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Titre : Le Magasin pittoresque / publié... sous la direction de M. Édouard Charton

Éditeur : [s.n.] (Paris)

Date d'édition : 1854

Contributeur : Charton, Édouard (1807-1890). Directeur de publication

Contributeur : Desportes, François. Rédacteur

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

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Description : 1854 (A22).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k314378

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32810629m

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32810629m/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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bien bagué peut voyager sans grande précaution et sans danger pour les fruits qu'il contient, non-seulement en bateau et en wagon de chemin de fer, mais encore sur l'impériale d'une diligence, ou même dans une mauvaise charrette et par de mauvais chemins.

Le procédé qui vient d'être décrit n'est guère pratiqué ni connu hors des départements qui environnent celui de la Seine, et qui envoient des fruits à Paris. A mesure que se complète le réseau de chemins de fer aboutissant à la capitale, les départements du centre et du midi se mettent en mesure de profiter des avantages résultant de ces voies rapides de communication. De vastes vergers récemment plantés livreront dans un avenir prochain des quantités importantes de toutes sortes de fruits à la consommation parisienne. Parmi ces fruits, les cerises, guignes, bigarreaux, ne pourront arriver en bon état à leur destination que dans des paniers soigneusement bagués.

Les cerises des départements du midi se vendent a Paris à des prix fabuleux, à l'époque le rayon de Paris n'en a pas encore à envoyer au marché on en jugera par le calcul suivant. Un kilogramme de cerises est vendu, rendu à Paris, 2 francs, dans la seconde quinzaine de mai. Des revendeurs achètent ces premières cerises pour en garnir des hâtons ornés de feuilles de muguet ptiées chaque bâton porte six cerises, du poids moyen de 3 grammes et un tiers. On peut donc faire, avec un kilogramme de cerises, cinquante bâtons vendus 10 centimes !a pièce. Amsi, d'un kilogramme de cerises, la revendeuse retire, paria vente des bâtons de cerises, a francs dont faut déduire le prix très-minime des bâtons et des feuilles de muguet.

Après les fruits rouges, le fruit le plus difficile à bien emballer c'est le raisin. Dans toutes les communes qui expédient sur Paris l'excellent chasselas vendu sous le nom de chasselas de Fontainebleau, et dont Thomery est le centre, de nombreuses compagnies de femmes et d'enfants vont chercher dans les forêts de Fontainebleau, de Ferrières, de Sercette et d'Orléans, ta fougère nécessaire à J'emballage du raisin; on la fait sécher avec soin, après avoir enlevé les tiges et les grosses eûtes des feuilles, afin de les avoir prêtes au moment de s'en servir. Le raisin est déposé au milieu de la fougère, dans des feuilles de papier non collé, puis rechargé d'un lit épais de fougère maintenu par des brins d'osier fin. L'élasticité particulière à la fougère sèche préserve de tout froissement le raisin ainsi emballé.

L'inconstance du climat de Paris ne permet pas de compter sur la régularité des récoltes d'abricots dans les jardins et les vergers des environs de la capitale; on a en moyenne une pleine récolte d'abricots tous les cinq ans. Dans les intervalles, Paris tire ce fruit, toujours cher et recherché, des départements du Puy-de-Dôme et de l'Allier. On cueille les abricots un peu avant leur maturité, afin qu'ils ne se détériorent pas pendant le trajet; ils sont ensuite emballés dans des boîtes plates et expédiés par le chemin de fer. Ils arrivent en bon état et achèvent de mûrir dans les boîtes; on ne les livre à la consommation que quelques jours après leur arrivée.

Rouen, le Havre, Fécamp et Dieppe expédient pour la Russie, la Suéde et la Norvège des navires chargés de pommes. Chaque fruit est enveloppé dans une feuille de papier gris commun on emplit de pommes ainsi disposées de grandes caisses qui en contiennent au delà de mille chacune; afin qu'elles n'éprouvent aucun ballottage pendant le trajet, les intervalles entre les pommes sont soigneusement remplis avec des rognures de papier fortement comprimées. Les meilleures reinettes, particulièrement la reinette grise, sont les espèces qui, soigneusement emballées de cette manière, supportent le mieux une<-longue navigation.

Le même procédé d'emballage est employé pour les oranges du Portugal, de Maite, des Baléares et des îtes Acores, dont toute la récolte est destinée a l'exportation. Les caisses d'oranges sont plus petites que les caisses aux pommes le peu de consistance des oranges ne permet pas de les entasser en grand nombre dans un si étroit espace. Les figues et les dattes d'Orient, emballées dans des paniers ou des caisses, sont l'objet d'un commerce immense. Dans le royaume de Darfour (Afrique centrale), les corbeilles de dattes d'un poids déterminé remplissent les fonctions de monnaie; un certain nombre de ces corbeilles représente un cheval, un chameau, un -vêtement, une mesure de grain, et est reçu en échange de ces objets

Blumenbach divise les hommes en cinq races; Kant, en trois.

L'écheHe de la dignité humaine, d'après Blumenbach, peut être figurée ainsi

Caucasiens ou Européens.

TRIESTE.

C'est l'une des récentes métropoles commerciales de l'Europe, et l'une des plus anciennes cités de l'Adriatique. Elle fut fondée 600 ans avant l'ére chrétienne, par une tribu de Thraces qui, forcée de fuir devant un ennemi puissant, ou entraînée par un aventureux désir de migration, remonta le Danube, s'implanta dans l'Ister, et y bâtit plusieurs autres villes, entre autres Pola.

Pola n'est plus aujourd'hui qu'une espèce de bourgade sans importance, remarquable seulement par ses antiquités romaines, et Trieste fait chaque jour de nouveaux progrès. Mais que de temps elle a langui, que de luttes désastreuses elle a souffertes, avant d'en venir à prendre son vigoureux essor, avant de recueillir l'héritage maritime de Venise Vers l'année 180 avant Jésus-Christ, elle est prise par les Romains, qui y placent une colonie trop faible pour la défendre. Elle est successivement saccagée par les Gépides, par les Goths, par les Lombards. Relevée une première fois de ses ruines par Octave Auguste, une autre fois par les Byzantins, elle est incorporée dans l'exarchat de Ravenne, conquise par Charlemagne, livrée au duc de Frioul, et enfin subjuguée par les Vénitiens. En même temps, les patriarches d'Aquilée, les margraves d'Istrie les ducs de Carinthie, se disputent sa possession.

Attaquée tour à tour par ses ambitieux voisins, prise et reprise par l'un et par l'autre, et, chaque fois qu'elle suc- combe, condamnée à payer elle-même les frais de la guerre, la malheureuse ville, pour en finir de ces fatales rivalités, se résout à s'imposer efle-méme un autre maître elle invoque l'appui de l'Empire germanique, et se donne volontairement a Charles IV, lequel la remet galamment à son frère, patriarche d'Aquilée. Les Vénitiens l'envahissent de nouveau et de nouveau elle en appelle a l'Autriche, qui veut bien enfin la compter dans ses domaines et lui assurer sa protection mais quelle protection Jusqu'au régne de Maximilien, Trieste reste tributaire de Venise, et jusqu'en ni sa navigation reste soumise aux exactions de l'impé-