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Titre : La France coloniale : histoire, géographie, commerce / publ. sous la dir. de M. Alfred Rambaud,... ; avec la collab. de MM. le commandant L. Archinard,... le capitaine A. Bouinais,... Pierre Foncin,... [et al.]

Éditeur : A. Colin (Paris)

Date d'édition : 1888

Contributeur : Rambaud, Alfred. Directeur de publication

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IV-XXXVIII-714 p.) : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k28858t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37253157p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Les Canaques aiment à veiller très tard le soir, et les

conteurs récitent de longues et poétiques légendes. Ils

n'ont pas d'écriture ni de livres, mais ils gravent sur des

bambous les faits qui les intéressent et, au moyen de

cette représentation ngurée, ils racontent les faits dont le

souvenir doit se perpétuer.

Numération. Un Canaque ne saurait compter jus-

qu'à 1000. Il se sert de nœuds qu'on fait à une corde ou

de coches qu'on fait à un bâton comme la taille des

boulangers. Il a tiré de la nature une méthode aussi

simple qu'ingénieuse, et qu'on peut appeler système

M'ye'suMa~, puisque la base en est le nombre 20. On réa-

lise ce nombre en comptant les doigts des mains et les

doigts des pieds, et l'on appelle le tout c un homme;).

40 doigts font deux hommes, et ainsi de suite.

En outre, la numération des Canaques change selon

qu'il s'agit d'êtres animés, 20 oiseaux; d'êtres inanimés,

20 cocos; d'êtres très grands, 20 navires.

Monnaie- Ils ne veulent accepter ni la monnaie de

cuivre ni la monnaie d'or. Ils prétendent qu'on leur a

donné des sous neufs pour de l'or, dont ils ne savent

d'ailleurs pas la valeur. Il faut tout traiter en comptant

diaprés leur numération, et s'il s'agit de payer 1 fr. 50,

on dit voilà trois dix sous. L'unité de monnaie est donc la

pièce de 50 centimes.

La monnaie indigène consiste en perles faites avec la

pointe diamantée de petits coquillages qu'ils usent jus-

qu'à ce qu'ils soient percés et qu'ils enfilent; un mètre

de ce chapelet vaut 50 francs.

Décadence de la race indigène. Là race Canaque

est en proie à bien des maladies. De 70 000 qu'elle comp-

tait avant l'occupation, elle est tombée à 25000 sur

la grande terre, en moins d'un demi-siècle. Les causes de

ce dépeuplement sont multiples la dissémination des

villages, le peu de relations entre eux, la dure condition

des femmes, l'abus des spiritueux, le mauvais emploi des

vêtements, la mauvaise alimentation, les maladies mal

soignées ou contagieuses, la phtisie pulmonaire, tels

sont les motifs qui entraînent la disparition d'une race