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Titre : Le Magasin pittoresque / publié... sous la direction de M. Édouard Charton

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1833-1938

Contributeur : Charton, Édouard (1807-1890). Directeur de publication

Contributeur : Desportes, François. Rédacteur

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Identifiant : ark:/12148/cb32810629m/date

Identifiant : ISSN 17707080

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32810629m

Description : Périodicité : Hebdomadaire ; bi-mensuel ; mensuel

Description : Etat de collection : 1833 (année 1)-1912 (sér. 2, t. 13, année 80)

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 12/01/2009

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Titre : Le Magasin pittoresque / publié... sous la direction de M. Édouard Charton

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Maine: 3 pages trouvées

p.15 (1)
par notre volonté ou par terre et de fragments de rocher, conduit par une pente à notre faute, c'est faire même affront à la conscience hu- un double vestibule large d'environ 25 pieds et long de 45 maine. et percé de quatre portes, dont une seulement donne accès Il y a de la fortune dans la vie

p.190 (1)
, cette idée claire et L'~uc. FEMELLE, o~ DE CULTURE vraie I"' nous P~ M °~ a désirer de es L EPUCA'l'10N gQ.~m~ OtP DE LA CULTURE lui ressembler, est le plus noble apanage de la nature huDE maine, je pourrais ajouter, des natures célestes. Élever ou cultiver quelque chose, une plante, un ani- Et notez

p.374 (1)
des microscopes modernes, est ainsi composé A, colonne de support immobile; se vissant sur la cassette dans laquelle se renferment l'instrument et ses accessoires. B, pièce horizontale, articulée sur la colonne au (') Communiqué par M. docteur D. de SMnt-CMmcat, près Saumur (Maine-et-Loire)..

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~0 _MAGASIN PITTORESQUE:

leur cours ce sable et ces pierres durant les six jours de ta
semaine, et se reposent et demeurent tranquilles le jour du
sabbat. Le bruit de. ces eaux, de ces pierres et de ce sable
est semhiaMeaH fracas du tonnerre, on des Bots de la mer
et des vents orageux, au point qu'on entend pendant la nuit
le bruit qu'ils font, jusqu'à une distance d'une demi-journée
de marche.

La largeur de la rivière est de 200 coudées, environ
l'espace que parcourt une flèche. Personne ne peut la tra-
verser sans qu'elle soit en-repos; le jour du samedi, dès
qu'elle cesse de couler, un feu s'élève sur toute l'étendue
des deux rives, et jette de si grandes flammes depuis le
commencement jusqu'à la fin du sabbat, que personne n'en
peut approcher qu'àla.distaace d'un demi-miDe de chaque
coté du sabbatique. Ce feu embrase'toutce qui, au~envi-
rons de la rivière, sort do la terre et porte racine'
Néanmoins, pendant tous les six. jours ouvrables, beau-
coup d'individus des tribus'de Dan, Zabulon, Aser et
Nepiitati, vont avec leurs troupeaux au bord de la rivière, et
crient: « Nos frères, enfants des tribus des 7csc/H'oM!,
montrez-nous des chameaux, des chiens, et des chevaux! »
Ils s'étonnent en les voyant, et disent :*« Qu~ ce chameau
est grand! que sa tête est longue et sa queue courte! Que
ce chien est beau, ce cheval majestueux » Puis ils se sa-
luent et se séparent.

Les eaux de la rivière sabbatique sont trés-améres per-
sonne ne peut ni en boire ni en user pour arroser ses
champs. Il y a d'autres sources qui se jettent toutes dans
un seul lac et arrosent toute cette région. Dans ce lac il y
a beaucoup de poissons, et sur ses rives volent des oiseaux
de toute espèce. Ces poissons sont exquis, et leur couleur
est admirablement belle; leurs écailles servent à orner la
t~te des vierges du pays. Parmi ces oiseaux, il en est qui
chantent si harmonieusement et avec tant de charme, qu'à
leur ramage le berger quitte ses troupeaux le laboureur,
sa charrue, et tous viennent s'endormir dans l'extase et
l'enchantement.

Le sol du pays de la tribu de Moïse est gras et fertile
ils y sèment du lin, y élèvent des vers à soie ils fabriquent
des habits très-riches et des tuniques tissues en or et en
argent, car ils possèdent beaucoup d'argent et beaucoup
d'or. Leurs jardins leur fournissent des .vergers et toutes
sortes de fruits, tout genre de légumes, tels que des melons,,
des oignons, de l'ail, du froment, de l'orge, et produisent
tout au centuple. r

Le manuscrit se termine par ces lignes

Eldad s'énonçait avec grâce, et il appelait chaque objet
dans' !a langue sainte, qu'il possédait parfaitement, et plu-
sieurs savants ont recueilli ses mots hébreux pour enrichir
leur langue. D'autres ont fait des ouvrages sous son nom
qui sont pleins d'ignorance et de mensonge. Il suffit de
citer le nom d'Eldad pour donner un démenti à ces écrits
car ce juste était un homme véridique, et rien ne lui était
inconnu. <

` KAIMWAN.

Cette ville, dit un auteur arabe, est située au milieu
d'une plaine étendue. Au nord estlamer de Tunis; âl'orient,
la mer de Safakes et de Râbes; la plus voisine est la mer
Orientale, qui est à.une distance d'un jour de marche. De e
cette ville à la montagne, on compte également une journée.
A l'orient se trouve un marais salé. Les terres de tous ces
cantons sont d'une fertilité admirable; mais toutes le cèdent
an territoire occidental, appelé la plaine de Dawarah,
les grains, dans une année abondante, produisent cent pour
un. L'air de ce canton est parfaitement sain et salubre: Le
médecin Ztad-ben-Halioun, lorsqu'i! sortait de Kâîrowan

pouf se rendreâRakkàdah, et qu'H passait devant la porte
d'Asram, ne manquait pas de relever son turban et de se
découvrir ta tête afin de recevoir, comme un remède satu-
taire, l'impression d'une atmosphère si pure. Kaïrowan a.
eu de tout temps huit enclos, dont quatre sont en dehors et
quatre en dedans des remparts. Les 'marchands ou les
voyageurs qui voulaient entrer dans Kaïrowan des denrées
susceptibles de payer des droits étaient tenus de passer par
Sabrah, ville yoisine. La ville a quatorze portes porte des
Palmiers, la porte de la Tradition, la porte de la Fabrique,
la porte Neuve, la porte du Printemps,.etc. ') (Notice d'un
manuscrit arabe contenant la description de l'Afrique, et in-
titulé 7M Fi~OM'es <f:< temps, et les routes et les empires,
conservé âtaBMothèque impériale. Voy. t. XII desA''o-
tices ei èxtraits des msK~cnfs a'e la Bibliothèque ~M't'ot et
<a~'a! bibliothèques; 1831. M. Quatremère de Quincy
sq)pose que cepeut être un fragment d'un 'Traité:de géo-
graphie et d'histoire composé par Abou-OI)aM, de Cordoue,
vers l'an de t'hégyre 353. La mosquée de Kai'rowan était
célèbre; on y admirait surtout deux magnifiques colonnes
de pierre rouge marquée de taches jaunes. On assurait que
l'empereur de Constantinople avait offert pour ces colonnes
leur pesant d'or, lorsqu'elles ornaient une égtise antique.
Le minaret avait 60 coudées de hauteur.)

LA ttANDRÂGORE.

La mandragore, qu'Etdad appette f( l'arbre à la face
d'homme, n et dont le nom scientifique est ~K;'opa ~<:n-
dra~'s (Soianêes), est une planté vénéneuse; elle agit
comme narcotique, etavccpkts d'énergie que la belladone.
Elle croît naturellement dans les- bois et sur les bords des
rivières, dans lesendroits ou les rayons du soleil ne pénétrent
point. On la trouve surtout dans le Levant, en Italie et en
Espagne. Sa racine est épaisse, vivace, longue, fusiforme,
MancMtre en dehors, souventsimp)e, quelquefois partagée
en deux ou trois-parties, et garnie de fibres menues elle
donne naissance à plusieurs feuilles ovales, oblongues, ré-
trécies à leur base, grandes, onduiées sur leurs bords, et
étalées en rond sur ta terre. Les fleurs tte la mandragore
sont blanchâtres, légèrement teintes de pourpre, et solitaires
sur des hampes plus courtes que les feuilles et naissant
immédiatement de la'racine. Le fruit ressemble à une très-
petite pomme c'est une baie'charnue, molle, jaunâtre lors-
qu'elle est mûre, et d'une odeur fétide, de même quela plante
tout entière.

La racine v elue et'queiquefois bifurquée de la mandragore
t'a fait comparer, dès les temps les plus anciens, et chez
tous les peuples, à un corps humain.

Théophrastc appelle cette plante "a)~opo?M~i'tO~ (a é
forme humaine), et Columelle la surnomme Mm!o?M
(demi-homme)..

Les anciens la faisaient entrer dans la composition des
philtres.

An moyen âge, le mot seul de mandragore causait une
sorte de frémissement. On ne pouvait songer au petit homme
planté sans effroi. Quand on arrachait la plante de terre,
elle poussait des gémissements. Cependant, celui qui pou-
vait la posséder était riche et heureux jamais, H suffisait
de la placer dans un coffre à argent le nombre des pièces
de monnaie qu'on y enfermait avec elle doublait chaque
jour. Si on la portait en des lieux l'on soupçonnait que
des trésors avaient été enfouis, elle les faisait aussitôt dé-
couvrir, s'étancant d'ette-même vers la cachette. Mais il
n'était pas facile de se procurer la mandragore; it fatiait ia
cueillir sous un gibet, en observant certains rites, et au
risque de la mort si l'on se trompait dans tes détails très-
cpmptiqfiés. de cette conjuration. Toutefois, il y avait un
moyen .d'échapper à ces périls c'était de faire cueillir

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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