L'UNIVERS.
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chey, à une époque beaucoup plus ré-
cente quant aux inscriptions, ce seraient
des nomsdetribusgriffonnés pardesBé*
douins. Ces colonnes se trouvent à Ha-
med-Garouch, près de Zaffran.
Les environs de Zaffran sont pitto-
resques et bien accidentés, comparati-
vement à la plaine marécageuse de
l'ouest. Zaffran estunedes plaees les plus
importantes de la Syrte (1); elle est riche
en prairies, céréa)es et bestiaux. Les
habitants sont hospitaliers et polis en-
vers les étrangers. Les hommes sont
vigoureux, bien faits, et les femmes
jolies. Ces dernières portent une large
chennse de coton sous leur baracan et
des bottes lacées au lieu de sandales.
Elles sont couvertes d'amulettes pour
se garantir contre les maux d'yeux,
maladies très-communes dans ce pays.
Entre Djedid et Zaffran on rencontre
beaucoup de silos ou greniers souter-
rains. Dans ces greniers, qui sont ici
en usage de temps immémorial, le blé
peut se conserver pendant plus de cin-
quante ans. Varron et César en par-
ient (2).
De Zaffran à Hamed-Garousch, le sot
s'élève de plus en plus, et les va))ées
sont bien cultivées. On y voit beaucoup
de gibier (lièvres) et d'oiseaux aqua-
tiques (pluviers, courlis, canards sau-
vages, bécasses).
~/<MM<'<<M a été une station mi-
litaire importante. Les ruines de forte-
resses carrées qu'on y remarque sont
(i) Cette place doit sans doute son nom
à une espèce de croetM ( safran ) qui croit
dans les environs.
(2) Varro, De Re Rustica, 1, 5 7 ÇH;t/am
~<Ma/'M /ta~f~< sub terris, ~f/Maeoy, oMo.f
M'M;<f (7e!pou;. ut in Cappadocia acrAroeM.
j~i, lit ;n Hispania c;er;o)'e, puteos, lit t/i
~'o Cat-f/M~e~i et Oscensi. ~orMm ~o&m
pG&M substernunt, et curant ne humor aut
a<-<' <a~e/'e~oM~, HMif-Mn; /omM«raa'iMKm.
Quo enim spiritus non pervenit, ibi non of~w
ct«'e«//o. Sic co~'fum triticum mn~~ -ff/
annos quinquaginta milium vero plus <!n/;o~
centum.
Ceesar, De Bello ~/r«:ano, cap. 65 Est in
Africa consuedo ineobrum, ut in agris, et
in omnibus vere villis, sub terra specus, con-
dendi frumenti gratia, clam habeant, arque
id propter bella maxime, hostiumque subi-
tnm adventum prs.tarent.
mieux conservées que celles de Zaffran.
A Médinet-Sultan est une baie où des
bateaux peuvent s'abriter. Prés de là
est un lac, en apparence assez profond,
qui communique avec la mer en deux
endroits, et s'étend le long de la côte
à l'est. Peut-être celac servait-il autrefois
de port cependant ses communications
avec la mer ne sont pas assez larges
pour cela. Beechey y vit un grand nom-
bre de flamants et de courlis.
A ~VeAtM est une petite baie sabfon-
neuse. ~amMtaAàqueiques mdtesàt'est
a également une baie ou l'on peut se pro-
curer de l'eau douce. Ces deux baies se
reconnaissent facilement à un promon-
toire situé à égale distance de l'un à l'au-
tre, et où se voient les ruines d'un ancien
port.
Le chemin de Nehim à Bousaïda est
très-plat et offre peu d'intérêt. Les en.
virons de Bousaida sont un peu mon-
tueux et couverts d'herbes et d'arbustes.
Les habitants sont occupés à élever des
chameaux, des brebis et des chèvres.
A l'est de Bousaida on trouve quelques
faibles ruines et des cavernes nombreu-
ses, creusées, à ce qu'il paraît, par les
gerboises qui abondent dans la contrée.
A Scharfa commence un lac qui s'étend
parattetementà la côte,jusqu'au cap (ras)
Houeidjah, qui offre de loin l'aspect d'un
château en ruines; c'est probablement le
cap Liconda. Entre le lac et la mer est
une étroite bande de terre, entrecou-
pée de collines sablonneuses, dont les
anfractuosités sont habitées par des
Bédouins très-hospitatiers ils offrent
avec empressement du lait et des dattes
aux étrangers qui y passent.
Entre /~a~-AAai~N et &M<M's<<
se rencontrent beaucoup de ruines pro-
venant d'anciennes forteresses. C'est ià
que se trouvait, suivant Beechey, la tour
d'Euphrantas (m~o; Èu~~a;), qui
sous le règne des Ptotémees servait de
borne entre les territoires de Carthage
et de Cyrène. Ce qui rend cette opinion
probable, c'est la nature même du ter-
rain depuis Zaffran c'est ia position
la plus élevée et par conséquent le plus
en vue de la côte.
A l'ouest de la tour d'Euphrantas
était la cité de Charax, mentionnée
par Scytax et Strabon. Entre Bendjer-
wad et Hudia, Beechey placeles ruines