xxx capitule devant la barbarie et lui taille des cantonne- ments dans les civitates voisines de la frontière. Quand les Francs auront pris la place des Romains ils essaye- ront de refouler les envahisseurs, mais ce ne sera qu'au IXe siècle que Charlemagne mettra fin à l'exode germa- nique. Durant cette longue période, les peuples de l'ancienne Celtique n'ont pas dépassé les limites de leurs cités, et cependant voici que les peuples belges des bords de l'Aisne, de la Seine, de la Somme, de la Sambre, de la Haute-Moselle, de la Meurthe, parlent leur langue, tandis que les peuples belges des contrées qui seront la province rhénane, le Brabant, les Flandres, la Hollande, parlent la langue des Germains. J'ai sous les yeux la carte dressée, avant la guerre de 1870, par M. Kiepert, de Berlin (t), et bien qu'elle puisse être légèrement redressée au point de vue ethnologique sur plusieurs points, j'accepte la ligne de démarcation tracée entre les populations de langues romanes et celles de langues germaniques. Au nord, sont les descendants des Belges issus de germains au sud, ceux des Belges qui étaient ou de pure race celtique ou d'une race mixte de Celto-germains. II. Ici intervient, en ce qui concerne les Médiomatriciens et les Leuquois, l'étude comparée des patois lorrains. J'ai pu constater (PAo~~Me, chap. 2, sect. V) que dans les anciens départements de la Meurthe et des Vosges, ainsi que dans les anciens arrondissements de Metz et (i) Volker- und Sprachen- Karte von Deutschland und den NMhbars~adern tu8ammengestellt, von Heinrich Kiepert.