almageste de Ptolémée, a été copié sur un Carpensis de cette provenance. V. la souscription dans Miller, Ca<a/. des mss. grecs de l'Escurial, Paris, 1848, p. 454. La bibliothèque d'Alberto Pio se rattache trop directement à plusieurs autres mentionnées dans notre livre pour que nous ne renseignions pas le lecteur sur son sort. Stefano Borgia, parlant de la bibliothèque d'Ascanio Colonna, dit « Eius initium primum est ab Alberto Pio Carpensium duce, qui, teste Ambrogio Morandio (In Vtt.SAM~. Steuchii, t. Opet'Mm, Venet., 1591), suam bibtiotheeam dono dédit Augustino Steuchio, Eugubino Can. Reg. S. Salvatoris Episcopo Kisamo, et Sedis Apost. bibliothecario; hanc dein magna ex parte Fabius Steuchii frater Marcello Cervinio Iguinae Urbis iam episcopo, sed tune Cardinali amplissimo. largitus est; tum ipsam Mss. Codicum monasterii Avillanensis apographis, ceterisque aliunde quaesitis amplificatam, Marcellus Pontifex cardinali Guillelmo Sirletio, qui eidem fuerat a secretis ex testamento legavit. » (AHecdo<a litterarica ex mss. erM~a, vol. I, Rome 17î3, p. 81.)Son histoire se confond alors avec cette de la bibtiothèque de Sirleto. 5. 270 ff. pap. (Pie IX). Recueil de 19 opuscules de toute sorte, qui
manuscrit du xv' siècle écrit en plusieurs fois, et qui porte en tête et à la fin l'ex-libris reMpy~u toti BaXXo: &r;t te ~§X(o~ Je joindrai à ces renseignements un passage d'une lettre d'Orsini, pouvant servir à identifier un Plotin qui n'est pas resté dans sa bibliothèque < Mi è stato portato un Plotino scritto à mano di antichità di un cento anni, ma corretta scrittura et riveduta da Giorgio Valla di chi fù il libro. Sono 300 carte in foglio, che non doverrebbono valere più di 15 scuti, et se ne dimanda trenta. U libro è raro ne si trova altrove. Se V. S. li vuole, scriva quello che hô da fare, perche è in mano mia, et questi della libraria del Papa mi dieono che non l'hanno. Il libro è ligato alla Greca, la scrittura buona et polita, corne ho detto; è distinto in sei tomi, et ciascuno tomo in Enneade, siche il titulo è ID~o-Mou e'~exS~, con la vita di esso Plotino scritta da Porphyrio
Un magnifique manuscrit d'Orsini, le 1291 < M. G. 3 >, contenant les Tables de Ptolémée', a été la propriété d'un prélat du même temps, DomenicoDomenici,évêquedeBrescia~, et mêmede son prédécesseur Bartolommeo Malipiero. Au verso du feuillet 4, le dernier des feuillets préliminaires, on lit y!'e liber est mei DoH!!M?'e:' de Z)oM!tmïCM FeKeMept'scopt ~~MM~:s, et fuit ex ~t~~M
commence sur la Bs~'ac&omyoMacMe et finit sur les Vers dorés de Pythagore. Un index latin du xve siècle précède le recueil; on a omis le 2° livre desP/'t/MM.!
1. Il faut 'sans doute rattacher à Lorenzo Valla le 1388 <M. G. 84>, ou tout au moins la seconde partie de ce manuscrit. Il a 92 ff. pap. rel. ant., surchargée des armes de Paul V. Trois mains du xve siècle a) f. 1, Théo- gnis; b) f. 51, Poétique d'Aristote; c) f. 80, opuscules grammaticaux. Les mains et c forment un ms. unique. Au f. 79 est écrit Egregio viro t~M I.aM)'en<!o VuHeKM (le nom dans un grattage); au verso, de la même main, quatre distiques sur la grammaire IsKM~ SMm. rudibus primam CMp<eH<t6:M n?'<em. (le grec dans l'interligne); au-dessous, un essai de traduction latine du début de la grammaire. Sur le nom de Lorenzo Valla (di Valle, VaMensM), v. une note de Fr. Fiorentino, citée dans le Giorn. s<of. della /<e)'a<. ital., 1886, vol. I, p. 410.
2. AtM6r(M. D. 422 Mt/ Lettre à Pinelli du 26 juin 1573.
3. 95 ff. parch. (Léon XIII). Trace de pagination antique aux ff. 20 et 92; blason au bas de la première page. F. 17, canon des règnes depuis Nabonassar; ff. 17 \21 v, canon des villes. Des mains grecques et latines de toutes les époques ont annoté le manuscrit.
4. UgheHi et Quirini renseignent sur sa bibliothèque « [Canonici Reguiares Salvatoris Bononienses] paulo post eiusdem excessum insignem manuscriptorum codicum copiam, quam ipse sibi paraverat, coemerunt eiusque partem diligentissime adhue asservant. alteram vero partem intulere )n Vatieanam. » [A.-M. Quirini], Decas epistolarum quas sub prae~o tudaH~e Fr. B<&aft epist. collectione /M!'Mm editor. in lucem emisit, Brescia, 1742, p. 30.
bone /?temoWe domini Bartolbmij episcopi predecessoris mei, et a~a<M~e~Mt~7~e.xB?'ï'.KK!~omœ?K'1465d'emeMse~~e~rM.14ggg. La première page du texte (f. 5) porte en gros caractères l'ancien numéro Le recueil est en belle onciale; les tableaux astronomiques sont entourés d'un double trait, qui est à l'encre rouge comme les lignes qui se croisent sur les pages. D'intéressantes miniatures ajoutent du prix au volume'. Ladateestdonnéeparla table chronologique des règnes qui se trouve au feuillet 17; une première main, celle du copiste du manuscrit, a écrit toute la partie de la liste qui va jusqu'au règne de Michel le Rhangabé, mort en 812; les mots AEQN KAl KDNSTANTINOE, qui suivent, sont d'une autre main et sur un grattage; on voit que le copiste avait mis à cette place le nom de Léon seul, précédé d'une épithète indiquant que Léon l'Arménien était l'empereur sous lequel il écrivait 'Ces observations permettent de dater approximativement le manuscrit mais mon confrère et ami, NI. Desrousseaux, qui va lui consacrer une étude spéciale, démontrera qu'on peut le rapporter exactement à l'année 814 Est-ce à la famille vénitienne du peintre ou à la famille milanaise de l'historien qu'il faut rattacher le copiste Giorgio Crivelli ? Je n'ai pu trouver aucun renseignement sur ce personnage, non plus que sur l'Antoniano, qui acheta le beau manuscrit transcrit par lui; c'est le 1289 <;M. G. 2 ;>, contenant l'abrégé de l'histoire romaine de Dion Cassius par Jean Xiphilin 1. La plus belle des miniatures est au f. 9, et représente Hélios et son quadrige, entourés des douze heures, des douze mois et des douze signes du zodiaque, inscrits dans des cercles concentriques; le tout sur fond d'or. Les signes du zodiaque, reproduits en tète des douze colonnes des tf. 22 et 23, sont peints sur fond bleu aux ff. qui suivent, les mêmes sujets sont plusieurs fois répétés, mais sans fond au contraire, les miniatures relatives aux mouvements de la lune sont sur fond d'or (tï. 45-47). On sent, dans les représentations mythologiques, l'influence très proche des œuvres classiques.
2. La date de la fin du règne est de deuxième main. La liste du reste ne s'arrête pas là; elle a été mise au courant en plusieurs fois, par des lecteurs du volume, jusqu'au règne de Léon le philosophe.
3. Dans les M~fm~es d'arc/tëo~. et d'histoire de l'Ecole de Rome. 4. 188 {T. pap. (Pie IX). Souscription r~Mpy'to; Kp~s).).o.; ~-pa'J~ <ruv 6EM. En tête du ms., en lettres majuscules, moxts ROMANOp HISTORIA OEORGi' CRtBELLÏ (d'une autre main :) QVEM CVM LYCOPHRONIS INTERPRETE XII MNfS DOM~fNVS ANTONiANvs EMIT.L'inscription est répétée presque dans tes mêmes termes. Sommaires grecs en marge de la main de Crivelli -Je suis parfaitement sûr de l'identification de ce ms. avec le n° 2 d'Orsini; toutefois le numéro et la note de garde manquent au volume, et celle-ci se retrouve
Ce copiste d'Italie manque aux listes de M. Gardthausen, ains que LIANORI de Bologne, probablement parent du peintre Pietro Lianori. Cinq opuscules de Plutarque ont été écrits par Lianori dans le 1308 < M. G. 98> la souscription porte Ao~K OeM n~-a~ 6Nexx(st'e). At~Npo~ 6 Bo'/M'/tsu~ ~sTaiYeyp~M~ (f. 216) en tête est un index du volume avec le prix en grec (sr~pM~ e'). On trouvera peut-être d'autres manuscrits grecs souscrits par ce copiste il met une certaine affectation à signer en grec, dans les deux manuscrits latins que j'ai vus chez Orsini, et dont l'un a l'avantage de nous offrir une souscription datée: Ego Lianorus Bononiensis transcripsi ~MHc librum. Laus Deo. Amen. 2~pKc~ Suetonius de ~<od'ec!M! Caesaribus pe~ me Lianorum de Lianorijs civem BonoMMMseM ~CC6'C°Z,Z°. Ego Lianorus. Te DeMMt ~SM~M~M. DeMMt laudamus. Ce manuscrit, le 3336 <; M. L. 86>est, comme on voit, un Suétone'; l'autre, le 3310 <;M. L.l32;>, contient le De lingua latina de Varron, le De re rustica de Caton et celui de Varron'; dans le De MK~M~, le copiste note avec soin, en feuillets et en lignes, les lacunes de l'exemplaire qu'il avait sous les yeux.
La transcription des Olympiques de Pindare du 1313 <;M. G. 94 >, avec quelques gloses et d'abondantes c~eMce~, est l'œuvre d'un poète des Médicis, Giono DA TiFERNo (de Città-di-Castello), qui n'a pas été jusqu'ici signalé comme copiste~. L'ex-libris sur le n° 145 du fonds Vat.'grec. Elle y aëtéptacée évidemment par suite d'une confusion postérieure et a causé ainsi l'erreur de l'annotateur de notre Inventaire qui marque Vat. 145, en face du n* 2. Disons en passant que ce ms. 145, dont le contenu est signalé par E. Gros, porte sur sa reliure la fleur de lis et !a salamandre. Ni Dion Cassius, ni Xiphilin ne figurent parmi les manuscrits grecs de Blois (Omont, Catalogues des mss. ~'ec~ de la bibl. de François I°'' ait c/~feaM de Blois, 1518-1544, Paris, 1886); cependant la provenance du ms. ne paraît pas douteuse. Comment cette épave de la collection de François est-elle venue s'égarer dans la Biblio-.thèque Apostolique ? 2
1. 223 ff. pap. encarté de parch. gratté (Pie IX).
2. 140 ff. parch. (Pie IX). Lettres ornées. Au f. de garde Anx~Mpo;
0 Bo~M~EUt TOUTOU 6t'ë~!OU a XEXTY~VO; (~C).
3. 170 ff. pap. (Pie IX). F. 1 A.tKv~pou Tau BovM~M;. Titre :«M.Terentii Varronis de lingua latina, de disciplina originum verborum ad Ciceronem liber quartus explicit. Incipit quintus manu mei Lianori Bononiensis KvctYVMftt eu~u~M~. » F. 81, Caton; f. 113, Varron, de A~MM~MM, lib. I. 4. 57 ff. écrits, pap. rel. ant. qui devrait être décrite par l'Inventaire m corame rosso. Au f. 62, sont des vers latins modernes.
5. Il était t'éiëve de son compatriote, St'eg'ot'tMS Tifernas, helléniste plus connu que lui, et avait vécu à Constantinople. V. Tiraboscbi.éd. de Milan, t. VI, p. 1220. La souscription de notre ms. nous apprend son nom de famille. Cf. Müntz et Fabre, l. c., pp. 276 et 283.
(f. 61) est ainsi conçu Iste liber Pindarus est mei Lilij de Archilibellis de Civitate Castelli ~Mm doctoris cognomento yy/erHa<M mea propria scriptus Mt~~M. Z~eo gratias. Le fonds latin d'Orsini contient, sous le n° 296, le second livre des poésies de Giglio da Tiferno intitulé .S'ecMH<%M~ ~MocM~e~MM; le texte grec et le texte latin sont en regard sur deux pages 1. Un helléniste du même temps, le camaldule PiETRo CANDIDO, avait possédé, scholié et collationné avec d'autres textes un manuscrit de Théocrite, accompagné de plusieurs autres du xve siècle que j'ai déjà décrits~. La main du même annotateur se retrouve sur le 1381 <;M. G. 101 ;>, recueil de traités de grammaire de Grégoire de Corinthe, Michel Apostolios et Chéroboscos'. Les observations de Candido sur la grammaire de Chrysoloras < M. G. 102;> n'ont pas été retrouvées à la mort d'0rsini\ NiccoLÔ LEONico ToMEO a mis son ex-libris sur la première page d'un bel Aristide du xi-xiis siècle, le 1298 <M. G. 123> AeM'~xou -Mu @M[j~cu jMX(o~ x.fx't TM~ o~M~. Au-dessous est une mention plus ancienne ~CCCC~Y7° Nonis Novembribus ~o tou Mct~p~ou KxXompou. Les premiers feuillets sont des prolégomènes écrits au xve siècle et en partie inédits, ainsi que les scholies marginales plus intéressantes encore, puisqu'elles sont contemporaines du texte 6. Le dernier quart du manuscrit est palimpseste, et le cardinal Mai y a mis à découvert une Politique d'Aristote du x~ siècle. Tomeo possédait encore l'aldine in-folio des Vies de Plutarque <~1. G. 19~>; les leçons qu'il avait relevées sur cet exemplaire sont probablement perdues avec lui mais on retrouve celles qu'il avait recueillies sur les 1. ? 12 du 34.41, ff. 180-193. Il y a une lettre « Meliorus Crescius et Lilius Tyfernatis domino Aciarolo [Acciajuo)i],F)orentiae,XkaLNov. 1469.» 2. V. p. 151, sur le 1379 <M. (j. 97 >.
3. 87 tf. pap. (Léon XIII). F. 1, Gr. de Corinthe, De dialectis; f. 41, Apostolios f. 65, Chéroboscos. Marges entièrement couvertes de notes grecques et latines. Au bas du f. 3 v°, signature l'flonasterij Angelorum Petrus Candidus.
4. Un témoignage des travaux de Candide sur Chrysoloras se retrouve au f. 65 du ms. précédent, où il dit de Chéroboscos Contuli cum Theodori [Gazse] commentariis C/tfyso~ot'ae nec non Lascareos. L'inventaire des imprimés grecs d'Orsini indique sous le n'* 15 un lexique grec-latin in-4", incunable, revu par Candido. Les Palat. gr. 168 et 169 sont annotés par Candido. (Stevenson, CocM. ms. Pa<f<<. graeci, p. 89).
5. 354 ff. parch. (Léon XIII, 2 vol.). F. 1, proiég.; f. 8, index; f. 9, Ilxvxar~xixo:. On verra plus loin que le ms. a appartenu aussi à Bembo. 6. Ces scholies ont été étudiées par mon regretté confrère Charles Poisnel, dont le travail est resté inachevé.
ŒM~es Mo~es dans l'aldine de 1809, annotée par Orsini luimême < I. G. i8>. Orsini met en effet la note suivante Cc~/c'<Ms est cum codice </Me?H ~Vt'eo~MS ZeoHïCMS c<!s<ara< hic codex K~era st~~c~~M?'; M«era R MO<aM<Mf aK~MM~tMtî coûtées, tum ex V~t'c~MO, tum ex Ça?' Bo~M~ï M&Mo~ec~; A M~era -DoKa~ PoMcod'!ceMt ~M~c< FcMCSM<em eas<~a<OMMMt COp~Mt MMÂt /'ect< DOH~<MS /~KKOC<MS F~OreK~KM~ /7M aM~eMt a<ec~Ms cas<~<a!<oMes ~Mae e?Y:M< Mt 7'e<)*~ P~e<o~M codice et MO<aK<Mf K«er~ V. Cette précieuse édition critique est aujourd'hui cotée ~4. 2lMt- Notre Leonico Tomeo a encore annoté l'Anthologie aldine de 1S03, aujourd'hui A. 18 Mt-8") <;f. G. 62~>, exemplaire orné de deux curieuses miniatures, et le Lucien in-folio de Florence (1496)*. Sur la garde de ce volume est le même ex-libris grec que sur le manuscrit 1298 les corrections au texte sont rares; les passages remarquables sont indiqués en marge par des fteurs ou des branches dessinées à la plume.
On n'a pas retrouvé, à la mort de Fulvio Orsini, un manuscrit de notes diverses du savant archevêque de Brindisi, le cardinal Girolamo Aleandro <;M. G. 142 ;>; il est peut-être entré plus tard au Vatican'. Je n'ai pas identiné non plus un manuscrit de Pindare, qui parait avoir appartenu au cardinal Egidio de Viterbe, et qui est porté à nos imprimés sous le n° 42. Un 1. Donato Giannottiavait appartenu au groupe érudit qui se réunissait chez le cardinal RidotfL V. ia. préface de P. Devaris au recueil cité, p. 160, note 3.
2. Auj. coté Inc. 864. Ce volume porte, par une interversion d'Orsini, le n" 20, au lieu du n° 21, qui est sur le 864 ce dernier volume est annoté par Cartéromachos. Les deux exemplaires ont gardé leur reliure ancienne estampée te second a les plats ornés de petites médaittes antiques représentant une tête taurée deux feuillets d'un beau ms. ecclésiastique du X!* stecje lui servent de gardes.
3. Beaucoup de mss. autographes d'Aleandro se trouvent à la Vatioane, dont il fut bibtiothéoaire. Aucun, je crois, ne peut se rattacher sûrement àja bibtiothèque d'Orsini. Un inventaire ms. de 1542, cité par nous en note, page 8i, pourra renseigner directement sur Ja. partie de la collection du grand hetteniste passée au Vatican. J'ai vu à la C/M~KtMS sous la cote R. J7. 49, un ms. du xvi° siècle qui contient des extraits des propres notes d'Aleandro. Elles sont dans le plus grand désordre et n'ont guère entreeifes qu'un lien alphabétique; les questions d'histoire, ia philobgie, la théo!ogie s'y mêtent; les citations hébraïques sont fréquentes. Dans fa deuxième pagination, on trouve au f. 12, à la suite de notes sur la langue et les antiquités grecques et romaines, une date intéressant la carrière universitaire d'Akandro ~.D.VIH. V Mt&. VIIBf. jPm'MMrMm LM<e<tae. Voir mon prochain travail sur Aleandro, et, pour sa bibliothèque, ValentineUi, Ca<a<. BtM. S. Marct, t. I, p. 58.
petit psautier du xve siècle, le 1399 < M. G. 162~> resté dans sa reliure estampée avec la fleur de lis italienne, porte sur sa couverture la date suivante Die 4 oe<. 1498 [?]. Dis Alercurii circa horam 1 1/2 <e<. Cette date mystérieuse n'a rien d'étonnant sur un livre de piété; mais l'imagination aimerait à chercher dans cet élégant volume le psautier grec de la docte Lucrezia Borgia. On lit en effet, sur l'une des gardes, un distique un peu profane répété plusieurs fois par une main inhabile
0?~ ()M(!t ~TptS'~ e'~X~Y); BopY'~ ~-?)).0' ~pOdX'xëE, ~[xm~tv o' Kp<x o~ naptScf.
Plusieurs autres manuscrits isolés rappelaient, chez Orsini, le souvenir de collections peut-être importantes. Le fameux condottière Giacomo Piccinino avait fait mettre son blason (iA. PIC. ARAG" De CASTELLA posvrr), sur la première page d'un magnifique recueil des œuvres naturelles d'Aristote ce volume, le 1339 <;M. G. 10> a la souscription 3~ ~s;pcc -rou e'o~x~c~ o~po-cx-co'j~. Le 132~ <;M. G. 127> presque entièrement rempli par des œuvres de Lucien, est du xiv" siècle~; l'annotateur appartient à la fin du xv° ou au commencement du xvi°, et Orsini nous apprend que c'est le célèbre Raffaello Regio, professeur à l'Université de Padoue depuis 148: La copie qui a servi à imprimer l'édition princeps d'Elien, parue à Rome en 1545 et dédiée à Paul 111, n'est autre que le 137S< M. G. 141> la transcription est entièrement de la main de Camillo Perusco, auteur de l'édition
Quelques autres renseignements sur les manuscrits grecs d'Orsini nous sont fournis par sa correspondance. Le 23 mars 1. 249 ff. pap.
2. 460 ft'. pap. (Pie VI). Cf. At-M<o<e~M Thierkunde, édit. critique H. Aubert et Fr. Wimmer, Leipzig, d868, t. I, p. 18 d'après Foggini, ce serait un ras. du xn<- siècle; il pourrait ètre cependant bien plus moderne. 3. 231 ff. pap. Au f. 220, commence une seconde main. Sur Regio, v. Tiraboschi, éd. de Milan, t. VI, pp. 1573 sqq.
4. 258 ff. pap. (Pie IX). Malgré des titres et initiales d'or, le os. n'est évidemment pas une œuvre de luxe; les surcharges, ratures, additions marginales témoignent que cette copie est préparée pour l'impression. 5. Je dois indiquer ici un ex-libris du xve siècle, d'origine vénitienne, que je n'identifie pas ZuKt de ZMene de Bottinelis clericus Bittiricenus. H est à la fin du 1363 < M. G. 66> 377 ff. pap. (2 vol., Pie IX). F. 2, Euripide; f. 143, Sophocle; f. 273, Théocrite: f. 312, Hésiode; f. 339, Pindare; f. 370, B'<<r<:cA. Scholies nombreuses, vies des poètes, etc., de mains diverses, (x~x~ siecte).
1S82, il écrit à Pinelli Il Podiano m'ha donato quel Onosandro et Mauritio che fù del Matarantio, che è libro da farci Pamcre » Le recueil venait d'un professeur pérugin du xv" siècle, Francesco Matarazzo il ne figure pas à l'Inventaire et doit être cherché, sous le numéro 16, parmi les volumes de notre Appendice. Orsini s'était procuré un certain nombre,de volumes provenant de la succession du philologue flamand ARNOLD ARLENIUS'. Il est plusieurs fois question de cette acquisition dans ses lettres à Pinelli; à la date du 24 décembre 1S82, il lui annonce la conclusion de l'affaire avec l'héritier d'Arlenius, qui reçoit en échange des livres et objets de prix « Quanto alli libri della permuta, io ho donato al car'" Sirleto tutti li sacri; me sono riserbato certi mathematici et philosophi, con alcuni libri originali, et di tutti mandarô nota alla S. V., accioche se lei ovvero il s". Paolo [Aicardo] vi conoscessero qualche cosa che meglio stesse in mano loro che mia, se ne possino servirez 11 serai difficile aujourd'hui de reconnaître nos manuscrits de cette provenance et d'en savoir le nombre; on peut croire qu'Orsini avait choisi dans la collection, suivant son habitude, ce qu'il y avait de meilleur".
Une vente de bibliothèque faite à Rome en 't873, la bibliothèque Davanzati, a fourni à Orsini l'occasion de quelques achats, notamment d'un « excellent Isocrate". H y a même acheté pour 1. Ambros. D. 423 m/ Le Podiano dont parle Orsini est certainement celui dont Rocca mentionne la bibliothèque (l. c., p. 396). « Prosper Podianus, civis Perusinus. exstruxit Bibliothecam Perusiae mira mss. codicum omniumque librorum, qui ad hancdiem in lucem prodierunt, varietaterefertissimam. »
3. La seule notice un peu complète donnée sur cet érudit est due à mon cher maître et ami, Charles Graux (Essai sur les origines du fonds grec de fEscM!6~, pp. 185-189). Les travaux du savant de Bois-le-Duc, comme copiste, comme bibliothécaire de Diego de Mendoza, comme imprimeur à Florence, sont mis en lumière par de nombreux renseignements; je suis heureux d'avoir à y ajouter quelque chose.
3. Am6?'os. D. 423. Cf. lettres du 7 juillet 1582 (première mention des mss. grecs d'Arlenius), et du mois de novembre de la même année. Pinelli en parte dans ia lettre XXII de notre Appendice II.
4. J'ai trouvé, dans le ms. cité, p. 80, note 5, un inventaire des livres d'A!'MntoA~e?MO~OM!eK~o. Arlenius était donc quelquefois nommé AfMMtKS, probablement par corruption, car il ne prend jamais ce nom dans ses livres. Par le titre de cet inventaire, E. Miller se trouve justifié de l'inexactitude que lui reproche Graux (~. c., p. 186), sur le nom d'Arsenius, non toutefois de celle qu'il a commise sur la nationalité de notre personnage, dont il fait un Grec. (Miller, Catalogue des mss. grecs de l'Escur'iul, pp. ni-iv.) 5. Ambros. D. 432. Lettre du 5 .juin 1573. On voit que c'est Pinelli qui avait signalé le ms. à Orsini. Pour identification, v. plus haut, p.144.
Pinelli six volumes imprimés, tous intéressants par leurs annotations manuscrites et qui peuvent être cherchés à l'Ambrosienne'. En revanche, je ne puis affirmer aucune acquisition de notre savant parmi les manuscrits grecs, dont Antoine Eparque lui envoyait la liste en 1S66. Ce copiste les avait recueillis en Grèce, à grands frais, sur la demande du pape Pie !V Pie V, moins ami des livres que son prédécesseur, refusait de les acquérir pour la Vaticane. Le malheureux Grec, endetté, s'adressa, sur l'invitation de Mercuriale, à Fulvio Orsini; il est probable tout au moins que celui-ci, aidé de Sirleto et du cardinal Farnèse, s'occupa de le tirer d'embarras'.
Plusieurs bibliothèques d'humanistes plus ou moins connus ne sont représentées, chez Orsini, que par des volumes imprimés il y a cependant intérêt à en prendre note". ZANOBI ACCIAJUOLI I. G. 46. aujourd'hui coté A. 2. Mt-°, Philostrate (vita Apollonii) et Eusèbe (contra Hieroclem), imprimés par Alde, avec la traduction du second ouvrage par Acciajuoli luimême. Au titre la signature F. Zenobij Acciolj. BENEDETTO Eeio I. G. 64, Anthologie aldine de 1503, cotée A. 16. ~-8°, avec i. Ils furent expédiés à Pinelli par l'entremise ordinaire de Domenico Basa. En voici la liste telle que la donne Orsini, dans une lettre du mois d'août 1573 (D. 422) C~pt'ano in Demosth. in-foglio. ~Mftp~e, d'Aldo, H<y<!<o allci grt'eca. Pindaro, w-4" [CoUationné avec un Pindare de François Portus]. Diogene La6r(M, di BcMMea, Mt-4". Philostrato [Vie d'Apollonius] toccato ~a monsr PtaMMM [Bandinetti]. Cs<M~o cAe/'M clel Postumo [Guido Postumo, le poète de la cour de Léon X], tocco. Tutti sei per gfMtKt 34.
2. La longue lettre grecque où Eparque fait ses confidences à Orsini et lui demande son appui, est publiée par M. E. Legrand, d'après le 'î'[X:o'TMp, dans le t. 11, p. 372, de sa .6<6/<Of/)'f(p/iM. Elle est sans date, mais les lettres d'Eparque aux cardinaux, qui se rapportent à la même négociation, sont datées de Venise, juillet-août 1566. On attend de M. Legrand un travail supplémentaire sur cet intéressant fournisseur de manuscrits grecs, dont la collection fut achetée après sa mort pour l'Escurial. (Graux, p. 115). 3. Pour Cod?'M$ Urceus, la bonne foi d'Orsini a été surprise et sa science en défaut. Il a admis dans sa bibliothèque, comme annotés par le grand professeur bolonais, deux livres parus plusieurs années après sa mort. (Cf. le livre récent de M. Carlo Malagola, Antonio Urceo dettoCo~'o, Bologne, 1878). Les volumes ont, du reste, de l'intérêt et valentd'ètre décrits –I. G. 61, aujourd'hui coté au Vatican A. 18 m-6' est l'Anthologie aldine de 1503, littéralement surchargée de notes grecques d'une très fine et très nette écriture les deux épigrammes du dernier f. ont le mot "AB-<]Ao'/ barré et remplacé par Kupi'ou 'IM. -couAotoxctpeM;. Reliure intéressante; I. L. 38, auj. coté VU. A. VIl. J., est l'édition d'Ausone, per Hieron. Avantium VefOH. (MMpT'MSMtH Venetiis per loaMMem TncMïMMm de T1'idino. Anno Dni MCCCCCVII. Die VJ7 apWHs). Les notes d'un premier annotateur donnent des leçons de mss.; elles sont peu nombreuses j'ai reconnu aussi çà et fà la main d'Angeio Colocci.
la signature B. 'A~ou; 1. L. 28, Pline le jeune d'Alde (1808}) coté 46. !'M-8°, signé B. ~e~M* [&e]; gardes et marges chargées de notes de toute espèce, extraits latins et grecs, sommaires; quelques corrections; I. L.101, Quintilien des Alde (1522), coté A. 13. in-4°; même signature, abondante annotation. Ce sont les seuls ouvrages provenant d'Egio que j'aie pu retrouver; l'Inventaire en mentionne une dizaine'. PIERMATTEO ERCOLAN! I. G. 70, l'Ethique d'Aristote et la Politique, d'Alde (1498); I. L. 18, les ~fe<stKo?'pAoses d'Ovide, imprimées à Florence en 1489, in-folio, et corrigées à la main'. Ross; (~<Ars6M~) I. G. 58, le grand Homère de 1488, imprimé -à Florence, aujourd'hui coté /KC. 848~ Il est signé à la fin 'EpuOp~cu Tou (nXc~pou. Seize feuillets manuscrits sont en tête, remplis de textes anciens relatifs à Homère; les marges sont pleines de scholies, et le début de plusieurs chants offre un essai de traduction latine interlinéaire. Un petit carré de parchemin sort des tranches à chaque livre, pour la commodité du propriétaire.
NiccoLô MAGGIORANI I. G. 29, édition princeps d'Euripide, imprimée à Florence, in-4", cotée au Vatican, /Mc. 1212 I. G. 43, Philostrate d'Alde (1803), coté A. 3. in-f"; I. G. 8§, édition princeps de Théocrite, reliée dans le ~a<. $r. 1948, sur lequel j'aurai à revenir. Tous ces volumes ont appartenu à Cartéromachos et sont annotés par lui; des inscriptions indiquent qu'ils ont été offerts à Orsini par son ami Niccolô Maggiorani, celui-là même qui fut correcteur à la Vaticane, puis évêque de Molfetta, de 1553 à lëS6 s. Voici la plus complète, qui est sur la i Cf. dans l'Inventaire I. G. 100; I. L. HO, 113, 114, 117, 118, 119. J'a eu occasion de voir un Plaute des Alde ~522), signé en tète B. AeyM*f!~f, avec leçons et notes, qui a dû entrer au Vatican par une autre voie que ceUe d'Orsini. Il est coté A. 14. in-4°.
2. Rainaldi a vu les volumes; il indique le premier comme portant en tête le nom d'Ercolani. Je n'ai pas eu le loisir de les rechercher. 3. La reliure moderne a conservé la note d'Orsini. Quant au possesseur, je ne puis l'identifier est-ce le bibliophile florentin ~K<OKM<fi Rossius, cité dans s le catalogue de la Laurentienne, par ex. Co~. lat., t. III col. 443? 4. Il y a une double erreur sur ce volume 29 dans le catalogue, ordinairement excellent, que l'abbé Zappelli a rédigé pour l'usage intérieur de la. Vaticane. Il a lu McttopKY~ou au lieu de Mottopan/ousurla. note manuscrite, et l'attribue à Marcantonio Maioragio. Il se demande ensuite si les scholies grecques, très abondantes aux trois premières tragédies, sont d'Orsini ou de Maioragio. Elles ne sont ni de l'un, ni de l'autre, ni même de Maggiorani, mais bien de Gartéromachos. La reliure estampée est magniSque et porte une médaille antique au centre des plats.
5. Il v a une lettre de t'évêque de Motfetta à Orsini, dans le 4104, f. 265.
garde du Philostrate <Ï'suÀ~s'jT:!j 'Ojp~ou 'PM~.xhuSMpo'/N~oXxs'j Mx'tO?X'J -COM T- MoA~STITU S7C:S'S~3' a:~M7X-?S'J. LODOVICO DA F.\NO 1. G. 57, l'édition aldine d'Homère ('1517), en deux volumes cotés A. 2'1 et ,4. 21" il y a de nombreuses notes et corrections au texte quelques pages du chant B de l'Iliade sont suppléées à la main. SIRLETO 1. G. 28 probablement par suite d'un don personnel, Orsini possédait le Xénophon d'André d'Asola ('1S2S), enrichi de quelques annotations du célèbre cardinal bibliothécaire il est aujourd'hui coté A. 48 in-fo. Au dernier feuillet est la date du 23 août 'IS64; on a joint à l'exemplaire la copie d'une dédicace de Leonardo Bruni'. Il est parlé des manuscrits de Sirleto et de ses rapports avec Orsini en divers endroits de ce livre\
Elle est du 16 août 1568, c'est-à-dire postérieure à la résignation de son evêehé; on en trouve. d'autres dans la correspondance de Sirl.eto, par exemple Fat. 6189, f. 606, 6193, f. 385. Cf. La ViiMio</<e(/:M cl'un A:<mf<niste, p. 17 (n" XVIII).
1. Un catalogue de la bibliothèque de Sirleto est au V«<. 3970. Philippe II, à la mort du cardinal, avait songé à l'acheter (Graux, EM«t s:tt' les ortQ'. ~M fonds {/?'. de <'&'CM)':a<, p. 307). M. Ch. Dejob a publié un intéressant rapport adressé à cette occasion au roi, par Alonzo Chacon, avec une estimation des diverses parties de la collection. (De ~'tH/hience~M CoMe~e (le Trente, pp. 356-361.) Les mss. grecs du cardinal Sirleto, qui sont entrés à la Vaticane, par voie d'achat, ont été classés immédiatement après ceux du legs d'Orsini, qui s'arrêtent au n° 1421. V. plus haut, p. 123. L'ensemble de la collection fut acheté par le cardinal Ascanio Colonna pour le prix de douze mille écus, comme le prouve la lettre inédite d'Orsini citée plus loin. On sait les destinées des livres de Sirleto après Colonna; ils passèrent au duc Giov.-Ang. Altemps, puis à Alexandre VIJI, et sont aujourd'hui dans le fonds Ottoboni (cf. plus haut, p. 167, note 4, Rocca, Bibl. Vat., p. 400, Fr. Schott, 7<tHt')' page citée, et Cost. Ruggieri, dans les J/eMMt'tf ~<o)'tcAe, p. p. Mai, Rome, 1825). Sur le sort de la bibliothèque de Sirleto entre les mains du cardinal Colonna, on lira peut-être avec plaisir un passage de la correspondance d'Orsini « Hier mattina, fui col cardinale Ascanio un buon pezzo, il quale mi fece vedere le stanze che lui adorna per la biblioteca pubticade libri stampati et per la sécréta de libri scritt.i a mano in casa sua. Veramente credo cheV. S. gustarebbe la conversatione di questo signore, perche, ottraitbetto ingegno et la molta eruditione della quale è ornato, ha poi maniere tanto cortese net procedere, che s'obliga ogn' huomo. Della sua tibreria, che è quella del cardinale Sirleto comprata 12"' scuti, sarà il bibliothecario Pompeo Ugonio, giovine Romano et assai bene incaminato nette lettere. (Lettre du 7 juillet 1589, ~M~'os. D. 422.) 2. Aux renseignements de M. Dejob et aux miens, auxquels renvoie la note 1 de la p. 17, je crois utile, ne devant plus revenir sur la question, d'en ajouter quelques autres recueillis postérieurement. Le Va<. 9064 contient des lettres à Sirleto et une de lui (f. 311). J'en ai vu une autre à Florence, à la Bibliothèque Riccardi, et des lettres grecques à lui adressées dans une copie de la Marucceltiana. V. encore au British Muséum, A~ ms. 10275, et le C6[<a~0f/o 'M MM. ~06'se~Mff 'M Mftrc/t. G. C<)p<M.'<, Florence, 1845 (n' 1466-67).
r:,
NOLHAC. FUL\')0 ORStK). 12
L'imprimé grec 78 a appartenu à un certain SETTIMIO ORSINI parent de Fulvio Ce sont les belles Argonautiques d'Apollonius de Rhodes, imprimées à Florence en 1496, avec les catenae autour du texte en capitale (aujourd'hui Inc. 89ë); il n'a guère dans les marges que des renvois aux mots remarqués, mais l'inscription finale est à noter: SxtmM'/ o Kxp';6p6j.M/o$ npMToç ëxi:7;TM rov S~
-c: i~6À:~ ~e~x 'Ayy~X~u ';o3 KM~Xo-Kou Sx~~o~ t6~eui;~<7~T:o~
s~e:7J. A. nu EsKt~u 'OupM~o'j 'cs~su'~j~toc T:ou KMXXo~ou (s~'e)*. Nous apprenons ici un double fait intéressant la transmission d'un volume de Cartéromachos à Colocci, et, après la mort de celui-ci, à Settimio Orsini de Settimio, le volume est allé chez Fulvio. !t y a des chances pour que cette transmission n'ait pas été isolée, et nous allons trouver tout au moins quelques autres livres qui, de la bibliothèque'de Cartéromachos, sont passés à sa mort dans celle de Colocci.
Nous retrouverons, en étudiant le fonds latin, ces deux importantes collections, et on a déjà vu au chapitre m, comment une partie en est venue à Orsini. J'ai dressé la liste des livres grecs de CARTÉROMACHOS qui se rencontrent dans notre fonds. Son nom, comme copiste grec, n'a été signalé que pour un manuscrit de Paris" il est cependant certain que les volumes suivants sont de sa main: 1354 <;M. G. 27>, Epistolographes grecs (Brutus, Apollonius, Anacharsis. Platon), avec des marges pleines de renvois' 1374 <;M. G. 43;>, manuscrit double, dont l'un con1. Je ne trouve que deux Settimio Orsini; l'un de la branche de Pitigliano, qui fut fait chevalier de Malte, le 31 mars 1588 (Litta, Fam~Ke M/t, Orsini di Roma, tav. XVIII), l'autre, dont j'ai parlé p. 4, note 1. Je crois qu'il s'agit de celui-ci, et que c'est le même personnage qui écrit :t Sirleto ponr lui demander de le faire sortir sous caution de la prison de Tor-di-Nona, où le gouverneur de Rome l'avait fait jeter (janvier et février 1579, Vn<. lat. G193, ff. 326 et 330). Cf. une minute de lettre'de Sirleto à t~. Orsini, du Hl décembre 1572 (Va<. lat. 6946). Je n'ai, du reste, aucun témoignage des relations personnelles avec Fulvio de l'un ou l'autre des deux Setttmio.
2. Notons encore au commencement Respondet <aMa6 Sc:pMn.M C<n'<o'"mac/K tymgce coHso'tp<ae sm.~MMs foliis. La pagination est marquée à la main en chiffres arabes et en chiffres grecs.
3. Le n° 104.5 du fonds grec, écrit à Venise en 1501. Il provient du cardinal Ridoifi, car une de ses cotes du xvi° siècle (tt" 82 gratté) se retrouve e dans le catalogue de Devaris (Paris. gr. 3074, f. 8). Cf. Catalogus codd. mss. bibl. )'egrMe, tome II, p. 207.
4. 160 u'. pap. (Léon XIII). Les If. 113 sqq. ont été utilisés par M. Hugo Hinek, dans son édition de Polémon, Leipzig, 1873. Cf. sa p. vm; l'éditeur ne pouvait connaître le nom du copiste, et il désigne simplement le ms. comme étant du xve siècle).
tient plusieurs ouvrages grecs, l'autre, dus notes et extraits divers de Cartéromachos, et une traduction latine du commentaire d'Ammonios sur Porphyre, imprimé à Venise en '!SOO, qui est due probablement à notre érudit'; d408 <;M. G. 69~>, manuscrit double, composé comme le précédent, et dont la seconde partie est une grammaire de Gaza, non écrite, mais seulement annotée par Cartéromachos' ~948,qui commence par l'édition princeps de Théocrite, glosée, scholiée et annotée par Cartéromachos <~I. G. 8S~>; le manuscrit, composé de plusieurs parties distinctes, est presque entièrement de sa main <M. G. -H8;> –133-1 <M. G. 83;> quatre de ces indices NMc<orM?M qui ont tant servi à la rédaction des premiers diction1. 216 ff. pap. (Léon XIII). a) f. 1, HeKo~oftLst'Msaet optica; f. 4 v°, Plutarchi de mMSMft; f. 15, nsp\ i~rM~ a~Mv çcfpp.cxxN~ 8u';c([LEM~ (ino. "A-pmor[;).!6ou(;); f. 38, Extraits pharmaceutiques; f. 48, Synésius, ripO~ n<XEtU~O~ TIEp\8MpOU; f.50v°, ToO (T0(p. E'ÏC'.O'X. Kc(?~~S~O'J (K~T~ST~~b~ T~pO~ n).MT~o~; f. 59 v°, NieêphoreGrégoras, préface de la grammaire(transcrite dans les papiers d'Amati au Va<. ~(<. 9781); f. 61, Tzetzès, 'nEp'mM~MS:(X(;; f. 65., Extraits divers, Eudocia, texte des Entretiens d'Epictete traduits en partie de la main de Cartéromachos (ff. 130-140); f. 151 v°, Map~ou Necmo~Tou HpOX~O~ TTEp~ S'3oOtt~.OV~ f. 166, ToO STK~tOCfX'~) ,ULO~MO!X E't TM Ct~TOXpNTOp[ n~Kto~oYM: 6), f. 170, cahier de notes de Cartéromachos, d'un format plus grand que le ms. a.
2. 420 ff. pap. re). ant. aux a.rmesd'Orsini.a) f. l.Denys d'HaHo.De pa)Mg')/rMM, etc. (une collation de ce ms. se trouve dans les papiers d'Amati cités ci-dessus, f. 95); f. 57, 'A)~Bpo.j [No~~ou] ~ep\ <r/cf!-M~; f. 70 v, scholies, opuscules ùe rhétorique, etc., dont:t'.86,rsMpY:ou ToO Xotpoëo~ou 'Kept TpoTtM~Tto~ïtxMv; f. 128, Cicéron, DeSeKec<M<e, sp~E~ QeMSopou [r~sM]; f. 149, MevNv8pou p'/)ïopo; y~~i'M~ Sta~pEcr~ T&v E'n[5s[x'rtTtSv; f. 234, Tzetzès, scholies sur le bouclier d'Hésiode, sur i'Hiade; f. 318 v, Hérodien, De ~M/ecMs; b) f. 330, grammaire de Gaza (xve siècle). Dans une lettre du 24 septembre 1811 (Vat. lat. 6781, f. 186), Amati décrit cet autogr, de Cartéromachos et dit lui devoir la découverte du nom du copiste de deux mss. du Vatican; le premier, resté inconnu des savants, contenait un texte de la C!opedteet de t'AKa6ase difFérent de la vulgate; le second est certainement le Théocrite annoté contenu dans le 1948.
3. Rainaldi, dans son récolement des imprimés, ajoute en face du n" 55: Con a~cM/tt opM~CMK ms< H ne s'est pas aperçu que la partie manuscrite correspond à M. G. 118, qu'il porte absent au récolement des mss., et dont voici la description 229 ff. pap. (Pie IX). [f. 1, Théocrite imprimé avec les (JEttwes et jours d'Hésiode]. a) f. 48, T/teo~otMe d'Hésiode avec catenae et E~Y7]<T~, autogr. de Cartëromachos, resté ignoré aux éditeurs; cf. l'édit. Gôitting et Flach, Leipzig, 1878, p. Lxvn; b) f. 88, Denys le Périégète, autogr. c) f. 118, Sophocle, P/tt/oe~c, glosé et schotié, autogr; d) f. 168, 'AptdTEtSo'j ).6Yo;TiK~(ï6't)vo('[x6~(x\'° siècle); e) f. 220, t!'cc<ox).so'j{ e')t:Ypct~p.ct sx ~ïog. ~p. (xv~ siècie). De plus, quelques transcriptions de Cartéromachos, parmi lesquelles la SM'MM; de Théocrite, avec commentaire (copié par Amati, ms. c. f. 88).
4, 113 ff. pap. (Pie IX). L'Inventaire met par erreur Epistolario greco, comme si te recueil existait vraiment dans le manuscrit.
naires classiques. Cartéromaehos en a fait beaucoup les mots remarqués, qu'il soulignait sur ses livres manuscrits ou imprimés et qu'il reportait d'ordinaire à la marge, se retrouvent dans ses index. Les index 't, 2 et 4 du 1331 se rapportent à Aristophane (f. 1), Lucien (f. 42) et Démosthèae (f. 96 v°) le 3° a pour titre (f. <)9 V): 'ApX'~ TM'; T:XpX -:X~ T~ §'.KS3pM-; S~~TsXx~ C'S'.MTSM~
)- va .i.- ?ï.:r, 'tW'1 ~x~'):x -:X' 't'J)') G~:Xfj?J)') e;'j;tcr'i~"Xt; cnl¡J~s~w:j:.(t};-
a:M'~ EJpef);~M'/ M TM Mrj'KMO~ ~6X(M ~Xp' "A?~OU TOU M~3UX(OU
T:j -;x ~xj-t [j.xX'.TTx e'~o~s' '1402 <M. G. li7>, un index des mots de Thucydide, des corrections au texte de Plutarque, des extraits de s:unt Grégoire de Nazianze, etc., et une copie non autographe, mais corrigée en beaucoupd'endroits, de l'épitre latine de Cartéromachos à Colocci sur la rage –1389 <M. G. 8'2>% quatre index, le premier (f. 1) des quatre tragédies d'abord connues d'Euripide le second (f. 8 v") de dix autres tragédies, d'après deux manuscrits appartenant à Cartéromachos le troisième (f. 17 v) d'Apollonius de Rhodes, d'après un manuscrit de la même bibliothèque; le dernier (f. 88 v°) de Nicandre. Beaucoup de feuillets sont restés blancs et Orsini y a transcrit l'ode de Sappho à Aphrodite avant lui des moines d'un couvent de Rome avaient utilisé les premières pages blanches (lï. 78 et 79) pour donner des reçus de barils de vin aux héritiers de Mgr Colocci, évêque de Nocera, à la date du mois de septembre 1S49. Voilà donc un autre volume de Cartéromachos qui, sans aucun doute, se trouvait chez Colocci. Les manuscrits simplement possédés ou annotés par Cartéromachos sont les suivants 1301 <M. G. 8> Procope de plusieurs mains du x[V siècle, avec des renvois et sommaires marginaux de notre savant; un propriétaire plus ancien et non sans gloire est indiqué à la première page par son ex-libris + ro ~xp~ i~X~ FeMp~ou i;M K~Txxou~o~ 1:299 <M. G. 1~9 >, 36 opuscules d'Aristide datés en souscription de l'an du monde 6868 i. 44 ff. pap. Le De raMe canum occupe les îf. 33-43. Beaucoup de btMOS et mentions insignifiantes. 2. 79 ff. écrits, 143 numérotés, pap. (Pie IX). A la fttidu premier index est cette souscription, d'abord à l'encre rouge, puis à l'encre noire dont je respecte l'accentuation Ts~ot TM'; <n)[mMTSM~ <x~tMOsvT;M~ map' EupmtSou TetrT<xp(Tt Tpo(YM5[Ki< M~Etx, ~ït8p'x, AXx'/)o'c[~ xct't AvBpoj~<]. "ËTt Ss xx~ mtp& Mo'JTetiM M! TX XXTX "IIpm XOft AE'ÏVOpOV. "A~X'~TÏ ysp TXOTX 6~ jJ.ÏCf P!6).M C'J~YOVTXt TtTtp' E~O't ExtmM~t TM KofpTSpO(tTt;;m. "Ap~ETStt OS Xm) TOUTOU TCiViX~ Tt; TN~ (T~jJ.NMO'EMV mTC(UTM; K~[mOE'<Tm'/ TfXpX EupH~COU OMO: Tp~YMS~iC 0[tT!~E;E';
S' XXTEyO~Ttt Pt6).tM T:ïpÏ TM KUT'û Bx['KtM'<[ [~C].
3. 307 iT. pap. (Paul V). tX t
3. 307 fr. pap. (Paul V).
ind. 13, soit 1360' 1295 <M. G. 19>, Euclide du xv' siècle, avec les figures et le commentaire de Thëon, annoté par Cartéromaehos'; 1326 <M. G. 16> 1370 <M. G. S8>, 3~ partie 1386 <M. G. 69~>, manuscrits du xve siècle, contenantsurtout des traités de rhétorique et de grammaire, avec des annotations de peu d'intérêt
Parmi les livres imprimés grecs provenant de Cartéromaehos", je citerai, outre l'édition princeps de Théocrite<G. Së~>: I. G. 13, Suidas imprimé à Milan en 1499, aujourd'hui coté Inc. 1024, où l'annotation manuscrite consiste surtout en mots renvoyés ou traduits avec des extraits grecs fort nombreux au verso de la dernière page; I. G. 78, Apollonius de Rhodes (')496), déjà décrit à propos de Settimio Orsini; I. G. 20, Lucien (1496), déjà décrit à propos de l'exemplaire de Leonico Tomeo I. G. 29, Euripide, décrit comme ayant appartenu à Niccolô Maggiorani, ainsi que le Philostrate <I. G. 43> I. G. 30, Euripide d'Alde (!S03),auj.coté~.20 ~-8°; I. G. 3-1 Sophocle d'Alde (1S02), auj..4.11" m-8" 1. G. SI, Quintus de Smyrne d'Alde, auj. A. 196 in-8°; I. G. 38, Esope d'Alde (1S08), auj. A.16 !'K-4°, avec une page de notes manuscrites de Cartéromachos, et une note d'Orsini mentionnant la possession par 1. 254 ff. parch. (Pie IX). A la fin est l'estimation vénale du volume ~)'M<MM ~Mcof. ciij. La seule marque de possession de Cartéromachos est un passage qu'il a rajouté en marge au f. 58.
2. 158 t't'. pareh. rei. ant. estampée.
3. 4~5 ff.pnp. rei. ant. estampée. F.l,Sopater, At~pecr~ ~T'<;[iKTM~;f. 153, Rhétorique d'Aristote; ff. 231 et 386 v, Commentaire d'Etiennede Byzance. Cartéromachos a écrit sur un f. de garde CaWe ~3. Retores Greci [M'c]. 4. Cf. plus haut, p. 162. H n'y a que la troisième partie du ms. qui soit sûrement de Cartéromaehos; l'index est de sa main.
5. 193 ff. pap. (Paul V). F. 1, nopçup!o-jM<TNYMY- f. 19, épigrammes grecques; f. 34, manuel d'Héphestion; f. 9~, traité degramm.;f. 112, H)'~o)'MC<M'ïnf/M ~e<<ec<s; f. 138, recueil de tropes poétiques, autre traité des dialectes; f. 169, tableaux de conjugaison des verbes contractés et en pu (xv~ siècle) exécuté, à ce qu'il semble, pour Cartéromaohos. Le 1406 est indiqué, je ne sais pourquoi, par Ciampi (1. c.)commecontenant des oeuvres inédites de Cartéromaehos.
6. Un certain nombre d'imprimés de Cartéromachos ne sontjamais entrés au Vatican et ont été portés manquants par Rainaldi; ce sont, pour les grecs, les n°~ 12, 32, 35 et 41 d'Orsini. On trouvera dans l'Inventaire d'autres volumes que je n'ai pas pris le loisir de retrouver; l'intérêt médiocre qu'offrent d'ordinaire les imprimés annotés par notre érudit n'aurait point compensé les difficultés de la recherche. V. sous les nos 10, 11, 14, 22, 24, 25, 33, 36, 37, 39, 40, 49, 50, 52.
7. Les nos 13, 18, 20, 29 présentent de beaux spécimens (le reliure estampée; j'ai déjà fait remarquer que les deux derniers ont une mcdailfe antique dans leurs ornements.
Colocci (Sx.M'To3 KctpTEpO~K~O'J. 'Aw~UTO~ Kh)Xo~OU. ~uMfot) -:3 'Oupjs~c'j). La quantité des éditions aldines possédées par Cartéromachos, en beaux exemplaires, s'explique par ses rapports bien connus avec l'imprimerie d'Aide; comme il prenait directement part à beaucoup de publications, on trouvait juste sans doute de lui réserver des volumes de choix'.
La bibliothèque de CoLoccf semble avoir été très importante pour les livres latins, fort peu pour les livres 'grecs. Je ne trouve à citer, comme ayant appartenu à Colocjci, que le manuscrit 1389 <M. G.33;>; il lui venait, comme nous l'avons vu, de Cartéromaehos, ainsi que deux au moins des trois volumes imprimés, 38, 44 et 78'. Nous savons cependant qu'il y avait chez lui d'autres manuscrits, notamment un recueil d'écrivains militaires, passé plus tard à la Vaticane 3, et un Héron d'Alexandrie, qui y est peut-être aussi 4. On s'explique cette rareté d'ouvrages grecs chez Colocci, puisque cet humaniste, malgré l'étendue de ses connaissances et l'usage répandu de son temps, ne savait pas le grec
L'idée qu'on avait jusqu'ici de la bibliothèque du cardinal i. Les rapports de Cartéromachos avec la maison d'Alde seront mis en lumière dans la publication annoncée p. 133.
2. V. p. 154, note 8,pour l'A~c~M possédée par Colocci <I. G. 44>. 3. V. p. 5, note 1.
4. est peu probable que ce soit le n° i5 de l'Appendice I ou le n° 45 du grand Inventaire. Celui-ci correspond au 1364-: 221 ff. pap, rel. ant. Musicographes; f. 1. Manuel Bryennius f. 85, Aristide Quintiiien; f. 143, Hacchius: f. 150, Porphyre; f. 19.4, Héron d'Alexandrie (avec figures), xv<° siècle. Il est intéressant d'extraire de la correspondance de Marcello fjervini, .1 propos de ce dernier auteur, un passage adressé à Colocci, alors secrétaire apostotique
« Per Alexandro miofrateuo rimando à V. S. Herone.grecosuo, et quella parte che io ne ho bozando traducta; il resto per moiti fastidii non ho tinito. ma se piacera a Dio, ritrovandoci insieme, si potra Bnire in pochi ~'iorni.Io standoinforsedicavaicarequatohe giornata, non ho voluto tenen~do)o, che quella per caso alcuno se io potesse perdere. Quando si potra. dise~no trarne copia, che non l'ho tracta. Ci resta che si degna. raccomancta.rmi a.t s' Lascari et al Tebaldeo, con tutti ti altri amici. Cas<t<y" «~' di septembre MDXJfX//< Scordavami advisarla corne ho ritrovato in un loco Leonardo Pisano et certe aitreheUe cose di misurare monti, va)[i, piani, et distantie per proportione et via mathematica solo vedendoii. Item in Firenze in la libraria de Medici ho visto Hipparco sopra Arato, un' bst libro. Et messer Palla si racommanda a V. S. » (Vat. 4104, 17). Le 13 juillet (f. 2:3), Cervini disait déjà qu'il avait traduit presque tout le livre I de Héron, et plus loin « Credo havere investigato un attro volume di Leonardo Pisano, in Firenze, in la libraria di San'Marco. »
5. )t se faisait traduire le grec par Lascaris, Sirteto., Cervini. Cf. No)hac, hR'ettf. f/ci, M~s. grecs de J.~<!se<!t'M, p. 20, et ci-dessus, p. 5.
BEMBO nous la représentait aussi comme fort pauvre en livres grecs. A côté de précieux manuscrits latins ou italiens, on ne citait guère, pour le grec, qu'une Géographie de Ptolémée 1. Les renseignements recueillis dans notre chapitre m permettent d'affirmer qu'il y avait chez Bembo un nombre déjà respectable de manuscrits grecs, puisqu'il en est passé chez Fulvio Orsini au moins une douzaine. Malheureusement il n'est pas facile de retrouver les traces de tous, à cause du silence de l'Inventaire et de la brièveté des indications qui nous viennent d'un autre côté. Voici toutefois quelques identifications que le lecteur pourra contrôler lui-même par les documents de l'Appendice II et un examen plus minutieux des volumes 2.
Le Pindare de Bembo est le ~3'~2 <M. G. 13>, dont la valeur philologique est bien connue 3. Voici les raisons qui me font faire un Bembinus de ce précieux ~r~/MMKMs.' d'abord, c'est le seul manuscrit d'Orsini, qui contienne plus qu'une partie de Pindare; c'est le seul également qui puisse justifier l'estime extrême de Pinelli; enfin il répond au signalement que fournit le savant de Padoue il contient en entier l'<A?K~Me/V(7), M-~ep xeXfou, que Pinelli signale vers la fin, évidemment sans s'être aperçu qu'il y a encore quelque chose après, et il est, comme le manuscrit de Bembo, incomplet du dernier feuillet L'Hérodote de Bembo i. V. ApostoloZeno~dans les notes à la Vie de Bembo par Giov. della Casa <. c., p. xv. M. Cian (<. c., p. 104) conclut à tort du texte de Zeno que le ms. de Ptolémée est au Vatican. Après avoir cité !e Virgile et le Térence, Zeno passe à une autre phrase « Ipse [peut-être ppxt] fuit etiam Ptolemaei Geographiae codex, graphice etemendatissime manu exaratus, a quo descripsit quidam ea, quae ad Hiberniam spectantia exstant in codice CXXXX, n* 14, bibliothecae collegii e S" Trinilati Dublinensis, ut cernere est in C'f<~o~o mss. ~&)'of:<m A.ngliae et R;)'?tMf. vol. II, parte II, p. 24. Si l'on se reporte à l'ouvrage cité (Oxford, t697), on trouve à la page indiquée la simple description que voici « Excerpta ex eiusdem [Ptotemaei] Geographia de Hibernia; e M. S. Pet. Bembi card. » C'est Je 16" opuscule contenu dans le ms. 140 du collège de la Trinité. Je ne sais où Zeno a pris ses autres indications.
2. Peut-être retrouvera-t-on, aux gardes de l'un ou de l'autre des volumes, la cote de la bibliothèque de Bembo que j'ai donnée p. 104, note 2. Cette partie de mon travail reste incomplète, car je n'ai pu revoir les mss. grecs du Vatican après avoir dépouillé les lettres d'Orsini et de Pinelli. On n'a aucune trace chez Orsini d'un feuillet de Sextus Empiricus, acquis en 1582 (v. p. 103).
282 ff. pap. (2 vol. Pie IX). Texte à peu près complet, cft<en<M abondantes. Tycho Mommsen, qui attribue le ms. à ta fin du x;['' siècle, en fait un des plus importants pour le texte de Pindare; cf. son édition critique, Berlin, 1864, pp. xn-xu).
4. Lettre X de l'Appendice II.
est apparemment le I3ë9<(M. G. 26~>, le seul qui existât dans la bibliothèque d'Orsini; il est, nous l'avons vu, du temps de Théodore Gaza 1. L'Aristide décrit en ~!S7S par Pinelli comme se trouvant chez Bembo est, sans hésitation, le 1298 <M. G. 123> ce manuscrit est encore un texte de haute valeur, et il offre cette particularité qu'il a été possédé avant Bembo par Niccolô Leonico Tomeo, chez qui nous l'avons rencontré déjà Le Strabon incomplet mentionné à la même époque, doit être le 1329<;M. G. 77~> Orsini marque dans :sa demande à Torquato Bembo, en 1582, un Oppien et un Synésius, deux recueils qui pourraient être identifiés avec d348 <;M.G.3'l>*et4394 <:M. G. 128> °. Le Xénophon, acquis à la même date, me parait être le '1335 <M. G. d24;> je me fonde, pour cette hypothèse, I. Cf. p. 146.
2. V. plus haut, p. 171. Ce qui me permet d'identifier !ems. de Leonico Tomeo avec celui de Bembo, c'est la description heureusement assez précise que nous avons de ce dernier. Pinelli, dans la lettre X de l'Appendice H, nous apprend qu'il est plein de scholies jusqu'au delà. de la moitié; le nôtre, qui a :i54 ff., en est plein jusqu'au f. 215. Pinelli nous dit que Je dernier tiers du volume a beaucoup souffert; c'est le cas pour le 1298, où beaucoup de ff. sont réparés dans cette partie. Enfin, les indications que Pinelli donne à la fin de la lettre, sur la table du ms., correspondent à. celle du nôtre avec la plus grande précision.
3. 160 ff. pap. (Pie IX). Le texte commence vers la fin du livre XH. G. Kramer y a compté treize mains du xtV sièete. (Cf. De cocHc. ~f< S~Vt6. ~)<y?'. MH~tt' Ber)in, 1840,p. 11). «Non unam ob causam maxime memorabitis, » disait Kramer; «Iniuria neglectus,» dit L. Dindorf dans son édition de Polybe, Leipzig, 1866, t. J, p. xvn.
4. I) contient Oppien seulement (f. 1), et quelques pièces d'Euripide (f. 95), le tout p'Iose et schotié. Outre l'ex-libris grec et latin d'Orsin), on lit en tête du ms. XptoT~ ~poYn'oC TMV OemBMpo'j Tt6vm~. Je ne sais à quel Théodore il faut rattacher ce manuscrit. En tous cas, c'est le seul Oppien qui soit chez Orsini, et il parait bien être celui dont parle PineUi dans JaiettreX (le l'Appendire Il « Non s'è trovato altramente Appianus, ma Oppianus, 'AXtsuT.xx'mu-~ysTtxN. » Orsini a pu faire une confusion en 1582, en demandant Kieandre avec Oppien.
5. Décrit comme venant de Giovanni Lorenzi (v. ce nom à l'index). Pour le Théon sur parchemin dont il est question dans la correspondance (par exemple, lettre XIX de l'Appendice II), on ne trouver l'Inventaire que. M. G. 19 qui puisse s'y rapporter. Nous avons vu qu'il est annoté par Cartëromachos; il n'y a rien d'invraisemblable à ce qu'un manuscrit de ce savant ait passe chez Bembo, qui était lié avec lui et avec les Alde. Orsini demandait encore à. Pinelli (lettre XtX) un recueil astronomique, qu'on peut rapprocher d'un seul ms. de ['Inventaire, M. G. 134. Ce volume du xv° siècle, aujourd'hui coté 1411, commence parIes'~u~tOYvm~txa d'Adamantios et contient divers traites mathématiques; mais il a 179 ff. de papier (Pie JX), et il faudrait admettre une erreur dans l'index de Bembo qui décrivait le sien in mem~rftKts.
6. Sera décrit à la fin du chapitre. Sur ce ms. de Xénophon chez Bembo, et sur t'Aristote, v. plus haut, p. 105, note 2.
sur la présence du 424 dans l'Inventaire au milieu de manuscrits qui viennent certainement de Bembo et particulièrement entre deux volumes importants, l'Aristide et le Métochita. Si cette supposition est exacte, comme l'importance philologique de ce texte est analogue à celle du Pindare, on voit quelle magnifique collection grecque figurait chez le cardinal Bembo. Pour le Lucien et l'Aristote de Bembo entrés chez Orsini, je ne peux les reconnaître avec certitude parmi les divers manuscrits de ces auteurs Un volume qu'il serait intéressant de retrouver, porte chez Orsini le n° d32; il contient Théocrite et Hésiode scholiés, avec des notes autographes de Bembo il n'est pas entré à la Vaticane 2. Enfin, deux manuscrits, dont l'un surtout étaitdesplus considérables deBembo, peuventêtre identinesavec certitude. Un très gros in-folio de Denys d'Halicarnasse, le 1.300 <~M. G. 14>, est évidemment celui dont il est question dans les négociations entre Torquato Bembo et Orsini il a les titres en onciales et doit être rapporté au ix'' ou au x° siècle °. Le d36S <;M. G. d28~> porte à la fin la signature autographe Petri /?eMt&t; il contient les éléments astronomiques de Théodore Métochita avec des scholies de Jean Chortasmène, et figure aussi dans la correspondance
1. Je ferai toutefois, à propos de Lucien, une observation analogue à celle qui vient d'être faite pour le Xénophon. Si l'on examine les numéros de )'[nventaire qui suivent le n° 122, on s'aperçoit qu'il y a toute'une série de manuscrits correspondant à celle que nous savons avoir figuré chez Bembo, et qui a été acquise par Orsini en 1582. De plus, nous identifions presque avec certitude les n°s f23 et 125, et même 124 et 128. Les n°~ 126127 qui comblent Jes vides sont des mss. de Lucien; l'un d'eux vient de Bembo, peut-être tous les deux. Ce sont aujourd'hui les 1325 et 1322. Sur le 1322 <M. G. 127 >, v. plus haut, p. 173. Le 1325 < M. G. 126 > est un ms. du xv<' siècle, de 329 ff. pap. (2 vol., Pie IX), et contient cinquante opuscules de Lucien, en commençant par le Pa?'fMt<e et finissant t par le LMcù<s, sans aucune des grandes séries de dialogues; it y a des scbotiesmarginates de main récente,ptusabonda.ntes dans le premier volume que dans le second.
2. It faut peut-être rapprocher de ce ms. des scholies latines sur Théocrite décrites par Pinelli, sous )en° a', le 21 août 1575 (lettre X de l'Appendice 1.1), et pour lesquelles, du reste, je n'ai pas constaté t'entrée'chez Orsini.
3. 319 ff. parch. mesurant 32X 23 cent. (Pie IX).
4. 386 H', parch. (Paul V). Timbre de la Bibliothèque Nationale. Le f. de garde est tiré d'un ms. juridique du xiv siècle. En tête est un feuitlet de papier contenant un éloge de Ptolémée et de Métochita (lix'~ct <rot ~ctp' epLou 'iMCfvvou S[o<Mxc<).ou ToO XopTccip.Evou); f. 5, T7t<'0~'H't ;Ue~OC/t!<(tf e<e?HeK<oyMM ~h'oMMMM)'Mm ep!(omt; cum notis et ~'fp)'<~<tOtM&!<s /MKHM Chortasm<;)t' .s/M So<?<rt (figures marginales et tableaux). xV-x\'i° siècle. Acquis en 1582; cl', les lettres XVIH et XIX de l'Appendice 11.
Il nous reste, dans le 1347 <M. G. 71 > un témoignage plus précis des travaux d'helléniste du cardinal Bembo, peu porté d'ordinaire aux études grecques il s'agit d'un dictionnaire géographique en cette langue, avec renvois aux passages des auteurs, composé sur les notes de Bembo par Fulvio Orsini luimême, en 1S84. C'est du moins ce qu'atteste la souscription autographe TeXoç 'rou TtpMïcu T~p-KTo~ TOT~Ypa~aç x<M Xe~txoS TM~ MCp.KTM~ eO~M~ T!:6X6M~ O~.M'~ TMTK~.M~ CuXXa~Qe~-CM~ T:pM-CO~ SX. MKtpopM~ ptêX~M~ XxT~M~ Te x<x'~ ~X'~tXM~ UTM II&Tpou ïou Be~ëou
XKpS~~XëM~, SctSpO~ B~tCt~OM'CM~ XN':6( CTO~ë!cVKp0~tC6UT!CpMT6pC~ T~
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etXo<70~~ ~E: (X~O Kup{6U Y~eo-SM; ~XtOC'!M ~M1:<XXO!7M<?1:M T:M'CY}XOC"TM TeTKpTM, ~0~ JJ.OU~U~M~OÇ TeTtXpTT] 6~ SsXK 'I:7TM~ OTt Te: O~O~KTK 0'OCM~ a: M~ TU~KY'~O~ T!X!i'C<XO B~j~So~ XK'Ce)~ S~ TO C'U'/ëT!T:MO~ XX'i ~o 6'j~Tt-rcTepo~. La copie d'Orsini est très élégante. Le reste du manuscrit est aussi de sa main c'est une série de transcriptions de textes grecs, où plusieurs apocryphes gardent le titre qu'on leur attribuait encore au xv~ siècle. Il y a le fragment du livre XV d'Athénée, découvert chez le cardinal Farnèse. Orsini fit sans doute connaître ce fragment à Muret et Muret en transmit le texte à Guillaume Ganter~ Celui-ci le publia en 1S64, dans ses ~oo~e lectiones'; la copie d'Orsini et probablement l'ensemble de notre recueil ne sont pas postérieurs cette date.
1. 254 ff. pap. rel. ant. aux armes d'Orsini (avec quatre fleurs de lis aux coins des plats. Miscellanées formant des cahiers distincts, tous de la main d'Orsini f. 1, n~pt [L&rpmv xcA CTaOp.&v Bmpe~ou f. 7, 'Ap~t~Bouc ')rep\ TMV SoC(Tt EStTTCtjt~mV f. 12, Ax~MTptOU ID.OUTKp~OU j3[8~[MV T~Va!; f. 20, 'AOTi~atou te'. Puis viennent uu grand nombre de textes grecs les .P<M<<M'a~<'s de Longus (f. 51), l'Hymne de Cléanthe (f. 84) [cf. notre p. 39'], des scholies sur Corgias (f. 101), un fac-similé de calendrier antique (f. 222), les épîtres de Diogène le Cynique (f. 233), la lettre d'Isocrate à Archidamos (f. 252 V), etc. Au milieu de ces transcriptions figurent sept feuillets imprimés s contenant l'épître de Jean Lescaris à Pierre de Médicis, détachés probablement de l'un des exemplaires de l'Anthologie de 1494. Le Dictionnaire géographique occupe les If. H6-1T7 les têtes d'articles sont à l'encre rouge. –~Le ms. est cité dans les papiers d'Amati dont j'ai eu occasion de parler, Va<. /t<<. 9781, f. 271. Une bonne part est tirée de Stobée, et, suivant le témoignage même d'Orsini dans les Carmina IX /B?H., c'est au .F<M'KMMtMM& de Htobee qu'il aurait emprunté. Mais il a pu avoir communication du Leidensis, ms. d'Agustin. (V. Fabricus, éd. Harles, t. IX, p. 571 Graux, EMMMM, pp. 295-290).
2. V. Nolhac, La jB!'MM</t~ue <tK Humaniste, p. 33 (n° XLVII). Muret remit le fragment à Canter pendant son voyage à Paris. Sur un autre ms. d'Athénée, montré à Canter par Orsini, cf. Fabricius, t. VI, p. 607.
Le 1347 suffit à assurer à OasiNi une place dans les tables de copistes grecs'; mais il y a d'autres manuscrits de sa main, pai exemple une partie du 1346 < M. G. 33 >, collection d'ouvrages astronomiques", et tout le 1344 <;M. G. 70>, index ingénieuse.ment construit pour les œuvres complètes d'Aristote'. Rappelons encore les corrections autographes aux Décrets du Concile de Trente, par Devaris, dans le 1330, la plus grande partie du 1393 et du 1415, déjà signalés en parlant de Gaza et de Constantin Lascaris, enfin les manuscrits 1, 3, du 1416, qui a été décrit à propos du copiste Onorio. Les 1.418 et 1419 correspondent à deux parties du n° 113 de l'Inventaire* la première est une copie du fragment de Dion Cassius d'Orsini, et du fameux texte De legationibus envoyé à Orsini par AntonioAgustin"; dans les marges et les interlignes sont des corrections et, pour deux auteurs, des rapprochements faits par notre savant; sur Polybe ces rapprochements sont des passages de Denys d'Halicarnasse et de Tite-Live sur Dion Cassius, de Tite-Live seulement. La seconde partie, le 1419 contient le manuscrit autographe des notes d'Orsini, qui ont été imprimées par Plantin dans l'édition de 188~.
1. Sur ses premières études d'helléniste, cf. ce passage de la lettre à Valori, citée p. 166: « Nette [cose] greche ho hauto maestri della natione istessa et de' primi. »
2. 222 ft'. pap. rel. ant. aux armes d'Orsini. F. 1, Phénomènes d'Aratus (avec un commencement de collation); f. 180, Aristarque; 207,HMt'mon.tf d'Euclide (avec corrections nombreuses et collation d'un ms.). 3. 537 ff. pap. (et non 555 ff. comme dit l'Inventaire) rel. ant. aux armes d'Orsini. Cet index est en deux parties: la première (ff. 1-50) comprend tous les mots de la langue d'Aristote par ordre alphabétique, avec des renvois aux ouvrages par des lettres conventionnelles correspondant à une table spéciale; la seconde partie contient un index particulier pour chaque ouvrage d'Aristote avec l'indication de tous les passages où figure le mot. Les deux tables se complètent. on cherche le mot dans la première pour savoir s'il est dans Aristote, puis on se reporte à l'index spécial du traité ou des traités indiqués.
4. 239 et 108 If. pap. (Pie VII).
5. V. pp. 46-48. Cr. pour la copie de Dion et les corrections d'Orsini, l'édition critique d'E. Gros, Paris, 1845 sqq.
G. Aux travaux grecs d'Ursini se rattache le Ptt~'MM ~r. 1751, que m'a signalé M. Leg'rand; la première partie du ms., due à Jean de SainteMaure, copiste qui travaillait à Rome en 1593 et 1594, porte la souscription Suivante 'E~.SMO'~ a~AOtV NVT~pK~O~ ~KpX TM X'Jp!M 'to'jXëim TM 'OupfTi~M EiCtCrM~Ojie~OtV O~OtOtV TMOS, M; 6pX~. 'IMC(V/Y); 0 X(X'/XTN[tX'Jp'X; Ku'!tpt0~ 6 NVT[Ypccta;. Le texte est le catalogue des œuvres de Plutarque, par Lamprias [cf. V(~. 1347, f. 12]. Le copiste a mis en marge des corrections d'Orsini, indiquées ainsi D. Ft<<u<Mt; e-; c(Um Ypc< cf. Fabricius, Biblioth. gr., éd. HiU'Ies, vol. V, pp. 159 sqq. Alontfaucon qui donne la souscription
Quant aux imprimés grecs corrigés ou annotés par Orsini, ils sont extrêmement nombreux, et l'Inventaire ne les a pas tous notés Voici ceux dont je peux indiquer la cote actuelle I. G. 48 (auj. A. 21 in-fol.), qui est le Plutarque dont il a été question au sujet de Leonico Tomeo; I. G. 60 (.1.10 K-8"), Sophocle d'Alde; I. G. 63 (A. 18~ <M-8°), Anthologie d'Alde avec l'exlibris. <~c'jXê(f:'j Tau'Oup<7Mou x-n~x xxmo~~ G. 78 (~. 40 et 40~ in-8°), Iliade et 0~/ssee d'Alde, surchargées de scholies et de gloses latines interlinéaires; I. G. 76 (~. 20" M!-8°), second volume de l'Euripide d'Alde, ne portant des no tes qu'au Rhésus et aux Troyennes; -:1. G. 77 (A. 19 in-8°), les deux volumes de la même édition, avec corrections et variantes de mss.; I. G. 80 (VIII. R. 4. 39), Pindare de Callergi, imprimé à Rome en 1818; le texte porte des variantes manuscrites, les catenae, de simples renvois marginaux au titre l'ex-libris d'Orsini" 1. G. 83 (~4.197" !H-8"), Quintus de Smyrne d'Aider I. G. 90 (armoire 343, M" 73), Diodore de Sicile de Henri Estienne (1559); I. G. 98 (V/ R. 4.14), Aristophane des Giunta (1S28)'. En terminant la description du fonds grec d'Orsini, je dois parler des manuscrits les plus anciens de sa collection et de ceux auxquels, à ce titre, il attachait le plus de prix. L'Inventaire nous apprend à ce propos que la science paléographique d'Orsinij était beaucoup moins assurée pour les manuscrits grecs que pour les latins. Il date sans hésitation un très grand nombre de ces derniers pour les premiers, il est moins affirmatif. Il risque bien eà et là quelque opinion précise, comme pour cette ~Ae/or~Me~d'Aristote du 1340 <M. G. 6S;>, qu'il déclare âgée < ~~î~ di 500 anni ?, et qui n'est pas antérieure au x;v° siècle* mais, en général, il se borne à dire K&ro 6M!(Pf[!a<'o</r. groeca, p. 91), lisait un ex-libris d'Emm. Margounios, qui a dû disparaître à la reliure sous Louis-Philippe, car je ne retrouve plus. 1. Lire l'Inventaire sous les n"' 26, 59, 60, 63, 67, 68, 73 à 77, 79, 80, 82 à 99. D'après Rainaldi, les n' 26 et 93 ne sont pas entrés à tn. Vaticane. non plus que le n° 81, qui était peut-être dans la série annotée par Orsini.
2. Reliure mosaïque très fine.
3. Sur la garde est collée une êpigramme E!; poEo<rmYjj~ '!tKw suMEs;. 4. La même édition cotée A. 197 à la Vaticane a appartenu à Sirleto, qui avait légué par testament à cette bibliothèque tous ceux de ses livres qu'elle n'avait pas.
5. Belle reliure. En tête de l'épître dédicatoire, je distingue une signature effacée ~m<oH! .M~es?y.
6. 199 ff. pap. (Pie IX). Deux mss. distincts a) F. 7, ;Aristûte (de deux mains); /;) f. 43, commentaire sur lit nMo)'!<p<c, d'Etienne de Byzance.
chissimo j-, et l'on ne saurait trouver à reprendre dans cette vague qualification.
Au n" 1 de sa bibliothèque, Orsini assigne douze cents ans, et au n° 3, mille ans. Ici, l'écart entre son appréciation et la vérité n'est pas excessif. Les deux manuscrits sont en belle onciale: il est facile, je crois, de dater l'un d'eux,le 1291 <; M. G. 3 >, et l'on ne s'explique pas qu'Orsini n'ait pas vu la liste d'empereurs byzantins qui aurait rabattu quelque peu de ses prétentions il appartient, sans aucun doute possible, aux premières années du ix° siècle'. Le 1288 <;M. G. 1>, qui a l'honneur d'être exposé dans les vitrines de la Vaticane, est d'une écriture plus ancienne encore'. C'est un célèbre fragment de Dion Cassius, commençant t au livre LXXVIII, 2, et finissant sur un passage du livre LXXIX, 8'. Je ne m'attarderai pas à décrire ce manuscrit; on sait qu'il a trois colonnes, mais il a été rogné de telle manière, qu'il manque dans chaque feuillet, au recto la moitié de la troisième colonne, au verso la moitié de la première. L'encre, en beaucoup d'endroits, a rongé les lettres, qui semblent découpées à jour, et l'aspect du manuscrit est tellement vénérable qu'on comprend aisément le respect avec lequel Orsini l'avait mis en tète de sa collection grecque. Nous avons vu dans le Denys de Bembo (Vat. 1300), du x° siècle, un beau spécimen de très ancienne minuscule. Notons enfin quelques autres manuscrits antérieurs au xme siècle que nous n'avons pas eu l'occasion de mentionner '1324 <: M. G. 62 >, Lucien du xf-xn° siècle' 1391 < M. G. 42>, œuvres diverses de Libanius et de Théophylactos Simocatta, transcrites au xn° siècle et d'une main fort élégante 1. V. P. 169.
2. 12 ff. pardi. avec un 13e écrit d'un seul côté et d'une autre main; reliure ant. de cuir vert, fermoirs perdus. Timbre de la Bibliothèque Nationale. Collationné par I. Bekker; cf. l'édition d'E. Gros, t. 1, p. xut.
3. Orsini dit que son fragment contient les livres 79 et 80 incomplets; or, le titre et le sommaire du livre 79, sont au bas de la page 20. 4. 129 ff parch. rel. ant. Au dernier feuillet, mentions grattées. J'ai décrit ce ms., incomplet du début, dans la Revue de Philologie, année 1884. p. 149.
5. 24 If. parch. couvert d'une feuille de parch. Ornements, titres et init. à l'encre rouge. F. 1, Libanius, Bo'j).Eu~-x ToO fn~au f. 6 V. 'Ems'io).[jLtio[ ~otpKxr~ f. 10/Théophv)actos, 'U~N)~i;ToOotx)-6Y°' 14, 'II 6. T'~ M'JTEpK; tXXpOMSM;; f. 14 V, 'E!tfS'TO).C([ ~0:X~, NYpf)tXiX~TX~[XK:. Ce joli petit volume (182 X 1~5 mill.) n'est qu'un fragment d'un ms. plus complet; en effet, une pagination récente dans la. m.irge inférieure, va de 66 à 89.
'1297 < M. G. 9 >, un Aristide entouré de scholies 1 –13~9 <M. G. 41 >, Achille Tatios, du x)i" siècle, restauré par Onorio ` 1335 <M. G. d24>, un Xénophon donnant l'un des deux meilleurs textes de la Cyropédie 3.
i. 413 ff. parch. rel. ant. estampée avec fleur de lis a) f. 1 Eloge -de saint Grégoire, par Th. Métochita (xn" siècle); b) f. 11, Gorgias de Ptatpn (xv° siècle) c) f. 34, discours d'Aristide (xn'' siècle). Des schotiesen forme de cafenae accompagnent le ms. c, le plus intéressant du recueil; elles sont rares et ordinairement de main postérieure à partir du f. 282; f. 384, dans un blanc, une main moderne a ajouté le npMgeuTtxb; Ttpb; 'A~tM~ot. Titres et ornements à l'encre rouge, comme pour le ms. et 47 quaternions numérotés à l'angle du haut; le dernier a été rempli au x?" siècle, par Ho~M~f); e~ Kwc(t')'~po~ xe(t Ee().).~ctx< (f. 408 v°, texte utitisé par M. H. Hinck). 2. 69 ff. parch. (Léon XIII). Lettres et ornements rouges rehaussés d'or. Quelques scholies en petite onciale. Premières marges refaites. Cf. les Prolégomènes de Fr. Jacobs, pp. Lxxxm-iv. C'est, sansdoute, d'apres'ce ms. qu'Orsini songea à publier !e texte alors inédit du roman grec. Le fait nous est révélé par la Con'MpOH~fmce de Plantin (t. II, p. 45); l'imprimeur anversois écrit à Orsini « Achillem Statium (s.ic) de Amoribus Leucipes et Clitophcntis, si descriptus est, velim cum tua prefatione nostris sumptibus ferendum cures. Quod si feceris, dabo primo quoque die operam ne tuae honestissimae Yotuntati defuisse videar. » (Mars 1569. Cf. t. I, p. 313, lettre du 4 juillet 1568.) L'édition princeps est seulement de 1601 (Heideiberg, e.):. off. CommeKmMKc).
3. 246 M', parch. (2 vol., Léon XIII). Il y a des suppléments du xiv° et du. xv" siècle la partie du xu" siècle commence au f. 69; elle porte quelques scholies contemporaines en onciale. V. le travail de M. Schenkj, cité par Graux ~scMt'M/, p. 169). Il n'est pas impossible que ce soit le Xénophon de Bembo, que nous cherchions p. 184.
LE FONDS LATIN
BIBLIOTHÈQUES ANTÉRIEURES AU XVI" SIÈCLE
Le fonds latin de Fulvio Orsini renferme, en plus grand nombre que le fonds grec, de ces manuscrits que leur beauté, leur antiquité ou leur valeur philologique rendent célèbres parmi les lettrés. Quant à l'illustration de la provenance, les séries latines recueillies par le bibliophile romain ne le cèdent en rien aux séries grecques. Sans parler des restes précieux de la bibliothèque de Pétrarque, les principales collections que nous allons rencontrer sont celles de Poggio, de Philelphe, de Pomponius Laetus, d'Ange Politien, d'Antonio Panormita, de Colocci, de Bernardo et Pietro Bembo. Sur ces grands érudits et sur d'autres moins illustres, on trouvera chemin faisant dés renseignements inédits.
La plus ancienne bibliothèque qui soit mentionnée par Orsini remonterait au xm° siècle. C'est celle de Nicolas H!, qui fut pape de 1277 àd280; c'était Giangaetano Orsini, et l'on ne peut douter que Fulvio n'ait recherché avec soin tout ce qui se rapportait à ce glorieux membre de sa famille. Malheureusement il n'y a pas apporté toute la critique désirable. Voici, par exemple, un manuscrit qui est certainement du xiv" siècle et qu'il n'hésite pas à attribuer à la bibliothèque d'un pape du xnr" siècle C'est le V~. 3247 <;M. L. dl2~> contenant les lettres Ad familiares de Cicéron, copie qui doit être rapprochée, pour la date, de celle qui fut faite pour Coluccio Salutati. La première page est encai. Le lecteur est prié de se reporter, pour chaque manuscrit, aux indications de l'Inventaire et de se rappeler les observations générales en tête du chapitre V.
drée d'un ornement d'or riche et très artistique; au bas sont les armes des Orsini, surmontées du chapeau cardinalice qui a trompé Fulvio; elles sont répétées trois fois, en plus petit, dans l'encadrement où figurent aussi les ours. Le manuscrit doit avoir appartenu au cardinal Giordano Orsini s en tout cas, il ne saurait remonter Nicolas III. Le 3242 correspond à un manuscrit de Cicéron <~M. L. 103~> indiqué dans l'Inventaire comme ayant appartenu à Nicolas III' une observation scmblable s'y applique il est du x~° siècle seulement, et tout souvenir d'un Orsini, et même de Fulvio en a disparu. Ce qui semble pourtant autoriser à rattacher ce volume à la bibliothèque du cardinal Giordano, c'est qu'il parait figurer, comme le précédent, dans l'inventaire fort ancien que nous en possédons et qui a été publié par Cancellieri; on y trouve en effet .E'p:s<c~e TM~M et Tulius de Ma~Mra <~eo?*M~.
Les bibliothèques latines du xiv" siècle que je puis nommer ici sont celles de Benvenuto d'Imola, de Pétrarque et de Boccace. Le célèbre commentateur de Dante à Bologne, BENVENUTO RAMBALOf, d'Imola, mort en 1391, aurait, suivant Orsini,'annoté un Apulée complet du xiv" siècle, le 3384 <M. L. i02~. Outre les marges qui contiennent des scholies et des leçons, les gardes ont des notes de deux mains distinctes; l'une d'elles serait celle de Benvenuto, d'après cette tradition qu'il ne m'a pas été possible de contrôler. En témoignage du goût d'Orsini pour cet écrivain, observons qu'il posséda sur la Divine Comédie ( Purgatoire et 1. 175 ff. parch. (Pie IX). Quelques jeunes çà et là indiquent un déohtffrement insuffisant; on sait que la question des premiers mss. connus des lettres de Cicéron a été traitée par Thurot et MM. G. Voigt, Viertel et Ruhl. 2. Ce prêtât (f 1438) fut un bibliophile distingué; il légua, pour l'usage publie, ses livres estimés 8000 ducats (Alonzo Chacon, V!<oepoKf! ed. nova, t. !I, col. î20, Marini, A!'cA?'a<t, t. II, p. 132). C'était Ic propriétaire du célèbre Codea; Ursinianus de Plaute, auj. Vat. 3870.
3. 77 ff. parch. (Pie IX). F. t, De Hahtrs ~eo'Mm; f. 44, De f~t~na~ose; quelques lettres ornées, accompagnées de demi-fleurs de lis superposées' et alternativement d'or et d'azur.
4. De Mcn'tarns veteris Basilicae Vaticanae liber f,_Rome, 1786; pp. 910 (col. 2) et 913 (col. 2). Le Plaute est désigné ainsi à la p. 912 Plautus cOMtct<s et SMM< comedie. Le Térence de la basilique de Saint-Pierre est probablement indiqué par Terentius in comediis (p. 907). C'est dans )e travail de Cancellieri qu'on trouve le plus de renseignements précis sur la collection du cardinal Orsini, qui fut annexée, à sa mort, à celle de la basilique-de Saint-Pierre (pp. 891-895). Elles ont subi depuis diverses mutilations, qui expliqueraient la présence de ces volumes chez Fulvid..
5. 1P.7 ff. pap. (Pie IX.) Note du xvie s. Liber Benvenuti Imolensis. Ms. vu par Scioppius en 1600 (cf. Burmann, SyM. epist., t. II, p. 52).
Paradis) dans le texte latin, et en double exemplaire, deux parties de son Commentaire; on les trouve aujourd'hui dans les manuscrits 3437 et 34~8 <:M. L. 205 et 206 > Fulvio parle aussi de Benvenuto, dans une lettre à Pinelli, à propos d'une acquisition de ce commentaire faite en lo84, et qui pourrait se rapporter à nos volumes".
Je renvoie au chapitre des manuscrits en langues modernes l'examen de plusieurs volumes latins venant de Pétrarque et de Boccace, pour classer dès à présent ceux qui proviennent des humanistes du xv" siècle. Trois manuscrits d'Orsini ont été écrits par Poocio BRAcctou~t. Le premier, de petit format, exécuté sous l'antipape Jean XXIII, c'est-à-dire de 1410 à 141S, contient les Académiques (II) et le De ~e~'&MS de Cicéron; c'est le 3245 <M. L. 152~. Il fut offert à Bernardo Bembo, lorsque Poggio exilé vint lui demander l'hospitalité, et ce fait historique intéressant est attesté par une curieuse lettre de Giacomo Poggio, le fils du grand humaniste, placée à la fin du manuscrit, et dont la transcription suivante respecte l'orthographe <3Merere<M7' A~M~ iniuria Poggius pater se patrijs privari ~t'&MS et asilio /)!eK~'ss!'nto ~es</<Kt, H! facile perciperet se in amp~s~s~ remper nobilissimant /<'<M!!7!6:)M a prestantissimo equite Bernardo Bembo cooptar~. QMOc~ CMm equo animo ferat, sMsczpe eM~ ut te dignum est. N'oses e?~ non ï'M~?'û;<Ms p~'e~e~ cMN~ phylosophiam et leges a Cicerone editas, a se vero /oAsKHM XXIII pont. tempore scriptas, s~ëra<. Vale. ?"MMS /sco6tM Po~t'Ms Florentinus. Le texte a été revu par Poggio Bracciolini lui-même, qui a mis aux marges ses corrections On voit aussi quelques notes de Bernardo Bembo mais c'est surtout la fine écriture 1. 120 ff. et HC ff. ;)ap.(Pie [X). Incomplets l'un et l'autre; dans !e34:!7, le 8" f. doit être mis en tL'te (fin duxvf s.). Cf. pour te second exemptuirt'~ les n' 59 et (M df! rAppdidice
2. A/K~t'os. D. 422 !H/ Lf'ttre ()u t.4 septembre 1584 « M'e e~pita.to qui un volume di Benvenuto da hnota. tatino sopra. il Purgatorio et Paradisio d'
Daute. Et se itCad:).[diuo,che hasopra t'Interno, meneaccotumodasso,poiciie
lui hài! volgare integro, harrei questo commento intègre et di scr'Hura di (luelli tempi. o La date de l'acquisition me laisse croire qu'on peut identifier cet exemplaire aussi bien avec celui de l'Appendice I, qu'avec nos volumes du Vatican.
3. 70 ff. parch. (Pie VI). Titre ancien sur la garde DE. LAu. pmE. DE. LEGIB. F. 1, AM~. p~<. LMCMMMi, (sans titre) f. 31, De ~;6Ms. Après le dernier mot du livre III Deficit /tMis.
4. Le fac-simité de l'écriture de Poggio, que je donne aux planches (no II) et qui est emprunté au f. 63 du manuscrit, offre une correction originale les autres sont de Pietro Bembo.
NOLHAC. FULVIO OHS~'f. l3
du cardinal Bembo qui s'est glissée dans toutes les marges, relevant les termes du vocabulaire de Cieéron, ou transcrivant en caractères grecs les mots de cette langue écrits par Poggio en caractères latins.
Les deux autres autographes de Poggio, contenant la troisième et la quatrième décade de Tite-Live, sont de grands et magnitiques volumes de parchemin, avec la première page richement encadrée dans le goût tlorentin et ornée de fines miniatures. Ils comptent parmi les plus riches d'Orsini, et rappellent beaucoup les beaux manuscrits exécutés pour les Médicis, qui font l'orgueil de la Bibliothèque Laurentienne'. Le blason qui figurait au bas de l'encadrement a reçu une épaisse couche d'or qui le rend tout à fait illisible; tout ce qu'on peut constater, c'est qu'il est le même dans les deux frontispices, au 3330 <M. L. 76~ comme au 3331 <;M. L. 77> Celui-ci a quelques notes marginales où je reconnais l'écriture de Bernardo Bembo; les manuscrits doivent donc provenir de sa bibliothèque. Remarquons que Poggio a copié la quatrième décade en 14S4 ['1483], par conséquent avant la troisième qui l'a été en 1458, comme l'indiquent les so uscriptions'. On peut supposer sans invraisemblance que ces manuscrits sont ceux-là même que Poggio vendit pour s'acheter une villa à Florence 5.
Nous avons déjà rencontré dans le fonds grec la bibliothèque de FRANcois PfULELpHE (F. FILELFO), à propos d'un Xénophon exécuté pour lui"; nous devons y joindre, d'abord un autre 1. Ils sont plus beaux que la 1''° Décade de Tite-Live exécutée pour les Médicis (auj. exposée dans les vitrines de la Laurentienne), et comparables a la C<M de Dieu de saint Augustin (id.).
2. 253 fl'. parch. (Pie IX). Sur la garde, une note postérieure indique qu'il aurait été vendu ou estimé treize ecus.
3. 1Q6 ff. pareh. (Pie IX).
4. Le format des mss. a engagé Poggio à écrire en caractère très gros, au lieu que celui du 32-45 est très fin à part cette différence, l'écriture est bien la même. Voici les souscriptions, qui sont en lettres capitales –3331 Dec ;/)«<M.<. ~B. Explicit 'Tt~LtOHPatauM: /H's<o)'M~)'ap/Hd!e bello Mftcedf))H''0. Die fn"t (!HM<Htt AT". JSMJ; 3330 Finis. Deo (/)'a<MM. V~ idzis <ttM)J. (.'(:'CC° LV. r.B 'T.J..P. hist. de 6eKo Ca'M~tn. M6er X M'ph'Ct~.
5. Le fait pst rapporté par Panormita, dans une lettre.. au roi Alphonse « Is [Poggius] ut villam Florentiae emeret, Livium vendidit quem sua manu puteherrime scripserat. » V. l'anecdote mise en lumière par Bayle dans son Dictionnaire, à l'article FaKOt'm<((: (note F), et par Drakenborch, éd. de T~te-Live, t. VII (1746), p. XLVL Orsini cite le ms. dans ses Frctg'HMKta /u'.s<Wi'cot'UM; v. plus haut, p. 110.
6. Cf. p. Ho. Je signalerai dans un autre travail des manuscrits origi'
Xénophon, le 1337 <;M. G. 122;>, qui a été transcrit par Philelplie lui-même, et qui porte sur les gardes et sur la première page des notes latines de sa main', puis l'intéressant Servius 3~5t <~M. L. 4~>. C'est un beau manuscrit du commencement du xu° siècle, qui contient aussi le texte de Virgile et sur lequel, ça et là, l'auteur de la <S'/br.2M~e a écrit des vers gr~'cs d'Homère, de Musée, d'Orphée, etc. Après le dernier vers de l'Enéide, se lit cette mention autographe Francisci Philelphi ~er'. C'est par une erreur d'Orsini que le 3317 <( M. L. 27 > porte sur sa garde la note de l'Inventaire relative au 3251 ~}'7ïo con ~e?'u!'o antichissimo, cAe fit de F~e~pAo, m~er~aMeKa in yo~o. Ce second Servius ne contient pas le texte de Virgile et n'a jamais appartenu àPhilelphe; c'est du reste un manuscrit d'une haute valeur; en écriture lombarde, qu'on peut faire remonter au début du x° siècle, et qui s'arrête malheureusement au vers 4'1 du livre II de F~KeMe~. Il fut prêté par Orsini à Girolamo Colonna, pour servir à ses commentaires sur Ennius' Orsini en parle aussi parmi ses notes à Servius, dans son recueil imprimé en '1587: il y signale trois manuscrits de Servius, l'un à la Vaticane, provenant de Colocci, les deux autres chez lui, l'un provenant de Philelphe, qui est certainement le 32S1, l'autre écrit en naux de Philelphe. Une bonne part de la collection du célèbre professeur estàtaLaurentienne; cf [Aaxiani~, Dc~< ~<6/;o<<cf<e~<ceo-LaM)'eMZMKff, Florence 1872, p. 7, Bandini, C«~ M'M.ffec., Florence, 17C4-70, et les recherches citées ailleurs de M. Enea Piccolomini.
1. 157 ff. pap. (Léon XIH). Lettres ornées. F. 1, R'<6/t'/H(; (/ if; f. 11, C'<op'f. On a collé sur la garde un papier portant les mots /)i<sco .W~ [F~c~o]. Rappelons que Philelphe est un des traducteurs de Xénophon. Cf. [D'Adda], Jn~i'nt, Ap/)t-M'< 1879, p. 10. 2. 179 ff. parch. (Pie !X). Le ms. est du xa<! siècle; 8 t'f. tombés ont été suppléés, deux au xtv" sièeie (1:30-131), six au x~ (84-85, 137 à 1.40), et ceux-ci sont récrits sur un Isidore du )x** siècle (Ot'ùtM, Met HI), lavé et lu par Mai. La marge assignée aux scholies de Servius, et qui comprend la bonne moitié de la page, n'est pas toujours remplie le copiste du x[u'' siècle y a placé des ouvrages moins étendus Priscien (Ptf)'<<<MKM Jf'f~ M)'.<MMm AeM.), les invectives apocryphes de Cicéron et de Salluste, les Cs<?/iH(f<)'M, ('~«MMe/tMS de Térence et le début de L'A~t'M, quelques chants liturgiques avec notation. Trois miniatures grossières aux premiers feuillets.
3. Lxxxfx tf. parch. rel. ant. de bois à la rose d'Orsini. Le n° 27 de l'Inventaire est bien sur la garde. Les If. !v-v ont été rajoutés au x[v~ siècle. Les XI quaternions sont numérotés. Les mots du texte de Virgile sont à t'encre rouge, et il y a des schoties margina!es contemporaines. 4. Cité par Burmann, préface à son édition de Virgile, t. 1 (cf. aussi sa p. 131). Burmann résume mal, du reste, le texte d'Orsini, qui ne parle que de trois mss. de Servius et non de quatre.
lettres lombardes, le 331.7'. Cdlui-ci est venu à Orsini de la bibliothèque dos Manuce; en effet, M. Keil a déjà remarqué quo le 3317 est bien le manuscrit de Servius, dont Orsini a tiré les fragments de Philargyrius sur les Cëo~~Mes qu'il a publiés en 1 S87, et dont il affirme dans sa préface la provenance de Paul Manuce". C'est d'Alde le jeune qu'il avait reçu le manuscrit en 'iS80, ainsi que l'établit une de nos lettres à Vettori du 2C février3.
Deux volumes latins attribués à la plume de NiccoLO PEROTT! sont chez Orsini sous les numéros 3334 <M. L. 13>< et 3~03 <;M. L. 68> Le premier commence par un abrégé de TiteLive portant aux encres rouge et verte la souscription Vocabis xoMMM HieMm Nicolaus Perottits. Le second manuscrit est moins soigné; il contient quelques grammairiens latins et Pétrone, avec des extraits d'auteurs grecs dans les marges et sur le feuillet de garde. Un autre autographe de l'évoque de Siponto figure dans la collection d'Orsini; c'est une lettre écrite de Pérouse, le juin 1476~. La main de Leonardo Bruni n'est pas aussi sure que le croit Orsini dans un fragment de ses traductions du grec qui se trouve à la fin du 3441 <;n" 13, M. L. 297;> mais il 1. Cf. plus haut, p. 52, note 3. Voici le passage d'Orsini intéressant nos recherches « Servius in duobus apud me codioibus emendatissimis, uno litteris Longobardicis exarato, aitero vetustissimo qui fuit Francisci Phitetphi. Quam lectionem, ut veram putamus, adducit nos primum libri pervetusti auctoritas [)es It<st], confirmata praesertim testimo-nio Servii manuscripti,qui fuit olim Angeli Colotii, nunc Bibliothecae Vaticanae. » (Not. ad C~ftoKem, p. 284).
2. Sur te 3251, et surtout )e 3317, cf. H. Keil, dans la ZetfscA)'~ für ~M AKc)'tMmstf:M., 1848, col. 548 sqq. Thilo, Beilr. zu}' A)'itt& der ScAoH«~<c;t des Ve)'<7tK.s', dans le Rhein. JfM~. XV (1860}; p. 219, et la préface a la grande édition de Servius, par MM. Thilo et Ha~en, Leipzig, 1881, t. J, p. LXXXIX. On ne saurait reprocher M. Keil de n'avoir pas discuté la provenance de Philelphe, tout à fait étrangère à. son sujet.
3. On la trouvera dans la correspondance annoncée p. 72. Il sera intéressant d'y comparer une lettre du 17 mars 1580.
4. c[.v ff. parch., rel. ant., marges refaites. F. cxx~tx v., Julius Grammaticus !Ëxsuperant.ius]. De Ma)':o et St/Ma;f. cxLvm,EpM{. C. ~M~M .esft)'<< (4); f. CL v°, lettre de Bessarion à Fr. Foscari. (BoKom.tt/t~. JM< 5. G7 ff. pap. encarté de paroh (Pie VI). F. 1, P. Rutilii LMpt sc&eHtftftt DMMoeff~ ex ~rnfco versa Pfosapodo~M (Hoc schema duobus modis)' f. t6 \°, Nomfutt Agu!~ R/t6<o)'cos; f. 31 v°, extraits du Sa~/ftcoM; f. 62 L. Appu/fit Peri Ilermenicis [sic], avec beaucoup de blancs. Lettres ornées.
G. V«(. lat. 4404, fol. 88 N. SypOKM~MS TbanKt Fe)'oMo cotBiM /MM~<ft'.
7. ff. 205-222 du ms. pap. Belle écr. florent. du xv° siècle. Incomplet, contient la fin de la trad. du Hto'OM deXénophon, et (f. 220) le commence-
n'y a aucun doute pour un autre célèbre Arétin, GiovANx; ToRTELLI (/oaKHes de 7'oVe/< I. 7"o~reK</Ms, /t?'e//n!f&). fl a tr.inscrit, dans le 3~37 <M. L. 89> le De oratore et l'~ra/o?de Cicéron, en y ajoutant plusieurs variantes. La souscription dit loannes ~re<mM~ absolvit viij. ~a~. /aKMa?'/6!.9. ~7CCCC~V// 6'a~a<o)'M anno. VeKe~'M".
Je ne sais si Orsini est bien en droit d'attribuer, comme il le fait, à la bibliothèque de Giov.-Ant. Campano le Suétone annoté 3335 <;M. L. 74> Une épître de l'érndit prélat au cardinal de Sienne, c'est-à-dire à Fr. Piccolomini, se trouve, il est vrai, sur le feuillet de garde Campano y parle du charme qu'il a éprouvé à relire Suétone; mais les armes qui figurent au frontispice ne sont ni les siennes, ni celles de Piccolomini. Le même écusson se retrouve sur un autre de nos manuscrits, le 3405 <; M. L. 79;>, qui contient les lettres de Pline Je jeune, le De tw?s ~Ms~'&M.? r.vec ratiribu'ion à Pline, et une /?ref~ a~o~o de e~MO~ Pliniis )~eroHe~s~M& o~<2<o~6M.s ex M:M/<~ A~c collecta per /oaKKeN: ~ansz'oKcrt'MM FeroMeK~em Ce Mansionari de Vérone parait être le copiste du volume, peut-être le propriétaire. Le ment du discours de Démosthène à Alexandre. En tète, delà. main d'Orsini, je crois /c<)<M?7! p:<<o ex ~'&?'o fy:Me MMn?t sxft se?"tp.< ~~n~~îM ,4;~iu.s ff~ L. Vu/sctMn, ut ca;<<!< f~)M'/ A. Co/tum H~m /iwc ~M« /0//M f.<t!< ea;ps'!M <;&?'0)'«M )'f<<t<M. Ce fragment vient, donc de Colocci, et c'est Colocci qui est t'aut.nrite d'Orsini.
1. 193 tf. parcti. fin (Pie IX). La souscr. est en lettres rouges et noires alternées.
2. La correspondance du savant secrétaire pontifical serait étudiée avro fruit dans fe V'<<. M. 3908 (lettres autographes de Lorenzo Valla, Guariro <tf Vérone, Gregorio Corraro, N. Perotti, etc.). Des copies de ces pièces se trouvent dans les Va<. 9065 et suivants.
3. Il l'appelle à tort cardinal; Campano tut seulement évéque de Teramo. 4. i50 If. numér., plus 80 ff. non num. parch. (Pie IX). Au f. de garde C'«;)p<mMS F. c«)'< Sf'netM't..RepfM KMp6'<' C. SMe<dn;t<;H. au dernier t'. S/u?!~ fe~MS M Xli Cttt;.<. Sommaires et notes aux encres de couleur dans les marges. Le frontispice, assez lourdement orné, porte t'ecusson De gueules à l'ours d'argent (?) grimpant sur une échelle d'or. Est-ce te t'c/M.s co~ca' de sa bibliothèque, dont Orsini invoque si souvent les teçons dans ses F;'a;/meK<a A:s<ortcO!'Mm? On sait que i'épithéte, dans sa bouche. est fort vague. L'autre Suétone de la collection, le n° 'S6; n'est pas plus ancien. En tous cas, il n'y a aucune raison de douter de )<). bonne foi d'Orsini, comme le fait C.-L. Roth (éd. de Suétone, Leipzig, 1871. p. xxvt), qui traite ses variantes de coMim'n~'CM.
5. 252 ff. parch. (Pie IX), rel. ant., tranches dorées et gaufrées. Écusson au bas du frontispice. F. 1, Lettres; f. 212, De t'M'/s; f. 250, B?'c~ anno~<<M, qui se trouve déjà sur les premières gardes du volume et de la main du scholiaste des marges. Celui-ci, parfois abondant, semble pouvoir s'iden-
,,r: i. "F" i. 1- .r",r; a., oo~
er avec le copiste lui-même et avec le schotiaste du 3335
nom de Campano appelle celui d'un autre ami de Pomponius Laetus, Bartolommeo Platina. Nous avons l'original même de l'intéressante vie du cardinal Giovanni Mellini, dédiée à CelsD Mellini par l'historien des papes; il est dans le 3406 <M.L.49> Parmi les autographes du même savant, qui n'appartiennent pas à la bibliothèque d'Orsini, je me permets de signaler en pasgant un manuscrit fort important pour l'histoire de la Vaticane, le 3964; c'est le registre des prêts de cette bibliothèque, inauguré par Platina et portant les reçus originaux, datés de tous les emprunteurs, prélats, humanistes ou ofâeiers de la cour pontificale. Les dernières pages sont du temps du bibliothécariat d'Aleandro, et contiennent, à la date de '1831, des reçus de notre Colocciet de notre Jean Lascaris. Dans la partie du xv° siècle, on trouve mention de divers volumes prêtés au grand professeur romain dont nous allons parler'. 2.
PoMpomus LAETUS fut exclusivement latiniste". En un temps où l'étude du grec attirait les esprits les plus cultivés d'Ha!ie, les travaux de ce grand pontife des humanistes se portirent uniquement sur l'antiquité romaine. Les textes qu'il a édités suffisent à indiquer ce fait; mais la composition de sa bibliothèque, exclusivement latine, en fournit une preuve nouvelle. J'ai été assez heureux pour retrouver une bonne partie de ses livres, la plupart mentionnés dans l'Inventaire. Ils doivent être rangés en trois catégories 1° les.manuscrits de luxe, écrits et scholiés de sa main; 2° les manuscrits de travail, écrits et ordinairement annotés de sa main 3° les manuscrits et éditions contemporaines annotés.
Les manuscrits de luxe de Pomponius Laetus ont été trans1. 27 ff. non numér. parob., rel. ant. Les ff. 1 et 3 ont des encadrements nrnes. Sommaires marginaux à l'encre rouge.
2. Pendant que ce travail s'imprime, le registre de Platina est utilisé dans deux importantes publications sur la Vaticane E. Müntz et Paul Fabre, La .Bt'Mf~/t~tM du t'o<c<!K ait xv° siècle, Paris, 1887; E. Muntz,La M;o/t. ~< Vatican au xvi° siècle, Paris, 1886. Les documents du temps rl'Aleandro sont textuellement reproduits dans ce dernier volume, pp. 67 sqq. Lo corps du registre l'est aux pp. 269 sqq. du premier travail; v. p. 272, pour tes reçus donnés par Pomponius.
3. On sait que les travaux de Pomponius Laetus, sur l'épigraphie et la topographie romaine, ont été étudiés par MM. de Rossi, Mommsen, Jordan, etc. Voir une bibliographie sur le personnage dans laRoma M<<'n'aMca, de M. de Rossi, t. I, p. 7; disons, en passant, que le ms. Am~fO~G. 285 !;)/ qui y est indiqué, ne tient guère les promesses du titre A~mot'M fH P. Leto fMf< stM acc<!(!e)HM. t'seco~s da< c<N' Fg~gWco Borromeo. Il y est, eu revanche, plusieurs fois question d'Orsini.
crits probablement dans sa jeunesse, à une époque où il avait besoin de gagner quelque argent par le métier de copiste. Ils sont d'une extrême élégance, d'un petit format, sur un parchemin nn et bien réglé, avec lettres ornées ou miniatures, enrichis presque tous de scholies marginales et de gloses interlinéaires, où les encres différentes se combinent d'une façon agréable à l'œil. Le plus petit et non le moins soigné, le 3~SS <;M. L. 't54~>, s'ouvre sur une jolie scène de labour, exécutée d'après une représentation antique; elle sert de frontispice aux Géorgiques, dont les marges sont couvertes de commentaires aux encres rouge, jaune et noire. Puis viennent les Calalecta, la vie de Virgile par Pomponius Laetus, les distiques en l'honneur de Virgile, r~e~ta et le ~aeeeKss mis sous son nom, etc. L'examen de cette collection ne manque pas d'intérêt pour se rendre compte de l'idée qu'on se faisait au xv° siècle de l'œuvre et de la personne du poète
Le 3295 <;M. L. 105 > contient Martial avec quelques scholies de première main. Pomponius l'a exécute, à mon avis, pour un membre de l'ancienne famille romaine des Vespi, dont le blason est peint au frontispice dans une couronne de laurier~. 1. 100 If, pareil. (Pie IX). F. 1, Geo~:ca; f. 47 vo, CaMec~! (Culex, etc.); f. 7C v°, M!'t. Pomponii de M<f< P. Vergilii AffM'otus succincta co//ec(M/ f. 78, Oct. Cues. AMgw< Aeneidos coHMMK<a<M et <!ppt'o6<'(<M; f. 79, distiques de Palladius, Asclepiades, Eusebius. Aemilius, etP.EM')/a~) SM'j M~m Aemi/tus,- f. 81, P. Ver~'Ht MttronM A~Hft; f. 95 v", P. V. Af. ~t<e;6)M$; f. 98 v°, CommeHdftfM SMt/toWM~t; f. 99, Rosae DertMe ~M<da?!<Mr. Miniature à chaque lettre initiale, Au v" du f. 100 Hic liber est He~WM IJMMey M/'t'fMCt'tptt D. C/ftMfhy ~?; au-dessous un grattage, puis tft'c H6e)' est Henrici .BttMe.y Romfm< (écr. du xvt" siècle). Cf. Ribbeck, ~.ppe?t(<!a; ~'OY/tHana, p. 37, et Baehrens, Poe<;(e ~tf. minores, vol. II, Leipzig, 1880, p. 18, qui observe que Pomponius devait, en outre, posséder un ms. contenant t'Aff?!«, la CH'is et incomplètement les Ca<<f<ec<a ~cf. la lettre-préface adressée à Laetus dans l'éd. romaine de Virgile de 1471).
2. Un fac-similé de l'écriture sur parchemin de Pomponius, tiré de ce Virgile, figure aux planches, n" IV. Geory. I, v. 467-471 (F. 11). 3. 161 ft'. parch. (Léon XIII). Ane. tranches dorées. Init. des livres rehaussées d'or; init. des pièces à l'encre bleue. Quelques scholies marginales. Dans la bibliothèque de Lorenzo Pignoria, léguée par lui au sénateur vénitien Domenico Moiini, il y avait, au xvn" siècle, un volume que Tommasini décrit ainsi « Pomponii Laeti autographum in Quintilianum, Martialem et alla eiusdem. » (B<o</tec<te P«~t);!K«6 mstae. Udine, 1639, p. 86.) 4. Bibi. i\'at. de Paris, ~a~. /.?.9~ (anc. ms. de Gaignières), 104: D'azur à trois croissants de gueules et une étoile de même. Dans notre écusson, il y a seulement, dans une disposition pareille d'azur à quatre croissants de gueules. Pour qui sait ]a facilité avec laquelle les pièces secondaires des blasons tombent ou se modifient, l'identification ne semblera pas douteuse.
Les quatre autres volumes de luxe que j'ai étudiés forment une série distincte et proviennent d'une même bibliothèque. Le caractère de l'ornementation est identique dans les lettres au début des livres, dans les enroulements de branches qui encadrent soit trois marges, soit deux de la première page et enserrent l'initiale d'or. Les mêmes' figures ornementales ou allégoriques entrent dans cette décoration, notamment un perroquet et un lapin. Au bas du frontispice, dans une couronne soutenue par deux amours sans ailes, est un écusson octogone portant d'azur au lion d'or à la massue de même'. Ce blason serait celui de la famille romaine des Mazzatosti. Je ne connais, je l'avoue, aucun membre de cette famille cité. au xv" siècle qu'il s'y rattache ou non, le possesseur de ces volumes fut un bibliophile distingué et un ami, probablement aussi un protecteur de Pomponius.
Les ouvrages transcrits pour ce personnage sont les suivants les Fastes d'Ovide dans le 3264 <M. L. 189 >% Lucain dans le 328_8 <M. L. 186> la Thébaïde de Stace dans le 3279 <M. L. 187>~ 1. Gratté dans deux des ms., mais reconnaissable par comparaison. V. Bib). Nat., J<a/. -1394. f. 74 (indique, par erreur probablement, un fonds de queutes) cf. n° 443 du recueil manuscrit de blasons romains de la Biblioth. de la Minerve, à Rome.
2. 96 ff. parch. (Pie IX). F. 1, ûermantco Caes. D)'MM CaM. F. P. Outf/)!M JVaso TempM'acMtH causis MtMM digesta per annum; f. 86 v°, calendripr romain; f. 90, un second avec le titre CohtMMMae annus. 3. 139 ff. parch. (Pie IX). F. 135 v, .Ep~apAttMK Lucani M. AtMt per Pomponium [;c]; suit une vie de Lucain et une table dés guerres civiles de Home. La vie de Lucain a été imprimée dans l'édition princeps donnée .à Home en 1469 par l'évêque d'Atéria et Pomponius, sous le nom de Pompo~M JH/'o?~MHa<M~; elle se termine ici par ces mots « Haec habui, mi Fabi, quae de Lucani ac patris nece ad te scriberem; copiosius scribent multi, sed diligentius pro tuo studio nulli; quare mibi satis est si tibi profuero. M Ce Fabius est Fabio Ambusto, comme nous l'apprend la dédicace du ms. suivant.
4. 198 ff. parch. (Pie IX), le plus petit de la série. En tête, une vie de Stace et de son père, insérée plus tard par Lilio Qiratdi dans ses biographies de poètes. Elle est ici dédiée à un fils de Flavio Biondo, évidemment f'asparo, indiqué par la lettre G. En voici le commencement et la fin, qui contiennent des détails intéressants K Pomponius &. S~. Nuper de Papinii Statii vita sermo fuit quae ignota. est ut aliorum fere poetarum. Blon')us pater tuus summa ditigentia mu)torum saecuforum historias in lueem r'duxit; ipse vero si non adeo diligens, eo quo potui labore de qua locuti sumus vitam perquisivi, nec patre in silentium dato m haec verba digessi. [Vie des deux Stace; Pomponius y mentionne les SMt)M :]. Hos ex omni parte corruptos multa vigilia et laudabiiiindustria Nicolaus Perotta Pontifex Sipontinus, in quo, ut mea fert opinio, tantum acuminis atque doctrinae ad interpretandum est quantum veteres habuerunt, emendat aperitque. Habes
Silius Italicus dans le 330~ <;M. L.188> Le manuscrit des Fastes ne porte de scholies qu'aux cinq premières pages celles de Silius s'arrêtent au feuillet 28. Le travail a été poussé beaucoup plus loin pour le Lucain, complètement achevé pour le Stace; ces deux derniers ont aussi des gloses interlinéaires à l'encre rouge. 11 ne serait pas inutile de les dépouiller. Les notes marginales d'encres diverses sont historiques, mythologiques, géographiques, éclaircissent les institutions, font des rapprochements littéraires. Au Lucain surtout, sont relevés des textes d'une grande étendue, tirés des historiens latins et grecs, ceux-ci traduits en latin. La beauté des manuscrits en fait des éditions de luxe et leur annotation a tout à fait le caractère d'un commentaire perpétuel
Le Silius offre des particularités intéressantes; il est le seul de la série qui ait conservé sa reliure ancienne, une des plus belles de la collection d'Orsini. Elle est en cuir vert plein, à tranches dorées et gaufrées le dos est à quatre nervures sans ornements d'or, et les plats sont décorés d'arabesques d'or posées aux petits fers quatre fermoirs s'adaptaient aux trois côtés ouverts du volume, qui paraît encore plus soigné que les autres. Ce qui appelle surtout l'attention, c'est une suite de dessins à la plume sur un cahier préliminaire de quatre feuillets, en tout semblable aux autres cahiers du manuscrit, et apparemment rempli à la même époque*. Les compositions non de filio tantum, sed et de palre quae legi; perquire tu, forte aliquid amplius adicies, nam elucubratio duorum maior est quam unius. Interea non minus hoc tegentibus suprobaveris quam quod de Lucano superiore anno Fabio Ambusto scripsimus gratum fore spero. Vale. » Suivent quatre distiques sur les Stace et un tableau de la descendance d'Inachus. 1. 4 If. prélim. et 184 ff. parch., rayé de 33 lignes à la p., rel. ant. Le plus grand de la série. Aux marges, scholies et sommaires à l'encre rouge; vers omis et leçons à l'encre noire. Pomponius a publié les PttttMjrttM avec une notice terminée par les mots « opus iam negtectum Pomponius recognovit, anno Domini MCCCCLXXI VI calendas Mai. Rome .» Cf. Delisle, Anc. MtpreMt'o?M de <n < ?'r'y. de ~ap~cs, dans les Afe~tH~es Graux, p. 288.
2. Voici la description sommaire de ces dessins f. A r°, blanc; A vo, Annibat à cheval; Br°,Scipionà cheva),dans une attitude oratoire, bien plus soigne que i'Anniba) et le meilleur des sept morceaux; 8 V, un ange sans ailes, les cheveux flottants, à genoux et paraissant supplier; C v°, une femme sur un char à deux chevaux, richement harnachés et sous un pavilton conique; elle porte une cuirasse et tient une sorte de javelot; C v°, Hercule avec la peau de lion appuyé sur la massue; D r°, copie d'un buste antique iauré, apparemment Scipion; D v°, l'écusson au tion, dans une couronne de fleurs et de fruits (inachevé).
sont relatives au sujet des ~'MK!M<°s et s'inspirent de l'antiquité à la façon des œuvres florentines du xv° siècle, de Ghirlandaio par exemple ou de Botticelli. Je n'ose prononcer le nom d'un de ces maîtres pour les dessins de notre volume, mais je crois que le goût florentin n'y est pas contestable, non plus que dans l'ornementation générale de tous ces manuscrits, et qu'ils mériteraient d'être étudiés au point de vue artistique~. De la collection de poètes anciens que Pomponius Laetus avait formée pour son usage personnel et pour ses cours, il ne nous reste qu'une traduction de l'Odyssée, 3299 <;M. L. 198;>\ et un manuscrit des Fastes d'Ovide, 3263 < M. L. 179 >, intéressant par son commentaire'. Les prosateurs sont mieux représentés. La vie d'Homère par Hérodote, dans la traduction de Pellegrino de Florence, a été transcrite par Pomponius, avec des extraits de Cicéron, de Poggio et d'autres traductions du grec, dans le 3441 <; n° 1, M. L. 421 > Après avoir écrit de sa main deux manuscrits des discours de Cicéron, Pomponius les a munis d'un abondant commentaire marginal, formé par adjonctions successives aux encres rouge et noire l'un, le 3229 <;M. L. '182;>, contient les .P/n~M~Mes, avec quelques prolégomènes de notre humaniste' l'autre, le 3233 <;M. L. 183 ~>, exécuté en plusieurs fois, commence au Pro Ligario et finit au Pro Cecina Nous avons témoignage d'un autre texte de Cicé1, A la série des mss. de luxe écrits par Pomponius Laetus se rattachent deux autres mss. de poètes latins, copiés par un de ses élèves, l'un de ses compagnons dans la visite des catacombes, Par</teKM<s j)fMM<<!MS Paulinus. Ce sont les JMf~tM de Properce 3274 <; M. L. 50 ;> et les Silves de Stace 3595 (ms. qui n'est pas d'Orsini). L'aspect des volumes, la nature des glos.es et des scholies font songer tout à fait à ceux de Pomponius on les a décrits en détail et on a identifié leur auteur, Parthenius, avec un Pallini, dans quelques pages intitulées Recherche sur un compagnon de PompoMM~ LsetMs, par P. de No)hac, Rome, 1886. (Extr. des j)Man~es d'arcla. 6~d'At~ t. VI, pp. 139-146.) Je rappelle que le Properce porte un autre ex-libris Vincënlis Amerini et am!co)t<m. °
2. 257 if. pap. (Paul V, Pie IX). Autographe; au début, sommaires insignifiants d'une autre main.
3. 119 ff. pap. (Léon XIII). Autographe: très abondant commentaire marginal de Pomponius, à rapprocher du 3264, cité plus haut p. 20; corrections au texte. Aux gardes, deux listes en grec (épithètes des dieux, étymo)ogie des noms de Néréides).
4. ff. 2-8 du ms. pap. En tête Pereg'rmMs cognomento AHM<s F<o)'M/t'MM. ~'an.s<MK<.
5. 170 ff. pap. (Pie VI).
6. 161 If. pap. (Pie IX). Sur 2 ff. préliminaires, Pomponius a relevé des inscriptions trouvées par lui et qui me paraissent avoir échappé aux savantes recherches de M. de Rossi 1° l'inscription donnée par Grtiter
ron écrit de la main de Pomponius, le De ~eKec<M<e'. Un Florus, également autographe, le 3333 <;M. L. 180;>, a un commentaire historique perpétuel plus considérable encore 2. La Vie ~I~co~, écrite par Pomponius et reliée à la suite de l'édition princeps de Tacite, dans le 3429 < M. L. 232 >, ne contient que quelques corrections et sommaires dans la marge; mais la petite copie de l'humaniste est bien connue et extrêmement. précieuse c'est aujourd'hui la principale source du texte de l'Agricola 3. Un volume important pour Fétude de Pomponius est le 3311 <;M. L. 181 ~> qui comprend plusieurs manuscrits discomme venant de Salerne, p. xciv, n° II; Pomponius 7n VaMccNO; 2° l'inscr. donnée par Gruter comme étant au xvt" siècle chez le cardinal Cesi, p. DCLv, n°3; Pomponius Via Appia. Initio secundi ~tptdM sinistra, et cette note In marmore non erant dtp/~on~t [sic]; 3° l'inscription du C'o'pMs JKSC}'. Lat., t. VI, 1928, donnée seulement d'après Giocondo de Vérone; Pomponius: Via Appia ad pn'mM?n lapidem. Ces mêmes ff. prétim. contiennent des extraits et des notes de toute espèce, par ex. une liste de mots grecs avec leur transcription latine, indiquant les efforts que faisait Pomponius pour apprendre le grec, et une transcription de vers de. Lucilius (Ternco~s.), avec des variantes qui manquent à l'édition [de M. Luc. MùUer, XV, 2. Aux ff. 4-6 est une table des noms des destinataires des lettres de Pline. Pomponius s'est servi le premier du Pline et des fragments de Salluste contenus dans le 3864 (x. siècle); sur ce point et sur l'édition de Pline donnée par Pomponius en 1!190, v. l'édition Kei),' Leipzig, 1870, p. x)x.
1. A propos du passage du De S''Nec~!<<e cité à ]a p. 74 de ses iVotse in Cie. opera, Orsini mentionne ce ms. « Post hune versum in libro qui est apud me, scriptus manu Pomponii Laeti, legitur alius versus, cuius prior pars reperitur in vetustissimo etiam atio penes me codice. )) Le ms. annoté par Laetus n'est pas signalé à l'Inventaire; il n'y a que deux volumes contenant le De Senec~e., et je n'y ai pas remarqué sa main. V. les n~ 133 et' 142 de t'Inventaire.
2. 20 tf. blancs, 145 ff. écrits, 35 ff. blancs. Pap. rel. ant. estampée. Les C«<<'?Me occupent parfois la page entière ou presque entière. Sur la garde; au coin du bas Ut Aered!ta<em H&?-ttm hune 28 mut'<</ Vo2<S dedi pro 6t6ff~ii~ vel f/Mm~Me..E~o P. C. [Est-ce Pelrus CttMtMS, Pietro Corsi?] 3. L'édition imprimée à Venise, sans doute par Vindelin de Spire, com-~mence au livre XI des AMMu/es et comprend le Dial. des ora<eM)'{ et la GermffHt'c; l'exemplaire de Pomponius a des corrections marginales et des sommaires. Le ms. de l'Atlricola, qui a 14. ff. pap. (Paul V, Pie IX), a été reproduit en fac-similé typographique par M. C.-L. Urlichs dans son édition très soignée parue à Wurzbourg en 1875. L'éditeur a distingué dans les marges trois signes fréquents de Pomponius a~ /oco~ t~Mstfgs, -}- a~ ~<7'/fC)7t(M'cs, )t ad difficiles et cornlptos locos. Le ms. est r de Wex, .(; de Hatm.
4. 181 ff. pap. (Pie IX) a), f. 1, Varron (Je ne vois pas ce ms. signalé par les éditeurs de Varron, Spengel ou Otfried MuUer; il a pourtant, ainsi que le suivant, au moins un intérêt historique.); b), f. 43, Tite-Live, coté' xxxvii; c) f. 99, Claudien; f. 160 v'C/iW.~t;~offM. Per cineres Pf<:t~t.
tincts, glosés et scholiés, tous autographes. Le Varron renferme, a vec des titres spéciaux pour les divers fragment, presquetoute l'édition des œuvres grammatica!es de Varron donnée à Rome par Laetus lui-même. Puis viennent le livre V de Tite-Live, une partie des œuvres de Claudien, quelques antiques vers chrétiens, et des fragments de l'Histoire Auguste. Suit un petit cahier, en format d'agenda, aux pages déchiquetées et maculées de vin, où M. de Rossi a reconnu un fragment du Sylloge d'inscriptions recueillies par Pomponius.
Le 3415 <; M. L. 14't;>' contient surtout des compositions originales. H est daté de d484 et porte pour titre .PoMjpOK~' M~ c/a~'M~M in Vo'roMeM dictata. On dirait les éléments d'une explication de Varron, préparée pour un cours Outre la vie de Varron, il y a de tout dans ce commentaire, étymologie, antiquités, topographie; beaucoup de mots renvoyés à la marge permettent de s'y reconnaître; pour mieux fixer les.yeux, Pomponius s'est amusé à esquisser, en quelques traits de plume, de grossiers croquis des lieux ou des objets dont il parle. C'est ainsi qu'il représente le /!CM~ ruminalis, le pont Sublicius, les Thermes de Dioclétien, etc. Ce volume est tout à fait instructif f. 170, Julius Capitolinus, Lampridius, etc. (Cf. i'éd. de l'HM~o&'e AM~MS~e de M. Jordan, Berlin, p. x, et l'édition de M. H. Peter, Leipzig, 1884, p. xxx « Continet Diadumenum, Opi)ium,Macrinum, A!exandrum. »); f<) f. 173, inscriptions (cf. Henzen, C. 1. L., t. VI, p. xun; De Rossi, S<M'M e d'K'Km. ;i(o)-M e <<u*iMo, 1882, p. 66).
i. 184 fT. pa.p., dont beaucoup sont restés btanos; if. 2-119, in VtM'roMëm tï. 129-148, OmMo Lepidi (des Histoires de SaUaste); ff. 153-168, le P)'o Milone, sans titre et incomplet, avec un commencement de ca~fMaL. Nous avons ici l'original du commentaire de Pomponius sur Varron, dont. une copie est signalée par Bandini, Cfi~. codd. lat., t. II, p. 398. 2. L'édition princeps de Varron, par Pomponius, figure parmi les imprimés d'Orsini < I. L. 80 > avec des particularités intéressant l'éditeur luiméme elle est aujourd'hui cotée Arm. 367, Jnc. 1209, rel. ant., lettres init. coloriées à la main, pagination mste. Au f. 44, qui est b)anc, notes surVu)'ron, avec ce titre SM& PompOKM, indiquant qu'elles provMnnent des cours de Pomponius. li y a plus loin d'autres annotations et gloses, qui sont d'une main antérieure à Colocci, propriétaire du volume. L'étendue des lacunes du ms. sur lequel Pomponius a imprimé est notée avec soin dans les marges « Parce qui legeris », disait celui-ci dans sa souscription, « si aliqua minus polita inveneris; nam ita ex omni parte, sive seculum fecerit, sive librarii, volumen quodvis oorruptum erat ut necesse fuerit aucupari hinc inde sententias. » Cf. la description de l'édition par Spengel, p. xvut de sa préface (~. y<-)-. Van'o)M's de ~'n~Ka lat., Berlin, 1826~.
3. Sur un manuscrit précédemment cité, j'ai trouvé en marge une statue de Jupiter Stator de meilleur dessin, mais qui témoigne d'une véritable habitude chez Pomponius; cf. 3233, f. 53 (l'illustration porte sur la péroraison do la première C«~tM<)'e).
sur ce qu'on pensait, au xv" siècle, de l'antiquité latine, et sur les erreurs qui avaient cours dans l'enseignement de Pomponius.
On est surpris, en étudiant la bibliolhèque manuscrite du grand humaniste romain, de l'abondance et de la variété de son érudition. Prenons par exemple le commentaire aux discours de Cicéron (3233)'. Rien n'y manque de ce qui peut éclairer le texte arguments, remarques de grammaire ou de rhétorique, renvois d'un passage ou d'un discours à l'autre. Ajoutons des rapproehements historiques ou littéraires avec des textes de toute espèce l'annotation historique des Catilinaires par exemple est presque entièrement empruntée aux lettres de Cicéron lui-même et à Salluste. Les discours sont divisés en leurs diverses parties d'après les préceptes de la rhétorique; des notes marginales justifient ces divisions. Bien plus, certaines pages ont été annotées au point de vue spécial de la prosodie les derniers mots des phrases de Cicéron portent l'indication des pieds métriques qu'ils forment à l'oreille. Probablement, arrivé en cet endroit, le professeur traitait devant ses auditeurs la question de l'harmonie du style, leur faisait une démonstration tirée du passage même qu'ils avaient sous les yeux 3. Les allusions aux institutions, à la topographie antique de Rome et de l'Italie sont l'objet de scholies fort étudiées; quelle que soit la valeur de ces explications, elles devaient donner une vie singulière aux cours du maître. Nous voyons en outre qu'il n'hésitait jamais à faire appel à l'archéologie pour l'illustration des textes; il renvoyait ses élèves aux monuments qui les entouraient et dans lesquels se réchauffait leur enthousiasme pour la vieille Rome. On comprend que l'enseignement de Pomponius soit resté fameux et qu'il ait laissé des traces durables. Ses manuscrits montrent quel soin il y apportait, à quelles sources il savait le puiser, et quel intérêt il y aurait peut-être encore à recourir à ces schedae oubliées. Qui voudra connaître à fond la science et les méthodes de Pomponius Laetus devra examiner encore quelques autres volumes, 1. Dans ce ms., le texte est établi; il n'y a presque point de variantes nmrginates. Au f. 142, Pomponius dit qu'un feuillet manquait dans le ms. qu'il a copié; il en laisse un en blanc dans son texte.
2. Par exemple, tt'. 73 sqq. et le long passage du f. 7, inspire de Quintilien, sur les pieds métriques employés par Cicéron.
3. CF. toute l'illustration du 3415, avec le texte, la note sur les Tt'opeo DrMM (3333, f. 139), etc.
manuscrits ou éditions, que je vais indiquer. On sait que le 3394 <M. L. 83 >' contient les Regiones, rédaction autographe de Pomponius, étudiée et publiée par M. de Rossi". Le 3191 <;M. L. 19t >, qui a les 7!e~tOKe~ avec le nom de Publius Victor, a été rapproché du précédent manuscrit mais, s'il _a appartenu à Pomponius, il n'est pas de son écriture et l'attributiun d'Orsini doit être regardée comme inexacte. Toutefois, par certains côtés extérieurs, le volume indique bien les préoccupations néo-païennes du temps le texte est dédié /(MJt ue~~Ms~o le frontispice, assez grossièrement dessiné, est un petit autel antique avec une inscription d'offrande à Jupiter4; au verso, quatre vers caractéristiques expriment énergiquement le mépris porté à la Rome nouvelle au nom de l'antiquité idéale des humanistes. Voici ces deux distiques, qui semblent un écho des Itienzi (-1347) et des Stefano Porcari (1453)
Roma vetus veteres dum te rexere Quirites,
Nec bonus inmunis nec malus unus erat.
Extinctis patribus successif prava iuventus,
Cuius consiliis debilitata ruis.
Le De o/ctM 4609 <M. L. 64 >5, écrit en 1440, est annoté par Pomponius sur les gardes il a mis, entre autres choses, une table de prononciation des diphtongues grecques, et aux derniers feuillets une table alphabétique des matières. N'oublions pas 1. 47 ff. pap. (Léon XtII). Les Regiones sont suivies de fragments de Frontin, Rutus Festus, Censorinus, etc. Autographe de Laetus jusqu'au f. 42. Puis vient un éloge funèbre de Girolamo Altieri, écrit par un éieve de Pomponius (tf. 43-47~. A la dernière page, le jeune copiste a écrit. PompotK, ~«<c<' o~t/M, /fci quod po<M: et ett M<t!W<a<e M< ne postes ~MMent t'e~fye)'<;?; '/<«frf c;tM f;jf) disc:pt</t, tu ?)'ttecf~)<o)'?s o/ÏciM)M age. Plus bas Ht'm!'< ~!wt.~) c/<t'MS t<!K<o Mif~'M~ Au-dessous, en ligne verticale, Pomponius a répondu Om~M cu'CMmcMf et e~e~<!K<e}'.
2. &'<:«- e doc. (li storia e ~/u't«f), année 1882, pp. 74-86; cf. Urtichs, Cod. U't'&M Romae ~opo~r., p. 30, Jordan, Hermès, II, pp. 414 sqq. et r<i/~)' p. 303.
3. 13 Ir. pap. (Pie VI); pagin. plus anc. eKa.cée: le f. de garde était. numéroté 15, le f. 1, 16, et ainsi de suite jusqu'au f. 13 numéroté 28. M. de Rossi, l. c., p. 66, a déjà observé que le ms. n'est pas autographe. M. Forcftta le décrit avec deux erreurs; il le place au xvi° siècle et le fait venir du ca)'~t)M< (?) Fulvio Orsini (Catal. dei niaKoso'~M relcit. alla storia cli RonK!, t.I,p.20). 4. lovi antiquiss. opuscutum in j quo omnia urMsj romae memoria 1 digna inseribu tur et praeser tim ea tempesta 1 te qua magis 1 florebat tbeticiter incipit.
5. 152 ff. pap. (Pie IX). Souscription F~'t'tn'MM ~V Jm<- lulicts F<Y(tt't:it'M.s .-i.«)'f/Ms ~'an.b'o'ips! 1440.
un autre manuscrit de Cicéron, d'un grand format et très élégant, le 3238 <M. L. d09>S contenant le J?r:<<M$, l'O~or et le De Ors~'e; il porte aux premières pages quelques notes où je reconnais la main de l'humaniste; mais l'ensemble des corrections et des leçons qu'on y trouve, quoique du même temps, ne saurait lui être attribué'. Aucun de nos volumes ne paraît se rattacher au voyage de Pomponius en Allemagne, qu'atteste son biographe Sabellico et qu'il aurait fait, sur l'ordre d'Alexandre VI, pour rechercher des textes anciens 3. Parmi les éditions imprimées annotées par Pomponius Laetus, outre le Tacite mentionné plus haut ~,j'en ai pu retrouver deux autres". Le Salluste vénitien de 1481, coté au Vatican /MC. 359 <;L L. 19 >, est précédé de quatre pages contenant une dissertation de Pomponius en beau latin sur les historiens de l'antiquité aux marges du texte, il a jeté des notes et des variantes qui paraissent intéressantes 6. L'édition sans date du.P<me~/r~Me de Pline le jeune et de onze autres panégyriques, dédiée par Francesco de Pouzzoles à Jacopo Antiquario, porte aussi des notes et des corrections de Laetus; c'est l'/Mc.l2tS<;l. L. 127> A la fin sont imprimés la vie d'Agricola et ce qu'on possédait 1. 204 ff. parch. (Pie IX); lettres ornées; xve siècle. Imitation de ['ancienne minuscule. F. 1, Bt'ufM))', f. 45, Ora(o)';f. 77, De Ot'a~t'e.
2. J'établirai, au chapitre suivant, la possession du ~fccHceMS de Virgile par Pomponius Laetus, et je vais rappeler dans cëtul-oi ses fragments de Festus. Nous avons trace de quelques autres mss. de sa collection. Giambattista l'io (F;u.) dit, dans la préface à son Lucrèce (Bologne, 1511), s'être servi, entre autres mss. de ce poète, d'un codex Pomponii RomaHt. Cf. Munro, 4'' éd. de Lucrèce, 1886, Cambridge, p. 4. L'index de la bibliothèque Altieri signale un ms. noté V. F. &, qui pourrait provenir du même savant « P. jLa~t <ympfK'/tM~ /:<t'~))'«M f<6 ùt<ft'~M Go)'~M?M. Sta con Sexti Rufi epitome. » (Blume, ~'&o</tec« M; m;,<0)'MW t<(fHca, Gœttinguo, 1834, p. 163.)
Cf. Muntz et Fabre, l. c., p. 311. Zavarranoni, qui mentionne le fait, donne toute l'ancienne bibliographie sur Pomponius, ~<6<!0</tf;ca CaM)'a, Naples, 1753, pp. 59 sqq.
.t. V. p. 203.
5. I[ reste à retrouver la traduction imprimée d'Hérodien, par Politien < I. L. 126 >, où ics notes de Pomponius, selon Rainaldi, qui les a vues, sont de peu d'importance, une édition des grammairiens latins (cf. ma note sous ten" 125 de l'Inventaire), et deux volumes d'éphémérides pour lesquels l'attribution d'Orsini à la bibliothèque de Laetus paraît plus q'je douteuse (cf. ma note sous les n°s 120 et 121),
6. Beaucoup de leçons manquent à l'édition critique de Dietsch. On trouve une autre main d'annotateur, celle qui a écrit à la fin une épigramme A'< P'mpo)Kitm.
7. La rognure nouvelle a mutité les notes de Laetus. Aux ff. 113 et H4, il avait transcrit deux grandes inscriptions relatives à Maximien.
alors du 5'ï'coH; l'enthousiaste humaniste paraît n'avoir étudié, dans ce dernier ouvrage, que le grand panégyrique de Rome mis dans la bouche d'Eumolpe; c'est le seul passage de Pétrone qui soit corrigé et annoté.
Ce que Pomponius fut à Rome, le représentant le plus autorisé de la science de l'antiquité, ANGE POLITIEN le fut à Florence dans le même temps, et d'une manière moins exclusive. Les deux littératures lui furent également familières. Beaucoup de ses livres, comme on sait, sont restés dans sa ville d'adoption'. Quelques autres sont allés chez Orsini et ont subi des fortunes diverses. L'un de ses manuscrits autographes non signalés jusqu'à présent est une sorte d'anthologie d'épigrammes grecques, qu'il avait réunie pour son usage, et qui forme aujourd'hui au Vatican le 6'?'. 1373 <M. G. 72;> En haut de la première page est le double ex-libris bien connu /iK~ Politiani et amicorum. 'Ay-j~A~u llMX~tCf'Mu xm ':<jM c!Xm' Les pièces ont été recueillies à diverses époques par l'illustre humaniste la plupart sont antiques; il y en a quelques-unes de Politien lui-même ou de ses amis, parmi lesquelles l'épigramme d'Andronic Calliste sur le livre de Bessarion ,0e c~MNtMM~of~ Platonis (f. 4), un distique de Bessarion sur son propre tombeau (f. S), une épigramme de Politien traduite en grec par Calliste (f. 26), etc. L'ensemble de ce recueil est intéressant". Parmi les manuscrits latins de Politien, la traduction des deuxième et troisième livres de l'7Msd!e, dédiée à Laurent le Magnifique, a été acquise par Orsini en 1574, comme sa corres1. Sur ces livres, et particulièrement le T~'eMce, v. Bandini, pass. et C<:<. M(M. htf. 6t< ;MedtCMe-I.<:M)'en<MKae, t. I!, col. 264. Sur l'exemplaire de ['édition princeps des Silves de Stace, annoté par Politien d'après le ms. de Poggio, et qui est a la bibliothèque Corsini, à Rome, cf. l'édition des S~UM de M. Baehrens, Leipzig. 1876, p. et surtout Enea Piccolomini, Mot'M «Me cuti~t: (;(< «Hf; vie. tMtt <i&)'itjMM. ~)t'MMtf!, Florence, 1875. L'index de cet important travail renvoie à beaucoup de renseignements sur l&s livres de Politien restés à Florence. La note de la p. 96 en mentionne plusieurs, et, aux pp. 106-t08, est reproduit (après Bossi et Bonafous) le petit inventaire de 35 mss. ayant appartenu à Politien, qui ont été choisis en 1495 pour la bibliothèque des Médicis. Aucune de ces indications ne fait double emploi avec les nôtres.
2. 63 ff. pap. rel. ant à la rose d'Orsini. Sur la garde est une ancienne cote avec N" XXV. Timbre de la Bib!. Nationale.
3. Sur Politien, je n'ai pas besoin de renvoyer aux publications du savait qui connaît le mieux les détails du sujet, M. Isidoro De! Lungo. Je rappelle seulement ici l'une d'elles, P)'ûM M~/aW inedite epoMM latine e yrec/M. tH AtK/f~o Am6ro6fMn Poliziano, race. e ill. da I. D. L., Florence, 1867; il est à regretter que notre ms. n'y ait pas été utilisé.
pondance l'atteste'. Elle estcontenuedans le 3298 <M. L.153> On savait, par Politien luî-même, qu'il avait fait dans sa jeunesse un travail de ce genre, mais on le croyait perdu, quand Angelo Mai en retrouva la première partie dans notre manuscrit et le publia. Jil'a fait précéderd'une préface assez nourrie pour qu'on m'excuse de ne pas revenir sur ce sujet connue Il a imprimé également le livre III et le livre V de la même traduction, d'après le 3617, qu'il dit venir d'Orsini comme le précédente Ce manuscrit est autographe, mais surpapier et moins soigné que le 3298. Je ne le trouve point marqué à l'Inventaire en revanche, nous lisons dans notre document, sous le n° 155, la description suivante Politiani varia ~oe~a<<ï di MMKO sua in papiro, Mï-4" foglio, et eoper<o di cremisino; de plus, nous savons qu'Orsini acquit de Torquato Bembo, en 1581, un autographe de Politien dédié à Laurent de Médicis 5, qui est évidemment notre M. L. 155. Comme le 3617 débute par une dédicace à Laurent et que les indications de matière et de format se rapportent assez bien au 155, j'étais d'abord tenté de croire qu'on pouvait identifier ces manuscrits. Mais le caractère de la reliure s'y oppose, et il n'est pas vraisemblable de supposer qu'Orsini aurait décrit sous le titre de Varia poemata la seconde partie de la traduction de l'Iliade. On devra donc continuer à chercher le n° 155, qui du reste n'est pas entré au Vatican en 1602
1. Ambros. D. 422 !'H/ Lettre d'Orsini à Pinelli du 9 juillet 1574 « M'è capitato aiie mani un libretto saporile dei Politiano, cite è la tradottione in verso hexamètre det secondo et terzo libro di Homero, et è l'originale istesso. » 0
2. 33 tf. parch., rel. ant. bois et cuir rouge à la rosé d'Orsini. Timbres de la Bib). Nationale. Quelques sommaires, notes, rapprochements historiques, dans les marges; en beaucoup d'endroits, Politien a gratté le parchemin et rpcrit soit des mots. soit des vers entiers ces retouches sont grossières et me font croire que l'exemplaire n'a peut-être pas été offert à Laurent. bien qu'il porte en tête l'épître dédicatoire. Sur la garde, en capitale fUADOS KOSTRE II ET 111.
3. SpM~ept'Mm t'MM., t. II, Rome, 1839, pp. v sqq., et dans la publication ci-dessus de M. I. de! Lungo. p. xxxiv.
4. 51 ff. pap. non numér. (A été à la Bibliothèque de Paris; cf. ma notice p. 128, et la Pecensin, p. 96.) Simple couverture de parchemin. Sur une carte collée au parch. on lit ~omef't Iliados ?!?/e< t; liber a& An(. P'j/. in /a<. coKMt'MM. 37. Au-dessus, sur le parch. Ma~os nostrae /<6. JJJf et V liber. Cette dernière note, qui est originale, indique bien que la couverture est. ancienne. Aucune trace de possession par Orsini.
5. Cf. la lettre XVI de l'Append. II.
C. Il manque au récoiement de Rainaldi. Dans )e ms. indiqué p. 161, n" 2, on voit au f. 87 v° que Ridolfi possédait In ft~.M 22. JV" '/V2. KOLHAC. FULVIO ORS!Xt. 14
Il faut joindre à nos précieux originaux d'Ange Politien le 3442 < M. L. 226 > qui lui a seulement appartenu. C'est l'apocryphe longtemps connu sous le nom de Lucius Fenestella. Le nom de l'auteur a été coupé sur le titre, qui est réduit à celui-ci .e ~o~aMorMm. m~M~&M~ feliciter incipit; il a aussi disparu un nom de lieu de la souscription F~Je~Mm. die t)it<t/° MteMM novembris M!.cccc~c° ~e MK:Me Ao~<x ~u~. Nous sommes en présence d'un fait curieux qui se rattache très probablement à la falsifications. En haut de la troisième page est l'ex-Iibi'is:.lH~.jPoK<:sHïxx't-:Mvc(XM'~ et au bas, un écusson assez grossier.
Pour montrer le prix qu'il y attache, Orsini catalogue le Virgile de Politien en tête de ses imprimés latins, <;I. L. 1 >. Cet incunable, pris à la Vaticane en 1797, est demeuré à la Bibliothèque Nationale de Paris, où personne ne l'a signalé et où il porte, parmi les livres imprimés de la Réserve, la cote Y + 808. A. a, in-folio'. C'est la seconde édition de Virgile, celle qu'ont imprimée à Rome Sweynheim et Pannartz en tête du premier feuillet de garde, on lit Angeli Politiani et <ïNMeorM?K.'AYY~ou Tou riM~tx'/su x~~x y.~tM~ ~{XM~ A ce livre se rattache un intéressant problème de l'histoire de la philologie. Poit<MtH liber annotationem (MuersfM'MMt. Cop. Mt p6~. in foglio. C'est peut-être un autre autographe à. chercher.
1. 35 ff. pap. Au bas de la ptenuère page, écussoa D'azur à un chevron renversa d'or, accompagné de 6 étoiles de même, 3 en chef et 3 en pointe; ,je n'ai pu savoir si ce sont là les armes de Politien. A la garde est la note de l'Inventaire Antonio Lusco de sace)'~o<t&us et mag. c/te va stampando sotto nome di Fenestella, tocco dal Politiano. Ful. D'M.– La première impression est de Mitan, 1477. Sur les auteurs qui ont traité la question de Fenestei[a,ef. G. Voigt, Die Wteder&~eë. des class. Alterth., t. II, p. 39. On s'accorde à attribuer ce traité à Andrea Fiocco, secrétaire d'Eugène IV, et à lui enlever la responsabilité du faux. Mais voici qu'Orsini prononce le nom d'un autre secrétaire pontifical du même temps et à qui les indices tirés du texte et de la dédicace conviennent également, Antonio Loschi (~tfMtM-i'tUt): à mon avis cependant, fe témoignage de Flavio Biondo en faveur de Fiocco a plus de poids que celui d'Orsini en faveur de Loschi. Ajoutons que le consciencieux travail du biographe de Loschi ne fait aucune allusion à une attribution de ce genre. (Giov. da Schio, St<H«. t'<t(t e sugli scritti di A. Loschi, Padoue, 1858.)
2. On trouve encore la cote n° 3, et deux chiffres correspondant à d'anciens classements de !a. Vatieane (2466 et 10885), comme en portent tous nos imprimés; la note d'Orsini est également conservée. Timbre de la BiM. Imperiale.
3. L'ex-libris latin est. reproduit en tête du Culex, après les pièces liminaires (dédicace d'Andrea d'Aleria à Paul II, lettre à Pomponius Infortunatus [Laetus], tables, etc.) L'ex-libris grec se retrouve en tête des Bucoliques,
Orsini dit s'être servi, en publiant Philargyrius, en 1587, d'un codex dont les marges portaient des scholies écrites delamain de Politien'. Ce manuscrit, a-t-on supposé, n'a fourni à Fulvio que les scholies sur les jSMco~Mes et il devait avoir le titre donné par Orsini lunius .P/~a~yyruM m ~Mco~'cs Virgilii ad ValentiniaMM~t. Mais il n'a été vu par personne M. Keil l'a cherché en vain, et M. Thilo n'a pas été plus heureux*. La recherche, il est vrai, a perdu toute utilité philologique depuis que ce dernier savant a retrouvé le manuscrit de la Laurentienne dont Politien a tiré ses scholies de Philargyrius. Toutefois, il n'est pas sans intérêt d'identifier, comme nous pouvons le faire aujourd'hui, le texte de Politien avec le Virgile de la Bibliothèque Nationale. On lit en effet, parmi les scholies manuscrites de la première page, le titre qu'Orsini a imprimé, et toutes celles qui sont précédées de la mention de Philargyrius se retrouvent dans la publication de 1887. Orsini a égaré les chercheurs par le mot codex qui, dans sa bouche, a un sens beaucoup plus large que le mot manuscrit et désigne souvent des imprimés annotés. On aurait pu chercher longtemps encore le manuscrit écrit ou scholié par Politien, sans les conditions spéciales qui ont favorisé notre travail".
Ce volume, acquis par Orsini en 1S67\ est certainement l'un des plus précieux livres annotés du xve siècle. Il est extrêmement instructif sur la manière dont on comprenait alors l'exégèse du texte de Virgile. Pour les .BMCo~Mes et les Géorgiques, les marges sont couvertes de l'écriture, souvent très fine et très serrée, de Politien, qui est revenu bien des fois sur la même page. L'Enéide a des notes plus rares; les Catalecta et les Priapea n'en ont presque aucune". Dans les Bucoliques seules, on trouve cités, sur une page à grand frontispice orné avec le T initial d'or et au bas la place vide d'un écusson. Des lettres d'or figurent en tête des Géorgiques (f. 30 V) et de l'Enéide (f 60 v°).
1. Voir le passage de la préface des A'otae [f~ Calonem, cité plus haut, p. 52, note 3. Pour la partie des scholies sur les Géorgiques, cf. p, 196. 2. V. les renvois p. 196, note 2.
3. C'est M. Léopotd Delisle qui m'a appris l'existence de ce volume dans la bibliothèque qu'il connaît si bien.
4. V. p. 82. Les personnes qui peuvent s'intéresser à cette question trouveront des détails nouveaux dans les lettres d'Orsini à Vettori indiquées dans la note 2.
5. Dans les trois pages blanches qui précèdent les Bucoliques, Politien a transcrit un long passage de Va)érh:s Probus et réuni tous les jugements et témoignages qu'il a pu trouver dans les auteurs anciens sur l'œuvre
outre Philargyrius, les auteurs suivants Nonius Marcellus (indiqué IV. J/.), Servius, Macrobe, Columelle, Probus, Donat, l'riscien.Porphyrion, Acron, Aulu-Gelle, Varron, Cicéron, César, Pline, Suétone, Vopiscus; en grec, Plutarque, Pausanias, Alexandre d'Aphrodise. H y a des rapprochements avec Plaute, Horace, Juvénal, Perse, Martial, Calpurnius, Catulle, Ovide, etc., avec Aratus, Théognis, Sophocle et Théocrite Dans r~Met'<%e, les passages, souvent très longs, cités en marge sont pris à Hésiode, à Apollonius, à Euripide, surtout à Homère. Politien n'ignore pas non plus les emprunts de Virgile à Ennius, à Névius, à Lucrèce, etc. Il a fait déjà, avant Orsini, un véritable r~t7!M$ illustratus, et l'on reste confondu de l'immense lecture de l'humaniste florentin et du profit qu'avait su en tirer son puissant et lumineux esprit. Il semble avoir attaché de la valeur à plusieurs de ses scholies il les a marquées du mot Ang., qui désigne évidemment des observations personnelles ou des rapprochements qu'il avait eu quelque satisfaction à trouver lui-même. Cette annotation si étendue et si variée est un beau témoignage de l'amour de Politien pour Virgile et un monument, important à plus d'un titre, des études~ virgiliennes au xve siècle~. `.
Il y a parmi les livres d'Orsini un manuscrit qui a une importance considérable pour la bibliothèque de Politien. Comme la question intéresse plusieurs des personnages dont il est souvent parlé dans ce livre, on me permettra de ne pas abréger ici mes observations'. Il n'est parvenu aux érudits de la Renaissance qu'un seul manuscrit de Festus, le même qui est aujourd'hui coté à la bibliothèque de Naples /F. A. 3. Il est sur deux colonnes, comme on sait la colonne de droite de chaque recto de Virgile. On les reconnaîtra facilement il cite Macrobe, QuintiHen, Horace, Martial, Properce, Pline, Tacite (Dialogus), Sidoine Apotiinaire, Christodore.
1. On rencontre sans cesse T/MO. in thalysiis, in cyclope, etc. On voit que Potiiien connaissait aussi bien Théocrite que Virgile et, en général, les auteurs grecs que les auteurs latins.
2. Le spécimen d'écriture grecque et latine de Politien, qui est à nos p!anches le n° VI, offre précisément un exemple, peu intéressant il est vrai, des annotations précédées de l'indication ~K~. Le rapprochement est avec es vers 790 sqq. du livre IX de l'jE~K~ sur l'autre marge, Politien n'a pas oublié le rapprochement avec Lucrèce Aspë)' acerba tMSMS MKHMKt cor~ot'<; s<')'/)(;tM. Tiré du f. 155 v.
3. Elles ont été données déjà, un peu moins complètes, dans la Revue de Philologie, année 1886, X, pp. 145-148.
et celle de gauche de chaque verso ont été en grande partie dévorées par le feu. Otfried Mù!ler a constaté que le manuscrit primitif avait seize quaternions, et que, dans l'état où on l'a vu pour la première fois, au xve siècle, il avait encore les quaternions VIII à XVI'. Les quaternions IX et XI à XV sont seuls conservés et forment le manuscrit de Naples. C'est cette partie qui se trouvait dans la bibliothèque du cardinal Ranuccio Farnèse, en d8S9, époque où Agustin l'a publiée à Venise2. Orsini en a donné en 1S8), à Rome, une édition célèbre 11 y a joint, d'après une copie, quelques fragments que le poète Marulle, dit-il, avait donnés à Pomponius Laetus et qui provenaient du même manuscrite 0. Müller a justement observé que ces « schedae Laeti complètent le fragment Farnésien et reproduisent les quaternions VIII, X et XVI du manuscrit primitif. Précisons les renseignements qu'on a sur ce manuscrit on ne sait rien de sûr à son sujet avant 't485". A cette date, Ange
1. Dans sa grande édition de Festus, donnée à Leipzig en 1839 v. spécialement les pp. fi-vit de l'introduction.
2. V. plus haut, pp. 44 et 60.-Le ms. provenait du cardinal Silvio.Agustin dit en effet Habuimus. hoc monumentum antiquitatis ex Iocup!etissima bibliotheca amplissimi viri Rainutii Farnesii cardinalis, cul propter singularem bonarum literarum amorem, ingeniumque praeclarum atque in utraque iingua maximos progressus et non vulgarem eruditionern a Michaeie Silvio cardinali ex testamento relictum est. » Cf. la note de l'Appendice V. 3. V. pp. 44-45.
4. La copie sur laquelle Orsini imprimait ces fragments, et où l'on n'avait pas tenu compte des colonnes rongées par te feu, avait été faite sur le manuscrit de Pomponius. C'est ainsi, du moins, que je traduis cette phrase de la préface de 1581 « Quas autem nos edidimus, sunt illae quidem e doctissimi viri [Lsftt] exscriptae chirographo. » (Cf. au contraire 0. MuUer. c., p. vu; Mommsen, c., p. 60). Je n'ai pas le loisir de vérifier si le 3369 ne serait pas par hasard cette copie sur laquelle Orsini fit son édition ce manuscrit, non encore signalé, dont l'écriture est un peu postérieure au temps de Laetus. contient à partir du f. 99 les « schedae Laeti », et je puis assurer qu'il appartenait à Orsini. Le 3369 <~ M. L. 65 > a 24 tf. préiim. non numérotés contenant l'index alphab., plus 157ff.de beau parchemin; rel. ant. estampée, frontisp. orné. F. 1, .Ej"cwp~ du prêtre Paut(AMQ'M&'<u.') locus.); f. 99, Festus, quat. VIH~ManMMue Jot;s.). Une autre main que celle du copiste a dressé l'index alphabétique, fait quelques corrections au texte et ajouté des mots en marge; au f. de garde final est un fragment cle Columelle Le déchiffrement a été partout très incomplet. 5. On répète que ie ms. avait été apporté d'Uiyrie par Manilius RhaUès le ms., en 1485, était entre les mains de ce grec, rien de plus. Quant à la provenance d'Illyrie, elle est attestée par Agustin et Orsini d'après un auteur contemporain de Politien, Giambattista Pio, qui n'est malheureusement pas tout à fait exact en parlant de Festus (0. Mùtler. L c., p. il, note 2). On a fait peut-être une confusion entre Manilius Rhallès et Marutie, fort liés, suivant Hodius. (De ~'aec; t~Mst?' Londres, 1742, p. 291). Mais il ne me
Politien le voit dans son voyage à Rome il est alors en deux parties, l'une chez Manilius Rhallès, l'autre, moins considérable, chez Pomponius Laetus qui en avait gardé quelques pages (pagellas retinuerat). Politien prend copie du tout~. Au xvi° siècle, quand la seconde partie était déjà perdue, Piero Vettori, dans une boutique de livres de Florence, rencontre des fragments de Festus; il reconnaît la main de Politien et les achète. La copie du grand humaniste avait été très rapide, d'un caractère fort menu, les mots écrits souvent en abrégé~. Malgré la difficulté qu'il eut pour la lire, Vettori put s'en servir et il en tira des leçons assez nombreuses qu'il mit en marge d'une édition Aldine de 15)3 qui lui appartenait. On retrouve le volume ainsi annoté à la bibliothèque de Munich, parmi les livres de Vettori, coté V. B. 86. 0. Müller l'a signalé, mais M. Mommsen est le premier à l'avoir utilisé'.
Les leçons prises par Vettori partent seulement du commensemble pas qu'on puisse tirer des textes autre chose que ceci: le ms. a pt'Mt-~t'e été apporté d'Illyrie, Rhallès t'a. possédé, Marulle en aurait offert des sc/t~ae à Laetus. Un autre fait qui pourra peut-être apporter quelque lumière, c'est l'édition de Festus, donnée à Rome, en 1475, par ill'anilius RomatUfs et précédée d'une tettre-dédicace de quatorze lignes à Pomponius Laetus. V. [Audiffredil, Catalogus MstOf:co-c}'CMsRo)MaK. edit. Rome, 1783, p. 198; cf. p. 222. C'est évidemment Rhallès.
1. Politien, Op~'f! omnia, Bâte, t553,p. 284. (MMceH. LXXNI) « Ostendit mihi Romae abhino quadriennium Manifius Rallus, Graecus homo sed latinis litteris apprime excultus, fragmentum quoddam Sex. Pompeii Festi, nam [.U'(Mt;)' à <fu'< non] ita erat in titulo, sanequam vetustum, sed pieraque mutitatum praerosumque a muribus. » [Po!it.ien dit avoir pu faire alors la différence avec le mauvais abrégé en circulation, celui du prêtre Paul]. « Nonnullas quoque ex eodem tragmento Pomponius Laetus, vir antiquitatis et literarum bonarum oonsuttissimus, sibi pagellas retiguerat, quas itidem legendas mihi describendasque dedit. »
2. Vettori, V<!)'tt!f lectiones, i. XVII, 2 « Cum supra ipse affirmarim me librum habere Sex. Pompeii exsoriptum de antiquissimo exemplari, totam rem accuratius, ut Hdes eius auctoritasque augeatur, commemorare volo. Angelus Politiantis in LXXIII capite MisceUaheorum narrât se Romae accepisse a Manilio Rallo fragmentum quoddam Sex. Pompeii sanequam vetustum, nonnnilasque itidem pagellas eiusdem exemplaris a Pomponio La.eto, quae omnia, ut ost.endit ittic, cum descripsisset, paucis abhine annis ego incidi in adversaria quaedam ipsius in taberna tibraria, quibus continebantur etiam hae reliquiae Festi, atque emi, manu Politiani cognita. Tanta tamen ille celeritate in scribendo usus fuerat litterisque adeo minutis, ac saepe etiam per notas totis vocibus indicatis, quod suum propriumque hominis erat, cum huiusoemodi aliquid quod ipsius tantum ustbus serviret in commentariis adnotaret, ut vix intelligi possint. » (Cf. 1. XVIII, 7.) Tout ce témoignage est curieux sur Politien.
3. Dans son importante édition partielle de Festus Fe;)<t codicis ~Ma<6)'H'oMttt X~ (A&/ifwd<. ~o' /fOM. AA[<c!. der WMS. ZM RtirKn., 186~, pp. 57-86).
cement du quaternion XI et vont jusqu'à la fin du quaternion XVI, ce qui laisse supposer que la copie de Politien, parvenue à Vettori, ne comprenait pas le commencement du fragment de Festus. La plus grande partie de ces leçons est du reste sans utilité, puisque nous avons le manuscrit original jusqu'au quaternion XV mais il n'en est pas de même pour celles du quaternion XVI, dont l'original est perdu. M. Mommsen attache justement du prix au texte de Politien et il s'appuie sur sa mauvaise écriture présumée et l'insuffisance du déchiffrement de Vettori pour conclure que le silence de celui-ci n'indique rien sur ce que lisait Politien.
Il y avait donc quelque intérêt à retrouver la copie de celui-ci. J'ai pu l'identifier avec le 3368 < M. L. 223 >, qui n'a pas été signalé par les éditeurs de Festus et qui correspond à la petite description de l'Inventaire 1. Il a perdu la garde où se trouvaient répétées les indications d'Orsini mais la main de Politien n'est pas douteuse. Les autographes que je connaissais de lui m'avaient habitué à une écriture plus régulière et plus précise que celle de notre manuscrit; celui-ci est d'une main extrêmement fine et courante, qui déroutait au premier abord mes souvenirs les titres d'articles transportés à la marge, écrits un peu plus gros et un peu plus posément, permettent d'identifier l'écriture c'est tout à fait celle qu'on trouve sur le Virgile annoté dont il a été question. En vérité, Vettori a fait du manuscrit une description fort exacte Politien a écrit très vite, laissant beaucoup de blancs, transcrivant des groupes de lettres souvent fort étendus sans se donner le loisir de les comprendre aucun déchiffrement de texte de la Renaissance n'offre une meilleure occasion de se fatiguer les yeux. Les philologues qui s'intéressent au -quaternion XVI devront pourtant y recourir et je leur laisse le soin d'examiner le parti qu'ils en pourront tirer.
Le manuscrit, dans son état actuel, compte 17 feuillets de papier. Il s'ouvre précisément avec les premiers mots du quaternion XI (est cum ait CM?M Mt<ra<M.s) et va jusqu'à la fin du quaternion XVI le texte de celui-ci commence au recto du feuillet d6. Ce sont bien les feuillets possédés par Vettori mais 1. Festo Pompeio seritto <7< mono <rM PoH~'ntM in pffpM'o, ?'N-4< Rel. mod. sans armes. En tête Ex /'t'ff~meK~ Festr Pompeii. Le premier mot porté en marge est Po't/iOt/M, le dernier V;M~«;ae.
sa trouvaille n'a peut-être porté que sur la dernière partie de la copie de Politien' celui-ci semble indiquer qu'il avait copié tout ce qui existait de Festus à Rome (itidem. d'eseW~em~M) de plus, au bas des pages de notre manuscrit est une pagination ancienne qui va de 13 à 29 et parait prouver que la copie d'Ange Politien était plus étendue que ce que nous en retrouvons 2. Quant à la transmission du fragment à Orsini, nous sommes en mesure d'en fixer la date dans une lettre du 1~ janvier 1S80, le romain remercie Vettori de l'envoi que celui-ci vient de lui faire d'un autographe de Politien, qui est évidemment le nôtre. On constate, par le même document, que les leçons de Politien ont été, dans une certaine mesure, utilisées par Orsini pour son texte de '1581
En quittant la bibliothèque de Politien, nous rencontrons une autre collection tlorentine très connue, celle des GADm On se demandera comment Orsini a pu en avoir plusieurs volumes. Mais nous trouvons notre savant en correspondance avec Niccoto Gaddi, à qui il offrait des marbres antiques Cette correspondance est constatée pour les années d872 et 187S,précisé1. M. Mommsen (l. c., p. 59) avait conclu du témoignage de l'Aldine annotée par Veltori, que Politien avait pris copie des seuls quaternions XI-XVI. A quelle époque remonte l'acquisition de Vettori ? Evidemment avant 1553, puisqu'il cite plusieurs fois la copie de Politien aux premiers livres de ses Variae lectiones, dont ial"' éd. est de Florence, 1553.
2, Je dois signaler sous le n" 66 de i'Inventaire un autre Fes<« Pompeio Mot <?p!'<ow<!<o scritlo di mano <-M Politiano. Comme ce numéro n'est pas porté présent sur l'inventaire d'entrée de Rainaldi, et que je n'ai pu eh trouver trace, je suis porté à croire à une erreur d'Orsini; dans mon hypothèse, justifiée par d'autres exemptes, il ferait double emploi avec le 223. Hya à à la Bibliothèque Nat. de Paris un Festus incunable signatjë par M. Thewrewk de Ponor dans les AMatt~es Graux, p. 669(Rés, Y 553 A.) et relié sous Louis XIV; il contient à la fin 32 pages manuscrites intituh''ps ~Mc .ftfttt /')'6[ymeH<a '}T«!e~<ïm Pompei Fesli ex ~ctMs~o cotlice col~«. L'écriture est bien d'une maiu italienne du xv° siècle, mais je ne lit connais pas.
British Mus., A<-M. ms. 10270, f. 36. La lettre sera intégralement publiée, ainsi que plusieurs autres intéressant Festus, dans la Con'e~pM~ntee '<f P. V~<))'t et C. S~OKio avec F. Orsini.
4. Voir la préface de Bandini au t. IV du Catalogue des mss. latins de laLnurpntienne, et~Anziani] D~M<t MK. AMMeo-J~MreKXMHtt!, Florence, 1872, p. 18. Si je mentionne parmi les collections du xv" siècle celle du plus célèbre lettré du nom de Gaddi, Giovanni, doyen de la chambre apostolique, mort en 1542, c'est qu'on peut supposer qu'il tenait de famille une part de ses manuscrits.
5. t':u' ~ntmtmdiait'e de Giampiero Giampieri et de l'architecte Gian,'onio )Josi (Bottari, M<. ~~<rt't/tt\ éd. de Milan, 1822, t. 111, pp. 295;
~'JC, 3t4).
ment à l'époque où il s'occupait activement de former sa collection de manuscrits le noble florentin dut sans doute lui en donner quelques-uns en échange de ses présents artistiques. Trois de nos numéros proviennent en effet de Giovanni Gaddi et portent dans le haut de leur première page la signature loannis Ga~ L'un d'eux, le Paul Orose 3340 <;M. L.30>, était un des plus beaux échantillons de paléographie lombarde que possédât Orsini. L'écriture est du xi-xir' siècle et ses 28 premiers feuillets ont les marges couvertes de dessins à la plume représentant les scènes de la chronique avec les costumes du xu" siècle. Fulvio en fait un manuscrit « di 600 anni e; c'est son exagération ordinaire'. Le 3292 <(M. L. S8> porte des scholies de Gaddi lui-même et de plusieurs autres mains; il contient, en deux volumes distincts, les satires de Perse et les Pontiques d'Ovide, copiées en plusieurs fois au xu~ ou au xm° siècle Le 3293 < M. L. 91 >, est seulement du xv° siècle' le Liber medicinalis de Serenus et Aratus en latin y sont accompagnés de quelques notes de peu de valeur~. Les livres acquis par Francesco Gaddi, nls d'Angelo, sont représentés par un fort beau Juvénal, le 3286 <;M. L. 31 ;>~ d'une écriture lombarde du xi" siècle, avec gloses et scholies contemporaines; la satire XI 1. 95 ff. parc)). (Pie IX). Incomplet du commencement et de la fin. 2. 52 fI'. parch. (Paul V). En tète Sa/un'MM Mc~MSMHtMi, cHgt. Jo.GctfM;; au feuillet de garde final (n° 6t"). s) f. 1, Perse; b) f. 10, Ovide, sans annotations de Gaddi.
3. 64 ff. paroh. (Pie VI). Trois mss. entièrement distincts <ï) f. 1, Serenus (sans titre); 6) f. 29, Gk'MMMCt Ar«<M (id.); c) f. 46, Pftttpfft. Au v° du f. 64, Orsini a mis une note se rapportant seulement au ms. c Dono t/t<7tt rledit Att<- -Ifti/'t's Paccius. Ce Pacci était un médecin de Rome, dont la bibliothèque fut en vente en 1573 en même temps que sa lettre du 29 novembre, Ursini en mandait l'index à Pinelli. Cf. Ambros. D. 422. 4. J'ai noté la signature de Giovanni Gaddi, en parcourant les armoires d'incunables de la Vaticane, sur une C)'«mnM:t'e de Gaza (Alde, 1495), qui avait encore l'ancienne cote 11805. Elle se retrouve sur deux volumes latins de la Bibliothèque de Naples (JV. D. 28, JV. G. 45), dont le second au moins, le De /tnt6:< de Cicéron, écrit en 1478, a peut-être appartenu à Orsini; un Virgile de la même bibliothèque (IV.E. 14) al'ex-libris d'Alessandro Gaddi. Cf. ie catalogue de Jannelli, pp. 132, 234. 155. Pour les rnss. de la Laurentienne, voir l'index du catalogue de Bandini; pour les mss. grecs qui sont à Paris, le passage de Boivin cité par M. Léopold Delisle. Le cabinet des ma?tM:!c<t. I, p. 158.
.'). 92 H', pareh. (Pie IX). Au recto du f. 65 finit le recueil primitif, sur le dernier vers de la satire X; au-dessous le mot FINIS; au verso commence la satire XI d'une écriture imitant l'ancienne. Au-dessous Est Francisci ./t)t;y<t f~t; Gs'M~' et <tM<co)'Mm &ertem(;)'t<o<'Mm. Ce dernier mot est ajouté après coup par le propriétaire devenu méfiant.
a été ajoutée au xv° siècle les lettres initiales de la partie ancienne sont ornées de figures. Ce manuscrit a encore pour nous un autre prix il vient du célèbre QMVANNi AURISPA, comme l'indique au premier feuillet l'inscription Hic liber /ae est. La main qui a tracé cet ex-libris se reconnaît dans certaines annotations récentes du manuscrit.
Un autre volume provenant d'Aurispa, suivant Ôrsini, Je 3276 <(M. L. 168 >, faisait partie de la bibliothèque d'Antonio Beccatelli, élève d'Aurispa et plus connu sous le n~m de PANORMfTA. C'est un Lucrèce écrit à Naples en '1442 et annoté par les deux savants. L'annotation a un caractère critique et offre des corrections au texte et des suppléments aux lacunes nombreuses de la copie, exécutée sans doute sur un exemplaire en mauvais état~. Si nous y joignons le Plaute 3304 < M. L. 496 > de l'an 1449% nous aurons indiqué les seuls manuscrits datés ayant appartenu à Panormita, que nous ayons rencontrés. L'identification du second pourra avoir quelque intérêt pour l'histoire du texte de Plaute on sait, en effet, qu'après la découverte du manuscrit du cardinal Giordano Orsini, le roi Alphonse de Naples fit faire une recension des vingt comédies désormais connues ce texte, du reste fort arbitraire, fut établi par Panormita, et nous avons précisément dans le 3304 un texte de Plaute qui est. postérieur de vingt ans à la découverte, et qui est revu et annoté par Panormita lui-même'. Ce recueil ne comprend d'ailleurs que les huit premières comédies.
1. 208 ff. pap. encarté de parch. (Paul V, Pie IX). Souscription Y~2. m<'M.se t<no ~o.s< captam Neapo/t'm ab Alphonso Rege Mt'B:cMsstmo. Ce ms. a été vu pour le texte par M. Munro, qui n'a fait aucune de nos observations; cf. sa 4° édition de Lucrèce, Cumb'idge, 1886, p. 24. Un autre ms. de Lucrèce, provenant, comme le précédent, du texte découvert par Poggio,-se trouve dans notre collection. C'est le 3275 < M. L. 124>: 142 ff. pap. (Paul V, Pie IX). Sur la garde ~V° 56. T'KMS LMcreM~s. Le texte est dtvtse ça et là par des titres partiels à l'encre rouge. C'est encore un autographe d'humaniste, avec annotations critiques, mais je n'en ai pas reconnu t'ém'iture.
2. 97 ff. pareh. (Paul V, Pie IX). La souscription est auf. 96 v°, avec te fragment de Nigidius, etc. ~9, nono JM. mart. Gloses interlinéaires du copiste. Les annotations de Panormita sont quelques gloses latines ou italiennes, des nota et un petit nombre de leçons marquées al ou l. Lettres ornées un frontispice favec le portrait de Plaute et un écusson soutenu par deux anges (est-ce celui de la famille Corona?). Un des ff. de garde porte un nom de propriétaire soigneusement gratté et au-dessous Iste JK(K(<us est P<tM<! F<'«KCMC! Palavicini Apostolici Pi'o<o?M<<M'!t et cet. Ancienne notation n' 2/.
3. Nous savons, par les lettres de Guarino de Vérone, que le ms. du car-
Le fameux humaniste avait dirigé à Naples l'exécution d'un certain nombre de manuscrits, contenant pour la plupart des textes classiques, et il avait pris lui-même la peine de faire quelques copies, dont je ne sache point qu'on ait parlé*. La petite collection que j'ai pu reconstituer, avec l'aide de notre Inventaire, est assez considérable pour offrir quelque intérêt. Plusieurs volumes sont d'un même format moyen ils offrent les mêmes signes extérieurs, les mêmes ornements en couleurs ou par hachures à la plume, et la main des scribes indique au premier coup d'œil la provenance napolitaine On y trouve des corrections ou des sommaires de la main de Panormita; quelques signes qui lui sont familiers se rencontrent
T
aux passages notables et ~j ). Orsini n'indique pas tous les
volumes venant de Panormita, mais je crois pouvoir affirmer cette origine au moins pour les suivants, tous manuscrits du xve siècle
3270 <M. L. d6S>, Tibulle et le Remedium d'Ovide, rares notes de Panormita'. 3273 <~M. L. '164 ~>, Properce, entièrement autographe, avec la division en quatre livres et suivi d'une élégie du transcripteur\ 3276 < M. L. '168 >, Lucrèce décrit dinal Orsini, dont la découverte était annoncée par Poggio le 26 février 1429, resta entre les mains de Panormita, malgré les réclamations de Guarino, depuis 1434 jusqu'en 1443. Cf. Rem. Sabbadini, Guarino Vero~ese e gli ~'e/:(;<ipt di Ce~'o e Plauto, Livourne, 1886, pp. 57-58. Sur la recension d'Alphonse le Magnanime, cf. Ritschl, OpMscM~a, Leipzig, 1868, t. II, pp. 1-34, et surtout la partie du travail de M. F. Ramorino cité ci-dessous, qui est intitulé S<Mf/tt sM P<aM<o <<t Antonio il PHK';x'?7:<<a. 1. Le travail d'ensemble le plus complet sur Panormita est aujourd'hui celui de M. G. Voigt, au t. II de la W~t;~e/e&MKg' des c<a.s; AMc')'t/H<ms, Beriin, 1881 mais celui qui intéresse le plus nos travaux est dù à M. Felice Ramorino, C'on~'t&«<t f:~< .s~'t's ~<ft/ttM e critica di AH<Beccs~t, Palerme, 1883. Je l'ai lu dans i'Ar(;/M'i'< i<<oWco Mc!ts?M, années VI (1881), pp. 432 sqq., VII (1883), pp. 213 sqq. L'auteur n'a eu connaissance d'aucun de nos mss., et les renseignements que nous apportons sont, par conséquent, tout à fait nouveaux. Puissent-ils engager le savant silicien àdonner bientôt un livre définitif sur son célèbre compatriote 1
2. Un des scribes a laissé son nom à la fin du ms. 3401 .Marn: Vtrg~tt V~M/eofMm. Quelques-uns de ces volumes, qui sont en papier, ont un feuillet de parchemin encartant chaque cahier, pour donner plus de solidité à l'ensemble. Presque tous ont été reliés à nouveau sous Paul V. 3. 55 fî'. pap. Gloses et scholies d'une autre main. Le rubricateur a fait suivre du mot fM6ftc': le titre de chaque pièce, écrit en noir à côté, avec la mention ~c<t. Qf. le passage de Panormita cité par M. Ramorino, ArcA. x<ot-. sic., VII, p. 238.
4. 83 ti. parch. Le récotement de 1602 remarque déjà qu'Orsini a indiqué
plus haut. 3282 < M. L. 172>, Silves de Stace, précédées d'une épigramme Panormita in statuam ~~<M le copiste a relevé en marge, avec le plus grand soin, tout ce qui touche Naples ou ses environs'. 3296 <;M. L. 228 ;>, Martial, où l'on peut observer la même préoccupation; leçons marginales de première main; notes rares de Panormita 2. 3300 <M. L. 171 >, Silius Italicus, avec un assez grand nombre de leçons; noms propres reportés à la marge par Panormita. 3304 < M. L. 196 >, Plaute décrit plus haut. 3316 < M. L. 233 >, Acron; une partie des renvois et des leçons est du copiste, l'autre est de Panormita'. 3341 <;M. L. 170 >, Ammien Marcellin, à peine annoté, et presque point par Panormita' 3418 <M. L. 197 >, Nonius complet avec l'ex-libris ANTONÎI PANHORMITE~.
Six volumes d'importantes traductions du grec doivent être joints à cette série 3344 <M. L. 173>, six livres de Diodore de Sicile, les livres fabuleux, traduits par Poggio, mais sans nom d'auteur, avec de nombreuses correction~ marginales de:la main de Panormita et d'autres lecteurs 3345 < M. L, 207 ;>, à tort Tibulle avec Properce. F. 1 (lettre ornée), Incipit NMMO~&~os Propertii AtM'eKi Nautae ad TMMMm feliciter. (Addition dans la marge en ligne verticale :) Vc/ JE~'</Mt'Mm. secMK~Mm JVo?MMm Marce~tfm. La plupart des élégies ont des titres (Vo'~a ianuae conquerentis, Ad amtcam ira~am, Mi'tKttMo aKMM, etc.). Quelques scholies aux premières pages. Du f. 81 au f. 83 Antonii P<!Ko'M!t<ae elegia ad Lamolam, quod ~crtm!S elegiae mo~<i) ~'achis~Mf ex Bononia KeguM)'tt fecedefe. Cf. Frédéric Plessis, Etudes o'ttiques SMt' -Properce et ses élégies, 1884, p. 22, et Ramorino, c-, p. 238, qui cite une lettre de Panormita à Cambio Zambeccari « Propertium iocondissimum poetam recepi. Albium Tibullum, quum 'primum invenëro qui deferre non gravetur, ad te mittam. » 1. 91 ff. pap. (Paul V, Pie IX). F. 1, épigr. et P,.P. S~Mt Nf:ttpoKf(tM ptX'ftfe liber I S~t'a~-Mm; f. 88 v, vers, extraits, etc.
2. 229 If. pap. (Paul V, Pie IX). En tête, la lettre de Pline sur la mort de Martial. Pour la provenance de cet exemplaire, cf. les textes rappelés par M. Ramorino, <. c., p. 242.
3. 173 ff. pap. (Pie IX). Très grand format; ornement au frontispice et aux initiales.
4. 138 ff. pap. (Paul'V, Pie IX). F. 62, le commentateur d'Horace parle de Moïse Panormita «Non erat cbnstianus tam inepte sentions de Moysi.n 5. 222 H', pap. (Paul V, Pie IX). Je reconnais la provenance à la similitude d'écriture avec le 3300. M. V. Gardthausen a indiqué -la place du ms. parmi les textes d'Ammien Marcellin, dans les JaA)'Mc/M)' /Mfc~:ss. philol. de Fteckeiscn, an. 1871, p. 850.
6. 114 tf. pap. (Pie IX). Ine. Index cafMm rerum quae in hoc codice conftKmhf)' JYoKM jtfat'ccHt p<:)')p«<ettct Tt&M!'<tcmS!s compeK~osa doctrina per KMe?'<M, etc. Senium est.
7. 245 iT. pap. (Paul V, Pie IX). Lettres init. et frontispice décorés à la plume on y voit le blason d'Aragon, à peine rehaussé de couleur.
les Lois de Platon, traduites par Georges de Trébizonde'3346 < M. L. d7ë>, la ~epM~~Me de Platon, traduite par Antonio Cassarino, de Palerme, avec des sommaires de Panormita°. 3349 <( M. L. 176 ;>, huit opuscules des œuvres morales de Plutarque, traduits par Cassarino, ainsi que l'~toe/~M de Platon les marges d'une bonne partie du volume sont chargées de notes, additions ou corrections de Panormita, qui a refait en plusieurs endroits la traduction de son compatriote". 3401 <;M. L. d74 >, la Cyropédie de Xénophon, traduite par Poggio, avec dédicace à Alphonse d'Aragon~. 3422 <~M. L. ~d3~>, les discours II et III d'Isocrate, traduits par Lapo da Castiglionchio le jeune, avec une dédicace à Panormita
1. 233 ff. pap. (Paul V, Pie IX). Ornements or et couleur au début des livres. L'identification est certaine, mal-ré la perte des gardes, de même que t'attribution à Panormita, malgré l'absence d'annotations, à cause de la ressemblance avec le ms. suivant. C'est une erreur de l'Inventaire d'attribuer cette traduction à Cassarino.
2. 227 ff. pap. (Paul V). Orn. à la plume. I! y a encore une erreur d'Orsini dans l'Inventaire, où il fait du no 175 une traduction des Lois. Au contraire, il est exact dans la note conservée sur la garde. F. 1, At~otMt CtMMrMtt Siculi isagogicon in Platonis vitam ac fKsc<p<mf<m f. 27, Traduction. Souscription finale Platonis refMmpMM:ea)'Mm liber f/ectm!<se< M«)'mt<s ea'p<<c<< e ~rseco in <a<;n.Mm com;efs!<s ab Antonio C~ssar~o SMM~o ~«meK KOH'/Mm erM<;<s 06 en He~Me emen~atMs ~MOf~ <mm(!<M)'s morte ~rsëue~M;} est. Cf. Voigt, Wiederbelebung, t. II, p. 177, note 2. 3. 205 ff. pap. (Paul V, Pie IX). Au f. i84 v et sur la dernière garde ex-libris de P. (ANT PANHORMITAE LIBER s). Trois parties distinctes a) f. 1, Ouomor/o ~MM se <aM'~H'epos.s<<, et autres opuse. f. 101, Apophtegmes f. 142 v°, souscr. Ts).o; TM'; a'7ro?6EY)i<xiMv ïou n).ouTc(p/ou OTtEp 'AVTM'~O; S[Xe/.0$ p.ETSBp'XCS OU OtK 'C'))'~ aX).'f,V <ï!l!aV ?] (i~ StCf TY)V K<7X'<]<Ti~. b) f. 147, ApopA<Aegfm<:<a Lscf)?ncs; partie la plus surchargée par Panormita c) f. 186, Platon (sans titre). Les dédicaces de Cassarino précèdent chaque traduction. Les notes de Panormita ont de l'intérêt, par ex. cette anecdote surGuarino de Vérone, à propos de la femme Spartiate qui se montra à une luxueuse Ionienne avec ses quatre fils pour seule parure « Hoc imitatus Guarinus noster; Kiriacho Anconitano gemmas exhibenti fitios ostendit. )' (f. 183 v°).
4. 13~ ff. pap. (PaulV, Pie IX). Souscription citée p. 219, note 2, et plus bas An<0)t« PsM/twmttae est, le tout en capitales rouges. Initiales or et couleur. Quelques sommaires et corrections de Panormita. Il a comparé un jour la Cy'ope~e à !a R<~)M&~Me de Platon (Ramorino, ArcAtMO s<or. s; VII, p. 228); c'était év!demment d'après nos manuscrits. 5. 36 {T., parch. beïïeret. ant. estampée, la seute conservée de cette bibliothèque. Sur les gardes sont des épigrammes latines que je crois de la main de Panormita. L'ouvrage lui est dédié, mais après coup, et par des grattages et des surcharges au titre et dans le corps de la préface. Voici le titre, récrit jusqu'à c~t'tS.s~mMm A~ ~oc~'stmMm et e~~M6H<MS</MMm virum ~om<KMtK A~o~tMm P«?t/t0t'<nt<sm poetam c~r~'simKM Lt:p< Cs&'<eM!Mn.eM~t prefatio in ~'oe)'a<M o)'M(;o?tc< incipit /Mte!<t;)'.
Outre les manuscrits contemporains, Panormita en avait une collection de plus anciens, fort intéressante si nous en jugeons par ce qui reste 3246 <;M. L. 163 >, Cicéron, yKSCM~e~ sur deux colonnes, qu'on pourrait faire remonter jusqu'au jx° siècle et qu'Orsini, avec son assurance ordinaire, n'hésitait pas à rejeter au vu". Ils portent quelques notes marginales de Pan.ormita qui n'ajoutent aucun prix à un manuscrit de cette valeur 3385 < M. L. 166>, Apulée, De deo Socratis, du xn° siècle*. 3417 <M. L. i67>, Macrobe, ~M)'?M~es, touché par plusieurs mains du xv siècle, surtout par celle de notre humaniste le manuscrit est de deux mains du xn° siècle'. 3428 < M. L. 221 >, Julius Firmicus Maternus, fragment de la 1J./athesis, annoté par Panormita, du xin" siècle~. 3321 <M. L. 162 >, entièrement en onciale et de plusieurs mains; c'est un livre scolaire du vu;e siècle dont la composition est fort intéressante, et qui contient notamment un Curiosum Urbis, le plus ancien manuscrit de cette rédaction des Regiones s. Panormita n'a point annoté et s'est borné à mettre son nom sur la dernière page sous cette forme ANT. PANHORMiTAE. J'ai retrouvé enfin chez Orsini quatre manuscrits se rapportant directement à la vie et aux œuvres de Panormita et sur lesquels j'appelle l'attention. Le premier, le 3371 <M. L. 186>, contient ses lettres latines; il est entièrement autographe et préparé, à ce qu'il semble, pour être publié; plusieurs lettres sont barrées transversalement6. Il a évidemment plus d'importance que 1. 99 ff. parch. rel, ant.
2. 74 S'. parch. (Paul V, Pie IX). Copie incomplète.
3. i29 ff. parch. (Pie IX). Sommaires contemp. La fin du v 90 et les pp. suiv. jusqu'à. 92 r°, sont occupés par un texte du xni° siècte, De sanc~o ~t'cAo~M ~c<?'o nova. Panormita indique en marge « Hic deest liber tare unus Macrobi cuius loco interferuntur divi Nicolai miracula. Le V du f. 92 est b!anc f. 93, le livre VII de Macrobe reprend, d'une autre main du xu''sièc)e, jusqu'à la fin.
4. 33 fT. parch. (Léon XIII), Incomplet les pages des ff. 5 vo-9 v°, contenant la fin du livre I, sont de main moderne. Au titre du ms. écrit par Panormita en capitales, il n'a point oublié l'épithète de Slculus. 5. 234 H', parch. (Pie IX). Décrit par Bethmann, dans l'A~'cMu de Pertz, vol. XII, part. I, p. 235; utilisé par M. C.-L. Urlich,s, Codeai C!'Ms Romcte topf~)- Wurzbourg, 1871. J.-J. Bouchard avait vu le ms. en i633, y relevant pour Peireso les deux pages ~e Pond!e}'t<)M& e< ~fsKSMrM qui s'y trouvent (Lettres inéd. de .B. écrites de Rome à Peiresc, p.p. Tamizey de Larroque, Paris, 1881, pp. 19 et 27\
6. 205 If. pap. a conservé rel. ant. en velours rouge. Sur les lettres de Panormita, cf. Voigt, <. c., t. t, p. 489. Les lettresjbarrées offrent plus d'intérêt que les autres, car elles doivent être inédites. Voici la disposition du
les manuscrits connus jusqu'à présent'. Le 3372 <M. L. 1S7;> est également autographe et a pour titre Epistolae diversorum ~M~Z'MMt tWOrMMt ad <~0?MMMMt /1~<OM!M/M .Pf<nAor??! Le savant a pris la peine de classer en groupes et de recopier toutes les lettres importantes qu'il a reçues des érudits de son temps, et l'ensemble forme une des plus curieuses correspondances qu'on ait à dépouiller pour l'histoire littéraire du xv siècle*. Infiniment moins intéressant est le livre De /ac~ et dictis Alphonsi Regis composé par Panormita et écrit par un scribe napolitain dans le 3373 <~M. L. 158;>; je ne sais pourquoi Orsini en a fait un <: libro originale~ Observons enfin à propos du 3374 <M. L. ~S9>, contenant r.~erMM~Aroo~M~ que le bon Orsini, qui demandait des permissions ecclésiastiques pour avoir chez lui le Dee~~eroM, paraît sacrifier beaucoup à l'humanisme en installant dans sa bibliothèque un poème beaucoup moins innocent il est vrai qu'il n'a pas osé en transcrire le titre dans son inventaire et qu'il l'a voilé sous celui-ci Panormitae varia poemata
recueil qui est en deux parties a) f. 1, AH<. Panorm. in /t&fMHt familia!'tMm p)'c<o{/!M b) ms. de Lxxn H', paginé par l'auteur f. 1, A. P. Cttm~MM'.H'Mm epist. pro/o~tM; f. 134, A. P. ~MM~Mm epist, volumen ad OKuf?'M<m tM'e/nepMc. ~Vesp.; f. 136, FefdMSH~t regis epist. et orationes per Ant. ~HHO)'M!(f<m.
1. Sur le R!CMt'dtf(H!M et t'Am&t'osMnM~, cf. Ramorino, Arch. stor. sic., VI, pp. 437 sqq. V. aussi l'art. de M. A. Gaspary dans la Vte~e<a'Arsse/trt/'< de M. L. Geiger, I, p. 474.
2. 115 ff. pap. (Pie IX). Voici quelques notes prises dans ce recueil, qu'un travailleur plus heureux que moi aura le loisir de dépouiller. Lettres de Guarino de Vérone, commençait au f. 1 et paMt'm; Aurispa, f. 4 et passim; François Philelphe (4 lettres) et Mario, son (Hs (2 lettres), f. 16; Bart. Fazio (7 lettres), 22; Pog-gio(3 lettres), f. 26; Lorenzo Valla, f. 30; Ant. Cassarino, f. 31 Francesco Barbare, f. 41 Théodore Gaza (4 lettres), f. 61 Georges de Trébizonde, f.94; Elisio Calenzio, f. 90; Giovanui Toscanella, f. 82; Francesco Pontano, f. 30; Gioviano Pontano, f. 113; Enea Silvio Piccolomini, f. 109; etc.
3. 75 n*. pap. (Pie IX). F. 1, Ant. Pan. p/'o/temM/K incipit f. 68 V, Alphonsi Regis Dicteria e.Ep<t'CHt~. Incipit ettt6'~f;M<<Mmp/iM~. Orsini a cru ce livre original, peut-être parce qu'il lui est venu avec les autres mss. de Panormita. Au bas de la première page, deux anges soutiennent, dans une couronne de lauriers, le blason suivant que je n'ai pas identifié D'azur à une bande d'or, accompagné de deux étoiles et en pointe d'une montagne de même.
4. 50 ff. pap. (Pie IX). F. 3, Guarini tM~tCt'um M Hef/nsp/M'o~o (sous forme de lettre à Giovanni Lamola); f. 4 v°, Herm. lib. 1 (à Cosme de Médicis) f. 17 vo, Ht. JI; f. 30, la discussion épistolaire entre Poggio et Panormita, au sujet des « turpiuscuta » du livre; f. 35 v°, P. Virgilii ~M'oHM p/'MpeM maior (au-dessus, ajouté après coup, le titre Elephantidos). Aux gardes, plusieurs épigrammes latines.
Parmi les humanistes de second ordre, amis ou correspondants de Panormita, plusieurs doivent être rappelés àpropos des livres d'Orsini. Giovanni Lamola a transcrit Aulu-Gelle de sa main, en 1433, et il a mis dans les marges des sommaires et des leçons. Le manuscrit a de curieux pour nous que, bien qu'il ait appartenu à Orsini, il ne figure point à l'Inventaire. C'est une acquisition postérieure qui devait aller chez les Farnèse et qui, par erreur, est entrée au Vatican, où il a le numéro 34S3~. Cette erreur a été causée par Orsini lui-même, qui a inscrit sur la garde la même note et le même numéro que sur un autre AuluGelle, bien plus précieux à tous égards, et qui figure régulièrement à l'Inventaire, le 3452 <;M. L. 47> Ce dernier est du xm° siècle et provient de la bibliothèque du collège Capranica à Rome'. il est très connu et Martin Hertz a examiné toutes les questions qu'il soulève*.
Un grec latinisé, Georges de Trébizonde, le Q calomniateur de Platon », a annoté un De ma~Mra <~eo?'M~ de Cicéron, manuscrit du xv siècle qui lui a appartenu, aujourd'hui 32~3 1. 159 Ff. parch. (Pie VI). Lettres ornées sur la. partie Iste liber est me~ to/MMHfS Lamohte gMemp)'op!'M manu ~'<msc?*tpst. Souscription, de la même main Auli GeHtt JVocttMtK Atticarum liber vigesimus et ultimus feliciter c.TpMcM M.CCCC.XXZJI pt'M~f kalendas tMMm&MM. C'est évidemment le n" 60 de l'Appendice I; peut-être le chiffre .360 de la garde, avec le 3 efface, se rapporte-t-il à cette numérotation. Quoi qu'il en soit, ce ms. a été catalogué le dernier de toute la série entrée au Vatican en ~602 peut-être l'hésitation, indiquée par ce classement, montre-t-elle qu'on avait déjà des doutes sur la validité de la possession.
2. 134 ff. parch. (Pie IX). Au f. 132 v" commence un second ms. du xv siècle. Au f. 49 V, note signée de Mai. Sur la garde .Bi'&Ko~Ae.cae Collegii CspfctMeeKSM, et plus haut, le n° 360 où le 3 est effacé. Le m~me chinre et la même particularité se retrouvent sur le 3453, ainsi que la note autographe de l'Inventaire: Aulo ûeMiO antichisso. et le n" ~7; ta Note et le numéro ont été barrés dans Je 3453 et conservés dans le 3453 mais en voilà assez pour expliquer une confusion. Ce sont ces mss.que Scioppius vit dans l'hiver de 1600 chez Orsini « [Agetlius] cuius mss. in Vaticano sunt boni, apud Fulvium optimi. (Burmann, Syll. t;pts(., t. II, p. 51.) Muret cite une leçon « in vetere libro F. Ursini » C~ft~. lect., XI, 17), et Martin Hertz (p. LXX-xi) s'étonne de ne pas la retrouver dans les d.eux seuls c~ces Fulviani qu'il connaisse, le 3307 et le 3452; elle est peut-être dans le 3453. 1
3. Bibliothèque fondée parte cardinal Domenico Capranica. (Rocca, ?& Apo;;(. Va(., p. 391.)
4. Dans sa magistrale édition d'Aulu-Gelle, Berlin, 1885, au t. II, pp. Lv, LX\'i,LXx,Lxxx, On verra, au dernier renvoi, t'hypothèse que Martin Hertz essaie de soutenir, à savoir que notre ms. d'Orsinipourraitêtre le fameux exemplaire dont la découverte, annoncée en 1429, excita tant d'émotion dans le monde des humanistes, et que Poggio regrettait ensuite de trouver « truncus et mancus. »
<M. L. i07;> Giovanni ToscaneIIa a mis son ex-libris sur un Frontin du même temps, le 3408 <;M. L. 108>, dont le texte, corrigé et complété dans les marges, est éclairci par des rapprochements variés'. Un copiste, qui se fait honneur d'avoir servi Toscanella, a transcrit, pour la bibliothèque du cardinal Marco Barbo les commentaires de Giovanni Tortelli sur l'orthographe grecque; on les trouve dans le 3319 <~M. L. 177~>°. Tous ces souvenirs sont effacés par celui de GiovANNt-GioviANO PoKTANo, qui continua l'Académie napolitaine fondée par Panormita et le fit même avec assez d'éclat pour lui laisser son nom4. Il n'y a de cette provenance chez Orsini qu'un seul manuscrit, mais d'une incomparable valeur. Il s'agit du Virgile en capitales, connu sous le nom de Virgile ~M Vatican, qui a passé dans la bibliothèque des Bembo, et de là, comme on l'a vu au chapitre m, dans celle d'Orsini <M. L. 2>s. On n'a en réalité, pour attribuer la possession du manuscrit à Pontano ou à l'Académie pontanienne', qu'un témoignage unique, celui d'Orsini, et je n'ai pu jusqu'à présent en découvrir l'origine. En tout cas, si Pontano a eu entre les mains ce vénérable volume, il en a, comme les i. 104 ff. parch. (Pie IX). Ecusson D'azur au pélican d'argent. Note du propriétaire sur les gardes.
2. 74 ff. parch. (Pie IX). A la Hn Hic Frontinus est Jo~HKM TMScsHfHae et amtCorMm.
3. Pap. rel. ant. Au r" du dernier f. Comment. Ioannis Aretini V. C. de M'<Ao<ap/t!'s (Hc~'oHMm ~'«ecftrMM finis. T/tM~orMS BMcA~HcA olim lo. rMt'MHe~ /f<mM/!<s iussu Dni A~crct Baf'6o Veneti incliti t'ap<tm scripsit. Au v Liber RfH Dni &:r&o K' S. Marct. Il n'y a aucune trace de l'épître originale de l'auteur au pape Martin V. Déjà Rainaldi après avoir remarqué que l'Inventaire indique une pièce de ce genre, ajoute: « Ma in questo (177) m'è consignato, non vi è epistofet.tade Tortellio, ma di Andrea Contrario a Pietro Grammatico. Cette lettre de Contrario est sur parchemin, en tète du volume. (Quanti ego facio v. c!. atque praest. Ioan. Aretinum. Romae id. nov.).
4. Le Bembinus de Térence porte, comme on le verra plus loin, une mention d'un autre napolitain, le poète lauréat Porcello. Pour les mss. d'un autre illustre napolitain, Sannazar, v. le chap. vin.
5. Il se prépare un travail complet sur Je 3225, dont six planches ont été données dans:P.de Nothac, Les P<'«t<KrM f~ mss. de Virgile, Rome, 1884. (Extr. des AMaM~M <M<'cA. c< d'hist.) Le seul témoignage qui nous parie, à ma connaissance, de la provenance napolitaine du ms. de Bembo est celui d'Orsini lui-même dans son recueil de 1587, A'ofae a~ C«<'jKem, etc., p. 284 "jVirgitius] quem ex Academia Pontani, grandioribus litteris exaratum habuisse Bembum ~!CMH<.)) M. Cian a fait sur ce point des rapprochements ntites. (Deccnnio, p. 103.) Je rappe)!erai aussi, à propos des relations de Bembo avec Pontano, Je magnifique é)oge de celui-ci à fann du petit poème de Bembo intitulé SfM'ca et publié par Mai (Spieil. rom. t. VIII, Rome, 1842, p. 503).
NOLHAC. FULVIO ORS)N~, 15
propriétaires postérieurs, respecté les marges, et l'on n'y trouve aucune trace de sa plume. En revanche, deux imprimés d'Orsini ont été annotés par lui. Je n'en ai pu retrouver qu'un, IV~c. 802 <[. L. 10>, Catulle et Tibulle de Brescia, 1486; mais il est d'un réel intérêt par les curieuses scholies qu'il renferme, surtout sur Tibulle, de la large et ferme écriture de Pontanol. Uns autre main apparaît çà et là dans les marges du Tibulle; c'est celle de Colocci et nous apprenons ainsi que ce volume avait, avant d'arriver à Orsini, passé par la bibliothèque de Févèque de Nocera
D'autres manuscrits isolés proviennent en assez grand nombre de prélats et de savants du quattrocento. Antonio Patrizi, évêque de Pienza (t 1496)~, possédait un Porphyrion du ix° siècle, du commencement de la minuscule, le 3314 <;M. L. 8> qui a été fort estimé d'Orsini 4; celui-ci en faisait un manuscrit de mille ans de date; il le croyait contemporain du Térence à figures de la Vaticane, aujourd'hui 3868, ce qui n'était point si mal observé s. L'ex-libris de Giovanni Tonsi di Renzo, franciscain, évêque de Fano (t i499), se trouve à la fin du 3324 <M. L. 18 >; Orsini donnait à ces Commentaires de César six cents ans d'existence; ils sont seulement du xn" siècle, mais d'un texte fort important et d'un aspect très soigné, avec leurs lettres ornées et leurs titres à l'encre rouge. On leur a joint quatre feuillets d'un manuscrit d'origine française, du xiv° siècle, portant un inventaire de bibliothèque en partie gratté et un acte 1. Annotation aux encres rouge et noire. Mots renvoyés à la marge, ce qui est nécessaire pour les catenae très compactes. Passages notables indiquas par A'oou par une sorte de main.
2. Comme l'autre exemplaire, qui sera examiné à la fin du chapitre, p. 232. 3. Cf. Zeno, D!ii. Vo~ t. Il, pp. 96 sqq.
4. i57 tt'. parch. (Pie IX) gr. format. Quaternions de 8 ff. marqués en chiffres romains. La première page est occupée par la Vita jHbt'afM contemporaine en haut A. Ptt()'î~' epMcopt Pientini. Si ce prélat est de la même famille que Francesco Patrizi,' nous nous expliquons facilement la transmission du votume. Nous avons trouvé le célèbre professeur en relations avec Orsini (p. 82), précisément à propos de manuscrits, et nous savons d'autre part qu'il avait une bibliothèque intéressante. (Miller, l. c., p. xvi; Graux, c., p. 127-129.) En tous cas, le volume était chez Orsini dès 1570, puis~jN'il fut prcté à Dupuy (p. 85).
5. Orsini possédait un autre ms. isolé de Porphyrion, le 3315 <; M. L. 70 >, r)e la fin du xv" siècle: 204 ff. pap. (Pie IX). Frontisp. orné. Mots d'Horace soulignés à l'encre rouge. Quelques variantes margin. de première main. Sur la garde de parch., cote du xvt° siècle PompoH~ JPofpAy)'to?ns com??MH<oiWMM in Horatium n° 52.
de l'abbaye de Saint-Martin-de-Massay, au diocèse de Bourges 1. Un volume curieux, le 341d <;M. L. 147 ;>, contient toutes les pièces d'une polémique de 1464, entre Galeotto Marzio de Narni et Philelphe, à propos de la ~/br~M;~e de celui-ci: invective de Marzio, réponse de Philelphe, riposte de son adversaire Marzio l'a fait précéder d'une longue lettre dédicatoire au cardinal de San-Sisto, qui ne peut être que Pietro Riario. La fin de cette lettre se rapporte moins au recueil qu'au manuscrit luimême celui-ci paraît donc être l'envoi original de l'auteur qui a Sguré dans la bibliothèque du cardinal~. Je ne sais s'il faut en dire autant, malgré des corrections assez nombreuses, du 3423 < M. L. 220 >, qui contient un Strategicon adversus Turcos de Lampo Birago, dédié à Nicolas V On consultera encore avec fruit, pour l'histoire du xv° siècle, la petite collection de miscellanées du 3399 < M. L. ~18> =.
1. cxmi ff. parch. rel. ant. (ex ff. seulement sont du xne siècle). Sur ce ms., collationné déjà pour les éditions critiques A. Frigell (1861) et A. Hoider (1882), sur l'acte et sur les hymnes qu'il contient, voir l'important travail de M. M. Gitlbauer, Philologische S~'et/e, V,Fribourg-en-Br., 1886, p. 418 (cf. p. 76). Voici l'ex-libris déchiffre: R'H Dni D. Ioannis de Tonssis DH' g~t'a~M episcopi PaKeMt'M de ordine mtKo'Mm t<ssMmp<t. On verra plus loin comment je rattache ce ms. à la bibliothèque d'Achille Estaço. 2.7ô ff. pap. (Pie IX). F. 1, « Galeoti ~ar<;y A'a)'tMt'KSM epistola ad Rev. Pcfrxm ca<<na<<;m titulo Sf<MC<t ~'t;;<t Hc legatum summi Pontificis. Cum diu cogitassem cuinam libellum hune donarem. Continet autem hic codex Galeotti M. N. certamen oHm cum Francesco Philelpho habitum. Libellus noster non forulis ornatus, non crocea membrana scriptus, non pictis umbilicis, non aureis ansulis, non initialibus literis comptus. Haec enim R. P. tua non pensitat. Sed cartha et literis aquae regi porrectae speciem ipsa fronte demonstrans, in!,us vero erit conditione quam R. P. V. suo acutissimo ind'cio tribuet. » Plusieurs pp. blanches; f. 13, Marzio f. 17 v°, Philelphe; f. 38, Marzio. Cette polémique et le ms. sont connus de l'historien de Marzio, M. E. Abel; cf. A?M<. ad /tM<. renascet~mm in ~MH~at'MH~ectantia, Buda-Pesth, 1880, pp. 233 et 246.
3. La date est à peu près fixée par la mort de Riario en 1474 il était cardinal depuis 1471.
4. 66 ff. pap. rel. ant. estampée. Ad .ÏVtco/MMm (/Mtn<Mm P. Il. Lampt H~v;~t s~'at. af<f. TMt'c. Se [~tc] Nicolae quemadmodum iactatam diu ante te pontificem scissamque romanam ecclesiam reconciliare potuisti. 5. 332 fT. pap. (Pie IX). F. t, trad. de la Politique d'Aristote par Leonardo Bruni (avec préf.) f.177, Bt'M.')~em L.Aretini 7sag'o~:eMm moraHs dtSCt~HKtte ff< Ga<eoe<MM Rtcaso/a/ntm aM?CMm; f. 197, Vie de Cicéron par le même L. Bruni (avec préf); f. 235, Gf~tt T<'«pt'ï<n~ ~Mat;m~fH'<ict</f<e epis~o~tt'itm H'7 Tut'cu; t;< ~V<c')~<; Pt'oc<< <K ff<t' invectivas f. 253, Perocti e~)M<o/f( ffd Be6'6'a)'o?tCM in /f<M~eM: eius H6r< ~Mtde/cHSto Platonis ùMeW6~M)'; f.256 V, autres lettres àBessarionsurIemêmesujet.d'OgnibenedaLonigo, PhUe)phe, Panormita, Jean Argyropoulos, Marsile Ficin; f. 263, Io. Cati jaraet.'MKs Cep/taMen~'s oratio ~Msm habuit in /MKf)'e Latini ca?' Ursini f. 281, discours du même évêque, prononcé devant Paul II, (~prsestaH<M
Un humaniste fort oub)ié de la cour d'Innocent VIII, Giovanni Lorenzi de Venise', a possédé deux manuscrits de notre bibliothèque, un latin et un grec. Le premier est un texte du x:L° siècle des gloses de Severus sur le De KM~M~MoJo~Me, de Marlianus Capella; c'est le 3428 <M. L. 8~>; il porte sur l'un des feuillets de garde cette mention Die axcu~' M~em6?'!s 1470 emi a lohanne Laurentio p!'s<o~?'M?K pro centum axe' Le manuscrit grec est le 1394 < M. G. 128 >, où sont réunis les hymnes, traités et lettres de Synésius, des opuscules d'Aristide et de Libanius 3. On lit au dernier feuillet, parmi des mentions de mains diverses 'Imxwou rcu Aocupe~ou xxl 'cM'/ ~AM~. Raphaël de Volterra mentionne expressément cette collection*. Sait-on quelque chose de la bibliothèque d'un érudit presque contemporain du précédent et beaucoup plus célèbre, GiovanniAndrea de Bossi, de Vigevano, mort en 1478 ? Après ses importants travaux dans l'imprimerie de Sweynheim et Pannartz, il fut fait évêque d'Aléria, en Corse, et devint le premier bibliothécaire de la Vaticane réorganisée par Sixte IV*. Toute sa carrière, on le voit, a été consacrée aux livres, et il est intéreset d«/)K<ate antiquae legis et (ïMC<Ot'!<a<e saco'doH~ f. 296, discours du même devant. Paul II, de A)MtMKttaHo~6 f. 230, lettre de Guarino de Vérone à fra Giovanni da Prato (Quam nescia mens hominum.). Au frontispice est le blason suivant, surmonté d'une mitre D'or aux trois pals de sable (Cato ?). 1. Je compte prochainement mettre en lumière ce personnage, qui fut hetténiste et fort lié avec Démétrius Chalcondyle. Cf. G. Lorenzi, ami de Polilien et &t6h'o<ëc<tM'e d'Innocent VJIJ, Rome, 1887.
2. 36 ff. pap. (Paul V, Pie IX); plusieurs mains du xn.s siècle. Incipit G<<M<t<; super pytmMm librum iMyHet MarMa~t de ntiptiis ~)/M~o~og'!ae et MerH«r(!. Nuptiale carmen finxit Martianus f. 36 .Ëa;pKcem.<M)' glose. quas /ft'(H?' MmposxM.'ic Severus scholasticus M}'6M Romae. Notes marg. contemporaines soulignés, divisions de chapitres, et quelques notes modernes. Le mot L6[M)'t'K<o est écrit ZaMf., mais je ne le crois pas douteux. Les ff. de garde de la fin (f)'. 37-38) sont des fragments de livre de compte d'un habitant de Pérouse au xm° siècle.
3. 337 ff. pap. (Léon XIII). F. 1, Synésius; f. 298, Aristide; f. 324, Libanius. Par erreur, la garde du volume se trouve être celle de M. G. 93, avec la note autographe d'Orsini. Paraît inconnu aux éditeurs de Synésius. 4. Comm. M)'&SK., Baie, 1530, f. 246.
5. Je rappelle que c'est dans la dédicace à Sixte IV du Nicolas de Lyra, imprimé en 1472 (JM domo Petri de .MoarMM's), que notre savant a inséré le catalogue des volumes publiés par les deux typographes allemands jusqu'au 22 mars 1472, avec le chiffre de chaque tirage. Il y fait l'éloge des cardinaux suivants, tous bien méritants de l'humanisme Bessarion, Roderico Borgia (Alexandre VI), Angelo Capranica, Marco Barbo, Oliverio Caraffa, Pietro Riario et Giuliano della Rovere (Jules II). Cf. [Audiffredi], Catalogus histot'tco-cnMcM.! RoMMMM'Mm edit. saec. xv. Rome, 1783, p. 94.
sant de le retrouver à plusieurs reprises dans notre Inventaire sous le nom d'Andrea Aleriense. Avant de discuter les affirmations de ce document, qu'on me permette de rectifier les erreurs courantes relatives à notre personnage. Sur la foi de son inscription tombale, où il y a certainement une faute, on l'appelle Giovanni-Antonio 1, tandis que le titre des volumes dont il a dirigé l'impression, et toutes les dédicaces qu'il a signées le désignent sans exception sous le nom de Ioannes Andreas Ughelli, avec des doutes, il est vrai, en fait deux personnages distincts, évêques d'Aléria tous les deux le premier s'appelle Giov.-Antonio, et meurt en 1475, le second est un Giov.-Andrea, et meurt en 1493 Ce second évêque n'a jamais existé. On serait tenté de l'admettre, il est vrai, si l'on s'en tenait à l'Inventaire d'Orsini, qui mentionne comme annotés par Andrea d'Aléria des volumes imprimés postérieurement à ~473 il n'en est rien cependant, et nous sommes en présence d'une de ces erreurs d'attribution si nombreuses de notre collectionneur*.
Le seul de nos incunables qu'il ne soit pas impossible de 1. Les derniers historiens deL<:Bt6Mo</te~MedM V«<. CMxv~ siècle, MM. E. Müntz et P. Fabre, reproduisent cette lecture en même temps que l'inscription, à la p. 136. La ptece était autrefois à S. Pietro in Vincoli. Je n'ai pu la retrouver dans cette église; j'aurais voulu m'assurer s'il y avait bien to. A~T. et non 10. AND., et si le reste était exact; pour la date de 1475, tout au moins, la mention AN. mBfLEt ne laisse aucun doute.
2. Cf. Audiffredi, <. c., pp. 12, 17, 19, etc. Certains érudits, comme Mazzucheiti, font d'AH'h'ea son nom de famille.
3. Vo'ici ce que dit Ughelli du second « loannes Andreas, Apostolicae Vaticanae secretarius Nicolai Cusae quondam contubernalis vir in divinis scripturis studiosus et in saecularibus litteris eruditissimus, iureconsultus et orator eloquentissimus, vita et conversatione praeclarus, moritur episcopus AIeriensis an. 1493 ut testatur Trithemius. (Italia sf<c?'<! sive de episcopM Ka/MM, t. III, Venise, 1718, p. 504). Gams (Series eptScopofMtM, Ratisbonne, 1873, p. 765), a rectifié Ughelli, puisqu'il mentionne seulement loannes ANDREAS de Bossi, nommé en 1469 et mort le 4 février 1475. Il constate que la suite des évêques d'Aléria est troublée jusqu'en 1493.
4. Il y a d'abord un exemplaire de l'Anthologie de 1494 <; I. G. 45 qui parait être l'iKC. 813a. (Voir plus haut, p. 158, note 4.) Orsini aura peutêtre été trompé par le monogramme, qu'il aura interprété par Andreas de BuasM. Un Claudien <I. L. 40 > doit être identifié avec l'Ine. 403 (Vicence, 1482, in-fol.), annoté d'une belle écriture. Sous I. L. 41, Dom. Rainaldi indique avoir reçu, en 1602, un Eusèbe (Praep. evang.) de Venise, 1497, in-fol. Je n'ai vu au Vatican, sous la cote I~c. 30, que l'Eusebe de 1470, imprimé par Nic. Jenson, avec quelques annotations qui ne sont certainement pas de la main annotatrice de l'Ammien Marcellin. Quant aux autres écritures, je n'ai pu les rapprocher les unes des autres; si l'on s'en occupe, il faudra ne pas négliger de rechercher l'édition de Manilius, indi-
rattacher à la bibliothèque du laborieux humaniste, est un exemplaire de l'Ammien Marcellin, imprimé à Rome en 1474, et fâcheusement incomplet on le demandera sous la cote Inc. '108 < I. L. 78 > on le trouvera couvert de notes manuscrites aux encres rouge et noire, comprenant des rapprochements, des variantes, des scholies de toute espèce Ce volume est intéressant et, si tout ce travail est de Févêque d'Aléria, il faut admettre qu'il a employé à l'étude d'Ammien Marcellin une bonne part des derniers mois de sa vie. Nous avons encore un petit manuscrit, qui offre des garanties plus certaines de provenance c'est le 3350 <M. L. Së>, contenant la traduction d'un opuscule de Plutarque, dédiée à Févêque d'Aléria par Théodore Gaza la longue lettre-préface du savant grec contient des additions marginales et des corrections de sa main, et l'exemplaire est certainement celui qu'il a offert au prélat Cette œuvre de Gaza est inconnue.
Un manuscrit, daté de '1438, le 3347 < M. L. 120 >, nous révèle le nom de deux possesseurs de livres de la, première moitié du siècle c'est le Gorgias de Platon, traduit par Leonardo Bruni, et suivi d'un petit commentaire de lui sur les Économiques d'Aristote La souscription donne ifCCCC~ï~F die FeMe~M. Liber Francisci benini Niccolai /4 de .Re~o~M's quem t'y" kl, /MMt/ transcribendi explevit. Sint gratiae Deo. Puis, d'une autre main flic liber destitit esse prioris Domini vj nonas MO'M~M c6!ept<~Me esse Nicolai Scyllacij [de Squiilace?] quem eMM'< ~Mo6tM docatis A/eMSKae anno post pes<eMtseds<SH!. C. Scylacii C?/?'0~ap/iMM!.
D'autres noms, un peu moins anciens et toscans, nous sont quée dans l'Inventaire sous I. L. 39; il s'agit évidemment du livre paru à Home, en 1484, sous le titre Laurentzi BoKMtcoH~ .MMtM~MSM in C. ~faKi/i'KM comMeH~MM (avec le texte cf. Auditîredi, p. 260).
1. Outre la note de i'tnventaire d'Orsini, on trouve une mention plus ancienne de la possession du volume par i'évêque d'A!éria.. Je dirai à ce propos qu'il y a à la Bibliothèque Nationale de Paris, un Ammien Maroetli)! de la même édition que la nôtre, qui porte vers le milieu quelques notes de main italienne, et, au frontispice, le blason épiscopal suivant Parti au 1°'' d'or à l'aigle à deux têtes de sable, becqué et membré d'or, au 2 pointé de deux pièces de sable et or. On y lit cette mention ~ona~erK Sancti Sa~M<ot'M jBonfonMe] 1568.Cote heserve J. ~7, in-fol.
2. 10 tf. "parch. non numér. couvert. de soie. F. 1, TAeo~ot't ~}'M! o~ ReMrMch'M. /oA. And. episcopum Haleriensem p!'e/!ï<!0 in orationem P<Mfat'c/tt de /aMt<M?t~ep/M~<MopAo ineunda cum principe; f. 5, traduction. 3. 56. If. parch. (Pie VI). Lettres ornées. Notes et sommaires marginaux.
donnés par le manuscrit de plusieurs des œuvres de Decembrio, 3416 < M L. 90 > ainsi souscrit Transcripsit atque absolvit Florentiae jDOMHK!'CMS ~6ram Pistoriensis anno ~S/M~'S MC'CCC7.y~~M~ novenabris. Au-dessous, d'une autre main 7/MMe tibi Guicciardine fy~'MS ipse M!ï'M~; et à la page suivante Hic liber est Niccolai Py/M Pistoriensis I. V. D. Excellenti .Mo Petro <?MCCM~~ïo M~eeoM~M~o Florentino in Romana curia commoranti dono e~a<!M. Voilà un manuscrit à l'histoire duquel rien ne manque, pasmème l'explication de sa présence à Rome, et nous apprenons en même temps qu'il a été à Piero Gucciardini, père du grand historien.
Un Parmesan, qui fut bibliothécaire de Mathias Corvin, Taddco Ugoleti, et qui appartenait à une famille d'imprimeurs assez connue, possédait un fort beau Martial du xu" siècle, le 3294 <;M. L. 6>. L'avait-il apporté d'Allemagne comme cet exemplaire des Églogues de Calpurnius et Némésianus, qui servit à l'édition de 1492 2? En tout cas, ce fut un livre aimé et feuilleté le texte, qui est très fautif, a été revu et corrigé par le propriétaire qui a fait usage de manuscrits pour sa collation (~M~MS~at?: coeKc~M~) des vers, des pièces et des séries entières ont été ajoutés'.
Un travail de collation non moins soigné a été fait pour le manuscrit 32SO <M. L. 81 > des lettres de Cicéron, destiné à être offert à un bibliophile véronais du même temps, Agostino Maffei. Ce personnage vécut à Rome et y reçut Politien c'est un des premiers collectionneurs d'antiquités. Le volume est un texte d'étude exécuté pour son usage personnel les corrections prennent souvent place dans le texte par rature ou surcharge tout ce qui peut faciliter la lecture et la rendre plus instructive est accumulé dans les marges et les passages grecs y sont traduits en latin. C'est l'oeuvre de deux scholiastes, Bartolommeo Saliceto de Bologne et Lodovico Regio d'lmola ils s'en expli1. 96 ff. pap. rel. ant. lettres ornées. Ancienne table sur la couverture renvoyant aux feuillets. P. Candicli opo'ft. De C(M)7!o</)'a~Ai'ct veteri et nova f<~c<M*tos De AotMMS genitura ~2. De mtmM'~MS [romfmae] rei publicae 2a. De MSM.s a?t<«j'Mi<a~f .so't!~n~< 41. De prcpW~att; Mr6(M'Mm /a<t?M)'Mm 7o. Les trois premiers opuscules font partie de J'Htsto~M pft'eg~MM. 2. Cf..MaMWc:t H<tMp<tt qpM.!CM~<, Leipzig, 1875, t. I, p. 372. 3. 99 ff. parch. (Pie IX). Carré, à deux colonnes. Les ff. 1-4 contiennent ie liber Spec~ftCt~ot'ttm (xve siècle). Au v" du f. 5 seulement commence l'ancien ms., sur la première page du volume un écusson assez finement exécuté.
quent dans une préface d'envoi très curieuse, autographe de l'un d'eux, et qui ne serait pas sans intérêt pour l'histoire de ce texte de Cicéron'.
tl reste à parler d'un livre qui ne se retrouve pas, I. L. if, et qui a pourtant figuré à la Vaticane. Il contenait, si nous complétons les indications d'Orsini par celles de Rainaldi, l'édition de Catulle, Tibulle et Properce, imprimée à Brescia en 1486, in-folio, et corrigée à la main par Pontano et Colocci*. Je voudrais attirer l'attention des latinistes sur la recherche de ce recueil, qui ne serait pas sans utilité pour l'histoire du texte 1. 253 ff. parch. (Pie IX). Grand format. Initiales ornées. Lettres à Brutus, à Q. Cicéron, à Atticus; quelques lacunes pour manque de lecture, plus rares que dans les mss. du même temps.-Voici quelques extraits pour donner idée de l'intérêt de la préface, qui occupe deux ff. préliminaires; l'orthographe en est conservée: « S<th'M<tM Bononiensis et LM<&)t)MMS Regius Co!ttc~'TM'.s .~K~Mf'KO JMa~co S. D. Ecce, studiosissime litterarurn cultor Augustine, volumina Epistolarum M. Tullii ad M. Brutum, Q. Cicérones! fratrem et T. Pomponium Atticum, tibi ut morem gereremus recognovimus, mendosissimumque codicem, ut pote indignum qui sic Mt)!e)' lectissimos tuos numeraretur, quantum fieri tantis in tenebris potuit castigationi subjecimus, n'cognitione etiam bis repetita variisque adiuta exemplaribus. Opus sane operosum et plenum difficultatis quam nec obsequendi tibi cupido po~ tuit nec pe~vigit cura vincere. Progredi enim necesse fuit a priore episto!a usque ad extremam suspenso pede, velut inter sentes ae rubos. nec satis est aestimare maiusne ilii [iibrario] fuerit Ciceronis scripta depravandi studium an perdendimembranas. Et ut fatemur ingenue per quos profecimus, I<tco&o c<n' PapMKSt et jfMKMt ~pMcqpo A~et'MMS~viris aetate nostra doctissimis decet acceptum ferre quicquid lucis in his datur cernere. I))i enim exsudato diu labore, quanquam non plenam attuferint, pro benefitio tamen habendum est quod minus multo per eos hallucinamur. Non. fuit t propositum emendare prorsus epistolas seeretioribus~persoriptas notis, quarum haud scimus an satis ex primis Ciceronis Archetyprs possent erui sensa. Scire te volumus attente nos loquentem cum Attico Ciceronem audisse et exemplariorum fidelem fecisse collationem quod etiam stigmosa pagina; lituraque multa indicabit. Nobis certe corruptionis tollendae excerpendarumque adnotationum maior cura fuit quam servandi candorem margmibus. Ceteri codices in specMM'sstmf! <M6[ SMp6Hee<!K castitate et nitore se tuebuntur ab illotis manibus. Hic, amissis decore et specie, nec assiduos usus vitabit, nec ullius eontactum refugiet. » Ce travail servit à préparer la. belle édition des jM<)'M de Cicéron, donnée à Rome par les mêmes savants en 1490, et dédiée par eux à MaS'ei. Sur cette édition, v. G.-C. Giuliari, DeMa MhT<t<tn'(! Veronese, 1876, p. 246. 5. J'avais espéré un moment le retrouver dans rexemp)airemarquéY-)-779 a la Bibiiotheque de Paris (Réserve), qui contient l'édition de 1486 com-.ptete, avec des notes marginales d'une écriture italienne, rappelant un peu à mes souvenirs celle de Pontano. Catulle et Tibulle portent des mots du commentaire renvoyés à ia marge en très grand nombre: dans Properce, où du reste le commentaire imprimé est bien moins fourni, il n'y a pas de notes de ce genre, et seulement trois ou quatre corrections, avec de fréquentes mains indicatrices différentes de celles de Pontano. Reliure de Louis XIV.
des Elt'giaques, et surtout de celui de Properce. M. Frédéric Plessis, dans ses belles T~M~es c~Me~ sur Properce et ses élégies a définitivement établi l'importance prépondérante du ~Vea~oJ~MMN (aujourd'hui à la bibliothèque de Wolfenbûttel) parmi les manuscrits du poète. Je crois qu'il y aurait à ajouter des observations nouvelles à l'histoire de ce précieux volume qui est décidément bien du commencement du xm~ ou de la fin du xir= siècle.
On nous parle en Italie, vers la fin du xve siècle et au commencement du xme, de plusieurs manuscrits de Properce, qui méritent l'épithète de M~M~M~MMM~; il me semble que tous ces textes, au milieu desquels la critique a peine à se reconnaître, peuvent être réduits à un seul, à celui-là même qui est aujourd'hui le seul manuscrit antérieur à la seconde moitié du xiv° siècle, le Neapolitanus. Ce manuscrit pourrait être sans invraisemblance celui de Pétrarque en tous cas, il parait avoir été entre les mains du Florentin Gianozzo Manetti, puisque M. Bâhrens a lu sur la dernière page le nom de ce grand humaniste~; toutefois, rien n'indique qu'il ait été possédé par lui de plus, pour expliquer sa présence à Naples, il n'est pas nécessaire de supposer qu'il y ait été transcrit, ni même que Manetti, qui mourut dans cette ville en 1459, l'y ait apporté. Nous savons, en effet, qu'il y avait à Rome, au xve siècle, un manuscrit fort ancién de Properce, appartenant au patricien BernardinoValla; il fut communiqué par lui, en 1484, à Politien, pendant le voyage que celui-ci fit à Rome; Politien l'appelle ~e<M$<M~. Ce manuscrit passa un peu après à Naples, et il y fut étudié en 1S02, par Francesco Pucci, qui en releva les variantes sur les marges d'un imprimé 5. Or, c'est précisément à Naples que 1. Paris, 1884, pp. 6 sqq., 30 sqq. Le livre contient le fac-similé de six feuillets du JVeapo~cHM~. Cf. R. Etiis, Americ. Jout'H. of Phil., 1886, et Ramsay, Select. from Tib. SH~Prop., Oxford 1887, p. xt, Introd. pp. L-LVI. 2. Moriz Haupt, OpM~CM~t, t. I, p. 277; Fr. Plessis, c., p. 3. Je n'insiste pas sur ce fait, me réservant d'étudier un jour la question des mss. classiques possédés par Pétrarque.
3. Sea~t Frope~tt e<ey. rec. Aem..Bae/M'e/M, Leipzig, 1880, p. vm. 4. Opera, édtt. de bâte, p. 295. (jMMceM. Lxxxi).
5. Cet imprimé, signalé par Fr. Jacob (préface à son éd. de Properce, Leipzig, 18~7, pp. 15 et 16), nous est connu par la collation que Piero Vettori a reportée sur son propre exemplaire, en l'accompagnant d'une notice datée de 1521. M. Plessis donne une partie de cette notice (p. 2). Vettori prétend que Pucci « annotabat. sequutus fidem antiquissimi codicis qui priumm fuit Bernardini Vallae patritil romani viri doctissimi, dein ab eo
Nicolas Heinsius a rencontré le manuscrit qui est aujourd'hui à Wolfenbüttel et qui a tiré son nom de cette provenance Il se trouve aussi, pour compléter la vraisemblance, que la seule leçon connue du texte vu par Politien est une leçon du Neapo<MM~
On peut aller plus loin encore et identifier le même manuscrit avec le très ancien Properce qui, suivant une tradition, aurait été possédé ou tout au moins étudié par Pontano. Il n'est pas logique, en effet, d'admettre qu'il y ait eu au même moment, dans la seule ville de Naples, deux manuscrits de Properce méritant la même épithète de M<M~t'ssMMs celui de Pucci et celui de Pontano. Pucci, membre de l'Académie pontanienne et lié avec Pontano, devait évidemment se servir du même texte que celui-ci'. Le seul témoignage qu'on puissefaire valoir contre cette supposition si naturelle, est emprunté à un érudit du xme siècle, dono datus est Alphonso H regi neapolitano. » Si nous en croyons .ce témoignage, que Vettori avait sans doute recueilli sur l'exemplaire de PuCei, le ms. de Valla aurait appartenu un temps au roi Alphonse. C'est encore là une tradition à laquelle il faut renoncer. Le roi Alphonse est mort en 1458, et en t484 le ms. était encore à Rome chez Valla, o& Politien le consultait. I[ est probable qu'it aura passé de là chez Pontano (-{-1503), et que sa présence à Naples, chez l'ancien secrétaire favori d'Alphonse II, aura amené la confusion.
1. Cf. Plessis, <. c.. p. 9.
2. Voici le texte complet de Politien « Apud Propertium 4 eleg. libello ~V, 3, v. 21-22]
Dignior obliquo funem qui torqueat orno,
Aeternusque tuam pascat aselle famem.
Diu, fateor, animum meum stimulaverat ac pupugerat quidam quasi scrupulus, donec eum codex vetustus evellit, quem mihi Bernardmus Valla celeber iureconsultus et primae homo nobilitatis Romae abhine ferme quinquennium commodavit, ubi non orno sed ocno legi, legisseque me statjm duobus eruditissimis iuvenibus ostendi, qui me domi commodum salutayerant. K Ocno est donné par deuxmss. le JVecpoMtaKtM et le I,aM!'CHHaKM~/ celui-ci, qui est seutenient, selon M. Bàbrens, des premières années du xv" siècle, ne doit pas avoir quitté Florence, puisqu'il a appartenu à Cotuosio Salutati. La variante ocno paraît bien avoir été prise par Politien sur le Neapolitaniis d'aujourd'hui.
3. On se demandera peut-être pourquoi Pucci, poète et professeur à Naples, membre de l'Académie de Pontano, parlant du ms. en 1502 (selon Vettoii), n'a pas mentionné que le volume appartenait à Pontano, qui mourut seulement l'année suivante. C'est qu'en réalité, à mes yeux, le ms. n'a pas été possédé par Pontano, mais seulement étudié par lui. Peut-être appartenait-U à l'Académie Pontanienne, et j'ai par ailleurs des indices qui tendraient à faire croire que cette Académie avait une petite bibliothèque particulière, ainsi que les Académies d'aujourd'hui. En tous cas, on va voir en quel sens il faut entendre les mots codex Pontani, qui nous ont habitués à la pensée d'un ms. de Pontano.
Antonio Ferez (?).Ce.Perren~, annotant une édition imprimée des trois élégiaques, y met la note suivante: Emendabam et annotabam. collatis vetustissimis exemplaribacs, alio Pontani, alio episcopi Cremonensis, alio Francisci Pucci nec non aliis Romae et Florentiae habitis.
Tous les critiques ont conclu de ce texte à l'existence de manuscrits distincts possédés par Pucci et par Pontano. Il doit être, il me semble, interprété d'une manière beaucoup plus simple. Perez ne parle pas de manuscrits (codicibus), mais de textes, d'exemplaires (e~emp~M~tM), qui sont tout simplement de vieilles éditions imprimées, annotées car des érudits qui l'ont précédé. Les collations prises ainsi sur des collations déjà faites étaient fréquentes à la Renaissance. Nous pouvons même suivre les traces des exemplaires utilisés par Perez l'un, celui de Pucci, s'est trouvé entre les mains de Piero Vettori, dans sa jeunesse, en 1521; l'autre a été, vers la même époque, chez Angelo Colocci, et c'est celle-là même qui a passé plus tard aux mains d'Orsini. Il ne reste plus, pour achever d'éclaircir la question, qu'à retrouver ces deux imprimés; celui de Pucci nous dirait exactement si notre hypothèse relative au manuscrit de Valla est tout à fait fondée et si c'est bien le TVespo~KM~ actuel celui de Colocci, à son tour, nous apprendrait si nous avons eu raison d'identifier le même manuscrit avec celui qu'a étudié Pontano. En tous cas, je crois avoir démontré qu'il faut envisager la question des manuscrits italiens de Properce à un point de vue différent de celui qui se transmet de livre en livre, et, pour me résumer sur l'histoire du Neapoli<aKM~, je dresserais de la manière suivante la liste des savants qui l'ont possédé ou étudié Pétrarque (?). Manetti, Bernardino Valla, Politien, Pontano, Pucci, Heinsius.
1. V. le texte chez Fr. Jacob et chez M. Plessis. Ajoutons que le témoignage de cet érudit obscur est fort suspect et qu'il est aujourd'hui ruiné, pour ce qui est de l'authenticité des leçons, ainsi du reste que celui de Pucci; M. Plessis, qui croit cependant à l'existence de tous les manuscrits, cite lui-mème t'autorité de M. Keil à ce sujet. (E<MdM critiques, p. 49).
LE FONDS LATIN
BIBLIOTHÈQUES DU SEIZIÈME SIÈCLE.
La bibliothèque du cardinal Bembo est, sans contredit, la plus précieuse dont se soit enrichie celle d'Orsini. J'ai déjà raconté ses vicissitudes, après la mort de l'illustre prélat, et décrit ceux de ses volumes grecs qui se retrouvent dans notre collection; ils sont assez nombreux et surtout assez importants pour assurer désormais une place honorable à Bembo parmi les collectionneurs de manuscrits grecs. Nous étudierons plus loin une série non moins précieuse de manuscrits en langues modernes et parlerons, ici même, de ses manuscrits latins. Mais ce n'est pas à Pietro Bembo seul que doit revenir l'honneur d'avoir recueilli les uns ou les autres. Une bonne part, peut-être la meilleure, doit être attribuée à son père BERNARDO BEMBO. Ce vénérable patricien, ami d'Alde Manuce et mort en 1M9, est une des figures les plus sympathiques de Venise au xve siècle'. Le personnage est déjà en lumière; cependant les détails contenus dans notre travail, à propos de la bibliothèque qu'il avait formée, serviront, je l'espère, à le faire encore mieux connaitre'.
1. On ne s'explique pas la légèreté singulière d'Ambroise Firmin-Didot, parlant du père de Bembo, « dont le nom même est ignoré des biographes.» » (Alde Manuce, Paris, 1875, p. 391.) Outre les pages de M. de Reumont dans Lorenzo il ~tgw'/tco, Leipzig, 1874, t. II, p. 100, il y a une longue notice dansFoscarini et dans Mazzuchelli (Scrittori (M/a~Mt, Brescia, 1753-63, vol. H, part. II, pp. 726-728).
2. Ce qu'on pouvait savoir sur la bibliothèque des Bembo avant l'étude de celle d'Orsini, a été. comme je l'ai dit, parfaitement groupé par M. V. Cian (CM deceKHM cM<t ut<a <K M. P. BetH&o, Turin, 1885, pp. 64-104). L'auteur
cite une copie du De /b)'<M)M de Pontano exécutée par Pietro Bembo et vue
par Tommasini dans la bibliothèque de Lorenzo Pignoria (Bibliothecae Pft<<M). MMKMMWp~ae, Udine. 1639. p. 86). li aurait pu recueillir, dans la même bibliothèque, un ms. des Bucoliques de Virgile, avec scholies, qui avait appartenu à B. Bembo, puis à son fils, et un ms. glosé de I'ËKë!de, qui, avant d'être à P. Bembo, « fuit Modesti Polentoni Siooohis filii. » Je ne sais où sont ces volumes.
Nous devons y rattacher d'abord le De legibus de Cicéron et les deux volumes de Tive-Live écrits par Poggio, dont il a été question plus haut'; c'est à Bernardo Bembo qu'appartinrent, avant d'être à son fils, quatre au moins des manuscrits de Pétrarque ainsi que le Boèce écrit par Boccace et le Dante de Pétrarque; c'est aussi lui qui acquit en France, en 1472, notre exemplaire du Trésor de Brunetto Latini. Sur presque tous ces volumes sont d'intéressantes notes personnelles, des extraits se rapportant aux auteurs ou à leurs manuscrits, et auxquels sont venu s'ajouter d'autres mentions de la main de Pietro Les réflexions morales qui les accompagnent quelquefois font honneur au père et au fils, véritables bibliophiles au sens élevé du mot, prenant leur livres pour conseillers et pour amis.
Le plus précieux volume latin de la bibliothèque de Bernardo Bembo était sans contredit son Térence'. C'est le beau manuscrit en capitales que les philologues désignent sous le nom de Bembinus, 3226 <;M. L. 1 > description paléographique a été faite trop souvent pour que j'y revienne; je me bornerai à relever par ordre chronologique les mentions assez nombreuses qu'il porte, et qui nous font connaitre de curieux détails de son histoire depuis le xv° siècle 6. La première est du poète Giantonio de' Pantani Porcello, couronné à Naples en 1452, par l'empereur Frédéric III, et qui a passé la fin de sa vie dans diverses cours de l'Italie du nord. C'est le plus ancien possesseur dont nous ayons trace: A) mei Porceli ~Mrea~' antiquitatis pignus 1. Cf. pp. 193-194.
2. Ce sont aujourd'hui les 3354, 3357, 3358, 3359. Pour ces mss. et les suivants, v. le chapitre vm.
3. Certains traits verticaux dans les marges aux passages notabtes, une forme particulière du signe A'ota sont communs aux divers mss. de Bernardo Bembo. Son écriture n'est pas connue comme celle de son illustre fils elle n'est cependant pas moins caractéristique. On a jugé utile d'en donner un fac-similé aux planches, n" IV.
4. Morelli, Not. d'op. di disegno, éd. Frizzoni, p. 56 (p. 61, pour tesLMSt). 5. cxvf ff. parch. Pour la description, v. surtout l'édition Umpfenbach, Berlin, 1870, pp. tv-xvn, et Chatelain, FaMo~t'ap/tM des class. latins, i''c fivr., Paris, 1884, pl. VI. On se plait à l'attribuer au v° siècle. Au bas du f. xcvfi r°, cinq distiques, transcrits au xv° siècle ou au xvi", ont la prétention de reproduire c~tigraphiquement un ancien texte en onciate. La note de Porcello est dans la marge inférieure de la dernière page; toutes les autres sont sur les quatre feuillets préliminaires.
6. Comme ces mentions n'ont pas été données par M. Fr. Umpfenbach dans leur ordre chronologique, et qu'elles rentrent directement dans notre sujet, nous nous permettons de les reproduire.
<M~'e~:MH!. Porcello a eu des rapports particuliers avec Venise, puisqu'il a dédié ses commentaires sur la guerre de I4S2-53 au doge FrancescoFoscari. Da vivant même de PorceUo,en'1457,le manuscrit passe entre les mains de Bernardo Bembo, comme l'atteste une note naïve du jeune patricien B) Notum /~cto ~rse~eK~ die libere ~e~'&ers~Mm mihi fuisse hune librum d487 die 15 marcij, cuius rei sit laus omnipotenti <~eo~ &. Bembo n'avait alors que vingt-quatre ans. C'est encore à lui qu'on doit les mentions suivantes, écrites à diverses époques, les unes en minuscule, les autres en capitale C) Continet liber iste cart. C~7/ Bembo, on le voit, ne compte pas les trois premiers feuillets mutilés qui ne laissent lire que de petits fragments D) Comedie omMM Eunuchus Heautontimorumenos Phormip .Bec/;y?*<x et Adelphis pene tota dempte etenim sunt due cart. finales et deest item et prior ~m~?'~ videlicet huius libelli, et Est mei Bernardi Bembi qui post eius obitum maneat insuos
~e?-
<m~MM~' aH~M~a~MreJtQ'M!ae;) Codex mihi cc?'~or auro; F) Nem
0 /'oe~.x MMKMMK.pWo?' se<as°. Le Térence a été montré à Politien', et celui-ci y a mis de sa main C) Ego Angelus Politianus homo vetustatis minime ~KCM?'tOSMS MMHMMt <eQ'Me M:e '!)!MSe ad Aa?tcd'~e?K codicem antiqnum fateor 4. Vient enfin la note autographe d'Orsini //) [Exactement le texte de notre Inventaire] 1. Ici un monogramme que je n'explique pas et qu'.on peut trouver chez Umpfenbach.
2. Ces mots sont de Boèce on aura plus loin (chap. vui), par le ms. de la Consolatio écrit par Boccace, le témoignage de la lecture assidue qu'en faisait Bernardo.
3. Des Fat'tac lectiones de Politien, tirées du Térence de Bembo en 1493, sont sur un exemplaire de l'édition de 1475, à FJorenoe (BibL MaruceUiana.); cf. Umpfenbach, p. vi. On consultera utilement sur ce point ma C<K'espon~. de P. Vettori avec F. Orsini. Outre Politien, nous avons le témoignage à peu près certain que le ms. a été vu par Ermolao Barbaro, dans le dialogue De rt~H< Culice et Te)'en<M /a6MHs, de P. Bembo.
4. Ici doivent se placer, dans l'ordre cbronotogique, les témoignages sur le Térence dans Ja bibliothèque de Pietro Bembo (Cian, l. c., p. 104); pais l'avis que donne Paul Manuce à Muret de tâcher d'obtenir communication, pour son édition. du ms. de Térence qui est chez Torquato Bembo ~EpMtolae, 111, 15 éd. d'Alde, p. 134); enfin, les détails contenus dans notre chapitre m.
5. Deux note? ~ius modernes 1) Il presente codice [ë stato li]gato da me Gio. Andreoli. anno ~697 regnando n. S!e J)!MOceH<M XII (à demi effacé par la reliure moderne; le mauvais goût de celle-ci, due au règne de Pie IX, fait regretter celle d'Innocent XII, qui aurait eUe-même fait regretter la bejie reliure décrite dans ['Inventaire d'Orsini. K) FMrto sublatus a:enseo<:to& A. AfDCC~Cjf~, sed multa a me diligentia perquisitus 6eKe~ctO e~r~M viri
Quelques autres détails historiques sur le précieux volume sont fournis par Angelo Rocca, et méritent qu'on les mette en lumière 1.
Un manuscrit très célèbre aussi est celui qui est connu au xvie siècle sous le nom de ZMM de Virgile, aujourd'hui 3~S2 <;M. L. 7. > Il est d'écriture lombarde avec les titres à l'encre rouge en grosse onciale, du !x° siècle, suivant M. Ribbeck, plus probablement du x°. Ne voulant pas reproduire une description déjà donnée, j'aime mieux transcrire l'index écrit en tête par Bernardo Bembo C<M*MtMM ~Mrœ c~emp/s ex Eneide, M< apparet ~Mo~MO indice librorum ad cart. d. V~s Virgilii CM~ car/T~KtÔM~ Nasonis c. 2. De Culice ad c. 2. Z)~s?'Mt?!. ad c. 8. Coppa ad c. x. De monosylabis est et non c. xr. De viro bono c. xi. De rosis c. xu. 3/ore~M c. xu. Caesaris Octaviani contra statutam mente [sic] Virgilii pro Eneide c. xmj. 7?Mco~'co?'MMt c. xv Ceû~~co~Mnï pars duntaxat c. xxvj. Le manuscrit s'arrête au v. 494 du livre 1er des Géorgiques. Orsini, qui le reçut, comme on l'a vu, en 1579 s'était flatté d'y trouver la partie absente d'un Dominici Sa~te 6t6/M</Mcce restitutus tdt&MS Dec. eiusdem anni. C<n. Marinus a Bt6<. Vftttc. Cette note de Marini montre que le ms. n'est pas venu en France en 1797, avec tant d'autres trésors de la Vaticane. Il n'en a pas été plus heureux Paul-Louis Courier raconte dans ses ~emoM'&s que « des soldats, qui sont entrés dans la bibliothèque du Vatican, ont détruit, entre autres raretés, le fameux Térence du Bembo, ms. des plus estimés, pour avoir quelques dorures dont il était orné. » C'étaient des soldats napolitains (Umpfenbacb, p. vu); ils ont pourtant laissé quelque chose.
1. Les voici. Ce passage complète celui que j'ai imprimé plus haut, p. 1 tO « Terentius. tempore Atexandri Severi imp. conscriptus, quo Angelus Politianus et aui huiusce classis viri libros antiquiores non reperiri affirmant. Sciendum praeterea est huius codicis margines scholiis charactere Longobardico conscriptis esse refertissimas, necnon aliquot Menandri versibus Graecis ab ipso Terentio in latinam linguam olim translatis et suo poemati insertis et postremo a Petro Victorio promulgatis. Libri autem eme;)f1ationes a card. Bembo, qui dum in iuvenili aetate una cum Politiano ipsum codicem cum aliis contulit, prius praestitae fuerunt, deinde a Gabriele Faerno, nunc vero a Fulvio Ursino. »
2. 32 ff. parch. (Pie IX). Sans titre. « Servius tractans in Virgilium haec dicit. » Beaucoup de corrections et adjonctions du xve siècle, plusieurs de la main de Bernardo Bembo (et non de Pietro, comme le croit M. Ribbeck). Son ex-libris est sur la garde CMea; paMcM Ve~ett Bernardi Bembi auM~MMStme<tn~'(j'ut<a<s Reliquie (sic).–Décrit avec soin par M. Otto Ribbeck, Appe/tcKa; Vf)'~t'<M?M, pp. 31-33. Je dois faire apercevoir que le ms. avait été promis par Pietro Bembo à Alde qui devait l'imprimer; celui-ci en témoigne dans sa lettre-préface du Virgile de 1514, le dernier texte qu'il ait publié (A. Firmin-Didot, Alde MaMMee, p. 391).
3. Cf. plus haut nos pp. 95 à 97.
manuscrit qu'il avait eu plusieurs années auparavant d'Achille Estaço, et qui commençait précisément à la fin du livre P" des Géorgiques. Tel qu'on le lui avait décrit, d'écriture lombarde, de format, très allongé, il paraissait à Orsini offrir beaucoup d'analogie avec le sien Le tout aurait fait un exemplaire de Virgile à peu près complet, et contenant, avant les Bucoliques, les œuvres de jeunesse attribuées au poète, disposition qu'on ne retrouve dans aucun autre des exemplaires anciens de Virgile. Ces espérances furent déçues, le manuscrit d'Estaço n'ayant, à le voir de près rien de commun avec celui de Bembo.
Christoforo Landino avait offert à Bernardo Bembo son recueil élégiaque intitulé Xandra, 3366 <;M. L. '181 ;>. Ce petit manuscrit est. d'une grande élégance il a son titre à l'encre d'or, une miniature à la lettre initiale représentant Léda, et au bas les armes de Bembo s, avec la devise Virtus Fo~or dans une banderole. Mais l'intérêt principal réside dans la lettre autographe jointe au volume et précieusement conservée parle donataire 3. Le 3368 <:M. L. 149 ;> fait pendantauprécédent pour l'exiguïté du format et l'élégance de la transcription due à Bernardo lui-même. Ce sont les commentaires de _Francesco Contarini sur les affaires de Toscane, excellent pastiche du style de Salluste et de celui de César. Au frontispice sont les armes de Bembo et de Contarini, deux écussons illustres de Venise, et Bernardo a transcrit avant le texte une intéressante épitre que lui avait adressée Contarini Il y a un passage du 1. Celui-ci est le 3253 < M. L. 36 >, de Lxxxn ff. parc))., rel. ant. Plusieurs mains lombardes du xt-xn" siècle; quelques gloses interl. contemporaines, d'autres postérieures. Ms. très incomplet commence au v. 421 du livre 1 des G~org~gMM.
2. D'azur au chevron d'or à trois roses d'or de cinq feuilles. 3. 88 ff. parch. (Pie IX). Anc. tranches dorées et gaufrées. F. l:.BenMM'~o Bembo ;;e<M<o?'t veneto viro p?'o&t(a<e ac HMet'M MMt~?M CA)'M<op/tO)'Ms IsKf~'Htfs S. D. Quod ais te elegis nostris. (En face, de la main de B. C/artss. u. C/M')<. Landini auctoris manus.) La lettre est publiée par Bandini, SpsctM:eM Mo'. F~M'e~ p. 164. F. 3, C. L. Ro'eMHm Xandra. Lt66rpnMtMS ad Petrum AfedfcMH Afeee?ta<c!K suum. Les dédicaces florentines de ce charmant recueil sont moins compromettantes que celles qui figurent effrontément dans l'Hermaphroditus. Aux marges sont des mains indicatrices des passages notés par Bembo; f. 12 v., au-dessous de l'épitaphe de Leonardo Bruni, qui figure dans le livre f, il a mis une note à l'encre verte sur Bruni et son épitaphe.
4. 120 ff. parch. (Léon XII!). F. 1. Franciscus Contarenus iureconsultus suo ~Bet'Nat'eto Bembo salutem pl. Mi Bembe triduum universum reluctatus sum notis meis certe ut te isto honere gravare exscribendorum qui apud te
livre où l'auteur raconte la mission que remplirent auprès de lui, à Sienne, les ambassadeurs vénitiens envoyés pour saluer le pape Calixte III à son avènement (14S5): il rapporte avec éloge, parmi les ambassadeurs, le nom du jeune patricien Bernardo Bembo par une vanité bien excusable, Bembo, transcrivant ce texte cinq ans après, a mis son nom en capitales, et il est revenu plus tard pour annoter ce passage'. La souscription porte Ber. Z?eMt&. pa~'cùM absolvit ~s~. lanuarijs bonis avi6!M C~M~t'a SQ'AMC/MCP anno LXo supra ~.CCCC~S MS<M Domini. J'ai retrouvé deux autres manuscrits autographes datés de Bernardo Bembo. Le323~ <M. L. 119 > contient plusieurs discours de Cicéron avec des sommaires, des notes et des extraits marginaux. On voit que le transcripteur se remettait à l'ouvrage chaque fois qu'il en avait le temps; les premiers portent des dates très fines dans les marges de 1457 à 1458'. La même manière de dater se voit sur un assez joli manuscrit des Silves de Stace 3283 < M. L. 75 > tout au bas du frontispice, on distingue: ~6oc~. :/46~, et à la fin du volume JT~eee~&. /6.~ Ce long temps, mis à copier un texte si court, donne sans doute la mesure des loisirs studieux du jeune patricien. Les volumes ajoutés par Pietro Bembo au fonds de son père sont surtout des manuscrits en langues modernes. Pour les manuscrits latins que nous retrouvons ici, rien ne prouve que quelques-uns n'aient pas déjà appartenu à Bernardo. Ceux qui paraissent avoir été des acquisitions du cardinal sont le Virgile de Pontano et quelques volumes qui sont indiqués seulement par les correspondances analysées au chapitre 111. Ces volumes sont un Isidore (F~mo~Me, in-fol.), un 'l'ive -Live (première décade) sunt Commentariorum nostrorum. Quando et maioribus rebus navare te operam prospectum habeam et peculiarius munus tuum esse oratoris non librarii. f. 3. Clar. viri patricii F. C. H<?'cc. C(MHmett<a)'M?e?'MM MtHe~'M?'Mt ~M<<M'Mn! lib. pnmMS inc.
1. Contarini « summa virtute et humanitate patricii ordinis adolescentem. » Bembo a mis plus tard ces souvenirs personnels dans les marges: Gf6'<! animi memoria. .BM't;' JanMSf~ ~4~6' in consilio XL c?'!)K!K[aH~. C'est précisément ce passage qui est reproduit à nos planches, n° IV. 2. 220 ff. parch. (Pie VI). A la fin du Pro reditu (f. 25) a;a-tt;' tMKtt ~57 in Vigilia S. P. et PaMH; au commencement du P~oM~OKe: a;ny :M<M ~57; à la fin (f. 60) sept. ~o7; à la fin du Pro CorKeKo Balbo (f. 83 v°) .Bt/ ian. ~5~. Place laissée pour les titres et les initiales. 3. 84 ff. parch. (Pie IX). Anc. tranches dor. et gaufrées. Titres à l'encre rouge. Frontisp. sobrement orné. Variantes margin. noms propres renvoyés, quelques courtes notes et rapprochements.
4. V. plus haut, p. 225.
KOLHAC, FULVIO ORSINI 16
et un manuscrit désigné par 6'eHecaeo~era'. Il n'est pas douteux qu'il ne faille identifier le premier avec le 33~D < M. L. 160 >, gros manuscrit d'écriture lombarde du Xt" siècle, dans lequel Orsini ne semble pas avoir reconnu Isidore'. Puur Tite-Live, il n'y a qu'un de nos textes qui contienne la première décade, et sa beauté fait honneur à la bibliothèque de Bembo c'est le 3329 < M. L. 28 >, qui est de deux mains du xf siècle avec souscription en belle capitale". Retrouver le Sénèque de Bembo est plus difficile: il n'y a pas, en effet, chez Orsini (et le fait est d'ailleurs digne de remarque), un seul manuscrit des œuvres de Sénèque. Le 3376 < M. L. 217 > nous offre les Dec~ma~'oM~ du rhéteur'; faut-il croire que c'est l'ouvrage qui était porté comme Senecae opéra sur l'inventaire très sommaire des livres de Bembo dont se servait Orsini? Cela n'est point impossible; nous constatons à chaque instant, à cette époque, des inexactitudes analogues dans la description des manuscrits 5. Mentionnons enfin un autographe latin qui a son prix; c'est le 3364 < M. L. 148 >, contenant les lettres écrites par Bembo au nom de Léon X, lorsqu'il était secrétaire des brefs Ces 1. V. pp. 103-104. (Acquisitions de 1582).
2. Le Litre porte seulement. Jn nomine DomMM t~Ctp~ liber .E~/M/?/M~'(t)'Mm. est de ~)?'o~rM<<ï<e sft'moMtm vel glosae Ace est /tO'KtKeMMta(« ?& A M.s'/MC ~t Z. ;s:e] 219 tf. parch. in-fot., rel. ant. avec la rose d'Orsini au fjos. Double lexique pour chaque lettre l'un offrant seulement le mot et sa glose, l'autre consacrant quelques lignes à l'explication. F. 212: fMCtptM~ S'/MH'/MM C'iCt't'OM~. Au v° du dernier f., inscription. & demi-eifacée MM<<) ))Of[M)'tO].
3. c\vi[ tT. parch., rel. ant. à la rose d'Orsini. Scholies sommaires, corrections contempor. et de diverses époques, compris le xvfe sièo!e. CF. p. 277. 4. 37 ff. parch. (Pie VI). F. 1 Incipit liber <~c&UK<~M)mMm Senecae /BHc)'~)'. xtv° siècle. Scholies contempor. et poster. Lettres ornées et frontispice avec fig. au bas, un génie (nimbe d'or, ailes ouvertes) qui joue de la cornemuse devant un petit ours assis.
5. Il doit y avoir à chercher des imprimés d'auteurs classiques annotés par Bembo. En feuilletant ses autographes de la bibliothèque des princes Chigi, j'ai rencontré cette indication intéressante dans un billet à Carlo Gualteruzzi, envoyé à Rome et daté de Padoue, 19 déc. 1537 « Harei caro saper da S. S. se, Ira i libri della buona memoria di mons'' di Fano, è ujM .Aptt/c~to in forma grande impresso a Roma ne! principio della stampa. Per tutto il quale v'è la mia mano, insieme con uno alphabeto delle voci di quelli autore, coperto di carta pecora, che io già dedi à S. S. (Chisianus LVIJf, ~0~ f. 64.) Aucun des volumes de ce genre n'est entré chez Orsini. 6. 375 tf. pap. rel. ant. de vetours rouge. Divisé en 37 cahiers, dont les dernières pages sont souvent blanches. Le premier cahier, comprenant les vingt premières pages, est d'un secrétaire; Bembo a seulement revu et ajouté. On trouve trace en marge de divisions différentes en livres. La dernière lettre est à François IM « Christophorus Longolius homo Gallus. oct. Id.
documents adressés pour la plupart à des princes ou à d'importants personnages, ont paru du vivant de l'auteur', et certaines parties du manuscrit semblent préparées pour être livrées à l'imprimeur. La plupart sont surchargées de ratures, d'additions, etc. On y voit la pensée première de phrases et même de lettres entières on peut deviner les motifs de style ou de politique qui ont fait modifier ou supprimer les passages en un mot, si ce sont, comme je le crois, les minutes de Bembo, on y peut surprendre les secrets de sa composition, les corrections officielles dues au pape, les retouches cicéroniennes dues à l'humaniste.
La bibliothèque de Bembo a servi plusieurs fois aux travaux d'Aide Manuce et de ses amis. La collection d'Alde lui-même, si l'on en croit Orsini, nous présente à son tour un volume d'une grande importance. Il n'est point porté à l'Inventaire, et fait, par conséquent, partie des acquisitions postérieures'. Il figure à présent parmi les Incunables du Vatican, sous la cote /Kc. -H35; à l'ancienne garde de parchemin, Orsini a mis le numéro 15 et cette note :Ou:'d.Me~mo~A. cMMtemeK~OM~M~/tM! Urs. Cette édition petit in-folio, qui ne porte ni date, ni titre, se rapproche, pour le caractère, du Catulle, Tibulle et Properce de 1472\ Les annotations sont très nombreuses, mais sont-elles de la main d'Aide ? je ne puis être aussi afnrmatif que le sont Orsini et, d'après lui, le catalogue de la Vaticane. Le témoignage du savant romain s'appuie probablement sur celui du petit-fils du grand Alde, et le manque de sincérité de ce personnage ôte beaucoup de valeur à cette tradition De plus, les spécimens de l'écriture d'Aide que je connais, et qui sont du reste extrêmement rares, montrent une main assez différente de celle-ci, et il faut admettre, pour le moins, que cette annotation, si elle est bien de l'imprimeur vénitien, remonte à sa jeunesse, époque de laquelle nous ne possédons point d'autographe. L'âge de Apr. Moxxi an. nono Roma.f." Je crois que c'est la minute au jour le jour de Bembo, préparée ensuite par lui pour être imprimée.
1. Venise, 1535. Mazzuchetli, <- (; p. 765, cite ]e ms. de i'Ambrosienne et celui du Vatican. Celui-ci a été acquis par Orsini en 1582 (cf. plus haut, p. 106).
2. V. p. 161.
3. D'après t'abbb Zappelli, dans le Catalogue ms. des Incunables de )a \'aticane. Il n'y a de titre que pour le livre VII. L'exemplaire est magni(if)Uf.
L Cf. p. 76.
l'écriture ne s'y oppose pas, et-nous savons même qu'Alde avait travaillé personnellement sur Ovide Je remets le soin de contrôler cette hypothèse à l'érudit qui s'occupera plus tard d'Alde Manuce, et me borne à lui signaler ce volume qui serait pour lui, s'il était authentique, d'un inestimable prix. L'annotation marginale n'est point critique, et ne corrige que des fautes d'impression évidentes mais les scholies mythologiques sont nombreuses il y a une table des récits d'Ovide, et partout des sommaires à l'encre rouge. Les interlignes ont des gloses en un grand nombre de pages, des restitutions de mots sous-entendus, des équivalents aux expressions poétiques, etc. Si le livre était préparé pour une explication devant des écoliers, Alde s'en servait peut-être pour ses élèves, les princes de Carpi Ce volume, ayant été acquis par Orsini quand son Inventaire était clos, doit provenir de la bibliothèque d'Alde le jeune. On sait que celui-ci l'avait apportée à Rome en 1590; étant alors fort besogneux, il cherchait à s'en défaire à bon prix, et comme il entendait assez bien le charlatanisme, il n'épargnait rien pour faire valoir sa collection aux yeux des Romains. Les livres Idu temps sont pleins d'éloges excessifs à propos de cette bibliothèque Orsini parait y avoir vu plus clair et, dans l'intimité de 1. On connaît, l'édition fort estimée des oeuvres d'Ovide donnée par Atde en 1502-1503. Dans le premier volume, qui contient les .MMftmfM'pAfMM, figure une vie d'Ovide (réimprimée en 1515) composée avec un grand soin par )'éditeur lui-méme.
2. Orsini possédait l'Aldine des JM~amot'pAosM de 1502, A. in-8". Le petit volume <I. L. i6>, resté dans sa reliure estampée, contient un très grand nombre de corrections mises à la marge, le mot du texte qu'elles remplacent étant souligné. Cette révision importante est due à Catfmdra en 1510. Le volume ainsi corrigé a-t-il servi à la célèbre marquise de Mantoue, Isabelle d'Este ? Il est permis de le croire, à la lecture de la note suivante mise à la dernière page, de l'écriture ferme et posée du reviseur Hi N6)'t OM<H<m: emendati fuerunt po'Io. la. Ca<a)td?'sw mamima diligentia, in ~'<i<M:m cHuM Ysabellae Es<e)MM MaK<Mae AftM'c/tMKMsae edito super AM <;Mt'nda<MKMm. libro vij IM. JMKMS. Anno x~M<M W. D. X°. L'exemplaire est paginé par le même personnage, qui a obéi à la demande de l'imprimeur de mettre à la main les chiffres des 404 « semi-pagmae » (=: pages), auxquelles sa table renvoie. H provient de Colocci. En tête, Orsini a ajouté le portrait d'Ovide emprunté à la publication d'Ercole Ciofano.
3. Voir particulièrement Rocca, Biblioth. Apost. Vat., Rome, 1591, pp. 402-403 « Manutiana illa Bibliotheca, mira librorum copia et varietate, codicibus scilicet non solum impressis, sed manuseriptis etiam vetustissmis Autographisque refertissima, quam ipsemet (?) Aldus iunior. suis sumptibus, principibus tamen liberalitate aiutus, instituit, auxit, atque Romam advexit cum enim ipse primum Romae cum Paulo.patre viveret, eam struere coepit. Cf. notre p. 110 (en note). Une partie des livres d'Alde É été
sa correspondance avec Pinelli, donne des appréciations assez intéressantes Messer Aldo è spesso da me et mostra desiderio grande, anche bisogno d'appogiarsi con qualche signore. Non mancaro d'aiutarlo col s' Don Duarte [Odoardo Farnese], se l'andata di quel signore in Spagna non impedisce. Ho veduto la sua libraria, ma non si trovô fin qui cose giotte, eccetto un libro de Provenzali 1; ma potria essere che non m'habbia menato ancora in sacristia. La sustanza è che quest' huomo si trova in gran bisogno et non hà altro che la libraria, la quale veramente è di gran numero di libri stampati, ma di pochi scritti à mano, et in quelli pochi non vi vedo cosa da far venire l'aqua alla bocca ') De fait, il reste peu de chose aujourd'hui de cette bibliothèque trop célèbre, et les manuscrits sont bien rares qui en gardent le souvenir. Orsini y a peut-être fait quelques autres emprunts; je n'en ai pu constater qu'un seul et qui est antérieur aux démarches d'Alde le jeune c'est l'intéressant fragment de Servius acquis en d580 °.
On est sur un terrain plus solide avec l'éditeur de Démosthène, le laborieux CARTEROMACHOs. Il a fourni sûrement à la bibliothèque d'Orsini des imprimés latins en plus grand nombre encore que les imprimés grecs; j'ai constaté cette provenance dans quarante-sept volumes latins, signalés ou non par l'Inventaire 4. Quelques index alphabétiques, souvent très nourris, composés de mots pris dans les auteurs classiques, viennent du même érudit Ces manuscrits n'offrent en soi pas d'intérêt acquise plus tard par la Vaticane. V. A. Ceruti, Lett. inecl. dei MctHMZt (Extr. de i'At'c/MfM Veneto, 1881-82), pp. )00 et 111.
1. V. le chap. vin.
2. Am&t'os. D. 422 M! Lettres du 2 août et du 11 août 1590. 3. Sur ce volume, v. plus haut, p. 196. Sur les inscriptions réunies par Atde le jeune, v. p. 36, note 4; sur les correspondances de Paul Manuce, qui sont restées entre les mains d'Orsini, v. p. 150; sur celles d'Atde l'ancien, v. p. 147.
4. Voir I. L. 5, 9, 13, 14, 17, 22, 26 à 28, 30, 32, 35, 42 à 48, 53, 55 à 74, 82 à 86, 88, 91, 128.
5. Ex. 3446 < M. L. 238 >, 44 ff. pap. (Léon XIII). Outre les mots d'Aulu-Gelle, il y a, à la fin de chaque lettre, une petite liste des mots de Macrobe. 3447 < M. L. 241 et 246 >, deux vol. 143 ff. et 71 ff. pap. (Léon XIII) Pline et Ovide. Je n'ai pas essayé de retrouver M. L. 239, non plus que d'autres index portés à l'Inventaire, qui ne valent pas la peine des recherches qu'ils auraient coûtées.–Nous avons trace encore d'un manuscrit de Cartéromachos passé chez Orsini en 1566 (v. p. 83) c'est un Ovide qu'on nous décrit comme contenant Sine <t<M<o et amores. Ce titre sine titulo est celui qu'on donne au moyen-âge aux manuscrits des Amores; or, nous ne retrouvons aucun exemplaire de cet ouvrage d'Ovide chez Orsini.
mais, si l'on peut dédaigner de les examiner, il faut se rappeler du moins que c'est au moyen d'index de ce genre, recueillis par plusieurs savants dans les auteurs principaux et plus tard fondus ensemble, qu'on est arrivé à composer les premiers dictionnaires. Parmi les livres imprimés dont je parle, quelquesuns ont des scholies, des rapprochements de passages, des mentions sur les gardes. Toutefois, l'annotation de ceux qu'il m'a été possible de voir est généralement de valeur médiocre elle se borne presque à des mots du texte renvoyés à la marge et transcrits ordinairement en rouge, pour faciliter la rédaction des index et pour attirer les yeux du lecteur au milieu de pages d'une impression souvent très compacte. Presque tous les volumes de petit format, les Aldines particulièrement, sont dans de jolies reliures contemporaines, qui ajoutent de la valeur aux exemplaires.
Quelques numéros de la série méritent une mention spéciale I. L. 26, aujourd'hui Inc. US; les Commentaires de Domizio Calderino sur Martial (Venise, 4474) ont sur les gardes une inscription grecque relevée à Ferrare par Cartéromachos I. L. 28, Inc. 689 le Pline de Pomponius Laetus (Rome, 1490), a également une inscription latine de Pistoia I. L. 88, A. 6 <M-8° l'édition Aldine des épîtres de Cicéron a été offerte par Cartéromachos à un ami, comme l'atteste sa dédicace Hoc ~MC~eCMMt~Me MMKtM accipe mi suavissime ~NM~~ I. L. 64, /MC. 992 Cartéromachos avait fait relier ensemble et annoté plusieurs ouvrages, le Properce de Beroaldo (Bologne, 1487), ses Variae lectiones, le Catulle de Palladius Fuscus de Padoue (Venise, 1496), enfin la vie des empereurs par Aemilius Probus (Brescia, 1498) I. L. 88, /MC. 1146 le Diomède, imprimé par Nie. Jenson, aux initiales ornées et coloriées, porte, outre les notes habituelles, une épigramme ad lectorem sur la garde I. L. 27, A. !H-< (Aldine des oeuvres de Politien, 1498);–I.L.SS, 14a;m-8" (Aldine du 2-= vol. d'Ovide, 1S02); –I. L. 70, VIII. A. ~<?.~ (grammaire de Lancilotto, Reggio, 1S04); ces trois derniers volumes ont la signature d'un parent de Cartéromachos Iohannis Baptistae de Forteguerris clerici .PM~o~e?M!s. 1. L'inscription grecque est. dans le Corpus de B6ckb, III, 6667; l'inscription latine est dans te C. L L., IX, 2860.
2. Evidemment, le poète romain Battista Sanga., qui fut secrétaire de G.-M. Giberti, puis de Clément VII.
3. La cote n'était pas encore donnée à l'époque de mes recherches.
Le nom de Fra Giocondo de Vérone, si étroitement lié aux souvenirs du groupe d'Alde Manuce, était rappelé chez Orsini par un Tacite écrit de sa main; Fulvio en parle en 1S9S, mais je n'en trouve trace dans aucun inventaire 1. Un autre ami particulier d'Alde et de Cartéromachos, le professeur bolonais Paolo Bombasio, avait revisé et scholié pour son usage l'édition des trois Elégiaques, réunis aux Silves de Stace et imprimés en 147:2 dans un volume unique in-folio. Catulle manque à l'exemplaire, mais l'annotation est très considérable pour Properce, où le texte imprimé a été souvent gratté par Bombasio pour faire place à ses corrections Les vingt comédies de Plaute, parues à Milan en 1490, offrent une annotation plus intéressante encore, due, selon Orsini, à ce Tommaso Inghirami,dit.PAe<Ms, qu'immortalise le portrait de Raphaël; elle est avant tout critique les lacunes de l'imprimé sont comblées et les leçons rectifiées d'après le témoignage des grammairiens anciens et de plusieurs manuscrits'.
Un Vénitien, postérieur de peu de temps, a transcrit un recueil d'opuscules grammaticaux, qui a beaucoup servi à Orsini, si l'on en juge par les notes marginales. Je parle de Niccolô Liburnio, qui a bien mérité, comme on sait, de la grammaire et de la langue nationales. Le 3402 < M. L. 67 > porte à la fin Nicolaus Zy&MrK!:M e.xscrtps~, et le premier ouvrage qu'il y fait figurer est précisément le De orthographia publié pour la première fois par Orsini celui-ci a mis aux marges du traité de Velius Longus les leçons assez nombreuses d'un manuscrit désigné par f, qui indiquent la préparation critique de l'édition de dS87'.
1. Fr<!<?!. AM~fM-tMt'MM, p. 423 « [Codex] quem habeo domi scriptum manu accurati viri locundi Veronensis. »
2. I. L. i03, auj. JKC.74. Bel exemplaire dei'éd. donnée par Vindelin de Spire, d'après Auditt'redi (malgré l'absence de Catulle et des trois derniers ff. de Properce). Lettres ornées; le frontispice de Tibulle porte des armoiries, qui me sont restées inconnues. Sur Bombasio et Inghirami, v. P. de Nothac, Erasme en Italie (sous presse).
3. 1, L. 122, auj. Inc. <Mo. Au f. Rin, Inghirami cite un évangéliaire en lettres majuscules du Mont-Cassin.
4. cxvm ff. pap., rel. ant. de cuir vert oubliée par l'Inventaire. F. 1, Velius Longus (v. p. 52); f. xxn, A~amaHtM sive Afa~t/rM de B t7tM<a et V 'MM!H.;f.xxxvn,CorK.F)'Ott<onM ea;emp/<t e~cM<!OMMm; f. Lxix, Af'tK't'Fot'tM-
Ma<MMM 0)'~ (cf. Lxxxm); f. Lxxxttv", .Do?M<MM /f<~m. [C/tarMtt]; f. c, A~
C<M.<M .BsMt de me<)'M; f. cvi v°, Prtnetpi'a o'fts RAe<o)'teae sMmmattm co~lecta de multis ascythomata [sjcj a luHo Set.'e)'MKO. Ms. vu et utilisé par Angelo Mai.
Notre savant parle dans ses lettres de la bibliothèque du pape MARCEL 1!. Sa mémoire restait chère à tous les humanistes romains, dont il avait été longtemps le modeste confrère'. On négociait, paraît-il, en 1574, l'acquisition pour-la Vaticane des deux cents manuscrits grecs et des quatre cents manuscrits latins qu'il avait laissés. Les livres imprimés furent visités par Orsini à cette époque; il dut y choisir le Pline de Trévise (1479), qui avait été collationné avec plusieurs manuscrits et que Marcello Cervini, déjà cardinal de Santa-Croce, avait acheté pour quinze ducats en l'année 1842. L'exemplaire est précieux par les leçons qui sont dans les marges à l'encre rouge, et par la note autographe de Cervini'. Le même prélat, qui fut très lié avec Colocci, avait recueilli et classé quelques-uns des papiers de celui-ci, qui sont venus se fondre ensuite dans les collections d'Orsini 3. On y voyait encore d'autres souvenirs de cardinaux du temps. Huit traités latins d'astronomie dans le 3379 < M. L. 231 >, écrits sans soin et fort rapidement par Lorenzo Boniscontro, la plupart avec scholies et figures, avaient eu pour propriétaire, avant Orsini, Domenico délia Rovere, cardinal du titre de Saint-Clément (t 1801) Plusieurs traités de géométrie 1. Ambr. D. 422 tH/ Lettre à Pinelli du 5 juin 1574 c'est précisément pour faire une recherche dont il était chargé par Pinelli, qu'Orsmi a visite les imprimés. L'ensemble de la collection de Cervini fut à Sirleto (cf. notre p. 167 et tes ouvrages qui y sont indiqués, note 4). Plus tard, Orsini recueillit un fragment de Pétrarque de cette provenance; il en sera parlé au chapitre vm.V.surCervini l'index.-Je remarquerai ici que personne n'a parlé du Vat. 3965, document de première importance pour l'histoire de l'administration du cardinal Cervini à la Vaticane. Il est intitulé JV° 526. I,t&?'o dove si rf</M<r<!KO tutti i mandati che si faranno dal R"M Santa-Croce d<' deMrt che si pagaranno per conto della libraria Apostolica cominciando <t c<t 28 d'ottobre ~o~. Le dernier paiement porté sur oa livre est du 4 avril 1555. J'en parlerai en détail en rendant compte, dans la Revue critique, des récents travaux de M. Muntz sur la Vaticane.
2. Inc. 292 < 1. L. 6 >. Voici cette note, où je ne puis identifier ie « messer Auguste » qu'Orsini paraît si bienconnaître Hunc Plinii H&fMm, ab Augusto olim diligentissime cum veleribus Plinii exemplaribus collatum, emi ego Mat'ccMïM Cervinus Romae duc. quindecim, anno Dni ~fDZMf. 3. Cf. M. L. 292. Cervini partageait le goût que nous allons signaler chez Colocci pour la poésie latine moderne, dont il est si souvent question dans notre livre. J'ai lu à Venise, dans un ms. de la bibliothèque Marcienne (Lof. XI. 96, f. 38), une lettre de Carlo Zangarolo (Zancaruolo) à Cervini, qui accompagnait i'envoi d'une collection de vers latins d'Accolti, Fracastor, Ariosto, etc. eite est écrite de Venise le 30 juin 1548, et figure dans les copies rassembtées par Fontanini, comme tirée d'un ms. du fonds Ottoboni, au Vatican.
4. 116 ff. pap. (Pie VI). F. 1, Breoe opus Nicolai comitis Patavini de ~tp/M! MM<M octavae spherae f. 5, Tractatzes spherae loannis Sao'o&oscAt,- etc. Sur la garde de parch. Do. J{Mtfe[?':MS]. carlis sti Clementis.
réunis en volume dans le 3380 <M. L. 230 > sont dus, d'après l'Inventaire, au cardinal Pomponio Cecio ils avaient dû venir à Orsini par Attilio Cecio, nommé chanoine de Latran en dS42 pour succéder à son oncle le cardinale Un riche exemplaire de la traduction de l'Iliade, par Lorenzo Valla, terminée par son élève Francesco d'Arezzo, est dû à un copiste de la Lunigiane, nommé Ippolito; c'est le 3297 < M. L. 't94>. Le blason des Caraffa s'étale au frontispice, surmonté de la croix de Malte, et une belle souscription occupant toute la dernière page apprend que cette copie a été faite sur l'ordre et aux frais d'un Bernardino Caraffa, apparemment celui qui mourut eh t50S, au moment où il venait d'être nommé archevêque de Naples. Le copiste a mis en marge les leçons du mauvais texte qu'il transcrivait et indiqué les corrections qu'il jugeait utiles'.
Nous arrivons à la bibliothèque d'ANGELO COLOCCI, sur laquelle nous avons déjà apporté, au cours de ce livre, divers renseignements3. On a vu, au commencement du chapitre III, qu'une partie seulement de ses papiers fut acquise après sa mort par Fulvio Orsini, alors fort jeune. Quelques volumes isolés, provenant peut-être de la dispersion de la collection en ~827, ont été acquis par Orsini à diverses époques. On pourrait croire, d'après le témoignage de F. Ubaldini, que c'est la bibliothèque tout entière de Colocci qui a passé chez Orsini4; ce n'en est t. 319 ff. pap. (Pie IX). F. 1, T/teodo.MMS de spheris; etc. Sur les Cecio, j'ai consulté les papiers de Galletti, cités p. 4.
2. 217 ff, parch. (Pie IX). Timbre de la Bibliothèque Nationale. Souscription en capitales Hanc Homeri Iliadem partim a .LaM?'M!(M Va~a, partim « Francisco A}'e<mo traductam exemplari depfcuMMMMHO transcripsit P. Ilippolytus Lunensis ttMSM MHp6tMM</Me illustris Bernardini Csfa/'ae in e~Mes<ft ordine Btefo~o/ymttctHO Antistitis reverendissimi ac bene merentis ~Mt et per omnes virtutum numerosos et per omnem eminentioris doctrinae CM/<Mm f/Mo~tdte surgit. Peut-être faut-il rattacher à ce Caraffa le 3249 < M. L. 80 >, grand ms. du xve siècle, orné et scholié, contenant les lettres de Cicéron à Brutus, à Q. Cicéron, à Atticus (incomplètes) au frontispice était un blason qu'on a soigneusement effacé du nom qui se lisait autour, il ne reste que les deux dernières lettres FA.
3. V. l'index et particulièrement les pp. 80 et 182. On connaît sur Colocci les Poesie 'titane e ~!<Mte di monsignor Angelo Colocci, publiées par l'abbé Gianfrancesc.o Lancelotti, lesi, 1762, avec des mémoires sur la vie de l'humaniste, et la biographie due à Cantatamessa, dans les Biografie e ritratti di zcomini illustri piceni d'Antonio Hercolani, Forli, 1837, t. II; ils n'ont guère ajouté de renseignements sur la bibliothèque à ceux que donnait déjà à Ubaldini. On est prié de se reporter plus loin pour ie Mediceus de Virgile et pour les mss. provençaux qui se rattachent à la. bibliothèque de Colocci.
4. Cf. Monaci, ComntMMMZMKt dalle bibliot. di Roma, vol. I, Halle, 1875,
en réalité qu'une petite portion. Toutefois, au point de vue des études sur la Renaissance, cette portion est extrêmement intéressante. En effet, si elle n'est pas plus importante pour le latin classique que pour le grec, elle l'est au contraire beaucoup pour les œuvres modernes et en offre une collection assez précieuse.
Le plus remarquable des textes antiques qui portent la signature A. Colotij est un Horace du xie siècle, ayant aux marges, le commentaire d'Acron, le 32S7 <; M. L. 9 ;> Un autre manuscrit, le 3309 < M. L. 131 >, contient Porphyrion mais ce n'est qu'une copie moderne faite, à ce qu'il semble, pour Colocci; le feuillet de garde a le numéro de sa bibliothèque 7~. A. Colotij et amicorum'. Même ex-libris, mais sans numéro, sur le 33.90 < M. L. 97 ~>, qui contient le De re rustica de Caton, incomplet'. Enfin un énorme volume, le 4048 <:M. L. 252 >, est un index de mots fait par Colocci lui-même sur les œuvres de Cicérone Orsini a possédé encore, pendant un certain temps, un exemplaire de la Notitia dignitatum qui venait de Colocci c'était une copie, avec figures coloriées, du manuscrit des Manei, et il l'envoya en 1S8S à un ami de Pinelli, qui n'était autre que le futur éditeur de la Notitia, Panciroli' Une note, sur le manuscrit de Munich, rapprochée de la lettre que nous avons citée, ne laisse aucun doute sur cette transmission (ea~emp~MM quod F. Ursinus, precibus /0. Vincentii Pinellii, transmisit ad P~MC~oKMM, p. xi. M. Monaci, qui a si bien mérité par divers travaux de la mémoire, de Colocci, a étudié l'inventaire que nous avons indique p. 80; maïs il incline à croire, dans sa note, que c'est l'inventaire des livres passés à Fulvio Orsini. Or, le témoignage formel de celui-ci, dans sa lettre de 1559, nous apprend que l'ensemble des livres laissés par Colocci était à cette date dans la g~a daro66a du pape et point chez lui. Quant à Ubaldini, qui vivait au xvti~ s iécte, il a su que certains livres de Colocci avaient passé chez Orsini et de là dans ia Vaticane, et il a pris la partie pour le tout.
1. 120 ff. parch. (Pie IX). Commence à CtM'm. I, xvn, 17 et finit à Epist. If, n, <06.
2. 122 IT. pap. (Paul V, Pie IX). 3 mains a) f. 1, Varron, ~e lingua latina; b) f. 62, Porphyrion c) f. 114, une traduction du grec et le commencement d'une autre, avec dédicace à Colocci. Le f. de garde de parchemin, où est l'ex-libris, contient un texte latin du xtv" siècle sur les maladies des veux.
3."38 H. pap. (Pie IX). xv" siècle.
4. 572 ff. pap., rel. mod. en 2 vol. Une note latine de Colocci indique que les renvois correspondent au Cicéron publié chez Josse Badius et Jean Petit. D'autres index de la collection d'Orsini ont certainement la provenance de Colocci. C
5. V. p. 5, note 2.
quoque is ~MM~ est in opere suo corrigendo) et il paraît, certain que la copie prêtée par Orsini ne lui revint pas 1.
Voici la liste des autres textes, presque tous modernes, recueillis par Colocci et passés chez Orsini. Ils sont, la plupart du temps, sans annotations et tous du commencement du xvi° siècle, sauf indication contraire 3436 < n° '1, M. L. 122 ;>, le célèbre traité d'Antonio da Tempo sur l'Ars rythmica composé en 1332 cet exemplaire, lu par Colocci, est un témoignage intéressant de ses études sur l'histoire de la langue nationale. 3424 < M. L. 228 et 289 >, une copie de la main de Colocci de l'opuscule d'Ermolao Barbaro contre la Co?'KMcop!'a de Niccolô Perotti, et un curieux apocryphe 3404 < M. L. 69 >, un traité du syllogisme avec figures par Niccolô Giudeco, précédé d'une épitre dédicatoire à Colocci~3436 < n" 16, M. L. 29S;>, l'inventaire des livres de Pic de la Mirandole, avec le numéro de chaque volume et celui du coffre où il était placé dans un second classement, la distinction est établie entre les manuscrits et les imprimés~; cet inventaire demanderait à être 1. Je ne connais la note de Munich que par l'article de M. Camille Jullian (Un m~. de la ~Vo<. dign.) inséré dans les AMfmg'M d'archéol. et d'hist. de l'Ecole de Rome, année 1 (1881), p. 286. Je ne sais si nos renseignements aideront à éclaircir l'histoire des copies de la Notitia; en tous cas, ils établissent que le ms. envoyé par Orsini n'a pas été fait pour Panciroli, puisqu'il appartenait déjà à Colocci, au moins quarante ans auparavant. 2. ff. 1-15 du ms. pap. Incipit summa artis rithmice composita ab Antonio da Tempo être paduano anno Dni millo ccco trigesimo secundo indictione ~ua~a decima. Je ne sais pourquoi l'éditeur de cette curieuse poétique italienne, écrite en latin, suppose que ce ms. aurait été exécuté pour Bembo. (Giusto Grion, Delle rime f0<g'a?t trattato di Antonio da Tempo giudice padovano, Bologne, 1869, p. 14.) H doit y avoir eu confusion d'écriture; l'exemplaire vient de Colocci, et les titres et les soulignés qu'il a sont seulement de sa main. Page 64, l'incipit de notre copie n'est pas donné très exactement.
3. 18 ff. pap. cartonné de soie rose. a) f. 1, H. Barbarus Jacobo AH<?''/M(M'M) suo S. Cum superioribus diebus. 1489; ff. 7-9, blancs b) f. 10, après cinq lignes Ditis cretensis de bello 'TroMKOt'MtH efemerides /iH~ f. 10 V, Extracta de libro, qui dicitur Vasilographia id est tmpet'M~M scrip<Mra, ~Mem Erythea Babilonica sd petitionem Graccorzim tempore Priami t'e~M edidit, quem de Caldeo sermone Dothapater peritissimus in graecum transtulit tandem de aerario Hemanuelis imp. deductum Eugenii t'~M Stet/MM adm!'rc:<M~ de grraeco <ra):s<u<t< in latinum. Exquiritis me, o illustrissima turba Danaum. [s~c] (A la fin) Comperta in calce Bibliae vetzcstissimae quae Romae apud S. Petrum in feK~MïM habetur, quippe quam n/~fmant ~cWp~m manu sanctissimi maximique .HMt'OKMK:. xv°-xv[" siècle. 4. 26 ff. pap. (Paul V). F. 1, dédicace Omnes qui Aristotelem ducem secuti sunt. f. 2, Introductio Nicolai Iudaeci ad libros Aristotelis de syllogismo. Cum de syllogismo conficiendo.
5. ff. 263-296 du ms. pap. F. 263, Itu'fM~nMs <;&<'o)-uM!Jo.P!M'.M't)'e[K-
publié. !d. <;n° 14, M. L. 293 ;>, un traité monétaire, écrit certainement sous Alexandre VI et vers l'an 1500, par un anonyme qui se proclame l'élève de Pomponius Laetus et qui mentionne plusieurs particularités curieuses de l'histoire du xv° siècle'Id. <n° 15, M. L.294;>,un traité sur les mêmes sujets delamaindeColocci,avecngures\ld.<;n°6,M.L.279>, un traité moderne de géographie". –Id. <~n°13, M. L. 287 >, ~VteepAo?'t geographia, annotée par Colocci*. 3441 < n° 8, M. L. 270 >, un traité de géométrie~; le goût de Colocci pour tout ce qui se rattache à l'histoire des études mathématiques est attesté par les nombreux recueils de ce genre qu'on trouve de lui à la Vaticane, et particulièrement surles poids et mesures". 3436 < n°10, M. L. 283 >, le De M~MS de Pouzzoles et des environs 7. 3441 < n°13, M. L. 297 >, quelques fragments des traductions de Leonardo Bruni Id. <n" 7, M. L.269;>, des traductions de l'ocAMs de Platon et du Prince de Plutarque faites par un évêque de La Cava et datées de 1817' f~M/ae. Albertus de anima. numerus 42, capsae 2. f. 284, second classement.
1. If. 243-252 du ms. H paraît original. Inc. « Talentum romanum auctore Servio Honorato. » F. 247, « Phorcesius nosterx et « Capnio noster a [Reuchtin]; f. 248, « P. Sabinus compater meus M [Marsoj Pomponius Laetus olim praeceptor noster »; « rex Gallorum Carolus iumor qui nuper mortuus est » ~Charies VIII 11498].
2. ff. 253-257 du manuscrit.
3. tï. 71-92 du ms. Ino. « Elementorum situs pro cuiusque eorum sive ~ravitate declinat. » Ce livre se trouve aussi au f. 143 du 3353, où Colocci indique qu'il en possédait une seconde copie.
4. ff. ~91-241 du ms. Inc.: « Si autem in iHo quod dividetur. » 5. ff. 135-144 du ms. Quae /t<yMrae sub dimensionem cadant et mensura!'Mm ~)ec!t's. Jnc. « Figurarum nomina quae sub dim. cadunt sunt trianguta. »
6..f.-J. Bouchard parle avec assez de détail des 39C6, 5395, 3895 dans ses lettres à Peiresc; il en fit même exécuter ulle copie pour le savant provençal en 1634. (Cf. J.-J. BoMC/ta;'f<, LeMres MMM. écrites de Rome~ Peirese (t633-t637), p. p. Ph. Tamizey de Larroque, Paris, 1881, pp. 19, 27, 34).
7. ff. i 50-168 du ms. De mM'<t6tH6M~ ctf~afM jPM(M<o)'Mme<oco?'MmMdHO'MMt se de HOMtMM&tM et t'r<u<!&Mif 6<t/KeofMM. Ino. « Sibylla dicitur cuius pectus numen recipit. » (xv° siècle). Le premier feuillet contient une table en italien et en latin. L'auteur cite les historiens" classiques, Virgile, et surtout « Eustasius de balneis » transformant la légende d'Enée, il parle du gouffre par où J.-C. est descendu aux enfers. Il sera utile de comparer un texte imprimé au xv" siècle et aussi le ms. OMo&os. 2110, De balneis FxteoH (avec figures).
8. Cf. plus haut, p. 196.
9. ff. 120-t34 du ms. Dédicace de t'a'f'oc/tMS.' R" tM C/M'tsto Domino A. Dei ~rati'6: episcopus Cavensis Rinutius. Herodotus Atikarnesseus.
3410 <; M. L. 126 >, les Macro&M de Lucien, traduits par Fabio Vigile, évêque de Spoleto 3436 < n"11,M. L. 284 >, les~yKOMï/me~sousIenomdeCicéron'Id. <~n°9,M.L. 282 ;>, un commentaire anonyme sur le livre 1 de l'Histoire ~Vs~M~e~e de Pline 3. Id. < n° 2, M. L. 244 >, un fragment de Meletius annoté par Colocci 4. Id. <n° 5, M. L. 277 >,un mémoire sur la guerre entre Sigismond, roi de Pologne, et Basile, grand-duc de Russie, signé Bernardus Fapouî'c!:M de .R~ocAoHz/czo canonicus Cracoviensis Id. < n° 12, M. L. 286 >, une copie des fameuses lettres échangées par Sadolet et Jean Sturm en ~g39<\ Id. < j-i" 3, j\~ L. 275 >, la minute de plusieurs discours latins du romain Pietro Alcionio, prononcés dans des circonstances officielles sous Clément VII Id. < n° 7, M. L. 280 >, un discours de Pietro Corsi, de Carpineto, au cardinal Ridolfi s. Id. < n" 8, M. L. 281 >, un texte écrit par un secrétaire et fort corrigé de la main de Corsi, adressé à Lodovico f. 128 vo, dédie. du Fnncë.' R~o !'n CAn's~o Patri Gabrieli tituli S. Clementis ~M6. CSt'dwM/t Senensi Rinutius XM'UOT'MMt minimus f. 134, Explicit li6~<i! f<M<f;c/tt 7 M. iYot.'t;M6. anno Dni ~o/7. Je n'identifie pas le cardinal. Le ms. porte l'écriture de Colocci.
t. 16 ff. pap., rel. ant. estampée. Au f. 6 seulement Luciani Stn/MSt!<t;)t«6' jMacro6)'t, Fabio V)~:H tK<et'pf6<e, ad R'"< D. cardinalem S~ Geot'~u [le cardinal Raf. Riarto]. Inc. « In somnis tale quoddam. » Sur la garde, deux vers d'un propriétaire
Gioan Paul de Turre son ciamato,
Mel renda in cortesia chi l' a trovato.
Deux ff. non reliés sont joints à ce curieux livret le premier est un billet originai de Colocci à Vigile, et la réponse de celui-ci, qui déclare que dans )es inscriptions le même signe peut signifier Centurio et C<Ka, et regrette de n'avoir pas fait une recherche sur Boniface VIII; le deuxième feuillet est une lettre ital. orig. fort longue et intéressante du même Vigile à Colocci. 2. ff. 169-175 du ms. Du xv° siècle seulement, malgré l'affirmation de l'Inventaire.
3. If. 128-147 du ms. Inc.: « De vita Plinii multa habentur in epistola. » 4. ff. 16-20 du ms. De mr<K!&M;i ex libro iVe<t;<M de structura hominis. 5. ff. 61-69 du ms. Inc. « Scripturus de bello quod gestum est inter Sigismundum. »
6. ff. 177-189 du ms. Elles ont été imprimées à Ingolstadt. 7. ff. 22-55 du ms. F. 23: Petri A<cyo?H<p)'o S. P. Q. R. Ot'~o de 1'ep. )'e'MeH<<ft ft~Mg e CMS<o'Ha ~'6e)'art<<o Clemente VII Pont. Afa.B. ad Carolum C<të~. t<fSt(/?tt:<MtM f. 35, sans titre, à Oément VII sur le sac de Rome f. 42, P. A~/cwtt omtio pro S. P. Q. R. c~ Pompeium Colonnam de !7t'6e servata. Au f. 22, Colocci a écrit une note qui intéresse les études provençales au xvi° siècle: « Memorie. Bartholomeo Casassaggia se vive in Napoli che tradusse Lemosini. » Sur Casassagia et ses travaux pour Colocci, v. une note de Canello. (Arnaldo Daniello, Halle, 1883, p. 63).
8. ff. 101-109 du ms. L'Inventaire parle à tort d'un discours adressé à Colocci.
Beccadelli à la suite d'un repas chez le cardinal Contarini, avec Beccadelli lui-même, Danès et d'autres personnages Colocci avait un goût particulier pour la poésie latine il la cultivait lui-même, et ses relations suivies avec les poètes du temps, qu'il aimait à réunir dans sesjardins du Quirinal lui ont permis de recueillir beaucoup de pièces détachées la plupart sont inédites et peuvent être très précieuses aujourd'hui, pour la connaissance de l'esprit public à Rome sous les pontificats qui se sont succédés d'Alexandre VI à Paul III. C'est l'époque la plus brillante de la Renaissance romaine les renseignements sur les lettrés et les artistes, les traits de mœurs abondent dans cette masse de documents littéraires qu'Orsini avait songé à publier lui-même et qui ont été depuis incomplètement utilisés par Lancelotti. Je vais essayer d'orienter le lecteur dans cette collection
Le plus curieux recueil est sans doute le 3351 <;M. L. '!13~>; c'est le cahier de brouillons poétiques de Colocci, entremêlé de dates et de notes, qui peuvent servir à compléter ou contrôler leso'MH'M du temps. Une partie, suivant le témoignage de notre Inventaire, doit être de la main de Basilio Zanchi. On y lit les épigrammes contre les Borgia, la plupart des vers composés à l'occasion de la découverte du Laocoon sous Jules II, des distiques sur la mort de Raphaël, etc. Dans le 3388 < M. L. 60 >, recueil assez semblable au précédente Ëgurent, parmi les vers 1. ff. HO-127 du ms. Inc. (après une longue rature) '< In eo igitur ut sois convivio, quod forte de Aristotelis et Piinii vofuminibus, quae de ammalibus seripserunt, sermo incidit. »
2. Les .H~'fi (MofM~n étaient où se trouve aujourd'hui le palazzo (M /it</«/o (Gregorovius, Ston'a ~t Ro~a, t. VU, p. 356).
3. Je ne parle ici que des volumes de Colocci qui ont passé à Orsini; Je catalogue manuscrit de la Vaticane en indique plusieurs autres qu'on fera bien de consulter égatement, et qui sont arrivés directement, à. cette bibliothèque. J'ajouterai à ce que j'ai dit en note p. 47, qu'aux fî. 106 sqq". du V(~. 2836, l'un des cahiers contient des pièces de.Politien, Sannazar, Bembo, Beroaldo le jeune, Baldassare Castiglione, Trissino, etc. au f. 3i6 fst une lettre datée de Bologne, te 4 oct. 1500 (f<MK?:es AM~'eas 6(M'MeHdMS
WMC''K<M ROMf<!M).
4. Utilisé par Lancelotti. A consulter pour Sadolet (ff. 37,129 v''), Bembo (ff. 70,129 v°), Lorenzo Crasso, etc. J'ai donné les pièces rotatives à Lascarrs dans t'~t~'n~. ~es !)«.<. grecs f~' JectK La.<cfM':s, Rome, 1886, p. 2i. 5. 329 ff. pap. En tète est la signature Co<o<M<s.' au-dessous Orsini avait écrit « Raccolta di varie cose fatte dal Coiotio in diversi fog]i messi insieme da[ card'° S'~ Croce, che fù poi Papa Mareeilo (cf. M.L. 292); puis il l'a barré et remplacé par « Poésie del Colotio ». Uhiisé en partie par Lancelotti. F. 122, Pro R"'° K<r' P. Bembo (~ Paulum III P..V. ab H<ero)t!MM
de Colocci, des pièces « in hortulos Colotianos et « ad fontem A. Colotii » il y en a aussi quelques-unes relatives au célèbt e Jean Goritz, qui partageait avec Colocci l'honneur de servir de Mécène et d'Amphitryon aux poètes romains'. Deux autres énormes collections d'épigrammes ont été exécutées sous les yeux de Colocci et méthodiquement classées sous divers titres par ordre alphabétique on les trouve dans le 3382 <; M. L. 78 >' et le 3353 < M. L 37 ;> les vers antiques et modernes sont mêlés au chapitre des épitaphes, Colocci en insère plusieurs, lues, dit-il, sur des tombeaux antiques. Parmi les poètes modernes, les noms qui reparaissent le plus souvent sont ceux de Politien, Pietro Bembo, Elisio Calenzio, Filippo Strozzi, Pietro Gravina, Tebaldeo, Marulle, etc. Le nom de 7sMM$ représente Jean Lascaris, et un certain Manilius Cabacius Rallus, appelé, aussi Rallus 6'par~KM~ ou MsK~'MS tout court, n'est autre que notre Rhallès Cabacès Un recueil d'un autre genre, le 34SO < M. L. 291 >, est curieux pour la connaissance de l'esprit dans la ville de Pasquino, au début du xvi" siècle il est formé en grande partie de petites bandes de papier, larges d'un ou deux doigts, contenant une repartie ou une anecdote plaisante, et collées par un bout sur la page. C'est Colocci qui nous a conservé ces documents Ils me paraissent avoir été acquis par Orsini seulement en do74 6.
7~;s<<o, vers latins de 1547, signés par l'auteur et envoyés à Colocci f. 194, f;~ Lasc<t)'t; f. 200, épitaphe de J. Lascaris par Molza, etc. t. Sur le recueil des Coryciana, paru en 1524, on lira un article de M. Ludwig Geiger dans taVtt'~t'aArMC/tW/'t /'t<rXtt/<tf?' Mn~ Literatur <<e)' ~f~nsMHCe, 1~ année (1885-86), pp. 145-t61 Dff atteste fëmtsc/MAfMSfM«~<)tf<c/ J'ajouterai que le V(tf. 9719 contient une copie manuscrite, avec une table des faits mentionnés, qui peut avoir quelque intérèt. 2. 320 ff. pap. (Pie IX). Titres .4.en~m(t<s, Am~on'ff, contra Amo?'f.'m, etc. Les épitaphes métriques commencent au f. 153. Le tout est de la main d'un scribe soigneux et élégant.
3. 382ff. pap. (Pie IX). Continue en quelque sorte le précédent et en reproduit quelques parties, mais avec moins d'ordre et de classement, et moins de soin dans la copie. Au f. 143, commence une série de fragments antiques de géographie, astronomie, mécanique, topographie romaine, etc., recueillis par Gotocci et chargés de notes de sa main; deux extraits sont signalés par AI. Forcella, <. c., p. 22; au f. 315 est te De mutn/o d'Apulée d'après l'A[(iine; toutes ces copies sont du xme siècle.
4. V. plus haut, pp. 147 et 214. Sur les autres noms et ceux qu'on trouve plus loin, le lecteur sait qu'il doit consulter Tiraboschi, livre III, chap. iv(Poest'c[ M~o), éd. de Milan, t. VI, pp. 1971 sqq.
5. De ce volume, relié sous Pie VI, a été tiré le spécimen de l'écriture de Colocci, qui est le n° VII de nos planches.
6. Orsini à Pinetti « Ho buscato de quà un epigrammatario de versi
Quelques pièces intéressantes, venues du même bibliophile, sont enfouies dans le volume de mélanges déjà si souvent cité, 3441 <;n°dl, M. L. 273 >; ce sont trois églogues de ce Pietro Corsi que sa polémique avec Érasme a sauvé de l'oubli. Elles ont été récitées à Rome devant Jules II' les notes éparses çà et là indiquent que la première, qui est en brouillon et accompagnée de musique, a été récitée le jour de l'Assomption de l'an 1S09, à Sainte-Marie-Majeure, par six jeunes neveux du pape et leur sœur, enfants de Bartolommeo della Rovere la seconde a été récitée à la Toussaint de 1509, et la troisième en 1810, le jour de la Saint-Pierre. La souscription de la première, porte Petrus CMrsMM C'arpMte~aHMs c~Mom'CMS Tarracinensis opinione Peripateticus. La copie des deux dernières a appartenu à Giambattista Casali, autre poète du temps, fort lié avec Colocci
Nous avons dans deux manuscrits le témoignage des services que rendait Colocci à ses amis en publiant leurs oeuvres posthumes. Le 3367 <M. L. 224 > contient deux poèmes d'Elisio Calenzio, envoyés par son fils à Colocci pour qu'il les corrigeât et les fit paraître. La requête originale et le testament de Calenzio sont joints au volume, qui devait être beaucoup plus complet si l'on en juge par la table il y avait notamment les trois livres d'élégies dédiées à Colocci lui-même. Les vers de Calenzio sont refaits en beaucoup d'endroits avec une liberté très grande, qui ne laisse pas que d'étonner un peu, car nous mettrions aujourd'hui plus de réserve à modifier la pensée d'un mort'. Colocci en usa de même avec les poésies d'Antonio latini et poeti moderni, la maggior parte non mai stampati, fù ordinato da Angelo Colotio, et ovvi qualche cosa di buono. Item un Clemente Alexandrino, dove i libri del Paedagogo sono tutti scholiati, ma a me pare chcJe scholie non siano d'huomo molto dotto, sebbene le sono utile per mojti luoghi difficili. » (Lettre du 24 juillet 1574; Ambros. D. 422). 1. ff, 167-177 du ms. pour ta 1re églogue; ff. 193-204 pour les deux autres. En tête de chacune de celles-ci est ta signature Casalij; les initiales Jf'B. C. du f. 203 se rapportent au même personnage (foaHMS Baptista CtMa~t'Ms) je tire la date de la 3" pièce d'une note du f. 167.
2. Dans le 3436 < n° 4, M. L. 276 > est un petit cahier (ff. 56-59) contenant le récit en prose d'une aventure contemporaine dans laquelle Corsi joue le principal rôle; le récit a la forme d'une épître adressée à Colocci par la nymphe de l'Acqua Vet'grMte.
3. 40 ff. pap., rel. ant. En tête, une table de la main de Colocci, et l'ép!tre de L. Elysius Ca~H<K<s. F. 2, Helysii Calentii (Amphratensis) de bello ranarum croacus libellus incipit; f. 25, Hec(o?'M /MrreK~<! ap~MrtMo. II n'y a. que ces deux poèmes; l'édition parue à Rome en 1503, par les soins de Colocci, en offre bien davantage.
Tebaldeo ses corrections figurent au même titre que celles de l'auteur sur un exemplaire autographe, le 3389 < M. L. 6'1 ;> Bembo prit aussi part à la revision Colocci et lui firent faire une double copie de leur rédaction pour la livrer aux presses mais le frère de Tebaldeo, qui devait la faire imprimer à Venise, n'agit point, parait il, suivant les désirs des deux éditeurs". 11 faut rattacher à cette série d'autographes de poètes latins, le recueil complet des œuvres de Fausto Maddaleni (Evangelista ~/s~a~HM5 C~erretM FaM~M~), aujourd'hui 3419 < M. L. 193 ;>. C'est le manuscrit où le poète relevait ses vers, si curieux pour les choses romaines ils sont classés sous plusieurs titres et en cahiers séparés par des feuillets blancs il y a quelques notes de l'auteur dans les marges ou les interlignes". Le poème en hexamètres de Francesco Giustolo sur les vers-àsoie, avec une double dédicace à Felicia della Rovere, forme le 3420 -<;M. L. 19~ > c'est le volume original sur fin parchemin, recouvert de soie rouge, et portant les armes de la donataire, qui sont celles de Jules 11
Angelo Colocci a possédé l'Aldine des 1J;létamorphoses d'Ovide, corrigé pour Isabelle d'Este °, le Fs~ro~ édité par Pomponius Laetus, avec des notes prises à son cours et beaucoup de 1. 100 ff. pap. (Pau IV, Pie IX). F. 3, Antonii TAe~sMet K&e?- s~ Timotheum .Ben.fMeMm p/t~omMSMm amicum qp<!mMm. Sur le premier et le dernier f. sont des pièces isolées, mais autographes comme le reste à Guido duc d'Urbin, à François de Gonzague, à Isabelle d'Este (en italien), etc. Lancelotti, p. 72 des Poesie (H m.?'' A. Colocci, publiant une pièce latine de Tebaldeo à Colocci, indique les vers inédits de lui qui existent dans nos mss. 3352 et 3353.
2. Renseignements tirés du Va<. 4104, f. 59 (lettre de Colocci à messer Endimio). Dans le même ms., f. 85, est une lettre signée Gï'robmo T/M&aMt, écrite à Colocci de Venise, le 4 avril 1547, et lui donnant des renseignements sur la famille d'Antonio pour la vie qu'il projetait d'écrire. Cf. l'index. -On trouve dans i'AWo~ode M.Carducci (1875, App. IV), dans le Secentismo de M. D'Ancona (pp. 191-202) et dans le Decennio de M. Cian (pp. 234-235) d'intéressants détails sur les œuvres de Tebaldeo. 3. 166 ff. parch., rel. ant. F. 1, ~M. JbfmHt TAomfM .Mmm~M/ae Io. F/'aKcisci f. E. C. F. TAo'mas suas ~c«tj<<. Dédicaces à Lorenzo Crasso, Camillo Porzio, Agostino Chigi, ad 7mpe)':Mm AMyMi!<am (sic. C'est la célèbre courtisane Impéria), etc.; f. 41, TMmM<t, débutant par une pièce à Sadolet sur l'immort.a.nté de t'âme f. 71, recueil sans titre débutant parune pièce à T. lughirami « P/tae'e ubi SMM. )); f. 101, TAea~'Mm; f. 139, Julius JjT.
4. 18 ff. parch., rel. ant., lettres ornées. Ad dtfatK Foe/Mm <~eRt<ert; Petri Francisci Jus<MM de ~f~tuorn~ aMmsK&Mï opMSCM~Mm. Ce volume ni le précédent ne paraissent venir de Colocci.
5. Cf. plus haut, p. 244, note 2.
6. Cf. p. 204, note 2.
NOLHAC. FULVIO ORSINI. 17
volumes de Cartéromachos l'annotation des deux savants se retrouve sur plusieurs des imprimés, par exemple l'Aldine des j~J/'oMes L'Horace d'Alde, qui est scholié par Colocci et par un autre érudit, ne paraît pas avoir appartenu à Cartéromachos.. Le Lucrèce imprimé à Vérone en 1486, aujourd'hui coté /MC. 405 <;I. L. '20 >, est annoté en une vingtaine de passages par Colocci ce sont quelques corrections et surtout des rapprochements Signalons la revision du Sidoine Apollinaire de Milan (-1498), aujourd'hui /Mc. 988 < I. L. 34 >~ et plusieurs éditions des Elégiaques romains, où l'on trouve la main de Colocci. Il y a d'abord deux exemplaires incunables, déjà possédés par Pontano~; puis le texte de 1472 avec les <St~es de Stace, portant des corrections et des notes nombreuses, surtout pour Catulle, aujourd'hui /KC. 73 < L L. 15;> enfin, l'Aldine de -1502, aujourd'hui A. 16 in-8° < I. L. 12 ~>, soigneusement revisée d'après des manuscrits par Colocci et par Zanchi Basilio Zanchi connaissait Colocci, et l'on a vu que l'un des précédents recueils de vers lui est dû en partie 7. Plusieurs index alphabétiques de mots latins sont également de sa main 1, Les imprimés latins, dont on peut constater la posse'ssion par Colonci. sont les numéros suivants de l'Inventaire 2, 10, 11, 12, 14, 1S, 20, 30, 32, 34, 3(3-38, 52, 53, 58, 76-81, 87, 89, 90, 102, Les numéros 30, 3~, 53, 58, et peut-être d'autres, avaient déjà appai'tena à CarteromaohoSj. 2. On trouve la date 1524 et cette inscription Liber A. C<~o<M.B<MM CMiMS &'UM< 22 aM?M~t<!OtMS in /MM libello.
3. La reliure est moderne, et laisse voir que le volume était la seconde partie d'un recueil factice décrit par l'Inventaire la première est la collection tmprimée à Bologne en 1497, in-foL comme le Sidome. Les notes de Colocei sont indiquées seulement pour cet auteur, dont la même édition a été annotée par Cartéromachos < I. L.. 66 >.
4. V. pp.226 et 232.
5. Même édition que plus haut, p. 247, note 2. Lettres ornées, frontispice rehaussé d'or, avec un écusson noirci et difficile à identifier. Les cinq derniers n'. de Stace sont hors de la reliure et paraissent joints après coup a, l'édition d'abord incomplète.
C. Cf. Fréd. Plessis, .BfM~t's ct't~Mef; t'M)' .Pt-op~'cc, Paris, 1884, p. 50. Le premier titre Va/M'H Catulli V(;ro)n'!M!;i ad C(M'KfHM!K Nepotem K&c~~'<M a été remplacé par Va<e)'. Catulli cfa.poe~e s~Cot'M. Gallum. La même édition Atdine, corrigée d'après un ms. indiqué v. c., est revêtue d'une élégante n'Hure repliée en portefeuille demander A. 'Mt-5" < I. L. 51 >. 7. Dans les Basilii Zanchi pot'm~Mm libri VII (à la fin Ramae apud ~t)(unu<m ~<tt;~m tm~reMOt'em cam';t'<t<t'm, anno iH'.D. LVIImeMSe !Mtno), il y a des dédi~Mes à G. Detûni, à L. Gambara, à Michel-Ange, aux cardinaux R. de Carpi, B. Mafïei, etc. De même, dans les édit. de 1550 et de 1555. Mais je n'en ai trouvé ni à Colocci, ni à Fulvio Orsini; cf. plus haut, p. 6.
< M. L. 290 >, a même été imprimé du vivant de l'auteur il est suivi de la liste des ouvrages où Zanchi a puisé ses mots, avec l'indication de l'édition et la clef des abréviations dont il se sert 2. A la bibliothèque de Zanchi avait encore appartenu un manuscrit auquel Orsini attachait du prix et qui était, selon lui, l'autographe de la traduction du De <XHt'H!~ï'&M& d'Aristote, par Georges de Trébizonde il l'acquit seulement en '1582, et ne l'a point fait figurer parmi les livres destinés au Vatican Le Catulle, Tibulle et Properce de Gryphe (Lyon, 1537), coté F7/ ~3, < I. L. 54 >, a une jolie reliure en maroquin vert, avec une double inscription sur le plat antérieur, Cat. 7Y6. /'rope?'. et J7. Sylvii, qui nous rappelle un préiat distingué, du même âge que Zanchi, le cardinal Michele Silvio. L'annotation est purement littéraire dans les trois Ëtégiaques, et le goût marqué par les passages soulignés ne se manifeste qu'aux bons endroits. Pour les fragments attribués à Cornelius Gallus, les notes prennent aussi le caractère critique et offrent de très nombreuses leçons d'un manuscrit de Raguse. A la page 3i7, on lit Codex vetustus Racusinus manuseriptus blattis et vetustate undique corrosus, cui et principium et titulus operis deerant (nam discisso volumine multa exciderant folia), has reliquas duntaxat quinque elegias continebat, multo tamen emendatiores (ut arbitrer) impressis. Ac sic in calce habebat Cornpiii Galli poetae libri quarti finis. Cette note est précédée des lettres ~V. 6* qui s'expliquent par J/on~cr~M~ ou mieux M. 6'y~n~. Silvio avait possédé aussi le fragment de Festus, qu'il légua à Ranuccio Farnèse
1. Ce sont 1« le 3443 < M. L. 142 >, où une note d'Orsini indique le contenu suivant: Voci c<( IjMCt'f;<M '/< mano r~' ~fs~'o Zonco. ~)~ammt <:H don Basilio et a/M. F:<L L')'.s.; 2° le 3444 < M. L. 143 > intitulé par l'auteur .Ea' C'U~O, ~M.Si6M.S in P;'ta~t;))!, C~ G'<<0 et Ot.'it~'O f~<tt!M, G'')'~«MM(' C((f6'<'< Co/MMc~a lie <M~M /tO)~o;'Mm. De la main d'Orsini « Raccolte da Don Basilio. Ori~inate. ))
2. 305 If. pap. (Faut V, Pie )X). L'ancien titre est B<M;<;t ZoHcM, Be)'nom. canon. or' Lateran. t'e)'6o)'MM /«<. ca;tYf;'H't; uuc~r. fp~owe. Pubtiéà à Rome en 1542 chez A. Bladus, et à Bâte, en 1513, chezMattnasApiarius. Zanchi était chanoine n~M~o' de Lateran il n'était point un cottègue d'Orsini.
3. V. sur ce volume la lettre XXI de l'Appendicell. On le retrouve porté à tAppendice 1 sous le n° 63.
4. V. plus haut, p. 213, n. 2, et le témoignage de Rocca, B!'& Ap<M(. Vtt<p. 398; cf. Blume, ~o' M., t. IV, p. 14. Silvio, portugais (-}- 1556), avait été fait cardinal par Paul III. Ughetti dit avoir vu des mss. de lui chez
Notre bibliophile avait reçu de ses amis, par don ou par héritage, un certain nombre de volumes annotés et d'opuscules savants, qu'il gardait en mémoire d'eux et qu'il utilisait dans ses propres ouvrages, sans oublier de les citer. Tout le petit groupe romain de son temps est représenté dans son Inventaire Des principaux érudits dont nous avons parlé si souvent dans notre premier chapitre, Muret et Latini sont les seuls que nous ne retrouvio is pas ici De Gabriele Faerno venait à Orsini une édition incunable de César, soigneusement collationnée II tenait d'Ottavio Bagatto (Pacato, Pa~~AMs), les quatre volumes du Pline deyenise (-1536), avec ses corrections et des Marzio Milesio de Sarzana. (A. Chacon, Vit. pontif. cd, noua, t. III, col. 676.)
1. V. l'index pour tous les noms. Chacun d'eux appelle une monographie à laquelle je serais heureux d'avoir contribué.
2. On sait qu'il faut chercher les livres de Muret <\ ta Bibliothèque Vittorio-Emanuete (cf. Nothac, La 6!'6<to</te~M~ d'un /tMmanMte; les KM'es «KKoMt! pff Mtffet) Muret les avait lègues au Coitège Homam. Quanta .à Latini, il laissa ses livres, imprimés et manuscrits, annotés pour !a plupart, à la Bibliothèque du Chapitre de sa ville natale. J'ai eu occasion d'en examiner moi-même quelques-uns, en passant à Viterbe; mais ils sont presque tous d'intérêt théotogique. V., au reste, la collection de Dom. Magri, L< J~ttom V)'(t;)'6i'emsM Bibliotheca sso'<t etp)'o/'<:)M, sive observ., co')' e )Ma)'gnMt!t~:M K0<i coc~cMM etMSt~m, Rome, 1677, in-fol. 11 y a des leçons marquées F. V. qui appartiennent à Fulvio Orsini.
3. Cf. lettre d'Ursini àVettori (1571), British Muséum, A~.ms. 10270, f. 25. C'est dans l'Inventaire I. L. 8 (à chercher au Vatican). Dans les papiers d'Orsini, Vnt. 4/04, f. 304, je trouve un billet de Faerno qui lui est adressé (Rome, 1~ avril 1560), et par lequel il envoie à Estaço un fragment d'auteur ancien de la part d'Agustin (monsr d'Allife). Au f. 184 du même vol. est la copie d'une lettre de Faerno à Vettori de 1553 on retrouverait sans doute l'original au British Muséum, A(M. NM. Y0.366. Cf. AtK~fOS. .E. 3.2 inf., If. 145 sqq. où sont d'autres lettres de Faerno.
4. Coté a ta Vatioane A. 86 in-8 < I. L. 33 >. Les corrections sont en petit nombre. Chaque volume porte la signature F. Octavij rtm. Toût ce qui venait de Bagatto fut recueilli pieusement par ses amis. Ce savant modeste était remarquablement instruit « Varro nostri ternporis », dit Paul Manuce, « homo divini ingenii », dit Fulvio (~o<. in CMer., pp. 220 et 247). J'ai restitué à Bagatto le traité monétaire contenu dans le V«{. 5~ qui passait pour un autographe de Manuoe, et qui est un autographe du moine servito (Lettres inéd. de P. ;V«Kuce, Rome, 1883, p. 7, note 1). La biographie de Ba.i~tto, 0. P(f<~«g'f<</tt vita «Met. Io. B«p<<sts Ru/b, Ro)KKB, <pM VftrfSi;, /Sj'7 (reproduite dans les Vitae se&!c<a~ de Gryphius, éd. cit., pp. 537-554). est à refaire le sujet est digne d'exciter t'intéret d'un erudit. Certaines lettres de Bagatto à Orsini ont été citées plus haut. Voici la liste complète de celles qu'on trouvera dans la correspondance de notre savant: Vnt.{/04, f. 271, 2 juin 1562, sur un passage d'Hérodote (adressée àCapranica); -~Oa, f. 342, s. d. (id.); f. 66, 22 août 1562 (id.); ~/<M, f. 282, 9 mai 1565 (adr. à Bologne); -~05, f. 73, 26 mai 1565 (id.) f. û8, 21 août 1505 (id.); f. 80, 8 sept. 1565 (id.); ~0. f. 278, 19 juillet
variae ~ec~OMes manuscrites, jointes à d'antres d'AntonioAgustin, sur Cicéron, Varron, Pline l'Ancien, César, etc. Un exemplaire du recueil de numismatique d'Em'a Vico, Le imagini e le vite degli imperatori (Parme, ds48), était annoté par l'évêque de Tarragone Quant au souvenir de Pedro Chacon, l'un des amis les plus intimes d'Orsini, il est présent dans l'Inventaire. grâce à deux traités autographes en espagnol sur les mesures et sur les poids', et à un grand lexique grec-latin également autographe\
1566, sur un passage de Térence (adr. à Caprarola); 4/0o, f. 63, 6 août 1567 (id.). Toutes sont écrites de Rome pendant les absences d'été d'Orsini. Consulter encore, à t'Amhrosienne, E. 30 inf., ff. 57 sqq., et E. 33, f. 69, où sont des lettres de Bagatto à Manuzio de' Manuzi et à Paul Manuce. I! y a des lettres à Vettori au British Muséum, A(M. ms. '/0370/ mais elles sont distinguées à tort en deux séries sous le double nom /« 0«<tf:o P<w<ffg~t<o] et /'r<t 0«at)M P~cato.
1. Vat. 3391 < M. L. lui > 130 ff. pap. (Pie IX). Le titre ne mentionne qu'un seul auteur F')'s<)'M O~tt~'t P«H<f<~u,<At co't'ec~Mn.es in t'at'tos f/uf<o?'es. M. de Rossi (préface aux Inso'. c/<?'<<. Mt'&M Romae, t. I, p. xvn) dit que le ms. renferme des autographes de Bagatto, Agustin et Jean Metet~us. Il y a vers la fin, à partir du f. 91, plusieurs billets d'érudition d'Agustin, sans date, adressés à Bagatto. Voici les principales séries de notes philologiques, comprenant des conjectures et des leçons de mss. ff. 2 sqq. et 46 sqq., plaidoyers de Cicéron ff. 21 sqq., PAth'ppt~Mes M'. 34 sqq., Tusculanes; ff 58 sqq., les .Rff/M)tf.<; Urbis Homne;ff. 80 sqq., Varron ff. 112 sqq., Pline l'anc.; If. 115 sqq., lettres de Cicéron(Fsm. etafL A«.); ff. 120 sqq., plaidoyers et dise. politiques de Cicéron f. 128, corrections au César de Vascosan (1543).
2. I. L. 115. A chercher au Vatican.
3. ff. 32-61 du ms. 3441 <n" 3, M. L. 267 >. F. 32, De mensuris. Las medidas de Salamanca. f. 48, De pcw<fy<6t<s. Porque en Espana en diferentes iugares. (tableaux réduisant en poids espagnols les poids romains, grecs et hébreux). Un texte latin a été imprimé à Rome, après la mort de Chacon, apparemment par les soins d'Orsini. V. plus haut, pp. 51 sqq. Chacon était très apprécié dans la société romaine. Voici un beau témoignage sur lui, que je tire d'une lettre d'Orsini à Pinelli « II s'' Latino et Statio stanno benissimo et di continuo mi dimandano di V. S. et crepano di desiderio di lei. Qua havemo un Spàgniolo dottissimo nominato messer Pietro CtAccoxE et V. S. mi crede che non cede niente alla politezza di quelle lettere di monsigr Ant" Agostino, hora fntto arcivescovo di Tarracona. Se V. S. viene a Roma credo che stimera. piu la pratica nelli studi di quello Spagniolo che non farà di lutta Padova insieme et è poi d'una complessione et un genio tutto conforme al vostro, huomo simplicissimo et senza apparenza. Havemo ancora qua prestissimo mcsser Aria Montano, il quale se ne ritorna per vivere a Roma. ))(~m&)'os. D. 423). Cf. lettre du 29 oct. 1581, sur la mort de Chacon « Il Chiaccone fù sepelito hieri, havendo lasciato gran desiderio di se, et veramente che non si trovarà per un pezzo un' huomo taie. » Les oraisons funèbres que fait Orsini de ses amis sont rarement aussi bienveillantes.
4-. C'était le M. G. 155 de l'Inventaire; Rainaldi indique qu'il n'est pas entré au Vatican. C'est le n° 106 de l'Append. I.
Orsini avait été chargé, en 1S68, par Panvinio mourant, de revoir tous ses manuscrits et de publier ceux qui seraient juges dignes de voir le jour. Rappelons en passant qu'il partageait cette charge avec Latini, Mercuriale et l'évêque de Segni, Giambattista Panfili 1. Il avait gardé pour lui un volum'e sur les jeux du cirque et les théâtres antiques, écrit par l'illustre véronais c'est un travail considérable, où tous les textes anciens sont mis en œuvre Orsini possédait la minute originale et avait mis aux marges quelques additions; à la suite figuraient des notices sur les gentes, dans le 3393 <M. L. 82;> Les six livres des Fastes de Panvinio, comprenantla chronologie romaine depuis Romulus jusqu'à Cliarles-Quint, sont en double rédaction dans le 3451 <M. L. 200, 263, 266 > C'est le texte qui a servi pour l'impression de Venise en 4858*. Les deux rédactions sont autographes et portent l'une et l'autre à l'encre rouge la partie des Fastes antiques du Capitole la seconde a la souscription OKMpA~t'MS .PaKUt'KMM Veronensis /6?' erCMM~ divi ~.M~M~MM {ecit et ~c?'Bornée ~DZ, On a relié à la suite un petit cahier autographe de Panvinio, donnant la description de ses manuscrits5, puis la liste alphabétique et par format de ses livres imprimés. Orsini, très amateur, comme son ami Pinelli, 1. Cf. [Manei],Vf}-OKatHtM~N, jff, Vérone, 1733, in-fol., p. 183 Panfili aurait, abusé de ses droits en publiant un ouvrage de Panvinio sous son nom. En 1578, Orsini répondait à Metellus qu'il n'avait plus aucun des papiers de Panvinio et qu'ils étaient tous chez le cardinal Jacopo Savelli v. plus haut,?. <;2, n. 3, etM. Mt~ VKf)-&. ~t~t. II, Viterbe, 1667, p. 177. V. aussi Mai, Spicil. )'om., t. IX, Rome, 1843, pp. xv sqq., pp. 469 sqq.
'?. 5-20 fl'. pap. (Pie IX). Note d'Orsini 0?n<pA)':t Pan'umM SM~t'ap/tMM. F. i, f)'' ~t'<; f. 397, minute d'une lettre de Panvinio a deux plagiaires; f. 401, Df g~
3. Cl !ï. pap. pour la première partie; la deuxième et la troisième sans pagination mon identification de M. L. 263 repose sur le chiffre qu'on trouve sur les gardes du volume.
.1. Un exemplaire de cette édition, corrigé par l'auteur en deux ou trois endroits ~Rninaidi), se trouvait chez Orsini <~ I. L. 92;>. Celui-ci écrivait à Pineiii. le 29 novembre 1573, qu'il n'avait pris que deux ou trois volumes parmi ceux de Panvinio. (Am&)'os. D. 422 H:).
5. Les mss. sont au nombre d'environ 70; la description du contenu est fort detai!)ée sous le n° ZL. fol. intitulé V<n'M !'K~!ce~ on aurait le catalogue d~s bib!i~tbt'ques des cardinaux Farnèse et Grimani, de Carlo Gualteruzzi, divers index des registres de la Bibliothèque Vaticane, du château SaintAnge, des archivt's d'Avignon, etc. Pour ]e catatogue même de Panvinio, il est à la Vaticane, relié à la suite de cetui d'Orsini dans ie 7205 (en 96 ff.), et à l'Ambrosienne, dans I. /S~ /M/ n° 7 (provenant de Pinelli, qui l'avait apparemment reçu d'Orsini).
des catalogues de bibliothèques privées, en un temps où ceux des bibliothèques publiques n'étaient pis encore publiés, avait dû attacher un grand prix à celui de Panvinio.
Un archéologue de moins noble renom que le moine augustin, le trop fameux Pirro Ligorio, avait entretenu avec Orsini des rapports assez suivis', et exécuté pour lui un grand nombre de dessins à la plume d'après l'antique. Ces œuvres, presque toutes assez soignées, représentent des bas-reliefs, statues~ cippes, ustensiles, meubles, etc., et comprennent des restitutions et~ plans d'édifices, des croquis de monuments, des inscriptions et les fragments du plan de Rome au Capitole. Ils ont été réunis dans un recueil célèbre, où Borghesi a reconnu le premier la main de Ligorio, et qui a été plusieurs fois depuis utilisé par la science j'ai nommé le 3439 < M. L. 20') ~> Il y a quelques dessins d'autres artistes, notamment une élégante façade de palais, par Baldassare Peruzzi Dans un tout petit volume, aujourd'hui coté 3427 < M. L, 199 ;>, Ligorio s'était plu à écrire le texte des Regiones en imitant la capitale antique et la feuille de lierre mais cette supercherie du moins ne peut tromper personne, et il n'y a qu'un intérêt bibliographique à trouver la note d'Orsini qui pourrait mettre en garde .PM&M.s Victor messer Pirro 4.
Longtemps avant qu'Achille Estaço (.S7a~'Ms) léguât par testament aux Oratoriens ses livres, qui devinrent le noyau de la Bibliothèque Vallicellane, Fulvio Orsini avait eu de lui un certain nombre de ses manuscrits, et certainement les meilleurs. Claude Dupuy, parlant d'Estaço en 1S72, écrivait à Del Bene « Achilles Statius a eu autresfois quelques vieux livres latins fort bons, mais il se desfit des meilleurs à M. Fulvio, se réservant t 1. Cf. l'index, et mes Notes sur Pirro Ligorio dans les Mélanges Renier, pp. 319-328, où sont publiées deux lettres de lui à Orsini.
2. 181 if, pap. très grand format (Clément X), Voici la description du récolement de Rainatdi « Un vol. di varie picture cavate dalle marmi antichi. in papiro, senza cop. sciolto in fog. g. » Sur fe contenu du recueil, cf. de Rossi, préface aux J~scr. c/M')~ t. I, p. xvn, et les Indices f<Mc<o)'u)n. du Corpus. L'excellent article de M. Rodotfo Lanciani, dans le HM/~fftKO f~/n commis. arcAec~. comunale 6~ Roma, année 1882, pp. ~9 sqq., donne toute la bibliographie antérieure Bunsen, Borghesi, Mibby, Canma, Henzen, Tredetemburg, Jordan.
3. Ursini possédait encore de Peruzzi le portrait de Léon X et de Clément VII v. le n° ë3 de ses peintures et dessins dans la GffSt'«<; <~s ~catta"Arts, 1884, vol. I, p. 435, ou dans Les coll. (ffmt. f/e F. Orsini, p. 41. 4. 28 If. parch. (Paul V). Transcription des deux listes de P. Victor et Sextus Rufus.
seulement ceux de théologie, quam scilicet unam deperibat rcligiosusCatuIliinterpres'. »
Nous retrouvons les plus intéressants de ces volumes. Outre le Virgile en écriture lombarde, 3283 <~ M. L. 36 >% Ursini avait acheté d'Estaço un bel Horace du xi" siècle, le 33S8 <M. L. 38 >, rempli de scholies d'époques et de mains diverses, parmi lesquelles on peut reconnaître celle du savant portugais au moyen des autographes de la Yalliceltane Le plus remarquable peut-être des manuscrits qui proviennent authentiquement d'Estaço est le Sidoine Apollinaire, 342Î < M. L. 't2 ;> il est du x~ siècle ou même, suivant l'opinion de M. E. Chatelain, de la fin du ix° en'157!, quand Dupuy en releva les variantes dans son voyage à Rome, le volume était encore entre les mains d'Estaço, après avoir appartenu à Latino La fini 4.
Nous savons avec certitude qu'un César, auquel Orsini attachait grand prix, venait, comme les précédents, de la collection d'Estaço c'était probablement celui que notre Romain, par une série de ruses, avait tâché, à une certaine époque, de soustraire a son propriétaire, et, en même temps, celui qui lui avait servi pour son édition de 1570 Deux textes de César de notre bibliothèque, le 3322 < M. L. -!38>' 6 et le 3323 <M. L. 300 > sont i. V. le renvoi au ms. p. 84, note 3. Pour le legs de la bibliothèque d'Estaço, il est peut-être intéressant de relever le témoignage d'Orsini luimême dans une lettre à Pinelli « Li libretti de! Statio mandaranno o t'uno tl tutti con la prima occasione; il quale Statio morse biori, alli 17, et ha lasci.Uo la sua libraria alli Patri riformati di S. Hieronymo che officiano alla C.hiesa. Nova della Vallicella, con ordine che si mettano in una stanza a scrvii.io publico. » (23 septembre 1581; Am~'os. D. 423.)
2. V. p. 240.
3. Lxxxvi Et', parch., rel. ant.
4. CLxm {}'. parch., rei. ant. Décrit par M. E. Chatelain dans ses RecAefc/tCS .sx)' MH. m; célèbre de Sidoine Apo~HSM'6 (itfëbHg'gs Gt'atM!, Paris, 1884, pp. 321-327). Je renvoie à cet excellent travail pour le détail des renseignements que je lui emprunte ici ils sont tirés principalement de l'exemplaire imprimé de Sidoine (Baie, 1542), conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal et couvert de variantes par André Schott. C'est à M. Chatelain que revient. le mérite d'avoir identifié le 3421 avec le ms. possédé par Es!aço, et dont la trace éta~t perdue. Le même savant suppose que ce beau ms. aurait pu aussi faire partie de la grande bibliothèque du cardinal de Carpi, qui légua en mourant (1564) une partie de ses livres à son bibliothécaire Latino Latini.
5. Voir pour le premier fait, p. 91, pour le second, p. 39.
R. H9 ft'. parch, (Pie IX). Lettres ornées; un nom de propriétaire au dernier f. S~'(:<s natione Tuscus patria Lucensis.
7, i47 If. pa.reh. Lettres ornées; quelques sommaires; à la dernière
deux manuscrits italiens du xv° siècle, fort soignés assurément, mais qui ne sauraient correspondre au manuscrit d'Estaço. Le seul César de.la bibliothèque d'Orsini qui puisse satisfaire aux conditions demandées, est le 33~4, dont nous avons déjà parlé à propos d'un bibliophile plus ancien'. La provenance d'un autre vénérable volume d'Estaço nous est révélée par la correspondance même d'Orsini; dans une lettre de 1579, il promet au médecin de Padoue, Mercuriale, en récompense de son zèle à le servir dans ses affaires avec Torquato Bembo, t un bel libro di medicina d'autore antico latino, non stampato, et la scrittura di che io l'hô è di più di 700 anni, libro singolare et da me molto ben pagato a chi ne fù padrone, che fù il sr A. Statio Lusitano, clie lo teneva corne una gioia, et scrive col qual methodo di Corn. Celso Mais, comme nous l'apprend en 1583 une lettre de Pinelli, Orsini remplit sa promesse avec tant de regret, que Mercuriale renonça généreusement au volume, pour ne pas priver le jaloux bibliophile Il faut donc chercher le manuscrit dans notre bibliothèque, et il n'y en a qu'un seul, le 3426 <(M. L. 135 >, qui réponde au signalement d'Orsini*. Cette identification, de même que celle du César, ne paraît laisser aucun doute 5.
Le César venait apparemment d'une bibliothèque de France p~ge, transcription d'une inscr. funéraire en trois distiques (Ca~ufHM Anf/o;; /fC<<). On y trouve les CoM)MeK<M)'M complets. Les deux mss. ont été vus par M. Gittbauer, c., p. 114.
1. V. pp. 22G et 227, note 1.- H serait facile d'en acquérir, par des vérifications de leçons, la certitude matérielle. On trouve, en effet, dans un recueil de remarques sur l'orthographe latine de la Bibliothèque VaHiceiiane (ms. :iutbgr. d'Estaço), des formes latines suivies de notes dans le genre de celle-ci « Sic in v[etere] f~ibro] C. Caesaris de bello civili, qui liber meus fuit, nunc habf.'t Fuh'ius Ursinus. » (Cf. Chatelain, c., p. 324.) 2. Am~'o.-t. D. 423 lettre du 3) janvier 1579.
3. Lettre XXtiï de l'Appendice II.
4. 128 ff. parch. (Pie IX). Deux mss. distincts: a) Inc. (sans titre): K .udiei!;a partitur secundum minorem p.'trtit.iouem. » De plusieurs mains du x~ siècle. Des mains postérieures ont mis àia première page: Liber Ot-'t~f~ et Incipit /)ë)' Ga/t'etu .sM/jf)' ~/t0)'i.<nt!'s. b) f. 95, de plusieurs u~ins du xtH<xiv" s'h';c!e ~KC~.))'< /tt<f m'o'f~tMm ~g ?'f;g';m<ne ~MO~Mm qui '< ttom;?). '<'(.<)' Sc<;)'<'<t<m sfo'ff'x'Mm e/fs r<~ ~)'<o<f~ ctd ~/ea's?t')t;;i f. 118, /):f~);Y Mm/H'Mm f/ua<;t' .«'f ~o&'sumMS in <j':<o S!Hg'M~o c~ yt'<<t< ~Mf<e/<6ef ~/«~< more)~<)' (avec tableaux astronomiques). 5. M. ijouis Havet cite un ms. de Nonius du xv° siècle, à la Bibi. Nationa!e de Paris, L<;<. /C6C6', portant à la fin: AccAt~t." S/<t<N' LM.t<am (No<<' .s;o' ~< prt'Hc~Mtt.r m.M. A'o?K'MS,a à la suite des collations de M. Meylan, t~aris, 1886, p. 172). Tous ces faits établissent bien que IaVai!ice!lane n'a qu'une portion des manuscrits d'Estaço, et non la ptus précieuse.
et d'une abbaye du diocèse de Bourges. Une abbaye plus illustre avait possédé un autre manuscrit d'Orsini, puisque nous avons montré que le fragment donné par Dupuy avait fait partie d'un Virgile de Saint-Denis'. Cependant nous chercherions vainement chez Orsini des séries de volumes provenant des collections françaises. Le nom de Jean Grolier, cher comme celui d'un ancêtre à tous les amis des livres, est prononcé une seule fois dans sa correspondance et je ne vois guère qu'un seul érudit français dont la bibliothèque ait fourni quelque chose à celle de notre Romain c'est Pierre Danès, que son long séjour en Italie avait lié avec un grand nombre de savants de la Péninsule °. On doit, en effet, rapporter à Danès la mention suivante, à la fin des 'ItxrpMM enMp~, imprimées à Paris en 1841 Prodiit hic ~'6~MS ex Vaurensis episcopi bibliotheca. Il est peu vraisemblable qu'il s'agisse de Georges de Selve, le prédécesseur de Danès à l'évêché de Lavaur, fort italianisé comme lui et mort en 1S42. Ce volume est réuni à un petit manuscrit grec contenant du Blemmydas et du Pléthon rien ne prouve absolument que la partie manuscrite vienne du même propriétaire que l'imprimé. Le tout forme le 1398 <M. G. 156 > Si nous remontons au xv° siècle, nous rencontrons dans le fonds latin un souvenir français plus intéressant. Le 3239 < M. L. 42 > comprend deux manuscrits distincts d'œuvres de Cicérone le second 1. V. sur le ms., qui est le 3256 < M. L. 3 >, les pp. 85-87. 2. I) est vrai que c'est pour un fait intéressant.. Orsini écrit à Pinelli, le 30 avril 1575 « Questa tabella numeraria che io serissi haver havuto daHp Stampa, et egii dal Calestano, venuta di Francia datio studio del Gtoriere [M'fj, è un bellissimo modo antico di summare fino alli dieci milioni. » Ce Calestano, de Venise, est l'un des correspondants latins de Paul Manuce. Quant a la table-à-compter, qui se trouvait en 1575 chez Orsini, nous voyons, par une lettre du 20 mai, qu'il en envoya un dessin à Pinelli (.4.m&9'os. D. 422).
3. Sur les relations romaines de Danès, v. notre M. L. 281 indiqué p. 253. 4. 40 ff. pap., réf. moderne. Ecriture du xvi° siècle.
5. 86 n'. parcb. (Pie IX). a) f. 1, De o/ctts; f. 34, De senect.; f. 42 v°, Pf!m</o.Ta. xtv° siècle. Scholies et gloses contemporaines. Le f. 47, qum étf~ un f. de garde, contient des comptes, des notes diverses, et ieno~n ptusieurs l'ois répété de Jo/t<f?tm's de Zft~pf~a, avec des dates (1434,1436.). b) f. 48, Dt'omiofM; f. 80, SoMn<t<m Scipionis. Notes et sommaires. Aux ff. de garde de ce second ms., outre la note plus ancienne rapportée ci-dessous, on trouve diverses mentions sur Montotmio (in contrada porte Molvj), avec ces deux vers
Sum vere mons utmus,
Fidei ecclesiae culmus,
et une date du pontificat de Paul IV.
s'est trouvé entre les mains d'un prince, qui est certainement Jenn d'Anjou, duc de Calabre et de Lorraine, mort à Barcelone en'1470. Sur un feuillet de garde, un de ses fidèles, probablement un secrétaire, a écrit une petite note d'un caractère personnel assez curieux on y apprend que le prince angevin, qui perdit le royaume de Naples, était un lecteur de Cicéron Le don des livres que Fulvio Orsini reçut des Farnèse n'est pas indiqué sur les volumes 2. Un seul membre de cette famille, avec qui Orsini était lié particulièrement et à qui il avait offert des manuscrits, figure dans sa bibliothèque c'est Fabio Farnèse, qui avait fait la guerre en Flandre et mourut au siège de Maestricht en 'JS79' L'un des volumes de Fabio, quoique de provenance italienne, porte précisément une signature flamande du xvi" siècle GM<7/e~!M t)o~ fo~e~&e~Ae c'est le 3271 <;M. L. 72 >, qui contient Tibulle, suivi de l'Eroticon du poète ferrarais Tito-Vespasiano Strozzi*. En tête est l'ex-libris <î)x6~'j 'coj <~xp~e~ou x-pj~.x. La même mention figure sur deux manuscrits des discours de Cicéron, le 3230 <M. L. 98 ;> et le 3400 < M. L. 129> où on lit en outre ~u~ou Oupj~ou i. Voici la partie intéressante de ce texte, reproduite avec son orthographe « Ego huno librum duci lohanni commodavi quem mihi restituere dignatus est, et alium similem et forte meliorem donavi, cuius anima ut arbitror semper in paradiso quiescat, qui fuit homo missus a Deo cui nomen erat tohannes. ornamentum totius Gailiae, cuius adventu sua presencia omnes Ytaliam atque Hesperiam ittustravit, nec non civitatem Barsilone ubi diem suam clausit extremam. Heu mihi quantum presidium Auxonia et quantum tu Gallia perdidi-sti. »
2. Peut-être les manuscrits de cette provenance ont-ils été exclus par Orsini du legs à la Vaticane, et faudrait-il les chercher dans ceux qui sont aHés à Odoardo Farnèse et sont consignés à l'inventaire de l'Appendice I. 3. D'après Litta, Le /amtg~ie celebri JMMwe. Cf. toutefois la note du catalogue de la ëibtiotuèque publique de Dresde par M. Schnorr de Carolsfe)d. t. I, p. 318, pour un é!égant ms.itatienduxv~siècte, portantles armes des Farnèse et l'ex-libris P«&t< Famcsii Ber(/tn~ filii. Sur les rapports d'Orsini avec ce bibliophile oublié, v. plus haut, p. 82, et les œuvres d'Agustin, t. VII, p. 249.
1. 106 ft'. parch. F. 1, Tibulle; f. 41, Strozzi. Sur le dernier des ff. blancs, quelques distiques latins de la main du flamand, qui a aussi transcrit les dernières pa~'es, avec la devise P~fM~'C! /o)'<MMe victrix. L'ex-libris (le. Fabio est sur un grattage. xve-xv[" siècle.
5. 350 ff. parct). (Pie IX). Ornements et lettres initiales d'or. Gros ms. soigne du xve siècle.
6 81 ff. parch. (Pie IX). F. ], DfpeMï'on.e MnsM/afMS; f. 11 v'Ep!'s<o&! jE.sc/H'Ki's f. 13, Bptsfo~ 'P/t<7i/)p;' )'s f. 17, :V. TM~tt de fato fragmen<ttMt (Quia pertinet.); f. 32,<m in rttHeoP<t!<o?tt.s/}'s~menfMm(Mu)ta sunt a nobis et in academicis conscripta.); f. 41, jEtM~em praefatio in
~t6Xc~ ~o- -c~S~ Ss <eu TcO <~xp~6<i(cu. Ces volumes, qui avaient donc appartenu d'abord à Orsini, lui revinrent, par legs ou autrement, à la mort de Fabio. Le premier porte même le blapon d'Orsini au bas du frontispice et, sur la couronne de laurier qui l'entoure, le nom en lettres d'or très légères FVLvrvs vRsiNvs. C'est le seul manuscrit de ce genre que j'ai trouvé dans sa bibliothèque.
Orsini a fait exécuter pour son compte un certain nombre de copies. Telle est celle du 3370 < M. L. 222 >, où l'un de ses scribes a réuni un choix considérable de pièces sur le xve siècle, des préfaces, lettres et vers de Guarino de_Vérone, Aurispa, Panormi'a, Bessarion, Francesco Barbaro, Leonardo Bruni, Toscanella, etc.; viennent ensuite des ouvrages plus considérables de Philelphe, de Celso Mellini, d'Inghirami et du cardinal Pompeo Colonna 1. On est en droit de voir dans cette collection une nouvelle marque de l'intérêt que portait Orsini aux grands représentants de l'humanisme. Cet intérêt _s'é)endait à son propre temps un jour, le cardinal Alessandrino lui communiqua les lettres de Giulio Poggiano, reviseur du texte du catéchisme du concile de Trente, éditeur du Bréviaire de Paul V et secrétaire de plusieurs cardinaux il s'agissait, on le voit, d'un savant tout à fait moderne mais Orsini n'eut garde de perdre une si bonne occasion de recueillir de précieux documents d'histoire contemporaine, intéressants aussi par la belle latinité de ~HtKt's Demosthenis et Eschinis (Oratorum genera esse dicuntur.); f. ~6, ~MMfM'~t A)'e~'K: <)'aKS/a~'o <;pM<o~n'M)K Platonis. xv° siècle. ). 350 tf. pap., re). ant. F. 1, mélanges du xv. siècle f. 3i, .P/ttMp/H comtKen<f<<MMMm /!<M'en<M!(M'Mm de exilio <i~e)' Ji' f. 83, H&. JJI; f. 134, [S'/mpostOt!] f. 181, T. PA<)': [fny/tM'cm~ poetae e~~sSMN Mt r/Mtonc~M 'tMn't'fttt'ont's [~cf. le n'* 82 de notre Appendice I]; f. 203, discours sans titre (sans doute celui de Mellini indiqué par l'Inventaire) « Multa sunt Quirites, quae mihi nostrae Reip. tempora consideranti, qualis olim ea fuerit et quae nunc sit. » f. 232, 7K /MKe;'<; Celsi ~e/H~t .RaM'fKH't Gt'aKae ~act'tmae; f. 247, ~tô'm; Cf))')tf~'t G~H: e/eyta HMMc pnmMm tenebris e!'u<f< ab ~Mo .MffttM~t'o [!:tK)o;'<'], transcrite avec les trois autres fragments et des notes (l'édition de cet. apocryphe est de 1590); f. 253, OpMSM~Mm ma~M<)! Pe<)'<
;UùH~)o~<«M O'/t !!t ~(tM~em pont. jPM JJ; f. 264, Tcs~omeK~Mm (MÙK;
f. 2G7, chronique romaine sur t'éiection de Ciément.VII: <' Scripturusqoae memoratu digna Romae et in Italia ab excessu Adriani Vf. avec des ratures qui paraissent originates f. 320, Pompeii card. Columnne. ad. VM<o)'nm Co~umnam. apo~os'Mf mt/HerMm liber I. Sur les lettres de Francesco Barbaro que contient ]e 3370, cf. Giov. deg)i Agostini, Seft'MM't ~'t'M~M?M, t. II, p. 131.
leur auteur La copie qu'il en fit faire est à présent le 3432 <M. L. 208 >
Parmi les manuscrits copiés par Fulvio lui-même, je dois citt'r les suivants 3441 <M° 6, M. L. 268 >, fragments d'Accius et do Livius Andronicus, recueillis et classés pour la première fois par Antonio Agustnr; 3395 <M. L. 84 > et 3396 <M. L. 85>, deux volumes de textes anciens relatifs à la topographie de Rome, aux monuments antiques, aux institutions et aux usages les textes sont répartis sous des titres distincts et constituent un arsenal abondant de renseignements de toute espèce sur l'antiquité~. Orsini avait gardé la copie qu'il avait faite du fragment de Festus du cardinal Farnèse; cette copie, avec les restitutions qu'on retrouve dans son édition de'lë8i, est aujourd'hui à la Bibliothèque de Naples (7F. A.~), avec les manuscrits autographes de presque tous les autres ouvrages d'Orsini 5. On 1. V. le billet joint à une lettre à Pinelli du 15 août 1579. « Doppo l'haver scritto à V. S. sono stato dal cardinale Alexandrino, il quale m' ha. dato un registro di lettere latine di Giulio Poggiano, scrilte sotto il cardinale d'Augusta, Dandine et attricardinati et anco à nome suo, cbe misonuparse belle. Et me l' ha portato con licenza di farlo copiare. Ho voluto darne avviso à V. S, accioche lei, se n' havesse voglia, possa advisarmi quello che ho da fare per servirla. (Am6roi;. D. 423).
2. Sur ce ms., v. Lagomarsini, Jfu~t Po~ta~t LtMfKj~' epM~o~ae et 0)'ntiones olim collectae ab A. ;U\ GratM~o. Rome, 1756, 4 vol. in-4", t. Il, p. Lxv. Sur la bibliothèque du cardinat Ajessandrino (Michele Bonelli), v. Rocoa, Bt&<. Apost. Vt<< p. 399.
3. ff. 97-119 du ms 34 pp. et 14 pp. numéro isolément. Dans le même voL, au f. 96, Orsini a fait un essai de composition du titre de son éJitio!! des fragments De <e~f(MM&M~ chez Plantin.
4. Rel. ant. Le 1°'' vol. s'ouvre sur l'article J~oëMM et se ferme sur .H~H~Mt'aeag'Mt'Mm et t)Mru,'n;te second s'ouvre sur [Du] et se ferme sur rAe<t<?';<M. A comparer avec le travail ana!ogue de Sigonio,
5. Ce sont les rnss. cotés V. D. 40 (.-i..<yto<a<<of:M in C«eM;'ent, Tetc~MM. Lampridium, etc.); V. D. 2.9 (A'</M<. «t p~ero~~t<e Ciceronis <t6)'os); V. D.4 (At<Ko<. in St(~M~<Mm) V. a. (Af~Mf. M 'TftCt<t<m); V. E. Y.5 (A;~CK~t.B ad <t&fMm Petri Ci(teconii de r/'t'c/tKM) V. D. 4~ (ô'omp:t)'<f<M /ocot'Mm Aeneidos Vtt'jy<7<t cwn locis Homericis).Tous ces ouvrages se retrouvent à l'inventaire des livres non entrés à la Vaticane; ils n'offrent qu'un intérêt d'originaux. Je peux citer encore à la Bibliothèque Maruce!laue, à Ftorence, un cahier de 33 ff. intitulé AM<og'rcp/M<6i;c/te<~<e cloctiss. F. (7?~t;tt in t'm'MtYt /<tm~Mt)'Mm R'jm. )tMmti}ms<a. C'est la description, avec une explication brève, de plus de l'~O monnaies consutaires. Le ms. porte un ancien n.°<M6'et figure dans un recueil de matériaux réunis parA.-F. G'jri (A. CCLXI, n° 10). A la bibliothèque Altieri, à Rome, l'index porte, sous la cote ZZW~. 7~. -?, un petit recueit d'(t~ue;'ô'srM d'Orsiui, que je n'ai pas vu (Blume, Bt6<. <<<t<<c«, p. 170). On peut s'abstenir de consulter aNaptes L & 27, et aussi XII. E. o~, qui ne contient qu'une copie de la biographie d'Orsini par Castiglione. Disons en passant que cette biographie a été attribuée à tort t à Lucas Holstenius, par quelques érudits qui ont mai lu la note du libraire e
y trouve aussi le manuscrit du commentaire de Jean Lefebvre aux Imagines de Galle 1. La collection Capponi, à laVaticane, renferme les figures de Galle en deux exemplaires l'un d'eux est suivi d'une lettre d'Orsini donnant des indications pour classer les planches et graver les portraits avec plus d'exactitude 2. Parmi les travaux originaux d'Orsini, qui sont épars dans diverses collections et qu'il ne rentre pas dans mon plan de rechercher', j'en citerai un qui figure aussi à la Vaticane, où il forme le 5398 du fonds Vatican. Il est intitulé 2?meM~<!OKMm ad Te?'<M~M')M{m, Lactantium FM'MMCMMMH. een~MrM I et II. Orsini y fait des corrections de texte d'après des manuscrits et des inscriptions. Quant à la copie, elle me parait de la main du même scribe qui a été employé par Orsini pour la transcription de son Inventaire
à la fin de l'édition de 1657. Cette note dit seulement que le ms. a été fourni pour l'impression par Holstenius, qui le possédait. V. sur celui-ci, les utiles études de M. L.-G. Péfissier Les amis d'Holstenius (dans les Më<ftHn'M ~'(M-e/M!o<. de 1886 et 1887).
1. C'est le V. E. ~7. On y trouve la dédicace de Gaspard Scioppius « D. Paullo Vratislaviensi episcopo et SHesiarum produci. Romae in aedibus card. Madrucii anno 1599 mense septembris. »
2. Cf. les numéros 208 et 228 de la Capponiana. C'est, à mon avis, le second qui renferme les dessins originaux de Galle. H est simplement intitulé au catalogue Hom:)M illustri antichi. Varie teste delineate col lapis. Presque tous les dessins sont au crayon, quelques-uns sont à la plume. Les bustes sont quelquefois reproduits de plusieurs côtés, aHn qu'on puisse choisir le meilleur dessin. Orsini, qui a écrit le nom au bas de plusieurs d'entre eux, a joint une note intitutée A'o~a di alcuni awe~HHeHM c7te MMSSft' 'TAeodo!'o [Galle] douen: avvertire in emendare il libro. La seconde observation porte « Avverta che ii nasi d'alcune teste sono giudicati troppo lunghi et sarà bene di rincontrarti coll'originali. » Le n" 208 se rapproche beaucoup plus de la publication de 1598 les noms et les provenances sont au-dessous des dessins, qui sont exécutés les uns à la plume, les autres au crayon rouge il est probable que c'est sur ces derniers que la gravure a été faite.
3. Pour les recueils d'inscriptions formés par Orsini, v. plus haut, p. 36, note 4. Pour les Schedae Aff!ttMfta?t<M des Vat. 6035-36, où Doni. reconnaissait l'œuvre d'Alde le Jeune et celle de Fulvio Orsini, M. de Rossi a montré qu'elles devaient être entièrement rapportées à Panvinio (v. le mémoire cité dans la même note et intitulé Delle stHo~t dello SNM.HO et <M P(f)'tf<n!'o, pp. 227-230). Les Tabulae codd. HMKMsc)'!p<0!'M))t. in i'<tM. Palot. V)?n<')6ott<M&'t, vol. VI, Vienne, 1873, p. 58, signalent une note do deux pages d'Orsini, en italien, sur une pierre gravée représentant un lotus, et qui paraît avoir appartenu à Granvelle; elle est dans le manuscrit 9552.
40 ff. (Pie VI). Le titre est par transposition au f. 5. Les notes sur Lactance commencent au f. 24. L'origine de ce travail inédit d'Orsini est indiquée plus haut, p. 49, note <- 11 porte sur la garde la signature d'Orsini et un n" 398 mais il ne fait pas partie de la Bibliothèque proprement dite.
Les imprimés latins annotés par Orsini sont, comme les imprimés grecs, assez nombreux plusieurs de ceux qui sont simplement indiqués dans l'Inventaire comme < emendati » doivent lui être rapportés'. Le plus intéressant de tous est le beau Virgile, en trois tomes, de Vascosan aujourd'hui coté VIII. A. 6. ~6 <; I. L. 4;>; il montre comment s'est formée peu à peu la collection de textes antiques qui a fini par faire le t~~t'MS ï'~MS<rs<tM'\ A mesure de ses lectures, Orsini, qui connaissait à fond Virgile, transcrivait, sur les marges .de son exemplaire favori, les passages des auteurs grecs et latins imités par le poète ou qui pouvaient apporter à ses vers un éclaircissement quelconque. Pour les anciens poètes latins, Orsini mentionne la collection formée par Agustin des observations ingénieuses mettent les textes en valeur ils sont toujours cités avec leur renvoi exact; la diversité des encres et les surcharges montrent qu'Orsini occupa à ce recueil toute la première partie de sa vie. Ce genre de travail, qui nécessitait beaucoup de lecture et d'érudition, était tout à fait du goût d'Orsini il en avait commencé un semblable sur Catulle Les collations ne lui plaisaient pas moins toute l'Enéide de Vascosan porte e dans les marges des leçons marquées V. C. Ce velus codex n'est pas, comme on serait tenté de le croire, le futur Va~'ea~MS possédé par Orsini; il ne l'eut, comme on l'a constaté, qu'à partir 1. Je signalerai entre autres le Nonius Marcellus de Plantin (Anvers, 1565), coté VIII. A. 2. 3 < I. L. 94> il porte des collations marginales avec la note v. c., et sur la garde une épigramme grecque d'Ursini à Granvelle.
2. Paris, 1543-49, in-4".
3. Le ms. pour l'impression, divisé en trois parties comme l'imprimé de Vascosan, figure à l'Appendice I, n" 45.
4. La bibliothèque Angelica à Rome possède un Catulle annoté par Orsini (QQ. ~). C'est un exemplaire de luxe, avec lettre peinte, de l'édition de Paul Manuce, accompagnée du commentaire de Muret (Venise, 1554). Les marges ont un grand nombre de rapprochements avec les auteurs latins, et surtout grecs. Il y a presque les éléments d'un Ca<:<MMS Mtt~'ft~s analogue au Virgile, et on peut croire qu'Orsini avait pensé à le publier. Au f. 14, à propos de X, 1C, est une observation épigraphique relative aux ~fc~cat'tt, avec une inscription vue par Orsini à Sainte-Cécile, au Transtévère. La pierre n'est connue que par des témoignages mss. assez discordants, auxquels s'ajoutera celui-ci; elle est dans Gruter, p. oxc~x et au C. J. L. (VI, part. M, n° 8872). Le volume vient du cardinal Passionei, et porte sur la garde jE)'a< ~uoH~«m Ftth'tt <7r.sm! Romag t'mptMs a Dorninico Passioneo, MKtM 7705. Je profite de cette occasion pour indiquer que plusieurs éditions classiques possédées ou annotées par Orsini, ont passé dans d'anciennes ventes et sont disséminées dans diverses bibliothèques d'Europe il ne rentrait pas dans mon plan de les rechercher ni de les énumérer.
de 1S79. C'est au Me~'ceMs que se rapportent toutes ces variantes. A la fin de l'Enéide, est transcrite la fameuse souscription d'Apronianus, avec la note suivante calce VM~t~M Co~?tiani qui Kunc extal F~ore?t<M;e !'M &t6Ko<ec~ illedicea. Cette collation preuve que le manuscrit de la bibliothèque du cardinal de Carpi, le Carpensis, comme on disait quelquefois, s'était trouvé entre les mains d'Orsini'. La note de celui-ci prouve également que le manuscrit avait auparavant appartenu à Colocci.
Ces détails de l'histoire du Afedt'ceMs ont échappé à M. Ribbeck, qui ne remonte pas au delà du cardinal de Carpi, et à M. Cesare Paoli, qui a traité la question plus à fond*. U n'est cependant pas indifférent de les établir. La possession du manuscrit par Colocci était si connue au xvt° siècle, qu'Orsini, dans son t~~Ms ~Ms<?'a<Ms imprimé, l'appelle toujours velus liber /1. Colotii ou liber Colotianus. L'identité des volumes a été perdue .de vue Heyne, qui semble avoir pris pour tâche d'embrouiller la question des manuscrits de Virgile et qui, par exemple, nomme trois fois le Vaticanus sous des noms différents, n'a pas été plus heureux pour le Colotianus d'Orsini il prétend que c'est aujourd'hui le Va<. '1S7S Bottari, sur l'affirmation de qui s'appuie Heyne, dit à tort que ce dernier manuscrit vient d'Orsini'. La vérité est que le Co~MKMS a été étudié, mais non possédé par notre érudit, et qu'il faut l'identifier avec le ~fe~ceM~. Qu'est devenu le Virgile de Colocci? Il a dû être offert par lui au cardinal Antonio del Monte puisque le pape Jules 111 (Giovanni1. S'il en est ainsi, ou pourrait faire remonter à Orsini lui-même la soustraction du feuiltet, qu'on trouve relié à la suite de son propre Virg-i)e, le Vaticanus. Mai a reconnu que c'était un fragment détaché du Afët/MSMS, à l'époque où celui-ci était encore à Rome. On peut admettre qu'Orsini~ 'a reçu légitimement mais s'il l'a volé, comme c'est possible, bien des bibliophiles, je crois, seront tentes de l'absoudre.
3. jRt<s:it;f/M: seMt)7Mt?M~e, vol. V, pp. 130-133 (1880). M. Paoli, danse cet intéressant article, établit, après M. Guasti, que le ms. n'nppa.rt.enaitpa~au cardinal de Carpi, mais bien au cardinal Del Monte, qui le lui avait prêté. Ce n'est pas aux héritiers du premier, mais à ceux du second (-j- 1577), que le grand duc de Toscane en fit l'acquisition. Nous reprenons l'histoire du ms. au point où l'ont laissée les érudits florentins.
3. Quatrième éd. de Virgile de C.-G. Heyne, p. p. Ph. Wagner, 4° vol., Leipzig, )832, p. 612. Heyne a établi sans aucuneentique sonCotKcMme~nc/tM~ il compte plusieurs fois les mêmes mss. sous les différents noms qu'il il a rencontrés dans les livres.
4. Dans sa préface aux F)'a$tKpm<a Vaticana, Romp, 1741, p. xi. 5. Malgré le témoignage formel d'Innocenzo del Monte, il y aurait lieu de
Maria del Monte), le transmit à son neveu, Innocenzo del Monte, comme un héritage de famille lui venant d'Antonio'. A partir d'Innocenzo del Monte et de Rodolfo de Carpi, les destinées du manuscrit sont bien connues. Mais il est permis de lui assigner un possesseur plus ancien encore que Colocci, Pomponius Laetus.
Angelo Rocca, dans sa brève description de la bibliothèque d'Orsini, le mentionne en passant avec cette provenance « [Codex] qui olim fuit Pomponii Laeti, deinde Angeli Colotii episcopi Nucerini et in bibliotheca extat Medicea'. a On sait, en outre, que, dans l'édition romaine de Virgile donnée par Julius Sabinus [= Pomponius Laetus], l'humaniste romain cite des scholies avec le nom d'Apronianus ce ne peuvent être que celles du ~e~t'cetM, aujourd'hui très mutilées par suite de la rognure des marges, et que Pomponius lisait plus complètement. De plus, dans la première édition romaine, les éditeurs disent s'être servi d'un manuscrit de Pomponius Sabinus 3. Ajoutons que le célèbre Virgile n'a pu venir à Rome qu'après 1461~. Toute trace de ces érudits possesseurs a aujourd'hui disparu du volume de la Laurentienne il porte seulement, comme on sait, cinq distiques d'Achille Estaço °.
s'assurer que le ms. ne figure pas dans l'inventaire que j'indique en note,
p. 80.
1. [Anziani], De~(t Bibl. Afe(<LsM)' p. 14, Paoli, <. c., p. 134. Jules III meurt le 23 mars 1555, ce qui fixe la date extrême de la donation à Innocenzo Antonio del Monte meurt le 20 septembre 1533, ce qui fixe la date extrême de la possession du ms. par Colocci.
2. V. plus haut, p. 110.
3. C'est M. t'abbé Anziani, le savant bibliothécaire de la Laurentienne, qui a attiré mon attention sur ces éditions, dont Heyne avait déjà parlé confusément.
4. A cette date, ie ms. figurait encore sur l'inventaire de l'illustre bibliothèque de l'abbaye de Bobbio. C'est ce que vient d'établir M. Léopold Delisle dans son .Ue'moM'e ~M)' ~'fmcMKs McrfMHe~stt'fS (Extr. des A~M. de fjLca~. des ~M<;r/p<M!M, t. XXXII, I), Paris, 1886, p. 277. M. Delisle a rapproché le n° 160 de cet inventaire de la note très effacée du haut de la première page, où « il ne peut se défendre de lire les mots Liber sancti Ce~Mm&cfm ~[e Bobio]. » Cette formule dubitative, sous la plume de l'éminent patéographe, équivaut à une certitude. C'est là une contribution bien plus importante que la mienne à l'histoire du ~fe~'ceMS, La notice résumée aujourd'hui la plus complète relative au ms. est celle de la livraison V (le la P<ogr<~)/tte <~ c~Mt~Mes Mi'tM, par M. Emile Chatelain, Paris, 1887.
5. Voici donc la liste chrono)ogique qu'on peut dresser des possesseurs du manuscrit Bobbio, P. Laetus, Colocci, le cardinal Antonio Del Monte, Jules III, le cardinal Inn. det Monte, [le cardinal de Carpi], le grand-duc François !< et la Laurentienne.
FL'LVtO ORSIXI
:<OLHAC.
LE « MEDICEUS < DE VIRGILE 273
18
Orsini avait recueilli de divers côtés, en y attachant une grande importance, des manuscrits en écriture lombarde, dont quelques-uns remontent à l'abbé Didier (x)<* siècle), et d'autres, plus anciens encore, peuvent être comptés parmi les plus vénérables spécimens de la paléographie du Mont-Cassin. On aimera sans doute à les trouver groupés ici 1. Quelques-uns de ces volumes doivent provenir des collections mêmes du monastère. Pour le 3262 <M. L. 33 >, il n'y a sur ce point aucune hésitation ce sont les Fastes d'Ovide, d'une belle écriture du xi" siècle, portant, d'une main du xvf, la note suivante Iste liber r est sancti monasterii Casinensis M° 7-~ La perle de la série des manuscrits lombards d'Orsini est un Priscien, qui peut être rapproché du célèbre Paul Diacre, écrit à Capoue en 918 il offre tous les caractères des premiers types d'écriture du MontCassin. Pour une fois, en parlant de 600 ans, Orsini ne s'est pas trompé. C'est aujourd'hui le 3313 <;M. L. 26 >; le texte est à peu près complet les gloses et les scholies, aussi d'écriture lombarde, sont un peu postérieures une main qui peut être du xiv" siècle a mis au bas de la page Liber Prisciani ecclesie ben'te [benedictinae?] M~rzM~Me oo~MMUKM'. J'ai déjà parlé du Servius 3317 <M. L. 27 >, du Virgile 3383 <M. L. 36>, du Juvénal 3286 < M. L. 31 >, du Paul Orose 3340 < M. L. 30 >, de l'Isidore 3320 <M. L. 16-1 > Un autre manuscrit lombard, le 3339 < M. L. 25 ~>, contient Orose suivi de l'ZfM~OM'e romaine d'Eutrope, de la chronique de Paul Diacre, deDarès le Phrygien et d'Einhard; ce recueil historique est de plusieurs mains, qui peuvent se classer en deux groupes, du xi° et du xme siècle 1. Je dois d'utiles indications sur plusieurs de ces mss. à Dom Anselme, religieux bénédictin du Mont-Cassin.
2. Lxvi if. parch. oblong, rel. ant. à. la rose d'Orsini. Los Fastes commencent au v° du f. 1 et les premiers ff. à demi effacés ont été récrits, de main moderne. Pour la description et l'importance philologique de rUfStK'MtMM des Fastes, cf. la préface des éditions Rud. Merkel et A. Riese. Ces éditeurs ne mentionnent pas que le ms. vient du Mont-Cassin. Pour nous expliquer cette provenance, il faut nous rappeler que les moines ont fait beaucoup de dons à des cardinaux du xvie siècle.
3. ccciji ff. parch., rel. ant. à la rose d'Orsini. Le Servius 3317 est plus soigné et au moins aussi ancien (commencement du xe siècle). 4. V. plus haut, pp. 195, 240, 217, 242.
5. CCLXXVIII ff. parch. (Pie IX). <t) f. i, Orose f. CLXVH, Eutrope; f. coxxii, Paul Diacre f. coxm, Incipit A?/s<o)'to. Da~Ms frigii de e.Bc~to Troie (avec l'épître d'envoi de Cornelius Nepos à Sallustius Crispus) f. ceux, Liber ysto;'M de ort~t~e ac gestis I<OK{/o6<M'~o)'Mm (Inc. Septentrionales.); t. ccLXtx, Lt&f~Mti (<e vita et mor~M;) a<</t(<; actis KaroH e~ceHeKMssMHt [tmpg-
Les manuscrits qui restent à indiquer dans la collection lombarde sont du xie et du xn" siècle ce sont le De situ orbis de Solin, 3342 <;M. L. 10', un Salluste avec quelques gloses postérieures, 33:27 <;M. L. 20 ~>\ les Philippiques, présentant de nombreuses lacunes et suivies des Versus XII Sapientum in Ciceronem, d'une hymne et d'une chanson rimées, d'une rédaction de Publius Victor et du Songe de Scipion, le tout dans le 3227 < M. L. 23 >% enfin, un Stace,3281<M.L.S3>\ Nous avons eu souvent occasion de remarquer quelles singulières illusions se faisait Orsini sur l'antiquité de ses manuscrits. Pour les manuscrits grecs, il restait dans Fincertitude pour les manuscrits latins, il était plus affirmatif. Assez ordinairement dans l'Inventaire, le mot antico indique des manuscrits antérieurs au xve siècle, le mot antichissimo, des manuscrits antérieurs au xme. A partir du xii~ siècle, notre paléographe marche à tâtons et parle au hasard. Un manuscrit, très curieux du reste, le 3305 < M. L. '17;>, contenant Perse et Térence, et qui a été écrit de plusieurs mains aux xn~etxn~ siècles, est considéré par Orsini comme ayant sept ou huit cents ans. Les lettres capitales employées dans les listes de personnages, les didascalies et les arguments, ont trompé l'érudit du xvi" siècle; elles en ont depuis trompé bien d'autres 6. Les volumes indiqués /'(t<(M'Mi], Sur ce ms. cf. l'édition de i'jSM~o?'tf< MMceMa, de Fr. Eyssenhardt Berlin, 1869, p. v.
1. 212 H', parch., de petit format (Pie IX). Incomplet.
3. en ff. parch., rel. ant. Le f. 97 a été suppléé en minuscule vulgaire du xme siècle. On trouve aux ff. prélim, des renseignements sur la possession du volume « Liber iste Sallustii est [mei Iohannis Nicolai Caselini civis Patavini, quem emi Paduae anno Domini M". cccc'xxxvni°. H Ce Caselini l'a vendu pour deux ducats à un autre Padouan, Jacopo det Sole, Iacobus « Sole.
3. Lxxxvi ff. parch. (Pie IX). Timbre de la Bibi. Nationale. Le ms. est du xi" siècle; l'inventaire du Vatican le dit du !X", en ajoutant toutefois qu'il est moins bon qu'il n'est vieux. Les Philippiques ne sont pas toutes complètes, et offrent quelque désordre. F. 80, VeMtM XII sap.; f. 80 V, Hymne à saint Pierre et saint Paul, et chanson amoureuse (0 a'jmtm&~e Veneris ydolum) f. 81, P. Victoris JEpt<Aoma de locis et !'f~MHt&M&' Urbis; f. 83, [SoMtHMm Sctp.]. A la fin, d'une autre main que le texte « Raynaldus dei gratia. » Sur ce ms. cf. Mommsen, Abhandl. de?'A. McAs. Gfse~cAa/Ïdc)' Wissensch., vol. II, pp. 604 sqq., et Urlichs, Codex Urbis Romae typographieus.
4. 22 ff. parch. (Paul V). Palimpseste. AcM~t~e.
5. Cf. plus haut, p. 188.
6. cvin fî'. parch., rel. ant. à la rose d'Orsini. Métange singulier des deux textes aux premiers ff. f. 1 r°, fin de Perse, VI, 27-80; v"~ Vie de Térence, arguments des pièces f. 2, 3, 4 r°, suite des arguments f. 4 r", commen-. cement du Perse; f. 4 V, ff. 5-8 r~ s'arrête sur VI, 26; f. 8 v", miniature
par Orsini comme < di 1000 anni sont en moyenne de cinq cents ans moins âgés. Ce sont le commentaire de Porphyrion 3314 <;M. L. 6 >, qui appartient au commencement de la minuscule et certainement au :x" siècle les Lusi de Virgile 3282 -<M. L. 7>, que M. Ribbeck croit du ix° siècle et qui sont aumoins du x" le célèbre Valérius Flaccus 3277 < M. L. 8 >, du ix° siècle, manuscrit archétype des ~t~oK~M~Mes la. Consalatio de Boèce 3363 < M. L. 35 >, du x° siècle, où la prose est en minuscule et les vers, en capitale mêlée de formes onciales" le Salluste 3325 <M. L. 19 >, du xi" siècle 4. Pour le fragment de Dupuy, le Virgile 322S, et le Térence 3236, Orsini se tait il les croit certainement de l'époque classique,'et là du moins sa croyance a pour base les vraisemblances les plus sérieuses. [1 convient de mentionner encore, parmi nos manuscrits antérieurs au xne siècle, un Solin avec Aurélius Victor, 3343 occupant toute la page; f. 9, argum. de t'.A!M&M et prologue. Suit le texte ordinaire, avec scholies et gloses de beaucoup de mains, quelques-unes contemporaines. La miniature représente Calliopius expliquant Térence à des Romains assis au-dessous de lui, ayant à sa droite le poète dans une attitude méditative, et à sa gauche deux personnages debout et agités, désignés par le mot adueMttfH (on a récrit au-dessus L:MCHM Lavinius). Au-dessous de cette scène et dans Je même encadrement, deux scènes de l'Andria (Simo, D(M)tM, et PuMp/H'hM, S~f/c6)'a). Tout le ms. devait être illustré, comme tant d'autres de nos bibliothèques, d'après des peintures plus anciennes dont le Vaticanus, le Parisinus et i'Am6)'osMHMs offrent la meilleure tradition. Les dessins, moins nombreux que d'ordinaire, sont à la plume, rehaussés ou non de couleur; ils s'arrêtent auf. 49; on trouve ensuite des espaces bianos ménagés. Les costumes sont du x:tt° siècle. Je saisis cette occasion d'annoncer que les peintures des mss. de Térence, et spécialement celles du Vft<. ~~M, vont être l'objet d'une publication de mon ami et. confrère M. André Pératé.
1. Pour le 3314 et le 3258, v. pp. 226 et 239.
2. 140 tf. parch.(Pie IX), de plusieurs mains. C'est une copie incomplète de ce ms. qui fut découverte par Poggio en 1417. Cf. Thilo, prolég. à son édit. de 1863, pp. XL sqq.; Schenkl, Studien zu den Argonaut., pp. 39 sqq.; B&hrens, préface à )'éd. de 1875, pp. ix sqq.
3. Lx ff. parch., rei. ant. à la rose d'Orsini. Le premier f. a été ajouté ptus tard. Gloses intertinéaires, scholies des xn"-xiv" siècles. F. Lx r" (après l'explicit): Inciriunt glosae /tMtMS libr-i; une partie de la liste a disparu par le frottement il y a à la place quelques comptes du xivc siècle.. 4. 51 fi. parch. (Léon XMI). Les ff. de garde sont d'un ms. écoles, en écrit. lombarde. Le f. 1 est occupé par 14 distiques: R6SCftp<M?KHoHO?'n M/tO~MMct contrtt epistolas M;/t<M'<<!<orMM Senecae (Si fontis brevis.); le f. 51 porte 13 strophes de 4 vers (te reste a été gratté), intitulées Rithmus de Joseph PuM'to'ca (loseph Deo amabilis, Patri dulcis et babitis.). Au bas des premiers ff. figure la mention « Liber sancti Petri de Blandinio monasterio. Liber sancti Petri ecelesiae de monte Blandinio. » Une autre mention de trois lignes a été grattée mais celle-ci suffit pour attester la provenance flamande du volume, qui a appartenu au Mont-Blandin, de Gand.
<M. L. ~>, du x" siècle'; un Donat, 3318 <M. L. 34>,du xf siècle, avec des gloses et des scholies contemporaines, ou peu s'en faut, de la copie, et des notes d'identification placées par Orsini en tête de chaque fragment' le Sidoine Apollinaire 3421 <;M. L. '12 >, du ix°-x° siècle Rappelons enfin deux beaux Salluste, l'un du xf-xn" siècle, le 3326 < M. L. 22>S l'autre un peu plus récent, le 3328 < M. L. 21 > « di 600 anni selon l'Inventaire, tous deux restés dans leur reliure de bois recouverte de cuir rouge, et la première décade de Tite-Live 3329 <JM. L. 28 >, également di 600 anni D, magnifique manuscrit du xt" siècle On voit que les manuscrits précieux par leur âge et leur intérêt paléographique tenaient chez Orsini une place importante à côté des œuvres originales de la Renaissance.
1. cxxv ff. parch. (Léon XIII). F. i, fMCtpt< liber JMHtSoHHt~e situ orbis terrarum et de ~t'tt~M~M tHM's6îK6t<~ f/Mtte ~MHt in MMH~O; f. C!, /H XPI nomine incipit libellus de vita et moribus t'mpera<ofMm breviatus ex libris Sexti AMfcK! Victoris. « Di 700 overo 800 anni n, dit Orsini.
2. LVIII ff. parch., rel. ant. à la rose d'Orsini. Timbre de la Bibt. Nationale. F. 1 v°. jHCtpttpfe/~Mo in <M't!' Donati (Primum nobis.); les incipit avec les notes d'Orsini font aux ff. xti, xxv sqq. xxxiv, xn.
3. Cf. plus haut, p. 264.
4. xxxv)n ff. parch., rel. ant. à la rose d'Orsini.
5. xxxvn ff. parch., rel. ant. A deux colonnes et de plusieurs mains. Le ms. a été très anciennement corrigé d'après un autre exemplaire. Le f. i est un peu postérieur; au f. xm V, sorte de carte ronde très sommaire de l'Europe, l'Asie et t'At'rique. A la dernière page, un copiste a transcrit ie mot de .Iugurtha, peut-être avec une intention de satire contemporaine « Q urbem venalem et mature perituram si emptorem invenerit. Le président de Brosses m'a fait chercher un Salluste, dont il parle dans une de ses lettres « J'ai trouvé ici d'excellents mss. [de Satiuste] d'une antiquité marquée, un surtout appartenant jadis à Futvius Ursinuset depuis à la reine de Suède. )) (Lettres famil. écrites d'Italieen ~739 et /7-!0, édit. Colomb, Paris, 1869, t. II, p. 236). J'ai vu les quatorze mss. du fonds de la Reine qui contiennent du Salluste aucun ne vient d'Orsini. Mais il en est un complet et du xi! siècle, ie Reg. &4, qui porte t.). mention Ursinus Tt6oM< est possessor. On peut supposer que ie président, qui ne se piquait point d'excessive exactitude, aura confondu les deux noms.
6. cxvn ff. parch., rel. ant. à la rose d'Orsini. C'est le Romanus codex étudié par MM. A. Frigell, Collatio codicum Livian., p. 7, dans DpKt~t Unit'e?'St<e<s Arsskrift, Upsal, 1878, et 0. Riemann, Revue de Philol., IV, p. 100. Cf. plus haut, p. 242, et les Addenda.
MANCSCNTS EN LANGUES MODERNES
La petite collection de manuscrits en langues modernes n'est pas la partie la moins intéressante de la bibliothèque de Fulvio Orsini. Plusieurs des textes qu'il avait réunis comptent parmi les plus fameux de ceux qui servent aux études italiennes ou provençales. On m'excusera, malgré mon incompétence, de m'occuper également de cette partie de l'Inventaire. Je pourrai d'ailleurs le faire brièvement, car plusieurs de nos manuscrits ont été ou vont être l'objet de travaux spéciaux fort importants je me bornerai autant que possible à constater les résultats acquis, à y joindre quelques rectifications et surtout à élucider certaines questions de provenance qui peuvent avoir de l'utilité'.
C'est un fait digne de remarque, disons-le en passant, que le soin mis par Orsini à recueillir des manuscrits d'auteurs nationaux de l'Italie. Bien que toutes ses études aient été dirigées exclusivement vers l'antiquité classique, il avait l'esprit assez ouvert, le goût assez large pour prendre plaisir aux vieux écrivains < vulgaires et leur réserver une place honorable dans sa bibliothèque. A l'imitation de Bembo, dont il se faisait gloire de suivre les traces, il savait unir à ses recherches d'humaniste le culte des muses modernes Nous en trouvons des preuves dans toute sa correspondance, la suivante entre autres. On a 1. J'ai reçu à temps, pour pouvoir en tenir compte dans la rédaction de ce chapitre, le travail de M. Arthur Pakscher, qui porte sur les six premiers numéros de L'Inventaire, et qui est intitulé ÂM~ einem Ma~ des Fulvius !7?'M?KM (Extrait de la Zeitschrift /??' )'oma!KMeAe Philologie, X, pp. 205245). Ses observations ayant été, en plus d'un endroit, par le plan même e de son étude, plus minutieuses que les miennes, le public ne peut que gagner à ce que je supprime celles-ci. J'insisterai sur les points où je ne suis pas de l'avis de l'auteur; mais ma besogne n'en reste pas moins fort abrégée, puisque j'ai pour principe dans ce livre de répéter le moins possible les choses déjà dites.
2. Rappelons qu'un ami d'Orsini, grand philologue comme lui en grec et en latin, Piero Vettori, ne dédaignait pas de prendre la plume pour défendre l'intégrité du texte du Decameron.
vu quel zèle il avait mis à se procurer un texte du Decameron, qui avait appartenu au cardinal Bembo, et que Torquato lui avait apparemment dépeint comme très important 1. C'est à propos de ce manuscrit, je suppose, qu'il écrivait, en 1S83, à son jeune confrère en bibliophilie, le vénitien Alvise Lollino; il s'étonnait que Leonardo Salviati n'en eût pas tenu compte dans l'édition récente de Venise, et il témoignait ainsi de son intérêt pour un ouvrage qui, à Rome, en ce temps-là, n'était point accepté sans réserves~. Le manuscrit ne se retrouva pas, quand Torquato le fit chercher dans la bibliothèque de son père, et il semble encore égaré aujourd'hui, puisqu'on ne le mentionne nulle part. Mais Orsini rencontra, dans la même collection, de quoi se dédommager amplement; il en tira tout d'abord cette magnifique série d'autographes de Pétrarque, que nous allons grouper ici dans son ensemble, sans en distraire les manuscrits latins.
L'auteur a consacré deux publications distinctes à l'examen des questions d'origine et d'authenticité du Canzoniere original de Pétrarque, écrit sur parchemin, qui figure en tête de la collection moderne d'Orsini 3. Ce manuscrit, identifié avec le 3195 <; M. M. 1 ;>, porte en titre Francisci Petrarche laureati poe~e rerum t)M~a?~'M?M fragmenta. Il n'est autographe que du fol. 38 v° au fol. 49, et du fol. 62 au fol. 72 et dernier mais le reste de la copie, exécutée sous les yeux du poète, a toute la valeur d'un original Voici, résumé en peu de mots, tout ce qu'on sait à présent sur l'histoire de ce manuscrit
1. V. p. 106.
2. Dans les lettres imprimées de Lollino (A. LoHMtt pa~CM Ve~eM et Belluni antistitis epistolae, Belluno, 1641), il n'y en a aucune adressée à Orsini, ni même aucune mention de lui. Mais Cicogna (I)MCf. Yen., t. V, p. 46), a vu une bonne copie des lettres reçues par le savant vénitien et en a dressé la table analytique. Il y a lu, dit-il, des lettres d'Orsini de 1583 à 1585 « In quella det 1583 parla di un ms. del Boccaccio che sebbene non originale pure avrebbe potuto servirea.gMf~c~e cosa, et si fa maraviglia che il cav. Salviati non l'abbia procurato in ~UM~t sxa nova stampatura. » .Jf A n'ai pu trouver à Venise le ms. étudié par Cicogna.
3. Le C<!nzoK!'e)'e autographe de Pétrarque, Communication faite à ~Acftf~. des Inscript. et Belles-Lettres, Paris, KUncksieck, [mai] 1886.- Fae-SHTK~s ''<e !'f'n?'!(M)*e de P~rat'f/Mt; et Appendices ait Canzoniere autographe [novembre 1886], avec des Notes sur <a M6Ho<f~Mf de Pétrarque Rome, 1887. (Extrait du fascic. 1 des J'MaKgM d'a)'c/teo<. et d'histoire, VIte année, pp. 1-38, avec quatre planches en héliogravure). CF. l'article de M. Rod. Renier dans le Giornale storico della Mer. ital., 1886, VU, pp. 363-
365 (VIII, p. 328).
4. La planche 1 de mes fac-similés reproduit le fol. 65, qui est de la main
Au commencement du xve siècle, le célèbre lettré vénitien Leonardo Giustiniani a le volume entre les mains et en fait une copie'. En 4472, le manuscrit est employé par Valde pour l'édition des Rime donnée à Padoue'. En i501, il est emprunté par P~ tro Bembo à un habitant de Padoue, et sert à l'édition d'Alde Manuce, qui s'efforce de le reproduire scrupuleusement'. En ~ë44, il est acheté à Padoue par Girolamo Quirini, pour le compte de Bembo En ~47, il passe par héritage à Torquato Bembo En 188'), il est acquis par Fulvio Orsini et vient à Rome 6. Il est célébré par les correspondances du temps et par les livres imprimés qui parlent de la bibliothèque d'Orsini 7. En 1600, il est légué à la Vaticane avec le reste de la collection d'Orsini~. Il y reçoit la cote Vat. lat. 3~9S. Leone Allacci le signale à Filippo Tommasini, qui en parle en d635 et d650 dans les deux éditions du Petrarcha redivivus 9. Crescimbeni le voit de Pétrarque la planche II donne un spécimen de récriture du copiste qu'il a empioyé. A mon avis, la partie autographe appartient à une époque avancée de la vie du poète.
i. On peut étabiir ce fait par le titre et la souscription d'un CaKM)He)'g de la Laurentienne, n° cxvu; des Cofh'M Rediani; l'identité du texte sera facile à. démontrer. Voici la souscription « F~NCMCt Petrarche lau;'eaf! poète rerum vulgarium /')'ag'MeK(<! e.BpHc!MK< scrtpMpo' me Leonardum JtMttnMmum ex eo Mtt'o quem poeta ipse propria manu conscripsit. (Cf. I codici petrarcheschi delle biblioteche governative det r~g'~o, Rome, 1874, p. 34).
2. Le Canz. <:M<o.(/fapAe, p. 'f6 cf. p. 8, note 2.
3. Id., pp. li sqq. Sur les renseignements de Vellutello, cf..Fae-SM?M~' ttppend:ces, p. 21, note 2, et S. Morpurgo, RtM; critica della letter. ital., année III, col. 164.
4. Id., pp. 17~8; cf..Fac-stNM~s ef appen(j' p. 13.
5. Id., p. 19; cf. plus haut, p. 92.
6. M, p. 20; cf. plus haut, p. 101.
7. Id., pp. 22-23, ou plus haut, pp. 102 et 110. Giov.-Vittore Rossi, partant très bnèvement de la bibliothèque d'Orsini dans sa courte biographie, ne mentionne que le Térence de Bembo et le Pétrarque « Hune [Terentium] postea librum moriens Bibliothecae Vaticanae legavit, una cum Francisci Petrarchae rhythmis auctoris ipsius manu conscriptis. » (Erythraei PinaM<A. tmo~. ill., éd. cit., p. 10). Un témoignage a été ajouté par M. S. Morpurgo (l. c., col. ~62)àceuxquej'avais trouvés; c'est celui de Girolamo Frachetta rappelant, à Venise, en 1585, à propos d'un vers de Pétrarque, K quel Canzoniere, che si stima esser di man sua propria, il quale fu già det cardma) Bembo, et hora è del signer Fulvio Orsino. »
8. M.. p. 23. Cf. ci-dessus, p. 115 et p. 122, note 5.
9. M., p. 25, note 2: cf..Fac-MKt~ et append., p. 27, et Pakscher, Zeitschrift /)!' rom..PM., X, p. 225. Dans le même travail, p. 314, M. Pakscher place la transcription de la partie non autographe du Canzoniere aux années 1356-1358. Même en admettant son hypothèse, ces dates ne sont pas applicables à la partie autographe.
également plus tard'. A partir de ce moment, la tradition se perd; l'autorité de l'édition Aldine est contestée; Marsand (18~6) la rétablit par des arguments philologiques il est suivi par Zambrini, Attilio Hortis, Carducci, etc. Mais le manuscrit ne se retrouve pas; M. Borgognoni (1877) cherche à faire admettre qu'il n'a jamais existé; M. Cian (1885) prouve la thèse contraire. Le retour du manuscrit à la lumière est promis en janvier et démontré en mai 1886
En même temps que le Canzoniere complet sur parchemin, Orsini avait acquis de l'héritier des Bembo, ainsi que je l'ai raconté, un autre autographe des œuvres italiennes de Pétrarque' c'étaient vingt feuillets de minutes du poète, enrichis de dates, de réflexions personnelles, de mentions de toute sorte, qui, jointes aux corrections et aux retouches, leur donnent un inestimable prix. ils ont été l'objet d'une étude intéressante de Lodovico BeccadeIIi\ d'une publication peu satisfaisanted'Ubaldini en fac-similé typographique et enfin de recherches méthodiques très complètes de M. Pakscher6. On peut renvoyer avec confiance le lecteur à ces dernières je n'ai plus à revendiquer que l'humble mérite d'avoir expliqué et daté le passage du manuscrit à Orsini et fixé le nombre de feuillets qui lui sont parvenus et dont deux nous manquent aujourd'hui'. M. Pakscher a distingué les quatre mains différentes qu'on peut reconnaitre dans les dix-huit feuillets du 3196 < M. M. 2 et a établi qu'elles doivent être rapportées au même personnage à diverses époques de sa carrière; S(:s observations sont, dans l'ensemble, parfaitement concluantes et il n'y aura plus, on 1. D'Ancona et Monaci, Rendiconti de l'Académie des Lincei, séance du 20 juin 1886.
2. Revue critique du 4 janvier 1886, I, p. 12 Journal officiel du 29 mai 1886. Cf. Pakscher, pp. 208-215.
3. Page 101. M. Rajna m'apprend un détail encore inédit. les feuillets de Bembo ont été trouvés chez un pMzi'ca~KO/o.
4. Cf. j''ae-s!?M!7M et append., pp. 10-12.
5. Ze nme cK FremcMco .Pe<rs?'M M<~<e da MH ~tM ong'MM~. <fs<5. Le rime mo~H, dt jRo6e~o fe estratte da un suo originale. Il trattato delle virtit mornli, di Roberto re di Gierusalemme. Il Tesoretto di ser Brunetto Latini. Rome, 1642.
6. Zet~e/M't/Ï, pp. 216-224.
7. Cf. V. Cian, Decennio, p. 98, note 1, et ci-dessus, p. 101. Dans sa lettre du 25 février, avant d'avoir vu !e manuscrit, Orsint parlait, de « 19 ib~iarchetypi »; quand le volume lui fut remis, il en comptait 20. La pagination actuelle du 3196 va de là 16, et laisse entre les ff. 19 et 20 une lacune de deux feuillets. Les ff. 17 et 18 ont donc disparu postérieurement à l'entrée chez Orsini.
peut l'espérer, d'objection contre l'authenticité de ces fragments
Les autographes non datés de Pétrarque ne peuvent encore, je crois, être classés bien rigoureusement d'une manière chronologique. La publication de fac-similés datés, faite par l'Ecole française de Rome, peut cependant fournir la base d'études relativement sûres. Elle comprend des fragments autographes ayant les dates de 1337, 1347, I38S, 13S7,1369, et embrassant, par conséquent, trente-deux ans de la vie du poète. Ce qui frappera le plus le lecteur à l'examen de ces fac-similés, ce sont les différences très grandes qu'ils présentent entre eux, non seulement dans l'aspect général, mais encore dans le détail et pour le ductus des lettres. L'authenticité ne saurait pourtant pas en être infirmée, et, s'il y avait des incrédules, ils n'àuraient qu'à regarder l'Apulée du Vatican, dont il est parlé plus loin sur deux pages seulement, écrites indiscutablement par Pétrarque au courant de sa vie, ils verraient se grouper, entre les années 1348 et 1369, des écritures qui sont celles des facsimilés et paraissent, comme celles-ci, de mains différentes. Il n'y a rien d'étonnant à cela ce qui serait surprenant, c'est que l'écriture de Pétrarque fût restée la même à vingt ou trente ans de distance. Il faut seulement admettre qu'elle a subi des modifications particulièrement sensibles Il en est une qui s'impose tout d'abord à l'attention et que le fac-similé I des planches de ce livre, daté de 1370, vient confirmer c'est que l'écriture de Pétrarque est devenue de plus en plus fine. C'est un phénomène 1. Les dernières hésitations qui pouvaient rester sur l'écriture du f. 11 recto, que M. Pakscher appelle justement l'écriture de jeunesse du poète, sont levées par le fac-similé que j'ai publié d'aprèsle Parisinus ~M, et _qui est daté de 1337 (Fac-similés de l'écrit. de Pétrarque, planche IV, n° 1). Au reste, l'authenticité de l'ensemble du recueil n'avait fait jusqu'à présent de doute pour personne; à ma connaissance du moins, M. Cari Appel est le seul à l'avoir attaquée dans sa récente publication, Die Berl. Handschr. der Rime Pe<fCM'c< Berlin, 1886. Cf. Rg~Me critique du 11 octobre 1886, et .FtM-~MKt~S, p. 21.
2. Ce sont des restes de ces t)e<MS<MSNKae sc/MM~e dont il parlait à Pandolfo Ma!atesta sur la fin de sa vie. Cf. Epist. var. jfX (éd. Fraoassetti, t. II1, p. 32.4).
3. Page 300.
4. Le premier érudit qui ait soumis l'écriture de Pétrarque à une observation paléographique minutieuse, M. Franz Rühl, qui a étudié les lettres autographes réunies dans le Laurent. Lf/Y, 35, avait déjà. distingué deux formes différentes qu'il appelait Pl et pz (Rhein. MMS6MM, N. F-, XXXVI, 188t, pp. 11 sqq.). P~ est très voisin du n° 1 de notre planche IV.
bien connu, qui se produit chez les vieillards dont la vue s'affaiblit'. C'est à la période de l'écriture menue de Pétrarque que se rattachent le 3198, et, plus tard encore, toute cette série de scholies sur Homère, qui viennent d'être retrouvées dans un manuscrit de Paris, et qui ont été certainement le dernier grand travail de sa main
Il est une autre remarque à ajouter. L'écriture de Pétrarque, malgré ses modifications amenées par l'âge, est bien de son temps et de son pay s telle page que nous lui attribuons pourrait être aussi bien de n'importe quel moine italien du xiv" siècle. Cela doit rendre la critique très méfiante et lui faire exiger, à côté des vraisemblances paléographiques, des preuves rigoureuses d'une autre nature. Toutefois, on me permettra d'observer que Pétrarque ne doit pas être assimilé, autant qu'on est porté à le faire, à un copiste de profession. 11 a des procédés de calligraphie qui déroutent les observations ordinaires, et rien n'est moins régulier que ses transcriptions. Il écrit de façon différente, non pas à dix ans d'intervalle, mais au même moment. On n'en voudrait pour preuve que le 3d96 lui-même on y trouve, dans un seul vers, deux et parfois trois formes assez distinctes de la même lettre, du d minuscule, par exemple. Comme on ne peut admettre que chaque mot ait été écrit à une époque différente, il faut bien conclure que le poète avait à sa disposition toutes les formes calligraphiques usitées de son temps, et qu'il s'en servait indifféremment, suivant le caprice de sa plume
La psychologie doit peut-être aussi être interrogée. Pétrarque est poète avant tout, ne l'oublions pas, et le plus sensible, le plus nerveux, le plus mobile des poètes. Les hommes de cette nature ont, comme on le sait, une écriture extrêmement changeante ce n'est pas d'une année à l'autre, c'est d'un instant à l'autre qu'elle se modifie. Souvent la seconde page d'un de
1. La même observation a été faite par M. Pakscher, ainsi que quelques autres qui méritent d'être vérifiées. Je ne suis pas frappé autant que lui des modifications qu'aurait introduites dans l'écriture de Pétrarque l'habitude de copier des textes d'ancienne minuscule. La littera antica, qui devient à la mode dans l'Italie centrale un quart de siècle après sa mort, représente mieux une imitation de ce genre.
2. Qu'on m'excuse de renvoyer à un travail sous presse Les scholies inédites de Pétrarque sur Homère.
3. Conclure aussi que les évaluations chronologiques, uniquement appuyées sur l'alphabet et pour des fragments courts, risqueraient d'être inexactes.
leurs écrits paraît d'une main différente de la première, suivant leur disposition morale du moment et le genre du sujet traité; ils resserrent leurs lignes et leurs lettres, ou bien les espacent et choisissent instinctivement des caractères plus amples, des majuscules plus chargées, etc. Les hommes d'imagination et de sentiment sont rarement indifférents à la forme matérielle dont ils revêtent leur pensée; ils aiment à la modifier et à l'embellir, et, bien que les traditions de plume fussent infiniment plus tyranniques au temps de Pétrarque qu'elles ne le sont aujourd'hui, on peut lui appliquer, je crois, une partie de ces observations. Ajoutons qu'il était grand amateur de livres, qu'il avait eu sous les yeux des manuscrits de toutes les époques, fournissant à sa mémoire les formes les plus variées; rappelons-nous qu'il était lui-même copiste et exécutait de sa main des transcriptions de toute espèce; et reconnaissons qu'on doit obtenir des combinaisons bien singulières, quandle caprice du calligraphe se joint au caprice du poète. Le plus sûr est, en ces matières délicates, de ne rien conclure on peut se contenter, sans chercher plus, de constater l'authenticité de l'écriture, bien heureux déjà si, par des observations étrangères à la paléographie pure, on parvient à obtenir ce résultat.
La série des observations sur l'écriture de Pétrarque n'est, du reste, pas près d'être terminée. Notre publication de facsimilés datés et celles qui vont la suivre fourniront des points de repère certains pour des recherches nouvelles, et d'autres autographes de Pétrarque pourront être remis au jour. Sans parler des copies d'auteurs anciens dues à Pétrarque, et sur une partie desquelles nous renseigne sa correspondance, ses œuvres autographes demandent à être retrouvées. Divers fragments des Rime, plus ou moins analogues à ceux du 3196, paraissent avoir existé au xvie siècle Une lettre d'Orsini nous a revête l'existence d'autres feuillets connus ou possédés par Bembo, et je me permets, dans l'intérêt des chercheurs, de reproduire ici ce témoignage qui a déjà été donné ailleurs Notre bibliophile parle en ces termes à Pinelli d'un manuscrit de quarante-huit feuillets (?), provenant de Marcello Cervini et plus anciennement de Bembo < M' è capitato un libro di LXXX pagine in foglio, ma li mancano XXXII le prime, dove sono copia te 1. Cf. Fac-similés, p. 16 (De quelques mss. égarés).
2. Ibid.
moite canzone, sonetti et trionfi del Petrarca, toiti da fogli archetypi, come sono li miei, ma questi sono in più quantità. Questo libro dal cardinale Bembo fù dato al cardinale S. Croce, alias papa Marcello, et credo che il Bembo ci mettesse li suoi fogli et quelli che vidde altrove. Overo forse erano tutti li suo', che poi non sono pervenuti in mia mano. Intendo che V. S. hà un raccolto simile pero la prego che mi mandi li principii delle canzone, sonetti et trionfi che lei hà, perche dal mio si supplirà il suo et dal suo si complirà il mio 1. Cette acquisition est du mois de février 1583, par conséquent postérieure a la cession de la bibliothèque d'Orsini au Pape et à la rédaction de l'Inventaire elle ne figure donc pas sur ce dernier, et comme il est logique, d'après ce que nous avons établi, de la chercher sur le petit inventaire de livres trouvés chez Orsini après sa mort, nous sommes assez tentés de la rapprocher du n° 61 de l'Appendice I, ainsi décrit Petrarcha de poesie con varie lettione nelle margiîze, scritto nell' anno ~56', x novembris, in foglio, senza coperta. Cette description, trop sommaire, peut se rapporter aussi bien à une transcription du temps de Bembo qu'à un manuscrit du xcve siècle. Le manuscrit a dû passer aux mains du cardinal Odoardo Farnèse comme il était sans couverture, il a peut-être pris place dans un recueil de miscellanées\
Outre les autographes des Rime, Orsini avait chez lui deux importants manuscrits latins de Pétrarque, deux de ses œuvres les plus intéressantes, écrites de sa main et portant une souscription datée. Le plus ancien, le 3358 <;M. L. 144~>, contient le Bucolicum carmen, en très petit format (160 X 110 mill.), et a été exécuté à deux époques distinctes 4. A la première appartient le corps du manuscrit à la seconde, une partie des additions marginales et quatre pages finales, où sont des sup1. A?H6t-(M. D. 422 !'?/ Lettre du 26 février 1583.
2. V. p. 118; cf. p. 137.
3. Parmi les mss. de Pétrarque possédés par la Bibliothèque Nationale de Naptes~ où sont tant de livres des Farnèse, je n'en ai vu aucun daté de 1356.
4. 48 ff. parch. non numérotés. En haut des pages est l'indication du n" de l'égtoguf! en chiffres romains. En tète 3 ff. de garde à la fin deux ff. Couverture de velours rouge-violet; tranches dorées; traces d'un fermo.ir. Le frontispice est orné, ainsi que les lettres initiales des pièces. Les titres sont à l'encre rouge, et le nom des interlocuteurs, mis en marge, est alternativement bleu et rouge. Les majuscules du texte sont rehaussées de jaune.
pléments à l'Eglogue X. Le nom de Pétrarque ne figure pas sur le manuscrit. Le titre est à l'encre rouge, ainsi conçu Bucolicum carmen meum incipit. Ecloge prime titulus Parthenias. Collocutores Silvius e~~foMMMS*. La souscription, qui est également à l'encre rouge, offre la même formule Bucolicum carmen ?KeM?M explicit. Quod ipse, qui ante annos dictaveram, scripsi manu propria apud ~e~M~MMM!, <jMMM huius etatis ultime 1357. Cette souscription se trouve reproduite dans deux manuscrits du même ouvrage, dont l'un est à la bibliothèque Laurentienne", l'autre à la bibliothèque Barberini'; ces deux manuscrits proviennent certainement du nôtre, et le premier contient même une note indiquant qu'il a été transcrit directement sur l'original de Pétrarque. Que cet original soit le 33B8, c'est ce que met hors de doute l'examen du yplume S Le corps du manuscrit est écrit d'un caractère un peu plus fort que le caractère de la plupart des additions il y a aussi quelques différences dans l'alphabet mais tout s'explique naturellement par la différence des époques s.
Ces additions sont placées pour la plupart dans les marges horizontales des pages, avec des signes de renvoi au passage 1. Voici la suite des titres du recueil
[f. 4] Secunde egloge titulus est Argus. Collocutores Ydeus Phitias et Silvius [f. 7] Egloge <e)'He titulus Amor p<M<o)*KM. Collocutores Stupeus et Dane (sic); [f. 11] Quarte egloge titulus est Dedalus. Collocutores Gallus et Tirrenus [f. 13] Quinte egloge titulus est Pietas pastoralis. CoMocM(o;'e~ Mo'MMs Apicius et Fe~H~M~; [f. 16 v"] Sexte egloge titulus Pastorum pathos. Collocutores PampAt~Ms et Jf~M [f. 22] Septime egloge titulus Grex infectus et suffectus. Collocutores Mitio et Epy; [f. 25 v] Octave egloge titulus Divortium. Collocutores Ganimedes et Amiclas [f. 29] None egloge titulus est Quevulus. Collocutores Philogeus et TAeopMMS [f. 31 Y"] Decime egloge <!<M~tM est Laurea occidens. Collocutores Socrates et Silvanus; [f. 39] Cadecime egloge titulus Galathea. Collocutores Niobe FMsea et FM~Ms [f. 42] DMOckcMKe egloge titulus CoK/!M<a<!0. Co~cMtorM .MM&MM&M et Vb~Meet*; 3. C'est le n" CXLIdes Codici Strozziani. Cf. Bandini, Bibl. Zeop.-LaM?' t. 11, p. 519, ou 1 codicipetrarch. delle bibl. ~oMrn., p. 52. 3. Barber. XXIX. 480. La souscription est mal transcrite. Le copiste n'a pas mis le mot ultime, sans doute parce qu'il ne le comprenait pas. Au titre, tl a corrigé ainsi Francisci Petrarcae /!ofeKtMM poe<ae BMCCOMOMnt carmen incipit. V. la description dans l'ouvrage de M. Enrico Nardueci, Catalogo dei codici petrarcheschi delle biblioteche Bar6M'tMa, C/Mg'MK<t, CorstMana, Vallicelliana e Vaticana, Rome, 1874, p. 12. On ne trouve dans ce catalogue, disons-le en passant, aucune mention de notre manuscrit du Vatican, que Tommasini avait cité sans signaler l'autographie.
4. Cf. la page de la souscription dans les Fac-similés de l'écriture de .P~)'<a'gMe, planche III. Le lecteur est aujourd'hui à même de faire le contrôie de toutes mes assertions.
5. M. Pakscher (p. 210 n.) a très bien vu l'autographie du ms. entier: il est évident que ma démonstration (Fac-sim., p. 24) ne s'adresse point à lui.
où elles doivent être intercalées deux seulement, qui se rap= portent à l'Eglogue X, et qui sont de beaucoup les plus longues, ont été transcrites à part à la suite du texte, au verso du feuillet 46 et sur les trois pages suivantes. Voici la liste de ces additions, intéressantes pour l'histoire de l'œuvre de Pétrarque et les modifications qu'elle a subies il n'y en a aucune d'inédite 1° ff. 33 v°-34, après le vers Pendulus. querela, sont insérés six vers Hanc choris late cantata, jusqu'à simul impare cantu (Eglogue X, éd. de Bâle, 1S81, p. 19, col. 2) 2° f. 34, après le vers Spartanos. vidi, trois vers (de première époque) t/MMMt voce parem, jusqu'à urbe relicta; 3° f. 34 v", après le vers Extinxisse. aequet Require infra post finem libelli huius ad tale signum~. » Ce renvoi se rapporte à la première des additions finales, qui a trente-trois vers Tenanere opes jusqu'à. animoque intentus ubique; 4° f. 34 v°, après le vers P~MKa. leonum, trois vers (avec le mot adiice) Quique ~t'os, jusqu'à rumpere campos (éd. de Bâle, p. 20, col. 1) S° f. 35 v, après le vers Montanum. avenis, cinq vers ~KcprocM~ Latio, jusqu'à in ordine flores; 6° f. 36, après le vers O&~Mm. carmen « Require infra post finem huius opusculi ad tale signum. Ce renvoi se rapporte à la seconde addition finale, qui a, comme la première, trente-trois vers Hic cui relligio, jusqu'à. ~erM~e favorem (éd. de Bâle, p. 20, col. 2) 7° ff. 36 V 37, après le vers Conspiceres. laborem, dix vers Tres Me?K.orM??! jusqu'à morte canebat (éd. de Bâle, p. 21, col. 1); 8° f. 37, après le vers Clara. virgo, cinq vers Hic matrona /M~, jusqu'à voce iuvencum 9° f. 37 v, après le vers Nil. Hibere, trois vers Testis est, jusqu'à atque cadentem. Indiquons aussi, dans le texte de tout le volume, de nombreuses ratures et mots en surcharge. Quelle est la date des remaniements si considérables de cette Eglogue X, l'une des plus curieuses et des plus personnelles de tout le recueil? L'étude des parties ajoutées doit fournir certainement une réponse mais je laisse au futur éditeur des poèmes symboliques de Pétrarque le soin d'y démêler les allusions contemporaines, pour interroger seulement la correspondance de l'auteur. On y trouve une lettre écrite de Pavie, un 22 décembre, où il mentionne explicitement une revision du 1. Ce signe de renvoi et celui qui est plus loin se retrouvent dans le ms, de Paris cité p. 283 et paraissent familiers à Pétrarque.
texte de ses Bucoliques, revision qui est évidemment la nôtre. En voici le début c Ut inter tot maiorum curas profundam et inexhaustam, ne dicam supervacuam et inutilem curam rerum etiam minimarum videas, scito quod anno altero, dum additationes illas magnas dictarem in bucolico carmine super litus sinus Hadriaci, ita ut nunc dexterum nunc sinistrum pedem alternus fluctus ablueret, die quodam, dum forte aliud agerem, occurrit animo versiculus unus iungendus aliis' Ïly a un mois de décembre que Pétrarque a passé à Pavie c'est celui de l'an 1368'; les remaniements des Bucoliques devraient donc être de '1364. Or, précisément cette année-là, nous savons que Pétrarque séjourna à Venise, ce qui est conforme à l'indication du lieu, super /t<M& sinus Fa~~ct Quant à l'écriture des additions sur le manuscrit, elle est d'une période avancée de la vie de Pétrarque, ce qui concorde parfaitement avec les renseignements historiques.
L'utilité, pour la constitution du texte, du manuscrit rendu à l'étude sera facilement constatée lorsque les savants d'Italie publieront l'édition critique complète de Pétrarque, qui fait encore défaut et qu'on est en droit de leur demander. L'auteur du Canzoniere a fait injustement oublier le maître de la Renaissance; les Rtwe ont été réimprimées 389 fois\ tandis que la plus grande partie des œuvres latines du premier et du plus grand des humanistes ne se lit encore aujourd'hui que dans des éditions du xv!" siècle, fautives et défigurées. Pour élever enfin à la mémoire de Pétrarque un monument digne de lui, on peut se
1. jp')'«MCMMPe<rs)'<;a6epMt. defe~/am~. e<t)tM'MM, éd. Giuseppe Fra-
cassetti, t, III, Florence, 1863, p. 487. C'est et lettre 65 et dernière de !a. série des VtH'toe, recueillie par t'éditeur dans le Rtcear~MKM~ 805. Cette
série des Vai,iae, recueillie par l'éditeur dans le Riedttrdianus 805. Cette
lettre ad ignotum mentionne l'envoi d'un vers ajouté àl'Eglogue X. 2. Pétrarque retourne à Venise le 24 janvier 1366 (Fracassetti, <. c-, prolégomènes, t. I, p. CL!H). 3. Cf. Fracassetti, p. eu, et les renvois. Au t, lH,p! 236, des F<HMt/MM'es, est une lettre à Boccace qui est certainement, pour plusieurs raison_s. de l'automne de 1365. Pétrarque y parle d'un jeune homme de Ravenne qu'il avait employé à transcrire ses lettres en volume ce jeune homme, qui n'était autre que Giovanni Malpaghini, et qui était doué d'une mémou'e prodigieuse, apprenait par cœur ses Bucoliques et les lui récitait; faut-il ~y voir un indice qu'à ce moment Pétrarque était occupé de cette œuvre? Nous avons, on vient de le voir, des arguments plus sérieux pour établir le même fait.
4. W. Fiske, .Pg()'<M'cA M/Ktons !M t/te~M&Hc K6)'. o/'F<ofeMce, 1886, p. 9.
Rien n'est plus instructif que ce catalogue et les P~fttfcA BooAs du même
auteur (1882).
mettre, je crois, avec confiance à la recherche des manuscrits originaux on les retrouvera presque tous. Les futurs éditeurs devront s'estimer heureux d'avoir à s'occuper d'un auteur qui aimait à exécuter des manuscrits et à laisser une copie autographe, ou tout au moins corrigée par lui, de chacun de ses livres L'établissement du texte devient beaucoup plus facile. H n'y a qu'à parcourir, par exemple, nos Bucoliques et à les comparer avec l'imprimé, pour corriger, dans celui-ci, en toute certitude, un grand nombre de fautes de typographie et de lecture les autres manuscrits du même ouvrage ne peuvent avoir, en face de l'original définitif, qu'un intérêt tout à fait secondaire.
Pour une deuxième œuvre de Pétrarque, on a, dès à présent, un texte certain dans le 3339 <;M. L. ~S~>, qui contient l'autographe de son dernier traité philosophique'. Le titre, à l'encre rouge, est le titre ordinaire des manuscrits Francisci Pe<r<xrce [sic] ~<M?*ea~' de sui ipsius et ~K.M~o~M?M ignorantia liber incipit. Ad Donatum ~peMMz'M~eMam ~?KMm~'cMm Ici, on le voit, Pétrarque est resté entièrement dans le rôle de copiste, qu'il s'imposait souvent, et a supprimé au titre tout mot personnel, comme meum. Le manuscrit était connu; mais il passait pour un faux autographe, pour une simple copie d'un original de Pétrarque L'authenticité de l'écriture s'impose 1. Pétrarque a dû faire de sa main une copie de tous ses ouvrages. Des exemples que nous citons, on peut rapprocher la souscription d'un manuscrit du De /'eme~tM utriusque fortunae, qu'un copiste avait sous les yeux en 1398, et qui portait la date Ticini, /366, tM/ nonas octobris hora <e!'<M. (BaJdeI!t,D<~Fe<7'a?'ca, Florence, 1797, p. 316). Le ins. transcrit par ce copiste de Trevise est aujourd'hui le jMarcMKMS Z. L. 475 (Valentinelli, e., I, p. 8-, 7 cof<. pe<twc~ p. 196).
2. 38 tî. parch. numérotés postérieurement, et 8 ff. de garde. Reliure de bois couvert de velours rouge; tranches non dorées. N initial du texte élégamment orné. L'explicit est au f. 37 v°; la souscription est en tête du verso du f. 38 elle est donc séparée du texte par une page blanche et tout à fait isolée.
3. Ce titre autographe aurait donné tort à l'hypothèse de Tommasini sur le nom latin de Pétrarque, s'il l'avait fait consulter comme il fit consulter le titre du 3195. Ce dernier porte Petrarchae au lieu de Petrarcae, ce qui parut confirmer l'orthographe adoptée par l'auteur du Petrarcha redivivus. Mais le savant de Padoue et ses correspondants romains ignoraient que la première partie du 3195 n'est pas autographe et n'a pas, par conséquent, toute l'autorité de détail qu'ils lui prêtaient. (Cf. Fac-similés de l'écrit. de Pétr., p. 27). L'orthographe usitée par le poète paraît être Fe<f<M'ca, 4. Cf. Baldelli, Del JPe~WM, p. 225; je ferai observer que le ms. avec lequel on avait comparé le nôtre, est le 3196; beaucoup d'érudits croyaient alors que ce dernier était le ms. de Bembo sur lequel avait été faite l'aldine KOLHAC. F[LVtO ORSIXt. 19
cependant à qui voudra la comparer avec no's fac-similés de Pétrarque, et cette publication m'évite d'entrer .dans des discussions paléographiques, toujours obscures pour qui n'a pas l'original sous les yeux. La souscription est de la même main que le reste du manuscrit Hune libellum ante biennium cMc~M~ <*< alibi sc?'!p<M?K. a M!e ipso, scripsi hic ~e~M?M tMMM mea et perduxi ad ea?t<Mm ~)~MS~e inter colles ~M~aKeos ~70°, M~M ~.5° vergente ad occ<!SMm die 1. Cette note nous indique que Pétrarque, malgré son âge et ses fatigues, avait déjà. écrit une fois de sa main le même traité, montrant ainsi l'importance qu'il y attachait. On trouve un certain nombre d'additions marginales de l'auteur, quelquefois assez considérables, notamment aux feuillets 2 v°, 6, d8 V, 19, 20, 27, 28, 32 v, 37 je me suis assuré qu'elles ont été insérées dans les copies et qu'elles figurent dans les imprimés
C'est sur ce manuscrit du De ignorantia qu'a été faite la copie de fra Tedaldo della Casa, contenue dans un Laurentianus (P~M<yjVT/~M., 9, S. Croce) la souscription du célèbre transcripteur de tant d'oeuvres de Pétrarque ne laisse pas de doute sur cette origine'. Quant à la première rédaction autographe dont le Vaticanus nous atteste l'existence, elle doit être quelque part, et la souscription du manuscrit coté VI. D. /6 de la Bibliothèque d'Este, à Modène, nous donne certainement la note finale qu'elle portait <S'cr~p<Mm Ticini ~67'°cM'c<x anni /tKem
Les deux volumes d'autographes latins du Vatican proviennent de la bibliothèque de Bembo. Nous avons vu, en effet, du Canzoniere de 1501, et cette confusion n'a pas peu contribué à dérouter les recherches sur le 3195.
1. V. le fac-similé no I des planches du présent livre. Le texte a été donné plusieurs fois v. par exemple, Tommasini (P6~ MfHu., liste des rnssj, De Sade, AMmoM'MpoMf vie de F)'. F~t'an/Me, t. III, p, 757), BatdeiË (l. c., p. 318), Fracassetti (Della propria ed altrui ~MomtMS, trattato <? Francesco Pe<)'afca: ~'a~Mz:OH6 con note, Venise, 1858), Narducci (Catal. dei co~.pe~afcA., p. 63).
2. Au f. 9 v", le mot METEMVIKOSIB est écrit dans le texte; à la marge est le mot en latin pour les lecteurs qui ne lisent pas le grec. J'observe que les caractères grecs sont identiques à ceux qu'on trouve dans les notes autographes de l'Iliade de Paris; cf. plus haut, p. 283.
3. IcocKdpeh'ayc/t. delle MM. ~ouern., p. 47.
4. M.. p. 131. Je n'aurais pas été surpris que ce ms., que je n'ai pas vu, fut l'autographe même. C'est une copie soignée du Xtv° siècle, sur parchemin, dt qui contient aussi r.HMMtwtMtK. Mais M. A. Cappeiti, qui a pris la peine ee ~examiner pour moi, s'est assuré qu'il n'est point de Pétrarque.
qu'Orsini avait acquis le premier end58i, en même temps que les manuscrits italiens, et le second en '!582 L'examen seul des volumes pourrait suffire à bien établir cette origine. Le 3359 porte sur les feuillets de garde une mention de la main de Bernardo Bembo Presens libellus manu propria spectati viri domini FrsKCt~c~ Petrarcae. Quant au 3358, il est mentionné dans une des lettres imprimées de Pietro Bembo à Girolamo Quirim% et dans une lettre inédite de Cola Bruni, qui était l'homme d'affaires de Bembo à Padoue. Bruni écrit au prélat, le 9 novembre 1541 « Messer Carlo volea portar seco il libretto della Boccolica del Petrarca scritta di sua mano, et poi lo si scordô, il quale io non mando, che non vorrei mitterlo a pericolo L'honneur de l'acquisition du manuscrit doit encore être rapporté à Bernardo Bembo, comme en témoigne l'écriture des notes placées sur les gardes. J'y relève seulement celle-ci, qui est au dernier feuillet et intéressante pour le propriétaire Petrarea Mssc!<Mr Aretii ~V. CCC. IIIJ., XXJ. Iulii. Occidit Arquade in agro paduano M. CCC. LXXIIIJ, anno videlicet /.V/V° ante ~M~Mt ego prodirem in ~MceMï B. B. qui oc<aoo octobris ~45~ /*M~ bene volente Altissimo.
Il y avait chez Orsini un autre manuscrit de Pétrarque, qui passait pour autographe et qui venait également des Bembo. C'est le 3357 < M. L. 146 >; il comprend deux textes distincts, écrits sur papier et de main différente l'un est le De ~<s solitaria, l'autre l'/<t'KeraWMm 'Syrï'acMM' Je ne crois autographe ni l'un ni l'autre mais le premier a bien des caractères d'un original; le titre primitif porte l'initiale P, au lieu du nom de 1. Cf. pp. 101 et 103.
2. V..Le Canz. autographe, p. 18. Cette lettre semble être la seule source de la tradition recueillie par Morelli (Notizia di op di disegno, éd. Frizzoni, p. 62), et par M. Cian (~. c., p. 100), carles traces du ms. de Bembo étaient perdues depuis le xvie siècie.
3. Biblioth. Barberini, LXI,3. Bruni parleensuite de l'éducation du jeune Torquato et de sa sœur, « madonna HetenaM. Le « messer Carlo », qui avait, du goût pour les autographes de Pétrarque, est peut-être Carlo Guatteruzzi, l'ami de Bembo.
4. La belle reliure décrite par l'Inventaire a disparu. La reliure actuelle est de parchemin, sans écusson. Le volume a été à la Bibliothèque Nationale de Paris. Réunis anciennement, les deux mss. offraient une pagination par feuillets qui allait de 124 à 151 aujourd'hui ils sont paginés de 1 à 31, en comptant les gardes de papier (il y a de plus un f. de garde de parchemin au commencement et à la fin). L'explicit du De vita solit. est au recto du f. 24. Au recto du f. 25 commence l'jf<!He)'(t)'!M?7: le titre est de seconde main il y a une initiale ornée et des traits d'encre rouge sur les majuscules du texte. Au f. 29 v Explicit j!<tt!erat'iM?n &)'c!;e f<M;f~ a 'M'j Fn?HCMco
Pétrarque l'exécution manque de soin et de régularité il y a des passages ajoutés après coup et des retouches postérieures. Ces observations, jointes à la tradition venant de Bembo, dont nous avons eu occasion de vérifier l'exactitude, donnent quelque vraisemblance à l'authenticité du volume, qui serait, non pas écrit, mais dicté et revu par Pétrarque ou copié chez lui". Je ne me prononce pas, du reste, sur la question, car je n'ai plus le manuscrit sous les yeux, et, aujourd'hui, après des études nouvelles sur les manuscrits de Pétrarque qui sont à Paris, je. trouve insuffisantes les conclusions auxquelles je m'étais arrêté. Avant de juger définitivement la question, il faudrait soumettre le texte et les additions à des comparaisons minutieuses si l'examen était favorable, il donnerait également de l'autorité à l'Mer~~Mm, qui est une copie plus régulière, et qui paraît avoir été joint depuis fort longtemps au premier manuscrit.
Ce 3387 est, du reste, fort connu, bien qu'il ait été décrit avec quelque inexactitude. Ce n'est pas, en effet, à Pietro Bembo, mais à Bernardo Bembo seul, qu'appartiennent les annotations placées sur les gardes et qui constituent des témoignages si curieux de l'admiration du patricien de Venise pour Pétrarque~. Fe<?'a?'e<t. Le premier ms. porte en tête ça)'. aKCM~' le second ms. MM'. v. Cf. Pakscher, l. c. p. 223.
1. Le traité commence au f. 2. Tout en haut de la page, est une transcription de l'Ave JMarM puis vient le titre Francisci P. poète [P, poète_a. été remplacé par .Pe~'fu'ee] laureati vite solitarie Hoer~M'MKMS incipit ad Philippicm [de Cabassoles] Cavallicensem episcopum.
2. V. par exemple, if. 14,15.
3. Pétrarque parle de ce traité, qui resta longtemps sans être transcrit, dans une lettre à. Boccace, écrite de Pavie; c'est la première du livre V des Seniles. On y lit « Studio meo votoque obstitit illa, de qua totiens quaeror, nota tibi scriptorum. industria, nobilibus non uttima pestis ingeniis; vîx uredibitia loqui dicar, paucissimis mensibus soriptum opus, tam multis annis non potuisse rescribi, ut scias quae maiorum poena operum, desperatio quanta est! Nunc tandem, post tot cassa primordia, scribendum illud domo abiens dimisi inter cuiusdam sacerdotis manus, quae an ad scribendum sacrae fuerint, ut sacerdotis, an ad fallendum faciles, ut scriptoris, nescio.)' (Opéra, éd. de Bâle, 1581, p. 792). La lettre doit être du mois de décembre 1365.
4. L'erreur de Bossi et de M. Cian (cf. Decennio, p. 99), vient de celle qui a été inscrite sur le manuscrit même par une main moderne. La note mensongère qui attribue les annotations du volume à Pietro Bembo, est signëe Ra</n. SctM~'M (?); on la trouve dans la description, d'ailleurs peu exacte, du ms. donnée parM.Narducci (Catalogo, p. 58). Morelli rappelle le ms. d'après Tommasini, sans parler de Pietro Bembo. (yo<M!f< d't opere di disegno, éd. Frizzoni, Bologne, 1884, p 62).
On voit, par une longue notice initiale, déjà publiée par Tommasini, que Bernardo croyait fermement à l'autographie de tout le volume' il avait annoté les marges, et réuni sur les gardes, à côté d'extraits philosophiques, des documents très variés relatifs à Pétrarque On y trouve, par exemple, les célèbres vers italiens de son fils (Petri Bembi Bernardi ad ~ï'~M~sc/~M/H jD. F. Petrarche), l'épitaphe de la fille de Pétrarque, copiée à Trévise, celle de Pétrarque lui-même, copiée à Arqua et la note suivante, qui parait attester une visite de Bernardo à Vaucluse Laurea diva hic oMM?K c~cï&M.s ceM~~ carmini&M~ perpe~Mae posteritatis vivet commendata memoriae. Hoc M!se~!p<z<?M in Petrace bibliotecha gladii cMSp~e A côté sont quatre vers latins, avec cette indication Avinioni. /M frontispitio hostii ecclesiae maioris Divae MsWse, e regione puelle exposite faucibus draconis, sub /sete Do. Laure carmina Pe~'arce Divum Cgor~ïMM equitem celebrantia. Les vers de Pétrarque ont été conservés ailleurs, mais la fresque de NotreDame-des-Doms, peinte par Simone Martini, n'existe plus 4. Il est évident, d'après M. Mùntz, que le portrait de Laure, qui figurait dans la collection de Pietro Bembo, était une copie de cette fresque 5 il est assez probable, à présent, devant le renseignement fourni par notre manuscrit, que cette copie a dû être exécutée pour Bernardo Bembo, à l'époque où il passa à Avignon et remarqua la peinture.
d. V. Fe<?wc/M! t'e~M)., 2e éd., Padoue, 1650, p. 29. H est. curieux de reproduire une partie de cette note, qui est au f. 1 « Francisci Petrarcae laureali ciar"" libellum de vita solitaria Jegefeticiter quisquis humanae vitae conditionem (ut est) momentaneam fluxamque admodum quasi e specula circumspicere desyderas. Videbis itidem Petrarce manum cuius est archetypum universum quod opus vides, festinatius licet exscriptum utpote quod fh'miorecatamo aequatos et rotundos caracteres exarare solitus sit. Sed ita Petrarcae ipsa quam vides manus indubia est, qua oblectamur accuratissimi multis documentis que non altinet dicere, uti haec est Bembi qua testamur tidelissimi. Bernard. B. doct. ».
2. Aux ff. 30 v et 31.
3. Hic. Toutefois je lis Hoc inscriptum un monogramme assez douteux, qui parait formé d'un H et d'un j.
4. V. le précieux travail de M. Eug. Müntz, Les peint. de Sim. Martini (! At't~moK, sur lequel j'ai déjà fait une observation, p. 33, note 1. Laure, représentée près du dragon, était vêtue de vert dans l'original; ce détail peut aider à retrouver le tableau de Bembo. H est peu probable que ce fùt le portrait de Laure possédé par Orsini.
5. Indiqué dans la JVott~M d'opere di disegno publiée par Morelli, éd. citée, p. 50.
6. Dans son voyage de 1472. V. p. 302.
Je n'ai pas trouvé mention précise, dans les lettres d'Orsini à Pinelli, de l'acquisition de ce dernier volume; il y a lieu de croire cependant que c'est l'un des deux manuscrits contenant des œuvres de Pétrarque, que notre Romain reçut au mois de décembre 1882, et qui le satisfirent médiocrement L'autre manuscrit était le De remediis utriusque fortunae il nous est d'autant plus facile de l'identifier avec le 3384 < M. L. 204 >, que ce dernier contient, sur les marges, quelques notes, et, à la fin, des extraits moraux de l'écriture de Bernardo Bembo Les volumes de cette provenance demanderont à être examinés de près, quand on voudra procéder au choix des sources du texte pour les oeuvres latines de Pétrarque nous avons, en effet, montré que Bernardo Bembo avait cherché à réunir des manuscrits sortis de la bibliothèque de Pétrarque, et qu'il avait eu, au moins deux fois, la main heureuse. Je ne rappellerai à présent que pour mémoire les deux recueils de Lettres de Pétrarque, qui ont été acquis par Orsini de Torquato Bembo, en 1882 l'un d'eux est certainement le 3355 < M. L. 203 >, belle copie du xv° siècle l'autre n'a pas été porté à l'Inventaire et n'a pas dû entrer à la Vaticane
Aux manuscrits originaux de Pétrarque se rattachent ceux qui ont pu être copiés par lui et ceux qui ont simplement appartenu à sa bibliothèque. Le nombre en est certainement considé1. Cf. plus haut, p. 106, note 5. On comprendque si Orsini avait attendu un autographe aussi intéressant et aussi sûr que les précédents, il ait été déçu; toutefois, sous le n° 146 de l'Inventaire, il fait figurer le ms. comme autographe.
2. 215 ff. de parch. (Pie IX). Ecriture de la seconde moitié duxrv" siècle, sur deux colonnes. Il y a, à la fin du ms., un index alphabétique des principales matières traitées. Le titre et l'explicit sont donnés par M. Narducci, Catalogo, p. 60. V. ci-dessus, p. 289, note 1.
3. Cf. pp. 103 et 104.
4. 149 ff. pap., et non parch. comme l'indique l'Inventaire par erreur. (Pie VI). Le recueil commence sur la lettre Saepe MM/Mpropo~tNM, et finit sur la lettre jK<e!' cuneta quaemihi; il a été utilisé par M. Fracassetti, qui le nomme p. xxm de ses prolégomènes à l'édition des Familiares. 5. C'est évidemment le n° 30 de l'Appendice I. Pour en finir ici avec les mss. des œuvres latines de Pétrarque possédés par Orsini, citons le n° 34 (Bucolicum carmen) du même Appendice 1 et le n* 147 du grand Inventaire, aujourd'hui Vat. 3356. Ce texte du De rebus memorandis a 105 if. de parch. (Pie IX). A la fin du livre IV (f. 105 v), est la souscription « Antonius de Bassis scripsit hune librum, et complevit die nono menssis (sic) Augusti M' ccce* xl octavo. » Quelques notes margin. modernes. Ce ms. est un des rares mss. de Pétrarque possédés par Orsini qui ne viennent pas de chez Bembo, et encore je n'en puis répondre.
dérable cependant, leur dispersion après d3'74 et le peu de renseignements sûrs qu'on avait sur l'écriture du poète, ont rendu, jusqu'en ces derniers temps, les recherches assez difficiles. Aussi l'histoire de cette illustre collection reste encore à faire, et une restitution, même partielle, n'en a jamais été essayée. J'ai entrepris ce travail et donné une idée du plan descriptif que j'entends suivre dans mes premières Notes sur la bibliothèque de ~'e<s~Me~. Avec l'aide des érudits italiens, je voudrais tenter de reconstituer une partie de cette bibliothèque, qui est précieuse à bien des titres, et surtout pour avoir été véritablement la première bibliothèque de la Renaissance. En attendant, comme plusieurs des volumes de Fulvio Orsini passent pour en avoir fait partie, nous allons examiner la valeur de cette tradition.
Le principal est le fameux Virgile de l'Ambrosienne il est certainement annoté par Pétrarque, et ce n'est pas de ce côté que la tradition me semble douteuse. Le marquis Girolamo d'Adda a donné du manuscrit une notice historique et descriptive très complète, avec la bibliographie du sujet, ce qui abrégera d'autant notre tâcher Rappelons seulement que les plus intéressantes notes de Pétrarque sont relatives à la mort de ses amis~, et que la plus célèbre et la plus anciennement connue est la petite méditation sur la mort de Laure, écrite en 1348 °. 1. Parmi les textes connus qui se rapportent au sujet, je me bornerai à en donner un seul, pour fixer les idées du lecteur; il est tiré de l'oraison funèbre de Niccolo Niccoli par Poggio « Franciseus Petrarca poeta excellens habuit ingentem copiam librorum, qui post eius obitum omnes venundati etvariis hominibus dispertiti sunt. » Cf. Giovanni degli Agostini, Istoria degli scritt. Viniziani, t. I, Venise, 1752, p. xxxj, et G. d'Adda, c., p. 93.
2. A la suite des Fac-similés de <'ec)'!<Mfe de Pétrarque et Append. au CMKMKMfe aMtogr., Rome, 1887. L'exploration systématique de la Laurentienne et des livres provenant de Niccolo Niccoli, Coluccio Salutati, Tedaldo della Casa, etc., aurait certainement pour résultat de faire retrouverplusieurs manuscrits possédés par Pétrarque.
3. Indagini stoWe/te, a)'<M<tcAe e M6Ho~Mt/tfAe ~M//a libreria VisconteoS/on;6M6! del Castello di Pavia. per cura di un MMo/Ho. Appendice alla parte pWma, Milan, 1879, pp. 105-112. On ne saurait trop regretter que la mort de l'auteur ait laissé inachevé ce beau travail; il annonçait, pour la seconde partie, une étude sur la bibliothèque de Pétrarque à Garegnano. 4.'Données par Baldelli, Del Petrarca e delle sue opere, Florence, 1797, pp. 180-181, art. intitulé Del ~s'~iodtjUt/aKo; reproduites par M. Ad. Bartoli, S<ortft della letter. ital., t. VII, Florence, 1884, p. 194. On trouve dans Baldelli le récit de la découverte faite en 1795, quand on eut occasion de détacher la couverture du manuscrit.
5. Publiée en fac-similé par M. Ludwig Geiger, dans son livre si important
C'est certainement le volume de sa bibliothèque auquel Pétrarque tenait le plus. Il contient Virgile complet, sans les Catalecta, avec Servius dans les marges, l'~c/M~e~e de Stace, quatre odes d'Horace, enfin le texte de Donat, dont la fin a été mutilée'. Les notes de Pétrarque sont très nombreuses et tiennent quelquefois toute l'étendue de la marge °. Les deux feuillets préliminaires portent la note sur Laure et la miniature de Simone Martini 3; ils ont été ajoutés postérieurement par Pétrarque les inscriptions des cartouches sont incontestablement de sa main, ainsi que les deux vers qu'on lit au-dessous de la peinture
Mantua Virgilium, qui talia carmine finxit,
Sena tulit Symonem, digito qui talia pinxit.
Le manuscrit passa, après la mort du poète, à son ami Giovanni de' Dondi, mort en 1380, puis au frère de celui-ci, Gabriele, qui en disposait en 1388, avec d'autres livres de Pétrarque, en faveur de son fils Gaspare. On ne saisit pas la transmission du Virgile à la bibliothèque du château de Pavie; Baldelli la croit peu postérieure à 1390 G. d'Adda voudrait reconnaître le volume en 1426, dans l'inventaire qu'il a publié de la collection des ducs de Milan en tous cas, il établit sans conteste sa présence à Pavie au milieu du xv° siècle, par des documents dont le premier est de 1460, et qui décrivent tous le Virgile comme c/MOsa<o di mano del Pe~o'ca Je suppose, pour ma part, que pour nos études, Renaissance und Humanismus in Italien und Deutschland, Berlin, 1882, à la p. 44. La dernière attaque, je crois, contre l'authenticité de cette note a été faite, sous forme dubitative, par M. Rodolfo Renier, dans le Giorn. i<<o)'. della letter. ital., vol. III (1884), p. H8 l'auteur nie l'identification de Laure de Sade avec la Laure de_ Pétrarque. 1 V. la description due à M. Ceriani, préfet de l'Ambrosienne, en tête du travail du marquis d'Adda. Les odes d'Horace, anonymes dans le ms., sont I!, 3, I!, ~0,11, IV, 7.
2. Dans Les scholies inédites de Pétrarque sur Romere, j'ai relevé deux renvois faits par Pétrarque aux scholies de son Virgite,
3. Sur cette peinture, il faudra consulter la communication que vient de faire M. Müntz, en janvier 1887, à la Société nationale des antiquaires de France, et qui est, suivant son usage, définitive sur le sujet. Il publiera le fac-similé prochainement.
4. Cf. D'Adda, c., p. 107, et dans la Parte prima (Milan, 1875),!e M" ~65 de la p. 16. Voir aussi le texte de Pietro Candido, cité par Agostini, et qui donne pour autographe le texte même du manuscrit. Le texte est bien contemporain de Pétrarque pour l'autographie, je dois avertir que j'ai vu Je Virgile de Milan antérieurement à mes recherches sur les autographes de Pétrarque je ne t'ai donc pas étudié de près.
5. Nous ne trouvons pas le Virgile dans t'inveniaire de la bibliothèque de Pavie, rédigé en 1459 et publié par M. G. Mazzatinti (<?tO?'K6~e ~o'. della
le manuscrit n'a pas été l'objet d'une transmission spéciale, mais qu'il est entré chez les ducs de Milan en même temps que la magnifique série de livres de Pétrarque, que nous retrouvons à la Bibliothèque Nationale de Paris
Le château de Pavie est pillé en 1500 et la bibliothèque dispersée. Le manuscrit est sauvé par un habitant de la ville, et Vellutello affirme, quelques années plus tard, qu'il est encore à Pavie, entre les mains d'un certain Antonio di Pirro °. Nous avons quelques autres témoignages du même temps, la plupart de seconde main A partir du xvii~ siècle, nous rencontrons Tommasini dès la première édition du Pelrarcha redivivus, celle de 1638, il imprime le passage sur lequel on s'est appuyé pour attribuer le volume à la bibliothèque d'Orsini 4. Je résume, dit Tommasini, « quae pridem vir. cl. Franciscus Bernardinus Ferrarius ad me pro sua humanitate prolixe scripserit. nimirum Mediolani in Bibliotheca Ambrosiana asservari Virgilium manusletter. ital., I, pp. 33 sqq.). La rédaction sommaire de cet inventaire permet peut-être de l'identifier avec Servius in Virgilium (p. 53). Les mss. d'Homère qui l'avoisinent viennent aussi de Pétrarque et sont aujourd'hui à la Bibliothèque Nationate de Paris (Pans. ~t. 7~0, et2) cf. Les scholies MtfM. de Pétr. sur Homère.
1. Cf. Delisle, Le Cabinet des manuscrits, t. I, pp. 138-140. 2. Le passage est curieux; on voit combien Vellutello, que nous venons de trouver si sceptique pour le Canzoniere autographe, l'est encore pour la note de Pétrarque <f Per meglio seminare questo errore [sur Laure], è altre volte stato chi in persona di lui ha in un suo Virgilio (secondo ch' alcuni credono), hoggi appresso Messer Antonio di Pirro nobile Pavese, una molto breve epistota scntto, laqual sono gia moiti anni che fu insieme con la presente opera stampata, il cui principio è questo Laura propriis virtutibus illustris. Noi tegniamo che tal epistola sia stata posta in esso libro solamente per far credere che stato sia di lui, e tanto maggiormente per non esser di sua mano, come afîerrnano tutti quelli che n'hanno havuto notizia [?] (Il Petrarca con l'espositione d'Aless. Vellutello, Venise, 1538, en tête).
3. Aux intéressants renseignements de Saba da Castiglione, donnés par Gir. d'Adda, il faut joindre celui de Beccadelli à la suite de sa Vie de Pétrarque. Dans notre ms. 3220, f. 53, parmi les pièces d'appendice à cette biographie, on trouve « Memora6t<M quaedam dt; LftM)'a manu propria Francisci Pf<f()'ccte scripta in quodam codice Virgilii in Papiensi bibliotheca reperto. Laura propriis virtutibus illustris, etc. Dans notre ms. 3213 < M. M. 11 f. 276, on lit de la main du propriétaire « Hsec quae ~e~M!m<Mt' verba fepet'<a ~tMt ~cf!p<tt in fine cuiusdam codicis yerg't/MHt ~crtp<t manu ipsius Petrarcae, quae est in Bibliotheca Papiensi. Ft'ttKCMCMx P. /'Mt<Mi).
4. Je passe sous silence le nom des auteurs qui ont reproduit l'erreur que je vais combattre le plus récent est, à ma connaissance, M. E. Bonnafte dans son étude sur S, da Castiglione (Gazette des BeaMa;-At' 1884. II, p. 154). Mais, si l'on remonte à la source, on ne trouve que le texte de Tommasini.
criptum, qui olim Fulvii Ursini erat, antequam in Friderici Borromaei cardinalis Archiepiscopi possessionemveniret. Is codicem hune thesauri instar habebat, nec ulli (quamvis et id raro) ostendebat, nisi manibus propriis idque domi suae. Causam reddidit ipse quod certus esset eum Petrarchae fuisse, quem totus volverat, sua manu interpolaverat memoriaque ditavecat qua nulla ipsi fuerat dulcior aut amarior. Defuncto Romae Ursino varii magni nominis viri librum assectabant. Borromaeus tamen sive auctoritate, sive suorum diligentia, sive pretii magnitudine, reliquis hic praevaluit et librum semper inibi secum tenuit, donec Mediolanum reversus in Bibliothecam Ambrosianam referret, hac cautela clavibus custodirent neque cuivis pateret. Quod ex ore ipsius Cardinalis saepius audivit Ferrarius, eique testes sunt luculentissimi Gratia Maria [de] Gratiis tune temporis cardinali a secretis 1, nec non Antonius Olgiatus dictae Bibliothecae praefectus, uterque fide dignissimus. Primum membranae folium elegantissimis figuris penicillo Simonis Senensis exornatur, quae universis operis ideam referunt. Glossas etiam esse de manu Petrarchae, vel hinc liquet, quod diligenti comparatione facta cum Petrarchae litteris, nihil illis similius deprehendisset Ursinus, cum igitur epistola Petrarchae hactenus a multis adscripta glossis tam sit similis literarum ngura quam ovum ovo\
Ce document, qui n'a pas été discuté, soulève cependant dès l'abord quelques objections. Le volume ne figure pas dans l'Inventaire d'Orsini il n'est pas davantage dans la liste supplémentaire des manuscrits trouvés chez lui après sa mort. De plus, comment se fait-il que nous ne trouvions aucune trace du manuscrit dans la correspondance d'Orsini, et que Rocca n'en parle pas dans sa description détaillée de-la bibliothèque? 2 François Schott ne l'a pas vu non plus en 1899, et un volume auquel Orsini aurait attaché tant de prix eût été apparemment mentionné par le voyageur flamand. En présence d'un silence aussi complet de nos témoins ordinaires, on peut douter de l'exactitude du bon Tommasini, sujet d'ailleurs, comme l'on sait, à bien des méprises. Voici, du reste, l'historiographe officiel de l'Aulbrosienne, Pietro-Paolo Bocca, qui ne dit rien de la provenance d'Orsini <: [Evolvebatur] Virgilii liber, quem lectitando 1. On verra plus loin le propre témoignage de Grazi démentir celui que lui prête le correspondant de Tommasini.
2. Petr. ~dM)., pp. 195-197.
triverat pene Franciscus Petrarca eius voluminis latera animadversionibus idem poeta illustravit atque originem amoris sui, quo Lauram deperiit,inpriorepagella exposuit. Liber descriptus est Gothicis prope litteris et Romae permagno emptus de BibliothecaAntonii Augustini viri doctissimi 1. Bocca passe aussitôt après à l'indication d'un autre volume le contexte précise bien le sens de son renseignement « Le Virgile provenait de la bibliothèque d'AgusUn et a été acheté pour le cardinal Borromeo » On voit maintenant comment une. erreur a pu naître de ce qu'Agustin a vécu à Rome avec Orsini. Il y a eu probablement confusion entre les deux érudits dans l'esprit des Milanais qui ont renseigné Tommasini. Il est vraisemblable aussi qu'ils ont attribué au Virgile de Pétrarque les anecdotes sur les autres autographes du poète possédés par Fulvio, anecdotes qui avaient cours parmi les bibliophiles du temps et que le cardinal devait sans doute raconter volontiers.
Au reste, grâce à des documents contemporains très précis, mais restés inaperçus, nous pouvons savoir exactement où et quand le Virgile de Pétrarque a été acheté par le cardinal Borromeo 3. Grazio-Maria Grazi écrit de Rome, le 18 avril 1600, à Pinelli « Mons. Gualdo con la sua solita gentilezza mi porto egli stesso giovedi mattina a casa la lettera di V. S., con la quale occasione io li feci vedere un libro, del quale il sig. Cardinale mi ha particolarmente ordinato eh' io dia conto a V. S., persuadendosi fermamente ch' ella sentirà piacere, che si fatto libro sia capitato più tosto in man sua, che di chiunque altri si sia. Questo è un Virgilio manuscritto assai antico in carta pecora di'foglio grande. T. Grazi décrit alors minutieusement le manuscrit, et parle des notes autographes de Pétrarque, qui ont été comparées avec celles qu'on voit sur un Apulée de la Vaticane 4. Paolo Gualdo, par une lettre du même jour au même Pinelli, complète les renseignements par cet autre « Questo libro l'ha 1. Boschae Petri FaMH bibliothecarii de orig. et statu Bibl. Ambrosianae hemidecas, Milan, 1672, p. 55.
2. Les historiens de la question, Tiraboschi, Baldelli, D'Adda, se sont tirés de la difficulté en attribuant le volume, d'abord à la bibliothèque d'Agustin, puis à celle d'Orsini le texte de Bocca ne comporte pas cette interprétation.
3. V. [A. Ceruti], Lettere ined. di dotti t~. del sec. ZVf, tratte dagli autogr. della Bt& Ambrosiana, Milan, 1867, pp. 11-14. Cet intéressant recueil, publié per MOMg, paraît être trop peu connu.
4. On ne dit pas qu'une comparaison ait été faite avec les autographes possédés par Orsini.
havuto [le cardinal Borromeo], quando s'è venduta la libraria dell' abbate Maffa et si crede che fusse del cardinal Cusanu [Nicolas de Cusa] '.» Il n'est nulle part, comme on le voit, question d'Orsini. Celui-ci, au surplus, est encore vivant, et il est parlé de lui par deux fois, dans la lettre de Gualdo, sans que son nom soit jamais rapproché du Virgile 11 faut donc rejeter absolument, malgré son imposant cortège de témoignages, la tradition qui a fait rattacher jusqu'à présent le célèbre volume à la bibliothèque d'Orsini*.
Ces recherches ont eu pour résultat de faire retrouver un nouveau manuscrit possédé par Pétrarque. La lettre de Grazi parle d'un Apulée annoté par le poète, qui se trouvait en 1600 dans la Vaticane. Je ne le voyais signalé dans aucun livre des érudits qui se sont occupés de Pétrarque Ce manuscrit existait-il encore ? S'il était demeuré à Rome, il était logique de le chercher dans le fonds Vatican, avant les cotes de la bibliothèque d'Orsini. M. A.-M. Desrousseaux a bien voulu examiner tous les Apulée qui précèdent ces cotes, et précisément, sous le n° 2193, il vient de découvrir celui de Pétrarque. C'est un magnifique volume du xiv" siècle, orné de miniatures, et dont la seconde moitié environ contient Fronton, Végèce, Palladius et deux discours de Cicéron Les marges offrent les scholies habituelles mais l'intérêt réside surtout dans les notes autographes qui sont à la fin et qui portent les dates de d348,1349, 1. Il reste à identifier le personnage dont M. Ceruti lit ainsi le nom. Estce jMfMsa, l'ami d'Agustin? V. notre p. 60.
2. Mort en 1464. Cette tradition est difficile à accorder avec la possession du ms. par la bibliothèque de Pavie.
3. « Non son stato questa settimana dal sig'' Fulvio, ma io faro quanto prima, et perche heri tutta la casa Farnese era in moto per un superbissimo banchetto, che il cardinale et duca fecero al vice re, vice reina cum annexis et connexis, non puotei farle sapere della lettera di V. S. » -Post-scriptum « Son stato hoggi a visitarlo [Ôrsini] et gli ho dette del piede romano Sua Signoria me n'ha mostrati tre. Dice esso sig. Fulvio, se V. S. vuole che gliene mandi uno per vedere, che me to darà, acciô io glielo porti o mandi. » Orsini mourut le 18 mai suivant.
4. Liste des possesseurs connus Pétrarque, les Dondi, [Cusa?], les Visconti-Sforza, Ant. di Pirro, Agustin, Massa, Borromeo.
5. L'inépuisable Tommasini fournit peut-être un renseignement (Pe<r. )'6~ 1''° édit., p. 42) « Petrarchae in Columellam notas aliquando fuisse in B. Vaticana deprehendi ex Adversariis philologicis intimi mei lohannis Rhodii. » Les notes de Pétrarque sont relatives non pas à.Columelle, mais à l'horticulture; il pourrait cependant se faire que Rodio ait eu en vue notre manuscrit; dans ce cas, son indication était bien peu précise et n'aurait jamais guidé personne.
6. Il pourrait être entièrement de la main du poète.
1350, 1353, d389, 1369. Elles sont publiées dans un travail spécial mais on reconnaîtra que nous devions bien une mention à ce manuscrit oublié, à côté du Virgile qui nous a mis sur ses traces.
Pour le recueil provençal jadis coté 3204, et pour le Brunetto Latini 3203, la provenance d'Orsini n'est pas douteuse, puisque ce sont les numéros 4 et 5 de l'Inventaire c'est la provenance de Pétrarque qui est fort loin d'être prouvée. Nous retrouverons plus loin le premier volume disons un mot du TVeso~, texte français qu'Orsini prend pour du t provençal', < M. M. 5 > Ce beau volume, orné de quelques miniatures sur fond d'or, a été acquis par Orsini en 1S82, et quelques feuillets manquants l'ont rejoint en 1885 °. Le « tocco dans les marges se réduit à quelques mains indicatrices grossièrement dessinées et à l'abréviation de nota et d'e.remp~Mm(Mo, ea?"'), assez fréquentes dans le Livre des Mo~~e~ (ff. 90 sqq.). Il est aussi difficile de contester que d'attribuer à Pétrarque la paternité de ces signes élémentaires on peut affirmer cependant qu'ils ne se retrouvent pas dans nos autographes. Les renseignements historiques que nous avons sur le manuscrit ne nous éclairent pas sur la tradition fixée par Orsini dans son Inventaire. Nos correspondances ne font aucune mention d'origine, et l'attribution ne semble pas remonter au delà d'Orsini luimême. Peut-être notre bibliophile a-t-il rapproché la prove1. Cf. Pétrarque et soM~t~n, dans le Giornale storico <Ms letter. ital., 1887, IX.
2. vm tï. prélim. et 151 fT. parch. (Pie IX). Le registre des chapitres, alternativement en rouge et en noir commence au f. IV v° « chi sont )i capitte de cest livre tu est apetes trezor ». Au f. 1, une miniature sur fond d'or représente au centre un château et deux scènes à personnages de chaque côté. Les lettres ornées sont d'or, et presque toutes les miniatures sont sur fond d'or. Le texte est sur deux colonnes et de deux mains.. l'une (f. 1) du commencement, l'autre (f. 113), de la fin du xiv" siècle. Timbre de la Bibliothèque Nationale. Cems. est resté inconnu à l'éditeur Chabaille (Paris, 1863), qui s'est du reste exclusivement servi des mss. de Paris. M, Mussafia, qui a étudié et ciassé les mss. d'Italie (Studio sul Tesoro di B. LaMKt, Vienne. 1869), et M. L. Gaiter, qui a publié l'ancienne traduction de Bono Giamboni (Bologne, 1878 sqq.), ne le mentionnent pas davantage.
3. V. plus haut pp. 104-106. Dans la correspondance de 1582, le ms. est désigné, par Pinelli et par Orsini, sous le titre de TMoreMo, confusion dont l'origine est facile à saisir. Le fait est établi avec certitude pa.r la description même du manuscrit acquis en 1582, manuscrit qui n'est pas en italien et qui contient un abrégé des connaissances humaines. En 1585, les deux érudits, mieux informés, distinguent le Trésor du véritable Tesoretto, et Orsini a même acquis un manuscrit de ce dernier ouvrage (M. M. 20).
nance française du manuscrit du séjour en France de Pétrarque; peut-être, trouvant ce volume parmi les livres de Bembo, qui en a possédé plusieurs venant de Pétrarque, a-t-il conclu hâtivement que le nôtre en venait aussi en tous cas, ce ne peut être par une comparaison paléographique avec les autographes certains qu'il avait chez lui. Au fond, la véritable raison pourrait être, moins son manque de critique tant de fois observé, que sa tendance à augmenter le prix des volumes de sa bibliothèque. C'est surtout des collectionneurs qu'on peut dire qu'ils croient volontiers ce qu'ils désirent, et notre manuscrit en donne sans doute un exemple de plus.
La question de Pétrarque écartée, il s'en pose une autre sur la provenance du manuscrit. A celle-ci répond pleinement, à mon sens, la petite note d'achat placée en tête du premier des feuillets liminaires 1472 Questo libro e de mi Be?'H<M'ci!o Bembo chiamato el TAes<M'o e lo comparai ~e?* SCM~ t~ 6'M<Mchogna Nous sommes en présence d'un propriétaire qui nous est bien connu et qui a acheté ce volume pendant un séjour en France, dont nous vérifions ici la date*. M, Pakscher veut croire que le premier cahier seulement a appartenu à Bernardo Bembo"; il s'appuie sur le fait que ce cahier, qui contient, outre la note en question, le registre des chapitres, est d'une autre main que celles du manuscrit, et que les renvois ne correspondent pas au texte. On peut reconnaître que le manuscrit a été formé de morceaux différents, ce qui a pu se produire quand il était encore en France, sans lui assigner pour cela un autre propriétaire italien que Bernardo. Le nom qui se trouve sur l'un des deux feuillets ajoutés après coup à la fin du volume (Simone di Simoncino Squarcialupi in Fiorenze), n'est pas un i. Cette inscription est tracée sur une rature où se lisait le nom d'un propriétaire antérieur, et où je distingue encore à la. Bn_!e mot apostolo. Le caractère de l'écriture, la forme de MM indiquent que l'inscription a. été écrite hors d'Italie, probablement au moment de l'acquisition et par le personnage qui vendait le manuscrit à Bernardo Bembo.
2. La date du voyage en France de Bernardo Bembo est connue par d'autres documents. L'anonyme de Morelli cite, chez Bembo, « el retraite jli M. Carlo Bembo, fatto allora ch'el nacque essendo M. Bernardo ambassador al duca Carlo circa al 1472. » Cette date est donnée d'autre part dans Muratori, et nous voyons que l'ambassade de Bernardo Bembo auprès de Charles Je Téméraire avait pour but de l'engager à. s'unir aux 'Vénitiens contre les Turcs (Morelli, Notizia, éd. cit., p. 52).
3. L. c., p. 240. Nous sommes d'accord sur l'impossibiiité de reconnaître dans ce manuscrit l'écriture de Pétrarque.
indice suffisant; car le fait de trouver sur un livre le nom d'un personnage n'indique pas sûrement que le livre ait été possédé par celui-ci. Les ex-libris de la Renaissance s'offrent rarement sous une forme aussi simple. Au contraire, quand un érudit avait quelque temps entre les mains un manuscrit intéressant, même ne lui appartenant pas, il lui plaisait souvent d'y inscrire son nom. Les exemples de cette habitude abondent au xve et au xvi" siècle on en trouverait même de nos jours. Ce Squarcialupi pourrait donc être simplement un ami de Bernardo Bembo, qui aurait eu en mains l'exemplaire du Trésor et y aurait fixé le souvenir de sa lecture. Ce qui doit empêcher, en effet, de poursuivre des recherches sur une fausse piste, ce sont les détails de notre chapitre ni. Il est certain que Fulvio Orsini a reçu de Padoue, en'!S82, un manuscrit du T~eso~; il n'est pas douteux non plus que ce soit le nôtre, puisqu'il n'y en a pas d'autres portés à l'Inventaire. Or, le manuscrit acquis venait de Pietro Bembo, et il est tout à fait logique de supposer, sans chercher d'autres possesseurs, que c'est celui-là même qui avait été acheté par son père.
Il faut être moins complètement sceptique pour la -Dm~Me Comédie, écrite par Boccace, suivant notre Inventaire, et offerte par lui à son ami Pétrarque, qui l'aurait annotée. Cette tradition comprend, comme on voit, plusieurs parties distinctes elle est religieusement conservée en son entier à la Vaticane, où le volume figure dans les vitrines sous la cote 3199 < M. M- 3 ;> Cette tradition, dont je crois inutile de rappeler les témoignages, s'est trouvée attaquée, en ce siècle, par plusieurs érudits un éditeur allemand de la Divine Comédie, M. Carl Witte, en a nié les diverses parties elle a été admise formellement et en tota1. Je saisis cette occasion d'identifier le personnage dont j'ai lu le nom sur le fameux Virgile V«<. 3867 (Les Peint. des mss. de Vù'g~e, p. 15), avec le Claude Bellièvre dont parleM. Muntz (Lft.BtM.dMVa~.ftMxvi~ pp. 38-39). Ce voyageur lyonnais, qui visitait Rome vers la fin du règne de Jules II ou au début de celui de Léon X, n'était évidemment pas possesseur du manuscrit de la Vaticane cependant il a cru pouvoir y inscrire son nom. 2. Cf. p. 106, note 5.
3. 78 ff. parch. (Pie IX), plus un f. liminaire non numéroté. Trois frontispices ornés et écussonnés aux ff. 1, 27, 33. Au f. 78 Fxplicit comedia preclari poete Dantis A~Ae?'t/. Suivent deux ff. de garde, numérotés 79 et 80.
4. La Divina ComedM Wcorf. sopt'a <ytM«)'o dei p!'M aM<o?'et)oH testi a ~e<M<f, Berlin, 1862, p. Lxxvn. Notre ms. est l'un des quatre textes de l'éditeur.
lité par Baldelli 1, et défendue, dans les mêmes conditions, par M. Fracassetti M. Carducci l'a admise avec de justes réserves Le résumé de cette intéressante question serait aujourd'hui tout à fait superflu je l'avais étudiée à nouveau et avais essayé à mon tour de la résoudre mais le travail de M. Pakscher ayant été imprimé avant le mien et arrivant aux mêmes conclusions que celui-ci, m'a paru devoir être préféré comme plus complet, et il me suffit d'y renvoyer le lecteur Les résultats auxquels nous arrivons en commun sont les suivants le Dante du Vatican est bien l'exemplaire qui a été offert par Boccace à Pétrarque, don auquel celui-ci paraît répondre dans une lettre célèbre' Il est douteux que la dédicace en vers latins, intitulée Francisco Petrarche poete unico atque illustri, et signée Iohannes de Certaldo tuus, soit de la main de Boccace en tous cas, le corps du manuscrit ne saurait être un autographe de lui. Les marges portent un tout petit nombre d'annotations de Pétrarque et des Bembo, et M. Pakscher y a même reconnu la main de Boccace et de Gherardo Petrarca. On peut ajouter diverses observations sur l'histoire du célèbre manuscrit. Il n'y a aucune raison de croire avec M. Witte et M. Cian, que le manuscrit n'a pas appartenu à la bibliothèque du cardinal Bembo L'écriture de son père se reconnaît aux feuillets de garde de la fin du volume c'est Bernàrdo Bembo 1. V~a di Giov. Boccacci, Florence, 1806, p. 135. Baldelli a mis le premier en relief ce fait important que le ms. porte en tête de chaque cantica les armes de Pétrarque.
2. LeMere di Fr. P~'arca delle cose famil. libri XXIV, Florence, 1866, t. IV, pp. 399-401. Ces savantes notes conservent toujours une partie de leur valeur.
3. Studi ~Me!'a~ (Della u<M'M foa'tuna di Dante), Livourne, 1874, pp. 324 sqq. Il donne toute la bibliographie.
4. L c., pp. 225-232.
5. La lettre 15 du livre XXI dans l'édition Fracassetti, Florence, 1863, t. III, pp. 108-116. Les mots carmen <MMm /<ïMds<ot'M<m ampMo)' paraissent bien répondre à la pièce préliminaire de Boccace.
6. Cette dédicace (Ytalie iam certus honos.) a été publiée bien des fois, en dernier lieu dans les notes citées plus haut de M. Fracassetti (pp. 399400), et dans l'édition des lettres de Boccace, de M. Corrazzini, Florence, 1877. M. Carducci (p. 363) a comparé le texte vatican avec celui de Beccadelli, qui semble une rédaction modifiée au xvi° siècle.
7. Voici comment s'exprime M. Witte « Ghe questo codice sia stato posseduto dal card. Bembo, sembra piuttosto congettura che fatto storico. Quet che ne sappiamo di certo si è che fù lasciato alla Vaticana da Angelo Colucci morto nel 1549. » Autant de paroles, autant d'erreurs. (La provenance de Colocci est une fantaisie de Batines.) Ce point de vue a été adopté par M. Cian, Decennio, p. 89.
qui a écrit la note suivante sur le feuillet 79 Explicit liber eontediae Dantis ~t~er~ de Florentia per eMm ec~M~ ~M&~H~o <~o?HÙï!'cae t'KcarM6!<ï'OMM Mt! <n?eeH~.sMKo de mense mar~y sole in ariete luna nona in libra. Qui decessit in civitate Ravennae in anno ~OHt!H!CŒeïMCa?'MS~'OKMM!Ï~O trecentesimo die sanctae crucis de mense ~Men~&. aHï'N!<x cuius in pace re~M!'e~c<x<. Amen 1. tl y a d'autres transcriptions de la même main au feuillet 80, et parmi celles-ci l'épitaphe en trois distiques, que Bembo lui-même a composée pour le célèbre tombeau de Ravenne (Z?;e!~MŒ<MmM/! Dantes Aï'c~o~e ~s<e&a~) Il est plus que vraisemblable que Bernardo a mis toutes ces notes sur un manuscrit qui lui appartenait; et ce qui achève de démontrer qu'il était bien resté chez Pietro Bembo, c'est que nous pouvons établir avec certitude son passage dans la collection d'Orsini. Celui-ci demande à Pinelli, le 9 juin ~S82, de prendre pour lui, dans la bibliothèque de Padoue, un Dante coverto de velluto rosso' qui ne peut pas être un autre manuscrit que le 3199. En effet, outre que notre volume est encore indiqué comme < ligato in velluto cremisino dans l'Inventaire d'Orsini, c'est, avec le 3197, le seul Dante porté sur ce document qui provienne des Bembo et il ne peut être question du 3197 dans la note du 9 juin 1582, puisque ce dernier volume, < Terze rime di Dante di rnano del cardinale Bembo, » est entré chez Orsini dès le mois de mars de la même année 4.
Il y avait chez Orsini un autre manuscrit provenant de Boccace c'est le célèbre texte de la Consolatio de Boèce, écrit de la main de l'auteur du Decameron. Le mémoire descriptif et critique très complet de M. Enrico Narducci me permettra d'être bref sur ce volume, qui est le 3362 <~M. L. 1SO~> °. Nos corres1. Remarquons que Bernardo Bembo neparle pas de la tradition de la transcription du ms. par Boccace.
2. Au recto du f. 80, un dessin à la plume et au lavis représente Dante et Pétrarque en pied, laurés,un livre à la main et tournés l'un vers l'autre; au dessous est le chiffre 2 1/4. Ce travail me parait du xv~ siècle. Au vo du mème feuillet, où sont les transcriptions de B. Bembo, est dessiné le blason de Dante.
3. V. plus haut, p. 104, note 2.
4. V. p. 103 et p. 104, note 4.
5. vu ff. parch. non numér. 82 ff. parch. numér. en partie par le copiste (en tout 96 H'.). Rel. ant. de bois recouvert de velours vert; elle date de B. Hembo, puisqu'il a écrit sur le bois de cyprès les dates de naissance et de mort de Dante, Pétrarque et Boccace. Le'f. x v" porte la note d'-Orsini; les H', m-iv et 88-94, portent des figures astronomiques et des tables de calendrier pour les années 1301 à 1376, de la main du copiste du Boèce. Le NOLIIAC. FULVIO ORSINI. 20
pondances en fixent l'acquisition par Orsini au mois de décembre ~82 Il avait eu successivement pour propriétaires les trois Bembo, et c'est le souvenir du premier, Bernardo, qui lui reste le plus directement attaché. Diverses notes du diplomate vénitien se lisent sur les marges du Boèce dans l'une, il mentionne la mort de Charles le Téméraire, dans l'autre, l'assassinat de Galeazzo-Maria Sforza ('t476)°. ADIeurs, parmi diverses réflexions morales, inspirées par la lecture de Boèce, il fixe le souvenir d'une tristesse intime 3. Mais la plus longue et la plus importante mention se trouve sur le dernier des feuillets préliminaires rapprochée de celle du feuillet 82, elle établit que Bernardo Bembo s'est procuré le manuscrit pendant son ambassade à Florence en 1475, et qu'il s'est assuré de l'authenticité en examinant avec soin tous les manuscrits de Boccace conservés à Florence dans la bibliothèque du couvent de San Spirito Voici cette mention Johannes Boccacius /?oreK<:KM~, M'r doctrina c~M'MS sed ingenio praestantissimus, floruit tempoW&M~ Francisci Petrarce laureati, CMUM be-nivolentia et consuetudine p~M?*??!M?K. enituit, quem et praecep~oreM et parentem sepissime in suis operibus appellavit. Nascitur in Certaldo oppido florentino anno domini M. CCC. XIJ. Huius opera maKMMm plurima extitere, preter ea que ingenio emanarunt. Fuit e~t'Ht in scriptione multus et ~'e~MeMS, ut indicant multiplicia eius fo~MMU'Ha testamento relicta bibliothece sancti Spiritus ~orentiae, que omnia ad MM~Me~ mihi nota et explorata SMK<. ~'MKc sM<ent libellum de consolatione admodum adolescens scripsit, ut /'a)Kûi indubia Florentinorum tulit. ~Aï~Me tMKO~M~ ex collatione cœ?~e<e?*MMt CM!K iis libris acta, dum ibidem oratoria /'MK~e?'e?-, anno domini. CCCC. ZZ~BRR/V. ~~f. DOCy, AT/L. ORAT.
De Consolatione occupe les ff. vn, i-81 le reste est blanc. Cf. Atti della R. Accademia dei Lincei, anno CCLXXX, ~crn. della classe di scienze moraH, stor. e ~o; vot. VIII (Rome, 1883), pp. 243-264 E. Narducci, I~onM all' autenlicità di un Codice Vaticano. xcrtKo ~t mano di Giovanni B~ecaccio.
1. V. plus haut, p. 106, note 1.
2. Narducci, <. c. (en tête).
3. Je lis un peu différemment de M. Narducci IM pe~ocMWMMt oppor-
tune e resrMKe cMKtaHs At'tmtKeK~M, cttt; AM~MsM ~477 (foL 96).
4. L'intérêt extrême de cette note, surtout dans sa seconde moitié, m'engage à la reproduire. Elle a été donnée plus ou moins complète, par Marini, BakieUi (Vt(<t, p. 128) et Seb. Ciampi (v. N~rducoi, 1. c., pp. 245-246) !e texte que j'ai pris sur le manuscrit diffère légèrement de celui de M. Narducci.
M. Enrico Narducci a établi que Bernardo Bembo était bien venu à Florence comme ambassadeur en 1475, qu'il avait pu voir les autographes de Boccace lègues à la bibliothèque de San Spirito, puisque, contrairement à l'opinion reçue, cette bibliothèque ne périt pas dans l'incendie du couvent en 147d, mais fut dispersée plus tard par incurie 1. M. Narducci s'est efforcé de prouver que le Boèce est bien de Boccace, par la comparaison de l'Aristote de l'Ambrosienne et du Térence de la Laurentienne, qui portent l'un et l'autre la souscription Johannes de Cef<aMo scripsit, souscription qui manque à notre manuscrit. Les fac-similés lithographiques qu'il joint à son travail ne constituent peut-être pas une preuve suffisante mais pour Boccace, comme pour Pétrarque, la certitude paléographique, en l'absence de preuves intrinsèques et tirées du texte même, est très difficile à obtenir", et j'estime, en attendant mieux, qu'on peut s'en tenir, avec de grandes vraisemblances, à la tradition recueillie à Florence par Bernardo Bembo. Presque tous les manuscrits dont il vient d'être question proviennent des deux Bembo ceux qui suivent font également partie de leur collection. Citons d'abord deux volumes écrits de la main du cardinal. Le premier, le 3197 <(M. M. 6>, comprend deux manuscrits de papier, contenant, l'un une copie des Rime de Pétrarque, l'autre une copie de la Divine CoMtec~e °. Ces deux 1, Les objections de Ciampi, rapportées par M. Attilio Hortis (S<MfM sulle opere latine cMBoccaccM, Trieste, 1879, p. 341), sont aujourd'hui résolues. L'auteur des Soties considérait d'ailleurs comme insuffisantes. 2. Le Giornale ~or. de//s Mer, M. de 1886, VIII, pp. 364 sqq., a publié un article de M. Pakscher intitulé Diun pro&a&t~ OMtogra/u &occscc6sco. II s'agit du CAtf/MMKM L. V. /76, que CorbineNi avait possédé et emporté avec lui à Paris;)! il contient, en tête du Canzoniere de Pétrarque, la transcription de l'épître initiale de notre 3199. Je suis d'autant moins porté à contester les conclusions de ce travail, que, sans avoir vu le volume, j'avais eu, en même temps que l'auteur, l'idée qu'il méritait d'être examiné au point de vue de l'autographie de Boccace (Fac-m!<p.l8, note 2).-Dans les Notes surla &t'6/. de Fë<)'ar<j'ttc, p. 37, se trouvent mentionnées quelques lignes à demi effacées suriePat'M.~at. /9.S9, qui paraissent de la main de Boccace. Souhaitons que le travail d'ensemble, annoncé par M. Pakscher, fasse la lumière sur une question qui n'est pas moins obscure aujourd'hui que n'était celle des autographes de Pétrarque il y a quelque temps.
3. a) 178 ff. pap. F. 1 r° Le cose fo~s?' messer Francesco Fe~arc/m v" sonetti e catMOM di messer Francesco Pe~'cre/M in t)<<C[ di JMontM LaM7'(t f. 2, Vo:cA' ascoltate. f. 143, Il ~Mm~Ao d'amo~e cspt<o/.f. –6) ~68 ff. F. 1 r" Le <e)'ze rime di D«H<e v° Lo' ?:f)'Mo e'l pMrf/atorM e'< pa)'ft~Mo di Dante Alaghieri (sic). Ces titres, placés au milieu du r" et du v" du f. 1 de chaque volume, sont écrits dans ce caractère de capitale d'imprimerie familier à Bembo. Au bas de la première page du Dante est la date du
manuscrits sont entièrement indépendants l'un de l'autre ils ont été paginés isolément et ont été acquis séparément par Orsini. C'est lui qui les a réunis sous une même reliure. Par suite, la date qui se trouve à la fin du Dante ne saurait se rapporter au Pétrarque'. On lit, en effet, cette souscription finale, due à Bembo Fi'M~M in Recano rure Herculis ~'ozz~e M!e/, 6'ep<. 7~7. ~M~. ~/jD/ Si le Pétrarque avait été copié en 1802, comme le Danle, ainsi que l'ont cru certains érudits, on pourrait s'étonner d'y trouver un texte du Canzoniere tout à fait différent de celui que Bembo lui-même avait donné chez Aide, l'année précédente, d'après l'autographe de Pétrarque. En réalité, la transcription du Pétrarque remonte à une époque où Bembo n'avait pas encore connaissance de cet autographe, et ce qui le prouve, c'est qu'il a mis plus tard en marge de son CanzoKï'ere les leçons de l'autographe. Ces variantes, qui sont parfois simplement orthographiques, sont distinguées des autres par la lettre P; dans les Triomphes, partie pour lesquelles Bembo n'avait pas l'autographe, il n'y a aucune variante marquée ainsi 11 ne serait pas exact non plus de continuer à dire que c'est sur sa copie du 3197 que Bembo a fait son-édition de d801 puisque nous avons le témoignage positif de Lorenzo de Pavie, joint à celui d'Alde, qui nous prouve que c'était bien le manuscrit original qu'on suivait 4.
Orsini avait acquis en 1S82 comme nous l'avons vu, le texte commencement de la transcription Sexto JM~. MDI; au F. 268, Bembo avait d'abord écrit la date finale Die a';M)/ luI. MDII; il l'a effacé pour dater à l'antique. Avant le feuillet de garde, est un f. contenant un passage italien sur la mort et tes obsèques de Pétrarque, copié par P[aoio] Capodivacca (alias Bucéphalos), et envoyé par lui à Bembo. La. reliure est en velours rouge.
1. La réunion artificielle des volumes a déjà été mise en lumière dans Le Canzoniere aM<ograpAe, p. 27 (note). Sur l'erreur de date attribuée au Pétrarque, cf. Cian, l. c., p. 90, note 2.
2. Un des arguments que j'ai invoqués pour prouver que le ms. 3195 se trouvait bien entre les mains de Bembo, c'est que dans notre 3197, tout en haut de la dernière page, Bembo a transcrit mot pour mot le titre des poésies de Pétrarque tel qu'il figure dans l'autographe (F)'SMCtSCt Petrarolie ~Mre~t poe<e ~'o'um ~{yaWMm fragmenta), et qu'il a copié à son 142" feuillet, la note finale du 3195, d'un caractère tout personnel (38 cum duabus que sunt in p<tpM'o).
3. Cf les jE~meWtM M~ (H Rome, t. I, 1820, p. 282 et le passage des S<K(H letterari de M. Carducci, cité par M. Cian, p. 90.
4. Pour l'Aldine de Dante de 1501, MM. Cian (p. 89), et Pakscher (p. 233), ont en dernier lieu traité la question.
5. Voir p. 106.
autographe des Prose du cardinal Bembo, qui est aujourd'hui le 3210 <~M. M. 7 ;> Le titre est ainsi conçu Dimesser Pietro Bembo a moK~~no~ Mïe~e?' Giulio ca~ma/e de ~/edz'c: della volgar lingua. Le premier livre est mis au net mais, à partir du second et surtout du troisième, le manuscrit prend de plus en plus le caractère d'un brouillon de petits feuillets sont intercalés dans la rédaction primitive, les corrections se multiplient, des pages entières sont annulées. Ces ratures, ces adjonctions, ces hésitations dans le choix de tel ou tel exemple, seront précieuses un jour pour qui voudra étudier de près l'oeuvre capitale du grand écrivain.
Sa connaissance profonde et son amour enthousiaste de la langue italienne avaient poussé Bembo à rechercher les textes des anciens auteurs nationaux, les conteurs et les poètes. On savait qu'il s'était occupé du Decameron; nous avons montré avec certitude qu'il en possédait un exemplaire dans sa bibliothèque peut-être était-ce le <e~<o antichissimo e perfetto dont il parle dans une lettre à Giambattista Ilamusio 2. Si Torquato Bembo ne put ou ne voulut pas retrouver ce manuscrit en 1582, il fit tenir du moins à Orsini le Novellino de son père, qu'on a retrouvé dans le 3214 < M. M. 10 > Ce précieux texte est celui qui fut exécuté pour Bembo en 1523, et qui servit, en 1525, à l'édition des CgM<o novelle antiche, donnée par Carlo Gualteruzzi. L'histoire et la description en ont été faites avec trop de soin et de compétence pour que je me permette d'y revenir 4; on devra seulement y ajouter la date de la transmission à Orsini ). 170 tf.pap., plus un certain nombre de ff. intercalés (Pie IX). F. 1, ler livre; f. 41, 11= livre; f. 91, lit" livre. Ms. dpjà signalé sommairement dans une note de Mazzuehetti.
2. Lettere, éd. de Venise, t. If, 111, 18 (8 mars 1533). Cf. Cian, p. 8J et nos pp. 106 et 279.
3. 165 ft'. pap. (Pie VI). Au f. 86 v", après un blanc, commence une série de pièces de Guido Cavalcanti et autres anciens poètes, où l'on voit, de la main de Bembo, quelques variantes ou adjonctions. Cette seconde partie du ms. a été l'objet de travaux divers qu'on trouvera résumés par M. Tomm. Casini dans le Giorn. s<o)'. de~a <e«f?'. ital., vol. ]ft, pp. 181 sqq. -Sur le Vat. 3793, ms. non moins connu, où M. Grion avait cru reconnaître la main de Bembo (.Roma?MscAe Studien, vol. I, 1871), voir la belle édition de MM. d'Ancona et Comparetti, Bologne, 1875 sqq.
4. Les travaux de MM. d'Ancona, Ad. Barloli, L. Manzoni, Guido Biagi, sont indiqués par M. Cian, p. 80. L'intéressante note de M. Monaci, Di M?! nzs. del Novellino, est dans la Rivisla di filol. t'omanza. vol. 1 (1872), p. 272 pour achever d'établir l'identification du 3214., l'auteur se sert de l'autorité de l'Inventaire d'Orsini, mais sans indiquer la cote du ms. qui le contient. 5. V. plus haut, p. 104.
Il y a un autre de nos volumes, fort connu également, qui passe pour provenir de la bibliothèque de Bembo c'est le 3213 < M. M. H~> Le recueil gagnerait à cette origine une valeur qu'il ne saurait avoir par son contenu, puisqu'il est presque entièrement formé d'extraits pris sur un Laurentianus très célèbre C'est une anthologie des anciens poètes italiens, réunie par un propriétaire lettré du commencement du xvi" siècle, et pour son usage personnel. H avait destiné à l'œuvre de chaque poète un ou plusieurs cahiers de dix feuillets, et y transcrivait, à mesure qu'il voulait en faire prendre la copie, le titre d'une pièce et son premier vers un scribe venait ensuite qui faisait la besogner Le nom du poète est mis en titre courant sur toute la partie qui lui est réservée mais un grand nombre de feuillets, comme on doit s'y attendre, sont restés en blanc à la fin de la plupart des cahiers. Des notes biographiques et quelquefois littéraires ont été ajoutées par le collectionneur. Celui-ci est-il Bembo? Les écrivains qui se sont occupés du recueil, MM. Carducci(1866)\ Narducci (1874)' Fanfani (1878), et Casini (1881), n'ont pas prononcé son nom. J'avais été frappé, en examinant le volume, de l'analogie entre l'écriture des vers initiaux et des notes et celle de Pietro Bembo, dont l'élégance est si caractéristique j'ai vu depuis que M. Rodolfo Renier l'avait remarquée déjà, puisqu'il donne le premier au manuscrit la provenance de Bembo L'autorité du savant professeur a trop de poids pour être écartée à la légère cepen1. 687 ff. pap. (Pie IX) le dernier écrit est le f.630.
2. Cf. Le n'me dei poeti &o~o<~MStde< sec. Z~IT, }'acc. ed ordin. da Tomm. C'(SMM,Bo)ogne, 1881, p. xni. M. Casini dit justement du ms, qu'il est « scritto nei primi anni del secolo xvi ». Je ne sais pourquoi, le décrivant à nouveau et avec te plus grand détail dans le Giornale ~tonco della <e«e! !/(! vol. M!, p. 162 (1884), le même savant affirme qu.il a été écrit « nella s.'conda metàdei secolo xv!, eforse eseguitopercommissione dell' Orsini o. C'est la première date qui est justitiée par t'écriture.
3. Les ff. 120 à 169 sont réservés à Dante; plusieurs cahiers sont commencés a. la fois. Les extraits de Guido Cavalcanti, de Cino da Pistoia, de Pétrarque, sont presque tous de la main du propriétaire. Au f. 272 Ds~
F'are/M <t'ot;«<o !'n. /ttM <H MM Petm/'c/Mt att~MO (H VespsSMtKO fH
P/t;'Mppo, c<'M<)M /!o)'eKMHo. Au f. 272, un grossier di Vespasiano di
Philippo, cett(idino fiorentino. Au 1'. 272, un grossier plan de Vaucluse
d'après te même ms. avec une note intéressante. Cf. plus haut, p. 297, note 3.
4. Rtme~ctMeodtDmoFresco&nM't, Pistoia, p. 7.
5. C':(< dei c'jf~'c: pc&'aycAMe/M. di Roma, Rome, p. 41. L'auteur attribue le volume au xvn° siècle 1
6. ~u'tc/te c~t~fdme~. di F'~eo~K O'&M'M, Florence, 1883, p. cccux. Opinion rapportée par M. Cian, <. c., p. 84.
dant, la comparaison avec l'autographe des Prose ne m'a nullement donné satisfaction pour l'identification des mains; peutêtre faut-il en conclure que l'anthologie de Bembo aurait été réunie par lui dans sa jeunesse, à une époque où son écriture devait être nécessairement un peu différente de ce qu'elle fut plus tard mais il est plus sûr encore de lui refuser ce manuscrit'. 1..
Nous avons rencontré, parmi les livres cédés à Fulvio Orsini par Torquato Bembo, un volume désigné par nos correspondances comme un manuscrit « di rime francese". Il n'est pas douteux que ce ne soit celui que nous retrouvons dans l'Inventaire sous la même désignation. Or, la description du numéro 21 de l'Inventaire correspond exactement à l'unique manuscrit français qui soit dans notre fonds avec le Trésor, c'est-à-dire au 3209 l'indication « tutto figurato se rapporte évidemment aux nombreuses miniatures qui accompagnent le texte3. Celuici n'est autre que Les VceM.r <~MpaoM, l'épisode si souvent interpolé dans les manuscrits du Roman d'/i/e.MKc~'e Le fait de le trouver dans la bibliothèque de Bembo doit-il être attribué au hasard? Est-ce un témoignage de plus de l'intérêt que portait ce grand esprit à toutes les littératures ? Pour Orsini, nous avons une explication plus simple il a accueilli ce volume parmi les siens uniquement parce qu'il faisait partie de la collection de Bembo, et qu'il attachait du prix à cette provenance 1. Quand au Tesoretto de Brunetto Latini, qui aurait été possédé par Bembo, et dont parle M. Cian, p. 86, l'existence en est absolument chimérique. L'hypothèse du biographe de Bembo repose sur une mauvaise interprétation de la phrase d'Ubaldini (<. c., préface) «Tesoro si chiama un libro da Ser Brunetto, composte in francese, si come si legge nel Tesoretto, e vedesi nell' esemplare antichissimo [évidemment un exemplaire du Mso}'] della Vaticana, che già fù di messer B. Bembo, padre del card. Pietro. » Ce ms. ancien est celui dont nous avons parlé plus haut. Au reste, le seul ms. du Tesoretto qui soit au Vatican, fait partie de la collection d'Orsini, et sa confection est postérieure à Pietro Bembo, puisqu'il contient la vie de Bembo lui même par Beccadelli, à la suite du Tesoretto et de la vie de Pétrarque c'est le 3220<M.M.20>. Je n'insiste pas sur cet élégant petit volume, de 72 tt'. parch. (Pie iX), puisqu'il a déjà été décrit. (Cart, Sopra alcuni codici del Tesoretto, dans le Giorn. de filol. romanza, vol. IV, p. 110).
2. Acquis en 1584; v. p. 107 (lettre du 22 décembre).
3. 48 ff. parch. (Grégoire XVI), Inc. « Apres ce qu'Alixendre ot Dedefur conquis. xiv° siècle. Les deux derniers ff. sont sur deux colonnes et d'une écriture très serrée.
4. Cf. Paul Meyer, dans la Ro?M?Ma, IX (1882), pp. 284, 296, 304, 319, etc. et Admette le Gt'a~d, 1886, t. Il.
mais il ne l'a point parcouru et n'a certainement pas cherché à en reconnaître le contenu.
Si l'étude du français proprement dit était tout à fait délaissée en Italie au xvi~ siècle, il n'en était pas de même pour les langues romanes méridionales. Angelo Colocci est connu par des recherches dans ce domaine, et un volume de notre collection, le 32-17 < M. M. 30 >, dont M. Monaci a tiré de si importants résultats, suffirait à l'attester'. Nous en apportons nousmème plus loin des preuves nouvelles'. Son ami et contemporain, Pietro Bembo, est aussi au premier rang parmi les précurseurs des romanistes modernes. M. Cian a mis en lumière ce côté intéressant du rôle littéraire du cardinal, et je n'ai pas à revenir sur les faits qu'il a très judicieusement établis Nous voyons que Bembo préparait, vers d830, l'édition d'un recueil des troubadours, travail qui, s'il eût été réalisé, aurait singulièrement avancé les études provençales 4. Il avait, dans ce but, réuni des manuscrits de divers côtés l'un nous est signalé comme ayant passé entre les mains de son ami BeccadeUî" il en avait certainement plusieurs, pu'sque son adversaire Castelvetro, tout en lui reprochant d'avoir ignoré le provençal, affirme avoir recueilli « tutti i codici provenzali » qui venaient de lui 1. Cf. Ernesto Monaci, Comunicazioni dalle biblioteche di Roma. vol. I, Halle, 1875 (Il Canzoniere po~o~Aese della V~h'eaHs), pp. ix et x:x. Th. Braga, 0 Cancioneiro por~M~Mez da Vaticana dans )a XM<jM/M'< fùr roman. Philol., t. I, pp. 41 sqq. et 179 sqq., et dans le même volume l'art. de M. Monaci sur le jM&)'o reale, pp. 375 sqq. Cf. aussi sur les travaux de Colocci, Le antiche Wme volgari secondo il cod. Va<. 5795, p. p. M. d'Ancona. et Comparetti, Bologne, i875, pp. xx sqq. (notes de M. Monaci), la publication d'Ënrico Motteni (Il Canzoniere portoghese Colocci-Brancuti) au vol. 11 des Comunicazioni, Halle, 1880, et la contribution deM. Monaci aux Miscellanea di filol. e linguist. (in memoria di Ca:a; e Canello), Florence, 1886, pp. 417 sqq. Cet essai de bibliographie, sur un point très spécial des études de Cotoco, indique l'intérêt qu'il y aurait à consacrer à cet homme éminent ia monographie détaiitéequ~t est en droit d'attendre de notre siècte. 2. cr. pp. 318 sqq. Voir aussi p. 251, pour la copie du traité d'Antonio da Tempo que je placerais dans la bibliothèque de Cotocci.
3. Decennio, pp. 71 sqq. Cette partie est à lire en son entier, en la complétant par nos résultats.
4. « Jo fo pensiero di fare imprimere un di tutte le rime de' poeti provenzali, insieme con le loro vite. » Lettre du 12 nov. 1530, de Bembo à Tebaldeo. Cf. M. Foscarini, DeMa ~e«6! venez., Padoue, 1752, p. 453 n. 5. Cf. Cian, l. c., pp. 74-76.
6. Casteivetrd"ment impudemment, ce qui lui arrive du reste quelquefois tout notre travail établit que les manuscrits de Bembo, et particutièrement les mss. provençaux, n'ont pas été dispersés. Disons, à ce propos, que la liaison bien constatée de Pietro Bembo avec Vellutello et Benedetto Varchi devra faire chercher parmi ceux de Bembo les mss. provençaux vus
Nous avons des indices certains sur le contenu de l'un d'eux; ce devait être un des manuscrits où figurent les biographies des troubadours, puisqu'il songeait à publier ces dernières et communiquait l'une d'elles à Tebaldeo. M. Cian, après avoir constaté tous ces faits, se demande quel a été le sort des manuscrits de Bembo et s'il serait possible de les identifier avec des manuscrits aujourd'hui connus. C'est à ces questions que nous allons répondre.
Pour un recueil déjà, les critiques sont d'accord, et Bembo n'eût-il possédé que celui-là, il aurait pu se vanter de connaitre une portion notable de l'œuvre des troubadours 1. C'est l'ancien 3~04 du Vatican <;M. M. 4;>, coté aujourd'hui Fonds Français 1M73 à la Bibliothèque Nationale de Paris'. Ce magnifique manuscrit a été décrit et étudié parles savants spéciaux 3; par ces derniers. Cf. C. Chabaneau, Sur quelques Mss. pfM). perdus ou égarés, dans la RerMe'de~ langues romanes, t. XXIII, 1883, pp. 13-14. 1. Cian, p. 77.
?. Achille Jubinal a signalé une mutilation assez récente, postérieure à Ravnouard (1817), celle des ff. 136 et 137 (Une lettre inéd. de JKoK~c~Ke, accompagnée de quelques rec/terc/tM, Paris, 1850, pp. 82-84). -Je ne saurais m'associer aux observations de cet écrivain, au sujet du droit de possession de ht France sur notre manuscrit; ce dernier a été l'objet d'une transaction parfaitement en règle, consignée sur le feuillet de garde où se trouve la note d'Orsini, et qu'il est utile de rapporter ici. En 1815, le volume avait été restitué aux commissaires du Vatican il porte la note qu'on voit sur tous ceux qui se sont trouvés dans le même cas Ricuperato at 14 8bre 1815. (Signé :) Ginnasi. (Plus bas :) Dalla Biblioteca parigina. (Signé :) Angeloni F)'tM!?M<6. Au dessous on lit: Richiesto da Afr. Lnng~ [employé de la Bii)[iothèque] e riconosciuto non utile per M<t<M e p~Mto~o per la Francia, /'« ?'es<:<M)<o alla Biblioleca, ai 17 S~ 1815. (Signé :) Ginnasi. On a peine à comprendre que te ms. de Bembo ait été considéré alors comme sans intérêt pour l'Italie; en tous cas, il est resté à la Bibliothèque de Paris par la faute des fondés de pouvoirs de la Vaticane, Luigi Angeloni et le comte Giulio Ginnasi, d'Imota. J'ajoute que te 12473 (ancien Vat. 3794), dont les gardes ont disparu, a été l'objet d'une transaction toute semblable et non moins régutiëre. Marine Marini, dans l'intéressant récit officiel de la restitution des Archives Vaticanes qui a été récemment publié, le rappelle expressément « Di due codici di poeti provenzali, scritti net decimo quarto e decimo quinto secolo (?), fu fatto dono, per ordine f<t Pio V7/, alla Parigina Heat biblioteca. )) (Cf. Re.~f;~M)H Clementis pspaeVf.B Vs<tc.<:rcAet)/pM.CMfa et studio moMac/tO?':<m orclinis S. Benedicti, Rome, typogr. Vatic., 18S5, p. CCLXXXUt).
3. 189 tf. parch. (185 écrits), plus des tables comprenant 8 ff. et 4 ff. préhm. xxin quaternions indiqués en titre courant par des chiffres alternativementrouges et bleus. Les lettres initiales sont de même couleur, et les grandes initiales de chaque poète contiennent son portrait sur fond d'or. Les biographies sont écrites à l'encre rouge. Sur le contenu duvolume, cf. Raynouard, Bartsch, Faut Meyer, et G Grüber qui les résume, Cë&er die Liedet'Mmm/Mw/fM der troubadours, dans les RomaKMeAe Studien, vol. 11, pp.
il appelle seulement ici quelques observations complémentaires sur sa provenance. La note autographe de Fulvio Orsini, conservée sur la garde, indique que le recueil est enrichi d'annotations marginales de Pétrarque et de Bembo 1. L'affirmation relative à Pétrarque est plus que douteuse. Les signes qu'on voit
dans les marges, comme H, montrent que le manuscrit a été lu avant Bembo, mais rien de plus; nous devons remarquer en outre que, dans les textes cités au chapitre m et qui parlent si souvent de ce volume, il n'est fait nulle mention de cette tradition glorieuse. Comme pour le Brunetto Latini, elle a pris naiss:)nce, je suppose, dans l'imagination d'Orsini. Il est même facile de deviner d'où elle est venue. On croyait, en 1S82, à la Vaticane, qu'un recueil de troubadours, qui s'y trouvait alors, avait appartenu à Pétrarque~; Orsini désirait en avoir un de même origine dès qu'il a eu en main ce manuscrit, il a cherché à l'y rattacher un rapprochement superficiel avec quelques suppléments du xiv" siècle, ajoutés à la fin sur une page blanche a suffi pour convaincre un esprit si bien préparé il a pris évidemment son désir pour une réalité
Quant à la provenance de Bembo, ce n'est pas seulement la tradition d'Orsini, c'est à la fois l'histoire et l'examen du volume qui nous l'attestent C'est bien le manuscrit qui a été acquis par Orsini en 1884, comme ayant fait partie de la collection de Bembo, et qui se trouvait alors entre les mains du vénitien M.ocenigo depuis un assez grand nombre d'années. Tous les détails caractéristiques rapportés à notre chapitre jn et dans les lettres 465-466. Le manuscrit est désigné par K [M] (Bartsch) ou F (Meyer). Ii a porté longtemps la cote 2032 du Supplément /ftMC<:&.
1. On la trouvera reproduite au n° VIII des planches, comme spécimen de Fécriture d'Orsini.
2. V. lettre XVII de l'Appendice 11 et p. 319, note 2.
3. Au v° du f. 185, c'est-à-dire derrière la dernière- page écrite, et au'v° du f. 189, dernier feuillet du xxni° quaternion.
4. H a été bien aise aussi d'ajouter quelque prix à un volume qui lui avait coûté si cher (v. p. 109). En tous cas, sur son afnrmation, Angelo Rocca n'hésite pas à célébrer le manuscrit comme provenant de Pétrarque (v. p. ~0). M. Léopold Delisle a déjà indiqué ce que l'attribution d'Orsini a de chimérique (Le cabinet des manuscrits, t. I, p. 138).
5. Rien ne donne à croire que le ms. ait été déjà entre les mains de Bernardo Bembo, et il est assez logique de supposer que c'est une acquisition personnelle de son fils, ami de la poésie provençale. M. Pakscher a des indices que le ms. a été dans les mains de Giov.-Maria Barbieri (p. 231, note 1). La seule liste certaine des propriétaires est celle-ci Pietro Bembo, Torquato Bembo, Alvise Mocenigo, Fulv!o Orsini, la Vaticane, la Bibliothèque Nationale.
de l'Appendice I! concordent avec ce volume, et sa place dans l'rnventaire d'Orsini le faisait déjà deviner Au surplus, la main de Bembo apparaît en bien des endroits et montre que le grand cardinal a étudié de très près le manuscrit. Pour peu qu'on soit familier avec son écriture, on la reconnaîtra dans les sommaires en capitales, dans toutes les annotations et les renvois marginaux
Cette constatation conduit à une conclusion étrangère à ce texte, mais importante pourla bibliothèque provençale de Bembo. Ayant eu l'occasion de communiquer mes observations à M. Paul Meyer, et lui ayant afSrmé que l'annotateur du 't2473 était bien Pietro Bembo, il m'a appris que son écriture était exactement celle qu'on voit sur les marges du manuscrit d'Este, et dont il a lui-même pris un calque' M. Meyer a bien voulu me permettre de citer ici son opinion et de transmettre au public ce résultat intéressant. Voilà donc, par la comparaison du d2473, un second recueil provençal, et non des moins importants, le manuscrit d'Este, rattaché à la bibliothèque de Bembo ou tout au moins à ses études.
Avant de quitter le recueil de Paris, on me permettra de tâcher d'éclaircir un fait resté jusqu'à présent assez obscur. Il a été l'objet, au xvi° siècle, d'une comparaison avec un chansonnier possédé par Alde le jeune le résultat en a été consigné dans un petit acte notarié, dont une copie figure en tète du 1. Pour ce qui est de la possession du ms. par Mocenigo, M. Pakscher l'a déjà établie (7. c., 'pp. 235-237) de manière à ne laisser aucun doute, par le rapprochement du contenu tel que l'indique M. Grôber, et la table qu'on trouve dans t'Amëfi~.D. 465 inf., ff. 286 sqq., écrite detamaindePinetti; ie titre de celle-ci est le suivant Tavola <MH tmMortPfOt)MM,ftMco)t.Kp?'Mtc<pt)' delle <oro poesie che sono nel K6t'o del .Ma~co Alvise AfcMM~o. Tous les morceaux cités par M. Pakscher sont identiques, je m'en suis assuré, au manuscrit de Paris. Cette transcription de la table du 12473 a dû être faite au moment où Pinelli a transmis, comme nous l'avons vu (p. 109), le ms. de Mocenigo à Orsini.
2. Voir pour les capitales les ff. 13, 76, 183 v°, etc. les textes les plus abondants en minuscule sont aux ff. 48 v° et 146. Cette habitude de Bembo de se servir de capitales rappelle à l'esprit les titres de son autographe 3197. le dois ajouter que Bembo a joint, dans la table des noms d'auteurs, le chiffre du feuillet où l'auteur figure Pinelli, en transcrivant cette table, a copié également les indications de Bembo.
3. M. P. Meyer a fait lui-même de ce ms., qu'il appelle U (D de Bartscb), une étude descriptive très complète dans la Revue critique (année 1867, vol, H, pp. 90-94),à à propos du travail de M. Mussafia (extrait des Sitzungs&< de l'Académie de Vienne (1867) et intitulé Del codice Estense di rime pt'ot)eKzah').
célèbre Vaticanus S23~, qui est très vraisemblablement le recueil même d'Alde 2. H est nécessaire que le lecteur l'ait sous les yeux dans son entier' « Il libro de poeti Provenzali del s°'' Aldo era tanto culebrato da lui e dal s°*' cavalier Salviati, che il s"' Alvise Mocenigo si mosse a volerlo vedere et conferire c.ol suo, che ora si trova in potere del s" Fulvio Orsino. Et si trovô molto inferiore al suo e di ddigenza e di copia di poesie di poeti non mi ricordo, ma di poesie certo. Nella correttione non v'era comparatione, per quel poco di prova che se ne fece in alcuni versi, et nelle vite de poeti scritte con rosso, le quali parevano abbreviate in alcuni luoghi. Il volume ben è più grosso per essere scritto di lettera condotta più tosto Italiana che Franceze o Provenzale. Et haec acta sunt presente me notario specialiter rogato dal s°*' Mocenigo, nel portico da basso d'esso sor Aldo, essendovi anco alcuni Bolognesi ospiti, venuti alla scensa ». Il est évident que la rédaction de cette note doit se placer entre 1584 et 1600, alors que le volume appartenait à Orsini. Il est tout à fait impossible de traduire, comme le veut M. Pakscher, che hora si troua Mt po<ere del s" F. 0. par c welches sich augenblicklich [leihweise] in den Hânden des F. 0. befindet Nous savons par l'histoire du volume qu'il n'a point été prêté à Fulvio Orsini, et, d'ailleurs, la locution si <?'OM M! potere n'a guère pu indiquer autre chose en italien que la possession formelle La présence sur le manuscrit d'Alde d'un document re1. A (Bartsch), N (Meyer). V. la publication diplomatique deM.Pakscher dans les S<u~< fK ~o~o~M rom<mzc!.
2. Ce dernier résumât parait acquis par la démonstration de M. Pakscher (ZeMsc/M't/ï, p. 238) le fait, signaté par M. de Rossi, que le ms. 5232 appartient à la série des manuscrits de provenance Aldine, est entre tous conc~uaot. Pour la vente d'une partie de la bibliothèque d'Alde à Rome, et pour la présence du manuscrit parmi ses livres en 1590, je prie qu'on se reporte plus haut aux pp. 244-245.
3. Le texte est déjà donné par M. Grûzmacher dans iesSt~M?!~EK<~)'.Bt'WMM)' GM<s'e/i<ï/Ï /tM' eftM S<Md!MM det' HeMe~-eM Sp?'acAeK que nous aurons plusieurs ibis à citer. (Arc/Mt) ficr das Stud. der neueren Sp)'. und Liter., t. XXXIV, 1863, p. 141). De ce que la note qui met un manuscrit au-dessus de l'autre se trouvait sur le 5232, M. Grüzmacher a conclu que celui-ci était le meilleur des deux, c'est-à-dire celui de Mocenigo et d'Orsi'ni. Cette conclusion est démentie par l'identification certaine du ms. de Mocenigo avec le grand chansonnier de Paris.
4. L. c., p. 237.
5. Le rapprochement indiqué en note par IVI. Pakscher n'a aucun rapport avec la locution in potere et par conséquent ne porte pas. On pourrait donner des exemples nombreux d'in potere dans le sens où je t'entends it suffira d'un seul, cité plus haut, à la fin de la note 5 de la p. 101.
lativement défavorable, et que le propriétaire n'y aurait certainement pas placé lui-même, s'expliquerait par ce fait qu'on l'y a ajouté quand le volume était déjà sorti de ses mains 1. Ce qui semble corroborer cette hypothèse, c'est que la note du notaire n'a pas été rédigée au moment de la confrontation des deux volumes la phrase non MM ricordo etc., montre évidemment que ce n'est pas un acte officiellement dressé à l'issue de l'opération, mais un renseignement donné après coup et même assez longtemps après. La date de la confrontation peut être nxée approximativement; en effet, le meilleur manuscrit appartenait encore à Mocenigo c'était donc avant le milieu de l'année 1S83. Quant au lieu, ce ne peut être que la ville où Mocenigo et Alde habitaient ensemble, c'est-à-dire Venise, et, précisément à l'époque que nous indiquons, Alde avait encore sa maison à Venise'.
Si nous reprenons la recherche des manuscrits provençaux du cardinal Bembo, nous trouvons des renseignements sur deux autres recueils. L'un est connu, c'est le manuscrit de Paris, Fr~MCûns 1749 Canello afnrme que ce volume a été en Ilalie, t e propriamcnte sia appartenuto al Bembo, dal quale p-'ssù al Beccadelli, che lo cedette o ne concesse l'uso al [Antonfrancesco] Doni 4. M. Cian, qui résume cette argumentation en la complétant, est bien près d'admettre l'hypothèse. J'ai, pour ma part, examiné le manuscrit, afin de voir s'il s'y trouverait un indice quelconque de la possession par Bembo. Tel que nous connaissons notre bibliophile, nous savons qu'il laissait rarement les gardes ou les marges de ses livres sans quelques traces de sa lecture. Or, il n'y a qu'une seule page où une main italienne et contemporaine de Bembo ait écrit deux mots sur le manuscrit sans que je puisse nier absolument que cet'.e main soit celle que nous cherchons, je n'oserais être affirma tif en aucun sens sur un indice aussi incertain 5. 1 L'administration de )a Vaticane se l'était-etie procuré à Litre de renseignement ? Orsini y était-il pour quelque chose? Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'Orsini a vu ie ms. en 1590, comme nous le prouve sa correspondance. 2. La présence à Venise de Leonardo Salviati fournirait la date précise on sait qu'il a donné dans cette ville, en 1582, chez les Giunta, son édition célèbre du Deccrnero~.
3. 232 ff. parch. E (Bartsch), D (Meyer).
4. La t)t<t: e le opere del <roua<ore Arnaldo Dfm:eMo, 1-Ialle, 1883, p. 67, Cité par M. Cian, p. 78.
5. Au recto du dernier feuillet, on trouve deux fois en capitales le nom Guiraut d'EspaH~M. Les lettres G, R, ne sont pas conformes à celles des
On peut l'ètre davantage sur un autre volume, dont parle Bossi, qui l'a vu a. la Vaticane et a supposé qu'il venait de Bembo Bossi, selon l'habitude mauvaise de son temps, ne donne pas la cote de son manuscrit; de plus, les renseignements qu'il apporte sont souvent douteux et méritent toujours dénance~; cependant, les détails sont, dans le cas présent, tellement précis, qu'on est porté à croire a: l'existence du volume ainsi décrit a Codice me~&t'CMSceo m-4" c~jp. 878, ~eJ~tKc~pM del sec. ~T, contenente una preziosa Mcco~ di poésie provenNali di 68 autori. t Aucun recueil de ce genre ne se trouve à la Vaticane. Mais les notes que Bossi y a prises peuvent être antérieures à 1797, et nous avons le droit de chercher I& volume parmi ceux qui ont été emportés en France. Il y a justement un autre chansonnier provençal du Vatican qui est resté à Paris avec le 12473; c'est le Français 12474 (ancien F< 3794)'. Celui-ci est en parchemin, in-4", du xive siècle, et contient soixante-huit poètes marqués à la table; il a, il est vrai, '268 feuillets au lieu de 278, mais cette unique différence dans la description peut être attribuée à une faute typographique. Il n'y a pas lieu de douter, je crois, que ce soit bien la le manuscrit vu par Bossi.
L'hypothèse que ce chansonnier ait appartenu à Bembo n'a aucune raison d'être il n'y a point de trace- de son écriture. En revanche, une main du même temps, souvent mentionnée devant notre lecteur, apparaît dans toutes les marges elle montre que le manuscrit a été possédé et étudié par un fervent adepte des études provençales au commencement du xvi° siècle. Mes recherches à la Vaticane ont permis de reconnaître sans hésitation la main d'Angelo Colocci 4. Cette constatation n'est annotations du 12473, seuls autographes de Bembo avec lesquels je puisse faire une comparaison directe.
1. Dans tes notes de la traduction de Roscoe déjà citées, vol. X, p. 100 (Miian, 1820). M. Cian en parle, c p. 78.
2. Croirait-on qu'au même passage le même Bossi attribue à a bibliothèque de Bembo le grand Térence à peintures de laVaticane, et qu'tt donne OUI pages au Virgile de Bembo, qui a 75 feuillets?
3. 10 ff. de table, 1 f. blanc, CCLXVIII ff, de pagination contemporaine du ms. (Pie VI). M[0] (Bartsch), G (Meyer). 4. L'identité frappera le lecteur qui comparera l'écriture des annotations de notre manuscrit avec le fac-similé, tiré du Vs{. M50, qui est le n° VI! de nos planches, et surtout avec les grandes planches données par M. Monaci, à la fin des deux volumes de ses Comunicazioni. Ces derniers facs!mités sont tirés des ms. suivants Vat. 4803 (page annotée par Cotocoj), t~tt. 32Y7 (page entièrement autographe), ms. Cotooci-Brancuii (page
pas sans utilité, car on est depuis longtemps sur la trace d'un recueil de troubadours qui avait appartenu à Colocci et qui était si intéressant qu'il avait excité l'envie d'Isabelle de Mantoue. Ce précieux volume nous est connu par une lettre de Pietro Summonte à Colocci, écrite de Naples, le 28 juin iS15 on y apprend que le propriétaire précédent avait été le poète catalan Cariteo, qui avait vécu longtemps à Naples et venait d'y mourir, ayant montré, non poca destrezza in interpretar lo idioma e la poesia limosina 1. » Le manuscrit de Cariteo, que Summonte procura à Colocci, est évidemment celui sur lequel a le plus travaillé Colocci, c'est-à-dire le nôtre 11 est entré au Vatican avec le reste de la bibliothèque de l'humaniste'; c'est celui qu'Orsini a examiné et étudié, et où il a trouvé des pièces d'Arnaut Daniel, le poète qu'il regrettait, nous l'avons vu, de ne pas voir figurer sur un de ses exemplaires 4 c'est, en un mot, le manuscrit de la Vaticane dont il parle si souvent dans sa correspondance de 1S82, et qui paraît avoir été le premier recueil de troubadours qu'il ait connu
Parmi les notes assez nombreuses que Colocci a mises aux marges du 12474, on trouve plusieurs fois cité un recueil provençal de Mario Equicola, qu'il semble avoir collationné avec le sien (f. xxxiu in libro ~arn dicit TENSox f. CLxxxn v in libro annotée). « Tutto ciù mostra sempre maggiore la benemerenza alla quale ha diritto la memoria di quell' uomo insigne da parte di quanti coltivano la filologia neo)atina. (Monaci).
1. Lettre publiée par Lancettotti, Poe~t6 ~t nMKs. A. Co~occ: lesi, 1762, pp. 91-95. (Cf. Cian, p. 70).
2. Il y a dans le manuscrit certaines mentions d'une écriture différente et un peu plus ancienne, qui est peut-être de Cariteo. Faut-il y voir celle que les savants romains, en 1582, osaient attribuer à Pétrarque? 3. On le retrouverait sans doute dans l'inventaire indiqué p. 80, note 5. 4. Elles sont ici aux if. lé3-144.
5. Une lettre d'Orsini à Pinelli mentionne le manuscrit de Colocci comme admirablement conservé. Je cite tout le passage, qui est intéressant à divers égards « Ho veduto la informatione che lei me da intorno alli miei quesiti per il libro de provenzali [12473]. In somma questo vostro è ben più copioso, ma il nostro Vaticano [12~74] è più conservato, non havendosorte aicuna di mancamento, ne smarrimento di lettere in luogo alcuno. Ondeiovado dubitando ch' il nostro ch"'° [Mocenigo] non habbia voglia di darlo, poiche stante queste conditioni, che detraeno assai alla bellezza del libro, ne chiede cosi escessivo prezzo. lo non ho veduto mai venclersi libro à cotesto prezzo, se non il [Gregorio] Nazanzeno, che compro il car'c [Antonio] Carafa dalli heredi del [AnnibaiJ Caro; ma veda V. S. de gratia che conditione de libro è un volume di foglio n'ate, di ottocento carte, anziche di più di 700 anni.))(Am6?'M. D. 423 inf., f. 295; 18 décembre 1582). Cf. plus loin, p. 321.
~M:'eo~ees<). Ce chansonnier doit, être celui qu'il emprunta, en 1831, à la bibliothèque du château de Mantoue, dont Equicola était un des familiers 1. Laissant à d'autres le soin de pousser plus loin les recherches de ce côté, nous établirons que le '12474 n'est pas le seul des recueils provençaux connus qui doive être rattaché à la bibliothèque de Colocci. Nous en trouvons un second, beaucoup moins intéressant il est vrai, parmi les manuscrits d'Orsini. Notre Romain possédait, en efl'et, une copie du manuscrit de Colocci, qu'il offrit à Mocenigo en 1884, pour le dédommager en partie de la cession de son grand recueil. Mocenigo préféra simplement les cent écus d'or et laissa à Orsini la copie en question. Celle-ci avait; appartenu au même propriétaire que son propre original Fulvio nous l'affirme, et il était placé pour être bien informé elle était sur papier et avait été probablement faite pour servir à Colocci lui-même. On ne peut hésiter à l'identifier avec le 3208 < M. M. 28 >, le seul manuscrit provençal sur papier qui provienne d'Orsini. Ce manuscrit, est annoté par Colocci~ et, ce qui prouve son origine d'une manière indiscutable, c'est l'identité, depuis longtemps constatée, de son contenu et de celui du manuscrit de Paris. Le 3208 est. donc une copie exécutée directement sur le 12474, dans la première moitié du xvf siècle'; il a servi comme manuscrit de travail et peut avoir, à ce titre, quelque intérêt mais il n'a aucune espèce de droit à figurer parmi les sources d'étude de la poésie provençale 4.
i. Le prêt d'un manuscrit de ce genre à Colocci est attesté par un document que M. Cian a tiré de l'Archivio (jonzmya à Mantoue, et qu'il a publié dans les appendices de son Decennio, p. 217, Sur le ms. d'Equicota, il ya à consntter le travail de M. Chabaneau. 5:0' quelques mss. prow. perdus ou f'K?'(' c., pp. 10-11, et les renseignements de M. Rod. Renier, dans le G/o)')t..s<o)'. de~t <eMM'. t<aL, vol. 1Il (1884), pp. 102-103. H pourrait se faire que le ms. n'eût pas appartenu à Equicota.
3. 188 if. pap. (Pie VI). G (Bartsch), J (Meyer). L'écriture de Colocci est visible dans un certain nombre de notes marginales. Quatre feuillets additionnels contiennent des traductions italiennes de pièces provençales, des scholies explicatives parfois curieuses, et des glossaires provençaux italiens, où l'on peut reconnaitre la main d'Orsini. Je m'abstiens de donner sur_ce ms. et les suivants, des renseignements plus complets, car ils doivent être prochainement t'objet de travaux spéciaux.
3. On a peine à comprendre les erreurs de date de M. Gruzmacher, décrivant lems. A?'c/tM)., t. XXXV pp. 84-85 il attribue la copie au commencement du xv~siecte, peut-être à la fin du xvfc, tandis qu'eue est certainement de la première moitié pour les feuillets additionnels, écrits dans la seconde moitié ()u xvi° siècle, il tes croit sans hésiter du xvm" 1
4. Le ms. de Bologne, décrit par M. Mussafia(De~ codice Estense, Vienne, 186î), contient une autre copie du ms. de Colocci.
A la fin du recueil original de Colocci, le propriétaire avait placé une lettre de Bembo, à lui adressée, qu'Orsini lisait encore et qui est malheureusement perdue. Cette lettre de Bembo était relative à un recueil de poètes provençaux qu'il possédait et qui est le 12473 actuel. Le témoignage est assez intéressant pour les rapports de Colocci et de Bembo dans l'érudition provençale il est donné par Orsini, au moment même où il négocie avec Mocenigo, dans. une lettre à Pinelli du 19 novembre 1882 « Mo qui in libreria del Papa, MM foglio con una lettera del carle B°. al Colotio, dove li manda li nomi de tutti poeti provenzali, et li principii di ciascuna cosa, che si contiene in detto libro [12473], et questo foglio è dietro il libro de provenzali del Colotio, del che io hô scritto à V. S. haver copia et sono poeti LXVI ['12474] Dans la lettre du 4 décembre, les renseignements sont complétés ainsi « .)Me~o~'cheio dissiàV.S.de provenzali in libreria Vaticana sono tre, et vi sono nomi di piu di cento poeti. Non credo sieno d'uno libro, ma di più. Non hô commodita di farli copiare, et poco importa, perche desiderando io quello del Magninco per rimettedo con quelli altri, me conviene pigliarlo tale quale è D
Indépendamment du manuscrit qui est venu à Orsini par la voie de Mocenigo, il y a d'autres chansonniers provençaux de Bembo qui doivent se retrouver chez lui. Nous avons deux acquisitions bien constatées par nos correspondances, l'une en d88~, l'autre en 1584'. Pour reconnaître la seconde, il y a un renseignement très précis dans sa lettre du l'I février 1S84, Orsini, qui était depuis longtemps à la recherche des souvenirs d'Arnaut Daniel, exprimait sa joie d'avoir trouvé douze Canzones de ce troubadour dans le manuscrit qu'il venait d'obtenir de Bembo li se trouve précisément qu'un des nôtres renferme ce nombre de pièces avec le nom d'Arnaut Daniel, et il ne s'en 1. AM&yos. D. 423 inf., f. 291. Plus haut, p. 108, note 2, analysant le passage imprimé ici, j'ai fait par erreur rapporter les mots et sono poeti LXVI au ms. de Bembo la lecture plus attentive m'a détrompé.
2. Mêmems., f. 293. Orsini n'avait pas encore de détails sur le ms. de Mocenigo.
3. V. ptus haut, pp. 104 et 107.
4. V. p. i07, note 1 (lettre du 11 février 1583). Orsini avait essayé d'avoir ce manuscrit dès 15S2, comme en témoigne ce passage de la lettre du 19 novembre « Penso che dette Prose sieno di mano del cardinale Bembo, secondo la nota di V. S., che altramente non intendo vo!ede et in suo luogo potria subintrare questo volume de provenzali, dove fosse Arnaldo, se per caso si sarà trovato
NOLHAC. FULVIO ORS).\). 21
trouve qu'un seul. C'est le 3207 < M. M. 23 > on conclura sans doute, avec nous, que c'est bien celui de Bembo Pour l'acquisition de do82, l'identification est, au premier abord, moins facile. Pinelli nous dit bien qu'on y voit « Folquet de Marseille et autres dont se servit Pétrarque mais les deux volumes qui nous restent, le 3206 et le 3208, contiennent l'un et l'autre des pièces avec le nom de Folquet de Marseille. Un second renseignement fourni par Orsini n'est pas plus utile: il se plaint, en le recevant, de n'y avoir rien trouvé d'Arnaut Daniel Le 3208 ne contient rien de ce poète le 3206 a, au contraire, plusieurs pièces de lui; mais, à y regarder de près, il devait être aussi considéré par Orsini comme n'en contenant pas, car elles y sont anonymes Les deux chansonniers répondraient donc également aux indications de la correspondance, si un mot d'Orsini lui-même ne venait nous tirer d'embarras il dit du manuscrit reçu en -1582, qu'il est mal trattato 6. Le 3206 <;M. M. 24 ;> justifierait seul cette dernière observation: il est fort incomplet la numérotation des pièces, de main postérieure, qui se trouve en marge, commence au n° :Bt)/ de plus, au feuillet 33, elle saute de lx à ~raxc.xM~. C'est là, sans aucun doute, un recueil bien < maltraité et, du même coup, je suppose, un volume de plus restitué à la bibliothèque de Bembo. En résumé, voici nos conclusions sur l'origine des manuscrits provençaux dont il vient d'être question
1. 6). ff. parcli. (Pie IX). H (Bartsch), L(Meyer). DécntparM.Gruzmacher, .tt'c/ttu., t. XXXIV, pp. 385 sqq.; cf. E. Stengel, dansia.ZM~cM/Ï /ÏM' t'om. MM., 1877, i, pp. 93-94, et les travaux de MM. Bartsch et Mussafia. M. Monaci a donné quatre pages, dans ses FacsMM~dt antichi MMS.~TB}' t< <M~' scMo/c (li filoi. HM~tf., Rome, i881~ pi. 3-4. Le dernier travail sur le ms. vient de paraître dans la Zei~eM/ï /Mf)'om. Phil., i886, X, pp. 447 sqq. Pctkscher (R<H:~o~MKcoKDaK<MB<M:<~);i[ il est fort important. Les pièces d'Arnaut Daniel vues par Orsini sont aux ff. 9-12, 35 v", 41 v°.
3. Cela n'empêche nullement que ce ms. ait pu être étudié par Giot.Maria Barbieri (-}- 1574). S'il a vu aussi le 13473, comme-le veut M.. Pakscher, on doit peut-être conclure que le savant de Modène a trava.itté dans le S<MdM de Bembo.
3. Lettre XVIII de l'Appendice II.
4. Cf. p. 107, note 5. PineUi réplique dans la lettre XXI, qu'il doit y avoir, en cherchant bien, quelques compositions d'Arnaut Daniel. 5. Crùzmacher, c., p. 422.
6. Cf. lu. note 5 de la p. 107 (lettre du 2 août). Le mot implique pour Orsini l'idée de mutilation (cf. par ex., lettre XIII de l'Append. 11). 7. 148 ff. parch. (plats Pie VI, dos Pie IX). L[V] (Bartsch), K (Meye)-). Ce tout petit volume est décrit par M. Gruxmacher, l. e~, pp. 418 sqq.
Le -P~~nM 12473 (anc. Val. 3204, fonds Orsini) a bien appartenu à Bembo, puisqu'il porte des notes de sa main rien ne prouve qu'il ait antérieurement appartenu à Pétrarque. Aucun signe extérieur n'indique que le Paris. '1749 vienne de Bembo.
Le manuscrit d'Este a appartenu à Bembo ou a été étudié par lui.
Le Paris. 12474 (anc. Vat. 3794) est le manuscrit de Colocci et il porte des annotations de sa main.
Le Vat. 3205 (fonds Orsini), copie sans valeur du précédent, a aussi appartenu à .Colocci.
Les Vat. 3206'et 3207 (fonds Orsini) ont fait partie de la collection de Bembo.
Parmi les chansonniers provençaux qui ont appartenu à Fulvio Orsini, il n'y a, on le voit, que le 3208 < M. M. 22 > dont je ne puisse connaitre la provenance entre ses mains'. M. Cesare de Lollis, qui vient de donner une édition paléographique de ce recueil, n'a pas été plus heureux sur ce point". Il a, du reste, remarqué avec raison que les trois feuillets de papier qui sont à la fin, et dont les deux premiers contiennent un glossaire provençal, formaient à l'origine un seul tout avec les quatre feuillets de papier du 3205 et ont dû. en être séparés par une erreur de reliure. C'est ce glossaire, qui a été peut-être en un temps accompagné d'un texte, qu'Orsini paraît désigner dans son Inventaire sous le nom de < grammatica di Leonardo provenzale Sans rien affirmer à ce sujet, ne peut-on pas rapprocher ce renseignement de celui que fournit une lettre d'Orsini du 9 juillet '1583, et supposer que la grammaire réunie par lui à son numéro 22 était celle qu'il avait reçue de Pinelli ° Ne peuton pas supposer aussi, ce qui serait plus intéressant, que ce volume encore vient de la collection de P. Bembo? Dès 1S82, c'està-dire à un moment ou la correspondance ne nous a fait constater qu'une seule acquisition provençale chez Torquato Bembo, Orsini écrit à Pinelli H6 veduto come V. S. hà scoperto paese per conto de provenzali. Il mio parere saria di scriverli [a 1. xcv: pp. parch. (Pie VI). U [Kj (Bartsch), AI (Meyer). Il commence précisément sur la première pièce de Guillaume de Saint-Didier, traduite en tète des ff. additionnels du 3~05. A la fin, 3 ff. de papier contiennent un glossaire et une table a!phabetique du ms., de la main d'Orsini. 2. R. AcM~emM f~'t Lincei, autt. /6'<~d-~6. H C(M20M'<;)'e Pt'owtMa/t' 0 (cod. Vftt.M), eomuMCtt; del doit. Ces. '.<f LoUis, Rome, 1886. 3. V. plus haut, p. '109, note 3.
Mocenigo] una lettera, laquale fosse accompagnata dalli offiçii di V. S. et nella lettera lo richiederei di questo libro per accompagnarlo con li a~'t che hô del Bembo in eodem genere Ce pluriel semble indiquer qu'il y avait chez le savant romain un autre manuscrit provençal venant de Bembo, et dont l'acquisition aurait été antérieure aux négociations de 1582 ce ne pourrait être que le 3208.
Quoi qu'il en soit de cette hypothèse, qu'il est plus sûr d'écarter de nos conclusions, il faut reconnaître que !e 3208 a quelque importance pour les études provençales d'Orsini. Nous savons qu'il recevait des leçons de certains t gentilshommes limousins il paraît avoir assez bien profité de leur enseignement, et le dernier feuillet de notre manuscrit contient même, écrite de sa main, une table intéressante des pièces. M. de Lollis a justement observé qu'il a eu pour but, en faisant cette table, de rechercher et de fixer le nom des auteurs restés anonymes dans le manuscrit, au moyen de comparaisons avec le contenu d'autres recueils. Nous savons maintenant quels étaient ces recueils celui qui a été le plus consulté est le d2474 (ou sa copie 3205), qui contient la plus grande partie des compositions du 3208, et celui qui est désigné par les mots Mt magno, nel grande, est évidemment le 12473, dont le format et l'étendue justifient également cette épithète'. Orsini, on le voit, n'a pas été un simple collectionneur de manuscrits provençaux; il a essayé .de les étudier et ces efforts lui vaudront une place plus honorable encore dans l'histoire de la philologie romane, à la suite des anciens possesseurs de ses livres, Colocci-et Bembo.
Avant de quitter la bibliothèque du cardinal Bembo, il semble utile de résumer les résultats auxquels nous sommes arrivés.et de réunir les débris de cette collection mémorable. Le tableau d'ensemble qui va suivre comprend une cinquantaine de manuscrits, dont un quart seulement était déjà rattaché à Bembo Les crochets sont mis à ceux dont l'attribution reste encore douteuse, et l'astérisque à ceux qui figuraient certainement Ant6t-ox. D. 423!M/f.291(!ettredul9novembre).AM)':[p)')t)eMaH]? 2. Voir notre p. 65.
3. M. de LoUis (p. 7) s'est assuré que les indications correspondent bien au ms. de Paris.
4. C'est, si. l'on veut, un essai de restitution de la bibliothèque manuscrite de Bembo; mais il est volontairement incomptet puisqu'une comprend que les manuscrits étudiés ou mentionnés dans le livre.
dans la bibliothèque de Bernardo Bembo'. Le premier chiffre est la cote actuelle du Vatican; la page indique le principal passage où il est parlé du manuscrit.
A/NMMSCr~S grecs.
Pages
[EuciideetThéon,1295. 181,184] Aristide, 1298. 171,184 Denysd'Ha!icarnasse,1300. 185 Pindare, 1312. 183 Lucien, 1322 ou 1325. 185 SLrabon,1329. 184 Xénophon, 1335. 184 Oppien,1345. 184 Hérodote, 1359. 146,184 Th.Métochita,1365. 185 Synésius, 1394. 184,228 [Grammaire de C. Lascaris, 1401. 152] [Traités mathématiques, 1411. 184] Aristote. 104,185 Théocriteet Hésiode. 1853 Manuscrits latins.
Virgile, 3225. 225 *Térence,3226. 237 *Cicéron.Om<!OHM,3232. 241 *Ciceron.De~t6M~,3245. '193 *Lusi de Virgile, 3252. 239 *Stace, 3283. 241 Isidore de Séville, 3320. 242 Tite-Live. Déesse, 3329. 242 Id. Deeasm,3330. 194 Id. Decas IV, 3331. 194 'Pétrarque. De remediis, 3354. 294 Id. ~pM<o<a6, 3355. 294 Id. V!<ssoH<f!M.~tMf?'ar:M?n,3.57. 291
t. On remarquera qu'aucun des mss. grecs n'a l'astérisque cela n'établit pas que Bernardo n'en ait point possédé, mais seulement qu'il n'y a pas de preuve positive de cette possession.
2. Il a été dit un mot, p. 183, note 1, d'un ms. de Ptolémée, sur lequel on ne sait rien, et qui pourrait être un texte, complet ou non, copié par Bembo lui-mème, aussi bien qu'un ms. ancien. Rattacher aux mss. grecs de Bembo le 1347 (p. 186), qui peut tenir lieu d'un original égaré.
Pages
"Pétrarque.JBMCoHcMM carmen, 3353. 285 M. De~Kors~M,3359. 289 'Boece, 3362.
Brefs de Léon X,3364. 242 'Coniarini, 3365. 240 'Landino, 3366. 240 [Séneque!erhéteur,3376. 248]' Pétrarque. EpM~o~ae. 294 PoemesdePotttien. 209 Saint Augustin. De CMt~gDet. 104,137 Id. JHpMJ!mos. i03 Tf)-tu))ien. 107~ Q MSKMSCfîfS en langues modernes.
Pétrarque, 3195. 279 Fragments de Pétrarque, 3196. 281 Pétrarq'jeetDanfe, 3197. 307 = *Dante,3199. 303 'BrunettoLatim, 3203. 301 Chansonnier provençal, Paris. /')'. 12473. 313 M. 3206. > 322
M. 3207. 322
[ M. 3208. 323] Manuscrit français, 3209. 311 PMiserJoBembo,3210. 309 Cc))~MO!;<'He,3214, 309 Chapsonnier d'Esté. 315 D~mo'ot). 279~ s
La bibliothèque de Pétrarque et celle de Bembo sont les seules collections représentées dans le fonds Inoderne d'Orsini autrement que par des unités. Plusieurs autres manuscrits sont de provenance illustre, mais isolée. Un très beau recueil de poètes italiens, le 3212 < M. M. 9 >, vient du marquis Louis Ml de Gonzague, le protecteur de Guarino, de Mantegna et de tant i. Cf. dans l'Inventaire M. L. 57.
2. Des cinq mss. latins, dont je n'ai retrouvé que la trace, les deux derniers ont aopartenu au cardinal Sirleto.-On a vu-, p.251, pourquoi la copie d'Antonio ila Tempo du 3436 semblait attribuée à tort à la bibliothequelde Bpmbo.–If y aurait lieu de veriner le témoignage toujours suspect de Bossi sur un Piine à miniatures du Vatican (~. c., p. 100), et celui de Tommasini sur des mss. de Padoue (cité p. 236, note 2).
3. On a vu, p. 310, pourquoi je ne fais pas figurer ici le choix d'anciens oMes, 3213.
d'autres artistes et lettres il a été exécuté pour le marquis de Mantoue lui-même (-j- '1478), comme en témoigne le titre de la table AI nonze di Dio Amen. ~M~ incomincia la tavola di <M«e canzone Mor~M e< capitoli et stanze et opere che sono scripte in su questo libro, el quale e s<<'<<o scripto s contemplatione del /~M$~~st'M!0 signore /)/eMe?* Lodovico da Gonzaga marchese di ~aK<o~ et cet. Sono opere di pt'M valentissimi ~MOtKïM~ quali qui da pie per ordine <M«e notate saranno. Au frontispice, au bas d'un encadrement très chargé d'ornements, est un magnifique écusson de Louis 111, flanqué des deux lettres d'or Moins célèbre est le propriétaire d'un Dante du x!v" siècle, le 3200 <; M. M.'15 >, dont la souscription fournit également le nom du copiste Explicit <~Mee~~ expositio super tribus libris /.)aM.<M e~a a /?~'o SMO. 7~<e liber est mei ~'ccAo~ï Guidonis de Forestis de Florentia, etc. Amen. Ego ~At~ppM~ quondam si ~OKo/r~' si Pieri de ~etM/br~~îo?M&M~ de Florentia scrissi ?'<Mm ~'6rMMt Dantis ~de~Aer~ Ce volume paraît être venu de Naples à Orsini, en d884, par l'entremise de Gianvincenzo della Portai Le possesseur primitif ne m'est pas connu. La copie des Rime complètes de Pétrarque contenue dans le 3198 < M. M. 19 ~>, se rattache presque incontestablement à la famille des Albizzi, dont le blason se reconnaît au frontispice de l'élégant volume Rien n'indique, il est vrai, qu'on puisse le rapporter à la bibliothèque de Rinaldo degli Albizzi l'exécution du recueil paraît même postérieure à la mort de l'illustre florentin. Un magnifique portrait de Pétrarque, sur fond bleu, d'une exécution très-fine, occupe la seconde page si mes souvenirs sont exacts, l'artiste s'est inspiré du célèbre profil de la Laurentienne; en tous cas, son œuvre est parfaitement digne t. 261 ff. parch. (Pie IX). F. 1, table f. 7, frontispice M CanzoK (M /eK~Me di Leonardo d'At'es.o. Longa question fn già tra. vecchi saggi. Toutes les initiales sont dorées et ornées.
Gros vol. de parch. non paginé le dos de la reliure a été refait sous Pie IX les gardes ont du se perdre sous Pie VI. Les mêmes observations s'appliquent au 3201 <M. M. 14 >, si ce n'est qu'il est sur papier. Dans ce dernier ms.. le texte de Dante n'est pas tout à fait complet, et les ft~fnae ne vont même pas jusqu'à la fin du volume.
3. Cf. !a fin de la lettre XXV de t'Appendice IL
4. 243 ff. parch. (Clément XH). xv*' siècle. F. 1, table des canzones, sonnets et triomphes de Pétrarque, et des pièces de Dante, suivie de la mention d'un propriétaire de l'an 1516, que je ne retrouve pas dans mes notes f. 10, frontispice et blason (cf. Bibl. Nat. de Paris, Ital. 1397, f. 15) f. 187, Vie de Pétrarque, par Léonardo Bruni f. 193, canzones et sonnets de Dante f. 233, Vie de Dante, par Bruni.
d'en être rapprochée Nous ne quittons pas Florence, ni la série des manuscrits de luxe, avec les ~me de Laurent le Magnifique, le 3219 <M. M. 12 >; ce volume renferme, à la suite des poésies, le commentaire d3 Laurent' il emprunte quelque intérêt à sa possession par un cardinal de la famille des Médicis, dont il porte les armes °.
On ne saurait accorder trop de prix aux autographes de Sannazar, qu'avait réunis Orsini, et dont l'un figure parmi ses manuscrits modernes, les autres dans son fonds latin. Le premierest le texte de l'l?'c<~M, aujourd'hui 3203 <M.M. 33 >, d'une transcription soignée, sans ratures ni corrections, et où lesnoms propres et les divisions de l'ouvrage sont mis aux marges à l'encre rouge par l'auteur lui-même Le fameux poème De partu virginis est très intéressant à lire dans l'original même, qui est le 3360 <M. L. 298 ;>; ce bel exemplaire contient des notes, des corrections, des vers ajoutés après; réQexion"; il serait à comparer avec un autre exemplaire plus connu, celui de Florence, le Z.~M~eK~sKM~ XXXIV, 44. 11 serait, du reste, utile de faire une recherche complète des autographes de Sannazar, qui paraissent assez nombreux". On ne devrait point oublier le 3361 < M. L. 59 > Il comprend une suite de cahiers 1. Le portrait signalé ici a été communiqué à Tommasini par Cassiano dat Pozzo, en 1630. V. jP<'<f. !'< 2° édit., p. 2.
2. 226 ff. parch., reliure ant. Jolies lettres ornées. Une note manuscrite d'Orsini, placée entre les gardes, porte « La canzone che incomincia .Ra~MtMMt di M~o con le seguente poesie insino al fine non sono stampate ». Cette canzone est au v° du f. 106; au f. 150 est la préface du commentaire; au f. 159 vo, le commentaire lui-même.
3. Orsini avait un autre ms. des poésies de Laurent de Médicis, qui est aujourd'hui ie3218<M.M. 13 > :50ff. pap., couverture deparch. Plusieurs mums. Dans la première partie, qui est fa plus soignée, le commentaire- 0 entoure les sonnets en forme de catena. Quelques variantes marginales. 4. 67 if. pap. (Pie !X). Timbre de la Bibliothèque Nationale. Le poème est autographe, saut' le f. 61 et des parties de feuillets voisins réparées après coup. Il se termine au f. 66; le f. 67 contient quelques vers isolés. 5. 33 ff. pap.
6. Sur ce sujet, cf. Ant.-Frane. Gori, préface à l'édition florentine du De~)fM'f;< Yirginis, 1740, et Bandini, dans son catalogue, t. 11 des mss. latins, 't775, p. 161. Chacun sait qu'il faut consulter les travaux de M. Tormca sur Sannazar; mais, puisque je parle d'autographes, je me permets de rappeter ceux de Londres, qui viennent de servir à i'aimabtë publication de M. H. Nunxiante, P~ <h'uor;<o at (empt di Leone X, da XL lett. ined. di Jacopo SmMasorn. Ptomc, Pasqualuoci, 1887.
7. 133 n'. pap. (Pie IX). F. 1, élégies; f. 64, épigrammes. Angelo Mai ne semble pas avoir eu connaissance de notre manuscrit qu'il ne mentionne pas en publiant du Sannazar inédit, Voir sa note « Subieoi inedita aliquot .unnazani praedicticn.rmina, quae in eius autographo Vindobonensi (ouius
d'éiégies et d'épigrammes latines de l'écrivain napolitain les mêmes pièces sont répétées dans plusieurs cahiers avec des variantes différentes beaucoup sont entièrement refondues ou annulées on trouve çà et là des tables, et le calcul du nombre de vers contenus dans les diverses séries de pièces on peut s'y rendre compte de la manière dont travaillait l'auteur. Sannazar est un poète exquis Michel-Ange, dans ses heures d'écrivain, fut un grand poète. Aussi l'autographe de ses sonnets, conservé par son contemporain Fulvio Orsini, est-il un des plus précieux volumes de notre collection 1. C'est le 32H < M. L. 8~>; il contient, outre les vers de Michel-Ange, la première rédaction de plusieurs de ses lettres et quelques fragments de prose, pour lesquels le grand nom de Michel-Ange autorise à une description minutieuse~. Il est fâcheux que M. Milanesi n'ait pas dépouillé notre petit recueil pour sa belle édition des Lettere, imprimée à l'occasion du centenaire 3 il y aurait trouvé les minutes autographes de quelques pièces qu'il publie d'après des originaux d'une rédaction différente ou d'après les Lettere Pittoriche, n'ayant pu mettre la main sur l'original on voit une fois de plus, pour celles-ci, combien Bottari a modifié arbitrairement les textes qu'il a imprimés. Les curieux se reporteront à notre manuscrit pour une lettre à Vasari, que donnent les Pilloriche et qui est reproduite par M. Milanesi l'éditeur l'a corrigée d'après une copie contemporaine il aurait pu le faire d'après un fragment que nous trouvons dans notre volume et qui aurait eu l'avantage de lui fournir des dates sûres 4. Ce fragment est relatif au projet d'escalier pour la biblioego italum vidi exemplar) adhuc latebant». (Spicil. rom., t. VIII, Rome, 1842, p. 488). Sur les autographes de Vienne, voir la note 1 de notre p. 133. 1. Sur les rapports de Michel-Ange avec Orsini, v. plus haut pp. 15 et 32,
2. on ff. pap., écrits. Les premiers ff. sont la copie d'un secrétaire, avec adjonctions et retouches de la main de l'auteur ce n'est qu'au f. xxiiv" que commencent les feuillets entièrement écrits par Michel-Ange et réunis artificiellement.
3. Le lettere di Michelangelo Buonarroti ~M~M. coi fMOt'~t e~ i contratti artistici per CMt'a di Gaet. ~t7f<Mest, Florence, 1875. M. Milanesi ne cite qu'une fois notre petit recueil de lettres c'est à la p. 515, à propos du billet à Vittoria Colonna; il le publie d'après la copie de t'Arc/t~M Buonarroti, prise sur le ms. du Vatican. L'original est au fol. xc~x v". Malgré les minimes lacunes que je signale et l'absence d'index, le travail monumental de M. Milanesi n'en est pas moins définitif.
4. Fol. Lxxxvii v°. Cf. Milanesi, p. 548. L'original est à l'Archivio BMO?Mt'7'0<t.
thèque Laurentienne, qui ne fut pas exécuté suivant les plans de Michel-Ange. Je le cite à cause de sa brièveté et comme exemple des modifications qui survenaient dans la pensée de l'artiste entre ses deux rédactions < [La parte] di mezzo aovata intendo pel signior, le parte da canto per servi, andando a veder la liberria; le rivolte di'decte alla dal mezzo in su in sinoal riposo di decta scala sappichano col muro dal mezzo in giu in sino in sul pavimento decta scala si discosta dal muro circa quactro palmi, in modo che l'inbasamento del Ricecto non e offeso in luogo nessuno e atorno actorno resta libero, e a me par sogniare una simil cosa, e confidomi in voi che per servire il duca vostra Sa e messer Bartolomeo troverranno cose per decta scala che non sono le mia. A di primo di gennaio d884. A di 26 di sectenbre 4 855
Ce fragment est isolé au milieu des brouillons de vers'. Une petite série de cinq lettres ou minutes de lettres, sans date et sans suscription, commence au feuillet xcvn. On y trouve celle qu'écrivit Michel-Ange au grand-duc de Toscane, sur l'église Saint-Jean-des-Florentins, et dont cette rédaction non expédiée est restée parmi nos autographes'. Il y a beaucoup de diffé.rences de texte pour un billet, bien moins important, il est vrai, du 2'1 avril 1S84, publié par M. Milanesi d'après l'original de !'A?'c/n'Mo .BMOMarro~ il est sensiblement plus long dans la minute 3. La lettre à Cornélia, veuve d'Urbino, connue seulement par les ~Mo~cAe, figure également dans notre recueil* si M. Milanesi eût été renseigné sur le contenu, il y aurait trouvé la minute originale précédée d'une devise familière à Michel-Ange et bien placée en tète d'une lettre à la veuve d'un ami ~6~ /'a che tanta /ë &; <<M~) oMt'œ 5. Outre le billet à Vitto'f. Au fol. xcv v° est une adresse j~] signiore e messo'e Bartolomeo Stella in .B?'escM.
2. FoL 0 v. Cf. Milanesi, p. 551.
3. Fol. xcvni. Cf. Milanesi, p. 300. A Lionardo di Buonarroto Simoni. Jusqu'à « altro nonm'accade)', les variantes sont insignifiantes; mais;ia. phrase « Son brève allo scrivere perche non ô tempo est remplacée par une beaucoup ptus longue. Voici la partie inédite « Altro non m'achade circa questo. lo ti scrissi, piu mesi sono, che quando si trovassi da comperare una casa che fussi onorevole e in buon luogo, che tu me n'avisasse, e cosi ti rescrivo che quando ti uscissi fuor tal cosa, che tu me ne dia aviso, e se non ti par cosa al proposito adesso non mancar di cercare ». Entre la première rédaction et la seconde, Michel-Ange aurait donc reuoncé à i'atre chercher une maison à Florence.
4. Fol. c. Cf. Mitanesi, p. 542.
5. Cf. le billet à Vittoria Colonna.
ria Colonna, il y a encore dans le manuscrit du Vatican une lettre publiée par M. Milanesi et adressée au cardinal Rodolfo Pio di Carpi son original lui donnait ici le droit de négliger cette minute'. Parmi les autres fragments de prose que contient le 321l, j'ai remarqué sur une feuille de papier à moitié déchirée et couverte de sonnets, un petit morceau intéressant l'art, dont je restitue les premiers mots e [Benche. pare migliore la pictura] che piu sappressa al rilievo, e'1 rilievo par peggio quante piu sappressa alla pictura, perô a me soleva parere che la sculptura fussi la lanterna alla pictura D
Je dirai peu de chose des vers de Michel-Ange, qui forment la majeure partie du volume. Il est regrettable, on le sait, que M. Cesare Guasti se soit privé de les consulter directement pour son édition critique des Rime, qui n'a malheureusement pas le mérite d'être définitive". L'érudit florentin, qui cite et décrit le manuscrit du Vatican, n'en connaît d'ordinaire le texte que par la copie faite par Michelangelo le jeune, neveu de Michel-Ange, et conservée à Florence dans la <?<!Mer!a ~?<oNsr?'o~' 4. Aucun autographe de Michel-Ange n'était pourtant plus digne d'appeler l'attention des admirateurs du maître. L'ensemble est composé de feuilles volantes, qui ont été rassemblées artificiellement, souvent au préjudice de fragments qui pourraient aujourd'hui nous intéresser. Ces feuilles sont écrites dans tous les sens, parfois en caractères assez serrés, plus souvent encore de cette grande écriture si connue de Michel-Ange, qui se développe largement sur la page et qui semble mettre à l'aise la pensée. Tous les papiers sont bons au poète il compose sur le dos d'une lettre ou au milieu d'anciens croquis. Quelques-uns de ces dessins de peintre ou d'architecte ne sont peut-être pas 1. Fol, xcvn. Cf. Milanesi, p. 554.
2. Fol. xcvi v. A la fin du volume sont trois pages très serrées, toujours de l'écriture de Michel-Ange, contenant des recettes et des formules de collyres, contre les maladies des yeux. On ne peut les parcourir sans émotion en songeant que le grand homme mourut presque aveugle
Io parto a mano a mano
Crescemi ognor più l'ombra e'1 sol vien manco,
E son presse al cadere infermo e stanco.
Voir pi!r la question le travail de M..Car) Witte, Zu Michelagnolo BMon.6N'ro<t's Ced:c/tt(;n, en tête desjRomaMMC/if~MdMKde M. Boehmer, liv. 1 (1871), pp. 11 sqq.
4. Lerime di MtcAe/MH~c/o BMO?MM'?'o< cavale degli aM~o~t'a/t, Florence, 1863. V. la p. Lv.
sans valeur*. Mais le grand intérêt réside dans les brouillons, dans les vers laissés inachevés ou repris avec amour, qui nous font surprendre les secrets de la composition, ses interruptions et ses tâtonnements, dans ces pages de l'inspiration première où se révèle l'essor direct du génie.
Je termine avec l'autographe de Michel-Ange la description sommaire de la bibliothèque de Fulvio Orsini. Ce dernier chapitre suffit à montrer que l'époque moderne y était dignement représentée au milieu des manuscrits classiques. Le savant du xv~ siècle qui a réuni avec tant d'intelligence une collection aussi choisie, et qui nous a conservé tant de trésors, mérite l'estime des esprits cultivés et la reconnaissance des travailleurs. 1. Les croquis au crayon, souvent effacés, sont générntement des études de muscles. V. par exemple le fol. Lxxxvm v°. Au fol. c, est une petite étude pour la figure de l'un des deux larrons; elle est malheureusement mal conservée, à cause de l'écriture qui est derrière. Au fol. Lxxx~v, est Je proSI d'une corniche à la plume au fol. xc, deux pilastres, etc.
INVENTAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE
L'inventaire de la collection léguée à la Vaticane par Orsini a servi de base à tout le travail précédent On a dû y renvoyer sans cesse au cours des quatre derniers chapitres. Sur le manuscrit qui le renferme et la façon dont il a été rédigé, le lecteur consultera le chapitre tv (pp. 116 sqq.). L'extrême incorrection du texte et les erreurs de fait qu'il renferme n'ôtent rien à l'intérêt de ce document. Voici la méthode qui a été suivie pour l'imprimer. On a respecté l'orthographe du copiste, toutes les fois qu'elle ne nuisait point au sens ou ne provenait point d'un lapsus trop évident. Pour conserver autant que possible l'aspect extérieur de l'original, on a laissé en capitale le mot initial de chaque article et même certains autres, quand c'étaient des noms d'auteur et qu'ils servaient à éclaircir la rédaction. On a résolu les abréviations qui auraient pu arrêter un instant la lecture et maintenu la plupart des autres. Enfin, la ponctuation a été recti6ée
1. Afin d'alléger l'index des noms à la fin du volume, on y a tenu compte seulement de ceux des notes de t'Jnventaire la plupart des noms d'auteurs qui se trouvent dans le texte sont déjà mentionnés plus haut dans la description de la bibliothèque.
INVENTARIVM LIBRORVM FVLVI VRSINI
XUTA DE LIBRt GRECI SCRITTI A MANO
'1. DioME il libro 79 et 80, imperfetti, in lettere maiuscole senza accenti, ligato in corame verde et cipresso, libro di più di mille et ducento anni, in pergameno in foglio.
Dio~E epitomato da Xiphylino, scritto di mano di huomo dotto, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in foglio. TAVOLE Astronomîche di Ptolemaeo, in lettere maiuscole cou miniature antiche tocche d'oro faite diligentemente, ligato alla greca in corame rosso, libro di più di mill' anni, in pergamena in foglio.
4. THUCYDIDE con scholij in margine, antichissimo, ristorato da Gio. Honorio, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in foglio.
5. ARiSTOPHAXE le prime quattro commedie, con scholij in margine sotto nome parte di Aristophane Grammatico, parLe di Demetrio Triclinio, di mano del quale è scritto il libro, ristorato da Gio. Honorio. Organo d'Aristotele. Fragmento di Stephano de Urbibus, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in foglio.
6. DEMosTHEKE con scholij nella margine, ligato alla greca, coperto di corame rosso, in papiro in foglio.
7. ARISTOTELE l'Ethica. Problemi d'Alessandro, di Plutarco et di Theonlacto. Epistola di Michele Apostolio Byzantio, et altre cose, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in foglio. V~. 7205, f. t.
1) V. p. 189. L'Inventaire donne indiS'eremrnentperg's~MMO ou. !)t;~{/t)meKa. 2) V. p. 169.
3) V. pp. 168 et i89.
4) V. p.164.
5) V. pp. 14.3 et i64.
6) V. p. J2t et Appendice I, n" 103.
7) V. p. t4').
8. Ppocopio integrissimo, fù di Giorgio Cantacuzeno, tocco tutto di mano di Scipione Carteromacho, ligato alla greca in corame liero, in papiro in foglio.
9. ARISTIDE l'orationi, piene di scholij duttissimi nelle margini. Uorgia di Platone. Oratione di Polemone sophista sopra Cynegiro et Callimacho, libre antichissimo, ligato alla greca, in corame lionato, in pergamena in foglio.
10. AMSTOTELE tutte l'opere nalurale, et de historia animalium, tutte in un volume in pergamena, libro conservatissimo, ligato alla greca in corame lionalo.
11. ApHTO~io con scholij in margine. La Rhetorica di Hermogene. Dionysio Ualicarnasseo de compositione nominum, ligato alla greca in corame lionato, in foglio.
!3. PLUTARCo le vite, ligato alla greca, in corame rosso, scritto in papiro in foglio.
13. PiNDAno tuttu integro con scholij et commenti nelle margini, libro antichiss" in papiro, ligato alla greca, coperto di corame nero, in-4 foglio.
14. DioNYSio Ilalicarnasseo l'Historia Romana, in carla pergjmena, antichiss" ligato alla greca, coperto di corame lionato, in foglio.
15. SUIDA libro antichiss°, tocco in alcuni luoghi di mano di Constantino Lascari, ligato in corame rosso levantino, scritto in papiro in foglio.
16. SOPATRO rhetore. La Rhetorica d'Aristotele, con commento de innominato autore et di Stephano, libro tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame versicolore, scritto in papiro in foglio.
'17. DioGE~E LAER'nu opuscoli di Theophrasto. Fragmento dell' Odissea d'Ilomero, libro antichiss°, ristoralo da Gio. Honorio, 8) V. p. 1~0.
P. '190.
'.)) V. p. 190.
10) V. p. 173.
11) Va<. 1327. 260 tf. pap., rel. mod. F. 1, prolégomènes; f. 5, 'A<p9o'/[o'j '!tpoYup.'<c«T~.c[T7. (scholies réeent.es); f. 37, Hermogene; f. 239, Cu)'«c<ë?'es de Th~ophra.ste; f. 244, Denys, xv° siècle.
12) Va<. 1310.329 fï. pap.,beiterei. a.nt.estampée. Commence par Alexandre et César, finit par Galba et Othon (dix-huit biographies). xv" siècle. 13) V. p. 183.
14) V. p. 185.
15) V. p. 15'
16~ V. p. 18(.
17. V. p. H;).
et ligato in cipresso alla greca.coperto di corame rosso levantino, in papiro in foglio.
-18. HoMERO l'Iliade, in carta pergamena, libro antichiss° con paraphrase interlineare et scholij nelle margine, ligato alla greca in corame lionato, in foglio.
19. EucLiDE integrissimo, col commento di Theone et altri scholij scritti di mano di Scipione Carteromacho, ligato in corame lionato, in pergamena in foglio.
20. iNNOMtNATO auctore sopratutta l'Iliade d'Homero, con scholii dottissimi et non stampati, libro ligato alla greca, coperto di corame lionato, scritto in papiro in foglio.
21. ARATO et Lycophrone, in pergamena, libro antichiss" con scholij nelle margini, coperto di corame lionato, in foglio. 22. EusEBio de praeparatione Evangelica, tutto tocco di mano del Parrhasio, libro integriss", in corame lionato, scritto in papiro in foglio.
23. IOSEPHO l'archaeologia, tocco di mano d'Hermolao Barbaro, in corame lionato, in pergamena in foglio.
24. TnEOpHRASTo integrissimo, tutto tocco di mano d'Hermolao Barbaro, coperto di corame nero, in papiro in foglio grande. 25. HERODOTO, che fù di Theodoro Gaza, libro integro, ligato in corame rosso, scritto in papiro in-4 foglio.
26. ÂRGoxAUTiCA d'Apollonio Rhodio, in corame rosso, in papiro in-4 foglio.
27. EnsTOLARio GRECO scritto di mano di Scipione Carteromacho, ligato in corame versicolore, in papiro in-4 foglio. 18) Vat. 1315. 558 ff. parch. (2 vol., Pie IX). L'me~f est comptÈtc, mais commence seulement à I, 23. La paraphrase est à l'encre rouge, sur une ligne ména.gée entre chaque vers; scholies margin. de mains diverses. x;v° siècle.
19) V. p. 181.
20) Va<. 1321. 435 ff. pap., rel. ant. Il y a, non seulement une suite de scholies sur l'Iliade, mais une encore sur i'0a!yss~e, commençant au f. 257. xvt° siècle.
21) Vn<. 1307.112 ff. parch. (Pie IX). Une main moderne a écrit au cômmencement et à la fin du ms. Arato et CAttssaK~'s c'est ce qui a trompé Orsini. En réaiit.é, il n'y a dans le ms. actuel que l'Alexanclra entourée de magnifiques c<t<<'KfM. xin" siècle. Surle texte, cf. Scheer, Rhein. MMS., nouv. sér., vol. XXXIV (1879), p. 282.
22) V. p. 148.
23, 24). V. p. 166.
25) V. p. 146.
26) V. p. 184.
27) V. p. 178.
28. EpiSTOLARio GRECO integrissimo, scritto di mano di Constantino Lascari, con moltissime epistole di più che nell' altri, libro ligato in corame rosso, in papiro in-4° foglio. 29. EuRiptDE antichissimo, con scholij nelle margini. HESioDO, con scholij nelle margini, ligato alla greca in corame lionato, in papiro in-4° foglio.
30. HoMEpo la Batrachomyomachia. Versi di S. Gregorio, et di S.AmphiIochio.PsELLo sopra le Meteore. ARISTOTELE de mundo. MAcpEMBULi aenigmata. AMMO~io. Cop~uro de Dijs. OppHEO de terrae motibus. EpicTETo. Commento nelli predicamentid'Aristotele. PvTHARORA, libro che fù di Georgio Valla, ligato alla greca in corame nero, in papiro in-4" foglio.
31. OppiANo de Piscibus con scholij copiosissimi, et EURIPIDE, libro antichiss°, ligato alla greca in corame lionato, in papiro in-4° foglio.
32. DEMOSTHENE l'orationi, libro antichiss" et integriss", ligalo alla greca in corame rosso, scritto in papiro in foglio maggior che 4°.
33. ACHILLE sopraArato. HippARCHo. Ilarmonia di Euclide, ligato alla greca in corame rosso, scritlo in papiro in-4° foglio. 34. ÂRisTOTELE la topica,con scholij. ApHTHONio, libro di musica. NiCETAE HERACLiENSis varia, libro antichiss° et in alcuni luoghi tocco da Hermolao Barbaro, ligato alla gr~ca in corame nero, in papiro in-4" foglio.
38. HESIODO, con commento. PiNDApo, con scholij sopra l'Olympici. EuRipioE FHyppolyto et Medea. LYcopHRONE, ligaio alla greca in corame rosso, in papiro in-4° fogUo.
36. XENOpno~TE alcune opere, scritte di mano di Georgio Chrysococca. ANDRONICO Peripatetico ~~0~. SYNESIO et ApisTOTELE ~:Sj: s'j~M~, con scholij del Gaza nelle margini et un Epigramma in fine del libro al pileifo, al quale il Gaza scrisse il libro, tocco in alcuni luoghi da esso Filelfo, e ligato alla greca in corame lionato, in pergamena in foglio.
28) V. p. 152.
29) V. p. 121.
30) V. p. 167.
31) V. p. 1M.
32) Vt<<. 1367. 192 ff., rel. ant. aux armes d'Orsini. Plusieurs mains du xv'' sièete. Scholies. La présence de Libanius dans le ms., attestée par Rainaldi, permet l'identification.
33) V. pp. 182 et 187.
34,35) V. p.166.
36) V. p. 145.
KOLHAC. FULVIO ORSIK). 22
37. OPUSCOLI XIII di Plutarco et epistole CCLVI de varij scrittori, libro antichiss° che fù di Cyriaco Anconitano, il quale nota in esso libro H nomi di molti libri veduti in Grecia, in tempo elle vi fù, ligalo alla greca in corame rosso, in papiro in-4" foglio. 38. SOPHOCLE quattro tragedie, con scholij. PmoARO li Olympici, libro antichiss°, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in-4° foglio.
39. AELiA~o de proprietale animalium. Epistole di Platone, di Libanio, di Synesio et di Theonlacto, con altre cose, libro anticltiss°, ligato alla greca in corame rosso, scritto in papiro in foglio.
40. ARISTOTELE l'Ethica et l'Oeconomica et tutte l'altre cose morale, in pergamena, libro antichiss° et scholiato da huomo dotto, ligato alla greca in corame verde levantino, in-4° foglio. 41. ACHILLE STATio delle cose di Leucippe et Clitophonte, libro antichiss° in pergamena, ristorato da Gio. Honorio, ligato alla greca in corame verde, in-4" foglio.
42. TI-IEOPHYLATTO l'Epistole et li Problemi et altre cose, libro anticbiss° in pergamena, ligato in cartone bianco, in-4" foglio. 43. HELIODORO LARissEO, o~T~.x. PLUTARco la musica. Incerto ~Sp~ T~ TM'~ .XT:XE~ fiXpjJ.sb'.h)'~ 3u~Kp.6MÇ. SYNESIO TTpO;na:!M'~S~ ~e~ SMps'j. CHARicus Antithecicus (sic) contra Plotinum. MARiNr NEAPOLiTAN; Proclus vel ~ep'teuStx~.o~ etc. EUDOCIAE homerocentones. ARRtANi EpicTETus (sic) et alia, libro scritto di mano di Scipione Carteromacho, ligato in tavole, mezze coperte di corame rosso, in papiro in-4" foglio.
44. ORGANO di Aristotele et epistole di varij et altre cose non stampate, libro antichiss", ligato alla greca in corame nero, in papiro in foglio minore che 4".
37) V.p.144.
38) Vctt. 1333. 179 ff., rel. ant. F. 1, Sophocle; f. 153, Pindare. Ornements, gloses et scholies aux encres rouge et noire, celle-ci rehaussée de traits jaunes. Les sept premiers ff. sont d'une autre main, xiv° siècle. 39)'V~. 1376. 220 ff. (Pie IX). 5 mss. a) f. 1, Elien; b) f. 29 a, Piaton. (12 lettres); c) f. 41, LMet'MS de Lucien; ~) f. 49, Théophitaotos; e) f. 57, Synèsius; f. 133, Libanius (lettres); f. 189, Libanius, mspi TMV opx'<)<TTMV; f. 210, Lucien, Mp\ op~TEM;. xtV! siècle. 40) Vat. 1342. 133 B' rel. ant. xm" siècle. Cf. Fr. Susemihl, ~'M<o<eKs~Mfte /'e)'MHf!M' M6[<y~< ~O)'a7ta, Leipzig, 1883, et ~A!'Mt.B</nc<EMt<f;)KMt] Eudemii Rhodii Ethica, Leipzig, 1884.
41) V. pp. 164 et 190.
42 V. p 189.
43) V. p. 178.
44) V. p. 121.
45. SCRITTORI varij de musica. HERONis ~su~x~~ ligato alla greca in corame rosso, scritto in papiro in foglio.
46. PTOLEMAEO l'harmonica, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in foglio.
47. HESIODO la Theogonia, col commento scritto di mano del Carteromacho. DioNvsto de situ orbis. Orationi de innominato auttore. THEOCRITO, con scholij, et il Philoctete di Sophocle, di mano del Carteromacho, ligato in corame lionato, in papiro in foglio.
48. THEODOSio Alexandrino Grammatico, in carta pergamena, antichiss°, ligato alla greca in corame nero, in-4" foglio. 49. GRAMMATici diversi anlichi. Imagini de Philostrato con scholij. Dui libri dell' Iliade d'Homero con espositione, libro antichiss°, ligato alla greca in corame lionato, in papiro maggior che 4° foglio.
50. GpAMMATict varij antichi, libro ligato alla greca in lionato oscuro, in papiro in-4" foglio,
51. HoMERO l'Iliade, libro antichiss° con scholij bellissimi, restorato da Gio. Honorio et ligato in cipresso alla greca in corame verde, scritto in papiro in-4" foglio.
52. LuciANo alcuni dialoghi, et ZoziMo AscALO~iiTA sopra l'orationi di Demosthene, libro antichiss°, ligato alla greca in corame rosso, scritto in papiro in-4° foglio.
53. EpiGRAMMATApio Graeco in carta pergamena, ligato alla greca in corame rosso, in-4° foglio.
45) V. p. 182, note 4.
46) Vat. 1290. 82 ff., rel. ant. estampée, xv-xvfosiècte. Scholies, figures, ornements. F. 1, K).xu5iou IlTo~ou <:tp[j.o\'[x& <x'; f.57, K)..nT.K~et).eftaT!];
œf:Tpo~O[).[x?~ Te/~T]~.
47) Va<. 1948. V. p. 179. On a imprimé par erreur, dans le texte et dans la note 3, M. G. 118 pour M. G. 47.
48) Vst. 1355. 110 ff. (Léon XIII). xive siècle.
49) Vat. 1404. 331 ff. (Pie IX). xiv~ siècle. MisceUanées de plusieurs mains. L'ouvrage de Philostrate est au f. 157; il y a des extraits très variés de grammairiens et de poètes, avec gloses et scholies.
50) Vat. 1403. 274 ff., rel. ant. estampée. xv° siècle.
51) V. p. 165.
52) Vat. 1407. 41 If. (Pie IX). xt\'°-xv° siècle. F. 1, Lucien (fragment); f. 6, Zosime; f. 38 v, Tableau des mois athéniens et romains, Exordes de Démosthène.
53) Vat. 1372. 336 If. de parcli. très fin avec titres et initiales à l'encre rouge. C'est une copie d'amateur du xvf siècle de l'Anthologie dePlanude. La reliure est de Pie IX mais par quelle inadvertance a-t-on collé sur la garde l'ex-libris gravé des mss. du fonds Palatin SMm'/e6t&/M</Mcs(yM<!m Heidelberga capta .M.DCX~f?j ?)
S4. RIIETORt GREC[. CORNUTU de Dijs. ApopuTHEGMi dephilosophi, et attre cose, libro ligaio alla greca in corame torchino, in papiro in foglio maggior che 4°.
55. OppHEr ~sp: <T~7~.M' HERONis ysMOss~. ARATO, con scholij. Hymni d'Orfeo. PLANUDAE dialogus deGrammatica.MicnAELSYNGELus ~eo'~ Tj'~x~sM~, Hgato alla greca, coperto di rosso, scritto in papiro in-4°.
S6. GEORGu SARDIANI exposHio in Aphthonium. PnoTn ey.Ac~ ex ~np:yj~~cTo~8e'.M~. APIIRICANus de ponderibus etmensuris. GEORGn CHRYSoccAE narratio quaedam et Nico~Ai CnALco~DYLAE. LASCARIS notae in Epigrammata Graeca, SULTAN Imp. Turcarum epistolae ad InnoccenHumVUt, et alla, libro ligalo alla graeca in corame rosso, scritto in papiro în-4° foglio. 57. THEODOSio Alexandrino Grammatico, ligato alla graeca in corame rovano, in pergamena in-4° foglio.
58. EsposiTioNE graeca sopra l'Iliade d'Homero et rOiympici di Pindaro. THEODOSIO ALEXANDRINO. MICHELE SYNGELO a-u~TX~eft)!; et Epistola Trapezuntij ad Ioannem Palaeologum, libro tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in-4° foglio.
S9. PixDARo Ii Olympici et Hesiodo con espositione, TilEocniTO tutto integro, con uno edyllio di più che nell' al! ri, ligato alla graeca, coperto di corame rosso, libro tocco da huomo dotto, in papiro in-4° foglio.
60. HISTORIA di Io. Tzetze in versi polilici, con scholij dottissimi nelle margini, et Epistole del med" Tzetze. Allegorie sopra Homero, libro antichiss° et rarissimo, ligato aUa graeca in corame lionato, in papiro in foglio.
6't. HoMERO l'tliade, libro antiehiss° ristorato da Gio. Honorio et 54) V. p. 121.
55) V. p. 162.
56) Vat. 1408. 223 ff pap. (Pie IX). Six mains du xv°-xw s. a) f. 1, Aphton et commentaire; b) f. 136, Proclus; c) 'Exi;MvA<?{)[xctvoC ~sp't oTaO~S)~ x~ jiETpSv. Queiques notes latines; ~)f. 154, courts extraits de Chrysococcès, Nicolas [ou Laonic] Chalcondyle, Tzetzès; e) f. 162, notes grecques de J. Lascaris; f) f. 219, trois lettres du sultan Bajazet II à Innocent VIII (de 1490-92). et une du patriarche de Constantinople.
57) V<!<. 1356. 103 S'. pap.)'<MMeHN paraît une erreur de l'Inventaire. (Léon XHI).xv. siècle.
58) V. pp. 162 et 181.
59) V. p. 149.
60) V. p. 147.
61) V. p. 165.
ligato in cipresso, coperto di corame verde alla greca, in papiro in foglio.
62. LuciANo in carta pergamena, antichiss", ligato alla greca in cipresso di corame torchino levantino coperlo, maggior di 4° foglio.
63. HoMERO l'Odissea, con scholij nelle margini, libro antichiss° et intègre, ligato alla greca in corame lionato, in papiro in foglio.
64. THEODOSIO ALEXANDRINO Grammatico. Versi di Tzetze et altri poeti. Epistole di Theophylacto et altre cose, libro antichisso. In fine STEpHA~o su la Rhetorica d'ArisLotele, scritto di mano dell' Honorio, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in foglio.
6S. RuETOpicA d'Aristotele, con l'espositione de innominato scrittore. STEpHANo sopra la med" Rhetonca, libro antichiss" de più de 500 anni, ristorato da Gio. Honorio, et ligalo alla greca, coperto di corame rosso, in papiro in foglio.
66. EURIPIDE, SOPHOCLE, THEOCRITO, HOMERO, HESIODO, PINDARO, con scholij dottissimi in margine, libro antichiss° et ben conservato, ligato in corame rosso alla greca, in papiro in foglio. 67. LvcopHRONE, con commento, in carta pergamena, libro anticliiss" ligato alla greca, coperto di corame rosso, in-4° foglio. 68. HoMERO l'Iliade lutta piena di scholij dottissimi, libro anticlnss° ristorato da Gio. Honorio, et ligato alla graeca in corame verde levantino, scritto in papiro in-4° foglio.
69. RHEioRi graeci diversi et alcuni non stampati. Commentario e~ ~(M 'H?'.cM!j. Allegorie d'Homero di Tzetze. HERODiAKO Grammatica et Theodoro Gaza con altre cose, libro scritto di mano di Scipione Carteromacho, ligato alla graeca et coperto di corame rosso, in papiro in-4°.
70. INDICE di Ubaldino Bandinelli sopra l'Opere d'Aristotele, che 62) V. p. 189.
63) V. p. 165.
64) Vcct. 1357. 113 ff. a) f. 3, Théodose; f. 43, Tzetzès; f. 4G v", vers et extraits de divers auteurs; f. 57 v°. Th. Simocatta.; f. 8i, vers sur l'ex-roi Miche), etc., xv° siècle; ~) f. 9-4, "ETepct <ryo).KXTou ~TEBcc~u.
65) V. pp. 161, 188.
66) V. p. 173.
67) Vtt<. 1306. 110 ff. ~Léon XIII). Commentaire de Tzelzes en cs<<;)Me. Xfve siècle. Timbre de la Bibliothèque Nationale.
68) V. p. 165.
69) V. p. 179.
70) V. p. 187.
INVENTAIRE D'ORSINI
è di 8S5 fogli, ligato alla ;greca in corame lionato, scritto in papiro di mia mano, in-4°.
71. SoRANO de ponderibus et mensuris. ApŒMEDE ~ep~M~ SMTt e~c/oup-e~M' PLUTARCIII fil. de scriptis a patre, sive catalogua scriptorum Plutarchi. ATHENÂEi lib. XV. LoNGi pastoralia. Scholia in Gorgiam Platonis. Lexico de nomi proprij de luoghi, greco et latino. Alcune epistole d'Isocrate, che non si trovano in stampa, et altre cose, libro ligato alla greca, in corame turchino levantino, in papiro, scritto di mia mano.
72. EptGRAMMi Graeci antichi et moderni scritti di mano del Politiano, ligato in cipresso, coperto di corame rosso, in papiro in-4°. 73. HoMERo l'Iliade, con paraphrase et commenti, ristorato da Gio. Honorio, et ligato alla greca in eipresso coperto di corame torehino. Questo libro fù di Alberto Pio Carpense, et prima di Georgio Valla. EUCLIDE l'Optica, in carta pergamena, antichisso, in foglio.
74. SOPHOCLE, EURIPIDE, PINDARO, HESIODO, HOMERO, con scholij dottissimi nelle margini, ristorato da Gio. Honorio, libre antichiss°, ligato alla greca in corame verde levantino, in papiro in foglio maggiore di 4°.
75. CoMMENTARio d'innominato scrittore, sopra la Rhetorica d'Hermogene, libro antichiss°, ligato alla graecain corame torchino levantino, in papiro in-4" maggiore.
76. DiALOGHi di Luciano. Epistole di Libanio et altre cose, libro antichiss°, ligato alla graeca in corame torchino levantino, in papiro in-4° foglio.
77. STRABONE antichiss°, ristorato da Gio. Honorio, ligato alla greca in cipresso, coperto di corame torchino levantine, m papiro in-4° foglio.
78. LoNGo cioè le cose pastorale, et Achille Statio dell' amore di Leucippe et Clitophonte, ligato in corame torchino levantino, in papiro in-8".
71) V. pp. 164 et 186.
72) V. p. 208.
73) V. p. 167.
74) V. p. 164.
75) Vct<. 13-28. 130 !ï. (Pie IX). x)v~ siècle.
76) Vaf. 1323. 144 ff. (Pie IX). xve siècle. Une table latine du xv siëde, incomplète, figure au teuiHet. de garde Luciani poetae eloquentissimi liber ~c veris Ma}'r<:fMn<6MS. Eiusdem r;'?HOM. Longaevi. Deorum concilium. F. 110, Libanius.
77) V. pp. 164 et 184.
78) V. p. 164.
79 LExicoN d'Harpocratiene. SYMEONis collectio vocum ex diversis scriptoribus. TITEODORUS de mensibus, libro riveduto da huomo dotto, in tavole, in papiro in foglio minore del 4°. 80. XENOPHONTis (XT:&jj.j.o~e'ju.x':x. DioNis CHRYSosTOMi meletae, libro tocco di mano del Musuro, ligato in corame rjsso, in papiro in foglio.
8d. ALEXANDRO AFRODISEO sopra la Topica d'Aristotele et APHTOKio, libro riveduto et tocco da Hermolao Barbaro, con scholij di mano sua, in tavole, in papiro in foglio.
8~. INDICE di mano del Carteromacho sopra Euripide, Apollonio Rhodio et Nicandro, in papiro in-4° foglio.
83. INDICE di mano del med~° Carteromacho sopra Aristophane, Luciano, Demosthene, Epistolario graeco, in papiro in foglio. 84. THEOGNIDE, ARISTOTELE la Poetica et altre cose scritte di mano d'huomo dotto, il quale dedica il libro a Lorenzo Valla, in papiro in-4".
85. LvsiA, LvcuRGO, ANDOCIDE, DiNApcHO et l'altri dieci oratori, libro riveduto dal Lascari, in corame rosso, in papiro in foglio.
86. THUCYDIDE integro et XENOpnoNTis e/J~.y-x, in corame rosso, libro scritto da huomo dotto, et ligato, in papiro in foglio. 87. XE~opHONTE la paedia di Cyro et l'Anabasi et eXX-~txK, libro riveduto da huomo dotto, et ligato in corame nero, in papiro in foglio.
88. EsposiTtONi sopra l'orationi d'Aristide. AcATHEMEpi geographia. Dio~YSti BYZANTti Anaplus, libro senza coperta, in papiro in-4".
89. POETESSE GRECHE, scritto di mano di Gio. Honorio, et della figliola, ligato in corame rosso levantino col cipresso,in-8'*pic79) Va<. 4362. ~33 C' rel. ant. Deux mss. du xv;' siècle a) f. 1, Harpocration f. 73, Siméon; b) f. 113, Théodore, avec une liste des ~KprupE~ ïm XoYm f. 129, npog).Y)jj.ctTK pY)Toptxct dç T~; Tiao-sL;. L'annotation se réduit à des sommaires ou des mots renvoyés en marge.
80) V. p.150.
81) V. p. 166.
82) V. p. 180.
83) V. p. 179.
84) V. p. 168.
85) V. p. 158.
86) V. p. 147.
87) V. p. 121.
88) V. p. 154.
89) V. pp. 121 et 163. Cf. Appendice I, n° 22, qui parait le ms. original des scholies d'Orsini, publiées avec les Poétesses; sur l'édition, v. p. 39.
colo in papiro. Fù da me fatto per donare al Car's S. Agnolo, che poi si morsi.
90. PoLEMONE et MELAMpoDE, scritto di mano di Gio. Honorio et ligato alla greca in corame torchino levantino, in papiro in-8° piccolo.
91. PpORLEMi d'Alessandro Afrodisiense, scritto di mano di Gio. Honorio, in papiro in-8° piccolo.
9~. OLYMpioDORO sopra la meteora d'Aristotele, libro antichisso, ligato in cartone, in papiro in-4°.
93. ETincA d'Aristotele scritta da huomo dotto,et ligata in corame nero, scritta in papiro in-4°.
94. PINDARO l'Olympici, con scholij, scritto di mano di Lilio Tr.fernate, ligato in corame nero, in papiro in-8° piccolo. TnEocR[TO, ligato in tavole mezze coperte di corame rosso,in papiro in-4° foglio.
96. PORPHYRII sagogae(M'e). EpiGRAMMialcunigraeci.HEpnESTMM de metris CoRiNTHi de dialettis et altre cose, libro ligato in corame lionato, in papiro in-4°.
97. THEOCRn'o integro et riveduto da Pietro Càndido con un edyllio di più. Hymni de Callimacho. Osservationi sopra le locutioni poetiche. PE-rosiRis epistolae ad Necepsum regem et altre cose, libro riveduto tutto da Pietro Càndido~ coperto di cartone, in papiro in-4°.
98. OPUSCOLI di Plutarco, scritti per mano de Lianoro Bononiense, in corame bianco, in papiro in-4° maggiore.
99. CLEOMEDis Cyclica, ligato alla greca in cora'ue rosso levantino, in papiro in-4°.
100. OpATioNE de Dione Chrysostomo et d'Isocrate in carta per90) V. pp. 121 et 163; cf. Appendice I, n" 21.
91) V. p. 163.
92) Vat. 1387. 109 fî., reJ. ant. x;v<' siècle. Incomplet.
93) V.p.147.
94) V. p. 170.
95) V~. 1380. 59 ff., rel. ant.
96) V. p. 18f, ligne 4. Va<. 1386.
97) V. pp. 151 et 171.
98) V. p.170.
99) Vat. 1382. 61 Cf., reLant. surchargée des armes de Paul V. xv° siècle. [A la page 181, ligne 4, c'est une faute typographique qui a fait écrire 99 pour 96.] 0 t- 100) Vt~. 1383. 212 ff. Mêmes observations. F. 1, Ato~; 7; 'M~txo< Èx Tou AiMvo.: ïou Xpu?. f. 21, ToO MXaTM~o; &).xuto'< f. 29 v", Isocrate f.203 v", &tto9etr~
gamena, ligato alla greca in corame rosso levantino, in pergamena in-8°.
't0t. LiBRo de dialectis, tocco da Pietro Candilo, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in-8°.
iO~ CHRYSOLORA et altre cose grammaticale, tocco da Pietro Candido, ligato alla greca in corame rosso, in papiro in-8°. 103. GREGORii TAUMATURGi dialogus, in corame lionato, in papiro in-8°.
'104. EspoSITIONE d'incerto autore sopra l'Iliade d'Ilomero, libo antichiss' in papiro in-4°.
105. PoLYAENistratagemata, in papiro in-4°.
106. CORNUTO de Diis. PALAEPHATO, trattato sopra la comedia, libro rarissimo. DioNisio de situ orbis, in tavole, scritto in papiro in-4°.
107. PHOCYLIDE. ORPHEO, HESIODO con Ii scholij in margine, ligato in corame rosso, in papiro in 4° foglio.
'108. GRAMMATicA di Constantino Lascari, riveduta di mano sua, in tavole coperte mezze di rosso, in papiro in-4°.
109. ORPIIEO l'Argonautica.TRipmoDORo, scritto di mano di Constantino Lascari, et altre cose, libro correttiss", ligato alla greca.
110. GRAMMATicA di Théodore, et altre eose.PsELLi §2~ ZMpox~p~. THEODORI PpoDROMi in Posteriora Aristotclis. AptSTopHANts comoedia ~Tpx/=~ con scholij, in corame rosso, in papiro in-4°.
'[11. LiBAKif Me!etae, I.bro antico in corame bianco, papiro in-4°. dl2. QUINTO SMYRNAEO, con li argumenti di Constantino Lascari, in tavole coperte mezze di corame rosso, in papiro in-4°. 101) V. p. 171.
102, 103, 104) V. p. 121, et pour 102, p. 171.
105) V. p. 151.
106) 1385. 159 ff. (Pie !X). F. 1, Co.rnutus; f. 89, Palephatos. lisp't xM~mo~ f. 105, Denys. Sur la garde est un ancien n° 4. Très abondantes gloses latines d'humaniste; en marge et dans l'interligne; copie et annotation du xv° siècle.
107) V. p. 150.
108) V. p. 152.
109) V. p. 153.
110) V. p. 147.
111) Vir~. 1392. 169 ff., rel. ant. xv° siècle. Le premier opuscule est i"AvT~p~txo~[i;!c]'Kpo;-rov 'Api<TTEi6o-j 'OSuo'0'EK; il est accompagné d'une traduction latine marginate qui s'arrête au f. 5.
1J2) V. p. 151.
113. FpAGMENTi de Polybio, parte ligati in corame rosso levantinô, et parte senza coperta, riveduti da me, in papiro in-4". 1 !4. ÂEscHYLo, con scholij dottissimi nelle margini, in cartone, in papiro in-4°.
US. FASCio de quinterni di varij scrittori dove sono due donationi di Constantino. Proverbii dell' Arsenio et Epistole di mano sua, et altre cose, in papiro m-4°.
11 G. PARAPHRASIS e~ T~ c~t~tx-~ de innominato auttore, in papiro in4°, ligato con Constantino Lascari stampato. '117. INDEX et emendationes in Plutarchum di.mano di Scipione Carteromacho. Eiusdem epistola latina ad A. Colotium de Cane rabido, in papiro in-4".
1)8. Qut~TERNO di Epigrammi Graeci antichi oitre li stampati dal Planude, inserto in un' Epigrammatario in-4" stampato, et tocco dal Lascari.
119. EnsTOLA Petosiris ad Kecepsum regem. Selecta ex libris Theophrasti ~e~ -;M-/ ~sMë~XX~uM~ Tx~ ~po~. HiEROCLis ~spt T:pc~=[~<; x~ e![j~xp!j.sv~]. AGEsiDAMi Pyrrhoniorum lib. VI manuscripta Epitome, in papiro, col Iulio Polluce et Stephano stampati, corretti et tocchi dal Carteromacho, ligato alla greca in corame lionato.
120. PLETHONis expositio g~T;o:~Y[xs!ZMpoKTTpou,libro tocco dal Lascari, in corame rosso, in papiro m-4° foglio. 1 M. PoppHYRi! eM~YM~ cum expositione manuscripta. SfMPLicio in praedicamenta stampato et tocco dal Carteromacho, in papiro in foglio, ligato alla greca di versicolore.
122.XE~opHONTEl'Anabasi de Cyro, in corame bianco, scritto dal Filelfo, in papiro in foglio.
123. LiBRo dell' oratione d'Aristide, antichiss", con commenti 113) V. p 187.
H 4) V«<. 1360. 122 ff. (Pie IX), La transcription, les gloses interlin. à l'encre rouge et les sehohes margin. à l'encre noire sont de la fin du xv" siècle.
115~ V. p. 163.
H6)V.p. 121.
117) V. p. 180.
118) V.pp. 159 et 179.
119, 120) V. pp. 121 et 157. Sur l'ouvrage de Hiêrocies, cf. FabriciusHarles, I, p. 800, X, p. 766. 121) V. p. 121. Je ne connais qu'une édition du commentaire Itt Ca~ot'MS (Venise, Callergi, 1499), qui puisse être annotée par Cartéromachos. 122) V. p. 195.
)23) V. pp. 171 et 184.
nelle margini, scritto in pergamena in foglio et ligato alla greca, coperto di corame lionato.
124. LIBRO dell' opere di Xenophonte antichisso, con alcuni scholij nelle margini, scritto in pergameno et ligato alla greca in corame nero.
l~S. LiBRo di Theodoro Metochita di cose d'Astronomia con sue figure, in pergameno in foglio et ligato alla greca di corame bianco.
126. LiBRo di varie opere di Luciano, scritto in papiro in-4°, con scholij nelle margini et ligato alla greca in corame rosso. 127. LIBRO di varie opere del med" Luciano, scritto in papiro in foglio, con scholij nelle margini, et tocco da Raffaelle Rhegio, et ligato in tavole, antichissimo.
128. EpiSTOLE et Orationi de Synesio con scholij nelle margini, et una OpATioNE d'Aristide, in papiro in-4° et ligato alla greca in corame lionato.
129. LiBRo dell' Oratione d'Aristide scritto in pergamena in foglio, et tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame lionato.
130. LiBRo di varij -autori, et fra essi l'Etiopica di Heliodoro, Eustatio delle narrationi d'Ismene et d'Ismenia. PSELLO. ALCINOO de dogmi di Platone, et altre cose, libro antichiss", in papiro in-4°, et ligato alla greca in corame lionato.
131. LA CpoNicA di Constantino Manasse con altri autori, scritto in papiro in-4°, ligato alla greca di corame lionato. 132. THEOCRITO et HESIODO con scholij nelle margini, tocco dal Bembo, scritto in papiro in foglio et ligato in velluto verde. 133. LIBRO di Sexto Empirico con emendationi nelle margini, et in un quinternetto, scritto in papiro in-4° foglio, et coperto di carta pecora.
134. LIBRO di varii autori d'Astronomia, di Geometria et di 124) V. pp. 184 et 190. « Corame rosso dit Rainaldi,
125, 126) V. p. 185.
127) V. pp. 173 et 185.
128) V. pp. 184 et 228.
129) V, p. 180.
130) V. p.151.
131) Vat. 1409. 281 ff. pap. (2 vol., Pie IX). Pour le texte de la Théogonie d'.Hes;ode contenu dans ce ms., cf. l'édit.ion Gottling et Ftach p. Lxvn.
132) V. pp. 121 et 185.
133) V. p. 161.
134) V. p.184.
INVENTAIRE D'ORSINI
Malhematica con sue figure, scritto in papiro in-4' coperto di carta pecora.
136. LiBRo de Dionysio Alexandrino de situ orbis, scritto in papiro in 4°, et coperto di corame lionato.
136. Licpo d'alcune orationi di Demosthene scritto di mano di Chrysolora, con alcune sue epistole scritte à Coluccio Salutati et altri, in pergamena in-4" foglio et coperto di corame lionato. 137. LiBRo d'orationi d'Isocrate, et altre cose scritte di mano del med' Crysolora, in papiro in-4°.
138. LrBRo d'Epistole di Michele Apostolio scritte al Bessarione et altri, in papiro in-4", coperto di carta pecora.
139. LIBRO della Grammatica d'Apollonio con PEcIoghe di PIn'ynicho et altre cose, scritto in papiro in foglio et coperto di cartone.
140. LIBRO della Grammatica del Gaza tocco da huomo dotto, in-4", ligato alla greca, coperto de lionato.
14!. LIBRO della varia historia di Aeliano con Heraclidû, scritto, di mano di Camillo Perusco, in papiro in-4" foglio, coperto di carta pecora.
142. LiBRo di Hieronymo Aleandro di varie sue notationi, scritto di mano sua, in papiro in-4".
143. LiBRo di varie cose del Bessarione et di Theodoro Gaza, con alcune epistole loro, scritto in papiro in foglio. 144. L:BRo de Dionysio Longino de granditate orationis, scritto in papiro in foglio.
145. LiBRo di varij trattati di Gemisto Plethone, con alcune epis135) V. p. 121.
136) V. p. 145.
137) V. pp. 121 et 144.
1:38) V. p. 148.
139) V. p. 150.
140) Va~. 1377. 205 ff. pap., rel. ant. estampée, à la rose d'Orsini. Deux mains c) f. 1, QsoB«ipou YpxpL~NTtx?); Ha-ctYMY!); b) f. 161, '!tep~ Bta).exTMy
T&V TtCfpCt TO'J KoptvOou TtOfpExë~YjSe~MV f. 188, 'ExXo~ NTTtXMV ~JIKTMV xe&
ovoij.KTMv du sophiste Phrynichos. Les annotations marginales porteot sur les deux parties du ms. qui est du xv° siècle; elles sont du commencement du xvf! siècle, la plupart en grec; au f. 153 «Gaza a HOS~'o iHMSMro repreheuditur hoc in loco ».
Hl) V. p. 173.
142) V. pp. 121 etf72; cf. Appendice I, n° 107.
143) V. p. 146.
144) V<!<. 1417. 23 ff. (Pie VI). Deux mains du x\-i" sieoie. Quelques levons en marge.
145) V. p. 163. En un moment où Pinelli paraît s'être occupé beaucoup de Gemiste Piethon~Orsini lui écrivait qu'il possédait le ~p~ vo[MOs<neR
tule del Bessariune et Theodoro Gaza, scritto in papiro in-4° foglio.
'!4G. LiBRo del Concilio Tridentino tradotto in Greco et riveduto da me, in foglio in papiro.
'147. Lnjpo del med' Concilio riveduto, scritto in papiro m-4° Lt coperto di carta pecora.
148. LiBRo di varie emendationi del Musuro sopra l'Epigrammi greci, et alcuni Epigrammi di piu, in papiro in-4°. '149. LiBpo di Colutho Thebano de raptu Helenae, scritto di mano di Constantino Lascari, in papiro, in-4° foglio. 'lo0. LiBRETTo di varie cose greche et latine con l'indice de libri della libraria de Medici, scritto di mano di Gio. Lascari, in papiro in-8".
'loi. LiBRo di 4 overo 5 quinternetti longbi, di varie cose grecbe et latine scritte di mano del med'"° Gio. Lascari, in papiro. 1S:2. ORATfo~E di Gio. Lascari scritta di mano sua et recitala in Fiorenze in laude delle lettere greche, in papiro in-4° foglio, con altre cose sue et varij Epigrammi di Mattheo Greco. 1S3. LiBRo di molti trattati di Christophoro Contoleonte, scritto in molti quinterni di mano sua, in papiro in-4°.
1S4. LiBRo de varij Epigrammi et alcune epistole di Mattheo Greco, scritto di mano sua, in papiro in-4° foglio.
155. LEXtcoN graecolatino in folio largo, scritto di mano di Pietro Ciaccone, in papiro.
'156. LiBRETTodi varie cose del Blemmida, di Gemisto Plethone et altri, in papiro in-8", coperto di carta pecora.
1S7. LiBRo di Gemisto Plethone contra Georgio scholario delle avec diverses choses adressées à Bessarion, dans un volume qu'il avait, fait transcrire (sans doute M. G. 145); ce traité avait été copié sur un ms. du Vatican, où il portait le titre de ~ep'tvo~Mv (Lettre du 2i nov. 1589). Orsini donne d'autres détai'.s sur les œuvres de Pléthon qu'il a réunies dans sa bibliothèque, dans des lettres du 5 et du 12 janvier 1590, du 2i janvier 1593, etc. (AtM&ros. D. 422).
146) V. p. 160.
147) V. p. 121; cf. Appendice I, n° 101.
148 V. pp. 151 et 163.
149) V. p. 153.
150) V. p. 155.
151. 152) V. pp. 156 et 160.
I53)V.p.l6i.
154) V. p. 160.
155) V. pp. 121 et 261; cf. Appendice I, n° 106.
156) V. p. 266.
157) Va<. 1397.304 ff., re). ant.,tranches dorées et gaufrées. Ce tout petit
differentie d'Aristo!:e!e eL Platone, con un Dialogo del Planude intitolalo Neophron, scritto in papiro in-8° et ligato alla greça in corame lionato.
) a8. LiBRo delle cose amatorie di Longo, Achille Statio et Eumathio, scritto in papiro di mano di Gio. Honorio, in foglio et coperto di carta pecora.
159. LiBRo di Plutarcho d'avvert.imenti politici, scritto in papiro in-4", et tocco di mano di Gio. Lascari. 0
160. LIBRO di Dionysio Alicarnasseo delle cose di Thucydide, con una espositione di Psello sopra li oracoli di Zoroastro, in papiro m-4".
161. INDICE della Bibliotheca del Car~ Ridolfi, scritto in parte da messer Matthia de Bari (sic), in foglio longo, coperto di carta pecora.
162. L'~ SALTERIO in carta bamhacina, ligato alla greca, coperto di corame lionato.
XOT. BI LIBRI GRECI STAMPATI CHE SOXO TOCCHI DI MANO D'HUOMI~I DOTTI
1. HoMERo Greco stampato, in foglio, con notationigrechenelle margini, di mano di Gio. Lascari, ligato alla greca in corame lionato.
volume, peut-être du début du xv[e siècle, porte un sommaire ancien sur )a, ~arde Gemisti Plethonis de tM/~r<'n<M t~ma~Mm Platonis et Aristotelis [f 1] ~H'ttKt Planudae dM~O<;M;< ;Y<;Op/M'0)t de g')'<HH/M<!CS [f. 122J. i58) V. p. 164.
159) V. pp. 121 et 157; cf. Appendice I, n" 105.
160) V. p. 163.
161) V. pp. 131 et 161.
162) V. p. 173.
Fa<. 7205, f. 15. Mon travail d~idenMca.tion ne_.compt'ena.it pas les imprimés annotés qui furent )éguès par Orsini à la Vaticane et qui sont aujourd'hui dispersés dans les diverses séries de cette bibliothèque, quelques-uns même égarés. J'ai cependant essayé de retrouver les plus importants, et la plupart sont décrits brièvement au cours du livre. Dans le but de donner un tableau précis de cette belle collection de livres rares, et surtout de facititer les recherches de mes successeurs, j'ai pris note de l'édition des autres volumes, indiquée dans le récolement d'entrée de Rajnatdi (v. cidessus, p. 120). J'ai vérifié dans beaucoup de cas l'existence des éditions citées par Orsini, au moyen des tables bibliographiques de Maittaire, Panzer ou Renouard mais j'accepte seulement la responsabilité des renseignements que j'ai pu contrôler sur les volumes. Ceux qui sont tirés du récolement sont suivis de la lettre R.
1) V. p. 158.
2. D[osconiDE con Arato et Nicandro, in foglio, tocco di mano di Gio. Lascari, coperto di corame lionato.
3. THEODORO GAZA, cioè la Grammatica sua, tocco di mano di Gio. Lascari, in foglio, coperto in tavole.
4. LiBRo d'Epigrammi Greci, tutto notato di mano di Gio. Lascari. stampato, in-4°, coperto di carta pecora.
S. Ux'ALTRouBRo simile, tocco dalmed~°nelle margini, ligato alla greca in corame rosso.
6. U~'ALTKo simile tocco dal med'"°, ligato alla greca in corame rosso.
7. SL'iDA, in foglio, tocco di mano di Gio. Lascari, ligato in tavole, coperto di corame.
8. TnEOCRiTo, in-8", tocco di mano di Georgio Balsamone, ligato in tavole, coperto di carta pecora.
9. U\'ALTRo THEOCRITO simile, tocco di mano di huomo dotto, coperto di corame lionato.
10. ARISTOTELE tutte l'opere, di stampa d'Aldo, con emendationi nelle margi:n, tocche da Scipione Carteromaclio et ligate in corame rosso, in 4 tomi.
11. THEopuRASTo di stampa d'Aldo, emendato et tocco tuHo di mano del Carteromacho, ligato in corame rosso.
12. THEOCRITO, THEOGNiDE, HESIODO et altri, d'Aldo, libro tutto tocco dal Carteromacho, ligato in corame rosso.
'13. SUIDA tocco dal Curteromacho, ligato alla greca in corame lionato, di foglio grande.
d4. LExico grecolatino, riveduto dal Carteromacho, ligato alla greca in corame lionato, di stampa vecchia.
~) Aldine de 1499, in-fo). Exemplaire incomplet du début. Aurait porté, suivant les indications manuscrites ajoutées sur l'fnventaire, la cote 8839. Je rappelle que ces cotes annulées, que les bibliothécaires de la Vaticane peuvent trouver au besoin sur )e ms.7205, ne rendraient au public aucun service elles ont été supprimées ici pour ne point surcharger de chiffres inutiles on ne les trouvera donc qu'à titre d'exceptions.
3) V. p. 159, note 2. L'ancienne e'ote de ce volume dans la Vaticane était 11806; j'ignore cetle qu'il porte aujourd'hui. L'ancien 11805, que j'ai vu, e~t un exemplaire de la même édition aldine de 1495, et porte la signature jfOfttMM Ga'M< (v. p. 217).
4, 5, 6) V. p. 158.
7) V. p. 159.
8) V. p. 162.
9) Même édition.
10) Aristotele l'opere, ma imperfetto, d'Aldo, 1495. ligate in 4 tomi et uno indiviso. R.
il, 13, 14) V. p. 181.
12) Manquait en 1602.
15. LExico latinogrecoriveduto da Pietro Candido, in-4", senza coperta, di stampa vecchia.
16. Pi.uTARCHo li Opuscoli, colla tavola di Gîo. IIonorio, emendato dal Carteromacho, ligato alla greca in corame verde, d'Atdo. '17. PLUTARCHO in due volume, emendato da Gio. Lascari, ligato alla greca in corame lionato, d'Aldo.
18. PLUTAMHo emendato in margine, coperto di carta pecofa, d'Aldo.
19. PLUTARCHO le Vite, emendate da Leonico Thomaeo, coperto di cartone, d'Aldo.
'20. LuctANo emendato dal Carteromacho, coperto di corame lionato, di stampa vecchia.
2). LuctA~o emendato dal Leonico, ligato alla, greca di corame lionato, di stampa vecchia.
~2. LuciA~o di Aldo, emendato dal Carteromacho, ligato ail) 1 greca in corame rosso.
23. THUCYDIDE col commento, di Fiorenza, con varie emendationi, coperto di corame rosso.
24. HERODOTO emendato dal Carteromacho, ligato alla greca in corame giallo, d'Aldo.
~5. THUCYDIDE con scholij, emendato dal Carteromacho, et XENopHONTE delle cose de Greci, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo.
'M. XEKOpnoNTE, con varie emendationi mie, di stampa d'A)do. 27. XENornoNTE, con varie emendationi, in cartone, d'Aldo. 28. XENOpiio~TE, con varie emendationi del Sirleto, in corame nero, d'Aldo.
29. EumpiDE le quattro tragedie, con scholij et emendationi del
1- _11
Carteromacho, coperto di corame giallo, in-4". 15)V.p.l7f.
16) V. p. 165.
17)V.p~59.
18) V. pp.l72ei.l88.
19) Tocche in alcuni pochi luoghi. R. V. p. 271.
20) Jnc. ~6~ V. p. 172, nole 2.
21)IHC.~6~. V. p. 172.
22) V. p. 181.
23)F[orenee.Giun!.a.,1526,in-foI.
24) V. p. i81.
25) Aldines de 1502. R.
26 Manquait en 1602..ft.
27) Aldine de 1525, comma 28. R. C'est probablement A. 44 !H-/b~ 28) V. p. 177.
29) V. pp. 176 et 181.
30. EURIPIDE, la parte seconda del Carteromacho, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo.
31. SopHocLE, con scholij del Carteromacho, ligato alla greca in corame lionato, d'Aldo.
32. DioscopiDE con Nicandro, tutto pieno di scholij et emendationi del Carterotuacho, ligato alla greca in corame giallo, d'Aldo.
33. ARISTOPHANE col commento, tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo.
34. ARISTOPHANE simile, tocco dal medmo, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo.
35.HERODIANO, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero, d'Aldo.
36. RHETORi GRECi, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero, d'Aldo.
37. CoMMENTo sopra li Rhetori, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero, d'Aldo.
38. AESOpo con li altri, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero, d'Aldo.
39. EpisTOLARio GRECO, tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame lionato, d'Aldo, in-4°.
40. GREGORio NAZANZENo, et altre cose, tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame versicolore, d'Aldo.
41. PoppHYRio, tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame versicolore, d'Aldo.
42. PiNDApo manuscritto, et Proverbii di Tarreo, di stampa vecchia, tocchi da J. Aegidio Card., ligato alla greca, coperto di corame rosso.
:?, 31) V. p.181.
32) Manquait en 1602. H. Un pxemplaire de la même édition, que j'ai vu encore avec le n° 8839, porterait des scholies de Cartéromacbos; cf. I. G. 2, autre exemplaire.
33, 34) Aidine de 1498.
35) Manquait en 160?.. B.
36, 37) Ce sont apparemment les deux \'otumesdes~/tf<o)'ex ~'sec~d'Atde, parus en novembre 1508 et juin 1509.
38) V. p. 18t.
39) V. p. 181. C'est le recueil de 1499.
40) V. p. 181. Ce volume devait, d'après tes indications de Rainaldi, contenir plusieurs ouvrages in-4, retiés ensemble; d'abord les poésies de saint Grégoire (Alde, 1504), puis le recueil précédent.
41) Manquait en 1602. R.
42) V. p. 172. L'imprimé est de Florence, H97.
NOLHAC. FULVIO ORSIXt
23
43. PmLosTRA'ro et, HERODiANO, tutto scholiato et emendato dal Carteromacho, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo. 44. EpfGRAMMATARio GpEco, che fù del Colotio, in-4°, ligato alla greca in corame lionato.
4ë. EpiGRAMMATApio GRECO, che fù di Andrea Aleriense, scholiato, in-4°, coperto di corame rosso.
46. PIIILOSTRATO grecolatino d'Aldo, scholiato et riveduto da F. Zanouio Acciarolo.
47. CLEMENTE ÂLEXANDRiNo di Fiorenza, con li scholij in margine di mano di Gio. Honorio, ligato alla greca in corame rosso. 48. EsposiTioNE sopra la Rhetorica d'AristoteIe, in foglio, con emendationi in margine di Gio. Honorio.
49. ARISTOTELE le cose morale, tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame lionato, d'Aldo.
30. EpiGRAMMATARio, in carta pergamena, tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in corame versicolore, d'Aldo, in-8°. 5!. Q. SMYRNEO, con li altri, tocco dal Carteromacho, ligato alla greca in ccrame rosso, in-8", d'Aldo.
S2. THEODORO GAZA, tocco dal Carteromacho, in corame nero, d'Aldo, in foglio.
:j3. EusEBio de praeparatione, tutto corretto, ligato alla greca in corame verde, in foglio.
54. TuEocRiTu, senza commento, tutto corretto da me, in-8' 5S. TuEOCRiTo, tutto corretto et scholiato, di stampa vecchia, in foglio.
43) V. pp. 176 et 181.
44) V. p. 158.
45) V. pp. 158 et 229.
46) V. p. 175. Cetexemptairedu Philostrate de 1504, annoté par Acciajuoli, emprunte un intérêt de plus à la dédicace imprimée d'Alde Manuee au futur bibliothécaire de Léon X.
47, 48) V. p. 175.
49) Dans le catalogue de vente cité, p. 136, note 3, il y a sous le n° 126 des in-fot. un exemplaire de cette édition, qui est la belle Aldine de 1498, avec cette indication CoH(!<:M cMMt ~MerK?)M.,passMKem~~Mse~MtMMM';y;'ttf KO<a<Mx MMMM F. !7)'stK; La signature d'Orsini, qui se trouve sur-la plupart des volumes possédés par iu', a pu fort bien tromperle rédacteur'de cet inventaire, et lui faire attribuer à Orsini les notes de Cartéromachos. H est. plus vraisemblable encore, d'après la description, que c'est I. G. 70, exempiaire corrigé par Ercolani.
50-52) V. p. 18< (50 est un exemplaire sur parchemin). Pour 52, cf. L G. 3. 53) Rob. Estienne, 1544. R.
54) A joindre à la liste de la p. 188.
55) Con alcuni opusculi manoseritli. R. V. pp. 176, 179, 181. Un exe.m~plaire de cette précieuse édition princeps est porté aux fiches du catalogue
~)6. THEOGRi'ro, tutto corretto da huomo dotto, m-8°. ~7. HoMEpo in dui volumi, corretto da Ludovico daFano, coperte di corame nero, in-8°, d'Aldo.
58. HOMERO grande, con annotationi dell' Erythreo, in cartone, di stampavecchia, in foglio.
~9 HoMEKO l'Iliade, emendata da me, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo, in-8".
60. SopHocLE, emendato da me, con scholij, ligato alla greca in corame rosso, in-8°, d'Aldo.
(!). EpiGRAMMATARio, con scholij de Ant. Codro Urceo, ligato alla g'reca in corame berettino, in-8", d'Aldo.
6~. ËpiGRAMMATARio, emendato da Leonico, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo, in-8°.
M. ËpiGRAMMATARio, con varie emendationi mie, ligato in corame versicolore, d'Aldo, in-8°.
(i4 ËpiGRAMMATARio di Benedetto Aegio, ligato alla greca in corame rosso, d'Aldo, m-8".
65. ËpiGRAMMATARio d'Aldo, con un quinterno d'Epigrammi non impressi, in-8°.
66. RHETORiGA d'Hermogene et Aristotele, con emendationi et scholij, in cartone, in foglio.
67. DEMOSTHENE,con emendationi mie et scholij, ligato alla greca in corame lionato, d'Aldo.
68. ORATORI GRECi,con emendationi mie et scholij, ligato alla
greca in corame nero.
de la Vaticane (A;'«'. ~6' JMC. ~5~) avec la note ;/MMt;t< Ii est probable qu'il s'agit du même volume, qui aura été retiré des incunables et cias~é dans le fonds des manuscrits grecs.
57~ V. p. 177.
.')8) V. p. 176.
59) A joindre à la liste de la p. 188. L'HoM~'f d'Orsiui (Aidine de 1517 i ''n deux volumes) est aujourd'hui coté A. -M et ~t. ~0 « in-8". L'Iliacle renferme beaucoup de notes à l'encre rouge et au crayon, qui ont pâli; celles de i'Oeh/Mc'f; sont plus lisibles et surchargent les marges; beaucoup de mots sont traduits en latin dans l'interligne.
60) V. p. 188.
61) V. p. 175.
62) V. p. 172.
63) V. p. 188.
64) V. p. 175.
65) Atdine de 15U3, comme tous les précédents volumes.
67i V. p. 188.
?<) Aidinf de 1513, in-fol. R.
69. ETYMOLOGico, tocco da huomo dotto, in foglio grande et coperto di corame lionato.
70. EïHicA d'Aristotele et Politica, emendata da Pier Mattheo Herculano, ligato in corame nero, d'Aldo, in foglio.
71. PLATONE di Basilea, emendato, coperto di cartone, in foglio. 72. PRocLO sopra Platone, emendato, coperto di cartone, in foglio. 73. OppiANO -M~Xteu-nxa, con scholij et emendationi mie, in-4". 74. ÂESCHYLO d'Aldo, m-8", con scholij et emendationi mie. 7~. HoMERo, con scholij et emendationi mie, in-8°, in dui volumi. 76. EumpiDE, parte seconda, con emendationi mie, ligato alla greca in corame nero, d'Aldo.
77. EumpiDE d'Aldo, con mie emendationi, in-8", ligato alla greca di corame versicolore.
78. ApoLLONio RHODio, tocco da huomo dotto, ligato alla greca, in corame lionato, in-4° foglio.
79. ApoLLu~io d'Aldo, con mie emendationi, ligato in corame lionato.
80. PiNDARo. emendato da me, ligato in corame rosso, in-4°. 81. ApoLLONio, con scholij et emendationi, coperto di corame lionato, in-4°.
8~. ARISTOPHANE, con emendationi mie, coperto di corame rosso, in-8".
83. Q. SMYRNEO, emendato da me, ligato alla greca in corame turchino, d'Aldo.
84. PLATONE d'Aldo, emendato da me, ligato alla greca in corame rosso, in foglio.
8ë. THEOGMDE, emendato da me, ligato in cartone, in-8". 69) « Stampato di Z. K. » dit Raina.tdi; c'est donc le grand B~mo~Of/MOtt imprimé à Venise, en 1499, par Zacharias Callergi.
70) V. p. 176 et I. G. 49. Rainaldi dit à propos d'Erootam « I! oui nome è nel principio n.
71) C'est l'importante édition Io.6<'y7Mgo et Io. Opot'mo cM<'SHM6M~, Bâle 15:
72) Manquait en 1602. Il.
73-77) V. p. 188. L'Oppien serait, selon Ra.ma.ldi, une édition de Paris; L''est sans doute celle de Turnèbe, 1555.
78) V. p. 181.
79) AIdinedel521. R.
80) V. p. 188.
81) Manquait en 1603. H.
82) Florence, Giunta, 1515.
83, 84) V. p. 188.
85) Edition de Ba!e.
86. STRABONE, emendato da me, coperto di carta pecora, in foglio.
87. ATHENAEo, in foglio, di Basilea, con emendationi mie, ligato in carta pecora.
88. ÂTHENAEo d'Aldo, in foglio, ligato alla greca, tocco da me, in corame rosso.
89. PAusANiA d'Aldo, ligato alla greca in corame rosso et tocco da me, in foglio.
90. DIODORO SICULO di Parigi, ligato in corame rosso et tocco da me, in foglio.
9' DIONYSIO ÂLicARNAssEo di Parigi, con mie emendationi, ligato in corame rosso, in foglio.
92. DioNE di Parigi, tocco da me, in corame rosso, in foglio.
93. ApplAxo ALEXANDRiNo di Parigi, in-8", con alcuni altri autori, con emendationi mie.
94. AppiANO ÂLEXANDRii~o di Parigi, tocco da me, in corame rosso, in foglio.
95. POETICA d'Aristotele d'Aldo, in-8", Hbro tocco da me, coperto di carta pergamena.
96. DioNYSio de situ orbis, in carta pecora, col commento, tocco da me, in-4".
97. LvcopHpo~E col commento, in foglio, tocco da me, coperto di carta pecora.
98. ARISTOPHANE col commento, tocco da me, in-4", ligato di corame verde.
!)9. POLYBIO di Basilea, emendato da mf, et coperto di cartone, in foglio.
86) Aldine de 1516.
87)Ba.)e, 1533.
88) Alde, 1511.
89) Aldine de 15iC..
90) V. p. 188.
'.)!) Rob. Estienne, 1547.
92) Dion Cassius, Rob. Estienne, 1548.
93) Manquait en 1602. H. C'était évidemment la coHeetion d'Henri Estienne, 1557.
94) L'Appien de Paris in-fol. est celui de Charles Estienne, 1551. 95) Aidine de 1536.
96) Paris [R. Estienne 1547. R.
97) Bâle, 1546.
98) Florence [Giunta' 1525. R.
99) Bâle, 1530.
100. STRABO~iE d'Aldo, tocco da Benedetto Aegio, coperto di cartone, in fogLio.
101. Gr~AMMATicA del Gaza, in dui volumi, tutta riveduta et
ampliala dal Lascari, in-8"
XOTA DE LIBRI LATINr SCRITTI A PENNA*
1. ÏRREXTio di lettere maiuscole, con scholij in lettera longobarda, fù del Bembo, ligato in cedro, coperto di sagrino, con serrami d'argento, in pergamena, m-4°.
2. VIRGILIO di maiuscole fragmentato, che fù del Pontano et poi del Bembo, in pergamena, con miniature diligente, ligato nel med" modo, et posto in un cassettino di cedro, intersiato col Terentio, m-4°.
3. FRAGMENTO di Virgilio in foglio grande, di lettere maiuscole antichissime, ligato in cipresso, coperto di corame verde, in pergamena.
4. VIRGILIO con Servie, antichissimo, che fù del Filelpho, in pergamena coperto di corame rosso, in foglio.
5. PoRpHYRioNEsopraHoratio, più integro delli stampati et più (opioso et emendato, in pergamena, antichissimo di mille anm come il Terentio Vaticano, in foglio, di corame rosso. C 6. MARTIALE, antichiss" di 800 o 900 anni, della forma che è il Cesare della Vaticana, in pergamena, ligato alla greca, in-4" foglio. 7. Lus: di Virgilio, di scrittura di mill' anni, et fù del Bembo. coperto di corame rosso, in pergamena, in foglio longo. 100) V. p. 176. Aldine de 1516. R.
101) V. p. 159. Florence [Giunta], 1515. R. A ces imprimés grecs d'Orsini, dont la liste (on l'a vu, p. 136) est loin d'être complète, j'en ajouterai un ici, à cause du donateur. Plantin écrit à Orsini, )e 18 juin 1569 MLeXènophon de Henry Estienne vendons nous ici: 6 fl., qui sont trois escus, et ainsi l'ai je escnt au s'' Georgio Ferrari [le libraire de Rome], du compte de qui je l'ay osté, et prie à V. S. t'avoir pour ag~reabte en mon nom ». (Corresp. de Plantm, p.p. NI. Rooses, t. II, p.56.)
Va<. 7205, f. 25.
1) V. p. 237.
2) Va<. 3225. V. p. 225.
3) Vaf. 3256. V. p. 86.
4) V. p. 195.
5) V. p. 226.
6) V. pp. 231 et 276.
7) V. pp. 239 et 276,
8. VALERIO FLACCO, di scrittura di mill' anni, libro conservatiss", in pergamena, ligato di corame torchino, in cipresso, in 4°. 9. HORATIO con Acrone, più antico di quello della Vaticana, che fù del Colotio, ligato in corame lionato, in foglio.
10. SoLiNO in lettera longobarda, ligato in cipresso, coperto di corame rosso, in-8°.
11. SoLiNO et SEx. AURELIO VICTORE, di 700 overo 800 anni, ligato in cipresso et cOperto di corame torchino, in-4°.
SiDo~ioApOLLiNARE, di 600 anni, integro, ligato in cipresso et coperto di torchino, in-4".
-!3. EpiTOME di Livio, in pergamena, scritto di mano del Perotto. Iulio Grammatico delle cose di Sylla, et Mario. Epistole di Cesare. Epistola latina del Bessarione a Francesco Foscari duce di Venetia, tutto scritto di mano del Perotto, ligato in cipresso et coperto di corame rosso, in-8° grande.
14. CLAUDIANO, antichisso, ligato in cipresso coperto di corame torchino.
15. FpAGMENTO di A. Gellio et Valerio Maximo, antichisso, in pergamena, ligato in corame rosso.
t6. PERSIO et CATULLO, ligato in corame rosso, in pergamena. 17. TERENTIO con figure, et PERSio di 700 overo 800 anni, integro et in alcuni luoghi di maiuscole, in pergamena, ligato in cipresso et coperto di corame rosso.
'!8. COMMENTARII di Cesare, integriss', d'antichità di più di 600 anni, libro più corretto che tutti l'altri, ligato in cipresso coperto di corame rosso, in pergamena.
8) V. p. 276.
9) V. p. 250.
10) V. p. 275.
11) V. p. 277.
12) V. pp. 264 et 277.
13) V. p. 196.
14) Ftt(. 3289. 110 ff. parch. (Pie IX). xn'-xu! siècle. Timbre de la Bibl. Nationale.
15) Va<. 3307. 89 ff. (Pie IX). xif'= siècle, palimpseste. Le ms. contient une préface publiée dans l'appendice aux publications de Mai (Rome, 1871) et par Martin Hertz, éd. citée d'Autu-Gutle, qui décrit le ms., pp. m-uv. 16) Vat. 3291. 64 ff. écrits, rel. ant. aux armes d'Orsini. xve siècle. F. 1, Perse (quelques scholies) f. 13, CtM'tMHts !Kcompft<MSMi!.Lec<Mf6!eprocacM !PW"pecO; f. 24, Catulle (quelques leçons); f. 62 Tibulle. H n'y a que les deux premières étégies de Tibulle; la transcription, qui devait avoir lieu sur des ff. de parchemin soigneusement grattés, n'a pas été achevée. Fragments de Lucrèce (f. de garde) et d'Apulée (f. 12).
17) V. p. 275.
18) V. pp. 226 et 265.
'19. SALLusTtO integriss", di mille anni, ligato in cipresso coperto di corame rosso in principio del libro vi è Rescriptum scholastici contra Epistolas exortatorias Senecae.
20. SALLUSTIO di lettera longobarda, legato in cipresso coperto di corame rosso.
2'L SALLUSTIO antichiss° di 600 anni, in cipresso et coperto di corame rosso.
22. SALLusTio antichiss°, coperto di corame rosso, in cipresso. 23. PmuppicHE di Cicerone, di lettera longobarda. Sogno di Scipione et P. VITTORE epitomato, in cipresso coperto di corame rosso.
24. PmLippicHE di Cicerone, antichissime, di più di 800 anni, coperto di corame lionato.
25. PAULO OROsio, EUTROPIO et PAULO DiACONO, d'antichità di 600 anni, de gestis Longobardorum, et vita Caroli Magni, in cipresso et coperto di corame verde.
26. PpisciANo antichisso, in lettera longobarda, con schoHj nelle margini, di più di 800 anni, in cipresso coperto di corame rosso.
27. SEpvio sopra la Bucolica, Georgica et il primo dell' Aeneide, in lettera longobarda, più copioso et più emendato dell'altri, libro antichiss°, in cipresso et coperto di corame rosso. S8. Livio la prima Decade, di lettera di 600 anni, ben conserva to, coperto di corame rosso, in cipresso.
29. CicERONE de inventione, di 700 anni, antico, ligato in cipresso et coperto di corame rosso.
30. PAULO OROSIO, di lettera longobarda historiato, antichiss°, coperto di corame lionato, in foglio.
31. !uvEXALE, in lettera longobarda coperto di corame lionato.
~9)V. p. 276.
20; V. p. 275.
2.1, 22) V. p. 277.
23) V. p. 275.
24) ~(. 3228. 117 ff. parch. (Pie IX). xn" sièoie. Au f. de garde, audessous de la mention habituelle due à Orsipi. je déchiffre le nom d'un Romain efta.cé avec grand soin Pt'ospo' f7e Ca/fM'eMM.
25, 2G) V. p. 274.
27) V. pp. 195 et 274.
28) V. pp. 242 et 277.
29) Vftf. 3234. 32 ff. parch. (Pie IX). Plusieurs mains du xn' siècle. Incomplet. Anciens ex-libris à peu près effacés au t'. 1, et la cote H* ~C. 30, 31) V. pp. 217 et 274.
32. FAsTr di Ovidio, in lettera longobarda, in cipresso coperto di corame rosso.
33. LucANo, antichiss" di più di 600 anni, ligato in cipresso coperto di corame rosso.
34. DoNATO ia grammatica, d'antichità di 700 anni, in cipresso coperto di corame rosso.
35. BOETIO de Consolation~ d'antichità di mille anni, in cipresso coperto di corame rosso.
36. VIRGILIO in lettera longobarda, in cipresso et coperto di corame rosso.
37. EpiGRAMMi latini, antichi et moderni, raccolti dal Colotio. Nel med"'° libro sono varie cose di geographia, geometria, et astrologia, et mecaniche, tocco dal Colotio, in cipresso et coperto di corame rosso.
38. HORATIO antichisso, che fù del Statio, in cipresso et coperto di corame rosso.
39. HORATIO antichiss", coperto di cartone.
40. HORATIO antichiss", coperto di corame lionato.
4!. HORATIO le Ode, antichisso, coperto di corame bianco. 42. CiCERO~E de officiis antico, in cipresso et coperto di corame rosso.
43. CICERO-NE de inventione et la Rhetorica ad Herennium, coperto di corame rosso, in cipresso.
32) V. p. 274.
33) Vat. 3284. 113 ff. parch.re!. ant. aux armes d'Orsmi. Ce beau ms. contient des gloses et des scholies contemporaines et beaucoup d'autres, qui sont pour la plupart du xv~ siècle. Rainaldi s'étonne de ce qu'il lit dans t'fnvfntaire « L'indice del s< Fulvio dice questo esser libro antichiss" più di 600 anni, ma questo che m'è consignato è scritto net 1207, corne ènotato nel fine del libro ». Cette note est dans la marge Fuit .('?'<p<Mm in ~807. 3!1) V. p. 277.
35 V. p. 276.
36 V. pp. 240, 264 et 274.
37 V. p. 255.
38) V. p. 264.
39) Va<. 3259. 111 ff. parch. (Pie IX). xtne-xtv s. F. 1, Horace; f. 102 v". Perse. Scholies et gloses. Le dernier f. moderne. En haut du f. 1, est le n° 8o9 et l'ex-libris d'un évêque. Sur le f. de garde, cette note du propriétaire qui a précédé Orsini losnHM Canniti de Firmo et amtcofMm sMofMm "mofMm RoHMg 6;M'i<enf! in acdt&!<&' D. D. Cajot'fmiceM.<!s die a* memsM Ma)' M.D.LXIJ.
40) Vat. 3260. 117 ff. pareh. (Pie !X). xtV siècle. Timbre de la Bibliothèque Nationale. F. 1, Horace; f. 109, traités de médecine, recettes, etc. Au f. 117, on lit parmi plusieurs noms effacés Ego Filippus de Va~e (?). 41) Va<. 3261. 66 ff. parch. (Pie VI, Pie IX). x)v° siècle.
42) V. p. 266.
43) Vat. 3235. 74 ff. parch. (Pie IX' Plusieurs mains du xif-xui~ siècle.
44. OVIDIO la Metamorphose, in corame rosso, in cipresso. 48. TERENTIO antichisso, coperto di tavole.
46. VIRGILIO la Buccolicha et Georgica, con scholij, antichisso, et alcune cose d'Ovidio, coperto di corame lionato.
47. A. GELLIO antichiss°, di più di 700 anni, correttissimo, coperte di corame lionato.
48. OVIDIO la Metamorphose, coperto di corame rosso. 49. ViTA de loanne Mellino Card., scritta dal Platina, in pergameno l'originale stesso del Platina, coperto di corame lionato. 50. PROPERTIO, di mano d'huomo dotto, coperto di corame lionato. S' CATULLO, TiBULLo et PROPERTIO, et CORNELIO SEVERO l'AeIna, di mano d'huomo dotto, coperto di corame lionato. 52. STATio la Thebaide, antico, coperto di corame nero. Renvois aux marges par un lecteur du xv° siècle. Sur la garde la cote ancienne ? 96.
44) V. p. 122.
45) Vat. 3306. 74 ff. paroh. (Pie IX). xtv" siècle. Scholies. l.e f. degarde pst un acte notarié de 1384.
46) Vat. 3254. 94 ff. parch. (Pie IX). Trois mss, du_xm° s., tous incomplets a) f. 1, ~Mco~MM; f. 13, Géorgiques; &) f. 47, Hëro~es; c) f. 87, !p. livre des PoK<MMM (sur 2 colonnes).
47) V. p. 224.
48) Vsf. 3266. 134 ff. parch. (Pie IX). Deux mains du xve siècle. Scholies et gloses de divers lecteurs. Ce volume, le 50 et le 51 sont d'un petit format portatif, apprécié sans doute des amateurs de poésie latine qui les ont tant lus et annotés,
49) V. p. 198.
50) V. p. 202.
51) Vat. 3272. 195 ff. parch. (Pie IX). xvo siècle. Lettres ornées. Sur la garde, une courte vie de Properce. F. 1, Propet'<M DBï6~ Nautae poetaeclaWMMM e~eg~a foeliciter M:ctpt<. (Quelques scholies aux premières pages; à la fin des B'. blanes); f. 90 v°, Aemilii de Bucchabeilis epy~NMttKa Quam iuvenis quampauper erat, ~mett ecce
VM.'<< et aeterno e<[)')K!me nomen /t(t6~
91, Tibulle; f. 137 v°, Catulle; f. 187, Cont<'M.Se~)''R<ïe~(~c). Au bas de la première page est un éousson D'azur à six étoiles, posées 3, 2, 1, d'argent. Sur le casque du cimier est un oiseau noir ayant au bec une couronne verte. Aux côtés de l'écusson, les lettres A!A à l'encre d'or. Je ne parviens pas à identifier ces armoiries; mais l'épigra.mme nous donne, ace qu'il semble, le nom du copiste, qu'on peut transcrire par celui d'un Emilio lioccabelli. Si le copiste est le même personnage que le propriétaire, c'est un ~'mute de ce jeune Pallini, qui a transcrit Properce dans le 3274 <M. L. 5Q> .~t que j'ai étudié dans la Recherche sur un compagnon dePompOHtM.sLfM~M.s (v. p. 202, note 1\
52) Va<. 3278. 101 ff. parch. (Pie IX). xm° siècle. Gloses et scholies de 'e deux mains, dont l'une est contemporaine. A la fin sont 84 vers rimant quatre à quatre, sorte de complainte d'OEdipe DN't ~)s~S infausta pignora. Elle a été publiée par Ed. du Mérii, Poésies popul. lat. inéd. du ;tMy<'t! .~f. p. 310. d'après un ms. de Bprlin. pu
33. STATIO l'Achilleide, in lettera longobarda, coperto di carta pecora.
54. SEVERO Scholastico sopra Martiano Capella, libro antichissimo.
55. PLUTARCHO de familiaritate philosopho ineunda cum principe, tradotto dal Gaza, con l'epistola d'esso Gaza alvescovoAndrea Aleriense, libretto originale, coperto di seta lionata, in-4°. 56. luvENALE antichisso, coperto di cartone.
.7. FRAGMENTO delle controversie di Seneca, antichiss" et correttiss".
58. PEpsio, et alcune opere d'Ovidio, libro antichiss", coperto di cartone.
59. POESIE del Sannazario, di mano sua, ligato in corame rosso. 60. POESIE del Colotio, in dui volumi, uno in-4° et l'altro in foglio. di mano sua.
61. POESIE del Thebaldeo, di mano sua, senza coperta. 62. iuvENALE antichisso, scholiato, et coperto di corame lionato. 63. CICERONE de inventione et la Rhetorica ad Herennium, antichiss' et coperto di corame rosso.
64. OFFicii de Cicerone, con scholij in margine, di mano di Pomponio Laeto, coperto di corame lionato.
6ë. FESTUS PoMpElus epitomato, et il fragmento non epitomato, coperto di corame lionato.
53) V. p. 275. Le ms. porte au f. 1 une cote ancienne a. axMMy; ]en" 53 qu'on voit au bas du f. 22 est celui de ia bibliothèque d'Orsini. 54) V. p. 228.
55) V. p. 230.
56) Vat. 3287. 55 ff. parch., rei. mod. x~-xt~ siècle. Scholies et gloses. La dernière satire se trouve la XIV. L'identification de ce ms. de Juvénal repose sur la place qu'il occupe dans le classement de Rainaldi. 57) Ms. non retrouvé (à joindre à la liste de la p. 122). H a dû être relié dans un autre volume de la Vaticane. Serait-ce le ms. sous le nom de Sénèque qui viendrait de Bembo (cf. p. 242)?
58) V. p. 217.
59) V. p. 328.
60) V. p.254.
61$ V. p. 257.
62) Vat. 3288. 63 ff. parch. (Paul V, Pie IX). xne siècle. Scholies et gloses. Vers écrits au xv° siècle sur les gardes, de plusieurs mains. 63) Vat. 3236. 64 ff. parch. (Pie IX'). xn'' ?!èc[e. F. 1, Df mueMMoMf: f. 33 v, A'< Herennium. Les tranches ont été dorées. Au f. de garde, mentions et extraits d'époques diverses; on y trouve notée la naissance de la fille d'un propriétaire, nommée Agnès, le 22 mai 1387, sous le pontificat d'Urbain VI malheureusement le nom de famille manque.
64) V. p. 206.
65) V. p. 213.
66. FESTO PoMpEK) non epitomato, scritto di mano del Politiano. 67. VELIO LoNGo de orthographia. CORNELIO FpoNTONE exempla elocutionum. ADAMANTIO et MARTYRIO la grammatica. ATILIO FORTUNATIANO. Do~ATIANO. IULIO SEVERIANO.
68. RuTiuo Lupo, AQUILA et PETRONIO ARBITRO, scritti di mano del Perotto, coperto di corame giallo.
69. NicoLAo IUDEco ad libros Aristotelis, con l'epistola al Colotio, coperto di cartone.
70. PORPHYRIONE sopra Horatio, in corame torchino. 71. PLACIDI glossae, in-4" foglio.
72. TiBULLo, in pergamena, coperto di corame lionato. 73. LACTANTIO sopra la Thebaide di Statio, in pergamena et coperto di corame rosso.
74. SUETONIO, coperto di corame nero, fù del cardle Campano. 78. STATIO le Selve, in pergameno, scritto da huomo dotto. 76. LivM la terza Deca, coperto di corame rosso, scritto di mano del Poggio.
77. Livio la quarta Deca, eoperto di corame rosso, scritto di mano del Poggio.
78. EpiGRAMMi latini antichi et moderni, raccolti dal Colotio, in cartone.
79. EnsTOLE di Plinio et de viris illustribus, coperto di corame rosso.
80. EpiSTOLE ad Atticum et Q. Fratrem et Brutum, imperfette, in pergamena et coperto di corame lionato.
81. EPISTOLE medesime perfette, coperto di corame lionato. 82. UN VOLUME de ludis circensibus et scenicis, et altre cose,
coperto di corame lionato.
66) V. p. 216.
67 V. p. 247.
? V.p.196.
69 V. p. 251.
70) V. p.226.
71) V. p. 122.
72) V. p. 267.
73) ~:<. 338t. 162 ff. (Pie IX). xve siècle 74) V. p.197.
75) V. p. 241.
76, 77) V. p. 194.
78) V. p. 255.
79) V. p. 197.
80) V. p. 249.
81)V.p.231.
82) V. p. 262.
83. U~ VOLUME de regionibus Urbis Romae, coperto di corame lionato.
84. Ux VOLUME di raccolta de luoglii sopra le cose romane coperto di corame lionato.
85. UN VOLUME secondo simile, coperto di corame lionato. 86. SuETON:o scritto di mano di Lianoro Bononiense, coperto di corame lionato.
87. CiCERONE de fiuibus bonorum et malorum, coperto di corame lionato.
88. CICERONE le Tusculane, coperto di corame rosso.
8J. CICERONE de oratore, coperto di corame rosso.
90. P. CANDIDI de cosmographia. De hominis genitura. De muneribus reip. De usus antiquitate scribendi. De proprietate verborum latinorum, coperto di corame nero.
91. SERENUS, Aratus latinus et alia, coperto di corame lionato, belliss° libro.
92. EPISTOLE di Leonardo Aretino, coperte di corame nero. 93. LEONARDus ARETINUS de temporibus suis et alia eiusdem opuscula, in pergameno, coperto di corame rosso.
94. CAssioDORiepistolae, in pergameno, coperto di corame rosso, libro antico.
95. TERENTIO d'antichità di 400 anni, coperto di corame rosso.
83) V. p. 206.
84, 85) V. p. ?9.
86) V. p. 170.
87) Vat. 3241. Lxxxvm tf. p.n'ch. (Pic fX). xve siècle. Corrections ma.rgina.tes. Le ms. offre souvent des lacunes d'un ou ptusieurs mots; ce sont ies mots STecs.
88) V. p. 122.
89) V. p. 197.
90) V. p. 231.
91)V. p.2)7.
92) Vf:<. 3397. 170 If. pap. encarté de pM-ch. (t.autV,P[etX).xv°siëcte. Ecusson grossièrement peint (d'azur, au iion ou léopard d'or). Le ms. est précédé d'une ancienne table des lettres de Leonardo Bruni; i! en contient 125; les deux premières sont adressées à Salutato, la dernière au roi Alphonse.
93) Vst. 3398. 108 ff. xve siècle. Ornements, écusson effacé par le timbre de la Vaticane. Sommaires marginaux à l'encre rouge. F. 1, Leonat'dtAt'etini de temporibus ïMtii; f. 46, Xfttop/MtttM liber qui f~ct(M)' (t/t'aHKM;) [Hiéron]; f. 66, L. Aretini liber ct~ue~M~ /tf/pO(,'t't<fM; f. 77, L. A. Vita Aristotelis; f. 91, L. A. (le stu~MS et litteris ad ~ommsm Battistam de .~h~.stM. (Cf. Va<. 3923, f. 1, lettre de Bruni à la mêmeMaiatesta.) 94) Vat. 3392. 76 ff. (Pie IX). xm" s. A deux colonnes.
9.~ V. p. 122.
96. CLAUD!ANo de raptu Proserpinae. Espositione sopra tuvenale, libro antico et coperto di cartone.
97. CATONE de re rustica, coperto di cartone.
98. CICERONE l'orationi, in pergameno, coperto di corame nero, libro rarissime. `
99. ORATio~E di Ciceroni, in pergameno, coperto di corame rosso. 100. LivM la terza Derade, in pergameno, coperto di corame lionato.
101. EMENDATioNi sopra varij autori, del P. Ottavio, di mano sua, coperto di corame lionato.
102. APULEIO, in pergamena, coperto di corame rosso, tocco di mano di Benvento da Imola.
103. CicEpo de natura deorum, et de divinatione, libro antico et fù di Papa Nicola terzo.
104. PETRt PAULi Iustinopolitani de ingenuis moribus, et liberalibus studijs adolescentiae. FrancisciBarhari de re uxoria, et alia, in pergameno et coperto di corame rosso.
105. MARTiALis epigrammata, in-8", in pergameno, coperto di corame rosso.
106. CicERONE le Tusculane, antico, coperto di corame rosso. 107. CICERONE de natura deorum, che fù del Trapezuntio, in-4" fogl. 108. FRONTiNo de stratagematis, coperto di corame giallo. 109. CICERONE de oratore, eoperto di corame nero. 96) Vat. 3290. 52 ff. pareil. (Paul V, Pie IX). 3 mss. x:v" s. a) f. 1, Raptus P)'Oi!e)'ptKCt< commençant au v. 266 du livre 11; f. 8, l'idylle Vi de Claudien, avec une transposition de feuillets, commençant au v. 73, xtv" siècle; c) f. 29, commentaire sur Juvénal (In principio omnium auctorum.), du xtn" siècle, avec ce nom du xve Ji'aMS<!M< BM<M!tHt [ou BtctMt'MM] yet'OHeMSM. 97) V. p.250.
98) V. p. 267.
93) Vat. 3231. 282 ff. (Pie IX). xv siècle. Lettres ornées. Souscription jf~ceptMm et comp~MM~e)' Ma~M:) jfo/taK/ns Af<pe~ de Alemania. 100) Vat. 333~. 182 ff. (Pie IX). Beau vol. de la fin du xv siècle. Ancienne cote Titi LtUt; Patavinij. C«nM)'a A. Frontispice et lettres ornées. En lettres d'or dans un cercle d'or TMt Livii Pa(sî)MM /MS<0)'tO{/i'ap~t <;a'ce~lentissimi (<<; bello ~Mttc~OKicu ~6e)'/)W)KtM incipit. Le texte commence au livre XXXI, 1, et Rainaldi, dans son récolement, avait déjà remarqué l'erreur de l'Inventaire « Dice esser la 3" deca, ma a me è stata consegnata la 4~ deca ».
101) V. p. 261.
102, 103) V. p. 192.
104 V. p. 166.
104} V. p. 166.
105 V. p. 199.
106 V. p. 122.
107, 108~ V. p. 225.
t0~ V. p. 207.
110. DioNvsio de situ orbis, con scholij nelle margini, coperto di corame rosso.
tl 1. VALERIO MAXtMO et nell' ultimo il X° libro de prononinibus et similibus, coperto di corame rosso.
'H2. CICERONE l'epistole familiari, che fù di Papa Nicola terzo, coperto di corame turchino.
113. EpiGRAMMi di varij auctori, scritti di mano di Basilio Zanco. H4. CoMMENTO sopra Lucano, libro antico, in tavole coperte di pergameno.
US. OVIDIO de arte amandi, in pergameno et coperto di corame giallo.
H 6. XENopHONTis et Plutarchi et Basilij, quaedam translata per Leonardum Aretinum et Guarinum, et CICERO de petitione consulatus, in pergameno, coperto di corame rosso.
117. PLATONis dialogi per Leonardum Aretinum, in pergameno, coperto di raso giallo.
110) Vat. 3338. 33 tf. pap. (Pie VI). Titre DtOMMiiM~tMctM~rpt'e~Mf. pe!'jFc!KH<MM [.«cj. Des scholies considérables en forme de catenae entourent le texte. Ce ms. est écrit par un humaniste dont je n'ai pas reconnu la main; il est daté à la fin du texte ('/a0 pt'tdi'e Kal. Dec.) et à la fin des scholies (Y a 05 die r<y aprilis).
111) Vat. 3337. 214 tf. parch. (Pie IX). xv-siècle. Contient t'abrégé de Vatère-Maxime par Julius Paris. Cf. la note du f. 211 v° sur le livre X, et G.-N. du Rieu, Sc/M~ae Vattc., Leyde, 1860, p. 183. Utilisé par Pighius. Pour la provenance de ce ms. de luxe, il faut rapprocher l'écusson du frontispice de celui de la famille Cancellieri, tel qu'il est dans le recueil de la Bibliothèque de la Minerve, à Rome, et dans celui de Gaignières, à Paris (armoiries des familles romaines, fol. 31).
112) V. p. 191.
113) V. p. 254.
114) Vat. 3387. 45 tf. (Paul V). xiv s. Inc. « Invooatio Lucani est ad civile beUum descripta quod gëssit Cesar cum Pompeio. »
115) Vat. 3268. 38 ff. (Pie VI). Du xiv~ s., sauf les ff. 8, 33-38, ajoutés pour compléter le ms. Scholies et corrections d'époques diverses. 116) Vat. 3386. 86 ff. parch. ~Pie xve s. Ce petit recueil de poche, possédé par un humaniste, est précédé de la table suivante, de main ancienne lM hoc 'co/MMtne sunt ista opuscula. Opus Ma~!M Bas:7?t ad M~potes de legendis /<M ~eM<t<!î<)?! <)'a~MC<MM per dominum Leonardum Are<tHM?H. ,ïesop/tOH<!s philosophi de p!'tt!H<o)'Mm et tyrannorumvita [HiéronJ <adMf;<Mm per dominum Gt<a<'tMMM. Plutarchi de amtct et <MseK<a~'M d~efeM<M< h'aduchHK per d. Guar. .U~. T. Ciceronis de petitione consulttlus ad Q. /')'s<em. Les trois traductions sont munies de leur préface. 117) Va(. 3348. 194 ff. (Pie IX). xv s. Tranches autrefois dorées. Lettres ornées et frontispice au f. 2 v, encadrant la première page du PAëdt'e, après la dédicace à Loschi. Ecusson laissé en blanc. Voici les traductions contenues dans le volume PAëdre, Gorgias, Banquet (seulement l'éloge de Socrate), Apo~o~'e, Criton, Phédon, lettres de Platon, Ttmee, Apo~p'e de b''3C)'a<e par Xénophon.
118. ARISTOTELIS Politica per Leonardum Aretinum, et alia eiusdem opuscula, in-4". coperto di corame lionato. H9. ORATio~idi Cicerone, rivedute da huomo dotto, coperte di corame rosso.
120. DiALoGni alcuni di Platone, tradotti da. Leonardo Aretino, coperte di corame rosso.
121. HERODOTO della vita d'Homero, tradotta da Peregrino Fiorentino, di mano di Pomponio Laeto.
)22. ANTONn civis Patavini summa artis rythmicae, libro scritto di 30 fà (sic), tocco dal Colotio.
1~3. PoMpoNio MELA, Cicerone de legibus, coperto in cartone bianco.
'124. LucRETio, in tavole.
12S. OviDio de Ponto, in tavole.
126. LuciANi liber de Macrobiis, translatus a Fabio Vigile libro originale di mano d'esso Fabio, coperto di corame rosso.
127. GALEOTT: MARTii invectivae in Franciscum Philelphum, coperto di corame rosso.
128. PpisciANO de constructione, libro antichisso, coperto di corame giallo.
I29.Q. CicERuNis de petitione consulatus ad M.fratrem. De
118 V. p. 227.
119 V. p. 241.
120 V. p.230.
121 V. p. 202.
122V. p. 251.
123) V(t(. 3409. 180 ff. pap., rel. ant. La rg)iure ancienne, aux plats de bois, recouvert d'un mince cuir vert. estampé, avec fermoir, est sans doute postérieure à ta rédaction de t'Inveata.ire. Le ms. est du xv° s. et contient. f. 1, Pomponius Meta; f. 41, Solin, avec cette souscription au f. 119 V C. Iulij Solini ~MK/tM~or ab !/);io ef~Ms et )'<'cog'Kt<M~ Fe~ct~e)' ea;p~f<M!M est .~t't/'° R<fMf~Mi, Iunij m*ecce°~!° BoMomac. Au-dessous De sep<t;<K mMYtculis mMH'M c~<)'t').m!) (Sa~f~t'o~omae, etc.): f. 124,Fi':t!CMHHg')'<HKMa<!Cî (~xc'r~~M or6M [traduction de Denys le Périégete]; f. 141, Cicéron, Dé legibus; f. 179 v°, deux ép!tres de saint Jérôme.
124) V. p. 218.
125) Vat. 3267. 59 n'. parch. (Pie VI, Pie IX). 3 mss. a) f. 1, Ovide, xm" s. ~) f. 34, Prudence, Psyc/M)7McA<s; f. 52., Commentaire sur la Pt'j/c/t. « Prudentius vir. » x):' s.; c) f. 59, De ~ff ~NpMt&MS « Cives celestis. )' (incomplet). xni" siècle.
126) V. p. 253.
127) V. p. 227, où une faute d'impression a (ait écrire M. L. 147. 128) Vat. 3312. 64 ff. parob. (Paul V, Pie IX). xne-xulc s. a) f. 1, Priscien b) f. 56, petit commentaire sur Priscien.
129) V. p. 267.
Fato et alia. Epistolae Platonis et aliorum, translate per Leonardum Aretinum, coperto di corame nero.
130. AEMiLio PROBO. CoRNELio NEPOTE de vita Attici. DioN de regno. SEx. Rurus, coperto di corame lionato.
'13L VARpoxE de lingua latina et Porphyrione sopra Horatio, fù del Colotio, in corame bianco.
VARRONE de lingua latina et de re rustica, scritto di mano di Lianoro Viterbiense (sic), coperto di corame bianco. 133. CICERONE de Senectute, Amicitia, Paradoxis et Tusculanis, libro'antico, coperto di corame bianco.
134. QuiNTiLiANo, con scholij d'huomo dotto, coperto di corame rosso.
13o. GALExo sopra li Aphorismi di Hipocrate, libro antichiss° di 600 anni, translatione antica, in pergameno, coperto di corame rosso.
136. PLAUTO, in pergamena et senza coperta.
137. DiALocni di Platone tradotti da Leonardo Aretino, coperti di corame lionato.
138. CoMMKXTARU di Cesare, correttissimi, coperto di corame rosso. 130) Va~. 34t2. 142 ff. parch. (Paul V, Pie IX'. xve-xvie s. Au frontispice, blason non identifié. F. 1, Probus; f. 71, Coénelius Nepos; f.81,I)MHM F)'M&t(!Men;;ts f/t; )'e~HO de s'?'(;co <a<t?tMS /«c<M{;; f. 132, Rufus Festus, JB)'e?:«:)'tttm. La traduction de Dion Chrvsostome est dédiée à Nicolas V <( Inter omnes rerum scriptores, Nicolae quinte, P. M., qui tuo iussu in romanum vertuntur sermonem. »
131) V. p. 250.
132) V. p. 170.
133) y«t. 3240. 118 ff. parch. (Pie iX). Ornementation intéressante. Commencement du xve siècle (antico, dit Orsini!). Annotations de diverses mains du même siècle.
134) Vt~. 3378. 118 Cf. pap. (Pie IX). La couronne qui est au bas du frontispice ne contient que tes lettres S. P. 0. R. Le ms. est sans doute de la fin du xvc sièc.te, et les scholies ~iMomo cMo sont fort nombreuses; elles forment un commentaire perpétuel et, réunies aux gloses, semblent indiquer que ce volume a servi pour le cours d'un professeur (de la Sapienza?). 135) V. p. 265.
136) Vaf. 3303. 120 ff. (Pie JX). xv siècle. La souscription, faite à trois époques différentes, est ainsi conçue P/a!<<t Asinii poetae e/fo't'sstMM ea;pKc:< .&tcKc:M cometH« oe<auct et M«t??!f( efffKm ~uae !ttt)e?!m<tM' in hoc (;o/:<m;?:e. Cette troisième main, postérieure, comme on voit, à la découverte du eo~M; L'Mt~MKi), a remplacé partout le mot d'~si'Mt par Saf~mstM, mis en marge un grand nombre de scholies et de leçons, et comblé quelques lacunes. Les ff. de garde sont formés d'un texte effacé du moyen âge et d'un acte notarié dressé à Rome, en 1498, devant P/tt/!yp:M Ht<Më&ef<, clerc du diocèse de Cambrai, notaire apostolique et impérial.
137) V. p. 122. Ce n°, que je n'ai pas retrouvé, faisait peut-être double emploi avec 117.
138) V. p. 264.
NOLHAC. FULVIO ORSINI. 24
139. I~cEpTus de dijs gentium, in pergamena, coperto di cartone. 140. ONosANDER et Aelianus de instruendis aciebus, cum praefationibus Gazae.
14!. CoMMENTodi Pomponio Laeto sopra Varrone. Orationes ex libris hist. Sallustij. Oratione di Cicerone pro Milone, senza coperta.
-142. Voci di Lucretio, di mano di Basilio Zanco, coperto di cartone, et altre cose. Epigrammi di don Basilio, et alia. 143. Voci di Catullo, di Gratio et Ovidio de Piscibus, Germanico Cesare et Columella de cultu hortorum, raccolte da don Basilio, originale.
144. PETRARCHA le Bucoliche, scritte di mano sua propria, in pergameno in-8", coperto di velluto paonazzo.
14S. PETRARCHA de sui ipsius et aliorum ignorantia, scritto di mano sua, in pergameno in-4", coperto di velluto cremisino. 146. PETRARCHA de vita solitaria et Itineranum Syriacum, scritto di mano sua, in papiro in-folio, coperto di corame turchino levantino, con serrami d'argento.
147. PETRARCHAE liber in-4°, historia excerpta.
148. BEMBo le brevi, scritto di mano sua, con molti concilij, in foglio, coperto di velluto cremisino, in papiro.
149. FRAKCisci CoNTARENi de rebus in Etruria gestis, scritto di mano di Bernardo Bembo, in pergameno, coperto di velluto cremisino, in-4°.
!?) r~. 3413. 46 il'. (Paul V, Pie IX). Petit traité de mythologie antique: K Fuit in Egypto vir ditissimus. » C'est celui qui a été publié par Mai, Class. ttuct. e Vattc. cod~. ed., 1.111 (1831), pp. 161 sqq. L'éditeur dit qu'il l'a tiré d'un ms. d'Orsini du xn" siècle, mais il se garde bien d'en indiquer la cote, ut M~.
140) Vat. 3414. 66 if. parch. (Pie VI, Pie IX). La place de l'éoussoii au frontispice est restée en blanc. Il n'y a qu'une seule des traductions qui soit de Gaza, F. 1, ~'co~SecMHdMMVeKeMp~'fM/'aKoa~A/p/tOMMmAfagoMMm regem in OMosaKdt'Mm de pe)'ec<o tNtpeMtot'e f. 33, TAeodot't Gt'aec! 'T/:M.sa<OHMeMM ad. Antonium Po?!ût'mt<(t!K A!p&OHSt~tS p~aee6pt0!'6mp)'6[e/'a<to in optM Aeliani de t~MeK~M acte&MS (avec figures stratégiques aux encres rouge, verte et bleue).
141) V. p. 204.
142, 143) V. p. 259.
144) V. p. 285.
145) V. p. 289.
146) V. p. 291.
147) V. p. 294.
148) V. p. 242. ConcMH doit être un lapsus pour concieri.
149, 151) V. p. 240.
150. BoETto de consolatione philosophica, scritto di mano del Boccaccio, in pergameno in-8°, coperto di velluto verde.
loi. CHRisTopHORo LANDiNo le poésie con l'epistola dedi- catoria di mano sua, scritto in pergameno in-8°, coperto di velluto verde.
182. CicERo~E le leggi et li libri Academici, scritti di mano del Poggio, in pergameno in-4", coperto di seta paonazza, con serami d'argento.
1S3. HoMEpo il 2° et 3° dell' Iliade, tradotto in versi dal Politiano, et in molti luoghi tocco di mano sua, in pergameno in-4°, coperto di cremisino.
to4. GEORGiCA Virgilij, et alia opuscula di mano di Pomponio Laeto, in-8", in pergameno, coperto di corame rosso.
15o. PoLjTiA~f varia poemata, di mano sua, in papiro in-4° foglio, et coperto di cremisino.
156. PANORMiTA l' epistole, scritto di mano sua, in papiro in foglio, coperto di velluto cremisino.
157. VARIE Epistole di diversi scritte al Panormita, in papiro in foglio, coperto di corame lionato oscuro.
1S8. PANORMITA de factis et dictis Alphonsi Regis, in papiro in foglio, coperto di corame lionato, libro originale.
159. PANORMiTAE varia poemata, scritto in pergamena in-4" et coperto di corame.
100. EuGippio abbate, quasi un compendio di varij scritti di S. Agostino, in pergamena, in lettera maiuscola, in foglio, antico più di mille anni, ligato in corame rosso levantino. '161. LExico~ antico, scritto in lettera longobarda, in pergamena in foglio, coperto di corame levantino rosso.
'162. LExicox di voce sacre et profane, con alcune operette dietro di Isidoro Ispalense et altri, sc ritto di lettere maiuscole, in-4°, in carta pergamena, coperto di corame levantino rosso, tocco dal Panormita.
163. CicERONE le Tusculane, antico di 900 anni, in foglio, in per1' V. p. H"5.
152 V. p. i03.
153. 15~ V. p. ~OU.
154; V. p. 199.
i56) V. p. 222.
157-159) V. p. 223.
i60) V. p. 242.
161) V. p. 274.
162, 163) V. p. 222.
gameno, tocco dal Panormita, coperto di corame levantino rosso.
464. TiBULLo et Propertio, scritto di mano del Panormita con una sua elegia in fine, in-4°, in pergamena et coperto di corame lionato.
168. OviDio de remedio amoris et Tibullo, tocco dal Panormita, senza coperta.
166. ApuLEto, non intero, scritto in pergaineno in-4°, coperto in tavole, tocco dal Panormita.
167. MACROBio li Saturnali, antichiss°, scritto in pergameno in-4", coperto di corame nero.
168. LucRETio, scritto in papiro, tocco dal Panormita et dall' Aurispa, in-4°, et coperto in tavole.
169. MARTiANO CAPPELLA col commento di Remigio, in foglio, in pergameno, tocco di mano del Panormita, et senza coperta.
170. AMMfANo MARCELLiNO dell' historia, in papiro in foglio et coperto di corame lionato.
171. Sino iTALico, in papiro in foglio, coperto di corame lionato. 172. STATio le Selve, in papiro in foglio et tocco dal Panormita, con alcuni suoi versi, ligato in tavole.
173. DioDOM Siculo, in foglio, tocco dal Panormita et senza coperta.
174. XExopHoxTE della Paedia di Cyro, in papiro in foglio, et coperto di corame lionato.
'!78. PLAToxE delle leggi, tradotto dal Gassarino, tocco dal Panormita, in papiro in foglio, coperto di corame.
176. PLUTARCo varij opuscoli, tradotti dal med°°, in papiro in foglio, coperto di corame.
177. Gio. TORTELLIO, con una epistoletta di mano sua a Papa Martino, scritto in foglio in papiro, coperto di corame rosso. !78. Sino ÏTALjco, scritto in papiro in foglio, con alcune notationi nelle margini, coperto di corame lionato oscuro.
164, 165) V. p. 219.
166, 167) V. p. 222.
168) V. p. 218.
169 V. p. 122.
170-173) V. p. 220.
174-176) V. p. 221.
177) V. p. 225.
178) Vat. 3301. 201 Cf. (Pie IX). xvc siècte. Ornements et frontispice avec écusson illisible. A la fin, transcription des épigrammes de Ma.rf.iafa Silius Italicus et de la lettre de Pline sur la mort de celui-ci.
179. OviDio li Fasti, scritto di mano di Pomponio Laeto con sue notationi, in papiro in foglio, corerto di corame rosso. 180. Lucio FLORO, scritto di mano del med~°, in papiro in foglio, coperto di corame rosso, con sue notatione.
181. VARpoxE varij fragmenti, Livio, Claudiano et altri, scritto di mano del med" con sue notationi, in papiro in foglio, coperto di corame rosso.
182. CiCERONEle Philippiche, scritto di mano del med" con sue notationi, in papiro in-4°, coperto di corame.
183. CiCERnxE varie orationi, scritto di mano delmed°" con sue notationi, in papiro in-4", coperto di corame.
184. PuBLio ViTTORE et altre cose, scritto di mano del med" in papiro in-4", coperto di corame lionato.
!85. CATULLO con altre cose, scritto di mano del medmo, in papiro in-4", coperto di corame lionato.
't86. LucAKo, scritto di mano del medmo, in pergameno in-4°, coperto di corame verde inorato, con sue notationi.
187. STATIO, scritto di mano de!. medmo, con sue notatione, in pergameno in-4", coperto di carta pecora.
188. SILIO ITALICO, di mano del med' con sue notatione, in pergameno, coperto di corame verde inorato.
189. OVIDIO li Fasti, scritto di mano del med" con sue notatione, in pergameno in-4", coperto di corame verde inorato. 190. OVIDIO li Fasti, antico, in pergameno in-4", coperto di corame verde.
191. ViRStHo l'Aeneide, antico, scritto in pergameno in-4°, coperto di corame verde.
192. FRANCESCO IUSTOLO in versi de animalibus septivomis, in pergameno in-8", coperto di raso cremisino.
193. FAUSTO MAGDALE~: poesie scritte di mano sua, in perga-
meno m-8°, coperto di carta pecora
179) V. p. 202.
180, 181) V. p.203.
182, 183) V. p. 202.
184) V. p. 206, où une faute d'impression a fait écrire M. L. 191. 185) Vttf. 3269. 59 ff. (Pie VI). Quelques notes de Pomponius. A joindre à la série décrite p. 202. F. 1, Catulle; f. 39, [Pnapgo] f. 52, [Ca~fcta de Virgile].
186, 187, 189) V. p. 200.
188) V. p. 201.
190) Vf«. 3265. 66 ff. (Pie IX). xni" siècle. Au f. 64 V, calendrier romain. 191) Ms. non retrouvé, à joindre à la liste de la p. 122.
192, 193) V. p. 257.
194. HoMERo l'Iliade, tradotto dal Valla, scritto in pergameno in foglio et coperto di corame lionato inorato.
d98. CicEpoNE l'epistole familiari, scritte in papiro in foglio et tocche dal Panormita, coperta di corame.
't96. PLAUTO alcune comedie, scritto in pergameno, tocco dal Panormita, in foglio, senza coperta.
197. NoNin MARCELLO, scritto in papiro in-4°et coperto di corame bianco.
)98. HoMEpol'Odissea, scritto di mano di Pomponio Laeto, in papiro in-4", coperto di corame lionato.
199. Pt'BLioViTTORE et SESTO RUFO, scritto di lettere maiuscole, in pergameno in-8°, senza coperta.
~00. FpAO~OFRio PANVINIO li Fasti scritti di mano sua, in lettere maiuscole, in papiro in foglio et senza coperta.
'20l. UN LIBRO di varie cose antiche disegnate, in papiro in foglio et senza coperta.
202. STATIO varij epigrammi, in papiro in foglio et coperto di carta pecora.
203. PETRApcA l'epistole familiari, ïn pergamena in foglio, coperto di corame lionato.
304. PETRARCA de remedijs utriusque fortunae, in pergamena in-4" et coperto di corame lionato.
~0§. BENVENUTO del Paradiso di Dante, imperfetto, in papiro in foglio et senza coperta.
'206. BENVENUTO del Purgatorio di Dante, in papiro in foglio et senza coperta.
207. PLATONE de Republica, tradotto dal Cassarino, in papiro in foglio, coperto di corame.
194) V. p. 249.
195) V«<. 3248. 175 ff. (Pie JX). Nombreuses lacunes dans le texte de Cicéron. Frontispice orné à la piume, avec un livre, i'embtème choisi par le roi Atphonsf*. Les notes marginales sont assez rares, mais bien de Panormita. 196) V. p. 218.
197 V. p. 220.
198 V. p. 202.
199, 201) V. p. 263.
200) V. p. 262.
202) Dans le Va<. 5390, décrit p. 133 (note) et qui me semble venir d'Orsini, on a inséré, au f. 22, un cahier dont le format et le sujet répondraient assez bien à la description de ce n° 202; il porte en titre Statii fragmenta <jrMae<&HK.
203, 204) V. p. 294.
205, 206) V. p. -193.
207) V. p. 220. L'attribution de l'Inventaire est erronée.
208. VARIE epistole a diversi, in papiro in foglio et coperto di carta pecora.
209. CoLuccio SALuTATi l'epistole in nome della Rep~ di Fiorenza, in papiro in foglio, coperte in tavole.
2i0. COLUCCIO SALUTATidefato et fortuna, in papiro in foglio, coperto di carta pecora.
211. TpApEzuKTio de comparatione Platonis et Aristotelis, in pergameno in foglio, coperto di corame lionato.
212. TRApEzuxTio contra Theodoro Gaza, de male versione problematum Aristotelis, in-4", in papiro, coperto di carta pecora. 213.IsocRATE l'orationi, tradotto da Lapo Casteilini.in pergameno in-4", ligato in corame.
214.CicERo~E de natura deorum. in pergameno in-8° et coperto di corame.
208) V. p. 269.
209) Vat. 3431. 101 ff. (Paul V, Pie IX). xv siècle. Il n'y a pas d'ordre chronologique dans les lettres. La première est au pape (il janvier 1407), la dernière aux habitants d'Ancone (12 mai 1404). Au-dessous de l'explicit était inscrit un billet italien, où on distingue la date de 1535 et, pour le destinataire, le nom d'Antonio; Je reste est difficilement lisible à cause du grattage. Le lecteur connaît sans doute l'importante édition qui se prépare des lettres du chancelier florentin, par les soins de M. F. Novati: il y trouvera une étude sur la bibliothèque de Salutati.
210) Va(. 3430. 49 ff. (Paul V, Pie IX). xv° siècle. F. t, Tncipit liber Colutij Pieri Salutati de /~o et /'0!'httta ad Felicem abbatem monasterij sancti Salvntoris de 'Nt; ordine e'<s<e)'MHSM. f. 47, B.BpKc!< liber Colutij Florentini qui morte SMa coroHC~M;; poetn f.'c<M<; f. 48, fragments des Trionfi de Pétrarque.
211) Vaf. 3382. 107 ff. (Pie IX). xv" siècle. Au f. de garde de la fin, sont deux noms de propriétaires du xvie siècte Hic liber est meus qui nomine );oeor Htppo~M~ Sorbinus. Jaeo&t de BaKtMSSM Dalmatae. Mais c'est un propriétaire plus ancien qui a fait la plupart des notes et corrections marginales de l'exemplaire et souligné les passages du texte. Il a mis à la fin un souvenir de sa lecture et de la fameuse querelle des philosophes du xve siècie Finivi legendo die 20 septembris 1470. Contra AM~c librum .M'tpSt< </OtKtHm Bissarion Cafd:'KftMs Nicenus vir eruditissimus, pro Platone non tamen contra Aristotelem. L'ouvrage auquel fait allusion ce lecteur inconnu est le traité Jtt cah<mn~a<o)'em Platonis, qui parut à Rome, en 1469, pt où Bessarion défendit si dignement Platon des sots outrages de Georges de Trébizonde.
212) Vat. 3383. 67 ff. (Pie VI). xve siècle. Ad domtMMM A~ottSMm regem At'a~OKtttm et utruth'~Me StCt!t<te Georgii 'TrspezMMM in perversionem problematum Aristotelis c< gModsm Theodoro Cage ed~am et pt'o&!emafMe Aristote lis philosophie protectio (sic). Cette violente attaque porte sur la traduction des Problemes faite par Gaza et imprimée à Rome en 1475. Dans une lettre du 1" oct. 1588 (Ambros. D. 422), Orsini avertit Pinelli qu'il croit posséder l'original grec d'une lettre de Gaza à Philelphe. 213) V. p. 221.
214) Vat. 3244. 122 ff. (Pie VI). xv° siècle. Quelques corrections et additions,
215. CtCEHo~E varie orationi, in pergameno in-4° et coperto di corame.
216. CHpYsosTOMo due orationi, de patientia et elemosina, in pergameno in-8", coperto di seta rossa.
217. SENECA de declamationi, in pergameno in-4" et coperto di corame rosso.
218. QaixTiLiA~o de declamationi, in pergameno in foglio et coperto di corame lionato.
219. FRA.NCESCO BARBARO et il Poggio l'epistole et altre cose, in papiro in-4° et senza coperta.
220. LAMpo BiRAGO de bello contra Turcas suscipiendo a Nicola Papa V, in papiro in-4°, coperto di corame lionato.
221. luno FiRMicoMATERNo, in pergamena in-4,, tocco dal Panormita, et coperto di carta pecora.
222. UN LIBRO dell' esilio del Filelfo, col symposio del med"~ et un libretto di Toma Faedro de eloquentia, con una oratione di Celso Mellino et altre cose, in papiro in-4") coperto di raso. 223. FESTO Po~pEM, scritto di mano del Politiano, in papiro in-4°, coperto di seta.
224. CALE~Tio di varie poesie, scritto di mano sua, in papiro in-4°, coperto di seta.
225. HERMOLAo BARBARO, un libretto scritto a !acomo Antiquario contra il Cornucopia del Sypontino, in papiro in-4°, coperto di seta.
226. ÂNTONio Lusco de sacerdotibus et magistratibus, che và stampato sotto nome di Fenestella, tocco dal Politiano, in papiro in-4°, coperto di carta pecora.
227. NicoLAo tuDECo alcune epistole, in un quinterno, a Gio.
Lascari et Hieronymo Aleandro, alcune epistole -a Nicolao tudeco, in papiro in foglio, senza coperta.
215, 216) V. p. 132.
217) V. p.242.
218) Va<. 3377. 95 ff. (Léoa XIIf). xm° siècLe. IM. (sans titre) « Ex incendio domus adolescens. » Corrections et notes marginales. 219) V. p. 166.
220) V. p. 227.
221) V. p. 222.
222 V. p. 268.
223 V. p. 215.
224 V. p. 256. 225V.D.251. 226) V. p. 210.
227,229) V. p.122.
228. MARTIALE, in papiro in-4", tocco dal Panormita, ligato in tavole.
229. UN LIBRO di cose d'Astrologia con sue figure, antichisso, in pergameno in-4°, et coperto di corame bianco.
230. Ux LIBRO di Mathematica, scritto di mano di Pomponio Cecio cardle, in papiro in foglio, coperto di corame rosso. 23' UN LiBRo di varie cose d'Astrologia, scritto di mano di Lorenzo Boniscontro, che fece il commento sopra Manilio, in papiro in foglio et coperto in tavole.
232. CORNELIO TACITO della vita d'Agricola, scritto di mano di Pomponio Laeto, ligato dietro al Tacito stampato, in foglio et coperto di tavole.
233. AcpoNE sopra Horatio, in papiro in foglio, tocco dal Panormita et coperto in tavole.
234. ALANo sopra la Rhetorica di Cicerone, in pergameno in foglio, antico et senza coperta.
23S. iNCERTo autore sopra Iloratio, antico, in pergameno in-8° et coperto in tavole.
236. iNCERTo autore di philosophia, in pergameno in-8° et coperto di tavole.
237. BRENTIO, secretario del Cardle Uliverio Carafa, scritto a Papa Sixto IV, in papiro in-4", coperto di corame rosso. 238. INDEX in Gellium, di mano del Carteromacho.
239. INDEX in opera Ovidij, Ciceronis epistolarum ad Atticum et alios, di mano del Carteromacho.
240. INDEX in Gellium.
24'1. Doi i~Dici di voci di Plinio.
242. CicERONE de oratore, in pergameno et senza coperta. 243. STATii Thebais, antichiss", senza coperta.
228) V. p. 220.
230) V. p. 249.
231) V. p. 248.
232) V. p. 203.
233) V. p. 220.
234-236) V. p. 122.
237) V. p. 122. Ce Brenzioest t'AH'MsB)'en<M<Pa<f:MtKMS,Rm: D.Vëajt/oMam /t!m!/)(t?'ts, qui empruntait des manuscrits grecs, en 1477 et 1479, a la bibliothèque de Sixte IV. V. le registre des prêts publié par MM. Muntz et Fabre, Lft .B<M. du Vatican au ~° x<ec~, pp. 277, 278, 282. 239) V. pp. 122 et 245.
240) V. p. 122.
241) V. p. 245.
242) V. p. 122.
243) Va<. 3280. Parch. (Pie IX). xn" sièc)e.
244. MELETio de structura hominis, tocco dal Colotio. 248. INDICE sopra Valerio Maximo, per ordine d'alfabeto, in papiro et in foglio reale.
246. INDICE sopra Ovidio de Tristibus, in papiro in foglio. 247. INDICE sopra Calpurnio Nemesiano, in papiro in foglio. 248. INDICE sopra l'epistole familiari di Cicerone, in papiro in foglio.
249. INDICE sopra Varrone de re rustica, in papiro in foglio. 2SO. INDICE sopra Martiale, in papiro in foglio
2ol. INDICE sopra Valerio MaXimo, in papiro in foglio. 252. INDICE sopra l'epistole familiari di Cicerone, in papiro in foglio reale.
2S3. INDICE sopra l'epistole ad Atticum, in papiro in foglio reale.
2M. 288 286. 287. 288. 289. 260. 261. 262. 263.
INDICE sopra l'officij di Cicerone, in papiro in foglio reale. INDICE sopra l'epistole di Plinio, in foglio reale. INDICE sopra Quintiliano, in foglio reale.
INDICE sopra Cornelio Tacito, in foglio reale.
INDICE sopra Valerio Maximo, in foglio reale.
INDICE sopra Apuleio, in foglio reale.
INDICE sopra la vita d'Attico, in foglio reale.
INDICE sopra Suetonio de viris illustribus, in foglio reale. INDICE sopra l'oratoria di Cicerone, in foglio ordinario. ALcuNi quinterni de fasti Consulari, in foglio reale et ordi-
nario
264. LE GLossE di Placido grammatico, in papiro m-4" et senza
copertn
244) V. p. 253.
245) V. p.122.
246) V. p. 245.
247, 248) V. p. 122.
249) Vat. 3445. 272 ff. de tout petit format (Léon XIII). Il y a plusieurs index alphabétiques distinets f. 1, sur Caton; f. 42, sur Varron; f. 107, sur Columelle; f. 245, sur Palladius. A la suite de chaque partie, liste des tournures ou expressions de l'auteur ~KOcK /tM?HK(M'
250, 251) V. p. 121.
25~) V. p.
253-255) V. p. 122.
256) Vat. 3448. (Paul V, Pie IX). La note mise sur le ms. est plus exacte que celle de l'Inventaire jMfMce sopt'a Ot'M~o e QuîM~KaMO. Il y a. en effet deux index.
257-262) V. p. 122.
263) V. p. 262.
264) Vat. 3441, n° 4 (n'. 62-95 du ms.). xxxiv H', numérotes isolément.
265. UN FRAGMENTO di Varrone di lingua latina, in papiro in-4° et senza coperta.
266. INDICE della bibliotheca di F. Onophrio, scritto di mano sua, in quattro quaderni, di foglio longo, in papiro. 26i. PIETRO ClACONO de ponderibus et mensuris, scritto di mano sua, in papiro in foglio et senza coperta.
268. UN LIBRO delli fragmenti delle tragedie di Attio et di Livio Andronico, raccolte da Antonio Agustini, in papiro in-4" et senza coperta.
269. UN LIBRO in-4", dell' Axiocho di Platone et di Plutarco Quid principem deceat, in papiro in-4° et senza coperta. 270. UN QUINTERNO del Portio de mensuris, in papiro in-4° et senza coperta.
27d. QUINTERNO intitolato Prognostica rei rusticae, in-4°. 272. QUINTERNO de Omnibono Vicentino de re metrica, in-4° et senza coperta.
273. ALCUNE egloghe di Pietro Curtio, et altri versi d'altri poeti moderni, sciolto in più quinterni, et fogli in-4°.
274. UN QUINTERNO di mano di Bernardino Rutilio, nomenclatura historicorum, in papiro in foglio longo.
278. ALCUNE orationi di Pietro Alcyonio, in 4 quinterni, in papiro in foglio.
276. UNA EpiSTOLA scritta in nome dell' Acqua Vergine a Marc' Antonio Colotio, in papiro in foglio.
277. BERNARDO VApovisro canonico Cracoviense de bello Voscomitarum (sic) contra Polonos.
278. AESCHYLI Prometeus per Coriolanum Martyrani, in papiro in foglio.
265) Va<. 3308. Sur ce fragment du xv" siècfe (Paul V, Pie IX), cf. 0. MuHer, édit. de Varron. 1833, p. xtv.
266) V. p. 262.
~67) V. p. 261.
268) V. p. 269. 252.
269, 270) V. p. 252.
271) V~. 344), n° 9 (ff. 145-156 du ms.). xv!" siècte.
272) Vut. 3441, n" 10 (ff. 157-166 du ms.). xv'' siècle. Inc. « Pes in metro dicitur. » Ce serait ['œuvre d'Ognibene da Lonigo (OmmëcHMS LeotH'ceHM.! ou Vicentinus).
273, 276) V. p. 256.
274) V. p. 122.
275) V. p. 253.
277, 280-282, 284) V. p. 253.
278) V. p. 122. Il existe Coriolani Alartirani Cosentini episcopi sancti ~)'etpoeMM<ff, Naples, 1556, in-8.
279. LiBRo intitolato Situs elementorum, in papiro in foglio, et tocco dal Colotio.
380. ORATIONE di Pietro Curtio scritta al Colotio, in papiro in foglio, et con l'emendationi del sudetto Curtio.
28!. OpATio~E de! med"" scritta à Ludovico Beccadello, in papiro in foglio, coll' emendationi del sudetto Curtio.
282. CoMME~TO de innominato autore sopra il primo libro di Plinio, in papiro in foglio, et tocco dal Colotio.
283. LiBRO d' incerto autore de mirabilibus civitatis Puteolorum, in papiro in foglio.
284. SYNONYMi di Cicerone, scritM di lettera vecchia, in papiro in foglio.
28D. iNTETTrvA d'Antonio Trapezuntio contra Theodoro Gaza, in papiro in foglio.
286. EpiSTOLA del Sadoleto a Gio. Sturmio et resposta sua al Sadoleto, in papiro in foglio.
287. NiCEPHORi geographica, senza principio, tocco dal Colotio, in papiro in foglio.
288. DIONYSIO LONGINO de altitudine et granditate orationis, in papiro in-4".
289. UN LiBRO della Sibilla Erythrea, tradotto di greco in latino, in papiro in-4", coperto di seta.
290. VARii quinterni in foglio longo, scritti di mano di Basilio Zancho, che contengono li suoi epitheti et voci latine, lasciato dal Nizzolio.
291. FACETIE raccolte dal Colotio in varie carte, messe insieme di mano sua.
292. RACCOLTA di varie cose, fatta dal med" Colotio in diversi
~l _m n__L- n_ _1_- "1'
fogli, messi insieme dal card'° Santa-Croce, che fù poi Papa Marcello.
279, 283) V. p. 252.
285) V p. 122. L'erreur de l'Inventaire est évidente; l'ouvrage est de (ît'or~t's de Trébizonde, et pourrait ètre une traduction de sa lettre E! <pJcrt<
pouXsuem!.
286) V. p. 253.
287) V. p. 252.
288) Vat. 3441, n" 2 (<t. 12-31 du ms.). xv[° siècle. Inc. « Caecilii quidemcommentariolum. »
289) V. p. 251.
290) V. p 259.
291) V. p. 255.
292) V. pp. 248 et 254.
293. UN Qui~TERNo sopra le monet.e antiche romane et pesi, scritto di mano dell' autore, che mostra esser stato scolaro di Pomponio Laeto, in foglio et senza coperta.
394. UN ALTpo quinterno de re nummaria, in papiro in foglio et senza coperta.
295. INDICE de libri del Pico della Mirandola, scritto di mano d'huomo dotto, in papiro in foglio, coperto di carta pecora. ~9C. UN LiBno di poesie et altre cose di Lilio Tifernate greche et latine, in papiro m-4° et senza coperta.
~97. HIERONE di Zenophonte, tradotto da Leonardo Aretino, et scritto di mano sua, senza principio, in papiro in-4° et senza coperta.
~98. SA~NAZARo de partu Virginis, scritto di mano sua, con molti concieri, in carta bambacina et in foglio.
x99. TRE voLUMi in foglio di lettere scritte da diversi à Paolo Manutio, coperti di carta pecora.
300. CoMME~TARn di Cesare, in carta pergamena in foglio,
_a_I.- J 7 17 1
coperto di corame lionato
NOTA DE LIBRI LATINI STAMPATI CHE SONO TOCCHI DI MANO DI HUOMINI DOTTI `
1. VIRGILIO, con scholij greci et latini di mano del Politiano, coperto di corame rosso.
ViRGino di stampa vecchia, con scholij di mano del Colotio, coperto di corame lionato.
293, 294) V. p. 252.
295) V. p. 251.
~96) V. p. 171.
297) V. pp. 19ô et 252.
298) V. p. 328.
299~ V. p. 136.
300) V. p. 264.
t~. 7205, f. 42.– Sur les indications de Ra.insddi, marquées R, v. la note de la page 350.
1) V. p. 210.
2) C'est aujourd'hui au Vatican l'Inc. (Virgile imprimé à Rome en 1473, per Uf/aMcMM GaMMM et StmoKem de LMCt!). L'jf~c. /6, qui m'est tombé sous les veux en recherchant le précédent, a aussi quelques annotations d'humaniste (Virgile imprimé à Milan en 1474, per Philippum de Laua~KM).
3. ViRGinu d' Aldo vecchio, con emendationi in margine, coperto di corame rosso.
4. VIRGILIO, con riscontri greci et latini, coperto di corame lionato oscuro.
PLi~io di stampa vecchia, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
6. PLiNm di stampa vecchia, riscontrato con xvj exemplari, libro correttiss° et coperto in tavole, fù di m. Augusto.
7. PuNio di Basilea, emendato nelle margini, coperto in carta. 8. CoMMENTAmi di Cesare, di stampa vecchia, con emendationi del Faerno, coperto di corame rosso.
9. STRABONE latino, tocco dal Carteromacho, coperto di corame verde.
'10. CATULLO et TIBULLO, con commento, di stampa vecchia, con scholij di mano del Pontano.
M. CATULLO, TIBUL,LO et PROPERTIO, con emendationi del Pontano et del Colotio, coperto di corame rosso.
t~. CATULLo, TjBULLo et PROPERTIO, con emendationi del Colotio et di Basilio Zancho.
3) Aujourd'tmi A. ~o <ft-&°. Atdine de 1505, corrigée dans quelques parties d'après deux t'e<eres coûtées.
4) Aux détails donnés, p. 271, sur cette belle édition française en trois .volumes, qu'Orsini a choisie pour l'un de ses livres préférés, il convient d'ajouter que la reliure est celle du temps et porte, sur le plat antérieur, le mot ViMHuus en tettres d'or. Dès le début du commentaire, relevons cette note sur le Stobée des Farnèse « Bionis praeter ea quae exstantfragmenta. apud Stobaeum, nonnulla etiam alia deprompsimus ex veteri libro Ranutu il card. Farnesii, qui ab eodem Ioanne Stobaeo conscriptus est inscribiturque Niroëct~ou (pus-txot. n 5) Inc. 301. Parme, 1480, in-fot. Peu d'annotations. Orsini avait possédé un exempl ire de l'édition de Rome corrigée à la main par Théodore Gaza (?); il l'avait reçu d'un ami et parait en avoir fait don aPineiti' à qui it l'offre dans une lettre du 18 mars 1575. (Am~'os. D. 422).
6~ V. p. 248.
7) D'après te récotement de Rainaldi, ce serait un Pline imprimé à Baie en 1554, in-fol. Je ne l'ai pas retrouvé. Suivant Galletti, il y a (ou il y avait) au Vatican, sous le n" 3055, l'H<i<<o!e Ka<M;'ëHe de Pline, imprimée à Bâte, en 1525, et provenant du baron de Stosch; ette contenait des annotations manuscrites de Fulvio Orsini, et, sur la garde, le récit d'une inondation du Tibra en 1557. (Renseignements tirés du Va<. 7928, f. 127, où Galletti a transcrit le récit).8) V. p. 260. Rome, 1472, in-fol. R.
9) jhM. /M. Rome, 1473, in-fol. Très petit nombre de notes.
10) V. p. 226.
11) V. p. 232.
i2) V. p. 258.
13. HopATiu, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso. '!4. HORATIO, con annotationi et emendationi varie, coperto di corame lionato.
18. CATULLO, TIBULLO et PROPERTIO, di stampa vecchia, con scholij del Colotio, coperto di corame rosso.
16. OviDio la Metamorphose, d'Aldo, con emendationi in margine, coperto di corame rosso.
17. OVIDIO la Metamorphose et altre opere, con scholij del Carteromacho, coperto di corame rosso.
d8. OVIDIO la Metamorphose et altre opere, con emendationi di Pier Matteo Hercolano, coperto di corame lionato.
19. SALUSTIO, con annotationi di Pomponio Laeto, coperLo in tavole.
20. LUCRETIO, con scholij del Colotio, coperto di corame rosso. ~1. LUCRETIO, con moite annotationi, coperto di corame nero. M. VITRUVIO con figure, tocco dal Carteromacho, et coperto di corame rosso.
~3. ViTRUvio, tocco dal Lascari, coperto di cartone.
~4. ViTRuvio di Fiorenza, con emendationi, in cartone. ~5. ViTRUvio di Basilea, con emendationi bellissime, coperto di corame rosso.
2C. DoMiTio CALDERi~'o sopra Martiale, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
27. OPERE del Politiano, tocche dal Carteromacho, coperte di corame nero.
~8. EpisTOLE di Plinio, tocco dal Carteromacho, coperte di corame rosso.
13)hM. /7N. Miiiui, 1479, iu-fol. j\Iut.s renvoyés aux marges, scholies !'). rapprochements de textes.
14) A. !H-~°. Aldine de 1501.
15) V. p. 258.
16) V. p. 244.
17) Ine. 1107. Venise, 1489, in-fol.
18) V. p. 176.
19) V. p. 207.
20) V. p. 258.
21) 1512, in-8". li. C'est l'édition des Giunta de Florence.
22) VLf.f. A. 10. ~7.–J/.V!'<)'M~t«s~f/' JocM?K<M/H;io~<ocfM(~H<M)'ac<:<& Venise, 1511, m-foi. (D~t6feM<ttt ~ofttt. 6<e T'rMMHo alias TacMtMo). 23) V. p. 159.
24) Fù del Carteromaco. R.
25) Vitruvio, Frontino, il card. de Cusa. in-8°, stamp. Argentorat. nel 1543, lig. di cor. rosso. R.
26-28) V. p. 246.
29. EpiSTOLE di Plinio, m-8", tocche da huomo dotto et scholiate, coperto di corame rosso.
30. Ausomu, con scholij del Carteromacho et del Colotio, coperto di cartone.
3t. AusoNio simile, con varie emendationi, coperto di corame rosso.
32. VALERio FLACCO, con emendationi del Carteromacho et del Colotio, senza coperta.
33. PLiNio, in quattro tomi, con emendationi del P. Ottavio, coperto di cartone.
34. CENsopiKo. CEBETE. Dialoghi di Luciano. EpiCTETE. BAStuo. PLUTARCO. SIDONIO ApoLLiNARE, tocco dal Colotio, in tavelé. 35. STATIO la Thebaide, con Lattantio, tocco dal Carteromacho, coperto in tavole.
36. PLAUTo con commento, tocco dal Colotio, coperto in tavole. 37. BuconcA del Petrarca, con commento. PERSIO con Cornuto, tocco dal Colotio, coperto di corame rosso.
38. AusoNio, tocco dal Codro, in corame rosso.
39. MA~iuo, col commento et emendationi di Andrea Aleriense, coperto in tavole.
40. CLAUDiANO, con scholij del med" et di Pompomo Laeto, coperto di corame verde.
41. EusEBio de preparatione, latino, con scholij di Andrea Aleriense, coperto di corame giallo.
29) V. p. 17C, ligne 1. Le chiffre 28 y a été imprimé par erreur pour3&! i c'est, aussi ce chiffre erroné .M, accompagné de FM~. Urs., qui se trouve sur le volume.
30.) V. pp. 245 et 258. Aldine de 1501, in-4". R.
31) Manquait au réootement de Rainaldi.
32) V. pp. 245 et 258.
33) V. p. 260.
34) V. p. 258.
35) Statio le Selve con it commento di Domitio [Catdermo], la Thebaide con Laotanfio, l'Achilleide con Maturanzio, Domitio in alcuni luoghi di Propertio, stamp. in Venetia., 1498, in-fol. in tavole. R.
36) Plauto con il oommeuto di Gio. Battista Pio, tocco in tre o quattro uoghi dal Colotio, stamp. in Milano, 1500, in-fol. in tavole. R. 37) Petrarcala Bucolica, con il commento di Benvenuto Imolense, stamp. in Venetia, 1417 [.~c; cf. Fiske, Pe~'arc/t jBoo/M, Ithaca, New-Yod:, 1882, p. 20 &]. Persio con il commento di Gio. Britannico, stamp. inBrescia., 1500, tti-fot. cor. ros. E dubio per non vi esser Cornuto, ne si vede esser tocco. R. 38) V. p. 175.
39 V. p. 230.
40 V. p. 229. Serait à comparer avec f~c. 850 (autre Ctaudien annoté).
4t V.p.229.
42. BOETIO, tocco di mano (M Carteromacho, eoperto di corame nero.
43. HERMOLAo BARBARO sopra Plinio, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero.
44. DoNATo AcciAIOLO sopra l'Ethica d'Aristotele, tocco dal Carteromacho.
45. AEGiDio RoMANo in posteriora Aristotelis, tocco dal Carteromacho, coperto in tavole.
46. LUCRETIO, col commento del Pio, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero.
47. TnEMiSTio latino, tocco dal Carteromacho, coperto in tavole.
48. APULEIO, tutto tocco dal Carteromacho, con belle emendationi, coperto in cartone.
49. PLi~io, tutto tocco da huomo dotto, in-8°, in un volume ligato alla greca in corame rosso.
50. EPISTOLE ad Atticum tocche da huomo dotto, coperto di corame lionato.
51. CATULLO, Tibullo, Propf'rtio, emendato, in corame nero. 5~. MARTIALE, tocco dal Colotio, in corame verde.
S3. MARTIALE, tocco dal Carteromacho, di mano del Colotio, coperto di corame rosso.
54. CATULLO, Tibullo, Propertio et Cornelio Gallo, con emendationi, coperto di corame verde.
42) Venise, 1491, in-fol. R.
43) Ceis~MtMtMS Plinianue, Rome, 1493, in-foL R.
44) Florence, 1478, in-fol. R.
45) Padoae, 1478, in-foi. R.
46) V/JJ. A. ~0. In-fol. (Bononiae ~~e~cMSSoruse~Mmmgrg'cM~i'io~Mfottt/Hn~cp~Mtae de Benedictis P/u~oTUM Bononiensis. ~fDZf Kal. ~<tt<). Les gardes de parchemin portent des hymnes notés, d'écriture du xne siècle.
47) Trad. d'Ermolao Barbaro, Trévise, 1481, in-fol. R.
48) Venise, 1493, in-fol. R.
49) Di stampa 1510, in-8'. R. C'est donc i'édiLion de Paris chez Fr. Regnault et Gilles de Gourmont.
50) A.27 Mt-~°. Aldine de 1513, corrigée d'après des mss. Sur les plats sont imprimés dans un cercle, d'un côté le mot HORATIVS, de l'autre, le mot vRStNvs. Cette reliure désigne le propriétaire, cet Orazio Orsini dont il a été parlé p. 3, note 1.
51) V. p. 258.
52)Atdmedel501.B.
53) Id. « Con un epigramma del Carteromaco nel fine, » dit Rainaldi. V. p. 258.
54) V. p. 259.
NOLHAC. FULV)0 ORSf~, 25
b8. EpisTOLE famigliari di Cicerone, tocche dal Carter6macho_, in corame lionato.
56. STATio, tocco dal Carteromacho, coperto di corame lionato.
57. OviDio de fastis, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero.
88. OviDto l'epistole et de arte amandi, tocco dal Carteromacho, et coperto di corame nero.
89. LucANo, Catullo, Tibullu et Propertio, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
60. MARSiLio de triplici vita, et molli altri autori, tocco dal Carteromacho, in corsme nero.
61. GRApALDo de partibus aedium, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
63. HippocRATE latino de natura hominis, et altri autori, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero.
63. TuEopHRASTo latino, tocco dal Carteromacho, coperto di cartone.
64. PRopERTio con commento, tocco dal Carteromacho, et BEROALDi variae lectiones, coperto di corame nero.
65. STATIO la Thebaide col commento. luuo FRONTINO de re mi55) V. p. 246.
56) Aldine de 1502. A la fin, dit Rainaldi, est une épigramme « del Pistorio in sepulchro Scip. Carteromachi. »
57) A. <M-~°. Aldine de 1503 (FastM, Tr:f;<6s, Pontiques). Annotations analogues à celles du n° 58.
58) V. pp. 246 et 258.
59) A. /0 ut-tS' Les deux A)dmes de 1502 (Lucain et les Etégiaques) sont reiiées ensemble.
60)AIa.rsite Ficin, Bologne, 150). Platina, De AoKM<an)0&(p~e, Bologne, 1499. Niocoiô Leoniceno, De morbo gallico, Venise, 1497. Aiëss. Benedetto de Vérone, 06sf)'u. me~teae, Venise, 1493. Tous ces volumes sontin-4°. R. 61) Francesco-Maria Grapaldo, Dëj9s)'<. aedium, etc. Venise, 1477, in-4". R. Le seul exemplaire que possède la Vaticane de cet ouvrage imprimé à. Parme, s. d., par Angelo Ugoleti, est t'fnc. ~0. Il n'a aucune trace de possesseurs.
62) Outre Hippoerate, Suétone, De sf~mmaMeM et t'/teto)'t6M~c~M'M, Florence, 1478. Paolo Romuleio de Reggio, Apologia, Venise, 1482. Georges de Trébizonde. Potitieh, La ?tof)'t'c';M, Florence, 1491. Beroaldo, Comm. t~ T. Livium, Florence, 1489. Tous ces volumes sont in-4°. R. 63) Trévise, 1483, in-fo). R.
64) V. p. 246. Le titre du Properce manque; il n'y a pas de traces de,la possession par Orsini et la reliure est moderne. Au bas de !a première p. est une note assez inattendue et qui témoignerait que le volume légué au Vatican n'y est pas toujours demeuré Ioseph Capeet Camillo Acquacetta donc <M;f. Roma YM/.
65) Rainaldi décrit la première partie comme identique à I. L. 35, et le
litari. AELiA~o. VEGETIO. MoDESTo, tocco dal Carteromacho, in cartone.
66. SiDo~io ApoLLiNARE, tocco dal Carteromacho, coperto in cartone.
67. RHETORICA di Cicerone, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
68. S. THOMAso nella physica, tocco dal Carteromacho, et coperlo in tavole.
69. BuRLEO, tocco dal Carteromacho, coperto in tavole. 70. GpAMMATicA di Lancilloto, tocco dal Carteromacho, coper!,o di corame rosso.
7). PpisctANO, tocco dal Carteromacho, coperto di cartone. 7~. VARpoNE et Festo Pompeio, tocco dal Carteromacho, et coperto di corame rosso.
73. POLYDORO ViRGino de inventoribus rerum, et proverbij, et altri autori, tocco dal Carteromacho, coperto di corame nero.
7~. ORATIONI del Beroaldo et altri autori, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
75. ÀMMiANo MARCELLINO, emendato da Andrea Aleriense, senza coperta.
76. LAZARO BAYFfo de re navali et alla, tocco dal Colotio, coperto di cartone.
77. P. CoNSEUo et altri autori. ApuLEio MADAURENSE de syllogisme. CE~sopiMjs de die natali, tocco dal Colotio, coperto di cartone.
recueil comprenant Front.in, Végèce, EUen et Modest.us (<.<e focs~M/o; rei mi~<<u'<f<e), comme celui qui a été imprimé à Botogne en 1496, in-foi. 66! Miian, 1498, in-fol. R.
67~ Avac le De /tM<6t<.s', Venise, 1476, in-fol. /L
68) Avec le De ottnM, Venise, 1480 et 1485. R.
69) GM«M<;<'t Bitt't in m'(eM f;<f;)'t;M Po~)A~t f;< A)'< Stampato Venet., 1485, in-tbi. R.
70) V. p. 246.
7i) Di stampa antica, in-fol. R.
7') Di stampa vecchia, in-fol. Tocco dal Carteromaco con alcuni suoi epigrammi. R.
7~) Le Polydore Virgile est de Venise, 1498. Suivent les fables de Valla, puis Vaierius'Probus (Venise, 1499). In-4". R.
7i) Le Beroaldo est celui de Bologne, 1491, in-4". Suit Pandolfo Collenuccio, Dc'ëK.sto P<MS (stampa antica). R.
-75) V. p. 230.
76) Bâle [Frobeni, 1537, in-4°. R. La première éd. est de Paris, R. Estienne, 1536.
77) Pietro Consentio, etc. Collection imprimée à Bâte en 1528, in-4".
78. GEORGio AcRicoLA de ponderibus et mensuris, tocco dal Colotio, coperlo di cartone.
79. PLUTApco, alcune opere latine, et altre cose di diversi, tocco dal Colotio, coperto di corame rosso.
80. VARRONE de lingua latina, tocco dal Colotio, coperto :di corame nero.
81. BEDA de natura rerum et de temporum ratione, tocco dal Colotio, senza coperta.
82. OVIDIO la Metamorphose, tocco dal Carteromacho, coperto in tavole.
83. LACTAM'iu FiRMiANo, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
84. CATONE, VARRONE, CoLUMELLA et PALLADIO, tocco dal Carteromacho, in tavole.
8S. HtSTORiA ecclesiastica, tocca dal Carteromacho, coperta di corame bianco.
86. LocicA Petri Hispani, tocca dal Carteromacho, et coperta in tavole.
87. MARTiA~us CAPELLA. PniLELpHi orationes et alia, tocco dal Colotio, coperto in tavole.
88. DioMEDE, tocco dal Carteromacho, in corame rosso. 89. RUTILIO LUPO. AOUILA. IULIO RUFINIANO. SULPICIO VITTOR'E. EMpoRio et altri, tocco dal Colotio, coperto in tavole. 90. CbEOMEDE de contemplatione orbium. ARISTIDIS et DIONIS orationes de concordia. PLUTARCIII quaedam et alia, tocco dal Colotio, coperto di corame rosso.
')(. PRUDENTIO et altri, tocco dal Carteromacho, coperto di corame rosso.
78) Bâte [FrobenJ, 1533, in-4". R.
79) P/M<arcAt de tranquill. animi e< alia. Basilii magni de u:<(t soKho'tCf. Di stampa antica, in-4". R.
80) V. p. 204.
81) Bâle, 1529, in-fol. R.
82) E le Fasti. Tocco dal Carter. con un suo epigramma sul principio. Stampa antica, in-fol. R.
83) [Venise], 1472, in-fol. R
84) Inc. 3~ Reggio, 1482, in-fol.
85) Eusèbe de Rome, 1476, in-fol. R.
86) Venise, 1487, in-fol. R.
87) DeMM~< philologiae, Modène, 1500. PhHeIphe, Venise, 1488, m-foLJR. 88) V. p. 246.
89) C'est la collection des Rhetores ue<. lat. imprimée à Bâle chez Fro ben, en 1521,In-4<
90) Brescia, 1497, in-4". R.
91) Les Fo6<<{e c/H'!«<MHt veteres d'A!de, 1501, m-4",
9J. FASTi di Fra Onofrio, emendati di mano sua, coperti in cartone.
93. Q. CuRTio, emendato, coperto di cartone.
94. NONIO MARCELLO, emendato, coperto di corame rosso. 95. VARpo~E de lingua latina, emeiidato, in cartone. 96. A. GELLIO, emendato, coperto di cartone.
97. MACROBIO, emendato et coperto di cartone.
98. GRATIO et OVIDIO de piscibus, emendato et coperto di car tone.
1
99. GRATIO et OVIDIO med'*°, emendato et coperto di cartone. 100. iTiNERARio d'Antonino, emendato dal Faerno, coperto di cartone.
101. QUINTILIANO, con scholij bellissimi di Benedetto Aegio, coperto di corame rosso.
102. SOSIPATRO, tocco dal Colotio.
103. TIBULLO et Propertio, tocco da Paolo Bombasio, con emendationi.
104. PROBO et altri grammatici et Prisciano, tutti tocchi da huomo dotto.
105. APULEIO, con belle emendationi, in-8° et coperto di corame verde.
106. ARNOBIO, con belle emendationi, in-8° et coperto di cartone.
107. TERTULLiANO, con emendationi rare, in foglio, coperto di carta pecora.
92) V. p. 262.
93) Lyon, 1546, in-8°. R. La plupart des volumes de la série qui suit me semblent avoir été annotés par Orsini lui-même.
94) V. p. 271.
95) Rome, 1557, in-8°..R. C'est l'édition ex bibliotheca Augustini. 96) Lyon, 1560, in-8°. R.
97) Lyon, 1556, in-8°. R.
98) A. 83 tH-~°. Aldine de 1534.
99) Lyon, 1537, in-8°. B.
100) L'MMe?'u)'Mm est le premier ouvrage d'une collection imprimée à Lyon, in-8°. R. Le volume serait à joindre à celui qui est indiqué déjà, p. 260, comme annoté par Gabriele Faerno.
101) V. p. 176.
102)Naples. 1532, à peine annoté. R.
103) V. p. 147.
104) Probus, etc., Pesaro, 1511. Priscien, Paris, 1515, in-fo). R. 105) Venise, 1521. R.
t06) Serait l'édition in-8° de Froben, Bâle, ~537.
107) De Bâle, dit R. Serait donc l'édition in-fol. de Froben, 1521.
108. CiCERONE tutte l'opere, in-8°, con emendatione, coperto di carta pecora.
109. CrcERONE tutto, in foglio, di Fiorenza,con emendationi, coperto di corame lionato, in quattro volumi.
110. PUBLIO ViTTORE et Sexto Rufo, con Pomponio Mela et Solino, con annotationi di Benedetto Aegio, coperto di carta pecora.
1-11. SuEToxio, con notationi del medmo, coperto di carta pecora. 412. SuETo~io in foglio, di Basilea, col commente, con notationi in margine, coperto di carta pecora.
113. SpARTiA~o LAMPRIDIO et l'altri delle vite d'Imperatori, con notationi di Benedetto Aegio et Bernardino Rutilio, coperto di corame lionato.
114. GtRALDO de historia poetarum, in dui volumi, tocco da Benedetto Aegio, coperto di cartone,
US. LI DODici Augusti di Aenea Vico, tocchi d'AntonioAgostini, coperti di carta pecora.
H6. VELLEIO PATERCOLO, di Basilea, tocco da Bernardino Rutilio, eoperto di carta pecora.
-117. Cop~ELio TACITO, di Basilea, tocco da Benedetto Aegio, coperto di corame rosso.
118. PAusA~iA, tocco da Benedetto Aegio, coperto di cartone. 119. AELiA~o de instruendis aciebus con Frontino, tocco ~da Benedetto Aegio, in cartone.
120. EpHEMERiDE da 1430 fino à i440, tocco da Pomponio Laeto, coperto di carla pecora.
~8) Neuf volumes de Venise, dit R. Je suppose que c'est la collection «pMd .AM: filios, parue en 1541 et années suivantes.
109) Florence, 1537, in-fol., avec les commentaires de Vettori. 110) In-8" di stampa d'Atdo. R. V. p. 176.
lit) Lyon, 1548. R. L'édition de S. Gryphe, cum Moti's E~na<M. 112) Manque au récotement de Rainaldi.
113) Aldine de 1509. R. V. p. 176.
114) Bàle, 1545, m-8". R. V. p. 176.
115) V. p. 261.
116) Velleio Paterculo di stampa vecchia, tocco. Sexto Rufo in PoiiMo di Basilea, 1530, in-fol. cop. di car. pec. Fù di Benedetto Egio. R. 117) Bute [Frobenj, 1533, in-fot. R. V. p. 176.
118) C'est la traduction de Romolo Amaseo, Florence, 1551, in-fol. V. 176.
119) Grecolatino stamp. in Turino, per fratres GisnerosfTigu.ri, 1556] in-fol. R. V. p. 176.
120) Ephemeride del anno 1532 sin al 1551, di stampa antica, in-4", cop. di car. pec., con alcune memorie scritte dal card. Cortese. R. Il y a là évidemment un lapsus de Rainaldi les dates vont sans doute de 1432 à 1~51.
d2't. EpHEMERiDE dal 1440 fino al 'tëOO, tocco dal med'°°, coperto di corame lionato.
'122. PLAUTO, con commento, con notationi nelle margine del Phedro, in foglio et coperto di corame lionato.
')23. CICERONE l'epistole famigliari, tocche da Gio. Lascari, in-8" et coperto di corame.
'124. MARULLO le poesie, con Mercurio Trimegisto, tocco dal Lascari, con un epigramma di mano sua nella morte del Marcello, in-8°, coperto di corame lionato.
'12g. DioMEDE grammatico, tocco di mano di Pomponio Laeto con una sua ode, coperto di carta pecora, in foglio. 126. HERODiA~o, tradotto dal Politiano et tocco di mano di Pomponio Laeto, in foglio, coperto di cartone.
'127. UN nsRo de Panegirici de diversi, in-4" et tocco dalmed" coperto di corame lionato.
128. THEOPHRA8TO de causis plantarum, tradotto dal Gaza.emendato in margine da huomo dotto, in foglio et senza coperta. ~OTA DE LIBRI YI-LGARt SCRITTI IN PE~NA*
'). PETRARCA le canzone et sonetti scritti di mano sua, in carta pergamena in foglio et ligato di velluto paonazzo.
J'ai cherché en vain, au Vatican, ce volume qui paraît curieux. Il est à remarquer que Rainaldi ne mentionne pasPomponius Laetus, mais seulement le cardinal Paolo Cortese, contemporain et ami du grand humaniste. 121) Manque au récolement de Rainaldi. C'était la suite probable du n" 120.
122) V. p. 247. Qu'on me permette d'indiquer un Plaute moins précieux, mais glosé par un humaniste du xvf siècle, qui est au Vatican Vm. B. 5. 14 (Pie VI). C'est le texte de Strasbourg, 1514, ex aedibus AfaMAMC ScAMrefM, relié avec 'Fsp'M PA. ~erosM: opuseula, Bâte, 1513.
123, 124) V. p.159.
125) V. p. 207. Cette édition incunable de Diomède ft autres grammairiens porte, suivant Rainaldi, une ode de Pomponius, Ad can~MM/em Raphelzem (sic); serait-ce Raffaello Riario ? Il n'y a qu'un exemplaire au Vatican qui puisse être cité ici (VeMe<M~ per C/tfMto/'Ot'Mm de Pensis de McrMde~o, 1491) Inc. '/3o3. Il est fort annoté, mais point par Pomponius, si mes souvenirs sont justes les gardes anciennes ont disparu dans une nouvelle reliure. 126, 127) V. p. 207.
128) Inc. 428 (Pie VI). Trévise, 1483. li v a aux marges des sommaires à l'encre rouge, que Rainaldi suppose être de la main d'André d'Aléria. Ils sont, sans doute possible, de cette de Cartéromachos.
Vat.7205, f. 49.
1) V. p. 279.
2. PETRApcA H sonetti, canzone et capitoli, scritto di mano sua, in papiro, con moite mutationi, in foglio et ligato in velluto rosino.
3. DANTE le poesie, scritto di mano del Boccacio con una epistola sua in verso latino diretta al Petrarca, con la mano d'esso Petrarca in alcuni luoghi, in foglio et ligato in velluto cremisino.
4. POESIE di cento venti poeti Provenzali, tocco nelle margini di mano del Petrarca et del Bembo, in pergamena in foglio et ligato in velluto cremisino.
5. BRUNETTO LATINI scritto in lingua Provenzale, tocco di mano del Petrarca nelle margini, in pergamena in foglio et ligato in velluto cremisino.
6. TUTTE le poesie di Dante et del Petrarca, scritto in papiro di mano del Bembo, in foglio et ligato in velluto cremisino.
7. BEHBO le prose scritte in papiro di mano sua, in foglio et ligato in velluto cremisino.
8. MiCHEL ÂNGELO BUONAROTTI le poesie scritte di mano sua, con alcuni lettere, in papiro in foglio et ligato in velluto verde.
9. PoEsiE di varij poeti del tempo del Petrarca, in pergamena in-4", coperto di broccato.
10. UN UBRo de poeti antichi del tempo di Dante et sopra, le cento novelle antiche, in papiro in-4", tocco di mano del Bembo et ligato in cartone bianco.
il. VARn poeti antichi, in papiro in foglio et ligato in tavole. LopENzo de Medici le poesie col suo commento, scritto in carta pergamena et coperto di corame lionato.
13. PoEStE del medmo col commento, con alcune correttioni, in
papiro in foglio et coperto di carLa pecora
2 V. p. 281.
3 V. p. 303.
4' Cédé à la Bibliothèque Nationale de Paris. V. p. 313. 5 V. p. 301.
6 V. p. 307.
? V. p. 309.
8 V.p.329.
9 V. p. 326,
10) V. p. 309.
11) V. p. 3i0.
12, 13) V. p. 328.
't4. DANTE con molti commenti, in foglio reale et coperto di corame lionato.
't3. DANTE scritto in pergamena in foglio, con la vita scritta dal suo figliolo Pietro, ligato in corame lionato.
't6. VARIE cose di diversi autori, et in esse una epistola longa del Boccacio, et la vita di Dante et del Petrarca scritta in prosa da Leonardo Aretino, in papiro in foglio et coperto di corame rosso.
17. STEFANO PORCARO le lettere et alcune cose di Brunetto Latini et d'altri, in papiro in foglio et ligato in corame.
18. BRUNETTO LATINI di varie poesie, con la traduttione dell' Ethica d'Aristotele, in foglio et senza coperta.
19. PETRARCA le poesie con alcune canzone et sonetti di Dante, con le lor vite scritte da Leonardo Aretino, in pergamena in-4" et coperto di corame nero.
20. BRUNETTO LATINI il Tesoretto, con la vita del Petrarca et del Bembo scritte da Ludovico Beccadello, in pergameno in-4° et coperto di seta torchina.
14, 15) V. p. 327.
16) Va<. 3215. 231 ff. pap. (Pie IX). xve siècle. Il y a deux ff. prélim. contenant la table des 65 rubriques. Ce ms., d'origine toscane, comprend surtout des documents florentins. Ce sont des miscellanées littéraires et politiques notons-y f. 77 v°, Comincia il libro deMs vita, studi e chos<Mmt di Dante Allighieri e di messer Francesco Petrarcha conposto novissirnamente da messer Leonardo d'Arezzo cancelliere ~o?'enMMO; f. 92, Finita la vita. fatta per messer LMMardo l'anno J)~CCCC~~A'Vj del mese <H maggio. Incomincia ~t vita, costumi et s<M(~t di Dante Aldighieri /a«a per messer Giovanni BoccAacctpoe<<t fiorentino; f. 131, Oratione /'M«a per messer Stefano Porcari da Roma, capitano di popolo di Firenze, tMMMa t'tH<j'/<M7'a de priori, la ma«tHa che nuovi smg'noftpt'esoMO l'uficio. Suivent d'autres discours de Porcari, Bruni, etc.
17) V. pp. 122 et 400.
18) Vs<. 3216. 48 ff. pap. (Paul V, Pie IX). xfv~ siècle. Titres et souscriptions à l'encre rouge. Gardes de parchemin portant un texte très effacé du xm" siècle. F. 1, Liber primus heticorum Aristotelis inter ceteros philosopAo~ SMH:m< magistri (trad. italienne de B. Latini) f. 12, Qui comincia i libro de la poleticha che pa?'<f< di governamento de le citadi. Deo gratias. AmeM; f. 18, Qui finisce la pe<ot:cAa (sic) fata per maistro BrMMe<o Latino da Firenze scrita insieme coK ~'aM7'o libro dinanzi cAe si chiama heticorum At'~<o~Ks f. 21, rn'(Mt/! de Pétrarque; f. 34, Psalmi mey septem quos super ?HMe)'«s propriis ipse dictavi, M<:K<tm <ame/~eac<<e)' quam inchulte,utrumque eHtM présure s~MdMz.FfancMCMS P. <aMrec!<!M (sic) f. 39, Inc. « Intencio. Alo che'i bel vergier. f. 47 v°, Tractato dé Iacopo da MoKteFM~zaHO de principibus <effa~<7K (en tierces rimes).
19) V. p. 327.
20) V. p. 3H.
21. UN LIBRO de rime francese, in pergamena in-4o, tutto &gurato, senza coperta.
23. POESIE provenzali di diversi, con la grammatica di Leonardo provenzale, in pergamena in foglio et coperto di tavole. 23. RiME provenzali antiche con alcune espositioni, in pergameno, in-4° et senza coperta.
24. RIME provenzali di molti poeti, in pergamena in-S", et coperto di cartone.
2S. RiME provenzali, in papiro in foglio, tocche dal Colotio, coperte di carta pecora.
26. GuiDO ludice delle Colonne delle cose di Troia, in pergameno in foglio et senza coperta.
27. LoNGo le cose pastorali, scrittore greco, tradotte in lingua vulgare dal Caro, in papiro in-4" et coperto di carta pecora. 28. ViTE di molti huomini illustri che vissero nel tempo d'Eugenio IV et Nicola V, in papiro in-4°, senza coperta. 29. RIME nelle quali si contiene il compendio del Tesoro di Brunetto Latini, in papiro in-4° et senza coperta.
30. UN LIBRO per ordine d'alfabeto di tutte le parole usate dal Petrarca et altri poeti antichi, scritto di mano del Colotio-, in papiro in foglio, coperto di carta pecora.
31. QUINTILIANO le declamationi tradotte per Antonio Lusco, in papiro in-4° et senza coperta.
32. PoLYr.io la castrametatione tradotta in vulgare da Gio. Las-
cari, in pergameno in foglio, senza coperta
21) V. p. 311.
22) V. p. 323.
23, 24) V. p. 322.
25) V. p. 320.
26) Va<. 3223. 150 ff. (Pie IX).xtV siècle. ComMMM.~pro~osopt'a storia di Tt'o~a composita per Guido Iudicie delle Colonne di JKe~MM.~Advengnia che chontinovamente le cose vecchie. A la fin est transcrite la tondue souscription dp 1287.
27) Vat. 3221. 98 B' dans son ancienne couverture. Cette traduction, due à un illustre contemporain de notre Amyot, a été publiée pour la première fois à Parme, chez Bodoni, en 1786, d'après l'autographe d'Annibal Caro. 28) Va<. 3224. V. p. 138.
29) V. p. 122.
30) V, p. 312.
31) Vnt. 3222. 79 fT. (Pie IX). F. 1, Comincia il prolago sopm ~6fo di QMtHMHaK f. 75, .PMKta quella parte del QMtK<t~MNO. ï'ecs<e tK ~0/g'Asfe per messer AntomM Luschi da Vincenza. Lasempro fu scn~o per .?H<as)h:o fh' Piero fh' Tomaso da PMa nel xxyjmj. Apostolus me fecit seCMK~a die /tO(M6)-MVct/6ncte~CCCC~/7). (ou LVj.) 32) V. p. 122. Une traduction latine de cet ouvrage, due à J. Lascaris
33. SAis~AZARO l'Arcadia, scritta di mano sua propria, in foglio longo, in carta bambacina.
NEL STUDIOLO DI GERMANIA SONO L'INFRASCRITTI PAPIRI UN LiBpo in scorza d'arbore de 24 carte piccole, scritto in lingua Samaritana in cortice, dentro una saccoccietta di broceato.
UN pApipo Aegyptio longo, avvoltato in modo di volume, scritto in lettera longobarda.
UN' ALTRO papiro scritto in lettera longobarda, avvoltato in modo di volume.
UN' ALTRO papiro simile, mà non cosi grande, scritto in lettera longobarda.
UN' ALTRO papiro simile, scritto di lettera romana, più antica della longobarda, dove è un privilegio d'un' Imperatore, il quale sottomette li Vescovi di Romagna all' Arcivescovato di Ravenna.
VI sono alcuni mazzi di lettere greche, latine et vulgare di mano d'huomini dotti, corne del Politiano, del Carteromacho. Oltre le lettere vulgari, vi sono alcuni sonetti et versi latini di mano propria di Hieronymo Aleandro, che fù carde de Brindezi, del Baifio, del Bembo, con sonetti vulgari et versi latini di mano propria di Paolo Bombasio, di Aegidio Viterbiense, del Colotio, di Battista Gasalio, di Romulo Amaseo, di Pier Vittorio et altri huomini dotti, et oltre questo vi è un breve di Papa Sixto IV et una lettera latina di Iulio II quando era cardinale. Et nel tiratore di sotto, sono lettere di mano propria di Marcello Cervino, che fù poi carde Santa Croce et poi Papa Marcello, de Bernardino Maffeo, che fù poi cardinale.
et accompagnée d'une révision autographe, se trouve à la Bib). de Paris, Lat. 6124. Cf. ma note dans l'Inventaire des MM. grecs de J. Lascaris, p. 12.
33) V. p. 328.
Vat. 7205, f. 52. Pour l'annotation de cette sixième partie de l'Inventaire, v. pp. 131 sqq.
NELL' ARMAMi dove sono li libri stampati, vi sono inscrittioni antiche in carte, poesie di diversi come del Sanga, di Pietro Curtio, del Pierio, et altre lettere d'huomini dotti, et moite seritture in prosa et in versi, con lettere d'huomini moderni scritte à me, che saria cose à farne nota, et spetialmente alcune lettere latine et vulgari originali scritte ad Aldo Manutio il vecchio.
E~o Fulvius Ursinus subscripsi manu mea.
APPENDICES
APPENDICE J
Libri Greci et Latini mSKM~C~«î et stampati che non sono des critti nell' indice de libri lasciati dal s~KOf Fulvio Ursini alla Libraria Valicanal.
GRECI MANUSCRfTT)
1. Dionisius Alicarnaseus de arte panegirica, Cornut.us de Diis, in-4°, coperto di corame paonazzo B 4 16 2. Appianus Alexandrinus, in-4°, coperto di raso verde A 5 19 3. Pindarus cum scoliis, in-4", coperto di carta peeora A 5 20 4. Gorgiae Leontini Encomia in Helenam, Crisolorae epistolae et alia, in-4°, coperto di veluto verde. A 5 21 5. Grammatica Lascaris, in-8°, coperto di corame rosso A 5 22 6. Agapetus ad lustinianum Imperatorem et Basilii imperatoris institutiones ad filium, in-8", coperto di corame rosso A 5 23 7. Orfei Argonautica, Procli et Orfei hymni impressi, Vrrba magica Zoroastri manuscripta, in-4", coperto di corame
negro A3 3 17 8. Libanii meletae, epistole et alia, in-fogo, coperto di taule B 2 8 9. Alexi Ansteni nomocanone sive ius canonicum, in-4°, coperto di corame negro. A 1 22 10. Aristophanis comedie cum eommentariis, in-4°, coperto di corame rosso. B 1 30 1. Sur ce petit inventaire extrêmement incorrect, tiré des Archives de Naples, v. plus haut p. 137.
2. Serait-ce M. G. 54 du grand Inventaire, qui n'est pas entré au Vatican?
Il. Apophtegme phitosophorum, PorSrii isagoge [in] pre-
dicamenta Aristotelis, m-8°, coperto di corame negro B 1 31 12. Nomina locorum, urbmm~ fluminum, etc., sciolto, in-4".
13. Aristotelis opera omnia. impressa, in-fogo, coperto di
corame rosso, F 4 31 14. Fragmenta, diversa et precipue Homeri, in-4", sciolto
15. Heronis de geometria fragmentum, soioUo.
16. Onosander et Mauritius de re militari, m-4"t coperto di
corame rosso t.
17. Claudi Ptolomei Florilegium de rebus astronomicis,
in-fog", sciolto.
18. Aristotelis et Theophrasti scriptaquaedam,m-8~ corame
rosso A 3 26 19. Ciri Constantini carmina, in-fogo, sciolto.
20. Orationes aliquot Demosthenis et Luciani dialogi greco-
latini, in-4",senza coperto.
21. Polemonis Phisiognomica, in-8", coperto di corame
turehino
22. In Saphus fragmenta Fulvii Ursini scolia, eiusdem car-
mina quaedam, in-8°, coperto di corame rosso A 3 2 23. De versu heroico tractatus, in-8°, sciolto.
24. Index in-4°, sciolto.
24 [6<s]. Tucididis historia, in-fogo, corame rosso. A 4 11 LATIN! MANUSCMTTI
25. Cicero de iirnbus, in.-4' coperto di corame rosso C pO 13 26. Audeberti Aurelii Roma, m-fog°, coperto di corame
rosso 1 C p" 14 27. Annotatio!tesv~riemCesarem,SpartianumLampridinm, ·
Cornelium Tacitum et alios, sciolto in una borsa di corame
negro C p" 15 28. Martyrotog-ium Romanum, in principio epistola Cromatii
et Hetiodori ad D. Hieronimum, in littera longobarda, in°
fcg", cop.di corame lionato. C p" 16 29. Onuphrii Panvinii antiquitatum romanarum liber ab
1. Cf. p. 174. Ajouter le témoignage d'Orsinisorsonjns. deMauricios. il più bello che s) possa vedere; sono 13 libri et scntti in pergamino di iettera bella e anticha più di 600 anni. » II l'a communiqué à Pinelli. (Lettre du 1~ aoùt 1587; Ambros. D. 422.)
2. V. p. 163, note 1.
3. Id.
4. V. p. 67, note2.
5. C'est un des autographes d'Orsini identifiés p. 269, note 5.
eodem manuscriptum, in-fog", coperto di corame lio-
nato C p° i8 30.PetrarceepistoIe,in-fog'intaute~ Cp° 19 31. Bessarionis cardlis ad principes de periculis Italiae imminentibus, in-fog", coperto di taule 3 C p° 20 32. Inscriptiones Urbis antiquae, in-fogo, coperto di carta pecora~ » C po 21 33. Notitia omnium dignitatum tam civilium quam militarium in partibus orientis, in-fogo, coperto di corame
rosso C p° 22 34. Petrarcae Bucolica, in-fog°, coperto di corame negro.. C p° 23 35. Onuphrii Panviniifastorum fragmenta, coperto di corame negro C p° 24 36. Ciceronis orationes in Catilinam, in-8", eoperto di corame rosso. 37. Cicero de senectute et de amicitia, in-8'J, coperto di corame rosso. 38. Socratis Apologia cum argumento Leonardo Aretini, in-8°, coperto di corame rosso.
39. Tibullus, in-8", in taule.
40. Georgii Trapezuntii oratio de laudibus Eugenii IV.
41. Ovidius de fastis, in-4", longo, coperto di corame lionato. 42. Cicero de officiis, sciolto et impert'etto.
43. Inscriptiones antiquae, in-8°, coperto di corame rosso. 44. Inscriptiones antiquae, in-fog", coperto di carta pecora. 45. Virgilius collatione grecorum illustratus, tribus tomis distinctus, in-4°, coperto di carta pecora 6.
46. Inscriptiones variae antiquae Cordubae, Barchinonae et alibi repertae, in-fog°, slegate.
47. Inscriptiones antiquae, sciolte, in-4".
48. Cassiodori epistolae, in-4", coperto di carta pecora.
49. Fulvii Ursini appendix ad librum Petri Ciacconii de triclinio, m-4", coperto di cartone 7.
50. Censurae in opera Caroli Sigonii, in-fog", coperto di cartone 51. Deorum simulacra et antiqua numismata, in-8°, coperto di carta pecora. l.Pourcen°etien"35,v.p.262.
2. Provenait de Bembo. Cf. p. 294.
3. V. p. 166, note 1.
4. Sur les recueils épigraphiques portés à cet inventaire, v. p. 36. 5. Cf. p. 250.
6. V. p. 269, note 5. Je n'ai vu que le volume sur l'Enéide.
7. Id.
8. On me permettra de rapprocher ce titre des-Vat. 3454-3455, gros mss. immédiatement classés après ceux d'Orsini, et contenant deux rédactions (ie t'Hts<orM ecclesiastica de Sigonio. La seconde parait avoir été soumise à la censure ecclésiastique et porte diverses corrections de la main de l'auteur. A la suite du second ms. est relié un très curieux jKe~.r aclnotationum ~M6te primo Œ~ Sigonium missae sunt.
52. Caesarum imagines et numismata, sciolto, in-8".
53. Virorum illustrium effigies, in-8", coperto di rasorosso. 54. Vita di Cola di Renzo, trattato de alcune famiglie Romane, de Crucis Dominicae figura, in-8", coperto di velluto verde.
55. Inscriptiones variae praecipue Romanae, Neapolitanae et alia, in-4°, scioito.
56. Epitaphia diversa, in-4o, sciolto.
57. De ponderibus et mensuris multa ab Angelo Colotio collecta. 58. Ab eodem Colotio annotationes quadam ex variis auctoribus excerpta,, in-fog", coperto di carta pecora.
59. Benvenuti de Imola commentariusin2~?'CommediamDa.ntis,quaedicitur Purgatorium, in-fog", coperto di cartone 1.
60. Aulus Gellius Noctium Atticarum,in-fog' corame rossos. 6t. Petrarcha de poesie, con varie leltione nelle margine, scritto nell' anno 1356 x novembris, in-fogo, senza coperta3.
62. Cicerone alcune oratione volgari, lettere di Stefano Porcaro et altre cose di Francesco Philelpho, item proverbia Senecae et a!ia,in-fog', coperto di corame verde 4.
63. Georgii Trapezuntii traductio librorum Aristotelis de animalibus, in-fogo, coperto di carta pecora
64. Fragmentum commentarii Benvenuti de Imola in comediam Dantis qaae dicitur Paradisus~.
65. Diario ab anno 1519 usque ad annum 1527, in-4°, roperto di carta pecora.
66. Ciceronis synonymi, Ferretus de conscribendis epistolis impressus, Gabriellis index in epistolas Ciceronis, traductio Aristophanis et alia manuscripta, in-4°, coperto di carta pecora.
67. Vocabularium quarumdam vocum quibus usi sunt Patres et praesertim in Concilio Tridentino, in-4°, coperto di carta pecora.
68. Imperatorum, dictatorum, consulum triumpbi, inscriptiones, epitaphia. item, Romanae historiae scriptores enumerantur deque illis iudicium fertur, in-4o 7.
63. Consulum series et ordo, ex Suetonio, L. Floro aliisque historicis, m-4°, coperto di carta pecora.
70. luiii Roscii lusus pastorales, in-8", coperto di carta pecora8. 71. Remigius denuptiis philologiae, in-4°, senza coperta 9. 1. V.p.193.
2. V. p. 224.
3. V. p. 285.
4. Serait-ce M.M. 17, qui manquait au Vatican en 1602?
5. V. p. 259.
6. V.p.193.
7. Paraît-être M. L. 274 (ms. de Rutiiio qui manquait en 1602). 8. Ce Julius Roscius Hortinus a été le collaborateur de Possevino pour l'édition des centons de Lelio Capilupi, dont ii a été parlé p. 7. 9. Paraît être M. L. 17, qui manquait en 1602.
72. Cleonide harmonicum impressum, index in Persium et Iuvenalem et multa abAngelo Colotio collecta msta, m-îog", carta pecora. 73. Index in Propertium, Ovidium, Ausonium, in-4", senza coperta. 74. Index in Tibullum, Propertium, Horatium, Gratium de venatione et alios, in-fog° Iongo, senza coperta.
75. Index in Salustium, Portium Latronem, Cornelium Nepotem, Catonem, Varronem, Cotumeiiam et Pomponium Melam, in-fogo )ongo, senza coperta.
76. Index in Pta.utium,Lucre).iLmi, Horatium, Catullum et Manilium, m-tog° longo, senza coperta.
77. Index in Caesaris commentaria, Terentium, Cornelium Celsum, Asconium Pedianum, Vitruvium et Pomponium Me)am, in-fogo iongo, senza coperta.
78. Index in Paulum Cortesium de principe, in-fogo longo, senza coperta. 79. Glossarium latirum-gaercum, in-fog° Iongo, senza coperta. 80. Index in anonymum, in-fogc )ongo, coperto di carta pecora. 81. Fragmentum indicis a G usque ad X, in-fog° longo, senza coperta. 82. T. Phedri poetae enarrationes in rhetoricam, in-4°, sciolto 1. 83. Gerberti geometria, in-fog") coperta di carta pecora.
84. De comoedia et tragoedia incerti auctoris.
85. Informatione a sua Maesta Catt* per la guerra contro ai Turchi, in-fogo.
86. De mundo multa ab Angelo Colotio collecta, in-fogo, sciolto. 87. Notae in Ciceronem, in-fogo, sciolto.
88. Inscriptiones antiquae multae et epitaphia varia, in-fog", sciolto. 89. Inscriptiones antiquae, in-fogo, sciolto.
90. Trattato del modo de eligere capitani etaltri ministri di guerra, in-fog°, sciolto, in carta pecora.
91. Notae in varios auctores, in-fog°, sciolto.
92. Festi Pompei fragmentum, in-8", sciolto2.
93. Catendarium in quo festivitates totius anni describuntur. ~ATtKl STAMt'ATt
94. Consulum, dictatorum censorumque Romanorum série?, una cum ipsorum triumphis, in-8", coperto di corame rosso.
95. Prose antiche di Dante, Petrarcha, Boccaccio et altri, in-4", coperto di corame rosso.
96. Templa sacra et profana quaedam edificia, in-lo-0, longo. 1. Tommaso Inghirami.
2. V. p. 269, note 5.
~OLHAC. FL'LVtO ORSt.\f. 26
?
DI MONSIGNOR LANCELOTTI 1
97. Trigulphi et abbatis Vespergeri cronica, in-fog", carta pecora. 98. Ottonis Phrisieri et Radevici Frisigensis historia, in-fogo, coperto di carta pecora.
99. Sedulii mirabilium, eiusdem et Iuvenci carmina, Arati card"' historia apostolica et alia multa, in-4", coperto di corame rosso.
100. Roma antica, in-fog", coperto di carta pecora.
101. De re hortensi, in-8", coperto di corame rosso.
102. Deorum dearumque capita, in-4", coperto di carta pecora. GRECI MANUSCMPTt 2
103. Demosthenis opera, m-4, coperto di corame rosso.
104. Concilium Tridentinum.
105. Plutarcho avertimenti politici.
106. Lexicon greco-latino, in-fog'' longo, scritto di mano di P. Ciaccone. 107. Annotationes variae Hieronymi Aleandri 3.
APPENDICE II'
l
FORTIGUERRA A\ORSINI
A< molto magco il sr Fulvio Orsini patrone mio ossmo, a Bo~na s.. Molto mag" s~ mio oss*
Mio padre ha ricevute dua lettere di V. S. per le quali ha inteso il desiderio di quella circa quelli otto libri che lei domanda, e per che esso si e. 1. Cf. p. 25.
2. Ces cinq mss. correspondent exactement à M. G. 6, 147, 159, 155 et 142, qui n'ont pas été portés au Vatican en 1602.
3. Ce petit inventaire est suivi d'une liste intitulée .E)TO~ nell' indice ~e libri coMe~HaM al Palazzo [VattcaMO]. Ce sont des corrections au grand Inventaire, sur la reliure ou le contenu des mss. décrits la plupart de ces corrections sont aussi dans le récolement de Rainaldi, et l'étude directe des mss. que nous avons faite rend inutile de les publier. Il en va de même pour la liste des livres manquants chez Orsim, qui termine le document de Naples.
4. Le choix de documents qui forme cet Appendice est publié d'âpres le même système que l'Inventaire. J'ai ponctué, transcrit v les M consonnes, et résolu les abréviations qui pouvaient arrêter le lecteur mais je respecte le plus possible l'orthographe et même l'accentuation des originaux. 5. Va<. 4104, If. 182-183. Sur ces lettres et les suivantes, voir notre fecit, pp. 82 sqq.
fatto portare in villa (havendo desiderio di compiacer V. S. di questo e di maggior cosa), mi ha dato in commissione che con ogni diligentia io cerchi di tutti questi libri studiati e postiilati dal Carteromacho, et che havendo trovato tutto quello che si puo trovare, io dipoi le dia in mano dei s'' capitano Alessandro Conversini (come V. S. ordina), perche esso Io mandi poi a quella. Onde havendo io havuto tal commissione (desiderando anchor io di far piacere e servitio a V. S.) ho con gran cura e diligentia trovato 22 pezzi di libri, computato !i otto che quella ha messo in nota, quali tutti sono stati studiati (come si vede) dal Carteromacho, e pensando far cosa grata a V. S. quanti piu gli se ne manda (havendo veduto quanto essa e desiderosa di tal cosa), gli ho dati tutti in mano del prefato sr capitano; cosi in questa sarà la nota di tutti quelli cbe ii si mandono. Ho trovato similmente certe lettere latine d'alchuni s" litterati con una del Carteromacho, le quali li mando el n° di esse sarà in su la nota. Alle dua sue lettere non si da altra risposta per esser mio padre in villa, et io non sono atto a cio, perche bisognerei che fusse altra penna che la mia, volendo ringratiar a pieno V. S. dei grande amore et affetione che essa porta alle cose dei Carteromacho, inperhô quella mi hara per scusato. Ne havendo altra cosa da dirli (baciandoli le mani) faro qui fine, con raccomandarmi quanto so e posso quella, et il simile fa mio padre. N''° S~ Dio la feliciti.
Di Pistoia, il di 14 di Maggio 1565.
D. V. S. humil servo,
Sc~PIO FORTIGUERRA.
II
FORTIGUERRA A ORSINI 1
m"'e' et R~ s'' mio ossmo,
Ho ricevuto le dua di V. S. per le quali ho inteso quella haver havuto tutti questi libri quali haveno dati in mano del capitano Alessandro, ma dubitare che ve ne sia alchuno non studiato ne postitiato dal Carteromacho, e spetialmente il Plinio e le metamorphose d'Ovidio, et che per cio io intenda da mio padre la certezza se e sua mano; onde io glien' ho domandato, e mi ha risposto che crede al certo la sia sua lettera, avvengha che per esser un tempo ohé non ha visti libri, non sene arricorda cosi bene. Di Messer Giovanni Battista2 (come serive V. S.) non e mano, tat che mio padre et io ~teniamo per fermo le postille del Plinio e delle Metamorphose di Ovidio non esser d'altri che del Carteromacho. V. S. so che ha dell' allre scritture di sua mano e per cio puo molto ben conprendere se hanno simiglianza l'una con t'altra perche mi dispiaceria oitramodo non haver mandato a quella le cose sicondo il suo intente. Mando adonque à V. S. in scambio delle opus1. V< 4104, S'. 249-250. Adressée aussi à Bologne, ainsi que les lettres III et IV.
2. V. p. 246, au bas.
cule di Plutarco (qual dice non essere postillate dal Carteromacho) Marsilio Fiscino de triplici vita, quale ha tutti i segnali datomi da quella e trente 1 e notate di mano del detto Carteromacho, che cosi un tratto mi pare; ce-ne resta non so che altri, che anhora loro mi paian notati di 'mano sua, ma non n'ho vera certezza, e mio padre non ii puo vedere per esser hora aggravato dal male quanto sia mai stato a sua di, di sorte che mi fa temere non pocho de casi sua, et tutto il suo male credo proceda da questi tempi che ti son molto contrarij. Li ho perho letta la lettera di V. S. et delle amorevolissime offerte che quella.gli fa; esso gliene resta, molto oMgbatp e te tiene come un thesoro; cosi il simile fo anchora io, dicendoli esser sempre pronto e parato a far servitio a V. S. dove io possa, et di questi libri che ci son restati, quando quella ne voglia un piu che un' aitro: sono a ogni suo commando. Le raccomandationi a Messer Francesco Forteguerri e mio padre tutte ho fatte, cosi essi le rendanno a V. S. duplichate. Â)tro non mi H resta che dire, perho facendo qui fine (baciandoii le mani) nella sua buona gratia sempre mi offero e race' N' S~ Dio la feliciti e contenti di quanto desia.
Di Pistoia, il di 2 di giugno i565
D. V. S. servitore, SCIPIO FORTEGUERRA.
III
FORTIGUERRA A ORSINI ï
Hl~ et. R' s'' mio ossmo,
Poiche ho hauto dato in mano del capitano Alessandro il Marsilio Fiscino
1_ _t_7_ _1'. iT C"I 1- _1_ ~J.L- -3_1-
(havendo pur desiderio di servir V. S. corne la desia), son andatoguardando tra certe lettere et ne ho trovata una del Carteromaoho volgare per la quale ho benissimo compreso che il Plinio e le Metamorphose d'Ovidio non sono notate di sua mano, e per il contrario mi son venuto certificando che que.))! che ci son restati (de quali fo mentione a V. S. su l'altra mia) son notati at certo di mano sua, la nota et il n" de quali sara inclusa in questa, e cosi io ti ho dati in mano del prefato capitano insieme con il Marsilio Fiseino, perche esso li mandi a V. S. in scambio di quelli che non son notati dal Carteromacho, e l'haver mandato a quella delli altri non notati di sua. mano. N'e stato bonissima causa l'haver lei dimandato (tra quelli 8 primi) il Plinio e le Metamorphose d'Ovidio, quali pensavamo un tratto fussen -di z mano sua, corne ancho pensavamo che fusse l'Eusebio, Strabone, LaotanCo Firmiano e altri, che a questo modo hora io comprendo non essere, se già il Carteromacho non faceva lettera di piu sorti (che non le credo), sia come si voglia quello che io penso dover esser grato a V. S. quello gli mando, ne ce ne resta piu altri che sierno notati di sua mano o d'altri. Perche non 1. Pour '/fK<)'i.
2. V(~. U04, tT. 243-2 44.
havt'ndo altroche dirti, faccendo qui fine (col.baciarli le mani) meli offero e racc~. Nro Sre Dio la feliciti.
f)i Pistoia, il di 2 di giugno 1565.
D. V. S. servitore, SctPtO FoRTKGUERRA
IV
FORTICUKRHAAORS~~
m"eR''°s''m!ooss'
Poi ch' hebbi dato at eapitano Atiessandro it Marsilio Fiscino e ta mia a.
V. S., della quaie horaho la risposta da quella de quattro del presente, detti di nuovo un altra mia al prefato cap' insieme con 2 altri libri et perche V. S., hara la lettera e iibri, non li diro altrimenti il tenore di quella, e ilnon l'haver il cap"° mandata esato, per non haver hauto eomodità. Quanto a quel che V. S. mi serive ch' io cerchi con di)igentia s' io trovo fra questi libri tint! in giallo altro toccho di mano del Carteromaeho, ii fo noto per questa come non ho manchato di diligentia et ho trovato cosa che penso sara grata a V. S., e questo e l'opere del Poliliano leghato in nel modo che quella mi serive, similmente ci trovo un altro libro che e notato di quella mano del Plinio et e questo Textus Summularum iogice magistri PetriHispani. Mando adonque a V. S. questi 2 che di sopra dico, che saranno in tutto n" 6. Con mio padre ho fatto quanto V. S. mi serive, ma il male Io va tuttavia aggravando non pocbo e bisogna stare alla gratia di Dio, perche non ci e altro riparo; esso si racc~aV. S. cosi il simile fo io, et baciandoli le mani meli offero e race' N' S''<= Dio la feliciti.
Di Pistoia, di 7 di giugno 1565
D. V. S. servitore, SCIPIO FoRTEGL'ERRA~.
CONVERSINI A ORSI~I
A~' t~ et Rdo pH<}'OHC m:0 0~ il S'' FM/t!<0 Orsini, a Roma 3. t!t''°sig.patronemtooss"
Infinitamente ringratio V. S. della cortesia che l'ha usata à. Messer Sci-
11 1-1 1 1
pio, al quel ho parlato circa il libro che la mi scrive; m'ha respostoche non 1. ~'at. 4104, ff. 245-246.
2. Suit une lettre du 15 février 1566 (4104, f. 247-248) où Forteguerramentionne la mort de son père et s'excuse humbtement d'une offense envers Orsini, qui ne nous intéresse pas. Il remercie par avance Orsini des vingtcinq écus que celui-ci lui fait offrir par Conversini et désigne pour les recevoir un certain Vicenzo Politi. Le reçu de Politi, daté de Rome, icr mars, est ajouté au bas de la lettre même. Cf. une lettre de Conversini à Orsini, de Pistoia, 14 février (4104, f. 251-252); une autre lettre du capitaine, notre n° V, montre la reprise des envois de livres.
3. Vn<. 4105. ff. 205-20G.
r ha trovato. ma che en' ha trovato altri sette, che al credere suo son tutti tocchi dal Carteromacho e m' ha promisso darmeli tutti nelle mani etio gli ho detto, che scriverrô a V. S. d'haverli. Lo io-non.gti ho, ma mi credo bene che meli darà se lei avisera voiersene valere. Perô lei intendera per la lettera di Messer Scipio e libri che sono, e volendoli tutti a parte scriva ch* io glieli mandi e dove ho andirizarli con mostrare di eredere che sierno apresso di me, per che io faro tutto quel che per me si potra per averli e mandargtieti; laquât cosa penso mi sara facilissimo, vedendolo con molt' amorevolezza offerir questi et ogn' altra sua cosa, ;e per tenerlo io un bonissimo gentilhuomo, mi persuado che debba osservare piu di qualche promette. Non dimeno, per ogni caso che potesse accascare, ho voluto dir à V. S. per apunto la cosa come sta, e pregandola che la mi faccia gratia avisarmi qual cosa del Ecc* sig. Duca di Parma, quai odo' che gia molti giorni si truova costa; arô caro se per me si puo sapere qual che fae quanto starà, e se sara general di Santa-Chiesa, e medesimamente quando e mandera a levar la Sig~ Principezza di Fiandra2, e chi andera per )ei; che tutto so che V. S. intenderà. E baciandogli le mani, meli offero e raec~
Di Pistoia, il di xij di Marzo 1566.
D. V. S. 11~ attenf servitore, A~ESS"' CONVERSINI.
VI
FORTIGUERRA A ORSINI
All' illire e molto Rdo s''s il s< I~~M 0)'Mt pa6'OH mio ossmo a Roma3.
H! e molto Rdo s'' mio ossmo,
Poiche la S. V. per sua inusata cortesia e benignitâ ha usato verso di me si generoso e largo dono, consegnando in mano di Messer Vitic" Politi A" 25 ad effetto di dovermeli esso mandare, Dio almancho mi havesse conceduto tanto di gratia ch' io havessi potuto in qualche parte riconoscerla con parole, non mi essendo lecito altrimenti in modo alchuno, la onde reputo che sia molto meglio tacitamente piu presto col core ternergliene pérpetuo obligho che rendergliene fede con mu)tiplicità di parole. E quanto a quai che V. S. mi scrive che harebbe caro eh' io li mandassi un libretto di epigrammi greci fatti del Carteromacho, quali dice che ii parve che io li mostrassi, quando essa fu in queste bande, Ii dico che qua appresso di me non ci si trova nessun libro di Epigrammi greci scritti a mano, saivo che ci
1. Traduisons aM~sco; l'orthographe de ce capitaine n'est pas moins bizarre que celle de Fortiguerra.. 2. Marguerite d'Autriche, femme d'Ottavio Farnèse, duc de Parme, quitta Bruxelles à la fin de 1567.
3. Va(. 4105, ff. 270-271.
e un libro d'Epigrammi greci in stampa d'Aldo, et ho guardato drento in detto libro e non vi trova cosa alchuna che mi paia del Carteromacho; nientedimeno, quando V. S. Jo voglia, questo insieme con ogni altra mia cosa sera sempre al suo comando, perho essa dia adviso se vole ch' io gliele mandi che non maneherô.
Appreso per che V. S. conosca ch' io sono desideroso di farli servitio e compiacerla, et che se bene alli giorni passati io l'offesi si grandemente non e per cio al presente ch' io non riconosca il mio grande errore, il quale non si causo per malitia, ma sol per esser in troppo credulo, si corne altra volta gli ho significhato, li fo intendere come ho dato in mano del cap"" Alessandro Conversini anchora 7 pezzi di libri quali mi paiano sicondo me in piu luoghi tocchi di mano del Carteromacho, e qua libri detto sr eap"° manderà a V. S. (per esser a lui piu facile che a me il mandarli), ogni volta che da quella sera seritto che li si mandino, et per che la sappia che libri e opere sono, e similmente che postille vi e drento, gliene sarà qui da me con piu brevita che sia possibile dato certezza. E prima Ii dico che vi e un greco che mi pare li Locica d'Aristotile, in nel principio del quale e uno epigramma in stampa greco del Carteromacho, cosi poi ancho una sua epistoletta greca, e in nel fine vi e seritto alquante annotationi di sua mano; poi ce ne un altro greco, e questo e Theocrito, e in nel fine di detto libro vi e una comedia d'Aristofane domandata il Pluto, che e tutta postillata di man di detto Carteromacho, ma in l'altri opere de Teocrito non vi e adnotatione alchuna. Il 3° libro e un vocabulista greco senza principio tutto postillato, e questo la sera che V. S. fu qua, rni~" s' Fabio Farnese haveva messo dapparte con ti altri. Il 4° e Hippocrates de natura hominis, e certe altre opere in detto libro, ma non vi e postillato se non 3 o 4 carte e non piu, e questo e in nel principio del libro, et e di quelli leghati in corame negro et il corpo tinto in giallo 1 come gia scrisse V. S. H 5° e un leghato in nel medemo modo et questo si domanda proverbiorum libellus, che in nel fine vi e forsi 20 carte scritte in penna, che mi paion di mano del Carteromacho. 1) 6° e Arithmetica Boetij che vi e qualche postille, et e leghato insime seco certe altre operette ma non son tocche di postille alchuna. Il 7° et ultimo e un libretto seritto in penna che dice Pub. Ovidi Nasonis de sine titulo et amorum suorum opus, et pieno per tutto d'annotationi e postille, advengha che non mi paino mano del Carteromacho; nientedimeno credo piacera à V. S. et mandandolo costa tien pocho lato, tal che non e di noia a chi l' ha da portare. Mi e parso dar a V. S. questo relatione di detti libri a causa volendoli sappia come son fatti e che opere sono, et il non li haver io per e tempi addrieto mandati esato, per che dubitavo se le postille erano di mano del Carteromacho o no ma hora, corne per una sua Jettera ho compreso, dico quasi alcerto che e sua mano, la quai lettera mando a V. S. si come essa mi chiede, e li dico che non ho piu altre lettere latine'ne volgare o altre compositioni 1. Ce sont les tranches qui sont jaunes, comme le montrent plusieurs des volumes de Cartéromachos dans la collection d'Orsini.
di detto Carteromacho ci e solo alquante tettere volgari seritteli da diverse persone, che quando V. S. voglia questo o altro basta un minimo cenno, perche come di sopra ho detto non ho altro desiderio se non di compiacerla; e faccendo qui fine di core meli offero et racc~ N'" S'~ Dio lafeitciti. Di Pistoia, il di 14 di Marzo 1566.
D. V. S. humil servo,
SciPIO FORTEGUERRA.
VII
ORSIKt A DUPUY
Al m<)/<o ill. et ma~/M/tco s. mio oss' il s. C&tM~M PM~aKc, a .PaW~
Molto illustrissimo et magnifico signore mio osservatissimo,
Monsignor d'Houlier~ tanto bene informato della devotiolle et obligo mio verso di V. S. che poco m'occorre dire in questa per tal conto; et pure voglio dirle che, si come io la tengo viva nell' intimi luoghi della memoria mia, cosi desidero cbe lei mi commandi quaiohe cosa per mia consolatione. Il prefato monsignor esporrà a V. S. un desiderio mio~, et di quello che per me la ricercarà, intendo sia ricercata in quella forma et modo che si conviene fra gentilhuomini et amici cordiali, et quale è la destressa di S. S' et giuditio esquisito, sù che non esporrà a V. S. questo mio desiderio altramente. Si che a me non occorrerà dire altro, se non pregarla ché veda quà appresso di me cioche ci sia per lei, poi ohé ancor ib sono tutto di V. S., alla quale bacio cordialmente le mani.
Da Roma, a iiij di novembre 1579.
Di V S. molto ill. et magn. affmo ser~,
Put.VtO ORS!NO.
VIH
ORSINI A PINELLI
.U <M')//n ff ;)«!< s. MM «.fS" il .s'. Gin. V<nCCH.:0 P<'4eHo, Pn'/<!C<f.
llolto mag''° s' Quel oostro formicone e cominciato a uscire, non so bussato da chi. Non scrive A me, ma al Targone accioche me to dica à nome suo~ che man1. Paris, BibtioLb. Nationale, Dupuy 704, f. li4. Cf. la lettre de Pinelli fi Dupuy, de Padoue, 27 nov. 1579 (même ms., f. 76).
2. Cf. p. 88.
3. Milan, A?K&)-<M. D. 422 inf., 74.
4. Torquato Bembo. Cf. pp. 94 sqq., pour cette lettre et toutes les suivantes.
dando io le teste, lui mandara li libri. [o t'hô risposto, che dovendo lui venire a Roma quest' anno (si come scrive al medesimo Targone), questo negotio si potrà remettere m quel tempo, nel quale si potrà fare la permuta 'a con più sodisfattione dell' una parte et l'altra; et che parendoli altramente, scrive à chi io dovero consegnare le teste, che scriverô anco à lui à chi doverà consegnare H libri in Padova et ehe io non voglio pigliare briga di conduttura ô risigo della perdita delle teste, sicome ne anco egli dei libri. Circa il fragmento de Lusi scrive che non l'ha cercato, ma che trovandolo melo darà con ricompensa di qualche cosa di suo gusto. Io ti notifico da permuta proposta del cameo con quella medaglia d'oro et questi Lusi, se à lui piacera. Hora staremo à vedere. Come io sia sicuro che li libri non vadino fuori d'Italia, potremo lasciare che la cosa si maturi al suo tempo, massime che havemo a fare con un furbo per excellenza. Di gratia V. S. non resti d'avertirmi di tutto quello che conoscerà fare àproposito per condurre questa permuta con reputatione mia, et d'intendere sempre quello che puô della integrità del Virgilio di maiuscule. Non vorrei per benc assai che questi libri mi scapassero delle mani per mia dapocaggine. Nel resto poi lasciaremo risolvertodalui, V. S. mi perdoni de tantaimportunità, che la conosco benissimo ma corne si pu0 far di meno in certe occasioni? Il Sigonio mi scrive che sera in Roma à Pasqua, et che delli tre mesi che ne si fermarà, due ne vole consumare con me Ma che posso sperare della venuta di V. S. Le scrissi che quelli commenti del PJinio erano del Beroaldo et altri che vadino in un libro in foglio trivialissimo. Aspetto qualche nova del Cano et del Photio, che io le scrissi con i'ultima. Le bascio cord'° le mani. Da Roma, à xij di Marzo 1575.
Di V. S. m. mag~ affmo ser~ FuL".
IX
BEMBO A ORHI~I
.4. <M< e< m~/<') Rdo s'' corne ~'a<t;Mo oM' il .< Fulvio Orsini, ct Roma
H)' et molto Rdo S°~ mio,
Heri hebbi qui le sue, ne le dirù per hora altro se non questo che io stù
in opinione di venire quest' anno santo flao à Roma et venendo alora faremo ognicosa, et quandopare piacessiàN" S"' Dio che non ci potessi venire mandero in là i libri, per che volendoli dare non hanno d'andare in altre mani che in quelle de V. S. I Lusi certo non gli ho trovati, ma come vaddi a Padua, cerchero meglio et V. S. to saprà se t'haverô trovato veggasi a altro et mi 1. Lettre du 30 avril (f. 80i « La venuta de) s'' Sigonio è andata. in fume. )'
2. Vaf. 4104. ff'. ~70-171.
)o avisa. Quanto aile conduttore [inporta questo poco al negotio. li cameo di che mi scrive V. S. del quale mi serà caro il pronto per poterlo un poco godere, mi piace essendo come scrive, ma la medaglia d'oro che assomiglia al M. Aurelio di V. S., che entra nel baratto, non me ne voglio a modo atctmo privare, dovendo havere etiandio la testa di marmo, et quando anco non l'havessi non la voglio dare, perche troppo acerba privatione mi sarebbe questa, amandola como fô tutte le volte che- V. S. crede che io l'aml et osservi di buono et fraterno cuore, la crederà quello che venssimamente è, et tale mi conoscerà per sempre. Vegga pure se io ho altro da poterla sodisfare con visto et honesto barratto ohé sempre [o farô. Et stia sana et mi ami et la prego à basciare per mio nome humiiiss~ la mano à Mons. Ht°"' carl Farnese come un signore et padrone.
Da Coniolo di Brissana, alli 30 di Marzo del 75.
Di V. S. Hl'" et molto R~.
Atrettionatiss" frate!!o,
TORQUATO BEMBO..
X
PINELLI A ORSINI
Motto R~° Sr mio ossmo
Habbiamo veduti i libri di Mons'' Bembo, il s'' Mercuriale et io, non già il Virgilio et Terentio della permuta che si sono trovati esser à Coniolo, et delli altri gli daremo conto xaTc: Tci~vS. L' a', che sono le scholie in Theocritum, sono scholie latine et, per quanto stimo, tratte in gran parte dalle greche, cioè tradotte. 6' sono dieci libri soli di Strabone, Ji primi, cioè poeo più della metà, et, come gli scrissi già, non molto antichi. Hf' non s' è trovato aitrarnente Appianus, ma Oppianus oA~T. xof~ xw-QYETtxtx. S' questo è l'Archeologia di Dionysio Halicarnasseo, libro in foglio di carta pecora et di scrittura anticha molto, corretta et bella. Insomma è libro dafarci l'amore perche è intiero, et à me piace molto.
s' gia ho detto à V. S. che l'Aristide è in-foglio di carta pecora et molto antico; è plenissimo di scholie sino passata la metà, il resto non ha alcune, et perche era stato mal trattato da qualchi del passato, di due terzi del libro 1. Va;<. 4104, ff. 231-233. La suscription manque.
2. Cf. p. 96, et la lettre de Torquato Bembo, de Venise, le 27 août 1575 « A questi di passati venni per certa subita occasione a Padua, dove troxai lettere di V. S. in mano del s" Mercuriale, et lui, insieme col s" Pinelli, furono nel mio studio et lassai cbe vedassero tutto quello che era notato de V. S. et troverano et Ji Lusi et ogni altra cosa. Loro hanno fatto la nota d'ogni cosa per mandarla à V. S. et perô non diro altro. Non hanno potuto vedere ne'l Vergilio, ne'l Terentio, per che io lassai a Coniolo, ôve nel subito mio partire non Io pressi, per tornar presto, si corne faro fra 6 overo 8 di à Dio piacendo. » (Va<. 4104, f. i73.)
sino alla fine nella parte superiore delle carte è stato riconcio. che cosa si contenta in questo libro, V. S. !o vedra nel tergo della mia nota. Cosi del 9'. Hora il ch' è in-8° et è di carta pergamena, non mi piace punto, perche è forse moderno et non molto corretto.
Il 9' ben corretto e mostra molta antichità, se ben qual charattere longobardico non io veggo che ne titoli et ne meno intieramente. Il libro è in foglio et è di forma molto lunga, più che dupla della larghezza, in carta pergamena, et perche V. S. to conosce meglio, gliene ho dipinto io proprio alcuni principii della Georgica vi è quasi tutto il primo et non va più oltre. Se ben V. S. troverà Demoetas nel titolo, di dentro perô v' è Damoetas. Le forme delle lettere notabili in questi principii sono M, C, G, M'. Ma come V. S. crede non è scrittura constante.
Ho veduto quel Carmen BMCoHcHtH scritto di mano del Petrarca, col quale il Bembo egli prova )i opere volgari d'esso Petrarca esser similmente scritte di mano dell' autore, siche non m' è parso di voler gli levare la sua pietra paragona et certo non è cosa da curarsene. V. S. de gratia io conoscha da questa fine ch' a messo dopo i versi « Bucolicum carmen meum explicit, quod ipse qui ante annos dictaveram scripsimanu propria, apud Mediolanum anno huius aetatis ultimae 1357. H
In luogo d'Appiano che non s'è trovato, v' è all' incontro un pezzo di Pindaro con scholie antichissimo, ch' io stimo stremamente per la sua bellezza, et è libro daprocurarlo vi manca la prima carta della prima ode; et arriva sino ait' sfSo~ (con haverlo) ~rsp <xe).tou et è cosa degnissima
XCtT' EjJLE.
In 'tuogho del Virgilii Bucolica et Georgica, che non s'è trovato, v' è un Sinesio in-4" di papiro (di papiro anche è il Pindaro) che mi piace assai et ha quell' hymni ch' ha stampati il Cantero, che non erano nel Synesio parigino. Dell' Aristide non posso dire à V. S. se è intiero, perche non segue l'ordine del stampato questo posso dirgli che, nella tavola chi è innanzi del libro, il penultimo titolo è ).p' ~apKsO~Y~KTo;, l'ultimo Ao' (ma d'altra mano moderna) E~ 'PMp.
Credo di non potergli dire altro in questa materia, se non che esso Bembo è per andar presto alla sua badia, et non so (dal suo parlare) quanto presto sia per venire à Roma, come che dica di volersi forzare d'esservi presto. Ancora un pocodi questo prefato monsignore, il quale m' ha monstrata la medaglia d'oro che si chiamaAurelio, la quale ha per riverso una figura che siede con una vittoria in mano et lettere tovi. vtCTOM, ma il diritto ha il volto d'Hadriano et le lettere che dicono HADRIANVS. AVG. cos. m. P. p. Hora saltiamo att' altre medaglie tragittate, che m' è parso di mandargliele et seranno con questa, perche mi ricordo d'un suo detto, che bisogna cominciar presto à gustare. Credo che piaceranno à V. S. perche cosi mi dicono questi ctp~xi'o!. Ho voluto scrivere à V. S. questa iettera hoggi, caldo del studio del Bembo, et la lasso cosi sino à venerdi per vedere
i. Pinelli figure ici la forme des lettres en question. II décrit les Lusi.
se v' è da giungere per qualche parole sue ch' io aspetto Et comincio a basciargli la mano.
Da Padua, alli xxt di Agosto J575.
XI
ORSINI A PINELLI
Molto mag°'* s'' mio oss" 2,
Con la lettera dell' ultimo del passato hù buona nuova della sanità di V. S. che m' è stato di quella contentezza che la puù pensare. Piaccia à Dio di conservare V. S. per beneficio publico et per consolatione di noi altri, et non creda tanto nella eccellenza et amorevolezza del sr Mercuriale che la faccia dimenticare di Roma, dove son certo che la starà sempre meglio del corpo, che dell' animo non hà bisogno la prudenza et equanimità sua. Ho sentito piacere d'intendere il particolare de libri del Bassano, et poiche sono entrato in questo, desidero che la mi dia qualche luce d'un Nonio MarceUo che Monsigr Antonio Augustino altre volte mi disse haver veduto in Vinetia, soritto in membrana, di lettera antica, più di 400 à 500 anni; et il medesimo mi dice il Statio di questo libro, al quale hù fatto leggere hiere la sua partita per il libro da ricuperarsi dal Ci" Corraro Ambasciatore Veneto. Il sr Ambasciatore di Francias m' ha donato un Catulio et Festo col Scaligero, et mi promette un Manilio come lo verra et con tutto ciù non ricuso che la mi favorisea d'avvertimene corne questi libri sieno in Venetia. Et accioche questa lettera sia tutta. per libri, la prego in questa, con queUa maggior instanza ohé io possa, che voglia adoprare col Bembo quell' istrumenti che !i paranno potenti per indurlo, etc. Io per adesso sarria de parere che non s' entrasse in altro che chiederle il fragmento de Virgilio et di Pindaro col Dionysio, et io quanto à me non mi curarei senon delli Lusi di Virgilio per riunirli col restante che hù, di che l'ho seritlo, Et in questo caso, potendosi havere, circa il prezzo mi rimetto à queUo che fara lei, che sà benissimo quello che si puô pagare. Et in somma crederei che trenta seuti questi tre libri fossero pagati soverchio,etcheventicinque scuti bastariano, essendo li di fragmenti et ben. piccoli. Ma V. S. in questo caso non ponga mente à. cinque scuti più ù meno, et quello che prometterà rimborsarù subito. E bene d'avvertire per la persona che trattarà, perche io non giudico che ne il sr Mercuriale ne V. S. siano buoni, caso che non proponessero ricompensa perche al sicuro il Bembo si vergognarà di trattare con Loro Signorie à danari et massime 1. La lettre est en effet suivie d'un long post-scriptum fort intéressant, que je ne reproduis pas, car il ne se rapporte pas directement à nos acquisitions. Il est daté du 25 août.
3. Ambros. D. 423 inf., f. 87.
3. Louis d'Abain de la Roobepozay cf. p. 68.
per si poca summa. Perô io giudico che l'importanza della cosa stia net modo di proponerla et nella persona. Se si giudica bene che io Ji scrivaet cbe ti offerisca qualche medaglia d'oro ù danari, V. S, melo avvisi et di questo ne pigli parere. Li due libri di maiuscule pagarei 150 scuti et più, ogni volta che'l Virgilio sia integro come il Bembo mi scrisse, che sopra di ciù ne hô lettere, nelle quali mi scriveva che li mancava poco, cosi a questo come al Terentio, percioche quando fosse molto fragmentato, non credo tornasse molto conto il pagarli tanta summa. Ma vediamo prima come ci riesca la negotiatione del fragmento de Lusi et delli altri dui, et poi trattaremo delli due di maiuscule et torno à replicarle che di gratia cosi affisti un poco per amor mio, poiche desiderio che io ne hô non è che smisurato.– Delli fiori che V. S. mi promette, starù aspettando al tempo suo, et fra tanto nela ringratio cosi di questi come delli altri infiniti favori che mi fà di continuo. Et cord'° le bacio le mani.
Da Roma, a vij di novembre 1578.
Di V. S. m. mag~ affmo ser'
FL'L° ORS)NO.
XII
l'IXELLI A ORSIXI
Motto R~" sig'' mio osservatissimo',
Per conto del Bembo poche parole et buone. Il Virgilio et il Terentio delle maiuscole sono in man mia, et, perche melo creda, ecco che gliene mando un poco d'anatomia. Il Virgilio è di carte 75 le scritte et due bianche dalle bande messe da chi legù il libro 2. Vi sono delle figure per mezzo secondo le materie, et dove non sono ngure le versi arrivano al numero di 21. Nell' altre carte !I versi sono più et meno secondo che le figurano [ste] occupano più et meno luogo. Ho fatto supputare i versi et sono 2147. Di dove V. S. potrà far conto che parte sia del Virgilio. Le carte per it più sono scompagnate, senon dove ho ligati insieme i numeri con questa carta; che pare à V. S. di questa diligenza, non meritava che lei mi sciogliesse il cartone ma mi potrà dire et à che serve poiche i libri gl'hanno da capitare ad ogni modo è vero? Ma tra tanto che si cerca della studa di mandarglili, ho voluto ehe ii vegga in qualche modo in spiritu. Et se vedrù che di breve non mi s'appresente qualche amico sicuro, mi volterù alla via del Legato u del Ambasciatore Veneto, col mezzo di qualche amico per non conoscergli io. La forma del libro è dalle due lineette messe nella margine in sù. Per conto delTerentio ho fatto trascrivere quel ch' era notato nella coverta, elle copre esso libro, dove s' ha il numero delle carte quai che contengono, 1. Vtt<, 4104, ff. 263-264.
2. Cf. p. 98. C'est la plus ancienne description un peu détaillée que nous ayons du Virg-ile du Vatican, décrit depuis tant de fois.
comme fù del padre del cardinale et del tesMmonio de! Politiano Et io quanto à me, per quai niente che ne sô, stimo à 4 dpppi il Terentio piu del Virgilio. Siche V. S. pub aspettare i libri, li quali cercarô di mandargli quanti prima per via sicura.
Ho ricevute tutte le cose che la S. V. m* ha mandate per via del s'' Lioni, che gliene bacio la mano senza fine, et tutto è stato di mio contento et la si degnara darmi debito di tutto. Mi sodisfo della nota di lacomo Romano in tutto et mi pare che bastino l'essempi che ne vuol dare nel.[~. formata, solo ch' aggiunga le maiuscoie, le quali desidero che siano faite con diligenza, et che per amor di V. S. me serva da amico cioè presto et bene con dargli )i due scuti che dimanda. II Bembo scriye che le carte del Terentio sono n° li2 la dove sono 143, et un amico mio harebbe saputo che farsi S' ho detto à V. S. di dover andare riterato net dargli no~e brighe di continuo, l'ho detto per conscienza, sapendo le sue occupationi perpetue, si che boni consulat et comandi V. S. à me che sto sfacendato et ch' ho tanta voglia di servirla, quanto mi trovo obligato di farlo et per l'effetti istessi et per il condimento della sua cortesia, con la quale s'adopera à mio beneficio.
Manderô la lettera al Bembo, ma la S. V. sin qui harà havuto risposta à tutto et massime con la lettera che gli mando con queste. AI s' Mercuriale farô l'imbasciata. Quel della biblia graecolatina non vuole scompagnarla che ne sia stato pregato. Bacio la mano diV. S. con desiderargli ogni consolatione da chi la pub dare.
Padova, alli 9 di Apr. 1579.
Di V. S. molto R. sere affo,
G. Vmc° PINELLO.
YIII
ORSINI A PINELLI
Molto mag'=° s~ mio ossmo
Hebbi finalmente li dui libri di maiuscule per le mani del sr Ambasci:).tore ben conditionati perladiligenza di V. S, et benissimo recapitati. Siche io ne la ringratio come devo cordiatmenteetlerestoobligatissimodi.tanti favori et gratie, che ogni giorno mi fà, non per merito mio, ma per cortesia et gentilezza sua. V. S. sia contenta per amor mio legger la lettera ehe io scrivo al Bembo, et dicami poi se le pare che m'attenga in essa à quel cortese et sieuro insieme, et intanto, se non la giudicasse à proposito, non la mandi. Io non vorrei passare !i 150 scuti, perche, sebene questi libri sono i. Ce sont les mentions reproduites p. 238.
2. Copiste qu'Orsini faisait travailler à Rome pour Pinelli. Cf. notamment une lettre d'Orsini du 17 janvier 1578.
3. Am~-os. D. 423 inf., f. 130.
4. L'ambassadeur de Venise, Correr.
antichi et rari, sono perô molto mal traitât!. Et pure il Terentio se potria passare ma il Virgilio non è piutosto fragmento che libro Il Pindaro et Dionysio non sono poi libri di tanta rarità et stima. Et havendomi il Bembo scritto che si l'animo mio non era di ricompensare questi dui di maiuscule con tanta somma di denaro quanta importava l'espeditione (che lui crede 150 scuti), che io ci mettesse quello che volessi et al resto supplirià lui, io li dico di voler dare H 150 et chiedo per pronta ii dui libri, etc. Staremo à vedere io sono risoluto di non passare 150 souti, quando V. S. non me commandi altramente.
Il cardinale Granvela parti hiere per Cività Vecohia, havendoci dato qualche speranza di ritorno fra dui anni, che non si creda. Mandai al corriere passato à V. S. illibro di Iacomo Romano, et credo che t'harrà hauto senz' altro, et cosi il sr Mercuriale il suo foglio. Staro aspettandone risposto. V. S. potrà dire al sr Merc'o che quella scrittura è del quinto libro, perche sul principio il volume è corroso, et feci trascrivere dove la lettera era piu netta. L'abbate Ravaschiere habita dietro di Campo di Fiore per andare à casa del carle Orsino, nella più bella strada di Roma, Yicino al mercato et alli Maximi, et nel aëre perfettissimo credo d'havergline scritto altre volte. Ringratio V. S. della cura che piglia di sollecitare il Bembo per il Pindaro credo che bisognerà che io la preghi faccia il medesimo anco del Dionysio, se vorrà che io sborsi questi 150 scuti, et poi si potranno mandare con più commodità.
Et non havendo altro che dire per hora, le bacio cordialmente le mani, havendo dato ricapito alle sue con la diligenza solita. Quella del sr Latino resto per colpa del suo servitore che l'haveva in mani. N. S~ Dio con servi V. S.
Da Roma, a xvi di Maggio 1579.
Di V. S. m. mag~ s''° anm°,
FUL° ORSINO.
Se V. S. se ricordasse che altre volte io offerivo al Bembo quattro teste di marmo per li dui libri soli delle maiuscule, et che hora me ristringo alli 150 scuti'per quattro libri, ricordisi ancora che altro è dare ricompensa, altro sborsare danari, et io non havevo veduti li libri, quali come che sieno antichi et rari, sono perù malissimo conservati, et non cosi godibili corne è il Virgilio et Terentio Vaticani et come è il Virgilio della libraria di Firenze. Il che harro caro che V. S. testifichi alli huomini del Bembo coll' occasione, aceiochepossino fare ot'ncio, etc., parendo perô cosi à V. S., etc [sic].
XIV
BEMBOAORSIXf
Mottoi[i"etmoltoR'~s"mio',
Loddato sia il ? S' che pure alla fine il Virgilio et il Terentio le sono giunti in mano, et mi piace che le siano riusciti corne mi scrive. Sono sicuro che sempre piu )i piaceranno vedrà V. S. se merito escusatione se cosi difficilmente me li sono lassati partir dalle mia mani. Vprria bene che fossero piu intieri per sua maggior sodisfattione. Quando io li havea in Roma, fù fatto diligentissima inquisitione per veder quale fosse il piu antico del Vaticano, o di quello di Carpi, o di questi che V. S. ha nelle mani. TMtti unitamente iudicarono questi esser piu antichi di quelli, et de questo parere tra gli altri ci fù il car~ di Carpi, pur mi rimetto. Spero se à Dio placera, di vedere il suo framento; et credo che sia corne scrive, perche ne ha giudicio et se ne intende
Po esser che V. S. habbia proferto à Mons. ii200scudide!Virgiiio,Terentio, Pindaro, Aristide et Alicarnaseo, et Io voglio credere, ma. non ha mai scritto, per quanto m* è stato referto, se non del Virgilio et Terentio. Ma, signor Fulvio, non voglio che tra noi veniamo à questi cimenti di prove dico bene che'I Virgilio et il Terentio et Pindaro sono tali che. per haverli non si potria guardare à 200 seudi et forse à più, ma non voglio venir, corne .ho detto, a niuna di queste cose con V. S., e ho inteso l'opinione di V. S. delli 150 scudi. Desiderando io la gratia di V. S. e sodisfarla sopra tutte le altre cose, non serà differenza niuna tra V. S. et me. V. S. ha giudicio, conosce, sa et vole il ragionevole. Il Pindaro l'ho mandato per un mio cameriere, oggi fa otto giorni, in mano del s'' Pinello ilDionisio le manderei, accioche il gropho si diffacesse a fatto, ma non è possibile, è trappo machina, è in-foglio grande coperta di corame con tavole alto V. S. l'haverà r~<c]. V. S. mi supplica a fade gratia che nomini uno,che assista quando la doverà sborzare il denaro nella spedizione del vicariato, et io supplico tre volte lei, che non faccia ne à se stessa ne à me di questi torti. Corne io dubitero della integrita et schistezza dell' animo del s°'' Fulvio ? et io serô di cosi poca fede che io non creda à V. S. quello ch' ella mi scriverà come l'Evangello? V. S. spenda pur lei, che tanta fede ho in lei quanta ho in me stesso, ne con maggiore avertimento et vantaggio spenderei per me stesso, quanto sono sicuro che farà V. S. Già che è cosi inanzi V. S. si degni pur di spedirla, che quando anco la spendezze per i libri 1000 scudi le resteria eternamente obligato ancora. Ho veduto.ia supplica, ma in moite cose non ben letta per la lettera cosi soritta et cos minuta. Supplico bene cho quest' altra sia piu visibile et legibile lettera, 1. Vft<. 4104, ff. 83-84. L'orthographe de cette lettre semble prouver l'ignorance de Torquato, dont nous parlions p. 93.)
2. II s'agit du fragment envoyé par Dupuy.
che non son prattico in queste sorte di scritture. V. S. haverà veduto che ~'[i hoscritto corne la cura et te altre cose non saro d'importenza; haveria hene havuto caro se si havesse potuto adossare al vicario nelli 100 scudi do )a spesa di cere, d'olio et le altre spese che gli notai; al conduttore et al altro prele non basteranno 25 scudi do per uno, che non si trova qui chi voglia servire per questo prezzo, se bene serà appresso 25 ''bisognerâ. se vorrô preti che accresca tutti gli avantaggi che si haveranno dal Datario so che seranno per causa, sua. et gti restero obligato. Se havesse havuto queite lettere di 28 et havesse veduto che io potra nominare uno per non far questo beneficio del PP. per conferire haveria cercato uno. AI presente non sapria che proppore attro questo che hora è il primo di questo et è curato di questo loco piu di 30 anno sono, et passa sessantanni; se le paresse propponer questo, faccia V. S., et stia sana et mi conserva suo. (Rimando à V. S. ia supplica, se le bisognesse '.)
Da Coniolo, il primo di giugno de! 79.
Di V. S. m. HI' et molto R~ affettionatisso s"
TORQUATO BEMBO.
XV
ORSfXIAPi~'ËLH
Mot[omaMs''miooss"'<'°, °-,
Faro quanto V. S. desidera 'et quanto per me si potrà con questi padri
1_7~ 7: _7..11_ _a: _1 _1_ 1: L.
Iesuiti, per haverc ti canoni delle 4 congregatione, et spero che )i hauerô. sebene con un poco de manifattura. Sopra le medaglie di. Domenighetto le replico quello che Je scrissi nella passata 3, et di gratia non manchi provedermene, dico di quelle sei notate nella cartina. Dat Bembo hebbi, oltre ti tre libri de! Petrarca, tutti ti papiri Aegyptii che sono 4 et la medaglia 1. Lettre à Pinelli du Icr août 1579 « Prego V. S. di scrivere due versi à monsigr Bembo, poiche io non ho ne tempo ne commodità, et le dica in nome mio come io non ho haute lettere da S. S' R' questa.jsettimana, con Ii ordini et scritture che aspettavo, et che per assicurar di quello che potesse intravenire, ho fatto che monsigr Datario terra buona cura della supplicatione sperlita, et che non si darà ad altra persona che à me. Et con tutto du sono di parere che si solleciti la speditione, almeno per buona creanza. V. S. le renda conto del plico che Hinvioper via de messer Livio, quando era V. S. in Venetia, et dette lettere subsequenti et poi to preghi che gia che s'è contentato larmi gratia del Dionysio, come mi scrive, che la voglia mandare corne cosa mia. )' Lettre du 15 août: « Con questa le do avviso !'à Bembo] come ho riscosso la supp"e dal Datario et pagato per essa scuti 130 et mnzzo di moneta, che sono la va)uta di cento ducati d'oro di camera, et che camino innanzi per le botte.
2. Am&nM. D. 423, f. 221. Une lettre précédemment écrite par Orsini, le 2 mars 1581, est imprimée dans les Fac-similés de l'écriture de Pé<;y<~Me, p. 14.
3. Cf. le post-scriptum de la lettre du 2 mars.
NOLHAC. FULVIO ORSINI. 27
d'argento APTEMtAOS IIEPrAlAE, che altre vo'.Le V. S. mi mandù in nota. Ho gli donato all' incontro una bellissima testa di marmo di Hadriano giovine, che assomiglia à quella sua medaglia d'oro. M' ha pregato che io non ne scriva mente à V. S. per adesso, siche ella faccia conto che io non gle l'habbia scritto credo la faccia per rispetto di queUa promessa. Credo che Pier Vittorio scriva haver riconosciuto la mano del Petrarca in quelle sue Epistole ad Atticum, per riscontro di certe epistolette del Petrarca che haveva Monsig*' Beccadello, al quale non era necessario ricorrere, se ni Firenze fossero stati papiri simili a questi che hô io di sonetti et canzone et capitoli, dalli quali si cava coniettura piu certa della mano di esso Petrarca. V. S. veda la epistola che lui prefige aU' ultima editione delle ad AH.icum in-8°. Questi fogli in papiro che hô io sono 20 et credo fossero più, poiche'I carle Bembo fa mentione nelle Prose di un foglio dove era il sonetto primo V(K che aMO~ftte, etc., che in questi miei non ë. Mi ricordo che don Basilio Zancho ne haveva non sô che di mano del Petrarca, ma non sô se di poesie o di prosa 1. Et io lib quel libretto De WtAnMCM di Antonio de Tempo cittadino Paduano, che to scrisse nel 1332, di mano del Petraroa~ Pure ne hù scritto ai Vittorio. M&ndarù à V. S. innanzi PaschaitGonfuceio; et intanto io bacio cordialmente le mani.
Da Roma, à x di Marzo 1581.
Di V. S. molto mag' affmo ser''°,
FuLVtO ORS~NO.
XVI
TEOBALDI A FRANÇOIS DE MÉMCIS
-K SC?' SftM DMCft di Toscana mio St~KO!'g, etc
Ser~" s* etc.
Havendo io dato notitia a! carle de Medici mio sig" di alcune cose che mi paiono a proposito per V. A. S. e chiaritosi per relation d'altri e con gli occhi propri dei vero, mi comanda le rendia conto. Sappia dunque che Torquato Bembo ha condotte in Roma le belle reliquie di suo padre per farne esito, non essendo cose da lui, tra le quali sono medaglie, teste, pitture, libri, etc. Tra queste è una tavola di bronzo antiohissima di piu di tre mita anni intagliata al usanza degli Egittii, come perla mostra che. mando potra vedere; e per piu intelligenza includo l'istessa poliza che manda il 1. A-t-on d'autres renseignements sur cet autographe? 1
2. Cf. p. 251, note 2. Cette singulière attribution ne se retrouve pas dans l'Inventaire.
3. Florence, .4rc~M Me~eeo, Carteggio del Gran Duca FË~naM~o 1, filza 746, f. 165.
S'' Fulvio a me 1, pregandola, veduta che hara questa mostra, la rimande, e cosi ho promesso al sr Fulvio, che la tien cara, non potendo haver la vera.
Il carle Sirleto ha offerto in nome del Papa per questa tavola 200 scudi di pensione; ma perche Torquato ha più voglia di comanti che d'intrate ecclesiastiche, e forse per le traverse che c' interponono alcuni che la desiderano, a V. A. si trattiene l'essecutione, e per prezzo di mille scudi d'oro la potra havere, et a giuditio universale sara di prezzo inestimable per esser delle belle antichila che si trovino.
In oltre sappia che tutte l'opre Toscane deIPetrareascrittedi propria mano in carta pecora, con le acconciature de versi e postille erano tra queste cose e di gia il sr Fulvio Orsini, che ne haveva notitia, l' ha haute per se, con un opra del Politiano diretta al Mag'Lorefizo~, per ricompensa di altre cose che at prezzo di 200 scudi non giungono. U car'e Farnese ne ha haute da 30 medaglie che li mancavano con una testa di Antinoo et altre cose per GOO scudi. Quei Petrarca, signore, è cosa troppo bella per V. A. et spero che il sr Fulvio Orsini, per la convenienza di tal gioia col principe Toscano e per l'affettione che porta al car~ et al nome di V. A., sia per compiacernela un giorno; et io, che nel choro di S. Giovanni Laterano li stà vicino, non resto ri infiammarcelo
Questo signore è di ramo benche povero di casa Orsina, ma di tante belle lettere greche e latine e di costumi tali e maniere gentile adornato, che non solo al carle S'" Angelo fu grato et è hoggi a Farnese in supprerno, ma al Papa che in congregationi de cardinali se ne serve con sodisfattione. Ha uno studio di tal bellezza di libri, medaglie, pitture, scolture et altre cose elelte ctie Farnese suo padrone li hà voluto dare tremila scudi al presente et dopo la morte sua lo lasci ererle di detto studio Ma da messer
t. «A~ CM..Bf;p<s<f{ TAfo6sMtmM s'' ossmo.
«Mando à V. S. il typo della tavola di bronzo che monsigr 111'*° et. R" suo [le eard. de Médicis] desidera che si mandi al Gran Duca, nel qua typo per ditigente che sia, non si rappresenta pero ne la maestà della tavola per la conservatione di tanti anni, ne meno la bellezza.Io reputo questa tavola essere la piu antica, memoria e la piu rara che hoggidi si veda et che da Augusto fusse condotta a Roma da Aegypto con l'obehsco. [sans date]. .FM/fto 0)'~t'no. »
Cette lettre d'Orsini est au f. 164 du même ms. des Archives de Florence; elle est publiée dans Gaye (C<u'<f;.(/6'M ined., t. III, p. 437) avec une date de fantaisie Venise, 3 avril 1581 c'est fa une des nombreuses erreurs de Gaye. On voit que cette lettre est adressée au même personnage que celui qui écrit au grand-duc de Toscane sous le nom académique cfHeticona, et qui est le Teobaldi, collègue d'Orsini au chapitre de Lateran et fournisseur d'antiquités du grand-duc.
Teobatdi confond te C<t?t;OM'f/'<; complet sur parchemin et les feuillets détachés qui portent les corrections de Pétrarque.
3. Cf. p. 209.
4. J'ai déjà cité ce témoignage dans Le C«?MOHte?'c a!<<og')' p. 23. 5. Ce renseignement n'est pas donné ailleurs.
Pier Vettori e dello studio e di lui potra meglio haver notitia. Già dica ilcardinale che se questi venisse per un mese in Toscana saria di gusto à V. A. e di servitio alle sue cose antiche, il che mi prometto io che fara sempre che le sia in piacere.
Ho dato notitia anchora al cardinale di un vaso bellissimo di alabast.ro orientale col suo coverchio et maniche ornate d'oro et smalto antiebiss", trovato pocbi mesi sono in un casale di S. Giovanni Lateran.o fra due t)'a.vertini grossissimi incavati a posta per tai vaso, con ceneri duntro di gran donna, per alcuni pettini trovatici, una ranetta di cristallo di monte et altre coselline da testa di donna, e cerco di haverle per V. A. con ogni instanza.
n! Rf.,n.) 9 ') ft'nnmta
DiRoma,ti2d'apn~581.
D. V. A. serma serves humiitssimo,
GtOBATT~HEUCONA*.
XVII
ORSINIAPIKELLI
~ote dM 9 juin </aS2~
Monsig' Bembo m'ha permesso di mandare ordine à M. Livio [Barisone], ehe lasci pigliare a V. S. questi libri, )i quali lei per amor mio si degnar~ con suo commodo sceglere et porli in una cassetta, quale ordinara. si t'aûofa quanto prima per mandarla dentro le balle che inviarà il nipote del Basa à Roma, che sarà [0 f) 12 gtorni dalla venuta di questa. In questo mentre lei potrà servirsi del libro che desidera, overo se le restasse qualche cosa, me scrive quello che desidera si faccia copiare, che io la servira con l'opra del Uxp'j 3. 1 poeti provenzali, perche intendo che ce ne sono più, desidfrarei il piu antico libro di essi et il più copioso et che vi fosseno quelli de quali si servi il Petrarca, conte n'è uno qui in libraria Vaticana' De gratia per amor mio V. S. usi ogni diligenza in questo particolare de libri, perche ne le restarô con obtigo conforme alli moltissimi meriti di V. S. verso di me. ·
1. Le nom de ce personnage manque à Tirabosehi; cependant je trouve de lui, dans le n° 1030 du fonds italien de la Bibfiotbèque Nationale d~e Paris, un intéressant volume de vers italiens, précédés d'une dédicace à la reiue Marie de Médicis. Il y rappelle la « Canzone d'aUegrexza ;) qu'il a fait imprimer en l'honneur du mariage de la reine de France, et signe Il caH~ H<'<tMHtt (Rome, 27 août 1606). C'est l'exemplaire original.
2..4.M~)'os. U. 423 inf., f. 264. La liste de livres qui précède cette note a ét6 imprimée p. 104, note 2.
3. Pierre Devaris.
'4. Cr. p. 319, note 2.
XVIII
PINELLI A ORSINI °
MottoR<s''miooss°', l,
L'altrhieri mandai à Vinetia la cassetta delli Libri havuti dal studio del Bembo, che seranno numero 15, come per l'inchiusa nota, et g.t* ho fatti consegnare secondo l'ordine di V. S. al nipote di messer Domenico Basa, il quale mi fece sapere che per qual di fossero in Vinetia ad ogni modo. Nel numero di detti libri sono ancora Ii tre primi ch' havea presi innanzi, li quali mi feci rimandar di Venetia, havendo inteso che per ancora non v' era stata. commodita di mandarli per metterli nella cassetta insieme con gl' altri. Con buona licenza di V. S. et di monsr Bembo ho ritenuto il libro astronomico, del quale ho bisogno per riscontrare ù per dir meglioper fare alcuni excerpti el anco per copiar alcune cose, et in cosi breve tempo non è stato possibile d'espedirlo, oltre che l'huomo, che m' ha da fare tal servitio si trova in Ven~, ma to farô quanto prima, et con l'altra prima commodità de robbe, che't sudetto Basa mandi in là, ci sarà anch' esso. Intanto le rendo gratie infinité alle SS. VV.
Quanto à poeti provenzali, sene manda à V. S. un libro che mi pare assai buono, dove si sono rime di Folquet et d'altri da quali il Petrarca, etc. 2. Ma per dirla à V. S. all' orecchi, il libro buono, dove erano tutti quelli poeti. sono grand' anni et forse decine d'anni ch' è in mano d'attri~; quello era un dignissimo esemplare coverto di velluto cremesino, ma per amor mio V. S. non ne dica altro al Bembo et godasi questo che si manda, il quale è assai buono et quando le resti votontà di voler quatch* altra cosaprovenzale, impetri da lui il Thesoretto in quella lingua, che è libro degno et sarà molto à proposito per tenere compagnia à detti poeti
Non voglio lassar de dir alla S. V. che Ii libri di quel studio sono tanto confusi che è una meravigtia, et, se bene fummo tre che cercaramo, à mal pena seppemo trovar in piu hore le sudetti poeti, et.nel cercare si diede nel Thesoretto il quale s'è messo da parte.
Voglio di più ricordar alla S. V. l'epistole de' brevi dei cardinale, quasi tutte seritte di sua mano et riconcie da lui, ch' io l'ho per cosa d'haver cara. Nel libro ch' io chiamo Theone, et veramente è tale nella fine del libro, V. S. non trovarà cosa di Eodisfatione, ma l'ho -voluto ubbidire et insieme vedrà che con raggione io non gliene diedi conto nelli miei primi avisi.
1. Vs(. 4104, ff. 1G8-169.
2. Sic dans le texte de Pinelli il faut le compléter évidemment par la formule d'Orsini de la lettre précédente: « .de quali si servi il Petrarca. » C'estsansdoutelen°29detap.i04.
3. Sur le chansonnier de Mocenigo, cf. pp. 109 sqq. et 313 sqq. 4. Origine de la confusion entre le Tt~so)' et le T'M'M'~o que nous avons signalée.
APPENDICE H
Sin qui senza la lettera di V. S. di questo corrente, et perche quanto alli libri del Bembo gia vede che sono in viaggio alla sua vota., sopra ciù non le dirù attro, senon che't libro Astronomico ch'è nelle mie mani è fatiga di Théodore Metochita, il quale ha voluto in quel libro dare ad intendere la jiY;Y~~ T~vTxS~ di Tolemeo per una via più faci!e è Hbro scritto assai bene, alto quattro dita e più, in foglio et in carta bergamina., et non è libro che si trovi cosi da per tutto. Era bene ne' libri di D. Diego 1. V. S. mi scrive di Domenighetto, ch' ha tuttavia le medaglie greche Del Potibio~ capitato à Verona io non ne sapevo altro, ma di raggione ne dovemmo comparire ancora à Vinetia et io me ne provederô quanto primadi dove prima potro, et per me et per un' altro amico ch' è in Candia, alquale voglio mandarlo. Con che finisco et le bacio ia mano, dando un' altro poco di fatiga al sr Devari, al quale mi raccomando.
Di Padova., atti xxij di giugno 1582
DiV.S.m.R. servir", G. VMC° PINELLO.
XIX
ORSINI A PINELLI
Motto mag''° s*' mio oss'"° 4,
Hù veduto tutto quello che V. S. mi scrive intorno alli libri di monsr Bembo, et insieme ricevuto la lettera per il Bary et la nota delli libd consegnati. La ringratio d'ogni cosa, corne devo, in8tnta.mente et percha in materia d'essi libri me resta ancora qualche cosa che dirle, hô supplicato esso monsigr che per questa volta ancora si degni commettere à messer Livio che sia con V. S., et insieme supplico V. S. che la piaccia; ea'emMm hunc A!<Aus~ mt/M, etc. V. S. me scrive haver inviato il Theone astronomico n" 30 saranno dunque due Theoni, poiche nel inventario trovo tre HbG astronomici, de quali il 3 cioè il Metochita V. S. dice retenersi, il 30 mi scrive di mandarlo nella cassetta; resta uno di n" 37, il quale è notato cosi net!' indice di monsigr Bembo 'T/iCOTHS opera in mem&~mts in corio a~&o, 37. L'altro che dice V. S. mandarmi pur sotto nome di Theone è notato cosi As~'oHOHM'ae liber in me?K6t'aM!tn corM sM&)'M~'o, 30. Il terzo che V. S. dice esser Metochita à notato cosi Liber AsfroHomMe in N!em6!'<t7ns in corio }'opf!Ko, 3. De questi tre libri astronomici, non è da dubitare, perche 1. V. le texte de Gesner et le tableau de la bibliothèque grecque de Mendoza dans Ch. Graux, Escuaial, pp. 268 (n" 217) et 398. 2. Je supprime un assez long passage moins intéressant et le postscriptum, où Pinelli demande à Qrsini une recette de vernis pour les mêdailles de bronze neuf, « per levarli quai crudo della novità. ') 3. Le De <e~a<)OH~MS paru à Anvers.
4. Am6)-os. D. 423 inf., f. 265.
nell' indice sono assai ben distinctamente notati, et resta solamente che V. S. per amor mio pigli questa fatiga di ritrovare il terzo, n° 37, poiche dalle note di V. S. non s'hà notitia che di due, Metochita n" 3, Theone n° 30, come lei dice essere notato in fine del libro bisogna dunque che il 37 sia un altro libro di Theone et n'aspetto con gran desiderio avviso dalla S. V. Di più la supplico che faccia diligenza de reinvenire un volume d'Aristotele, di lettera molto antica, secondo monsigr Bembo me dice, et nell' indice è notato Aristotelis opera pho's, in corio Mft'H, tt° 33. Vorrei ancora di piu un libro di Epistole del Petrarca in ascie, n° 18, et il Thesoretto in lingua provenzale, n° 29, H quali libri io notaro in fine di questa lettera nel modo che stanno nell' indice di monsigr Bembo, et V. S. me perdoni de gratia de tanta briga, perche non ho costi chi meglio possa sodisfarmi in questo, ne chi piu voglia, s'io non m' inganno. Nel resto V. S. serà servita dal Bary et del avvertimento che desidera sopra la vernice delle medaglie moderne, et col primo ne saprà quello che io n'haverù inteso. Intanto le bacio cordte le mani.
Da Roma, à 28 di giugno 1582.
Il Polybio viene à Roma nelle balle de Franzini, et io ne mandarô due à V. S. senza che !i compri.
Di V. S. molto mag~ affmo serre,
FULVIO ORSINO.
[Liste récapitulative des volumes dont parle la lettre.] Sono dunque quattro libri questi che V. S. ci ritroverà per cortesia sua, et saranno cinque col Metochita che hà in man:, et potrà mandarli tutti insieme. Nella lettera del Bembo al Barisone stà che V. S. possa pigliare Ii sopradetti quattro libri.
XX
ORSINt A SIRLETO
All' fM"'° el R'° sr mio C0<o il sr M~' SM'<e<0
]t)mo et Rmo s'' mio colmo,
Mando à V. S. I!t" l'Eusebio tocco de) Parrhasio 2, et dimane le mandaro l'epistole di Tzetze con quelle altre opre sue, et forse le portaro io. Credo non ingat;narmi della mano del Parrhasio, pure ne sentirô volentieri quello che me ne dirà V. S. !)I' alla quale mando unalettera ricevuta hoggi dal Vittorio. et la nota delli libri del Bembo scelti dal S*' Pinello, accioche vedasi ci fosse cosa à gusto suo, oltre quelli che hô scritto io, che me si 1. Biblioth. Vaticane, Reg. 2023, fl. 391-392. [Premiers jours de juillet 1582 ?]
2. Aujourd'hui Vat. 1303. V. p. 148.
mandino, fra ii quali è l'Augustino sopra !i psalmi che ho destinato dare a V. S. Ui"M. Intanto la supplico di non si smarrire questa nota, ne la Jettera del sr Pinello, alla quale io dovero rispondere à certi capi Ho oominoiato à revedere il Concilio con ogni diligenza et per quello che io posso conietturare fin qui, spero che questa revisione corrisponderà. si non alla sufficienza, almeno alla fede che N. S' et V. S. 1)1~ hanno hauto in me Et cosi la supplico dimane, andando da S. B" si ricordi finire il mio negotio, accioche possa dire, che il principio, mezzo et fine di tutta. questa gratia, et dire adesso contento dell' animo mio, mi sia venuto dalla bontà di V. S. Hi" alla quale, quanto piu humilmente posso, bacio le man~ Da casa.
Di V.S. HI' et R" obligatissimo serre,
FuLv" ORSmo.
XXI
PINELLI A ORSINI
M. Rd° S'' OSE" s, Rispondo alla lettera di V. S. di 21, ma con pochissimo tempo, perche l'ho ricevuta pur hora et è tardi. Per conto del mandarli i Brevi, se non mi riesce la commodità d'alcuni amici che dicono di voler venire costà, ma non ne sono certi, io terrô la strada del Basa, al quale indirizzerù anco gl' altri due, il Metochita et il Thesoretto, et vorro sperare che la sig* vostra !i rice? vera presto et bene come ha fatto dell' altri.
Del cercare nel studio delle due opere del Petrarca, si farà appresso, ma con un poco di tempo. Credo pure che in quel volume di Provenzali sia. qualche compositione d'Arnaldo Daniello et forse cominciarà à piacere à. V. S. quando si sarà risoluta di non pensare à quello in cremesino, come ia priego a fare et sa bene in che modo gliene ho soritto. –Deliibro del Ubaldino gratie senza fine et mi rallegro dell' acquisto ch* ha fatto dellibro De (MtmaK~MS tradotto dat Trapezuntio, che non potrà non essere d'utilità ad inteitigenza di quel libro et alla licenza eh' alle volte si solea prendere il Gaxa~. Ho sentito molto contento di quanto m' ha scritto del libro della 1. La note de Pinelli doit être celle dont il annonce l'envoi dans sa lettre du 22 juin 1582 (p. 481). Ce qui donnerait à peu près la date de celle d'Orsini à Sirleto. Sur l'affa.ire personnelle d'Orsini dont il est question à la fin de celle-ci, voir ]e début du chapitre IV.
2. Cf. pp. 49 et 160.
3. Vat. 4104, ff. 131-132. 0
Orsini à Pinelli, le 21 juillet 1582 t. H Theone vedrù volentieri. Farù diligenza di reinvënireii iibro deit' Ubaldino, sicome hù ritrovato il libro de animatib~s tradotto dal Trapezuntio et Credo, sia t'archetvpo istesso, che fù di Basilio Zancho. Ancoranon è in mano mia. perche i'amico che me i'hà donato i'hà fuori. M (AM~fOS. D. 423 inf.) Cf. p. 259.
4" congregatione, et in cose simili godo sommamente di restarne obligato à molle persone et in capite à V. S., dalla quale mi viene questo et tant' altri beni. Non creda V. S. ch' havessi dato quai polizino à messer Livio per conto de' Brevi se non me l'havesse ridimandato più volte, et mi diede il libro con tanta gelosia che non potesse fare di meno, perche sapeva ban' io l'ombre delle persone ignorant! et quanto facilmente le prendino. Finisco che non ho più tempo et le bacio cordle la mano. Che Dio la cons. et cont.
Da Padova, alli 27 di tugtio 1582.
Di V. S. m. R. ser'" an'
G. V. Plo.
V. S. mi scrisse già del libro De htfHs del P. Onofrio, che si stampava in Vinetia et io non basto à rinvenirne il stampatore, che pure mi sarebbe carissimo per servitio d'un amico; nela supplico assai; det favore nel Polibio, quanto maggiori gratie, etc., et restera servita poi alle mie quesiti. XXII
PINELLI A ORSIXI
Molto Rdo s'' mio ossmo
Con questa ancora mi bisogna replicare alla S. V. corne farù quanto desidera che si faccia nello studio del Bembo, et dico cosi perche, nel ritorno del mio amico di Vinetia, che fù tredici sono, si-trovu partito per Vicenza messer Livio, di dove è tornato tanto mat in assetto, che non potrà attenderci prima di domenica, et allhore si farà quanto V. S. mi comanda nelle sue. Ke si lassera adietro diligenza di sorte alcuna perche chi farà il servitio )o saprà, et )o vorrà fare per ii rispetti scrittigti. Et subito poi si cnnsignaranno Ii libri alli rispondenti del Basa, già che la S. V. approva questa strada, et io veramente non posso senon accettare, poiche non veggo comparire di meglio. Di quel libro d'autori Provenzati,già ho detto à V. S. corne si trova in mano di persona ehe si diletta forte di quella lingua et poteva V. S., se bene non le scrissi da prima tal particolare, dalla conclusione che gliene feci cavare che con qualche raggione io mi movea à dirgli che non bisognava pensare à tal libro. Et di gratia, per amor mio, per parole concise ch' io usi seco, non le cada mai nel animo ch' io possa essere punto negligente net servirla a sua sodisfattione. Et de his satis. Quel libro per quanto mene ricordo è in carta bergarnina et in foglio grande à colonne, alto tre dita, dove erano compositioni di diversi autori, eh scrissero.in quella lingua, et di piu le loro vite in brevita. E veramente bel libro et son sicuro che piacerebbe alla S. V., ma non è in tali mani che ci possa far disegno.
l.Vf(t.4104,a'.10i.-i05.
L'autore del Thesoretto è ser Brunetto che fù maestro di Dante, et in quel suo libro tratta succintamente di tutte le scienze et di tutte l'arti, di modo perù ch* hebbe à sorivere il B° ch't suo discepolo per rubbarglielo ne potra venire poco ricco. Della bontà del esemplare ]o vederaV. S. et !o giudioherà lei. Vedero volentierissimo ia nota delli libri deti' Arlenio 1, se bene quell' essere copie non invita quanto basta, pure ne la priego. La lettera per il c. Bevilacqua ho mandato ad un amico, che la darà alle mane procurerà di più)arisposta,bisognando. –Aspetterô con suo commodo del libro De M~ del P. Onofrio. Ma mi sarà maggior gratia che la S. V. mi dica se in quel capo ~s~ Tcpss~Sv, quanto à Polybio, v' erano registrati ancora de' pezzi, ch' habbiamo in stampa, ù pure soli questi che V. S. ha dati fuori. Nel resto io non dubito che la S.V.non mi favorisca nel ricordarsi de' miei quesiti et à suo tempo. Le bacio la mano cord' Che Dio la conservi.
Di Padova, alli x di agosto 1583.
Di V. S. m. R. s" aHmo~
G. VtNC° PINELLO.
Per gratia V. S. m' insegni il 2° loco dove Livio fa mentione di Po!yb!0; so l'uno dove ]o nomina non sperKetM~Ms cMc~of; dell' altro cerco. Supplico V. S. che mi dica, se nel suo Plinio de)!'Auguste*, al S" libro nel capo V", trenta righe dalla fine del capo, dove sileggecommunemente XtttMS ~'6~HeHSM locus Clampetiae, sia varietà di )ettioneneUavooeC/aMpe<Me~.Di più se nella libreria di V. S. et del sr cardinale suo, sono di mano l'historié del Procopio et d'Agathia~. Et mi perdonerà tante brighe, che gli seranno di molestie, se bene di presta speditione.
XXIII
PINELLI A ORSINI
Molto reverendo sigr mio oss" s,
Rispondo alla lettera di V. S. della settimana passata, ehe capitù pure, se bene due giorni dei solito per ]i cattivi tempi, fa cendolo, ô per man d'altr non potendo di meno, et seguendo l'ordine delle sua la ringratio eaidamente che per suabontà compatisca a miei mali; ben le riccordo a trattarla come cura disperata, ma non gia che per quanto mi-levi dal n° di suoi servitori. t. Cf. p. 174.
2. Cf. p. 248, note 2.
3. Pline, Hist. KatMr., éd. Littré, Paris, 1865, III, x, 2.
4. Le 25 août 1575, Pinelli écrivait « V. S. mi dica con suo commodo se costa in Roma sia Procopio greco de bello Vandalico ohé corrisponda al latino stampato, perche n'ho visto un molto epitomato. M
5. Vat. 4104, S'. 97-98. La première partie est d'un secrétaire.
Aspetto con desiderio la venuta del Bonafe, et corne che non m'habbia a portar quelli libri, ch' io tenevo certo di dover haver da lui, si mi portarà quelle bone nove ch' io sempre desidero de'.Ia S. V. et mi parra d'haverla veduta io, et harrei ben caro che delli libri ch' io attendo di costà oo'! favore délia S. V, ella mi dica una volta d'havermigli incaminati per qualche strada, ô sia d'amici, ô di libraro spedito et le prego assai che la si lassi esaudire.
Quanto à Provenzali, habbiamo risoluto insieme co'l sigor Mercuriale di non mover parole col Mag'° fMoeenigo] se non alla sua venuta di Padova, dove s'aspetta tra x di ô xv, gia che habbiamo provato più à proposito di tal negotio il par)are che'l scrivere, et le promettiamo di farci ogni opera possibile: ben ne sarebbe di sodisfattione che la S. V. havesse havuta la prattica di (luesto gentilhuomo un poco più da presso, che non si maravigliarebbe di tal proceder, et poi potrebbe anco essere che )o svarrio del prezzo nello stimare il libro il sig' Mercuriale et io meno delli 100 A" d'oro, fosse diffetoso più tosto dalla parte nostra che dalla banda del Mag" non havendo noi troppa inclinatione a que! libro, et insieme desiderando di farlo capitare a V. S. con ogni sorte di sodisfattione, la dove il padrone del libro, ch' è piu prattico di noi et Io tiene in quel credito che V. S. ha veduto nella sua, per la stima che gli e n'è stata fatta, et perche egli stesso se ne diletta, non le pare di poter sene privare con qualche raggione senza detto prezzo, parendogli credo d'haverci donato assai con contentarsi di darto a nostra instanza cosa altre volte non conceduta da lui, et cio a petitione di principi. Pure noi non faremo questo discorso nel trattare seco et V. S. ne saprà il successo come prima si possa Quanto al libro di medicina et del sig'Mercuriale, io la dire à V. S. liberameilte secondo il mio solito et a punto corne la sta et come la sento, che d° sigle doppo quelli primi mo~i se n' era quietato del tuttovedendo che V. S. l'havea piu caro di quello ch'' esso stimava, ne si sarebbe mosso a ripigliarne la prattica se V. S., con 1$ sue lettere scritte a me et a S. Ecc~, non ne i'havesse invitato et non havesse scritto che aspettava ordine da S. S' à chi s'havesse à consignare,: Hora tornandogli à scoprire di novo che tuttavia. la S. V, se ne priva mal volontieri, s' ë risoluto di non pensarci più ne farne altre parole lassando ogni cosa al suo beneplacito, et dall' altro canto io assicuro la S. V. che per tal conto egli non lasscrà di aiutarmi nell' opera di Provenzali, tan.to di buon cuoreha 1. Rapprocher la lettre suivante d'Orsini, du il décembre 1582: « Se V. S. m' havesse mandate il libro istesso de provenzati, et che io l'havessi veduto in faccia, non mi sarei tanto sodisfatto quanto me' sono compiaciuto dell' instruttione che V. S. me n'hà mandata, percioche f;on essa hô veduto il iibro,'et insieme il giuditio et diligenza di V. S. Verarr.'ente è libro regio, et s'io Io desideravo prima per rispetto solamente di rimetterlo con quelli altri, hora Io desidero per la bellezza dell' esemplare. » (~K&ros. D. 423 Mt~ f. 294.) Cf. plus haut p. 109 et p. 319, note 5. J'ai relevé bie;a d'autres passages de nos correspondances qui sont relatifs aux négociations pour l'achat du chansonnier de Mocenigo on ne trouve ici que ceux c'ui ont de l'intérêt par leur précision.
servito et servira, sempre V. S. in tutto quello che potrà, et di questo non dubiti punto.
Se bene ho inteso che monsr Vescovo di Padova 1 dovea partire oggi -di costà per noi, pure perche li desegni aile volte non si coloriscono, ho voluto pregare la S. V. che'n caso che sua Sa R" non &)sse partita, la si degni far consignare al s' Andrea Calandra, scalco d'esso Monsignore, !i due libri di~, ch' io desidero tanto, facendone un rotoletto, et easoobedigià fusse partito et che li forzieri non fussero per ancora avviati per qua, consignarlo al s'' Rinolfo Rinalducci, canonico di S. Pietro, à nome di mons'' Soranzo, perche ne terrà volentieri la cura et ne farà buon servitio nel mandarceto. Cio s'intenda in caso che li forzieri non siano "partitl. Io supplieco V. S. à far presto, con far sul rotoletto al m. Rdo .MoKS. Francesco SM'aHzo, pet- G. V(nc° PtHcMo, à Venetia. Da Venetia tuttavia non ho quello che vado cercando per conto delle medaglie diV. S.et.temoassaiehes'ha.bbia a fare con persone troppo versute non ci pwderento pero d'animo. Finisco perche le lettere di costà non sono arrivate et le bacio la mano.
Di Padova, alli xxv di febraio 1583
Di V. S. m. R. servitore aEF' G. ViNC" PiNELLO.
XXIV
PINELLIAORSIXI
Molto Rdo s'' mio ossmo s~
Ringratio V. S. che mi fà veder sue lettere in riposta delle quali li dico come M. Andrea d'Armar sono alcuni giomi che parti di Venetia per't.a. volta di Savoia, con intentione di tornare a Venetia tra due o tre mesi, et come sia tornato si farà scco il servitio del Sirac che desidera il sig'' card'° Sirletto, al quale le mie humilissime racommandalioni. Netio studio dei Bembo sono et scrigni et cassettini, non stimo perô ohé vi siano riposti libridi sorte alcuna, poiche, quando vi erano il Virgilio etii Terentio, stavano in alcuni cancelli di ferro à chiave, che si vedeano da fuori, insieme con le altre cose pretiose ehe sono capitale in msho di V. S. Penso di poterla servire à suo tempo delle varie lettioni del Carrione per 1. Federico Cornaro.
2. Ici une lettre qu'on peut lire aussi bien la que s. Je rappelle que l'eont.ure de Pinelli est chargée d'abréviations et toujours très rapide et difficile à déchiffrer.
3. Val. 4104, f. 253. Tout est d'un secrétaire, sauf, bien entendu, la signature.
4. Darmarius, !e copiste grec.
haverle vedute in atcune liste di libri che aspetta un libraro di Venetia. Nelli fragmenti d'Ennio, io concorso con la S. V. quanto a[ commento, et di più non so à che servi diligentia cosi esquisita di ritrovarci ordine in cose simili A me pare che basti l'arrivare sino à un certo termino et che l'andare piu oltre, etc. Le bacio caramente la mano, ancora a nome dei sr Mercuriale et de) s'' Paolo 2. Che N. S. la conservi in ogni prosperità, et le raccomando t'inchiusa.
Padova, tt 8 giugno 1584.
Di V. S. m. R. affmo servitore,
G. V. P"°.
XXV
CrtANVINCENZO DELLA PORTA A ORSIXI
A< molto Illustre et molto Rdo sr il s'' Ftf~to Ort,~f) mio ps~roHe osse?' a RoMS 3.
Molto Diustre et molto Rdo s'
H s~ Dionisio in moite sue lettere m' ha sempre sollicitato ch' io rescrivessi a V. S. et 10 chi so che in questo fatto non posso esser ripreso di neghgenza, perche propongo questo debito ad ogni altro quantunque importante, ho stimato ch' ô qualche lettera di V. S. non mi sia stata data ù qualche mia riposta, quale sempre al s'' Dionisio raccommando, non li sia pervenuta alli mani. Ma in questa ultima sua, mi dici che V. S. comanda risposta intorno alla informatione det Dante di Francesco Buti Pisano, della quai cosa a)!' hora io ne scrissi tantoche piu soverchio, perche trascrissi una colonna intiera di quel suo commento, acco V. S. havesse visto il modo dei suo interpretare, et quella lettera venne alligata a quella del sr Dionisio. Ma poiche puo esser ù persa ù dispersa ne dirù qualche cosa, et circa l'altri capi mi scuso che non ho à che cosa rispondevo ait' hora. Il libro è di carta comune non pergameno, benissimo conservato et serittodi lettera legibilissima quanta mai di quel tempo si puù vedere, et alto forse mezo palmo, et è l'original proprio dell' autore et di sua mano copiato come V. S. intenderà dalle sue parole. Commenta solo il Paradiso, et il commento è lungo et copioso. Comincia cosi jfM:p'ttf)'~o '.<'ffHa altezza tlella materia et dalla .o«~f.z.s ~'«H /'o?'mn dell' M~tma cuK~cct deMa Come'Ktt del pof~c! volgare Dante AM'7/t'eft /K;)'t'H<~to, io F)'<mcf;sco 't BM~t cittadino ~t Pisa ~CM~o ~'mpo stessi ùt p<KSte)'o '<t pcr~o?t«!'e ««ft /«<~Aa, (;<c. Finisce cosi Et 'lui <. AHusion aux travaux d'Agustin sur les poètes latins perdus. 2. Aicardo, le grand ami de Pinelli.
3. Vat. 4104, ff. 261-262. Ce correspondant d'Orsini avait eu de lui une copie -du portrait d'A.-M. d'Acquaviva par Raphaël (v. le renvoi de la p.
43), notel).
4. Peut-être l'abbé Ravaschieri.
/t<M;jce ~o cftt~u 5R" deMu <o'~a c<t7t~'CK <<fH<: co~te~t~ t.K Détaxe ~i~e~/ttC)'~ ')u<'ro AM~/ttert e< sua ~e~M~s e~a ë< scr:p(Kpe)' Me Ft'MMeesoo dtjB.ar~oh ~a jBtft!, oMs~mo di Ptsc, ~o eH ofeMs /es~ai fH San Barna&o (t a!dt ;/<M{/no K(.'< /39o, e< poi rescr!p<a ~er me qui net dt <~ee!K&re ~57 'K~tc<. V, KeK<! ~Ms~ cosa ?'en~o deuotameKfe ~Ma~fo ptM posso sUo omM~po~t<e Dio, Ps~'f, KHîMO~o Sptn(o Sa~to e< a~ tMMs &{ co?'~ de~ Fara~MO .)'<'t<ted<;t'o<<Mtmg~)<;r tK~K!<<!MCM~MC!t!ot'Mm. ~.men. Il libro oggi~di Giovan Antonio Pisano il quale fù l'anni pa.ssa.ti protomedico et me to porto à vedere Sertorio Qualamani, quale credo a questa hora sia alla sua patria C&senza, et at suo ritorao, che credo sera breve, portarâ qualche libro curioso antico. Potrei facilmente farH havere uno Dante in pergamena t, con un capitolo appresso di Piero Aldighieri suo BgiM per argumento de tutta l'opeta., et mostra il libro esser vecchio; quando che cosi comandasse, et si forse il s*' Dionisio m' havesse saputo esplicar l'intentione di V. S. et comandassi aitro, sa quanto li sono servitore et obligato et con cio ]i reste basando !I mani.
Di Napoli, il 28 di settembre 84.
Di V. S. molto Illustre et molto Reverend serre a.Efo'o,
GIO. VtNCENZO DELLÀ PORTA.
XXVI
PIXELU A ORSI~I
Molto Rdo s' mio oss~°
Ii ditïetto che ho qui delle otto carte di Brunetto Latini comincia à pu~to soeondo scrive V. S, et corne tornaro io a notarle qui di sotto, si che ho piacere d'haverle fatto questo puoco acquisto, restando con desiderio=di poter supplire al reste se la sorte me ne sarà favorevole et non si manosrâ t~i cercarne omnibus vestigiis La ringratio del favore che mi fà la S. Y. et monsr Maffei nel riscontro dei foglio mandatole, et intenderei volentieri f)a V. S. di novo se monsr di Carcasona 4, che è venuto costà, fosse ))0tente quando ne venisse bisogno di farci prestare da dette s' Maffei l'essemplare antico ohé per quanto mi vien dette è tenuto da S. S~ in moita stima °, perche io adopererei di quà col vescovodi Carcasonà il sr lac~mo Contarini, suo grande amico, per mezo del quale sr Iacomo mandaro à 1. Ces deux Dante, l'un sur papier, l'autre sur parchemin doivent être rapprochés de ceux de la p. 327. 2. V(t<. 4104, f. 172. D'un secrétaire, comme la lettre .XXIV. Orsini a écrit au dos « Il processo dell' abate Rau. [Ravasohieri] et la lettera del Granvela. »
3. Ii me semble, en relisant ce texte, que les huit feuillets ne devaient pas '-empiéter le Tr~O)' peut-être provenaient-ils du même ms. de Bembo. -1. Annibal Ruccellai.
5. Il est question de la Notitia, qu'étudiait alors Pancirofi. i
V. S. della seguente le carte del Tesoro che corne li scrissi già sono otto. De[ piede romano gratie senza fine à V. S. et se questo primo ch' è in man sua piace à lei, di gratia dia à fare il secondo, che non potrà non piacere anco à. me, venendo dall' istesso maestro che fece it primo tanto à mio gusto, et si degnarà perdonarmi della briga. Ancora gratie de aviso daiquadro dei Navagiero', et le bacio la mano di cor. Che Dio le doni ogni contento.
Di Padova, li 4 luglio 1585.
Di V. S. m. R. affmo servitore,
G. V. P"
It frammento di Tesoro che ho qui comincia t'Mse ~c ~et~no;' e~pefpe<!iaMmeH< le /'e< ffMame)'. AprtM sa mort, etc.
APPENDICE II
1
CORBI~ELLI A ORSIXI
mo/<~ lllre et molto 7{<<o ~f mto ossei-rno il ~o'' Fulvio Or~MO., ttROMtt~.
Ail m''s et al Rdo sr mio ossmo,
Hebbi la sua gratissima per risposta del fragmento che desiderava il s' Danielo, la quale io le feci nota subito in propria forma. Penso si doverra pur satisfar de cosi giusta recusatione et ricbiesta insieme. Se me ne scri-
1. Il s'agit évidemment du portrait dû à Raphaël et dont it n'existe que des copies. (Muntz, .Rf(p/t<:f<, 2° éd., pp. 430 et 566.) Pinelli, vers cette époque, cherchait à se procurer des portraits d'humanistes, comme en témoigne sa correspondance. On consultera sur le sujet mes Petites notes ~'a)'< ita~MH, Paris, 1887, p. 13, où se trouve imprimée en entier une lettre d'Orsini à Pinelli, du 31 déc. 1586.
2. On a cru intéressant de réunir quelques documents relatifs à une question qui a vivement occupé les savants français de 1584 à 1587, le prêt du fragment de Servius que Pierre Daniel voûtait obtenir d'Orsini. Les premières demandes doivent remonter au mois de septembre 1584; le 25 octobre en effet, Orsini écrivait à Pinelli, y faisant une allusion certaine « Scrivo la rinchiusa al sr Corbinelli, rispondendo ad un particolare che mi scrive, del quale n'intenderà parte V. S. dal polizino inchiuso. » (Ambros. D. 422 M/)
3. Va~ 4104, f. 178. Cet appendice indique quelques-uns des sa-
verra altro, ne saro fido rapportatore; et sollicite a V. S. molto Illustre, poi che l'occasione di tal senseria m'ha apportato cosi gran capitale et contentamento come e l' amicitia di quel signore, il quale io ho sempre honorato nel mio seno singularmente et secondo i suoi meriti cosi oanta.biti a tutto il mondo et cosi romani, la preghero dunque che me ami, sio amo et riveriseo lei di cosi buon cuore, e amandomi mi comandi 1. II Sr Dio la feliciti et saluti della sua tanta gratia.
Di Parigi, ti xij di dicembre 1584.
Di V. S. molto UI''s servitor âffmo,
lACOPO CORBINELU.
Mons~ Audebert et suo figlio bacio ie mani di V. S. et vorebbon de Roma saper qualche cosa di quella jRo/KK per mezo di V. S. che sapra et potra dir le cose liberamente. Desidero d'esser raccomandato al s*' Fràncesco Sadoleto. II
GILLOT A ORSINI
A~ molto magnifico et fa;ceMeH<:t.)"M so''e il s~KOre FM~M Ui'stKO. Roma. R(!CCOt)MK6!t!<C a m''s Guillemiel'3.
Pregato con grande instanza (Ursino dottissimo) non ho potuto negare questa a certj amicj, massimamente allj Pitthoej fratellj dottissimi e giudiciosissimj, ai Puteano, al Daniele (el quale dice havere scritto alla S. V. senza haverne risposta), per far lej sapere come detto Daniele cj e risoluto di fare stampare tutto quello del Servio sopra il Virgilio che !uj ha et che si giudica molto buono. Per questo l'a mandato al P. Pitthoeo. Loro bavëndomj sentito piu volte pariare della parte di detto Servio, laquale si ritrova vants français connus par Corbinelli. Sur cet intéressant représentant de'!a culture italienne à la cour des Valois, on lira avec fruit 1 article de M. V. Crescini (G~ont. s<or. della lett. ital., II, pp. 303 sqq.) et Marsand, Cs<a~. dei m.s.<. ital., Ii, p. 294. Quelques livres annotés par lui sont restes dans nos bibliotbèques françaises. Un document publié par Abel Desjardins dans les JVcsrocM<MHs de la F?'(t?!<'e avec Toscane, t. IV, Paris, 1872, p. 335, nous montre Corbinelli, en 1580, faisant traduire à Henri III les sonnets .de Pétrarque. h t, d tt' H bb' d 1 C b'-II'
1. Orsini était enchanté de cette réponse « Hebbirisposta dal CorbinêM l molto secondo ii gusto mio et ne ringratio la S. V. H (A P)ne)ii, du 26 janvtër 1585.) Il espérait à tort que Daniel n'insisterait p&s. C'est précisément alors celui-ci fit agir ceux de ses amis qui connaissaient Orsini. Daniel avait déjà. entendu parler du savant romain en 1567; v. Correspondance de Plan~:t, l, pp. -i07 et I3C. 2. V. p. 60.
3. Vut. 4104, If. 257-258. -Le Guillemier marqué dans ia suscription est un Français assez obscur qui résidait à Rome et sur qui on peut voir les AMaK~e:) GraMj?, p. 394. Dans le même recueil, pp. 400-402, ûgurent trois' lettres inédites de Muret à notre Gillot, écrites de Rome en 1584..
nelle mane dj V. S., corne io l'ho vista, et attendendo tuttj a quello suo amore che sempre a portato ait' utilita publica et conoscendo ancore la gentilezza sua della quale pochj l' agguagliano e niuno l'avanza, m' hanno fatto ardire dj mandarglj questa. Io dunque conËdendo in quella sua affettione verso il ben commune, et sospinto da quello publico intéresse, ricordandomj ancora della promessa che mi ha fatto in Roma quando io godeva ia sua dotta et dilettevole présenta, non ho dubitato dj pregarla e congiurare sotto il nome dj tuttj i letteratj e studiosj, per quello suo volere in ogni cosa quel che torna bene al publico, che gli piace fare intendere quale e sua volonta dj dare effetto a quella sua promessa dj far noj participare a quel frutto se sara suo piacere dj mandare qua e consignare sicuramente et in buone manj detta sua parte, nello stampare della quale si fara ogni cosa secondo il desiderio e piacere suo, non senza predichare il suo tanto beneficio; o vero farlo stampare in Roma e mandarne qua un foglio o prova, corne si dice, sopra '1 quale ci possiamo governare e guidare, finche giungendo l' uno e l' aitro si troviano similj gli essempj vostri aj nostri et e contrario ereggendosi a quel modo possiamo tutti haverto intero e compito. V. S. puo giudicare quanto importa questa nostra richiesta, laquale spero non negara quel tanto bene alla Republica letterata nella quale tanti meritj suoj cj conoscono, vedono e leggono. Se ben io son colpevole per non haverlj scritto corne io doveva, la S. V. mj perdona, ch' io per questo non sono manco quello ch' io era, cioè servitore delle sue lodj et virtù acquistate con tante fatiche et vigilie. La non si maravigliara s' io ho scritto in questa vostra lingua, laquale per piacermj assaj non posso ne manco voglio dimenticare a giungere'ch' io ho pensato chè lej iscusera piu presto gij errorj miej per la poca prattica ch* ho adesso d'essa che s' io havendo lettere da dozzina et buon mercato havessi assalito in lingua latina V. S., cioè un huomo el quale ha bevuto de' fontj secretj et da dovero letterato e dotto. La S. V. si degna fare una riposta a questa, laquale aspettando non daremo principio all opéra, Con questo havendo Ij basciato humilmente le manj, prego Iddio gli dia in sanita e felicita buona e tunga vita.
Di Parigj, allo 7° di aprile 1586.
Della S. Va servitore auettionatiss",
GiLLOT, consig)iero del Re christianiss" nel Parlamento.
III
BONGARS A ORSINI 2
Me nullo tibi neque meo neque alieno eommendatum homine amice excepisti, in bibliothecam tuam familiariter induxisti, quae habebas rara et 1. Il a paru intéressant de conserver scrupuleusement l'orthographe italienne de ce Parisien, en ajoutant seulement l'apostrophe, pour couper certains mots.
2. Bibtiothèqu.e de Berne, B. 7-~ M° 2~6. Minute non datée.
NOLHAC,FLLVtOORSL\I ~8
APPENDICE III
antiqua humaniter ostendisti, quae in Festo Pompeio uotaveras liberaliter communicasti. Magna haec, fateor, et in maximi bene&eii loco ponenda sed hoc longe maximum de humanitatis et amicitiae testimonium, quae laboriose descripta solus arbitrer habebas veteris interpretis in Maronis Georgica ultro obtulisti. Inciderat enim, cum de nostris hominibus ioqu.ere- tut-, P. Danielis, opt. et doctiss. viri mentio, cuius de Servio et tu aliquid inaudieras, et me illi amicissimum esse multisque nominibus devinctissi'~ mum iam intellexeras. Humanitatis tuae frui fructu, cum menegotia domestica domum revocarent, mihi non licuit. Nunc tibi a.u.reBi veHo et abs te, Ursine virorum optime, publico bonarum litterarum et litteratorum doctorumque hominum nomine et privatim meo Peh'iqueDanietis mei, peto etiam atque etiam ut veterem illum interpretem tuum aut ad nos transmittas, aut exscribendi ei qui tibi bas reddet norriinis tui litterarumque studioso iuveaî tradas; quod si facias, facies ut quamprimum Daniel noster desiderio omnium nostrum faciat satis, et poteris tu ab eo optimi interpretis editionem Hagitare iure tuo.
IV
GARRAULT A ORSINI
A molto t'f~'o'eM~o -s~MOt' Fulvio Ursino, caMMtco Sanèto Giovani M', L«<eraKO, tM~a~zso del card. F<t!'Hese. JH Roma
Molto reverenclo, ritornato che fu del armata di Poittou contra gli huguënotti heretici, trovai li lettere del sr Parisiere, secondo le quelle et 'per sodisfare at desiderio di V. S. et debito mio, Ii mando le prime carte del libro di Seneca non ancora finito di stampar. II Servio de sr Daniele non e incommenciato, e credo che no et cosa preste Et pero si essa V. S. habra nel animo di porre in iuce che que ella a dei Seneca et Servio, ella fara lodevolissima opera et comodita a gli studiosi. Si occure aulcuno negotio per servirla in questa banda, la prego commandarmi accioche conosca che godo di servirla et havero piacer che i miei servigi la sîenno acceti, le banciando le mani con motta riverenza, pregando Idio che ela conservi et conceda felice successo de suoi sancti desiderii.
Di Parigi, al 29 di genaro 1587.
Di vostra signoria servitore affettionatissimo,
FRANCOYS GARRAULT.
l.Vftt. 4104, f. 256.
2. Cf. L'M?'M c!e Scaliger, p. p. Tamizey de Larroque; p.'240.
v
URSIXI A PINELLI
Molto mageo s'' mio
II libro che io sta.mpa.ro qui è un fragmento sopra la Georgica et Bucolica di Vergilio, quale ti signori di Francia stimano sia di Servio, per l'altra parte che loro hanno sopra l'Eneida. Ma io sono certificato essere di lunio Philargyrio, trovando alcune delle cose che sono nel fragmento citate sotto questo nome dal Politiano in un Virgilio che io ho notato di mano sua2. Il restato V. S. vedra nella prefatione del libro. Di Francia me scrisse il s'' Corbinelli, il s'' Delbene, Monsigr Gilotto, Monsigt Garotto, il Lolgio et altri, perche io to mandasse colà; ma è stato meglio à stamparlo qui, per la compagnia dell' attre cose che non dispiaceranno à V. S. et massime d'un Velio Longo di Ortographia et di piu de tremila luoghi emendati in Catone, Varrone et Columella de re rustica3. Et quello basti à V. S. per hora. Ma per conto mio la prego me consigli, se havendo io hauto da Paulo Manutio in dono, 25 anni sono, il sopradetto fragmento, che lui non le conosceva scritto in lettera longobarda antichiss", eoll' aiuto di Aldo figliolo, havendol io dato in recompensa alcune belle scritture sopra Cicerone et altri di mano di Berno Rutilio se sono tenuto in questo libro fateri da chi l'ha hauto, perche la parte che è in Francia in mano del Daniele venne ancora dala casa del Manutio. Io inctino à farne mentione quanto à me, se bene, etc. Aspettaro li libri che V. S. scrive et ne le darô poi avviso; conche le bacio le mani, insieme col sr Paolo
Da Roma., à 2 di maggio 1587
UiV.S.m.ma~servitore&R' F.U.
i. Arn~w. D. 422 M/ f. 217.
2. V. p. 211.
3. V. p. 52.
4. Cf. p. 196. Orsini désigne, j'ignore pourquoi, une date de fantaisie à cette acquisition.
5. Aicardo.
APPENDICE IV 1
FALKENBURG A ORSINI
Clarissimo viro, virtute et erM~tMo~e p)'aes<aimM, Dn. El MO P!'S!KO, amMO suo stH~u<a)'t<f)' co<eM(~o. Romam
S. P. Tertius nunc agitur mensis, Fulvi doctissime, quod mihi mandaveris, ut de poetriarum lyricarum, quas ex vetustissimis codicibus magno sane labore et studio ab interitu vindicasti, éditions cum typographis agerem s. Quare ut primum hue veni, nihil habui antiquius quam ut Plantinum convenirem, quem omnino talem reperi qualis et fuit semper et qualis esse debet, hoc est ad melioris notae libros divulgandos promtissimum. Quanta. vero sit hominis cura et industria exemplaria graeca et latina ab eo impressa. abunrle testantur. Generum 3 habet in lingua hebraea, graeca et latina ita versatum, ut qui cum eo conferri possit hic fortasse aliquëm, superiorenti neminem reperias. Is correctione praeest et exemplorum scripturam paene religiose pro eo ac debet sequitur; qua in re maiorem in Gallicis quibusdam typographis fidem desidero, qui nimio novitatis studio ducti id quod non intelligunt saepe pro suo arbitratu mutant et transponunt, quo quidem crimine nullum turpius, nullum perniciosius existimandum est. Plantinianum praelum libri e media usque Gallia et Germaaia missi nobilitanj; quotidie, sed poetriae illae, quae te patrono manumissae in doctorum virorum corispectum prodibunt, illud in coelum ferent et tuum nomen alioqui celeberrimum multis de caussis in omnium amore atque ore ponent. Ut interim de aliis thesauris sileam, quibus tua et Farnesii Cardinalis bibliotheca exuberat, quos quae tui est ingenii )ibéra1itas non gravate ad communem studiorum utilitatem emissurum suo te tempore confido. Non enim in p(ë).[OT~Mv numero te habeo, qui me inoognitum. non tantum omni humanitate comprehendebas, verum etiam multorum poematum, quae incredibili diligentia ex ipsis antiquitatis visceribus erueras, volebas esse participem. Quo nomine tantum tibi debeo quantum persolvere vix unquam potero. Commentarius tuus, in quo Virgilium cum Graecis scriptoribus confers, est sub praelo et avidissime a doctis exspectatur, sed ante nundina..s autumnaies finis ei imponi haud poterit. Eidyllium Bionis E~tpo~ S Mupc'MV! 1. Vat. 4103, f. 54. On trouvera réunis 'dans cet Appendice ~IV quelques spécimens, qui paraissent intéressants, des correspondances latines d'Orsini. (V. p. TO.) 2. V. p. 59. 3 Jean Moretus.
yE:[tant ~Ot'~TtMpo'j, etc. mirince me delectat. Gratissimum mihi erit, si alterum Moschi vel Bionis eidyllium, quod mihi legendum dabas, descriptum, quando tibi erit commodum, mecum communicaverit. Si quid vicissim erit, in quo opera tibi mea usui esse possit, tui me observantissimum re ipsa experiere. Est hic Virgilii exemplar, cuius vetustas fidem meretur, apud Theodorum Pulmannum, doctissimum virum, admodum exigua in re, et mihi familiarissimum, in quo Aeneid. 1 legitur
Jmp<en<Mr veteris Bscc/MpmgMM~Me ferinae
MMtMfe. Et adscriptum est hemistichium.
Velim ne graveris nobile illud Vaticanae a~TtYp~o-; inspicere Mihi, ut quod sentio dicam, Toù munere ouxK~pofr&iov~dov e~ctt SoxE! Idem habet tres luvenalis antiquissimos codices qui satyre VII constanter habent OccMtt miseros Cambre repetita mag'M<)'os,
non Crambe, ut legit Politianus, quem decepisse videtur Graecum proverbium, B'~xpc(p.gY)9œv!XTo;s. Est autem Cambre vicus ad radicem Gauri montis, in quo Capuani a Cumanis superati fuerunt, qua de re confecta historia Cambre dicta in omnibus fere scholis iuventuti praelegebatur, teste Scoppa Collectaneor. append. II. Quod reliquum est, humanissime Fulvi, obsecro te, ut quidquid Graecorum auctorum habes, quos lentione dignes iudicabis, in commune conferas meque, ut facis, ames. Vale.
Antverpiae, vij Idus Sextileis, anno a nato Christo CI3. 13. LXVII. Tui observantissimus,
GERARTUS FALKENBL'RG!US KoviomagUS.
II
LIPSE A ORSINI
Ornatissimo et ft'Mdt<ss!'mo Mfo Fulvio Ursino, Romam lustus Lipsius Fulvio Ursino S. D.
Facit humanitas tua, F. Ursine, et singularis amor tuus, cuius adhuc expressa apud me multa sunt vestigia, ut peccare mihi viderer si ad quemquam potius de rebus meis quam ad te scriberem. Nametpraestantia eruditionis tuae illa est, ut cum paucis amicorum meorum te conferre,'nulli possim praeponere, et sic de me es meritus, quamdiu Romae fuimus una, ut bene1. Le Mf/M'jRomanMS de Virgile, aujourd'hui Vat. 3867.
2. Cf. Aen. I, 215, éd. Benoist.
3. Cf. Sot. VII, '154, éd. Lemaire t. I, p. 601.
4. Cette lettre, donnée ici d'après l'original du Vat. 4103, f. 55, et qu manque à la correspondance de Lipse (éd. d'Anvers, 1637) a été publiée par Lazeri dans les Miscellanea ex mss. libris bibliothecae Collegii Romani, R.imR ~F.7 t It n 4'77
APPENDICE !V
ficiorum tuorum memoriam deponere impii sit non dica.m ingrati. Qua humanitate quantum me tibi devinxeris et quid meritis tuis debeam, palam prae me fero et posterius re ipsa ostendam idque monumento aliquo litterarum nostrarum, quarum tu et peritissimus es et quibus te delectari maxime scio. Antiquitatum informatam dum Romae essem cognitionem nunc eo ardentius amplector quo ea res in dies mihi maiori voluptati est et fructui. In quo genere quoniam omnium iudicio facile es princeps, non miraberis si hoc a te potissimum petam ut si quid a discessu meo inventum aut erutum est novi, quod iegi nostrae interesse putabis, id ad me per N. Florentium transmittas. In quo incredibile dictu est quam gratum mihi facturus sis, Breviloquentem me morbus meus facit, a quo respiravi non conva.tui. Laurentio Gambarae, principi poetae et qui nostra memoria fere solus quid in imitatione veterum esset acute vidit et feliciter expressit, ex me salutem; quam equidem versu aliquo ad eum misissem, nisi Musaevocatae venire ad aegrum recusassent. De morte lil' Cardinalis nostri' ab improbis sic rumor dissipatus fuit quod sit illorum capiti, illo salvo. CaesartuuS~ in omnium est manibus cum tua immortali laude et legentium aeterno fructu. Vaie. Lovanij, xiij. kaf. ootob. CI3I3LXX.
III
LANGE A ORSINI
Al molto magnifico cf AoKOt'emdo $'' Fulvio Ursino s'* mio oMC)'t)<:H6!tSs!mo Roma s.
Car. Langius nobili et doctissimo viro Ful. Ursino S. D.
Cum nuper istinc revertens Torrentius noster retulisset mihi vidisse se iam particulam tuarum in vetera Romana numismata interpretationum, dioi~ non potest quanto me gaudio asperserit, qui tam diu desideraveram huiusmodi quid a viro aliquo excellente praestari. Scio compluresid tentasse, sed nullo genio. Quid enim a Vico aut Ericio aliisve vix linguarum elementa edoctis exspectemus? Qui monetam Rom. explicaturus est, eum volo non linguarum tantum peritum esse. sed omnes philosophiae partes tenere, praeterea annales et res gestas, fabulas, leges, ritus, habitus, cenmonias, sacra non Romanorum dumtaxat sed omnium gentium callere, indetanquam de cornucopia tôt et tam diversorum nummorum sensa depromere neque temere AureL Prudentius aenigmata appellavit Romanam monetam. Ea vero quae dixi, haud scio si ausim hodie cuique omnia tribuere. Virgilius certe tuus aliaque quae ex musaeo tuo prodiere, tum omnium doctorum
1. Granvelle.
2. Le César d'Orsini, paru chez Plantin en 1570. 3. Vat. 4103, f. 56..
4. L. van derBecke. V. p. 57.
hominum commendationes spem mihi maximam praebent nihil abs te vulgare nos exspectare debere. Et ita mihi iamdudum persuasi.
Cumque rem istam arduam, ut dixi, esse iudicarem, Torrentium, priusque hinc ad nos iam ultimum rediret, monui non hortandum modo orandumque te ut difficillimum istud institutum prosequere perficeresque, verum etiam adiuvandum. Haberc ipsum nummorum veterum non exiguum thesaurum videbis, qui ad coenam tam variam et tam iucundam ipse non vilem symbolam afferret, auctorque ei fui ut suos omnes describeret eamque indicem ad te perferret. Adieci et e pauculis meis eos quos Torrentius non habet, si forte quid et ipse conferre possim, id quod evenisse gaudeo, nam alioqui Itius meus incognitus iaceret. (Is est ad quem Horatii extat epistola, quanquam ad lecium inscripta, quomodo Accius pro Atius mendose seriptum ubique est.) Si quid tamen praeterea est quod velis, curabo ad te mitti et quidem lubentissime, estque gratissimum ac desideratissimum mihi non modo tibi innotuisse, sed etiam familiaritate uti, et iucundum erit aliquam operam tibi praestare, maxime in iis rebus quae et mihi voluptati sunt; quanquam hic occasiones illae non sunt, quae in Italia omnium antiquitatum velut horreo. Incidi anno superiore in hominem indoctum qui in exiguo veterum nummorum numero, quem apud se etiamnunc servat tanquam lovis crepundia, habebat Othonem integerrimum, Clodium Albinum bis, Aemilianum Aug. ter et cum illis Maximum Thracis Maximini F., sed hune non plane elegantem. Sperabam omnia quavis ratione auferre, sed expugnare nuHo modo potui hominem. Pretium obtuti quantum me non decebat et cuius me postridie puduit, adhibui preces et meas et amicorum eius; obtuli alios nummos perelegantes in summa operam perdidi. Si hac quadragesima H)uo vacabit excurrere, quod spero, videbo si nihilo moiiior factus est, ut aliquid sa Item extorqueam. Nam nummorum hic nunc maxima inopia est, defunct.is a bimestri in Gallia duobus antiquariis, qui persaepe ad nos non contemnendos afferebant undique quaesitos. Germani etiam intenderunt pretium, qui passim ac sine iudicio obvios omnes comparant immenso pretio Pertinacem quem desideras argenteum nunquam vidi, neque Iulianum neque Pescennium Nigrum. Pupienum habeo unicum quem tibi dono mitto, quamvis carum, nam ex eius épigraphe clare Jiquet Pupienum et Maximum eundem unumque esse, quamvis id Capitolinus ignoravit. Maximum Thracis F., quanquam etiam unicum habeo, nam alterum Torrentio iamrludum donavi, si ab homine illo non impetro, mittam una cum indice numismatiorum meorum, quorum me pudet.
1. Dans une lettre du 15 avril 1573 (même ms., ff. 116-H7), l'amateur Hamand se plaint encore de la concurrence des Affemands « Germani nos perdunt qui promiscue omnia immenso pretio mercantur numero enim inter se contendunt, non ab elegantia, artificio, raritate, historia examinant. » Au cours de la même lettre, Lange envoie la liste de ses monnaies impériales en priant Orsini de choisir celles qui manqueraient à sa propre collection; il Y joint quelques renseignements de nature à aider son confrère romain dans ses recherches sur les consulai.res.
APPEXD!CE tV
Quod de Ciceronis Philippicis scribis admirer, nam puto ea in parte a Faërno praestitum quantum fieri potest. Ceperam in manus Suetonium, quem conabar expolire nonnihit et detergere. Sed exemplaria me deficiunt. quibus adiuvari possim. Rogabam Torrentium ut Faërni librum inspioeret, si quid ille observasset cuius esset operae pretium; sed rescribit non esse ad manum Faërni bibliothecam. Interim non repudio quod soribis de illo Faërni exemplari, et invicemoBëro quicquid apud me est observationum ex manuscriptis exemplaribus. Ego deinceps cum valetudine luetpr, et vale libris dicto, hortulum meum colo et subinde numismatiola mea. rev!deo,' quibus augendis hic posthac ut dixi nulla spes. Torrentius aureos montes promittit, ilaque reditum illius, non secus ac peregre absentem nova sponsa~ maritum, expecto. Sed, postquam nugari incipio, tempus est ut manam de tabtda. Vale igitur, doctissime et humanissime Fulvi.
Leodi, iiij kat. feb.
Gelavit hic asperrime et continuo a kal. novemb. usque ad ka). ianu. Tarn subito solutae nives quae erant altissimae tantum undarum advexerunt, ut paene nos obruerint. Certe Lovaniensem urbem tantum non everterunt; perfossis in moenibus, quia exitum non inveniebant, portis ardui operis duabus funditus evulsis et. septem arcuatis pontibus. Mitto domos innumeras, nam hominum submersorum nescitur numerus. Quadrupedia autem omnia perierunt qui humiliori loco stabutabantur. Ante diem xij kal. febr. rursus cepit gelu et adhuc crudelissime saevit.. Cum iitteras meas perscripsissem, cogitavi mecum non honestum factum esse quod te suspenderem promisso. Itaque et Maximum meum tibi mitto. Si aliquando alium reperio, bene quidem; sin minus non male colfocatum ne dolebo quidem.
IV
SACRATO A ORSINI r
A/r ?''<' et ?KoKo R~° monstg'no)' mM sempre OH" il s< Fulvio Ursino, canonico di San Giovanni Laterano.
In Roma, nel palazzo del Duca in Campo fiore
Paullus Sacratus Fulvio Ursino S. D.
Ego antea, Fulvi doctissime, nonnulla de te audieram ac de eximîa. doctrina tua, quae me invitabant ad constituendam ieoum amioitiam meque desiderio te de facie noscendi afficiebant; sed postquam Hercules CtofanuS) vir apprime doctus, et humanitate moribusque suavissimis praeditus,Venetiis hue profectus est, qui apud me familiariter diversatur, is mihi dé tua praeclara eruditione, integritate,mansuetudine,morumdenique suavitate adeo multa narravit, ut me ad amorem tui inflammavit. Quanta autem de te 1. Va<. 4103, fi. 52-53. Dans le recueil épistolaire de ce cicéronien de Fcrrare, paru dans cette ville en 1580, il n'est nulle part question d'Orsini.
quotidie praedicet, si commemorare velim, non epistolam, sed longissimam texerem orationem. Quid plura? ille de te mirabiliter et sentit etloquitur, ac nunquam miris te laudibus extollendi satietas eum tenet. Quo factum est ut continere me non potuerim, quin perbreves has ad te litte ras dederim, quae tibi significent te a me fortunatum appellari, qui excellentissimarum tuarum virtutum Ciofanum praeconem inveneris, in cuius oratione cum nihil non sincerum sit ac sanum, ut perspicere mihi videor, non miraberis si te iam magnopere diligam atque manifaciam. Accedit etiam ad coniungendum me tecum magna familiaritate, quod ex eodem intelligo te in Lateranensi templo eo esse gradu, quo hic in Pontificio iandiu ego sum. ltaque cum simus quasi collegae, non dubito quin coniunctio haec magnae utrique nostrum voluptati futura sit. Et quanquam tu doctrinae existimatione maxime Ooreas, a qua ego inops sum, eam enim tu multo sudore ac vigitiis collectam habes, me tamen non mediocri erga te benevolentia superiorem fore cognosces. Hoc officium quam tibi gratum futurum sit, ex tuis litteris, quod commodo tuo fiat, intelligere mihi gratissimum erit atque optatissimum. Vale, Fulvi eruditissime.
Ferrariae, xiij ka). Maij, MDLXXXI.
V
MELISSUS A ORSINI
S. D. FM~M Ursino viro e?'ur/t<M.tmo. Rom<M, in Pa[<<t<!o] FarKes~ Misit ad me Plantinus Notas in Ciceronem tuas 2. Quid iis accuratius quid enucleatius? Utinam vero, mi optatissime Ursine, etiam correctiones in Nonium Marcellum, quas, Romae cum essem, mihi ostendebas, brevi in lucem editas videamus, ac si quid praeterea lucubrationum multo elegantissimarum tuis in scriniis reconditum servas. Vellem abs te catalogum ad me mitti omnium eorum quae aut hactenus tua opera prodierunt aut in posterum prodibunt, qua quidem re nihil mihi gratius facere poteris. Summum insuper abs te beneficium accepisse praedicavero, si litteris ad me tuis in Germaniam viam aditumque non intercluseris. Quod quidem, si me amas, uti spero, non invitus facies. L. Gambaram, si adhuo superstes est, amanter salutabis sin vixit, manibus illius placidam quietem precaberis. Io. Posthius, episcopi Wirzipurgis medicus et poeta insignis, et te et illum plurima impertitur salute. Vale et me amare perge.
Datum Noribergae Francorum, postridie nonar. Mart. Anno MDXHXC. MELISSUS.
1. Vat. 4103, ff. 100-iOl.
2. V. p. 46.
S. Quas iij februarii ad me dedisti, Ursine clarissime, tertio aprilis accepi. Ad pas ut breviter tibi respondeam, pergratum fuit intelligere, quod significasti te in Suetonium, Spartianum, Capitolinum, GaUloanum, Lampridium, Tribellium, Vopiscum et ceteros Augustae Historiae sc.riptores ac praeclaros habere correctiones quamobrem enixe a te peto, ut eas per nos publici iuris facias nec diutius apud te delitere sinas. Velim etiam, si quid ad ceterorum temporum illustrationem atque exornationem.conferre possis, nobis in hoc rei litterariae promovendae dederis. Imprimis autem ope tua indigemus in Zosimo supptendo, cuius exemplare mancum aliquot in locis BMti sumus vel potius brevi nanciseemur: id enim iilud est quod Leonclavius noster in sua versione secutus est 2; mancum vero est~um aliis in locis tujn in fine libri primi, initie secundi, medio quinti et fine sexti, ut ex schedula inclusa plenius cognosces. Velim igitur schedulam iliam cum vestris c~icibus conferas, ac quae desunt suppleri ne graveris,utpraetersuperiorahoc etiam novo beneficio nos ac litteratos omnes tibi magis ac magis devinclas. Paeanium Eutropii graecum interpretem Bononia primum petit a Sigonii heredibus. Ubi cum petitionem meam frustrari sentirem, in Gallia, quod yix sperabam, spes impetrandi affulsit ex eadem regione mittetur ad nos etiam Procopius ex Pannonia vero Agathias, quem cum Leonclavius noster ex Illnstrissimi Farnesii bibliotheca sit consecutus, non exibit is noster absque honorifica tam liberalis principis mentione. Sed Agathias, et Procopius paulo serius prodibunt, Zosimus cum reHquis Augustae Historia.e scriptoribus aliquanto citius, anno scilicet proximo, si vitam nobis et successus largiri Deus opt. max. perrexerit quapropter in Zosimo, et latinis Historiae Augustae scriptoribus aliqua festinatione opus erit Agathias et P.ro1. Ambros. D. 422 inf. f. 242. Les premières relations d'Orsini avec Sylburg sont attestées par une lettre de Sambucus, du 15 novembre 15R3 « La riposta di V. S. hebbi scrissi al Sylburgio et a)hpra essendo quivi suo patrone Giovanni Aubri, herede del Weehelio, li contai Ëdelmente l' vostre hberate offerte, con il quale ho transatto che V. S. manda le tectione sue~del Halycarnasseo in qua, che lui subito a poste con quella vita d'Isaeo~ et Dinarcbo accommodata e con prefatione di V. S. in bella carta. La mandate gia per Vinezzia un exemplaro del Pausania et con prefatione d'Âmaseo proposto. V. S. ricevra di Vineggia per lo libraro Pietro Longo ohiamafo. Quanto alli anticbi medici a me promessi peravanti, accetto la liberalità con obligo per le presente, che corne li ho riceputo e so qui siano, che rimandero alla V. S. il perellio libro o aitro fidasi V. S. di me. Et maMi quanto prima con ie correttione del Halycarnasseo. » (V<t{. 4104, f. 113.)–Aux lettres instructives de Sambucus à Orsini indiquées p. 63, on devra joindre celle de Fr. Diotalevi, écrite de Vienne, le 28 déco 1577. (Va~ 41P4, f. 156.) 2. Le Zosime latin de Lœwenkiau avait paru à Bâle en 1576. Le ms. sur lequel Sylburg donna son édition de 1590 appartenait à la bibliothèque des électeurs patattns.
VI
SYLBURG A ORSINI 1
copius moram longiorem ferri poterunt. Praeterea scire cupio an in Diodoro, Polybio, Dione, Appiano habeas alia praeter ea quae ante atiquot annos per Plantinum publicasti, nam de his quoque brevi cogitamus. Quod autem aliquantum mihi succenset de Dionysianis, si accurate rem consideres, culpa me carere comperies nam quae tempestive advenerunt, suis quoque locis fideliter sunt inserta quae vero post operis absolutionem a te sunt missa, spicilegio reservantur, cuius maturandi brevi se offeret ampla occasio nisi me amicorum promissiones fallunt; ibi cognosces me candide ac sincere in talibus agere; nunquam enim ullum debita laude in huiusmodi negotio fraudare animo fuit, neque erit dum vivam. De Dionisii exemplari, quod S. P. Q. R. donatum volebam, quia diversum sibi visum est, in iudicio suo acquiesco; facies ergo quod placebit. Curopalati de officiis aulae atque ecclesiae Constantinopolitanae duo exemplaria Patavium misi, atterum Ricobono, alterum tibi, quod, ut confido, ad te prima quoque occasione perferetur. Tu interea petitionis nostrae memor eris, nosque et rem litterariam strenue adiuvare perges. Quod ut diu praestare possis, tibi et patrono Illmo prosperam valetudinem felicesque successus optamus.
Francofurti, 18 Aprile 1588.
T. E. observantissimus, FRID. SvLBUBCius.
VII
SYLBURG A ORSINI
Al TKO~o )Ka<y° et ~se)' s< mio, ilsor Fulvio Orsino, in Roma~. Bimestre est circiter cum GaspariVinarii litterae laetum mihi afferebant
nuntium, nempe aliquot emendationum folia sibi abs te data esse, brevi etiam alia datum iri quae ad me perferret. Itaque omnino futurum sperabam ut illa cum aliis quae ab eo petieram, hoc mercatu paschali acciperem. Sed frustrata fuit haec expectatio; nam neque Vinarius advenit, neque unus a Venetis librariis, qui et ipse negotiorum gratia Romam profectus erat. Causa emansionis quae fuerit ignoramus speramus tamen fore ut quod nobis hoc vere negatum est, proximo autumno per Dei opt. max. gratiam concedatur. Interea tibi, clarissime Ursine, quas par est ago gratias, qui tam benigne mihi tua in Theodoretum adnotata communicaris, meque et mea vicissim tibi offero. Porro quoniam me in hoc laudabili reip. iuvandae studio iuvare gestis, velim si qua etiam in Clementem habeas, ea quoque nobis et reip. impertias. Versamur nunc in lustino martyre, quem eadem forma qua Theodoretum cum loannis Langi versione intra mensem Deo iuvante absolvemus 3. Ei seorsum adiungemus Tatiani, Theophili, Athenagorae et Hermiae contra Gentiles opuscula, cum 9Eo(ro~(cf;!ibeHonondum edito. Quod 1. V. sur cette affaire, la p. 64. Le Denys d'Halicarnasse de Sylburg a paru à Francfort en 1586.
2. Vat. 4103, f. 114 a.
3. Iustini ma)'<?/)'M opera, Heidelberg, 1595, in-folio.
APPENDICE IV
ideo praemonere visum est ut, si ad hos quoque libellos contribuere aliquid possis, tuas operas nostris associes. De Longo, Achille Statio et Eumathio, facies quod res et tempus ferent nos vicissim operam dabimus ut te huius operae ne pigeat 1. Bibiia Graeca et Arnobium, quia sic tibi videtur, a Vinario exspectabo, et suo tempore quod promittis aocipia.m [).v)]~6<ruvov. Tu vero si Romanae historiae tertium tomum graecolatinum nondum accepisti, facile tibi meum quod obtuli exemptât' communicare potero. Idem de aiiis spondeo, quae quidem hic inveniri queunt Sed pene oblitus eram significare latinos rei rusticae auclores a nobis inchoatos esse, Catonem, Varronem, Columellam, Palladium. Ad quos si quid habeas insuper quod addas, praeter ea quae non ita pridem a te sunt publicata, sciat ea nobis et reipublicae fore quam gratissima. Vale, Ursine clarissime, nosque in hoc rei litterariae promovendae studio magis ac magis adiuvare perge.
Francofurti, postridie festi Paschalis 159[3].
T. E. observantissimus, FRID. SYLBURGïus.
VIII
SYLBURG A ORSINI
A< molto mag" sor mio ossert)" sor Fulvio Orsino, in Roma S. Accepisse te puto, Ursine clarissime, quas ante trimestre ad te dedi.
Interea in Etymologo quantum licuit perreximus et ultra dimidiam sui partem perduximus*. Accedent, Deo iuvante, notae meae et duo indices copiosissimi, graecus et latinus. Subsequetur inde tomus secundus, in quo, praeter grammatica opuscula Varinianae Amaltheae, dabuntur etiam libelli de dialectis Attici lexicographi et Harpocrationis Lexiconrhetoricum. Ad quae vel emendanda vel augenda si quid contribuere velis, ut conBdimus, facies nobis et reip. officium gratissimum. Imprimis autem desidero Cyrilli opusculum ~sp't imv Ttpo; StK(popov c'Y]p.K<Tttx~ SM~opMç TOVoUp.eVM~. Is enim ut nosti latine tantum in vulgatis lexicis circumfertur graece, ut ab auctore scriptus est, a me bucusque visus non este. Quamobrem eum bine inde_ab amicis efflagito, a te in primis qui, ut confido, in thesauris vestris facile illum invenies.- I. Gruteri animadversiones ad Senecam tandem aliquando prodierunt, ex mss. pariter atque impressis codicibus in unum congestae~. Romanae historiae tomus graecolatinus responsum tuum exspectat. Vate, vir clarissime, nosque tui studiosissimos amare ac iuvare perge. Francofurti, 3 apriL 1594. Tuus SYLBURGIUS. 1. Cf. p. 190, note 2.
2. IL s'agit des Seftp<ofM7'oM<mae AM~orMemMOfes publiés à Francfort, en 1587, par Sylburg, et qui forment trois volumes in-folio. 3. Vat. 4103, f. 115.
4. L'édition de i'jB<ymo<o~!CMMt magnum préparée par Sylburg a paru en 1594, à Heidelberg. 5. Cf. sur Cyrillus (lo. Philoponus), Fabricius-Harles, <. c., t. VI, p. 381. 6. Heidelberg, 1594.
APPENDICE V
ORSINI A ODOARDO FARNESE
All' JM'"o et Eccmo sigor mio co~o sor don Duarte Farnese a F<M'MM'. I!t'°"etEcc~"sig'mioco~
Ho veduto un libro stampato che è come una miscellanea de varie cose, del quale se bene l'autore è un frate, tuttavia per la curiosità sarà letto volentieri da ognuno. In esso fra l'altre cose è un tratatto delle Bibliotheche di Roma et fuori et nomina in esse quella detta casa di V. E. Illma, scrivendone alcuni particolari et dicendo che lei al presente la conserva con motta laude sua, il che doverà esserle stimolo d'attendere tanto più vehementemente alli studij, per corrispondere att' opinione che si hà universalmente di lei 2. Nelli quali studij perù son certo che V. E. Hi~ fà più che non dice, essendo la sua temperatura di far sempre più fatti che parole et in questo proposito voglio dirle corne fà grand rarità à trovare il libro d. Belgico, non essendone nelle librarie di Roma, et dui giorni innanzi havendone veduto questo, che hora se le manda per mera sorte in mano d'uno mercante Fiamingo.
Quanto aile cose del Conclave 3, non posso dirne molto, essendo gl' humori piu crudi che mai, donde si vede che li capi de fattioni, si come havevano 1. Vat. 9064, ff. 329-330. La lettre est d'un secrétaire, sauf le postscriptum qui est de la main d'Orsini.
2. H est ici question de l'ouvrage d'Angelo Rocca, Bibliotheca Apostolica Vaticana, imprimé au Vatican en 159t et souvent cité dans ce livre. Voici le passage de la page 398 qui intéresse la bibliothèque Farnèse et par conséquent Orsini « Extat Romae in aedibus Farnesianis Bibliotheca illa celeberrima a Paulo III, dum cardinalitia erat dignitate insignitus, erecta. Eamque graecis codicibus latinisque manuscriptis non paucis exornavit quam Alexander Farnesius Pauli III nepos, vir insignis et S. R. E. Cardinatis singularibus libris a Petro Crasso, episcopo Viterbiensi, qui ei olim inserviebat, relictis locupletavit. Eandem Bibliothecam multis graecis et latinis item codicibus manuscriptis auxit Raynutius eiusdem Pauli nepos et S. R. E. Cardinalis Sancti Angeli nuncupatus, et Festo Pompeio tam celebri decoravit hos autem libros Michael Silvius et S. R. E. Viseus ei ex testamento reliquit. Haec denique Bibliotheca praesens in tempus ab Odoardo Farnesio Alexandri Gard. pronepote ex fratre, in litteris perpolitis egregie erudito et magnae expectationis iuvene, graecis, latinis hebraieisque manuscriptis, atque omni genere scientiarum refertissima diligenter custoditur et asservatur. »
3. C'est le conclave pour t'étection du successeur d'Urbain VII, qui n'avait vécu que treize jours après la sienne et était mort le 27 septembre l'élu fut Grégoire XIV (card. Sfondrate), le 5 décembre.
molto bene ciascuno fermato il suo pensiero, cosi non havevano ancora discorso che temperamente dovevano pigliare in caso cbe non li riuscisce il loro suggetto, se bene pratioandosi l'altro giorno per Canano corne saggetto neutrale, li sia scoperto contra tanto acerbamente il cardinale lustiniano, che non si puô da luogo alcuno penetrare donde proceda tanto odio. Non è dubbio che le cose, ô che si maturaranno con qualche tempo, à che si darà in un soggetto non pensato et forse fuor di Conclave, si come se n' è già parlato, se ben per burla. In tanto Marco di Sciarra s' è unito con Alfonso Piccolomini, et hanno un corpo di cinqueeentd cavatli, il che è stato fatto intendere al Collegio, et potria farlo risolvere a qualche cosa, se l' ostinatione non fosse tanto arabiata. Con che humilissimamente bacio le mani diV.E.m~
Da Roma, aUi xxtv di novembre MDXC.
La crudità dell' humore è tanto indigesta, che non si puô sperare risolutione alcuna se non o per forza, ù per inganno, o per errore, o per paura. Li segni della crudità li pub vedere V. E. Illma da questo, che ùltimamente essendosi ristretti insieme Camerino, Sauli et Montatto, et conchiadendo n'a essi che non si puô fare il Papa se non si dà in uno delli nominati dal Ré f, et risolvendo Montalto d'andare in Colonna, subito che furono disiuni), Camerino ne ieee avvertito Sforza, il quale dolendosi et rimproverando le promesse, etc., vennero in questo che rinovorno le esolusioni piu che mai fra essi. Siche vede V. E. 1)1"* che speranza ci è di haver Papa le qu9.U difSoutt.à tuttavia l'ostinatione de Colonnesi di fuori le fanno maggiori, npn volendo desistere dalle speranze fomentate da Spagna et Fiorenzam persona del car'" Marc' Antonio2, il che questo rispetto non fosse, forse qualche si pensaria d'andare piu innanzi, stante massima le nécessita et li pericbli di questa città, alla quale pregamo Dio che proveda presto d'un buon papa;3. DiV.E.Hl~
Humilissimo servitore,
Fui'' 0~
1. Philippe II.
2. Marcantonio Colonna.
3. Le 27 novembre (même ms., f. 331), Orsini écrit que les choses ne traineront pas longtemps le conclave est inquiet des banditi qui tiennent la campagne romaine on élira un pape, qui sera l'un des sept désignés par le Roi. Puis, avec une noble familiarité, Orsini parle de la situation des Farnèse en ce moment « Laudo la curiosità del ser" sig' Principe et di V. E. Illma per conto di voler intendere le cose di Roma, per che veramente il principio della grandezza loro è veuuta dalla Sede Apostolica, et da quella ancora devono in parte aspettare la conservatione del stato loro, tanto più che il Re non è immortale et il ser°"' sig"Duoa, oltre l~essere cagionevole, è troppo astratto nelle cose oitramontane. Si che V. E. lil" et il ser°'o signor Principe t'aranno bene, à giuditio mio, di stare ail' erta (corne si dice) nelle cose di quà, et procurare con tutti li mezzi possibili di star bene con il Papa futuro. Il quale, quando si vedrà chi sia, dire un mio pensiero, il quale non dispiacerà à V. E. 111"
ADDENDA
P. 64,note 6
La conjecture, déjà fort appuyée, des relations d'Orsini avec Joachim du Bellay se trouve changée pour moi en certitude, en relisant les Regret du poète. Deux sonnets y sont adressés à un certain !7MM (OrstK, quand j'oy MommM' et QMaw< je ~0!/ ces se~Ke:trs) au choix du premier sujet et au ton familier des deux pièces, on ne peut douter que cet Orsini ne soit notre Fulvio. (V. la réimpression complète des Regrets de I. du Bellay angevin, Paris, 1876, pp. 67 et 75.) Je reviendrai, du reste, sur ce sujet dans une étude spéciale sur le séjour de J. du Bellay à Rome.
P. 67, ligne 13
A la liste des voyageurs français qui ont visité Orsini à Rpme, il convient de joindre Louis Chaduc, archéologue et collectionneur, conseiller au présidial de Riom, qui avait voyagé en Italie et mourut en 1638. Le fait parait attesté par une mention laissée par Chaduc, en 1603, sur un de ses livres, aujourd'hui le n° 872 de la bibliothèque de Clermont-Ferrand. (Descr~o~de Limagne d'Auvergne, traduit du livre italien de Gabriel Symeon [Simeoni] Lyon, Roville, 1861; page 110.) Notons encore François Roaldès, professeur de droit à Cahors, Valence et Toulouse. C'est une occasion de citer un fragment de lettre récemment publiée, où sont nommés les meilleurs savants de notre groupe italien. Roaldès, qui avait séjourné à Rome dans l'hiver de 1S7980, écrivait à Pierre Pithou, quelques mois après son retour d'Italie, et parlait a des faveurs qu'ai reçeu de Messieurs Victorus [Vettori], Sigonius, Mercurialis, Pinellus, et à Rome de Fulvius Ursinus, Statius, Latinus de Latinis, qu'est un des reformateurs du droit canon et le Chacon, espagnol, l'un des premiers hommes qui soient par delà. (Discours de la Vigne, de Roaldès, p. p. Tamizey de Larroque, Bordeaux, 1886, p. 79.) P. 80, note 3
Cette lettre a été imprimée encore par Zaccaria, Bibliotheca Pistoriensis, Turin, 1752, p. 256, et par M. Lanzoni, CM lettera di F. Orsini (per le Koz~e Rossi-Bucci), Faenza, 1879, 10 pp.
P. 82, note 2
Qui s'inLeresserait à l'édition des poésies de Molza par ta jeune Tarquinia
ADDENDA
Molza, pourrait consulter les lettres d'Orsini à Pinelli et notamment celle du 18 janvier 1578 (Amëros. D. 423).
P. 144, ligne 5
On peut reconnaître ce double manuscrit dans une liste de livres vus à Ancone par un humaniste et consignés par lui sur le Paris. gr. 4-2~ [A nepote Ki1.'iaci Anconitani) emi Plutarchi ethicam libros a;M' Et emi ab eodem e~M~oJas ~MMtero in greco scriptas. Cette liste est publiée par M. H. Omont, Catal. des mss. grecs des Bibl. des Pays-Bas, 1887, p 3. (Extr. du Centralblatt /"M?' Bibliothekswesen.)
P. 146, note 2 `
Ce 7a<. 1359 contient une lettre de Démétrins Rha.Ues Cabacès a. son fils Manilius elle sera étudiée parM.Desrousseauxdansses.!Vo~ ~epai'ëo~aphie g'?'6C(/Mt', où il parlera de notre copiste. (AMaM~s cFsfc/t~o~M et d'/tM<OM'e de l'École française de Rome.)
P. 148, ligne 14
Les lettres inédites de Michel Apostolios vont être publiées par M. Henri Noiret. P. 150, ligne 1
Le copiste Alexandre Agathéméros est 1& médecin vénitien Aless. Bondini, collaborateur d'Alde pour la grande édition d'Aristote il grécisait ainsi son nom. (Musurus l'appelle Eu'~epo~. ) P. 150, ligne 8
Les annotations des gardes du 1384 sont de diverses mains, une entre autres qui a mis sur le f. 79 /~73, die vj /M~' ~XOc~ T:po<; 'Ou6sp~o~.
P. 150, ligne 19
Cette date précise le séjour de Musurus à Florence. P. 151, note 2
Ces scholies de Marc Musurus sur l'Anthologie méritent d'être rapprochées du renseignement cité par M. E. Legrand, Bt6Kogv, Ae<MMt~Me, t. I, p. cxxiv, sur un certain ms. du Vatican. II est possible que ce. ms. soit le nôtre.
P. 153, note 3
Notre Sergios et celui de M. Müller doivent être, sans doute, identiSés tous les deux avec le savant Sergios Stissos, maître de Nicolas Petreius. (Legrand, L c., t. ï, pp. cxxxv; et 184.) 4
P. 154, note 4:
Dans un autre ms. de Quintus de Smyrne, écrit en partie seulement par Constantin Lascaris (~ttMe?M~ .M~.HY), on retrouverait peut-être lamain de notre copiste. En tous cas, sa copie du Vatican a été faite pour répondre au vœu de Lascaris qui considérait cet ouvrage comme Kve(fxK!o'/ xc~ oudsupETov et qui a fait exécuter celle du .~«~'MetMM '~o Rtx~opMv ~xr~Mv. Cf. friarte, c., p. 125.
P. 158, note 3
Une signature latine de Jean Lascaris et un distique grec écrit de sa main sur le ms. de Paris Gr. 2888 sont donnés en fac-similé par M. E. Legrand, c., pp. CXLVI et CLX).
P. 161, note 3
Les ff. 454-455, dans le 2" vol. du 1338, sont une minule de l'écriture de Devaris, avec corrections, etc., où il essaye de combler une lacune de son ms. de Sextus Empiricus, en restituant le texte grec d'après une traduction latine. En tête de la restitution est la note suivante « Ex Gentiani Herveti latina huius operis interpretatione apparet permulla deesse in hoc nostro exemplari post illa verha xx~ e! rou-co. Quae ex latinis graeca fecit Matth. Devaris. (Communication de M. Desrousseaux).
P. 166, note 1
La fresque de la Chapelle Sixtine mentionnée par Orsini est celle du peintre de Cortone, Luca Signorelli. Cf., sur toute cette question, mes Petites notes sMr rs)'< italien, Paris, 1887, p. H, et sur l'iconographie de Bessarion, G. d'Adda, Indagini, Appendice, p. 131, et H. Vast, Le CfM'dï?M~ Bessarion, Paris, 1880, p. 229.
P. 169, ligne 20
Nous retrouvons ce Crivelli comme copiste du /M.Ee//eH.s:.s ~7-~<?0, dans le Catal. des mss. grecs de la B!& royale de Bruxelles par H. Omont, Gand et Paris, 188S.
P. 171, ligne 21
M. Desrousseaux prépare un travail sur les scholies au texte d'Aristide contenues dans le Vc~. ~r. 1298.
P. 180, ligne 1
Cette habitude de Cartéromachos de faire l'index verborum de ses livres est attestée par une de ses plus jolies lettres inédites, qui va paraître dans Les Correspondanls <AMe~a?tMce. Il écrit de Florence à Aide, le 11 octobre 1S04: <Harei caro d'intendere se l'Homero è finito e'I Demosthene, et se io ne potessi havere uno in Roma, pag'ando la vectura, perche sareste cagione che io lo studiassi con diligentia et forsi lo legessi la, et NOLHAC. FHLV)0 ORSfN), 29
intavulassilo, ut so~eo. Io non attendo ad âltro che a intavulare. V. 'S'~M~: e docum. di storia e t~~Mo, année 1887. P.t86.note):
Sur les rapports d'Orsini avec l'édition princeps de Stbbée, on consuttefa le prochain travail de M. A. Elter. r
P. 197, ligne 9
La lettre de Campano au cardinal Piccolomini ngurj dans son recueil épistolaire V. ~?!<om! C~M~sK! epMco~~ ~M*M<MM epistolae et poemata, Leipzig, '1707, p. 545 (iettre 3 de l'Appendice).
P. 200, ligne 10
Des recherches purement héraldiques m'avaient amené à conclure que notre belle série de mss. de luxe exécutée par Pomponius Laetus avait appartenu à un membre de la famille Mazzatosti. Cette hypothèse manquait de deux renseignements essentiels pour devenir une certitude y avait-il un érudit de ce nom au ~v" siècle ? cet érudit avait-il eu des relations avec Pomponius? Les deux faits me sont fournis par une lettre de Campano dans le recueil cité ci-dessus (p. 397, lettre 49 du livre VU). Elle est adressée Fabio Af~/K~o~e et se termine ainsi « Pomponium nostrum ne desere nihil potuit habere netas tua felicius quam Pomponium praeceptorem, in quo tantum inest latinae puritatis atq-ue elegantiae, ut non possit qui illum sequatur nisi quam eloquentissimus fieri. Doctrina illius vera, cognitio rerum reconditarum maxima, diligdntia in te summa, ingenium tuum ad omnia facile, virum te mihi brevi ~ruditissimumpollicentur. *–Le contexte indiqueque Campano est dans son exil d'Allemagne et donne, par conséquent, la date de 147). Ce Fabio Mazzatosta ou Mazzatosti, qui avait eu pour maître Pomponius, est donc le bibliophile, homme de goût et d'érudition, dont nous avions deviné l'existence.
P. 200, note 3 Le nom de Fa.blus Ambustus est-il un de ces noms de fantaisie usités dans l'Académie de Pomponius, et désigne-t-il Fabio M~zz~tosti? C'est, ce que l'identification précédente permet de supposer.
P. 202, ligne 12 Ajouter à la série des poètes anciens transcrits par Pomponius pour son usage personnel, le Ca~e décrit sous le n" M. L. d8o de l'Inventaire (Vat. 3269).
Annonçons aux amis de Pomponius Laetus qu'un fac-similé de la première page de sa copie de l'Agricola sera donné par M. E. Châtelain dans une des prochaines livraisons de la Paléogr. des class. ~~K~. On y verra un spécimen de la grande écriture de l'humaniste dans ses mss. sur papier; elle est assez différente de son écriture fine sur parchemin que fait connaître notre planche.
P. ~07, )igne i2
Ajouter a la série des incunables annotés par Pomponius le Claudien indiqué sous le n° 1. L. 40 de l'Inventaire.
P. 217, ligne 3
Orsini était lié avec un Francesco Gaddi, médecin du cardinal Farnèse, et qui doit être de la même famille que les Gaddi de Florence. V. Ae~ere !?ïe~. del card. de G'?'<mue~e, p. 24 note, et ~a<. 6194, II, f. 307, où se trouve une très chaude lettre de Mercuriale, le médecin de Padoue, recommandant à Sirleto son compagnon d'études, pour une place de professeur à l'Université romaine (31 mars 1S82).
P. 218, ligne 3
Une liste de neuf manuscrits grecs possédés à Rome par Aurispa, en'1421, est publiee par M. II. Ornont dans le Ca~. des Ht~. grecs des des ~ay~-Bas cité ci-dessus.
P. 219, note 1
Aux travaux sur Panormita, il faut joindre celui de M. Remigio Sabbadini dans ses intéressantes iYo<~tf; '<t a/c!i?tt :<mf<Mi)ft (G<ofna<e ~<o)':co (M~ M<6r. ~H< V, pp. 169-175).
P. ~U, ligne 14
Ajouter à la série de manuscrits exécutée pour Panormita ie ms. des lettres de Cicéron décrit sous le n° M. L. '19S de l'Inventaire (Va<. 3248).
P. 224, ligne 4
La transcription de cet Aulu-Gelle remonte à l'époque du séjour de Giovanni Lamola à Ferrare avec Guarino, époque fixée par M. Il. Sabbadini (Notizie, c., p. '175).
P. 225, note 5
Un détail nouveau vient d'être apporté à l'histoire du célèbre manuscrit; cf. Nolhac, Petites notes sur ~'n;'< italien, Paris, 1887 (I, RapAae~ et le Virgile du Va<ca~).
P. 227. ligne 12
Un autre texte du même Strategicon du milanais L. Birago figure dans la partie latine de la bibliothèque de Bessarion (Valentinelli, Biblioth. manuscripta S. ~f~'c~, codM. lat., t. p. 31).
P. 227, note 5, ligne 8
Giovanni Cato ou Gatto (Gactus, dans Gams, p. 945), évoque de Cefatù, puis de Catane, mort. en 1484, est celui-là même à qui Constantin Lascaris adresse trois lettres élogieuses publiées par Iriarte (<. c., pp. 184 et 292). On y voit que ce prélat traduisait du grec cuYotpE~Yt]TT~&pt<To;,<A ~pjt'fi~eu; K~suS' P. 253, note 1
!t est difficile de ne pas rapprocher par Ja pensée ce possesseur de livres, Gianpaolo della Torre (de TMt')'e), de Gianfrancesco della Torre, le bibliophile milanais qui écrivait, en 1476, à Laurent de Médicis, après avoir acquis les livres d'Andronic Calliste « La mia bibliotheca è cusi ben fornita cume puchissime siano in Lombardia. » (A. Fabroni, LaM)' ~< u:<«, Pise, 1784, p. 287). P. 257, ligne 15
Cette Felicia attirait les dédicaces des poètes. On trouve une ode à elle adressée (Divae F~e~c! ~Muere) dans le petit recueil si rare de Manilius Rhallès, ~.fam~M Cabacii Rhalli ïMue?~ ï'K~emM' lusus, Naples, 1520, fol. Hiiij.
P. 261, note 3
Pedro Chacon avait envoyé en France, par Paul Vialard, des corrections sur Sénèque pour une édition que préparait « monsignore Nicotto [Jean Nicot]. L'édition n'eut pas lieu, à cause de celle de Muret. V,des lettres d'Orsini du 8 et du 22 février 1585 (Am~<M. D. 423).
P. 262, note 5, ligne 3
Ii s'agit sans doute de ia célèbre bibliothèque du cardinal Domenico Grimani. Un index de ses livres grecs se trouvait également chez RidoLS (cf. Paris. 9~)'. 3074, f. 80 V). V. Tommasini, Bibl. Vën. mstae, pp. 1-19, Omont, Ctt<(t<. des mss. grecs de CtMMaMme Pelicier, Paris, 1886, p. 9, et la lettre d'Erasme à Steuchio, traduite dans mon livre B)'ss?Ke CM RaHe, Paris, 1888, ch. m.
P. 264, note 1:
J'emprunte à une lettre d'Orsini à Pinelli, du 4 décembre 1574.(-AM&)'o~ D. 422), un autre détail sur la bibliothèque d'Estago «Del luogo d'Aristotele le scrivero appresso perche voglio vedere un libre riscontrato molto buono, che ha il Statio, di mano dell' Andronioo )). Il s'agit, sans doute, d'Andronic Calliste.
P. 277, note 6
A propos des mss. de Tite-Live possédés par Bembo, v. sa lettre de )534, dans la correspondance d'Erasme (éd. de Leyde, col. 1480, avec la fausse ;date 1533), et les lettres d'Erasme et d'Egnazio à Bembo publiées pour la première fois dans Erasme en JMte.
P. 280, ligne 4
Carlo Bembo, frère de Pietro, retrouve l'autographe de Pétrarque employé par Valde et obtient un privilège pour l'imprimer, à la date du 26 juin 1801. (V. le document publié par Fulin et opportunément rappelé par MM. V. Cian, Giornale storico, IX, p. 447, et Morpurgo, TKuM~ critica, IV, col. dl6). P. 281, note 2
La question des autographes de Pétrarque sera certainement reprise et étudiée par M. Pakscher, dans l'édition qu'il prépare du CcHzomet'e, et par M. Monaci dans l'édition annoncée des fac-similés complets du V< 3196. On peut voir encore les articles tout récents de M. Pakscher dans la Zeit.MAn'/Ï /'</f rom. Phil., XI, pp. 138-143, et de M. Cian dans ie (Montai .s(o?'!M, IX, pp. 441-448.
P. 283, note 2
Les scholies ~e'es (le Pélrarrjue sur flomcre paraissent dans la Revue '/< philologie, XI, année i887.
P. 294, note 5
Fontanini a écrit et Mazzuchetii a répété (Sct'~tM't, II, p. 579) que L. Beccadelli fut en possession d'autographes d'œuvres de Pétrarque, qui avaient appartenu à Bembo et qui passèrent ensuite à Orsini. Ce renseigne. ment provient certainement d'une confusion.
P. 296, ligne 3
Il n'est sans doute pas inutile, à propos du Servius de Pétrarque, de remarquer que son ami Bernard d'Alby, cardinal de Rodez, reçut de lui un vieil exemplaire du même texte (Baluze, cité par M. Maurice Faucon, La librairie des papes d'Avignon, t. I, Paris, 1886, p. 26). Le texte de Pétrarque visé par Baluze se trouve dans l'édition de Bâle, 1S81, p. 89, Car~Ma, 2; on y lit ces vers, qui décrivent le volume (peut-être celui qui avait servi à transcrire le texte de Milan)
Suscipe tranquillus nec iam variante senecta
Lurida permoveat facies vel turpis amictus.
P. 296, note 3
Le travail de M. Mûntz est publié dans la Gazette archéologique, année 1887.
Une description des miniatures de ce manuscrit de la bibliothèque de Pétrarque va paraître dans la Nasf~ (M'c~co~tÇMC (article intitulé iKcHMSr~'t/s ri mw/a/);}'f's la ~7'6h'~f/'<MC d'' PetrargMe) j'y donnerai un facsimilé nouveau de récriture dn poète. Le manuscrit. Saurait déjà dans la bibliothèque de Nicolas V; il est impossible; en effet, de ne pas'ie r~connaitrp dans la description suivante de l'inventaire dû a, Cosme -de Montserrat (H55) « Item unum volumen forme mediocris cum quatqor serraturis et cum ligni postibus, copertum coreo nigro, ex pergameno, nuneupatum Op't'u ApM~fy! Item Vt;«; FfOH~KMS. » (Dans Müntz et Fabrp. c., p. 102).
Ajouter à la bibliographie du Va<. 3207 le récent travail de M. C. ,de e Lollis, dans le G~M~ storico, IX, pp. 238 sqq.
Sur Orazio Orsini, qui nous apparaît ici comme bibliophile, voir De Rossi; h).;jc)'. c~)'M~. ~t'M.s Romae, préface, p. xvm", où se trou've indiquée une tfttre adressée à Panvinio, en 1559. par ce parent de notre Futvio. P. 390. n" 116
L'expression .<<M~t'o<o r/: Germania indique un cabinet-secrétaire. Cf. Bonnaffe, le ~eM~k' en F)'anM au xv'' siècle, Paris, 1-887, p. 159.
Il. 301, note 1
P. 322, note 1
P. 385, n" 50
<e':t le codex Vf'~et! P/7~)'H, mentionné p. 54, note 1.
P. 395. ligne 3
AuLIEUDE~eC~OfM
Ar LIEU DE son oncle
AuuEt.'DEMaudosi
SUPPRIMER et celui de Giov. Andrea Cruciano (n° Ht). [V., sur cette suppression et sur le reste de la question, mes Petites notes t;M)' <'H7'f M/m, 188'7, p. 5.1
Ar LfEC DE NI. di Pietra
P. 33, note ~tigneS:
S[:ppRtMER qui pourra.it. être
P.50,note2,iig'ne't(!:
At.'DErDEEmman,Sa,
P. 76, note 3:
ArL!E)rDEl680
P. 80, note 1:
ArnEL'DELDiot.fimtdi
P.~)3,jigne9:
ArnEt; DE Ferdinand t'
P. 108, note 2, ligne 5
S[;ppRtMER il y en a. soixante-six. P. t36, note 3, ligne 3
AuL:ErnEdont,Orsini.
P. i44, note 1, ligne 6
Au LIEU UE 1839
CORRIGENDA
P. 7, ligne 5
P.7,not.e,H?nell:
P. 8, note 4:
P.3~,not.R'2,ii~'ne~:
L(RE~C<0?~'6'.
LIRE son parent
L)RE Mandosi
P. 32, note 3, ligne?:
LmEM.dePct.ra
JrsQn'A plus haut, p. dô.
LIRE Emmanuel Sa,
LtHEi580
LtREPierioVatpriano
LIRE François de Medicis
LfRE.dontOrsini.
LtREÎ879
P. 154, ligne 21
AI' LIEU DE 'Ku! LmE~xuLe 1
P. 176, ligne 1
Au LIEU DE L. 28 8 LIRE L. 39
P.179,lignelletnote3,ligne3:
Au.HEUDEM.G.118 LipEM.G.47
P.i81,ligne4:
Au LIEU DE 99 LIRE96
P.181,note7:
AU LIEU DE 18 LIRE 78
P.i96,!ignel6:
Ar LIEU DE évêque LiRE archevêque
P.2ÛO,iigne9:
Au [.TEL' DE octogone LIRE hexagone
P.202.note3,)igne2:
AuUEUDEp.20 LlttEp.2 2
P. 206, ligne 4
Au LIEU DE M. L. 191 L)REM.L.'t84
P. 209, ligne 7 Au LIEU DE livre III LIRE livre IV
P.227,Hgne2:
Au LIEU DH M. L. ~47 LIRE M. L. 127
P. 226, ligne 12
A~ LIEU DE Antonio Patrizi LIRE Agostino Patrizi. P. 228, note i:
Au HEt; DE 1887 LIRE 1888
P. 233, note 5 (à la p. 234).
Sr'ppRtMER C'est encore là une tradition. JUSQU'A LA FiK DE LA NOTK REMPLACER PAR C'est du cabinetdu roi Alphonse II (-{- 1495) que le manus o'it de Properee a d& passer à son secrétaire favori, Pontano (~- 1503). P.236, note 1
SUPPRIMER dans Foscarini et
P. 249, note 3, ligne 3, et p. 319, note 1
AuL!E!-DE<762 LtREl772
P. 254, note 3, ligne 4
AuL[E!'DEp.i47
P. 256, note 2, ligne 3
AI' LIEU DE COIOCCI
P.263,note2,tigne8:
Au LIEU DE Tredetembur~'
P. 2G7, note 5
Au LIEU DE xv. siècle
[D'autres lapsus dans les chiffres romains désignant l'âge des mss. ont peut-être échappé à l'auteur il s'en excuse par avance.]
P. 268, ligne 20
AuuEL'DEPaulV LIRE Pie V
P. 290, note 4, lignes 3 et 4
Au LIEU DE dt LIRE et
AL'MEU DE ee LIRE de
P. 300, note 6:
Af'LiEt: DE entièrement LIRE en partie
P. 301, note 2, ligne 2
Au LIEU DE capitte LIRE capitle
P. 303, ligne 14:
SL'ppRiMER complet
LiRp. p. 133
LmEMarcantonioCotocei LIRE Trendelenburg
LiRExv~siëc)e
1, 1>
Abain de la Rochepozay (Louis d'), RMp{po.:a''K. 67, 68, 412.
Abaris, 152.
Abel(Eu~.), 153, 227.
Ab!'am(Domenico),231.
Acoia)uoti,AccMt<o<t<.<,171.
Acciajuoli (Donato), 385.
Acciajuoli (Zanobi), 175, 354. Accius, 269,
Accolti (Bernardo), 248.
Accolti (Vincenzo), 45.
Acquacetta.(Cami[[o),386.
Acquaviva (Andrea-Matteo d'), dnc d'Atri,32,33,429.
Acquaviva (Giulia d'), 11.
Acron, 212, 220, 25n.
Adamantins, 184.
Adda. (GiroL d'), tn.'i, 295-297, 299. 449.
Aeiianus.V.HHcn.
Aemilius. 199.
Africa.nus,340.
Agapétos, 397.
A~a.thém~ros,t54.
Agathémeros (A.). V. Bondini. Agathias, 426, 442.
AgbUio (Antonio), 49, 50.
A~ostint (Cinv. deg'ti), 268, 295. 296.
Ag-ricota(G.),388.
Agustio (Antonio), AMfjfM.f!));<, 3, 4,15,21,33,39,43-48,50,51, 53,54.60,61,69.72.76,81,
INDEX DES NOMS CITÉS
A
105,136, 148,186,187,213, 360, 261, 267-269, 271, 299, 412, 429. Aicardo (Paolo), 104, 106, 174, 429, 435.
Atanus,122.
Albert lit le Magnanime, 97.
Alberini, 31.
Albizzi, 327.
Atbmus,152.
Albinus (Janus), 136.
Alby (Bernard d'), 453.
Atcée,39.
Alciato (card.), 60.
Alcionio (Pietro), 253.
A.teinoos,151.
Alcman, 39.
Alde. V. Manuce.
Aldobrandi (Ulisse), 11.
A)dobrandini(card.Cintto),43.
Aleandro (Claudio), 81.
Aleandro (fard. Cirotatno), 81, i21, 122, 132, 172, 395, 402.
Aleardo (!rancesco~, de Vérone, 206.
Aleria (Andrea d').Bossi.
A)essandrmo(nard.).V.Bonel)i.
Alexandre d'Aphrodise, 149, 163, 165,166,212.
Alexandre le Grand, 311.
Alexandre \'I, 156. 207, 228, 252, 254.
Alexandre VIII, 177.
Alexius (Aristenus), 3'J7;
Aii~'bieri. V. Dante.
Alighieri (Picro), 430.
Allacci (Leone), Allatius, 123, 130, 145, 280.
Allius Florentinus. V. Pellegrino. Alopa (L. d'), 158.
Alphonse I' d'Aragon,. le Magnanime, roi de Naples, 19.4,218, 221, 223, 365, 370, 374.
Alphonse If, roi de Naples,234, 375, 456.
Altemps (Giov.-Aug.), 177.
Attieri (Gasp.), 16.
Altieri (Girolamo), 206.
Amaseo (Pompilio), 66.
Amaseo (Romolo), 13, 134, 390, 395, 442.
Amati, 179, 186.
Amatuzzi (G -C.), 136.
Amatuzzi (Orazio), AMadM~'Ms, 65. Ambustus (Fabius), 200, 201, 450. Améroutzès (Georges), 163.
Ammanati (J.), card. de Pavie, 232. Ammien Marcellin, 129, 220, 230. Ammonio (Giov.), 163.
Ammonios, 179.
Amyot (Jacques), 49, 394.
Anacharsis, 144, 152, 178.
Anaoréon, 39.
Ancona (A. d'), 257, 281, 309, 312. Ancone (Cyriaque d'). V. Pizzicolli. Andreoli (Giov.), 238.
Andres (J.), 60.
Andronic Calliste. V. Calliste. Angeletti (Agostino), 21.
Angeli (Giuseppe degli), 43.
Angeloni (Luigi), 128. 313.
Anjou (Jean d'), 267.
Annibal, 201.
Anselmi, 96.
Ansidei (Baldassare), 21.
Antinoüs, 419.
Antiquario (Jacopo), 207, 251. Antoniano, 169.
Antoniano (Silvio), 15.
Antonio di Pirro, de Pavie, 297. Anyta, 39.
Anziani (N.) 195, 216, 273.
Aphtonius.335,340.
Apianus (Philippe), 56.
) Apiarius (M.), 259.
Apollodore, 6.
Apollonius d'Alexandrie, 150.
Apollonius de Rhodes, 178, 180, 181, 212, 356. Apostolios (Aristobule ou Arsène), 149,156,163.
Apostolios (Michel), 146-149, 171~ 394.
Appel (Cari), 282.
Appien, 46, 357, 410. Apronianus, 273.
Apulée, 157, 192, 196, 222, 242~ 255, 300, 359, 385, 387, 389, 454; Aquila, rhéteur, 196, 388.
Aragon. V. Alphonse 1°' Ferdinand !< et Alphonse IL
Aratus, 162, 187, 212, 217, 336.
Arcangeli (Fulvio), 2. A rchilibelli (Gigtio),I,tHMS Ty/ërnas 170,171.
ArchimÈde,167,186.
Ardinghelli (Nicoolô), 160.
Arezzo (Francesco d'), Fr. ~'B<MH<s, 249. Arezzo (Giovanni d'). V. Tortelli.
Arezzo (Leonardo d'). V. Bruni.
Argelati, 72. Argyropoulos (Jean), 149, 166, 227.. Arigoni (card.), 31. Ariosto(Lod.),248. Aristarque, 187. j
Aristide (Aelius), 81, 96, 150, 151, 154, 171, 179, 180, 184,190,228~ 388, 410, 411, 449. I' Aristide Quintilien, f82.
Aristophane, 83, 143, 147,162,164,' 180, 188, 353, 356,357,397.400,' 407. Aristote, 10, 42, 70, 75, 83, 104, 105, 121, 143, 145-147, 151, 157, 164-168, 171, 173, 176,181, t85,
187, 188,237,230, 251, 254, 259, 265, 338, 351, 354-357, 365, 375, 393, 398, 407, 423, 452.
Arlenius (Arnold), Fc't'a.Ef/~M, 174, 426..
Artnddus,67.
Arnaut Daniel, 107, 319, 321. 322, 424.
Arnobe,48,49,51,55,389,444. Asctepiades,199.
Aso[a (Andrea Torresano, d'), 177. Asper (Joan.), d'Allemagne, 366. Athénée, 5, 186, 357.
Aubert(H.),173.
Aubry (Jean), 442.
Audebert (Germa.it~), 66, 67, 398, 432.
Audebert (Ntcotas), 65-68.
Audiffredt, 214, 228-230, 247.
Augustin (saint), 103, 104, 137, 194,424.
Augustinus. V. Agustin.
Augusto, 248, 382, 426.
Aulu-Gelle, 123, 212, 224, 359, 389, 400, 451.
Aurispa (Giov.), 2t8, 223,268, 451. Ausone, 175, 384, 401.
Avanzati. V. Davanzati.
Avanzio (GiroL), 175.
B
Babelon (E.), 43.
Babrius,151.
Bacchius, 182.
Bacchvtide,39.
Backer(A.de),38.
Badius (Josse), Ascen~tM. 250.
Baehrens, 199,208,233, 234, 276. Bagatto(Uttavio),PHt;<t<t<s,PaM<a~</tMs, 10, 15,18,21,38,39,46, 54, 60, 69, 73.85, 260, 26 L
Baït' (Lazare de), 132, 157, 387, 395.
Bajazet II, 340.
Baldelli, 290, 295, 296, 299,304,306. Baldo (Vincenzo), 134.
Balsamon, 161.
Baluze, 453.
Banchi, 31.
BandineUi (Ubaldino), 175, 424. Bandinelli, 28, 33.
Bandini (A.-M.), 71, 195, 204, 208, 216, 217, 240, 286, 328.
Bandini (Francesco), 9.
Bannissis (Jac. de), de Dalmatie, 375.
Barbaro (Alvise), 166.
Barbaro (Ermolao), senior, 139, 166, 167, 238, 251, 385.
Barbaro (Francesco), 166, 168, 223, 268.
Barberini (card. Maffeo), 21.
Barbieri (Giov.-Maria), 314, 322. Barbo (card. Marco), 225, 228. Barga (Pietro-Angeli da), 66, 67. Bari, Bary. V. Devaris.
Barisone (Livio), 105-107, 420, 425. Baronius (card.), 2i, 33.
Bartoli (Ad.), 138, 295. 309.
Bartolucci (Gabriele), 65.
Barzin (Georges), de Savoie,26. Bartsch, 313, 316-318, 320, 322, 323.
Basa (Domenico), 51,105, 175, 421, 424,425.
Basile (saint), 67, 68, 151, 166, 367, 388.
Basile IV, grand-duc de Russie, 253.
Basso (Antonio), 294.
Basso (Ercole), 100.
Bassus (Caesius), 247.
Bassus (Colotius). V. Colocci. Batines, 304.
Batory (Etienne), roi de Pologne, 20.
Baviera, 31.
Bayle, 194.
Beccadelli ou Beccatelli (Ant.), ),
V.Panormita.
Beccadelli (Lodovico), 135. 254, 28i, 297, 304,311,312, 317, 393, 418,453. 1
Bec)!e(Lievn)\'a.t)der),Lr<fM;);)t. Tf)!t'HftM.s,57,58,438-HO.
Beda,388.
Bekker ~mm.), 153, 165, 189. 'BeHarmino (card. Roberto), 50, 110. Bettay(can'd.Jeandu),7,42,t47. B(:Hay(Joac)nmdu),7,64.,4i7. Bet~èvre(C)aude),303. Betlini (Giov.), 32. Be)trani(Giov.),ll'),137.
Bembo (Bernardo), 93, 9t), tUë,
118, 193. 194, 236-241, 291-204, 30), 304-307, 314, 325. Bembo (Carlo), 302, 453.
Bembo (card. Pietro), 33, 78, 86, '31-93,101-110, 121, 132-134,! i37, 139, 152, 153, 171, 183-186, 190, 193, 225, 236-241, 243, 254, 255, 279, 280, 28t, 291-294, 304, 305, 307-310, 312-315, 317, 322326, 363, 392, 395, 418, 453.
bembo (Torquato), 31 33, 91-108. tl4, 184,185,238, 265,280, 291, 294,314,408-425,428,430.
Benavir)to(M.),41. Benci ~rancesco), 21, 57.
Bendedeo (Timoteo), 257. ~¡
Bene (Pietro del), 69, 84, 85, 87, 89,120,263,435. Benedetto (Aless.), de Vérone, 386. Benedetto (Girolamo-Battista), ~e BeM<d;c<M', 385
Benvogiienti (Fabio), 9.
Bergamo, 31.
Bernardo (Giorgio), 134. 6 391
Beroaido(F-), senior, 246, 386, 391, 409. BeroaMo(F.),.juuior,254. Bertolotti (A.), 16. Bessarion (card.),33,146., 147, 149, 152,162,163,166,196,208, 227,
2:28, 268, 349, 375, 399, -H9, .45' Bethmann,222. 1 Bevitacqua, 426.
Biagi(Guido),3Q9.
Bicturinus ou Buturinus(Faustinus), de Vérone. 366. Bion, 39, 436.
Biondo(F]a.vio),200,2{0.
Biondo (Gasparo), 200.
Birago (Lampo), 227, .152.
Bisticci (Vespasiano da.), 138.
Bladius (Ant.), 6.
Bladus (Ant.), 258, 259.
Biemmydas, 266.
Blosio fPaUadio). V. Palladius Blosius.
Btume,4.,109,807,~59,269. Bocca (Piotro-Paoto). 398, 299. BoccabeUi (Emitm), 362:' F Boccace, 105, 106,~10, 142, 19~,
193, 237, 279,288, 292, 303-30~ 309,398,393,401. Bodoni, 39i. Boèce, 83, 105, 157, 238, 276, 305, 385, 407.
Boeckb, 246.
Bois(Sim.du),BosMM,89.
Boissonade, 146. Boivin, 217.
Bombasio (Paolo), 247, 395. Bonafé (Jean), 77, 437.
Bonafous, 208.
BonoiMM,8i.
Bondini (A)ess.), dit AgathemÈr~, 150, 448.
Bonelli, 44.
Bonelli (Miohe)e), card. Â~essaadrmo,268,269.
Bongars (Jacques), 54, 56, 62, 69, 433. ?Boniface VIII, 84, 253. Boniscontro (L~ofenzo), .Bo~MMO~<t'Mi.230,248. Bonnaffé (E.), 297, 45~ Bontempio (Alessandro), 21.
Borghesi,263.
Borgia.(Lucrezia),!73.
Borg-ia (Stefano), 167.
Borgianni (Aless.), 31, 34.
Borg'ognoni(Ad),281.
Borromeo (card. Federico~, 17, 27, 74, 198, 29S-300.
Bosio (Camillo), 95.
Bossi, 92, 208, 292, 318, 326. Bossi(Giov.-Andreade),BtN'/u.dit Andrea d'Aleria, 158, 200, 210, 228-230,232,391.
Botfield,6.
Bottari, 100, 216, 272.
Bot[ice!)i,202.
Bottinetti(Giov.'),173.
Bouchard (J.-J.), 33, 222, 252. Braga(Th.).3i2.
Brant(Jean),54,55.
Brenzio (Andrea), Bt'?!<<.5, 377. Briçonnet (Denis), ')34.
Brosses (président de), 277.
Brunet, 7.
Brunetto Latini. Latini.
Bruni (Cola), 93,29t.
Bruni (Leonardo), L. ~<'ë//t)<). 122, 166, 177, 196, 227, 230. 240, 252. 268, 327, 365, 393, 399.
Brunori (Viviano), 6.
Brunoro,)ibraire,3t.
Brutus,144,178.
Brutus (Jean-Miche)), 40.
Bryennius (Manuei), 182.
Bucchabeilis (Aem. de). V. Boccabelli.
Buckinck(Théod.), 225.
Bullart (Isaac), 27.
Bunsen, 263.
Buonarroti. V. Michel-Ange.
Buonarroti (Leonardo), 330.
Buonarroti (Michelangelo), junior, 331.
Burteus(G.),387.
Burmann,57,63, 67, 192, 195, 224. Bussey (Henri), 199.
But[(Francesco),dePise,429. Buturinus. V. Bicturinus.
Buxius.V.Bossi.
C
Cabassole (Philippe de), évoque de Cavaillon, 292.
Caffarelli (Prospero), 360.
Calandra (Andrea), 428.
Calandra (Giov.-Giac.), 244.
Calderino (Domizio), 246, 383, 384. Calenzio (Elisio), 223, 255, 256. Calestani (Giulio), 3t.
Calixte III, 241.
Ca[!er~[ (Pierre), 149.
Callergi (Zacharie), 162, 188, 346, 356.
Callimaque, 151, 153.
Ca!tiopius, 276.
Calliste (Andronic), 145, 146, 208. 452.
Catoperos(M.),171.
Ca!purnius,212, 23i.
Calvus, 61.
Camei (Cesare, Domenico, Ludovico de'), 31.
Camillo milanese, 31.
Camozzi (Giambattista), Camotius, 15,21,65.
C8.mpano(G[ov.-Ant..). 197, 450. Campagnano, 31.
Canano (card. Giutio), 446.
Cance!iieri,367.
Canceiiien(F.-G.),192.
Candia (Gianfrancesco di), 163. Candido (Pietro), 121, 150,151, 17i. Candido V. Decembrio.
Canello (Ugo), 253, 317.
Canina,263.
Canisio (card. Egidio), Ae~t~'M~ Vt<e/'Mc~'s.31. 161, 172, 395. Cannito (Giov.), de Fermo, 361. Cannobio (Giov.-Fr.), 91, 136. Cantacuzène (Georges), 180.
Cantalamessa, 249.
Canter (Guillaume), 58,96,186, 411. Capeci (Giuseppe), 386.
Capiferreus. V. Maddaieni.
Capilupi (les), 7.
Capilupi (Lelio), 7, 400.
Capitolinus (Julius), 204, 442. Caplet (Dom Anselme), 274.
Capodivaeca (Paolo), Bucéphalos, 308.
Cappelli (Antonio), 290.
Capponi(G.),n7,270.
Capranica, 42.
Capranica (card. Angelo), 228. Capranica (card. Domenico), 224. Capranica (Domenico da), 31. Caratîa (card. Antonio), 9, 17, 4951, 53, 67, 77, H3, 115, 123, 125, 319.
Caraffa (Bernardino), 249.
Carat~ (Fabrizio), 26.
Caraffa (card. Oliverio), 228, 377. Carducci (Giosuè), 257, 281, 304, 308, 309.
Cariclius, 179.
Car iteo, 319.
Caro (Annibal), 3, 4, 9, 13, 14, 17, 64, 124, 136, 162, 319, 394.
Caro (Fabio), 31.
Carpi. V. Pio de Carpi.
Carpi (cardinal de). V. Pio de Carpi (Rodolfo).
Carrion (L.), 428.
Cart, 311.
Cartéromachos (Scipione Fordguerra, dit), 80-83,110,121, 132135, 140, 153, 172, 176,178-182, 184, 245,258, 346, 353, 354, 382387. 391, 395, 403-407, 449. Casa (Giov. della), 92, 183.
Casa (Tedaldo della), 290, 295. Casali (Giambattista), 134, 256, 395.
Casassaggia (Bart.), 253.
Casaubon (Isaac), 54.
Caselini (Giov.-Nic.), 275.
Casini (Tomm.), 309, 310.
CassariM(Antomo),22i,223. Cassiodoré, 399.
Castagna(card,),24.
Castalio. V. Castiglione.
Castelliunculus. V. Castiglionchio. Castelvetro, 312.
Castiglioncho (Lapo da), 22i. Castiglione (Ginseppe), Caï~Mo, 13, 8-9, 17, 2.1, 25-30, 34, 51, 57, 63, 115, 120, 269. Castiglione (Baldassare), 254. Cato ou Gatto (Giovanni), 2~7, 228, 452.
Caton, 51, 53,170, 250, 378, 388, 401,444.
Catulle, ~29, 175, 212, 226, 232, 247, 258, 259, 271, 359, 30, 373,386,401,450.
Cavalcanti (Guide), 309, 310. Cavaiieri,31.
Cecio (Attilio), 249.
Cecio (card. Pomponio), 249. Celse, 157, 265, 401.
Censorinus, 206, 384, 387.
Cet-iani, 29&.
Ceruti (A.), 95, 245, 299.
Cervini (Marcello), Marcel II, 13, 30, 33, 132, 135, 160, 167, 18%, 248,284,395.
Cervini (AtessMidro), 9,182. César, 39, 53-55, 90, 157, 212, 226, 260, 261, 264, 382, 4(&, 438.
Cesari (Giov.), 6.
Cesi (card.),42,62, 203.
ChabaiUe, 301.
Chabaneau (C.), 313, 320. Chacon (Alonzo), CMceoKtMs, 177, 193,260,261. Chacon (Pedro), Ciacconius, 15, 17, 2i,29, 46, 48, 50-55, 59, J21, 402, 447, 453.
Cbaduo (Louis),'447.
Chalcondyle (Démétrius), 148, 149, 155, 158, 159, 228.
Chalcondyle (Nicolas ou Laonic), 340. Charisius, 247.
Charles VIII, 252.
Charles IX, 65.
Charles-Quint, 56, 253, 262.
Charles le Téméraire, 302, 306. Châtelain (Emile), 86, 237, 264, 265, 273, 451.
Chéroboseos, 171, 179.
Cheverny. V. Hurault.
Chigi (Agostino), 257.
Chortasmène (Jean), 185.
Christodore, 212.
Cbrysaphès (Manuel), 149.
Cbrysococcès (Georges), 145, 340. Chrysoloras (Manuel), 121, 144, 145, 171, 397.
Ciaccone, CMceontMS. V. Chacon. Ciampi (Seb.), 80, 153, 18t, 306. Cian (Vittorio), 91, 93, 119, 183, 225, 257, 281, 291, 292, 304, 308, 309, 311-313, 317-320, 453. Ciccolini, 113.
Cicéron, 34, 46, i22, 157, 159, 179, 191-193, 195, 197, 202, 203, 205, 207, 212, 217, 222, 224, 227, 231, 232, 241, 246, 249, 250, 253, 261, 266,267, 275, 300, 360, 361, 363, 365, 366, 368, 374, 365, 385, 390, 398-401, 440, 44), 451. Cicogna, 279.
Cicognara, 41.
Cinna, 61.
Cino da Pistoia, 310.
Ciofano (Ercole), 76, 77,244, 440. Cirillo, 136.
Claudien, 40, 203, 204, 229, 359, 366, 384, 451.
Cléanthe, 39, 186.
Clément d'Alexandrie (saint), 256 354.
Oément Vit, 32, 156, 246, 253, 263, 268.
Clément VIII, 24, 26, 115, 116. Cléomède, 388.
Cléonide, 159, 401.
Clovio (Giulio), 16, 25, 33, 60, 160. Codrus Urceus, 175.
Collenuccio (Pandolfo), 387.
Colluthus, 153.
Colocci (Angelo), Colotius Bassus, 5.25,35, 42,71,79-82, 108,110, 132-135, 139, 140, 156-158, 160 175, 178, 180, 182, 195-197, 204, 226, 232, 235, 244, 249-258, 272, 273, 304, 312, 318-321, 382-384, 394, 395, 400, 401.
1 t r_i·v on
Co!occt (Giacomo et Ippolito), 80. Colocci (Marcantonio), 80, 457. Colomb (Christophe), 15.
Cotomiës, 43.
Colonna (card. Ascanio), 17, 22-24, 167, 177.
Cotonna (Girolamo), 195.
Colonna (card. Pompeo), 253, 268. Co)onna(Vittoria), t34,268,329, 330. Colonne (Guido delle), 394.
Columelle, 51, 52, 200, 212, 213, 259, 378, 388, 401, 444.
Comandini (Federico), 9.
Comitolo (Pietro), 50.
Commelin, 36, 38, 190.
Comnène (Anne), 128.
Comparetti, 309, 312.
Confucius, 418.
Constantin, 116, 163.
Constantin Porphyrogénète, 47. Constantinople (Jean de), 47.
Contarelli (Matteo), 98.
Contarini (card.), 254.
Contarini (Francesco), 106, 240. Contarini (Giacomo), 430.
Contoléon ou Contéléon (Christophe), 161.
Contrario (Andrea), 225.
Conversini, 83, 403-407.
Corbinelli (Giacomo), 66, 69, 307, 431, 432, 435.
30
NOLHAC. FULVIO ORSINI.
Corinna, 39.
Corinthe (Grégoire de), 171, 181. Corinthios (Georges), 162.
Cornaro (Fed.), 428.
Cornelius Nepos. V. Nepos.
Corneto (Luigi da), 31.
Cornutus, 121, 345, 384, 397. Corona, 218.
Corraro. V. Correr.
Corrazzini, 304.
Correr, ambassadeur à Rome, 412, 414.
Correr (Gregorio), 197.
Corsi (Pietro), Cursius, 132-134, 203, 253, 256, 396.
Corsini, 208.
Cortese (Paolo), 390, 401.
Cortone. V. Signorelli.
Corvin (Mathias), 231.
Cospi (Angelo), 134.
Cotti ou Cotta (Vincenzo),9.
Courier (Paul-Louis), 239.
Courtier (Jean), 67.
Crasso (Gianpietro), 134, 445. Crasso (Lorenzo), 254, 257.
Crescimbeni, 27, 280.
Crescini (V.), 432.
Crescio (Meliori), 171.
Crispin (Sam.), 21.
Crivelli (Giorgio), 169 ,449.
Cruciano ? 32, 455.
Cugnoni (Gius.), 9, 13.
Curopalate (Jean), 4t3.
Cursius (Petrus). V. Corsi.
Curtius (Q.). V. Quinte-Curce. Cusanus. V. Nicotas de Cusa. Cyrus (Flavius?), 398.
Cyrillus (Io. Philoponus), 444. D
Damascius, 82.
Damilas (Antoine), 149.
Danès,254,266..
Daniel (Pierre), 69, 431-435.
Dante, 92, 103, 104, 123, 133, 192; 303-305, 307, 308, 327, 392, 393, 401,426,429,430. Darès le Phrygien, 274.
Darmarius (Atldrê), 47, 48, 428. Davanzati, 90, 144, 174.
Decembrio, 231.
Dejob (Ch.), 15, 17, 20, 49, 64, 177. Delbene. V. Bene.
Delfini (Flaminio), 26, 27.
Delfini (Gentite), 3-5, 8, 33, 35, 4244,85, 258.
Delfini (Getitiie), év. de Camerino~ 25, 63.
Delfini (Mario), 2, 25, 26.
Delfini (Properzia), 25. V. Mieinelli. Delisle (Léopold), 86, 161,201, 211~ >- 217, 273, 297, 314.
Démade, 158. Démosthène, 121, 145, 157, 180~ 197,337,339,398,402.
Denys d'Alexandrie, 12i.
Denys de Byzance, 154, 179, 345;357,367,368.
Denys d'Halicarnasse, 46, 63, 64, 96, 99, 100, 165, 179, 185, 187, 189, 335,357, 397, 410, 412, 415417, 442, 443.
Desjardins (A.), 432.
Desrousseaux (A.-M.)<148, 169, 300, 448, 449.
Devaris (Pierre), 78, 122, 160, 172, 420,422,423. Devaris (Mathieu), 30, 50, 78, 155157,159-161,178,187,449.
Dictys, 251.
Didier (abbé), 274.
Dietsch (H.-R.), 207.
Digard (Georges), 24.
Dinarque, 151.
Dindorf (L.), 184.
Diodore de Sicile, 46, 188, 220. Diogène le Cynique, 186.
Diogène Laërce, 164, 175..
Diomède, 246.
Dion Cassius, 46, 47, 128,169, 170, 187, 189,357.
Dion Chrysostome, 150, 151, 344, 369.
Dionysius. V. Denys.
Dioscoride, 63, 351, 353.
Diotalevi (Francesco), 442.
Domenici (Domenico), 168.
Domenighetto, 417, 422.
Donat, 212, 277, 296.
Donato, 106.
Donato Apenninigena, 289.
Donatianus, 247.
Dondi (Gabriele, Gaspare, Giovanni de'), 296.
Doni (Antonfrancesco), 317.
Doni(Giambat[.ista), 33, 270. Dorat (Jean), 7.
Dormer, 60, 105.
Dosi (Giantonio), 216.
Drakenborch,194.
Duchemin (Pierre), 41.
Dupérac (Etienne), 65.
Dupuy (Claude), Puteanus, 6, 38, 45, 51, 64, 65, 74, 84-90, 95,120, 132, 226, 263, 264, 266, 408, 416, 432.
Duranti (Consalvo), 120.
Durer (A.), 32.
Eckhel, 43.
Egger (Emile), 45.
Egidio de Viterbe. V. Canisio. Egidio Romano, 385.
Egio (Benedetto), Aegius, 6, 7, 21, 60, 62, 175, 176, 390.
Egnazio (Giambatt.), 390, 453. Einhard, 274.
Elbene. V. Bene (P. dei).
Elien, 146, 173, 338, 370, 387, 390. Elio. V. Marchisio Elio.
Elio (Antonio), 40.
E
Ellis (R.), 233.
Elter (A.), 157, 450.
Emanuele greco, 163.
Endimio, 257.
Ennius, 195, 212, 429.
Enoch (Christ.), 54.
Eparque (Antoine), 175.
Epictète,i79.
Equicola (Mario), 319, 320.
Erasme, 247, 256, 452.
Ercolani (Pier-Matteo), Herculanus, 176, 354, 356.
Erinna, 39.
Erythraeus. V. Rossi.
Eschyle, 122, 164.
Esope, 181.
Estaço (Achille), Statius, 2, 15, 21, 28, 41, 63, 64, 76, 85, 90, 91, 96, 164, 227, 240, 260, 261,263-265, 273, 412, 447, 452, 453.
Este (Alphonse II, d'), duc de Ferrare, 28, 42.
Este(card.Hippotyted'),42,124. Este (Isabelle d'), marquise de Mantoue, 244, 257, 319.
Estienne (Charles), 357.
Estienne (Henri), 62-64, 188, 357, 358.
Estienne (Robert), 354, 357, 387. Etienne de Byzance, 143, 164, 181, 189, 341.
Euclide, 167, 181,187.
Eudémius de Rhodes, 338.
Eudocia, 179.
Eugène IV, 120, 399.
Eumathios, 163, 444.
Euripide, 71, 121, 166, 173, 175, 176, 180, 181, 184, 188, 212. Eusèbe, 83, 137, 148, 175, 229, 354, 404, 423.
Eusebius, 199.
Eustasius, 252.
Eutrope, 274, 360, 442.
Exsuperantius (Julius), 196.
1. 1- 1
Eyssenhardt (Fr.), 275.
INDEX DES NOMS CITÉS
F
Faber. V. Lefebvre.
Fabius Pictor, 53.
Fabre (Paut), 146, 170, 198, 207, 229, 377, 454.
Fabricius, 143, 186, 187, 346. Fabrizio, 31.
Fabroni(A.),452.
Faerno (Gabriel), 6, 15, 21, 39, 46, 54, 60, 69, 85, 95, 239, 260, 389, 440.
Falkenburg (Geraard), 39, 58, 59, 436.
Fanfani, 310.
Fano (Lodovico da), 177.
Farnèse (card. Alessandro), 8, 9, 1117, 22, 23, 29, 30, 36, 39, 40, 42, 43, 64-66, 84, 97, 98, 108, 114, 118, 134,160, 161,175,186, 262, 410, 419, 437, 442, 445, 451. Farnèse (Alessandro), duc de Parme, 22, 23.
Farnèse (Bertoldo), if.
Farnèse (Fabio), 39, 40, 82,267,407. Farnèse (card. Odoardo), 13, 16, 22-27, 31, 137, 245, 267, 285, 445.
Farnèse (Ottavio), 8, 406.
Farnèse (card. Ranuccio), dit card. di S. Angelo, 4, 8-12, 15, 17, 23, 39, 44, 60, 61, 72, 82, 90, 108, 135, 160, 163, 166, 213, 382, 445.
Farnèse (Ranuccio), prince de Parme, 23, 24, 546.
Faucon (M.), 453.
Fazio(Bart.),223.
Fedro. V. laghirami.
Fenestella (Lucius), 2<0.
Ferdinand I", d'Aragon, roi de Naples, 223.
Ferrari (Fr.-Bern.), 297.
Ferrari (Giorno), 44,50, Si, 53,358. Festus, 43, 44, 55, 60, 72,129, 213216,401,434,445. Ficin (Marsile), 83, 159, 227, 386, 404.
Filelfo. V. Phileiphe.
Fiocco(And[-ea),210.'
Filonio (Gianfraoc.), 135.
Fiorentino (Fr.), 168.
Firmicus. Maternus, 157, 222. Firmin-Didot (Ambroise), 236, 239. Fiske (W.). 288, 384.
Flach (J.), 150, 164,179, 347. F[oren.t.ius(N.),438.
Florestano (Greg.), 136.
Florus, 203.
Foggini, 173.
Foglietta (Ub.), 124.
Foix (Paul de),ii'oaKM~, 68.'
Folquet de Marséille, 322, 421. Fontana Zappi (Lavinia), 73. Fontanini, 136, 248, 453.
Fonteio, 64.
Foppens,58.
Forcella, 27,124, 206, 255.
Forestis (Nie. de), 327.
Fortiguerra (F rancesco), 404. Fortiguerra (GLambattista), 83, 246, 403.
Fortiguerra (Michele), 80, 82. Fortiguerra (Soip~ne). V. Cartéromachos.
Fortiguerra (Scipioae), junior, 83~ 402-408.
Fortunatianus, 247.
Foscari (Fr.), 196, 238.
Fracassetti, 282, 288, 290, 294, 304. Fracastor (Girolamo), 133, 248. Frachet).a(GtrotatBo),280.
François ler, 170, 242, 273.
Franzini, 423.
Frédéric III, empereur, 237.
Friedberg, 49.
Frizzoni, 237, 291.
Froben, 89, 387-390.
Frontin, 206, 383, 386, 390, 454. Fronton, 72, 247, 300.
Függer, Fuccarus, 18.
Fulin (Rinaldo), 92, 453.
Foscarini (Marco), 312.
Frigell (A.), 227, 277.
Gabrielli (Angelo), 152, 153, 400. Gabrielli (Ottavio), 31.
Gabrielli (Trifone), 123.
Gactus, Gattus. V. Cato.
Gadaldino, 193.
Gaddi (Alessandro), 217.
Gaddt(Franeesco), 451.
Gaddi (Francesco), fils d'Angelo, 217.
Gaddi (Giovanni), 216, 217, 351. Gaddi (Niccotù), 400, 216.
Gaignières, 199, 367.
Gaiter (L.), 301.
Gales (P.), 105.
Galien, 265.
Galle (Théodore), 42, 43, 59, 110, 270.
Galletti, 4, 8, 24, 27, 249, 382. Gallus (Cornelius), 258, 259, 268. Gambara (Lorenzo), 15, 39, 40, 58, 60, 64, 69, 76,124, 258, 438, 441. Gams, 229, 452.
Ganimberti (Girolamo), 13, 42. Gardthausen (V.), 143, 146, 149, 162,170, 220.
Gargari (Quintiliano), 25.
Garisendo (Giov.-Andr.), 254. Garrault (François), Garotto, 67,69, 434, 435.
Gaspary (A.), 223.
Gavardi (Lelio), 76.
Ga.ye (Giov.), 419.
Gaza (Georges et Démétrius), 146. Gaza (Théodore), 110,122,145-147, 159, 163, 166, 171, 179, 187,
G
223, 230,343,348,351,370,375, 382, 424.
Geiger (L.), 223, 255, 295.
Gellius. V. Aulu-Gelle.
Georges Gémiste. V. Pléthon.
Georges Leeapène,150.
Georges de Trébizonde, Trapezuntius, 162, 221, 223, 224, 227, 259, 375, 380, 386, 399, 400, 424.
Gerbert, 401.
Germanicus, 217, 259.
Gesner, 164, 422.
Ghirlandaio (D.), 202.
Ghisler (Michel), 50.
Giacoboni (Giulio), 36.
Giacomini (Lorenzo), 74.
Giacomo Romano, 414, 415.
Giampieri (Giampiero), 216.
Giannotti (Donato), 172.
Giberti (Giammatteo), 134, 246. Giffen (H. van), Giphanius, 68. Gillot (Jacques), Gilotto, 67, 69, 74, 432, 435.
Ginnasi (Giulio), 313.
Giocondo (fra), de Vérone, 40, 203, 247.
Giordani (Giordano), 6.
Giorgione, 12, 32.
Giotto, 24.
Giovannelli (Francesco), 154.
Giovio (Paolo), 134.
Giraldi (Giglio) Lilius Gyraldus, 161, 200, 390.
Gitibauer (M.), 227, 265.
Giudeco (Niecotô), Judeco, Judecus, 122, 251.
Giuliari (G.-C.), 232.
Giunta (les), 44, 71, 72, 136, 188, 317, 352, 356-358, 383.
Giustiniani (card. Benedetto), 446. Giustiniani (Francesco), 158.
Giustiniani (Leonardo), 280.
Giustolo (Pierfrancesco), 257.
Glareanus, 55.
Goetling (C.). V. Flach. 1
Go)tzius,43.
Gonzague, (François de), 257. Gonzague (Giulio de), 33.
Gonzague (Louis 111 de), 326.
Gonzague (Louis-Rodomont de), 33. Gorgias, 186, 397.
Gori (Ant.-Franc.), 269, 328.
Goritz (Jean), Coricius, 255.
Gourmont (Gilles de), 385.
Gozzi (Giorgio), 87. Graevius, 136.
Grandi (Aless, de), 31.
Grana (Lorenzo), 268.
Granvelle (card. de), 2, 14, 17-21, 29, 35, 38, 39, 41, 46, 57, 60, 102,108, 112-115, 136, 270, 271, 415, 430, 438.
Grapaldo (Francesco-Maria), 386. Gratien, 49, 76.
Gratius, 259, 389, 401.
Graux (Charles), 47, 48, 60, 64, 81, 152, 174, 175, 177, 186, 190, 226, 422.
Gruter (Jean), 36, 63, 202, 203, 271,444.
Gruzmacher, 316, 320, 322. Grynaeus (J.), 356.
Gryphe (Sébastien), 259, 390. Gryphius (Christ.), 1, 74, 260. Grypsus (Demétrîus), 151.
Gualdo (Pao!o), 104, 299,300. Gualteruzzi (Carlo),. 242, 262, 291~ 309.
Guardarobba (Porzio), 31.
Guasti (Cesare), 272, 331.
Guarino de Vérone, 124,197, 218, 221, 223, 228, 268, 367, 451. Gucciardini (Angelo), 7{.
Gucciardini (Francesco), 71. Gucciardini (Piero), 231.
Guillemier, 432.
Guiraut d'Espagne, 317.
Gutenstein (Léonard), 36, 63.
Gravina (Pietro), 255.
Grazi (Grazio-Maria), 298-300. Graziano (A.-M.), 269. Grégoire de Nazianze (saint) 63, 137.319,353.
Grégoire le Thaumaturge (saint), 121. Grégoire XIII, 19, 29, 48, 114, 115, 160.
Grégoire XIV, 24, 445.
Grégoire XVI,116.
Grégoras (Nicéphore), 179.
Gregorovius, 254.
Grimani (card. Domenico), 262, 45~. Grimani (Giovanni), patriarche d'A- quilée, 94.
Grimani (card. Marine), 134.
Grion (Giust.o), 251, 309.
Grober (G.), 313, 315.
Grolier (Jean), 266.
Gros (E.), 170, 187, 189.
Grouchy, Gruchius, 73.
H
Hadrien, 101, 411,418.
Hagen,56,l96.
Haller (Albert), 44.
Ha[m(K.),203.
Harles. V. Fabricius.
Harpocration, 343, 444.
Haupt (Moriz), 231, 233.
Havebert (Philippe), 369.
Havet (Louis), 265.
Heiberg, 167.
Heinsius (Dan. et Nie.), 136, 834 Helicona. V. Teobaldi.
Héliodore de Larisse, 179.
Henri III, 66, 432.
Henzen, 8, 35, 204, 263.
Héphestion, 181.
Hercolani (Antonio), 249.
Herculanus. V. Ercolani.
Hercule, 201.
Hermès Trismégiste, 151, 159. Hermogène, 335,355-
Hermolaüs. V. Barbaro.
Hérodien, 150,179, 207, 353, 354. Hérodote, 104, 146, 183, 202, 252 Héron d'Alexandrie, 162, 182, 398 Hertz (Martin), 224, 359.
Hcrvagius (J.). 46.
Hervet (Gentien), 449.
Hésiode, 121, 149, 150, 164, 166. 173, 179, 185, 212, 347.
Heyne (C.-J.), 272.
Hiéroclès, 68, 346.
Hinck (H.), 178, 190.
Hippocrate, 83, 386, 407.
Hody, Ho~M. 146, 148,213. Holder (A.), 227.
Hoistenius (Lucas), 269, 270. Homère, 129, 144, 165, 176, 177. 188, 195, 202, 212, 283, 297, 336, 355, 453.
Honorius (J.). V. Onorio.
Honorius Scholasticus, 276.
Horace, 122, 212, 226, 250, 264, 296, 361, 383, 401, 439.
Hortis (Attilio), 281, 307.
Hotman (Fr.), 40.
Houlier (D'), 88, 89, 408.
Hurault de Cheverny (Ph.), 89. Hypéride, 151.
1
Ibycos, 39.
Imola (Benvenuto d'). V. Rambaldi. Impéria, 257.
Inghirami (Tommaso), P/Me~yM~, 24.7,257,268, 401.
Innocent VIII, 146, 228, 340. Innocent IX, 24.
Innocent XH, 238.
Ippolito, Hippolytus Lunensis, 249. Iriarte, 152, 153, 449, 452.
Isabelle de Mantoue. V. Este (Isabelle d').
Isidore, 195, 242.
Isocrate, 144, 174, 186, 22i, 344.
J
Jacob (J.-Friedrich), 233, 235.
Jacobs (C.-Friedrich-W.), 164, 190. Jannelli (Cataldo), 148, 217.
Jannoctus. V. Giannotti.
Janson d'Almeloveen (Th.), 54. Jarry (Louis), 69.
Jean Chrysostome (saint), 122.
Jean XXHI, 193.
Jean d'Otrante. V. Onorio.
Jean de Ravenne. V. Malpaghini. Jean de Venise. V. Lorenzi.
Jenson (Nie.), 229,246.
Jérôme (saint). 368.
Joannellus. V. Giovannelli.
Jordan (H.), 198, 204, 206, 263. Josèphe, 166.
Jubinal (A.), 313.
Judecus, Judeco. V. Giudeco.
Jules If, 133, d60, 228, 254, ~256, 257, 395.
Jules III, 272.
Julien (empereur), 151.
Julius Sabinus. V. Pomponius Laetus.
Jullian (Camille), 251.
Jungermann (G.), 54, 55.
Junta. V. Giunta.
Justin (saint), 443.
Justinianus. V. Giustiniani.
Justulus. V. Giustolo.
Juvénal, 123,212, 363,366,401,437. Juvencus, 402.
K
Keil (H.), 196,203, 211,235.
Kollar, 63.
Krabinger (J.-G.), 145.
Kramer (G.), 184.
L
Labbe, 60.
Lactance, 83,270,364,384, 388,404.
Laetus. V. Pomponius Laetus. Laevinus Torrentius. V. Becke. Lafréry (Antoine), 40, 41.
Lagomarsini, 124, 269.
Lambecius, 63.
Lamola (Giovanni), 223, 224, 45). Lamprias, 186, 187.
Lampride, 204, 390, 442.
Lampridio (Benedetto), 134.
Lancelotti (Giacfrancesco), 135, 249, 254, 257, 319.
Laucelotti (Orazio), 25, 27, 136. Lanciani (Rod.), ~63.
Lancilotto, 246.
Landi (Lelio), 50.
Landino (Cristoforo), 106, 240. Lange (Charles), Langhe, Langius, 57, 58, 438-440.
Lange (Jean), 443.
Langlès, 3)3.
Lanzoni (F.), 447.
L'Armessin, 28.
Lascaris (Angelo), 156.
Lascaris (Constantin), 110,121,139, 151-154,171, 187,449, 452.
Lascaris (Jean), 12, 102, 110, 121, 122, 132, 139, 140, 153-159, 161, 175,182, 186,198, 254, 255, 340, 394, 449.
Latini (Brunetto), 104-106,122,281, 311, 392, 393, 426, 430.
Latini (Latino), 6, 10, 15, 21, 22, 49, 50, 54, 60, 61, 67-69, 76, 85,137, 151, 260-262, 264, 415~ 447.
Laure, 33, 293, 296, 297, 299. Lazeri, 68, 437.
Lefebvre (Jean), Faber, 42, 43, 270 Legrand (Emile), 145, 148, 149,152 153, 158, 160,161, 175, 187, 448 449.
Le Jay, 67.
Lelong, 49, 50.
Léon l'Arménien, 169.
Léon le Philosopke, 169.
Léon X, 32,123,156. 161,175,242, 263, 303.
Leonardo provenzaJe, 394.
Leonardopisa.!io,182.
Leoniceno (Niooo!.&), 386.
Leonicenus. V.Ognibene.
Leonico Tomeo (Niccolo), 171, 172, 181,184, 188.
Lestarchos (Hermodore), 160.
Leyde (Lucas de), 25. Lianori (Pietro), 170.
Lianori de Bologne, 170.
Libanius, 152, i89, 228, 337, 338,' 342,345,397.
Liburnio (Nîccotù), 247.
Liévens (Jean), LtMMeKM, 50, 58. I Ligorio (Pirro), 13, 28, 36, 62, 263.f, Lioni, 414. Lipse (Juste), 51, 57, 67, 437. Litta, 2, 267.
Littré, 426.
Livineius. V. Liévens.
Livius. V. Tite-Live. Livius Andronieus, 269.
Loevenklau, .LeMKe~MM~, 442. Lolgi (Guido), Lolgius, Lolius, 10, 15, 18, 38, 69, 86, 87, 435.
Lomellino (ca.rd.), t2. LoUis (Cesare de), 323, 324, 454. Loitino (Mvtse), 279.
Longin, 380. Longo (Pietro), 442. Lonigo (Ognibene da). V. Ognibene. c Longueil (Christ. de), Longolius, 242.
Longus, 164,186,394, 444.
Loredano (Andrea), 61.
Lorenzi (Giovanni), JoaKMM Veme~M~, 184, 228.
LorenzodePavie,308.
Losehi (Ant.), Luscus, 166,210, 367, 394.
i Louis XII, 153.
Lueain, 200, 201, 361, 367, 386. Lucca (Simone di), 381.
Lucca (Sisto di), 264.
Lucien, 104, 146, 166, 172, i73, 180, 181, 185,189,253, 338, 339, 342,398.
Lucilius, 203. Lucrèce, 207, 212, 218, 219, 258, 259, 359, 383. Lungo (I. del), 208, 209. Luscus. V. Loschi.
Lupus (Clarelius), 134. Lycophron, 166, 336, 357.
Lysias,158.
Mabillon, 86.
Macrobe, 157,2)2, 222, 245,389. Maddaleni (Fausto), 257. Mader(J.-J.),30,4l.
Madrucio (card.), 62, 270.
Maffa, 300.
Maffei, 5, 250, 430.
Maffei (Achille), 31, 43, 60.
Maffei (Agostino), 231, 232.
Maffei (card. Bernardino), 12, 33, 42, 134, 258, 395.
Maffei (Raffaello), de Volterra, 228. Maffei (Scipione), 262.
Maffei (archevêque), 8.
Maggiorani (Niccolà), 82, 176, 181. Magno (Pietro), 136.
Magri (D.), 10, 260.
Mai (card. Angelo), 112, 119, 128, 132,138, 171,i95, 209, 225,247. 262, 272, 328, 359, 370.
Maioragio (Marcantonio), 176.
Maioranus. V. Maggiorani.
Maittaire, 350.
Malagola (Carlo), 175.
Malatesta (Battista), 365.
Malatesta (Pandolfo), 282.
Maldonat (Jean), 50.
Malipiero (Bartolommeo), 168.
Malpaghini (Giov.), 288.
Mandosi (Prospero), 4, 8, 16.
M
Manetti (Gianozzo), 233.
Manilio (chanoine), 31.
Manilius, 230, 401, 412.
Manilius (Marcus), 147.
Manilius Romanus. V. Rhallès Cabacès.
Manoussos Sacellarios, 151.
Mansionari, de Vérone, 197.
Manuce (Aide), 32, 33, 66, 81, 132, 133, 149, 153, 159,167,175, 176, 180-182, 184, 188, 236, 239, 243245, 247, 280, 351-358, 382-390, 396, 448, 449.
Manuce (Atde), junior, 13, 21, 36, 40, 41, 52, 55, 76, 110, 124, 133, 136, 196, 244, 245, 268, 270, 315317, 435.
Manuce (Paul), 9,10,13,15,18, 20, 21, 27, 38, 40, 52, 63, 68, 69, 74, 76. 93, 133, 136,' 196, 238, 244, 245, 260, 261, 266, 271, 435.
Manuzio de' Manuzi, 261.
Manzoto (Giorgio), 114.
Manzoni (L.), 309.
Marc-Aurèle, 410, 411.
Marcel II. V. Cervini (Marcello). Marcellinos, 165.
Marchisio (Alfonso), 134.
Marchisio Elio (Francesco), 135. Marcucci (Gius.), 28.
Margounios (Emm.), 188.
Marguerite d'Autriche, 406.
Marii (Orazio de'), 3t.
Marini (Gaetano), 30, 119, 132, 192, 239.
Marini (Marine), 128, 313.
Marines de Naplouse, 179.
Marliani (B.), 136.
Marliani (Raymond), 40.
Marsand, 281, 432.
Marso (P.), 252.
Martial, 199, 212, 220, 231. 246, 372, 385.
Martianus Capella, 122, 228, 388. Martini (Simone), 33, 293, 296,
Martirani (Coriolano), 379.
Martire, 31.
Marty-Laveaux, 7.
Marulle (Michel), Tarchaniotès, 159, 165, 213, 255.
Marzio (Galeotto), 227.
Massa, 60, 300.
Massimi.31,415.
Massimi (Pietro de'), 228.
Matarazzo (Francesco), .Msh~fH~tKS, 174.
Mathatosta. V. Mazzatosti.
Matranga, 161.
Matteo greco. V. Devaris (M.). Mauricios, 5, 174, 398.
Maximien, 207.
Maximilien 1er, 167.
Mazzatinti (G.), 296.
Mazzatosti (Fab~o) illathatosta, 450. Mazzuchelli, 92, 229, .236, 243, 309, 453.
Médicis (Cosme de), 223.
Médicis (card. Ferd. de), plus tard grand-duc Ferdinand J~, 4.2, 100; 418,419.
Médicis (François de), grand-duc de Toscane, 100, 418, 455.
Médicis (Jean de), 134.
Médicis (card. Jean de). V. Léon X. Médicis (card. Jules de), 309. Médicis (Laurent de), le Magnifique, 155, 208, 209, 328, 392, 419, 452. Médicis (Marie de), 420.
Médicis (Pierre de), 157, 158, 186, 240.
Mélampode, 121, 163.
Meletius, 253.
Melissus (Paul), 63, 441.
Mellini (Celso), 198, 268.
Mellini (card. Giovanni), 198. Ménandre,179.
Mendoza (Diego.,Hurtado de), 81, 105, 174, 422.
Menochio (Girolamo), 135.
Mercuriale (Girolamo), 15, 77, 95,
104,107, 108,175, 262, 265, 410, 412, 414, 415, 427, 428,447, 4SI. Mëril(Ed.du),362.
MerkeI(Rud.),274.
Mesmes (Henri de), .Ms?7M7MM$,34. Métellus (Jean), 6, 36, 62, 261, ~62. Metochita (Théodore), 103,104,185, 190,422-4.24.
Meyer (Paul), 311, 313, 315-318, 320, 322, 323. Meylan,265.
Michel. V. Apostolios, Psellus, Sophianos, SynçeHe.
Michel le Rhangabê, 169.
Michel-Ange, 15, 16, 32, 258, 339332,392.
Michiei (M.-A.), 33.
Micinelli (Properzia), 2. Milanesi (G.), 329-331.
Milesio (Ant.), 188.
Milesio (Marzio), 260.
Miller (E.), 75, 167, 174, 226. MtUm,27,38,'S4.. ]. Mimnerme,39.
MinutiusFé)ix,48.
Mirandoie.V.Pic. Mocenigo (Alviss), 3i, 107,109,315317, 319-321,421, 437, 428. Modestus, 386.
Modius (Fr.), 67.
Molini (Domenico), 199.
Motmenti(P.-G.),56.
Molteni (Enrico), 312.
Molza (Fr.-Maria), 82, 133, 255. f Molza (Tarquinia), 82, 447. Mommsen (Theodor), 35, 198, 2T4216,275. Mommsen (Tycho), 167, 183. Monaci (E.), 119, 249,28i, 309, 312, 318, 319, 322, 453. Monaco (Giulio), 15, 2i.
Montaigne, 29, 68, 313.
Montalto (card.). V. Peretti.
Montano (Aria), 58, 60,113, 26~. Monte (Antonio deU, 272.
Monte (Innocenzo del), 273.
Montefeltro (Guidobaldo I, di), duc d'Urbin, 92, 257.
Montepùtciano (Jacopo da), 393. Montepulomno (Pietro da), 268. Montfaucon, 75, 187.
Montmorency (Anne de), 157. Montserrat (Cosme de), 454.
Morabito, 31.
Morandio (Ambrogio), 167.
Moret (F.), 64.
Morelli (Giacomo), 33, 237, 291-293, 302.
Moretto, 31.
Moretus (Jean), 35,43, 53, HO, 436. Morillon, 19.
Morin (Pierre), 15, 49, 50, 65. Morosina, 92.
Morpurgo (S.), 166, 280, 453. Moschion,, 39.
Moschos, 39, 437.
Moschus (Démétrius), 151, 153. Moschus (Georges), 151.
Moschus (Jean), 149.
Müller (~K.), 153, 155, 167, 448. Mu)!er(Luc.),203.
MuHer(Otfried), 45, 203, 213, 379. Munro, 207, 218.
Müntz (Eugène), 32, 33, 146, 160, 162, 170, 198, 207, 229, 293, 296, 303, 377, 431, 453, 454.
Muret (Marc-Antoine de), 15, 20, 21, 51, 54, 58, 64, 66, 68, 69, 74, 76,87, 90, 186,224,238,260,432, 452.
Musée, 164, 180, 195.
Mussafia (Ad.), 315, 320, 322. Musurus (Marc), 143, 150, 151,348, 448.
Myrtis, 39.
N
Nasi (Paolo), 31.
Narducci (Enrico), 286, 290, 292, 294, 305-307,310.
Navagerio (Andréa.), IVaMg~MM~, 431. Nelli (Andrea de'), 31.
Nepos (Cornelius), 258, 274, 369; 401.
Névius, 212.
Nibby, 263.
Nicandre, 104, 180, 184, 351, 353. Niccoli (Niccolô), 120, 295.
Niccolà fiamengo, 31.
Nicéphore, 252.
Niceron,54.
Nicétas, 63.
Nicolas 111, 191, 192.
Nicolas V, 146, 227, 369, 454.
Nicolas de Cusa ou de Cuës, Cusanus, 229, 300, 383.
Nicolas de Lyra, 228.
Nicot (Jean), 452.
Nigidius, 218.
Nivelle (les), 67.
Nizotio (Mario), 11.
Nobili (Flaminio), 15, 50, 51.
Noiret (H.), 448.
Nothac (P. de), 2, 18, 33, 49, 51, 101, 182, 186, 202, 225, 247,451. Nonius Marcellus, 212, 220, 265, 271, 412, 441.
Nossis, 39.
Novati (F.), 375.
Nucuia (Lorenzo), 8.
Numénios, 179.
Nunziante (E.), 328.
0
Occo (Adolf III), 62.
OEdipe, 362.
Ognibene da Lonigo, Omnibonus Leonicenus ou~VtceH<!MMS, 227, 379.
Ohlsen, 14.
Olgiati (Antonio), 298.
Omont (Henri), 136, 161, 162, 164,
Il- Il- 1-1
170, 448, 449, 451, 452 Onofrio (fra). V. Panvinio,
Onorio (Giovanni), HoKoWM~, 121, 162-165.
Onosandre, 174, 370, 398.
Oporinus (J.), 356.
Oppien,96.104,184,356,410. Oribase, 265.
Orlandi (Giov.), 40.
Orphée (pseudo-), 150.151,162,195. Orsini (Carlo), 4.
Orsini (card. Flavio), 124, 415. Orsini (Flavio ou Fulvio), évêque de Spolète, 31, 124.
Orsini (Gabriele), 4.
Orsini (Giancorrado), 2.
Orsini (Giantonio), 26. Orsini (card. Giordano), 192, 218. Orsini (card. Latino), 227.
Orsini (Lodovico), 3, 11.
Orsini (Maerbale), 2, 3.
Orsini (Orazio), 3, 60, 385,454. Orsini (Paolo), 31.
Orsini (Settimio), 4, 82, 178, 181. Ortell (Abraham), Ortelius, 59. Orville (D'), 167.
Ossat (card. Arnauld d'), 68. Othon de Freisingen, 402.
Otrante (Jean d'). V. Onorio.
Ottoboni, 177.
Ovide, 83, 122, 144, 176, 200, 202, 212, 217, 219, 245,246, 259, 274, j 362, 367, 368, 373, 378, 383, 386, 388, 389, 399, 401, 403, 404, 407.
P
Pacato, Pacatus. V. Bagatto.
Paciotto (Felice), 162.
Padovani, 31.
Pacci (Ant.-Maria), 217.
Pacini (Marzotto), 135.
Paeanios, 442.
Paez de Castro (Juan), 47, i05. Pakscher (A.), 278, 280, 281, 283, 286, 302, 304, 307, 308, 314-316, 322, 453.
Palavicini (P.-F.), 218.
Paléologue (Jean), 162. Pateo!ti(card.),il4.
Pateotti (Camillo), 31, 67, 114, 136. Pa!ephatos,345.
Patestrma, 135. Palladius l'agronome, 300, 378,33S, 444.
Palladius, 199.
Palladius Blosius (Biagio Pa)tai,dit), 134.
Patlad!tisFuscus,246.
Pallini, Partitenius, 202, 362.
Panciroli (Guido), 250, 25i, 430. Panfili (Giambattista), 31, 262. Panfili (Giuseppe), 15.
Pannartz, 210, 228. Panormita (Antonio Beccatelli, dit), 118, 122, 124, 139, 194, 218-224, 227, 268, 370, 374, 451. Pantagathus. V. Bagatto.
Pantaleone(H.),41.
Panvinio (Onofrio), 3, 8,14, 15, i9, 21, 30, 41, 60, 62, 69, 72, 8S, 116, 135, 262,270, 398, 399, 42g; Panzer, 350.
Paoli (Cesare), 272, 273.
Papio (Gianangelo), 66.
Paris (JnHus),367.
Parisiere, 434.
Parra, 50.
Parrasio, Aulus Janus .P<M')*~as!MS, 136,148,423. Parthenius. V. Pallini.
Pasqualin' (Lelio et Pompeo), 34. Passari (Bernardino, Giàoomo, Isi~ doro), 31. Passionei (card.), 271.
Patin (Charles), 43, 44.
Patisson (Mamert), 68. Patrizi (Agostino),Ps<t'tCtMS, 226,456. Patrizi (Francesco), 82,226.
Paul Diacre, 274, 360.
Paul Orose, 217, 274, 360.
Paul II, 210, 227.
Paul III, 8, 26, 32, 135, 160, 166, 173,254, 445.
PauHV,9.
Paul V, 129, 457.
Pausanias, 212, 357, 390, 442. Peiresc, 74, 78, 222, 252.
Pelicier (Guill.), 452.
Pélissier (L.-G.), 270.
Pellegrino Allio, de Florence, 202. Pellini (Bernardino), 135. V. Pallini. Pératé (André), 276.
Peretti (card. Alessandro), dit Montalto, 17, 25, 29, 53,.446.
Ferez (Antonio), Pen'eMtS, 235. Perotti (Giovanni), 196.
Perotti (Niccolô), 166, 196, 197,200, 227, 251.
Perse, 212, 217, 275, 359, 361,384, 401.
Pertz, 85, 86, 222.
Perusco (Camillo), 173.
Peruzzi (Baldassare), 32, 263. Peter (H.), 204.
Petit (Jean), 250.
Petosiris, 151.
Petra (De), 32, 455.
Petrarca (Gherardo), 304.
Pétrarque, 33, 72, 96,100-104, 106, 110, 122, 142, 192, 193,233,237, 279, 305, 307, 308, 310, 314,322, 327, 375, 384, 391-393, 399-401, 4H, 417-421, 423, 432, 453, 454. Petreius (Nie.), 448.
Pétrone, 196, 208.
Petrucci (Fabio), 31.
Petrus Hispanus, 388, 405.
Petrus Montopolitanus. V. Montepulciano.
Phaedrus. V. Inghirami.
Phalaris, 144, 152.
Phaaoolès, i79.
Philargyrius, 51, 52, 69, 85, 196, 211, 435.
Philelphe (François), Filelfo, 124, 145, 146, 194-196, 223, 227, 268,
375, 388, 400.
Philelphe (Mario), 223.
Philippe H, 20, 24, 39, 81, (12, 177, 446.
Phillipps (Thomas), 59.
Philonius. V. Filonio.
Philostrate, 175, 176, 181, 354. Phocylide, 150.
Photius, 409.
Phrynichos, 150, 348.
Piacentino (Franc.), F/aceHMKMS, 134, 135.
Pic de la Mirandole (Giovanni), 33, 251.
Pic de la Mirandole (Giovanni-Tommaso), 257.
Piccinino (Giacomo), 173.
Piccolomini (Alfonso), 446.
Piccolomini (Enea), 11, 155, 195, 197, 208.
Piccolomini (Enea-Silvio). V. Pie II. Piccolomini (card. Fr.), 197, 450. Piccolomini (Mario), 31.
Pie II, 223, 268.
Pie IV, 30, 65, 160, 175.
Pie V (saint), 50, 175, 457.
Pie VI, 128.
Pie VII, 313.
Pie IX, 129.
Pierius. V. Valeriano.
Pietini (Giuliano), 135.
Pietrasanta (Tommaso), 135.
Pietro greco, 163.
Pighius (Etienne), 19, 367.
Pignoria (Lorenzo), 236.
Pilio (Niccolô), Pylius, de Pistoia, 231.
Pindare, 96, 98-100, 150, 162, 166, 170, 172, 173, 175, 183, 188, 338, 397, 411, 412, 415,416.
Pinelli (Gianvincenzo),5, 10, 14, 1720, 22, 23, 29, 31, 34, 35, 44, 46, 47, 49, 51, 56-58, 61, 64, 65, 74-78, 85-89, 94-101, 104, 106109, 114, 117, 132,133, 136,157,
160,166,168, 174, 175, 184,185, 193, 209, 217, 245, 248,250,255, 261, 262, 264-266, 284, 299, 301, 305, 315, 319, 322, 323,348,375, 382, 398, 408-417, 4.20-432, 435, 447, 448, 450, 452.
Pio (Giambattista), 207, 213, 384, 385.
Pio de Carpi (Alberto), 167, 244. Pio de Carpi (card. Rodoifo), 42, 62, 86, 134, 258, 264, 272, 273, 331, 416.
Piombo (Sebastiano det), 32, 33. Pippi (Giu)io), Jules Romain, 32. Pisa (Tommaso da), 394.
Pisano (Giantonio), 430.
Pistorio, 386.
Pithou (P.), Pithoeus, 86, 87, 432, 447.
Pizzicolli (Ciriaco), Cyriacus AncoMt<<MMM, i44, 221, 448.
Placidus, 378.
Plantin (Christophe), 18, 19, 35, 38, 39, 40, 46-48, 53, 54, 58, 59, 62, 187, 190, 271, 358, 432, 436, 441.
Planude (Maxime), 151, 158, 162, 339, 350.
Platina (B.), 198, 386.
Platon, 122, 166, 178, 190, 221, 227, 230, 252,268,338, 356, 367, 375.
Piaule, 176,192, 212,218, 220, 247, 369, 384, 391, 401.
Plessis (Frédéric), 220, 233-235, 258.
Pléthon (Georges-Gémiste), 121,147, 149, 152, 156, 163, 266, 348, 350.
Pline l'ancien, 245, 248, 253, 254, 260, 261, 382, 426.
Pline le jeune, 83, 176, 197, 203, 207, 212, 220, 246, 372.
Plotin, 168.
Plutarque, 83, 121, 144, 149, 159,
165,171, 179, 188,812,230, 252, 335, 352, 388, 404, 448. Podiano, 174.
Poggi (Vittorio), 2,12, 33.
Poggiano (Giuilp), 868. Poggio BraocioEni, 119, 166, t9~ 194, 202, 208,818, 220, 221,2S, 224,276,295. Poggio (Gîacomo), 193.
Poisnel (Charles), 171.
Pole (card. Reginald), 160.
Poiémon, 121, 154, 163, 178, iSB, 398.. 1 Po)iti.(V.),405,406. Politien (Ange), Poliziano, 44, S, 71, 83-85, 102, 122,139,208-20, 228, 233,234, 238, 254, 255,3~5, 405,419,435,437. Polo (Donato), 172.
Polybe, 46, 122, 187, '357, 39~, 422, 423, 426.
Polyen, 151.
Pomponius Atticus, 40.
Pomponius Laetus, 40, 42, 45,11J), 118, 139, 140,142, 198-208, 2ÏP213, 214, 246, 352, 273, 373,39~ 450, 451. Pomponius Mela, 368, 390, 401. Pontano (Francesco), 223.
Pontano (Giovanrti-Gioviano), 11~, 133, 159, 223, 225, 232, 234-235, 241, 456.
Porcari (Stefano), 122,206,393, 40D. Porcello (Giantonio de' Pantani), JPo-c~M!, 237, 238.
Porphyre, 131, 143, 168, 179, 181, 182, 353, 398: Porphyrion, 85, 2{2, 226, 250,276. Porta (GiaooDiode!la),rl6. Porta (Gianvincenzo délia), 327,429, 430. Portus (François), 175. =
Porzio (Camillo), 257. Possevino (Antonio), 6, 7, 64, 75, 137,400.
Posthius (J.), 441.
Postumo (Guido), 175.
Pottelsberghe (GuilL), 267.
Poullet (E.), 19.
Pozzo (Cassiano dai), CsM. a Pt<<eo, 328.
Prato (Giovanni da), 228.
Praxilla, 39.
Priscien, 195, 2-12, 274, 368, 387, 389.
Probus (Aemilius), 246, 369~ 389. Proclus, 340, 356.
Procope, 180, 426, 442.
Prodrome (Théodore), 147.
Properce, 202, 212, 219, 220, 232235, 246, 247, 258, 259, 362,386, 401, 456.
Prudence, 368, 388, 438.
PseHus (Michel), 147.
Ptolémée, 167, 168, 183, 185, 339, 398, 422.
Pucci (abbé), 12, 31.
Pucci (Fremcssco), 233-235.
Pullmann (Theod.), 437.
Puteanus. V. Dupuy.
Puys (Jacques du), 66.
Pylius. V. Pilio.
Pythagore, 150, 152.
Qualamani (S.), 430.
Quinte-Curce, 389.
Quintilien, 176, 199, 205, 212, 376, 378, 394.
Quintus de Smyrne, 154, 181, 188, 354, 449.
Quirini (card.), 119,168.
Quirini (Girolamo), 291.
Rainaldi (Dom.), 120-122, 13i, 159, 160, 163, 176, 179, 181, 188,207.
Q
R
209, 2t6, 229,233, 261, 263,337, 347, 350, 361, 366, 385~386,391, 402.
Rainaldi (Fed.), 113.
Rajna (Pio), 281.
Rallus. V. Rhallès.
Rambaldi (Benvenuto), 192-, 193, 384, 400.
Ramorino (F.), 219-221, 223.
Ramsay, 233.
Ramusio (Giambattista), 309.
Ranaldus. V. Rainaldi.
Raphaël, 13, 32, 33, 247, 254, 429, 431, 451. u u..
Ravaschieri, 415, 429, 430.
Ravnaidus, 275.
Raynouard, 313.
Recanati (Giantaddeo da), 31.
Regio (Lodovico), 231.
Regio (Raffaello), 173.
Reguautt (Fr.), 385.
Rena (Giambattista della), 31. Renier (Léon), 13.
Renier (Rod.), 279, 296, 310, 320. Renouard (A.-A.), 350.
Resler, 162.
Reuchlin, 252.
Reumont (A. de), 236.
Rhallès Cabacès (Démétrius), 146, 147, 448.
Rhallès Cabacès (ManiUns), ~f<!H. RaHMS Romanus, 147, 149, 213, 214, 255, 448, 452.
RheUican.us (J.), 54, 55.
Riario (Pietro), 227, 228.
Riario (card. Raff.), 253, 391. Ribbeck (Otto), 86,199, 239, 276. Ricasoli (Gat.), 227.
Ricciarelli (Daniele), dit D. da Volterra, 3, 16, 33.
Riccoboni, 23, 74, 443.
Richer (Jean), 51.
Ricinus, 6.
Rictius. V. Rizzio.
Ridolfi (card. Niceotô), 122, 132,
135, 151, 156,161,172, 178,209, 253, 452.
Ridolfini (Fr. et Nie.), 230.
Riemann (Ottion), 277.
Rienzi, 206, 400.
Riese(A.),274.
Rieu (G.-N. du), 367.
RigaLilt (Nie.), 136.
Rinalducci (Rinoifo), 428.
Ritschl, 219.
Rittershuys (Conrad), 36.
Rizzio (Benedetto), Rictius, 152. Roaldès (Fr.), 447.
Rocca (An~elo), Rocc/ta, 85, 109, 148, 174,177, 239,244, 259, 269, 273, 445.
Rodio (Giov.), Rhodius, 300.
Roemer(Ado)f),165.
Romuleio (Paolo), 386.
Ronchini (A.), 2, 12, 29, 97.
Rooses (Max), 38, 59, 62,358. Roscius Hortinus (Julius), 400. Roscoe,92.
Roselli (Sidio), 136.
Rossi, Et'</tfseMs, 176.
Rossi (Antonio), Rossius, 176. Rossi (Giambattista de), 4, 30, 36, 116,119, 120, 123, 144, 198,202. 204, 206, 261, 263, 270,316,434. Rossi (Giov.-Giac. de), 65.
Rossi (Giovanni-Vittore), Janus-Nicias .E~/M'astM, 2, 28, 99, 280. Rossi (Luigi de), 32.
Rossini (Antonio-Maria), 35.
Rosso, 32.
Roth (C.-L.), t97.
Rovere (Bartolommeo della), 256. Rovere (Domenico della), 248. Rovere (Felicia della), 257, 452. Rovere (Francesco-Maria If, della), due d'Urbin, 35.
Rovere (Guidobaldo II, della), duc d'Urbin, 92, 163.
Ruccellai (Annibal), OfMeMa)'MM, 430.
Ruccellai (Giovanni), 157.
Rue!ens(C.),38.
Rufo(Giambaitista),860. Rufus Festus-.V. Sextus Rufus.
Ruggieri (Costantmo), 112,113,'177. Rühl (Franz), 192, 282.
Ruinart, 86. 1 Rupipozaeus. V. Abain deiaRochepozay (D').
Rusticoi (Franc.), 31.
Rutilio (Bemardino), 54, 122, 132, 134, 390, 400, 435.
Rutilius Lupus, 196, 388.
S "J
Sa (Emmanuel), 50, 455..
Sabada.Castig!ione,297.
Sabbadmi(Rem.),2i9,4Sl.
Sabellico, 207.
Sacrato(Pao!o),440,44i. Sacroboschus (J.), 248.
Sade (De), 290. Sadolet (card. Jacopo), 132, 133, 253,257.
Sadoleto (Fr.432. Saint-Didier (Guillaume de), 323. Sainte-Maure (Jean de), 187.
Saliceto (Bartolommeo), 231, 232. Salluste, 53, 157, 195, 203, 204, 207,874-277. Satutati (Coluccio), Co&MtM~ F~f~, 145, 166, 191, 234, 295, ?5, 375.
Salviati (card. Giovanni), 12,* 16, 134.
Salviati (Leonardo), ë79, 316, 317. Sambucus (Jean), 40, 56, 63, 133, 137,442.
Samperus, 67. Sanga (Battista), 246, 396. Sanmarsate(Giov.-Mart.~31.
Sannazar,133,254,328. Sansovino (Francesco), 124.
Santacroce (Tarqùinio), 31.
Sanvitale (Paolo), 31.
Sanzio. V. Raphaël.
Sappho, 39, 180, 398.
Sasso (card. Lucio), 24.
Sauli (card. Ant.), 446.
Saumaise, 136.
Sathas (C.), 146, i48, 165.
Savelli (card. Jacopo), 29, 262. Scaliger (Joseph), 36, 43-45, 54, 67, 68, 136, 137, 412, 434.
Scarpellini, 31.
Scheer, 336.
Schenld, 190, 276.
Schio (Giov. da), 210.
Schnorr de Carolsfeld, 267.
Schott (André), 48, 54, 55, 58, 59, 264.
Schott (Fr.), 14,110, 177, 298. Schulze (Ernest), 47, 48.
Schurer (Matth.), 391.
Sciarra (Marco), 446.
Scioppius (Gasp.), 42, 62, 63, 192, 224, 270.
Scipion l'Africain, 201.
Scotus (J.), 166.
ScyUacius (Nie. et C.), 230.
Sebastus, 162.
Secundinus (Nie.), 146, 370.
Sedulius, 402.
Selve (Georges de), 266.
Sénèque, 104, 242, 363, 434, 452. Serenus, 217.
Sergios. V. Stissos.
Seripandi (card. Antonio), 148. Sermoneta (Girolamo da). V. Siciolante.
Servius, 52, 69, 195, 196, 212, 252, 274, 296, 431, 432-435.
Severianus (Julius), 247.
Severus, 228.
Severus (Cornelius), 362.
Séville (Isidore de), 103.
Sextus --Empiricus, 103, 161, 183, 449.
Sextus Rufus, 206, 263, 369, 390. ;NOLHAC.FUL'VIOORS)Nt.
Sforza(card. Francesco), 57, 81, 446. Sforza (Galeazzo-Maria), 306.
Siciolante (Girolamo), de Sermoneta, 16.
Sidoine Apollinaire, 137, 212, 258, 264, 387.
Sighicelli (Giambattista), 52.
Sigismond I". roi de Pologne, 253. Signorelli (Luca), de Cortone 166, 449.
Sigonio (Carlo), 3, 10, 11, 20, 23, 33, 45, 58, 66, 70-74, 85, 95, 136, 269, 399, 409, 442, 447.
Silius Italicus, 201, 220, 372.
Silvio (card. M.), 213, 259, 445. Siméon, grammairien, 343.
Simeoni (Gabriele), 447.
Simocatta (Th.), 341.
Simonide, 39.
Simplicius, 121.
Sirleto (card. Gulielmo), 2, 5, 6, 9' 17, 18, 21, 22, 29, 33, 49, 58, 60, 62, 63, 77, 100, 103, 106, 107, 113-115, 123, 135, 137,167, 174, 175,177,178,182,188, 248,326, 419, 423, 428, 451.
Sixte IV, 122, 133, 166, 228, 377, 395.
Sixte-Quint, 17, 24, 29, 50, 53. Smetius, 36, 270.
Sole (Jacopo del), 275.
Solin, 275, 276, 390.
Soton, 151.
Sopater, 181..
Sophianos (Michel), 75.
Sophianos (Nicolas), 160.
Sophocle, 151, 164, 173, l79, 181, 188, 212, 338.
Soranos, 186.
Soranzo (Fr.), 427.
Sorbino (Ippo!.), 375.
Spanheim, 43.
Spartianus (Aelius), 53, 442.
Spartianus Lampridius.V. Lampride. Spengel, 203, 204.
31
Spezi (Gius:), 9.
Squarcialupi (Simoncino), 302. Stace, 129, 200, 201, 208, 220,241 1 258, 275, 296, 364, 374,377,384 i 386.
Stampa, 31, 266.
Staphidacès, 179.
Stati (Orazio), 31.
Statius(Achit!c).V.Esta.5o. Statius (P. Papinius). V. Stace. Stein (H.), 146.
Stella (Bartolommeo), 330.
Stengel (E.), 322.
Stephanius (Bernard.), 26.. Stésiohore,39.
Steuchio (Agostino), Steucus, d( Gubbio, 167, 458.
Steuchio (Fabio), 167.
Stevenson (Enr.), senior, 145, 149; 162,171.
Stissos (Sergios), 152, 448. Stubee,82,186,382,450.
Stosch, 382.
Strabon, 83, 96, 147, 164, 184, 357, 358, 382, 404, 410.
Strozzi ou Strozza (Ercole), 308. Strozzi (Filippo), 255.
Strozzi (Tito-Vespasiano), 267. Sturm (Jean), 253.
Suétone, 53, 170, 197, 212, 386, 390, 440, 442.
Suidas, 154, 159, 18-1.
Summonte (Pietro), 319.
Surari(Vinc.).136.
Susemihl (Fr.), 338.
Sweynheim, 210, 228.
Sylburg (Fr.), 59, 63, 64, 442-.444. Syncelle (Michel), 162.
Svnésius. 96, 104, 145, 179, 184, 228, 338, 411.
T
Tacite, 53, 57, 203, 212, 247, 390. Tacuino (Giov.), 175, 383.
Ta!ma.nn,62.
Tamizey de Larroque (Ph.), 33, 45, 68, 74, 222, 252, 434. 447.
Tarchaniotès (Démétnus), 165. 1. TarchaniotÉs (Michei). V, Marujie. Tarcone ou Targone (Cesare), 31, 97,408.
Taro (Pirro), 51. Tasti (Girolamo), 255.
Tatios (Achille), 164, 190, 444. Tebaldeo (Antonio), 133-135, 182. 255,257,312.
Tebaldeo (Giacomo), 135.
Teba!deo(Giro)amo),257.
Tessier (Ant.), 54, 69.
Telesilla, 39. Tempo (Antonio da), 251, 326, 418. Teobaldi (Giambatt!sta), BgHeoac, 101,102,418-420.
Teoscopoli delle Greche (Domenicb), 16, 33.
Térence, 42, 71, 94, 97-99, 108, 110, 120, 122, 192, 195, 2Q8, 237, 275, 276, 280, 318, 362,401. 410-416. Tertullien, 49, 107, 137, 270, 3~. Tetti (Scipione), 6, 90.
Tbémistius, 385.
Théocrite, 83, 96, 121, 150, 15Ï, 161, 162, 173, 176, 179, 181, 185, 212, 351, 354, 407.
Théodore, 184. 1
Théodore. V. Gaza Mêthochita., Prodome.
Théodoret,63,443.
.Théodose d'Alexandrie, i63, 341. Théodose de Tripoli, 249.
Théognis, 168, 212,356.
Théon, 181, 184, 481-424.
Théophraste, 157, 165, 166, 335, 351,386,391,398. Théophylaotos Simocatta, 189. ThewrewkdePotior,2i6.
Thilo, 196,211,276.
Thomas d'Aquin (saint), 387.
Thomas de Constantinople, 167. Thomas Magister, 150.
Thomaeus. V. Leonico Tomeo. Thomasius, 54.
Thou (Jacques-Aug. de), Thuanus, 68, 69.
Thucydide, 147,164, 165,180, 352, 398.
Thurot, 192.
Tibout (Ursinus), 277.
Tibulle, 219, 220, 226, 232, 247, 259, 267, 359, 362, 386, 399, 401. Tiferno (Giglio da). V. ArchiiibeU). Tiferno (Gregorio da), 170.
Tiraboschi, 2, 6, 27, 170, 173, 255, 299, 420.
Tite-Live, 53, 85, 88, 89, 104, 187, 194, 203, 242, 277, 366, 426, 453. Titien, 26, 32.
Toledo (card. Francesco), 50, 99. Tommasini (Filippo), 199, 236, 280, 286, 290, 292, 297-300, 326, 328, 452.
Tomassino (Vincenzo), 3.
Tonsi (Giovanni), 226.
Tonti (Michelangelo), 135.
Torraca (Fr.), 328.
Torre (Gianfrancesco della), 452. Torre (Gianpaolo della), 253, 452. Torrentius (Joannes). V. Tortelli. Torrentius (Laevinus). V. Becke (L. van der).
Torres (Ludovico de), junior, 24. Torrigiani, 31.
Tortelli ( Giovanni), J. Torrentius, J. Aretinus, 197, 225.
Toscanella (Giovanni), 223, 225, 268.
Toscani (Giov.-Matteo), 7.
Tosone'(Marcello), 103.
Tournon (card. de), 9.
Trachaniotès. V. Tarchaniotès. Tramezzini (Francesco), 43.
Trapezuntius. V. Georges de Trébizonde.
Trendetenburg, 263, 457.
Triclinius (Démêtrius), 143.
Trissino, 254.
Trivulzio (card.), 134, 135.
Tryphiodore, 153.
Turbolo (Angelo et Giuseppe), 12. Turnèbe, 54, 356.
Turriano (Francesco), 50.
Tyrtée, 39.
Tzetzès (Jean), 150, 164, 166, 179, 340, 341, 423.
U
Ubaldini (F.), 75, 80, 249, 311. Ubaldino. V. Bandinelli.
Ubertino, 448.
Uc Faidit, 109.
~datnous Gallus, 381.
UgheHi, 168, 229, 259.
Ugoleti (Angelo), 386.
Ugoleti (Taddeo), 231..
Ugolino, 91.
Ugonio (Pompeo), 177.
Ulpien, 175.
Umpfenbach (Fr.), 237-239.
Urbain VI, 363.
Urbain VII, 24.
Urbin (Due d'). V. Montefeltro et Rovere.
Urceus. V. Codrus.
Urlichs (C.-L.), 203, 206, 222, 275. Utenhove (Charles), junior, 68. Uztarroz, 60, 105.
V
Vacca (Antonio), 6.
Vacherie (Laurent de la), 65.
Vaiiiant, 43.
Valckenaer (L.-G.), 38.
Valde, 280, 453.
Valenti, 31.
Valentinelli, 172, 452.
Valère-Maxime, 359, 367.
Valeriano (Pierio), FMi'tMS, 110,396, 455.
Valerius Probus, 211, 387.
Valerius Flaccus, 276.
Valla (Bernardino), 233, 234. Valla (Giorgio), 165, 167, 168. Valla (Lorenzo), 168, 197, 223, 249. Va)Ie(Oraziodel!a),31,36,63. Valle (Filippo della), 361.
Valori (Baccio), 165, 187.
Valverde (Bart. de), 50.
Vapovicius de Radochonyczo (Bernardus), 253.
Varchi (Benedetto), 4, 312.
Varron, 40, 51, 52, i70, 203, 204, 212, 250, 261, 378, 379, 388, 389, 444.
Vasari, 329.
Vascosan, 261, 271.
Vast (H.). 156, 157, 449.
Végèce, 300, 387, 454.
Veli (Giulio-Cesare), 31, 34.
Velius Longus, 52, 247, 435. Veiteius Paterculus, 53,54,390, 454. Vellutello, 280, 297, 312.
Velser (Marc), 36, 63.
Vergèce (Ange), 160.
Vérone (Guarinus de). V. Guarino. Vérone (Jucundus de). V. Giocondo. Verrius Flaccus, 44, 45.
Vespasiano. V. Bisticci.
Vespi, 199.
Vet.ton(Piero),Pe<)'MSVte<;o?'tM~,10, 13, 35, 44, 60, 66, 67, 70-72, 74, 84, 85, 102, 134-136, 145, 151,165,172,196, 211, 214-216, 233-235, 239, 260, 261, 278, 390, 395, 418, 420, 423, 447.
Vialard (Paul), 65, 68, 452.
Vianello (Francesco), 74.
Vico (Enea), 261, 438.
Victor (Aurelius), 276.
Victor (Publius), 206, 263, 275, 390.
Victorius.V.Vettori.
Viertel, 192.
Vigile (Fabio), 134, 253.
Villamena (F.), 65.
Villani (Giovanni), 156.
Vinarius (Gasp.), 443, 444.
Vincens Amerinus, 202.
Vincentius Romanus, 264.
Vincenzo flamengo, 31.
Vinci (Léonard de), 32, 33. Vindelin de Spire, 203. Virgile, 85-87, 93-99,108,110, 129, 195, 199, 223, 225, 239, 252,
271-273, 276, 295, 296, 362, 373, 381, 382, 399, 409-416, 435, 437. Virgile (Polydore), .387.
Virunio (L. Pontico), 153.
Visconti (E.-Q.), 34, 40, 41.
Viterbe (Egidio de). V. Canisio. Vitruve, 159, 383.
Vittorii, 31.
Vittorio, VM<<M'!MS. V. Vettori. Vittorio (Mariano), 50.
Vogel (E.-G.), 119. Voigt (Georg), 192, 210, 219, 22T, 222. Volterra (Daniele da). 'V. Riocia" relli. J Volterra (Ra.fîaeUo da). V. Ma~ei (R.)..
Vopisco (Gianluigi), 135. Vopiscus, 212, 442.
Vulcob, 34.
Vulsci (L.), 197.
w
Wagner (Ph.), 272.
Wechel, 63, 442.
Weiss, 4.
Wex, 203.
Wiitegiierts (Corn.), 136. Wimmer (Fr.), .173.
Witte (Car!.), 303, 304, 331. Witte (J. de), 39, 136.
Wouwere (J. van der), 137.
Xënophon,104, i05,12),145,147, 150, 156, 177, 184, {90,195,196, 221, 352, 358, 365,367.
Xiphilin (Jean), 169, 170.
Zaccaria (F.-A.), 447.
Zagarola (Muzio et Pompeo da), 31. Zambeccari (Gambie), 220.
Zambrini, 280.
Zamoysky (Jean), 20.
x
Z
Zanchi (Basilio), 6, 64, 254, 258, 259, 418, 424.
Zangarolo (Carlo), 248.
Zannetti (Fr.), 26,50.
Zappella (Giov.), 266.
Zappelli, 131, 176, 243.
Zappi. V. Fontana.
Zavarranoni, 207.
Zeno (Apostolo), 92, 183, 226. Zosime, 64, 339, 442.
Zuccari (Federico), 16.
Zuccari (Taddeo), 13, 16, 91.
Zurita (Geronimo), 105.
TABLE DE RENSEIGNEMENTS
SUR DIVERS SUJETS
Altieri (Bibliothèque et palais), 16, 207, 269.
Ambrosienne (Bibliothèque), 17, Si, 74, 134 sqq., 175, 260 sqq., 295 sqq., et passim.
Angelica. (Bibliothèque), 271.
Athos (Mont), 144.
Avignon, 262, 293.
Barberini (Bibliothèque), 91, 93, 124, 134, 286, 291.
Berne (Bibliothèque de), 62, 433.
Bologne, 10, 34, 73, 91, 134, 135, 170, 254, 368.
Bologne (Bibliotheca S. Salvatoris, à), 168, 230.
Brescia, 166, 168.
British Museum, 60, 71, 74, 85, 134,135, 165, 167, 260, 261, et passim. Caetani (Archives), 24.
Capitole (Musées du), 8, 26.
Capponiana (Collection), à la Vaticane, 270.
Capranica (Collège), 224, 361.
Caprarola, 9, 13,14, 29, 261.
Chigi (Bibliothèque), 172, 242, 307.
Codex (sens du mot), 211.
Codex (Ve<M~), H9.
Collections d'antiquités au xv[" siècle, 5, 11,12, 23, 28,30 sqq., 42, 44, 56, 58, 100, 105, 110, 418.
Concile de Trente, 49, 61, 135, 160, 268.
Conclaves, 24, 6t, 268, 445, 446.
Copistes grecs (noms nouveaux de), 78, 149, 169, 170, 186, 448, 449. Découvertes archéologiques à Rome, 8, 35, 40, 53, 62, 73, 420.
Dresde (Bibliothèque de), 267.
Épigraphie, inscriptions, 8, 35, 36, 51, 63, 71, 154, 207, 246.
Escurial (Bibliothèque de 1'), 47, 81, 113, 167, 175.
Este (Bibliothèque d'), 290, 315.
Farnèse (Palais), 13, 14, 17, 23, 28, 44, 91, 110, 440, 445.
Ferrare, 28, 123, 246, 441, 45).
Florence, 10, 71, 72, 74, 135, 15!, 171, 182, 208, 214, 216, 231, 240, 306, 327, 329, 393, 448,449. V. Laurentienne, Marucelli, Riccardi.
Florence (Archives de), 134, 418.
Français à Rome, 64 sqq., 432 sqq., 447.
Française (Manuscrits de provenance), 85 sqq., 227, 266, 267, 302, 311. Gand (Monastère du Mont-Boudin, à), 276.
Grottaferrata (Bibliothèque de), 118.
Iconographie antique, 40 sqq., 270, 411.
Iconographie de la Renaissance, 32, 33, 166, 429, 431, 449. Iconographie d'Orsini, 16,28.
Lateran (Chapitre de Saint-Jean de), 3, 4, 8, 20, 24, 25, 27, 28, 102, 419, 441.
Laurentienne (Bibliothèque), 10, 71, 155, 182, 194, 208, 234, 280, 286,295, 328, 330, et passim.
Lombarde (Manuscrits d'écriture), 195, 217, 240, 242, 274, 275. Lucques, 135, 264.
Madrid (Bibliothèque de), 152 sqq., 449.
Mantoue, 244, 320, 327.
Marcienne (Bibliothèque), 136, 156,248, 289, 452, etpassim. Marucelli (Bibliothèque), 177, 269.
Messine, 152 sqq., 394.
Milan, 44, 152, 286, 452. V. Ambrosienne. Miniatures et ornements des manuscrits, 145, 169, 194, 199, 201, 204, 217, 219, 226, 240, 268, 276, 301, 305, 311, 327, 362, 366, 367, et passim,. Mont-Cassin (Bibliothèque du), 247, 274.
Munich (Bibliothèque de), 214, 250.
Naples, 24,26, 66,75, 135,148, 218 sqq., 233, 234, 249, 253,319, 327, 430; Naples (Archives de), 137, 397.
Naples (Bibliothèque Nationale de), 36, 67, 137, 148, 212, 217, 269, 285. Naples (Musée de), 16,32, 35, 53. iVb~M ~mta<MtM, 5, 250, 430.
Numismatique, médailles, 17, 25, 31, 34, 43, 57, 61, 63, 116,261, 410, 411,' 418, 422, 438, 439. Orléans, 66, 69.
Otrante, 162, 167.
Padoue, 20, 30, 74 sqq., 92 sqq., 105, 158, 173, 275, 280, 291, 377, 408: sqq.
Papyrus,101,132, 417. Paris (Bibliothèque Nationale de), 74,90, 128, 161, 164, 187, 210, 216, 230, 297, 313, 3i7, 318, 420, et passim.
Parme, 9, 11, 13, 23, 32, 231, 445. Parme (Archives de), 11,134, 160.
Pavie, T~otMM. 287 sqq., 290. 296, 297. Pérouse, 21, 174. !'?.
Pétrarque, CaHs<M!;e?'<' autographe, 101 sqq., 110, 279 sqq., 289, 308, 418, 419, 453.
Pétrarque, feuillets autographes du Vatican, 101 sqq., 281 sqq., 289, 418, 419,453.
Pétrarque, œuvres latines autographes. 101 sqq.. 285 sqq.
Pétrarque, autres autographes, 284, 285, 300, 418, 453.
Pétrarque (iconographie de) et de Laure, 33, 293, 327.
Pierres gravées, 12, 31, 108, 270.
Pindare, codex Ursinianus, 96 sqq., 183, 411 sqq.
Pise, 134, 394, 429.
Pistoia, 80 sqq., 135, 231, 246, 403 sqq.
Piaute, codex Ursinianus (ms. du card. Orsini), 191,218, 369. Pouzzoles, 252.
Provençales (Études), 65, 109, 253, 312 sqq.
Provençaux (Chansonniers), 104, 107 sqq., 110, 312 sqq., 420 sqq. Reliure, 129, 131, 172, 176, 201, 221, 246, 259, 305, 335, 368, et passim. Riccardi (Bibliothèque), 74, 156, 177.
Rimini, 134, 306.
Saint-Denis (Bibliothèque de l'Abbaye de), 85, 86.
Saint~Pierre (Bibliothèque du Chapitre de), 192, 251.
Sixtine (Chapelle), 166, 449.
Table iliaque, 100, 105, 419.
Tarente, 153.
Térence, codex Bembinus, 94 sqq., 110, 120,237 sqq., 280, 410 sqq. Térence, codex Vaticanus, 42, 226, 276, 318.
Tite-Live, codex Puteaneus, 88 sqq.
Urbin (Bibliothèque d'), 92.
Valicellane (Bibliothèque), 157. 263 sqq.
Vaticane (Bibliothèque), 29, 30, 49, 60, 80, 84, 111, 112 sqq., 120 sqq. 145, 159, 163, 198, 228, 248, 262, 313, et p<MSt?n.
Venise, 61, 65, 66, 72, 76, 134., 135, 148, 178, 197, 228, 240, 248, 257, 280, 288, 317, 412, 421, 422. 428, 442. V. Marcienne.
Vérone, 134, 135, 197, 231, 262, 366, 422.
Vienne (Bibliothèque Impériale de), 63, 270, 329.
Virgile, codex AMg'M~t6~i), 85 sqq.
Virgile, codex Mediceus (Carpensis), 110, 272, 273.
Virgile, codex Romanus (VaMcaMMs), 86, 110, 303, 437.
Virgile, codex Vaticanus (Bembinus), 93 sqq., 110, 225, 318, 409 sqq., 451. Virgile, ms. dit des Lusi, 95 sqq., 196, 239, 409 sqq.
Virgile de l'Ambrosienne, 295 sqq.
Viterbe, 4, 9, 22, 147, 260, 445.
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NOTE SUR LA PLANCHE
I. Fac-similé de l'écriture de François Pétrarque. Bibliothèque Vaticane. V. page 290.
II. Fac-similé de l'écriture de Poggio Bracciolini. (Les mots marginaux, sauf un, sont de la main de Pietro Bembo.) Bibliothèque Vaticane. V. p. 193, note 4.
III. Fac-similé de l'écriture de Pomponius Laetus. Bibliothèque Vaticane. V. p. 199, note 2.
IV. Fac-similé de l'écriture de Bernardo Bembo. Bibliothèque Vaticane. V. p. 241, note 1.
V. Fac-similé de l'écriture d'Ange Politien. Bibliothèque Nationale de Paris. V. p. 212, note 2.
VI. Fac-similé de l'écriture de Jean Lascaris. Bibliothèque Vaticane. V. p. 158, note 3.
VII. Fac-similé de l'écriture d'Angelo Colocci. Bibliothèque Vaticane. V. p. 255, note 5.
VIII. Fac-similé de l'écriture de Fulvio Orsini (aux deux tiers de la grandeur de l'original). Bibliothèque Nationale de Paris. V. p. 314, note 1.
A~CERS.– IMPRIMERIE BUR~NETC'c, RUE GARNIER, 4.