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Notice complète:

Titre : Le Magasin pittoresque / publié... sous la direction de M. Édouard Charton

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1854

Contributeur : Charton, Édouard (1807-1890). Directeur de publication

Contributeur : Desportes, François. Rédacteur

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

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Description : 1854 (A22).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k314378

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32810629m

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32810629m/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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)) Tous les voisins furent saisis de crainte, et le bruit de toutes ces choses se répandit dans toutes les montagnes de la Judée (1). b

LA DERNIÈRE ETAPE.

JOURNAL D'UN'YIEtLLAJtD.

Suite.oy. p. 6,10, 39, M, M, 78, 98.

X!f. MONSIEUR BAPTISTE.

J'ai parlé à Roger du projet de mariage de nos serviteurs il a mis beaucoup de grâce à en faciliter l'exécution. Il gardera René qui est accoutumé, dit-il, à ses gronderies, et ~Félicite surveillera seule le petit commerce .qu'ils veulent entreprendre.

Reste à chercher quelqu'un qui puisse la remplacer chez moi. Roger m'a proposé un domestique devenu libre par la mort du comte de Farel. Le comte était un philosophe de l'école du Contrat social, un peu bizarre, mais adonné à toutes les grandes vertus. Ceux qui riaient de ses idées ne le rencontraient jamais sans se découvrir. Son valet a été formé par lui; c'est aussi, dit-on, un philosophe, grand lecteur à ses moments de loisir, et qui parle comme un avocat. Roger, qui le connaît et en fait cas, a proposé de me l'envoyer dés aujourd'hui. J'ai accepté, et, à l'heure dite, notre homme est arrive. °

C'est un petit vieillard maigre, propret, mais formaliste. Il a essuyé ses pieds trois fois avant de dépasser le seuil de mon cabinet, il a salue et s'est nomme ° Monsieur Baptiste.

Je l'ai regardé avec un peu d'hésitation.

C'est vous que m'envoie mon ami Roger? w Moi-même, Monsieur.

Vous avez servi le comte de Faret?

fendant seize ans.

Vous cherchez une place?

Et l'on m'a dit que Monsieur en avait une. Alors causons. monsieur Baptiste.

Je viens pour cela, Monsieur.

Et comme il s'est aperçu que j'oubliais de lui offrir un siège, il en a pris un (le plus modeste) et il a attendu mes questions.

Je l'ai interrogé sur ce qu'il savait faire; il a répondu nettement, sans, vanterie, de manière à me convaincre qu'il pouvait sumre à tout. La modestie de mon ménage ne le rebute pas; il s'accommode de la médiocrité des gages. J'ai cru inutile de pousser plus loin mes investigations, et je lui ai dit

–En voilà assez, tout est convenu; je vous arrête, Baptiste.

Monsieur Baptiste, a-t-il repris gravement. Je l'ai regarde.

Ah! vous tenez à ce que je n'oublie point ce mot? Par la raison que je ne l'oublierai jamais en parlant a Monsieur.

Je n'ai pu m'empêcher de sourire.

Cela peut paraître singulier à Monsieur, a-t-it ajouté avec calme; mais j'ai mes raisons.

Et puis-je vous les demander sans indiscrétion, monsieur Baptiste?

Certainement, dans le. cas où cela intéresserait Monsieur.

Beaucoup.

Eh bien je crois que le langage inSue sur les habitudes, et que la trop grande familiarité de termes finit par se traduire en manque d'égards.

~') Yoy. tes versets <9 et suivants du même chapitre, où i'evangeliste exptique comment Zacharie était devenu nmet.

La remarque est de vous, monsieur Baptiste? Non, Monsieur, elle est de M. le comte. qui était, comme Monsieur le sait peut-être, un véritable sage. mais j'ai cru reconnaître sa justesse dans ma petite expérience. –Je suis de votre avis, monsieur Baptiste.

C'est un honneur et un plaisir pour moi, Monsieur. Je vois que vous avez des principes.

C'est-à-dire que M. le comte m'a fait réftéchir a la position respective des maîtres et des domestiques. · Et vous avez trouve?.

Qu'en avilissant le plus souvent les uns, elle corrompait les autres.

Oh oh! voilà de bien gros mots, monsieur Baptiste 1 Pas plus gros que les choses, Monsieur. Dans la domesticité ordinaire, il semble que le maître ait seulement des droits, le serviteur seulement des devoirs; d'où il résulte que le premier tend toujours à l'abus, le second à la révolte. Et que! remède voyez-vous cela, monsieur Baptiste? M. le comte m'a fait comprendre qu'il n'y eu avait qu'un seul, Monsieur le respect rëdproque. Quand le commandement est poli, l'obéissance n'a rien qui puisse révolter. Je ne m'en étais pas rendu compte autrefois; je trouvais seulement dur de me soumettre. A mon âge, la domesticité me paraissait humiliante pour un vieillard. M. le comte m'a enseigné le moyen de la relever.

–Comment cola?

En exigeant plus d'égards que ds gages, Monsieur, et en rendant mes services assez utiles pour qu'on craigne de tes perdre. On a beau n'être qu'un domestique, quand les cheveux commencenrâ blanchir, il faut sauvegarder sa di-

gnité.

Vous avez raison me suis-je écrié; que Dieu me pardonne, monsieur Baptiste, d'avoir tout a l'heure souri vous me faites voir, pour la première fois, la vieillesse noble sous la livrée, Je crains seulement que vous ne trouviez pas beaucoup de maîtres pareils au comte.

Je le sais, Monsieur; on le traitait d'original. Dites de cerveau timbré.

Peut-ctre; mais comme on m'a dit què Monsieur lui ressemblait un peu.

–Moi! me suis-je écrie en, riant; sur mon âme, on m'a fait trop d'honneur. Je tâcherai cependant de ne pas déchoir dans votre opinion mais si, involontairement, je vous blessais en quelque chose.

J'avertirais Monsieur.

Soit. Au revoir, monsieur Baptiste.

J'ai l'honneur de saluer Monsieur.

H s'est incliné gravement comme un ambassadeur en audience de congé, et il a disparu.

Décidément je veux essayer ~f. &!p~s~; ce sera un moyen de m'améliorer. Nos domestiques ne sont habituellement que les complaisants ou les victimes de nos travers, je suis curieux d'en avoir un qui s'en fera franchement le juge.'S'il ne me sert point, eh bien il m'élèvera l'éducation ne doit s'achever qu'a la tombe.

La suite S M~e <tM~'C ~M'SMOn.

ANECDOTES TURQUES.

Il n'est personne qui n'ait entendu parie!' des innombrables étab~ssements d'éducation et de charité'que les lazaristes, assistés des frères de la doctrine chrétienne et des filles de Saint-Vincent (le Paut, ont fondés et entretiennent dans le Levant. La seule mission de Constantinople, il y a trois ou quatre années, instruisait dans ses éco!es près de 1 600 enfants des doux sexes, sans parler de ses hospices, de ses crèches, salles d'asile et dispensaires, qui secouraient an-