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Notice complète:

Titre : Bulletin de la Société de linguistique de Paris

Auteur : Société de linguistique de Paris

Éditeur : Klincksieck (Paris)

Éditeur : Edouard Champion (Paris)

Éditeur : Éd. Peeters (Paris)

Date d'édition : 1912

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Description : 1912 (T18,N60)-1913 (T18,N61).

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k321590

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb343492767

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb343492767/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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en tant que moyen d'action et moyen d'expression, il faudrait partir « de la pensée et de ta vie )) on ne pourra se rendre compte des résultats qu'on obtiendrait ainsi qu'une fois que l'étude sera faite. H est à craindre qu'elle ne soit bien difficile et que les conclusions ne manquent de précision. La conférence de M. Bally n'exprime à ce point de vue qu'un désir, elle ne fournit même pas à proprement parler un programme de recherches.

Il n'y a pas besoin d'ignorer l'histoire de la langue pour se rendre un compte exact de son présent, et peut-être au contraire. Quoique j'aie étudié l'histoire du français, j'ai souvent enseigné dans mes cours que, en français, le féminin des adjectifs se forme en ajoutant une consonne (variable suivant les cas) à la forme du masculin: grand 1 grande, petit 1 petite, MOM~a~ M~Mu~Me, /OHO longue, ou, en faisant varier une consonne finale: sec sèche, MeM/ ) uc!<u~, etc., ou en ajoutant une consonne et en faisant varier le vocalisme bon 1 bonne, etc., et j'ai aussi enseigné que le pluriel se caractérise, dans les mots à initiale vocatique,parunzpréfixé:o~e j 1 les hommes, ;< enfant 1 des e~/anAs, ;"<?!e ~oMs aimons, etc. (cf. p. 43 du livre étudié). La connaissance de l'histoire ne nuit pas à de pareilles constatations. Si les grammaires enseignent que le pluriel de il aime est z~a/M~ avec un -nt final, ce n'est pas la faute de la linguistique historique c'est que les grammairiens doivent enseigner l'orthographe 'officielle il n'est pas au pouvoir des linguistes de la modifier non plus que la langue, même s'ils la jugent défectueuse.

Dans sa seconde conférence, M. Bally discute la question de savoir si les langues progressent, et il conclut qu'on n'en peut rien savoir. Evidemment avec raison, et un peu trop évidemment; car il faudrait, pour savoir si les langues progressent, avoir défini un état idéal, dont personne n'a encore convenu. Mais il y a une question réelle, qui comporte sans doute une solution, et que M. Bally ne pose guère: les langues ne s'adaptent-elles pas progressivement à l'état de civilisation où est parvenue l'humanité? et comme la part de l'intelligence devient de