ESSAI CRITIQUE
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Gylippe, le mettent en déroute, et, le forçant de rep:)sscr
l'Anapus, le poursuivent jusque dans le marais Lysimélia. ]1
ne me paraît pas qu'on puisse ici hésiter entre les deux
explications.
Hâtons-nous d'achever le périple.
A partir du Dascon, la côte continue dans la même direction
jusqu'à ce qu'elle tourne au nord pour se rapprocher d'Or-
tygie et rétrécir l'entrée du port. Là se trouve le massif du
Piemmyrium. En avant de ce cap, qui se projette vis-à-vis de
l'ile d' sont deux îlots d'inégale grandeur le plus
grande a l'est, vers la mer Ionienne, porte a présent le nom
de tSa/t ~a~'c~Mo; il peut avoir cent pas do tour ~1). Le plus
petit, à l'ouest, en dedans du port, se nomme Il C'a.<-
cio (3) selon Bonanni, c'est dans celui-ci que les Athéniens
élevèrent un trophée après avoir remporté une victoire sur
)eurs ennemis (3). Mais le texte de Thucydide peut également
s'appliquer à tous les deux.
Le 18 du mois métageitnion de la seconde année de la
91° olympiade (1" septembre 413 avant Jésus-Christ), les
Syracusains, vainqueurs des Athéniens, et d'assiégés devenus
assiégeants, conçurent le hardi projet de s'opposer à la fuite
que leurs ennemis projetaient, et de les immoler tous, sans
qu'il en restât un seul pour aller porter à Athènes la nouvelle
de leur défaite. Ils imaginèrent de fermer l'embouchure du
port, au moyen de trirèmes, de vaisseaux de charge et de
barques, amarrés sur leurs ancres (4), attachés avec de fortes
chaînes de fer, et recouverts de planches qui servaient de
ponts (S). Les Syracusains mirent trois jours à ce travail,
selon Diodore. Dodwell prétend que, d'après Thucydide, ils
l'achevèrent en un jour (6) mais il paraît qu'il a trop restreint
(1) Fazelli, p. 93 B.
(2) Ouver., p. 222 D. Bonanni, Mirahella.
(3) Thucyd., VU. 23.
(4) Id., VII, 59.
(5) Diod. Sic.. XIII, 14, t. I, 552.
(6) Dodwell, Annal. r/tMeycf. ad Cale. rAMcy~. Beck., II, 702, col. <.