SUR LA TOPORRAPfHË DE SYRACUSE. 4t « sont des collines dont. Je penchant, est dirigé du côté de la « place; en sorte que le terrain qu'elles enveloppent, est tout « entier à découvert (1). Les Syracusains ont donné le nom « d'Épipoles à cet endroit, parce qu'il domine le reste du « pays. » Cette dernière phrase de Thucydide est connrmée par le rapport des voyageurs. Les coUtnes d'Ëpipoles dominent en effet une grande étendue de pays. De ce point élevé l'œil embrasse un magnifique paysage a droite, la vue s'étend sur les fertiles campagnes des anciennes villes d'Ilybla et d'Hélore, jusqu'au cap Passaro; à gauche, le sommet de l'Etna et l'extrémité de la chaîne des Apennins couronnent l'horizon (2). La partie la plus élevée d'Ëpipoles se compose de plusieurs collines c'est pour cela qu'on avait donné à cet endroit le nom pluriel d'Épipoles, KL 'E~~o~on (3). Entre ces collines, le Labdale et l'E~~ye/e sont les seules dont les historiens fassent mention. Thucydide nous indique la position du Labdale. « Les Athé- « niens construisirent, sur le bord même de la pente escarpée « 6~-Ë'N~o~ (sir* Mxpo~ To~ xo't'o~ TMv 'E'!Tt*'o'\(u\'), un fort « qui regardait Mégares (4). » Ainsi, en rapportant la situation du Labdale à Mégares, ville au nord de Syracuse, Thucydide place cette colline du côté du nord relativement à Épipoles. La seule position qui lui convienne est donc celle que je lui ai donnée d'après Cluwer (S). Il est bon d'observer que, de ces mots 6pM~ ~po~ ro: M~p~, et d'une autre phrase du même historien (6), quelques savants, ~t) Ce dernier membre paraît susceptible d'un autre sens. Voy. la note de Duker. (2) SM'M&MrMe~' <)'<:fe~' :?: two Sicilies, II, 336.
(3) Tous les auteurs s'accordent à mettre ce nom au pluriel Diodore fait
seul exception; il dit 'r) 'E~moM; en deux endroits (XIII, § S, p. 547, 1. 62 et
§ H, p. 550, 1. 2), où il faut très probablement lire ûtt 'E~mo~a!.
(4) Thucyd., VI, 97. Voy. la note VII.
(5) Cluver. S. A., p. 179, E.
(6) Thucyd.. VI. 7~- xxt Tfx M~xo~ ppouotov, x&t s'~ Tc~ ~O~u~mo ~)o.