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Titre : La France coloniale : histoire, géographie, commerce / publ. sous la dir. de M. Alfred Rambaud,... ; avec la collab. de MM. le commandant L. Archinard,... le capitaine A. Bouinais,... Pierre Foncin,... [et al.]

Éditeur : A. Colin (Paris)

Date d'édition : 1888

Contributeur : Rambaud, Alfred. Directeur de publication

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IV-XXXVIII-714 p.) : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k28858t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37253157p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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le mariage est reculé d'un an, de plusieurs années

même.

La polygamie est en usage, mais seulement chez les

riches: elle reconnaît la supériorité des femmes de pre-

mier rang sur les femmes de second ou de troisième

rang. Un homme peut avoir plusieurs femmes de chaque

rang. La première femme est réputée être la mère de

tous les enfants issus des mariages de tout ordre. Le

divorce s'obtient avec une grande facilité. Le roi a un

harem et, par politique, le peuple de filles de mandarins.

Les morts sont enterrés, mais plus tard ils sont

exhumés et l'on procède à la crémation des dépouilles.

L'esclavage. Les sources de l'esclavage étaient les

mêmes que dans l'Annam. 11 faut toutefois ajouter deux

cause s deservitude très curieuses. Les enfants des esclaves

de la peine ou KM~-K~esf étaient la propriété du roi

ainsi que les enfants jumeaux, ou ceux dont la naissance

présentait quelque anomalie, comme les albinos ou les

bossus. La situation des esclaves était d'ailleurs assez

douce dans l'Indo-Chine, et la coutume cambodgienne,

comme le code de Gia-Long, protégeait, dans une certaine

mesure, ces malheureux et leur accordait quelques droits

et la faculté de se racheter sous des conditions déter-

minées.

ReMs'on. La religion des Cambodgiens est un

bouddhisme, mais un bouddhisme défiguré par de nom-

breuses superstitions étrangères à la doctrine philoso-

phique de Çakyamouni, par les vestiges de l'ancien brah-

manisme, par le culte des ancêtres et celui des esprits,

communs à tous les peuples de la Chine et de l'Indo-

Chine.

Les bonzes sont nombreux et jouissent d'importants

privilèges. Ils se recrutent dans toutes les classes de la

société, leurs vœux ne sont pas perpétuels. Ils sont sou-

mis à une discipline sévère et sont placés sous la surveil-

lance d'un grand pontife qui occupe un rang élevé à la

cour*.

1. La race cambodgienne occupe en dehors du royaume les pro-

vinces aujourd'hui siamoises de Battambang, Angkor, Tome-Repou,