ALGÉRIE.
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leurs pertes; aussi vit-on en 1670 une <
escadre francise venir réclamer des <
réparations pour des actes de p)rater)e )
et obtenir des articles addihonnets au <
traité de 1666. Ce nouvel arrangement
stipula le rétablissement du Bastion de
Franf-e, qu i avai t été détruit par tes Tu rcs
en 1C59 Mais les affaires ne retrouve-
n-nt plus la prospérité d'autrefois, soit
que les Arabes fussent plus hostiles, so't
par )e fait de l'incapacité des adminis-
tratcurs.
~om&a?-~Me)t< cT~~e~po:~ ~a?!ce.
Depuis que le gouvernement de l'oud-
iac était dirigé par un dey une annno;
sité particulière semblait avoir éclaté 1
contre la France. A plusieurs reprises
des envovés français durent venir recta-
mer tafidèle exécution des traités; ils
obtenaient des promesses formelles;
mais dès qu'ils étaient partis les cor-
saires recommencaientà violer toutes
les conventions. KuËn, c.~ 1681, le dey
Baba-Hassan poussa l'insolence jusqu a
déctareriaguerreàta France. Tant de
méfaits, une si grossière insulte, méri-
taient un châtiment. Louis XIV or-
donna de préparer une expédition for-
mifiabte contre Alger. Le commaude-
mentenfutconCéàDuquesne.heutenant
aénérat des armées navales, auquel on
adjoignit Tourville, du même grade que
lui, et les chefs d'escadre de tHery
et d'AmfrevUte. La flotte, composée de
onze vaisseaux, quinze galères, cinq
galiotes a bombes, deux brûlots et quel-
ques petits bâtiments, fut réunie de-
vant A~er le 22 juillet 1682. La ville de-
vait être bombardée jusqu'à ce qu elle
arrivât à une soumission complète. Les
opérations furent d'abord contrariées
par le mauvais temps. Le bombarde-
ment ne put commencer que dans la
nuit du 21 août; les galiotes étant
mouillées trop loin, il produisit peu
d'effets; repris le 26, jusqu'au 5 du
mois suivant, il 6t beaucoup de mat
au port et à la ville. Plus de cinq cents
A~ériens furent tués. La milice eUe-
même était dans la consternation,
devant les effets terribies de ces pro-
jectiles, dont on faisait usage pour la
première fois dans la manne. Aussi
!e lendemain, le dey envoya pour trai-
ter de la paix le père Vacher, religieux
de la Merci, remplissant les fonctions
de consul français Alger. Duquesne
refusa de recevoir le parlementaire, et
fit répondre que si les Atgériens vou-
laient demander grâce, ils eussent a se
faire représenter par leurs chefs prin-
cipaux. La fierté de ce langage exaspéra
l'orgueil musulman, et les hostilités con-
tinuèrent. Mais le t2 septembre t'ami-
ra!, contrarié parlesvents, quicomm'n-
çaient à souffler avec violence et qui
sont toujours si dangereux aux ap-
proches de t'équinoxe, donna f'ordre
à la flotte de lever l'ancre et rentra à
Toulon.
Quelques vaisseaux restèrent cepen-
dantdevantle port pour former leblocus.
Baba-Hassan, etYrayé des conséquences
funestesqu'avait entraînées pour la Hé-
gence son imprudente déclaration de
guerre, i mpiora t'i ntervention d e h Porte.
Sans attendre l'effet de cette démarche,
Duquesnereparut.ievant Alger )e20jum.
L'état de la mer ne permit de commen-
cer le bombardement que le 26. La ville
souffrit tantales bombes qui pit-uvaient
sur elle chaque n~it, que le 28 la po-
pulation se révolta et exigea du dey
qu'if conclut la paix à tout prix. Du-
quesne répondit à f'euvoyé turc qu'a-
vant toute espèce de préliminaires il
exigeait qu'on rendit sur-te-champ,
sans rançon, tous les esclaves français,
et même tous les chrétiens pris sous
pavillon français. Le dey essaya d'éluder
ces injonctions; i'a~niral se montra in-
flexible, et les clameurs du peuple
et surtout des femmes forcèrent le di-
van à s'exécuter. On commença dès le
lendemain à rendre les esclaves. Le
2 juillet on en avait déjà livré à la
flotte cinq cent quarante-six. Le reste
était dans la campagne, et on s'occu-
pait à les réunir. Le 3 Duquesne
demanda des otages, et envoya signifier
au divan que la volonté du roi était que
la paix ne serait faite qu'à condition
que les Turcs rembourseraient toutes
les dépenses de la guerre et toutes
les pertes que la France avait es-
suyées. Le divan déclara ces condi-
tions inadmissibles; les otages furent
rendus, et on se disposa à reprendre
les hostilités.
Cette circonstance exaspéra la md)cc;
elle reprocha au dey d'avoir rendu