ï8 ACADÉMIE DES SCIENCES. fois aujourd'hui, qu'un représentant de la division des membres libres peut accéder à l'honneur de prendre la présidence. Je voudrais joindre à notre reconnaissance l'expression de mes remerciements personnels pour la sympathie que vous m'avez témoignée en me choisissant pour exercer cette haute fonction, à laquelle la liste de mes prédécesseurs assure un indiscutable éclat. Depuis un an, en suivant de plus près vos débats, j'ai pu reconnaître l'autorité de l'éminent botaniste auquel je succède et apprécier le dévoue- ment de M. Auguste Chevalier qui, après une longue carrière consacrée à l'étude et au développement de nos territoires d'outre-mer dont il connaît si bien les habitants et les ressources, a tenu à les parcourir jusqu'à un âge où d'autres se seraient contentés de les regarder de loin. Cette même énergie, il l'a mise au service du bureau de notre Académie, sans prendre le repos auquel ses longs et brillants services lui donnaient bien droit; permettez-moi de lui présenter, de votre part, nos affectueux remerciements. Comme M. Chevalier, le nouveau vice-président qui prend place au bureau est un explorateur des grands espaces de la Terre; mais ce ne sont pas les végétaux, ce sont les êtres vivants de la mer qui l'ont attiré. Zoologiste et biologiste éminent, M. Louis Fage, comme professeur au Muséum et à l'Institut océanographique s'est illustré par des travaux de premier ordre, Tout dernièrement, M. Courrier le félicitait du dévouement qu'il ne cessait de montrer pour tout ce qui concerne l'Académie des Sciences; il nous en donne aujourd'hui une nouvelle preuve, je l'en remercie en votre nom. Une chose m'a frappé dans la physionomie actuelle de nos séances, je ne parle pas du peu de silence avec lequel nous écoutons souvent les communications qui nous sont faites; nous y sommes habitués, et nous savons qu'à côté de ses inconvénients, ce désordre apparent a aussi l'avan- tage de refléter le plaisir que nous avons à causer ensemble, souvent pour le plus grand profit de l'avenir de notre Compagnie. Peut-être faudrait-il seulement donner un peu plus de solennité à l'accueil que nous faisons aux illustres savants étrangers, dont nous avons l'honneur de recevoir la visite. Une remarque analogue pourrait s'appliquer au cas ou un nouvel élu prend séance. Ce que j'ai cru également constater, c'est que la présentation au tableau de celles des Notes des Comptes Rendus qui sont exposées au cours des séances, se faisait plus rare qu'autrefois. Si l'on retirait les présentations d'Ouvrages, certaines de nos séances seraient assez vides. Cela tient, je crois, à la spécialisation de plus en plus grande des sujets traités je vous demanderai la permission de revenir tout à l'heure sur ce fait qui est attesté par les très nombreuses rubriques, il y en a aujourd'hui