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Titre : L'Univers. , Algérie / par MM. les capitaines du génie Rozet et Carette. États tripolitains / par M. le Dr Ferd. Hoefer. Tunis / par le Dr Louis Frank,...

Auteur : Rozet, Claude-Antoine (1798-1858)

Auteur : Carette, Ernest (1808-1890)

Auteur : Frank, Louis (1761-1825)

Éditeur : Firmin Didot frères (Paris)

Date d'édition : 1850

Sujet : Algérie -- Histoire

Sujet : Algérie -- Géographie

Sujet : Tripoli (Liban)

Sujet : Tripoli (Libye)

Sujet : Tunis (Tunisie) -- Histoire

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 parties en 1 vol. (32-347-128-228 p.-[7] f. de pl.-[1] dépl.) : carte et pl. gravées ; in-8

Format : application/pdf

Description : Comprend : États tripolitains ; Tunis ; Précis historique des révolutions de Tunis

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k30796c

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39203147m

Relation : Titre d'ensemble : L'Univers : histoire et description de tous les peuples

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb308770555

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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jourd'hui de base à la tour du Phare. Il était réserve à Baba-Haroudj, que nous appelons Barberousse d'élever Alger à ia hauteur de son génie et de sa fortune. Cette révolution s'accomplit en 1515.

Si après un règne de trois années seulement l'i))ustrë renégat succomba sous le fer espagnol, si sa tête et sa veste d'or furent portées en triomphe à Samt-Jérome de Cordoue, l'édifice qu'il éleva n'en est que plus digne d'étonnement, nous n'osons dire d'admiration. Ces trois années lui avaient suffi pour fonder la capitale d'un empire. Du jour où Barberousse eut touché Djézaïr, une révolution magique s'opéra ]a petite ville, qui quelque temps avant n'eut pas résisté aux sandales de Bougie et de Tunis, allait voir échouer devant elle en quelques années François de Véra Hugues de Moncade et Charles-Quint, te grand souverain du seizième siècle, avec les meilleures troupes de ses trois royaumes.

!I y eut du bonheur sans doute mais quel est le succès qui peut se passer de la fortune? t) y eut du bonheur, car un auxiliaire terrible, la mer se souleva elle-même contre les flottes ennemies il y eut du bonheur encore dans la rencontre de ces deux frères, dont l'un hérita du génie de l'autre et sut si bien achever et consolider son œuvre. Khaïr-ed-Din fit ce que Barberousse eût fait s'il avait vécu; autour de cette ville, qui désormais valait la peine d'être prise il étendit une ceinture de remparts au sommet de )a colline dont elle occupe les pentes il éleva une citadelle; en un mot il t'équipa en gueri rière il en fit A lger la ~t ya~M. C'est en t53S que Khaïr-ed-Din fit élever les murailles d'Alger. En 1571 une terreur panique détermina la construction de nouveaux ouvrais. Les Algériens tremblèrent de voir appara!tre devant leurs côtes le vainqueur de Lépante. Dans leur trouble ils se décidèrent, pour dégager les abords de la ville, a démotirun faubourg entier. Deux ans après, sans doute sous l'impression de la même terreur, de nouvelles fortifications furent élevées. A cette époque Alger comptait neuf portes vingt-trois pièces de canon garnissaient le front de

mer. A la porte de la Marine on en remarquait une qui avait sept bouches; elle était de fabrique et d'invention turques. Cette curieuse machine de guerre a disparu; mais le souvenir s'en est conservé à Alger; les habitants montraient encore il y a quelques années l'embrasure qu'elle occupait dans le fort des ~M~a/o~.

Sous le règne de Khaïr-ed-Din la population d'Alger prit un accroissement rapide. Vers la même année 1573 elle contenait 12,200 maisons, ce qui suppose environ 60,000 habitants; elle possédait en outre 100 mosquées et 34 hôpitaux (t).

Le plus grand ouvrage de Khaïr-edDin, celui qui suffirait à la gloire d'un règne, fut la construction de la jetée qui porte son nom. t) commença par s'emparer du Penon ce qui le débarrassa des Espagnols. C'est alors seulement qu'il posa la première pierre de ce fameux port d'Alger, dont nous allons retracer l'histoire.

H existait alors dans )a courbe du rivage où est assis Alger une saillie na.turelle, encore appréciable aujourd'hui, malgré les ouvrages dont elle est couverte. En avant, et à deux centtrente mètres environ dans lamer, surgissaient les quatre flots rocheux qui avaient valu à la ville son nom de D;'eza<?'. C'est à l'abri de ces quatre îlots que les navires venaient jeter i'ancre.

Du milieu du groupe s'avançait vers la saillie du rivage une série de pointes de rochers, barre naturelle qui dessinait l'enceinte du mouiHage, mais ne lui donnait aucune protection ni contre les vents ni même contre la houie du nord. D'autres dangers y menaçaient d'ailleurs les navires; ainsi il existait au milieu même de la darse plusieurs pointes de roches, sur l'une desquelles est venu se perdre en 1835 le bateau à vapeur <e/a~eM~.

(i) .Kmf/a~'om de la régence ~~e; par MM. Sander-Rang et Ferdinand Denis. La popt~jation d'A!ger paraît avoir déchu dans la suite. A la 6n du dix-huitième siècle, Venture de Paradis ne comptait dans toute l'étendue de la ville que 5,ooo maisons, environ 25,000 habitants. C'est ]e nombre auqt.et l'Espagnol Ha.edo eva)ue les esclaves chrétiens.