( 29 )
calcinée avec l'acide sulfurique; d'un tube droit peu fusible, long de 4 dé-
cimètres pour une section de 3 millimètres, qui communique avec un ap-
pareil laveur à moitié rempli d'une dissolution de chlorure d'or représentant
o,5 d'or environ. Le tube droit, enveloppé vers son milieu d'une feuille
de clinquant de i décimètre de longueur, doit être chauffé avec une lampe à
l'alcool. L'arsenic se dépose à l'état métallique dans le tube chauffé au rouge
ce qui échappe vient réduire le chlorure d'or et former de l'acide arsénieux.
» Reste donc à mettre en liberté l'arsenic fixé par le chlorure d'or, et à le
reconnaître, si toutefois l'arsenic métallique ne s'est pas condensé dans le
tube horizontal; puis à doser au besoin cet arsenic.
» Pour reconnaître comme pour doser cet arsenic, la marche est la même,
A cet effet, il faut réduire l'or du chlorure excédant par l'acide sulfureux,
chasser par ébullition l'excès de ce gaz, filtrer, distiller à siccité la solution
dans une cornue tubulée à l'émeri munie d'un récipient (afin de décom-
poser une petite quantité de sel d'or qui demeure réductible par l'acide sulfu-
reux.) On lave ensuite la cornue à l'eau chargée d'acide chlorhydrique, on
réunit cette liqueur au produit. distillé pour soumettre le tout à un courant
d'hydrogène sulfuré, on chasse encore l'excès de ce gaz par ébullition, enfin
on lave par décantation à l'eau chaude et l'on recueille le précipité séché à
100 degrés. Dans cet état, le sulfure d'arsenic est nécessairement propre à
subir toutes les épreuves accoutumées c'est-à-dire à se convertir en arsenic,
acide arsénieux et arséniate d'argent, selon l'occurrence.
» Lorsqu'on se propose de rechercher l'arsenic dans les os d'animaux, il
faut, s'ils sont volumineux les réduire en râpure comme cela se pratique pour
la corne du cerf, renfermer ces débris dans un linge, en faire un nouet et le
suspendre dans l'eau légèrement acidulée par de l'acide chlorhydrique afin
d'enlever tous les sels minéraux qu'ils recèlent et de toucher le moins possible
à la matière.
» La solution qui en provient est ensuite essayée dans l'appareil, comme on
vient de le dire mais en faisant usage d'acide chlorhydrique pur pour dégager
l'hydrogène et non pas d'acide sulfurique. Sans cette mesure, un abondant
précipité de phosphate de chaux prendrait naissance et l'action de l'acide sul-
furique sur le zinc ne pourrait plus se continuer.
» Enfin, le résidu gélatineux retenu par le linge étant broyé dans un mor-
tier, puis délayé dans de l'eau n'a plus qu'à subir le traitement recommandé
pour la fibre musculaire, en partant de l'action du chlore.
» Voici maintenant le tableau des expériences faites avec la chair muscu-
laire du bœuf, du mouton et les os de ces mêmes animaux.