ARCHIVES ADMINISTRATIVES 54 LV. juin 1306. SENTENCE arbitrale prononcée entre dejix bourgeois, sur un différend particulier. Archiv. de l'Hôtel-de- Ville renseign. Nous, eschevin de Rains, faisons à savoir à tous cens qui ces présentes lettres verront et orront, que comme de la descorde qui estoit entre Oudart dit de Ruffi, d'une part, et Jehesson fil Herbert, dit le Thiés, citoyen de Rains, d'autre, seur ce que cis Oudars disoit que lidiz Jéhessons l'avoit ferut dou poing seur le visage, et pris par la poitrine, et abatut à terre, et ferut trois cous dou piet seur la poitrine sans cause rainnaule, mise soit faite seur Pierre dit Pascart, et Aubri dit Chevalier, tant comme arbitres arbitrateurs, ou amiables composi- teurs, de haut et de bas, et aient lidit arbitre receut en eus le fais dou compromis, ainsis comme ces choses, et autres, sont plus plaine- ment contenues en lettres seelées dou seel de l'eschevinage de Rains, desqueiles la teneurs est teiz s» mari 1305 Nous eschevin de Rains, faisons asavoir à tous ceus qui ces présentes ou 14 mars lettres verront et orront, que comme descorde fut entre Oudart dit 1300 de Ruffi d'une part, et Jéhesson fil Herbert, dit le Thiés, citoyen de Rains, d'autre, seur ce que cis Oudars disoit que cis Jéhessons l'avoit ferut dou poing seur le visage. laqueile chose cis Jéhessons ne con- nissoit mie; à la parfin, pour bien de pais, et 'par conseil de bonnes gens lesdites parties vinrent pour ce, en leurs propres persones pardevant nous, et pardevant Tiébaut de Germent, sergent le prévôt de Rains, à ce espéciaument appeleit, comme justice, et se misent de la descorde deseurdite seur Pierre dit Pascart, et Aubri dit Chevalier, telle sorte, qu'on ne leur permettoit parler à personne, ny ntesme de leur donner à manger, ne consolation aucune; et quelque requeste que fissent les eschevins, ou autres, encore que lesdictz prisonniers offrissent d'ester à droict par devant lesdictz eschevins, suivant le point de la charte, on ne les pou- voit recroire, ou retirer de prison, sy ce n'estoit par argent; et pour telz griefs, les eschevins estoient contrainctz d'aller cha- cune fois au roy, ou à la court, à grans fraictz et lorsque on les avoit retiré, et mis à délyvrance, lesdictz officiers reprenoient d'aultres bourgeois, et par ainsy c'estoit tousjours à recommancer; quy bailla occa- sion aux eschevins de faire appeller l'arche- vesque en la court de parlement, et requé- roient provision leur estre faicte par ladicte court, pour cas semblables, à l'advenir. (Rogier, Bibl. Roy., Reims, Cart. -nu, part. i, p. g et io.-Bibl. de Reims, tom Il, fol. 8.)