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Full bibliographic record:

Titre : L'Univers. , Algérie / par MM. les capitaines du génie Rozet et Carette. États tripolitains / par M. le Dr Ferd. Hoefer. Tunis / par le Dr Louis Frank,...

Auteur : Rozet, Claude-Antoine (1798-1858)

Auteur : Carette, Ernest (1808-1890)

Auteur : Frank, Louis (1761-1825)

Éditeur : Firmin Didot frères (Paris)

Date d'édition : 1850

Sujet : Algérie -- Histoire

Sujet : Algérie -- Géographie

Sujet : Tripoli (Liban)

Sujet : Tripoli (Libye)

Sujet : Tunis (Tunisie) -- Histoire

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 parties en 1 vol. (32-347-128-228 p.-[7] f. de pl.-[1] dépl.) : carte et pl. gravées ; in-8

Format : application/pdf

Description : Comprend : États tripolitains ; Tunis ; Précis historique des révolutions de Tunis

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k30796c

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39203147m

Relation : Titre d'ensemble : L'Univers : histoire et description de tous les peuples

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308770555

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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certaine distance, ne former dans toute son étendue qu'un même jardm, rempli d'arbres fruitiers de toutes les espèces, et surtout d'un grand nombre d'oliviers; les sentiers qui passent entre les portes diverses de ce jardin sont eux-mêmes bordés de jolis peupliers, de noyers et d'autres arbres, dont la verdure concourt encore à augmenter l'illusion de cette délicieuse perspective.

Le premier objet qui frappe la vue en entrant dans la ville du côté qui regarde le sud-est est une porte gigantesque, construite en grosses pierres de taille noirâtres (1). Sa partie supérieure est ornée d'une belle tête de belier, coiffée d'une paire de grandes cornes très-élégamment enroulées, et au-dessous de laquelle on lit le mot latin AVXILIO. Ou trouve cette formule assez communément employée par les Romains. auxquels on doitla construction de cette antique porte des inscriptions de ce genre étaient placées particulièrement par eux sur des portes destinées à faciliter certaines issues supplémentaires et indépendantes des portes principales des villes, ou à procurer durant un s)egel entrée d'un secours dans la cité attaquée. La tête de bélier, avec ses deux cornes, indiquait probablement l'abondance et la fertilité des terres,'dont les productions étaient introduites par cette porte, pour les besoins habituels des habitants. ) t 'r

Peut-être aussi cette tête de bélier, jointe au mot Avxino, qui l'accoinpagne, n'était-etle autre chose qu une dédicace à Jupiter-Ammon, implorant son secours en faveur des pèlerins qui sortaient par cette porte pour prendre la route de sontemple et se rendre a Oasis Ammonien (2). Peut-être encore la ville (i) rofM ci-après, ta planche n" x6. (2) Personne n'ignore que Jupiter-Ammon était représt-nté avec une tête de bélier, ce qui lui a fait donner par Hérodote (lib. U, cap. 4) )'épithe!e de xpMTtp6<rM~o<;etpar Luca)n ()ib. IT!.) celle de fortis cornibus ~mmo/! la tête de bélier, comme embieme de Jupiter Amnton. se trouve sur un assez grand nombre de médailles. Celles d'Alexandre representem la tète de ce prince ornée de cornes d) bélier, a cause de la prétention qu'il avait d. descendre de Jupiter-Ammon, et ce genre d< 3" Livraison. (TUNIS.)

elte-même était-elle consacrée à JupiterAmman et le reconnaissait-elle pour son protecteur particulier.

Quelle que soit l'hypothèse que l'on adopte, on doit avouer que la ville n'a d'autre beauté que sa position pittoresque l'aspect de t'intérieur est triste et sévère, la plupart des maisons y étant bâties sans élégance, pten partie de pierres de taille, analogues à celles dont la grande porte ci-dessus décrite est construite, pierres qui sont incontfstablement des débris des monuments qui ornaient l'ancienne ville, beaucoup plus belle et plus grande que celle d'aujourd'hui.

On voit sourdrede tous cotés, soit dans la montagne, soit dans la plaine, des sources abondantes, dont les ruisseaux fournissent de l'eau aux maisons et aux jardins c'est sans doute l'abondance de ces eaux, ainsi que leur pureté, qui a engagé les bonnetiers, les foulons et les mégissiers de Tunis à venir établir leurs fabriques dans ce lieu (3).

L'endroit de toute la Régence ou l'on respire l'air le plus pur et le plus salutaire, c'est, sans contredit, ~cghouân la température en est même beaucoup plus régulière, et la chalfur plus modérée, que celle de Tunis; l'hiver, en revanche, y est infiniment plus froid, à cause de la proximité de plusieurs montagnes fort élevées dont la chaîne s'étend au nord-est.

Quoi qu'il en soit, il n'y a, dans toutes les contrées dépendantes de Tunis, que cette petite ville qui réunisse autant d'avantages et d'agréments, et ou pourrait s'étonner que les Tunisiens ne fassent pas construire dans les alentours des diadème se retrouve encore sur les médailles des rois de Macédoine, de Thrace et de Syrie, qui s'étaient partagé l'empire de l'illustre conquérant plus tard, un roi des Perses, ~o/, qui prenait le titre de second Alexandre, avait également adopté ce genre de parure royale. Le bélier était aussi chez les Grecs l'at tribut de Mercure, protecteur des troupeaux. (J.J.M.) ~3)Leseauxde~f:~oMansontsurtoutrenommées pour la teinture des bonnets feutrés (M~OM/i)enécar)ate:ontrouveaussta à .Z~/tOHan et aux environs un grand nombre deblaucliisserieii.

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