ALGËME
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Ben Arach, dans le Bas-Chétit Mascara
obéissait à son beau-frère, Ben Tarn);
à Tlemsen l'autorité était aux mains
de Bou Hamedi tous ces personnages
appartenaient à des grandes familles de
marabouts, et jouissaient déjà à ce titre
d'une influence considérable sur les
populations. Chacune de ces vastes cir-
conscriptions de commandement était
subdivisée en arrondissements moins
étendus, à la tête desquels il placa des
chefs qui exerçaient, avec letitre d'agha,
une autorité administrative et militaire.
Toute l'organisation adoptée par t émir
semblait inspirée par ces deux pensées
principales <° entretenir la ferveur reli-
gieuse dans les tribus en la faisant ser-
vir à fortifier l'administration; 2° don-
ner à la population une constitution
militaire vigoureuse, afin de la prépa-
rer à chasser, par un effort unamme et
énergique, les chrétiens de la terre d A-
frique quand le jour de la guerre sainte
serait venu.
ËYÉQUE D'ALGER; ACTES ADMINiS-
TRATIFS. Parmi !és mesures irnpor-
tantes prises par le gouvernement pour
hâter le développement de la puissance
française en Algérie, it faut menttonner
l'érection d'un siège épiscopal à A!ger.
Deux ordonnances royales du 25 août,
approuvées par le pape dans te mois de
septembre, constituerentcet eveehe,ety y
no)T)mérenti'abbé.Dupuch,grand-v)caire
de Bordeaux. L'organisation de 1 admi-
nistration civile fut modifiée par une
ordonnance du 31 octobre 1838. Les
services civils furent placés sous t au-
torité du gouverneur général, qui eut
sous ses ordres un directeur de l'inté-
rieur, un procureur général et un direc-
teur des finances. Le directeur de l'in-
térieur remplacait t'intendant civil.
Chaque chef de service devint plus mde~
pendant l'un de l'autre et fut rattaché
en même temps d'une manière plus di-
recte à l'autorité du gouverneur géné-
ral. On établit des sous-directeurs de
l'intérieur à Oran, à Bône, à Alger.
M Guyot succéda avec le titre de d rec-
teur de t'intérieur à M. Bresson, inten-
dant civil.
SITUATION GENERALE. Le terri-
toire que la France s'était réserve dans
la province d'Alger ne fut le théâtre
d'aucun événement important pendant
les neuf premiers mois de l'année 1839.
Sans se faire illusion sur la durée d'une
paix dont plus d'un symptôme pouvait
faire présager la rupture, le gouverneur
vénérât mit à profit cette espèce de trêve
pour pousser avec activité les travaux de
routes et de desséchements. Des postes
furent établis au pied de l'Atlas, entre la
Chiffa et le tLhamisà l'est, afin de proté-
sertaMétidja. La province d'Oran était
tranquitte; t'abseocepro!ongéed Abd-ei-
Kader, retfnu dans l'est poury organiser
son autorité, semblait avoir favorise
l'apaisement du fanatisme et des senti-
ments hostiles contre nous. Dans la pro-
vince de Constantine notre domination
se consolidait; si sur quelques points
les indigènes protestaient contre notre
pouvoir par ['assassinat de nos partisans,
par des brigandages commis sur les
routes et par des lenteurs à acquitter
leurs contributions nulle part nos co-
lonnes qui parcouraient le pays pour
réprimer ces méfaits et punir les cou-
pables ne rencontraient de résistance.
Ahmed-Bey, réfugié dans le sud-est, près
de la frontière de Tunis, était plus préoc-
cupé d'assurer son existence au milieu
des tribus, que de nous susciter des
embarras. Dans le courant du mois d'a-
vrit on fit la reconnaissance de la route
qui devait relier Fhi'ip['evitte à Bône.
On la trouva presque partout prati-
cable pour les voitures et abondamment
pourvue de bois et d'eau.
Les efforts constants que faisait t e-
mir pour étendre sa puissance jusque
dans la province de Constantine nous
imposèrent l'obligation de poursuivre
la réalisation des projets d'étabhsse-
ments à Sétif et sur la route. A cet effet
de grands approvisionnements furent
réunis à Mitah. Au mois de mai, Am-
Khachbah, Djemilah, sur la route de
Sétif, furent définitivement occupés par
nos troupes. La nouvelle de ces mouve-
ments ranima le courage de nos parti-
sans dans la Medjana, etle parti d Abd-
et-K-ader essuya de graves échecs.
OCCUPATION DE D.UDJEU ET DE
SETtF Dans la pensée du maréchal
Va!ée l'occupation de Djidjéti devait
être la suite nécessaire des établisse-
ments que nous avions formés à Mi ait
et à Djemilah. C'était le moyen le plus
efficace deréduiretes bettiqueuses tribus