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Titre : La France coloniale : histoire, géographie, commerce / publ. sous la dir. de M. Alfred Rambaud,... ; avec la collab. de MM. le commandant L. Archinard,... le capitaine A. Bouinais,... Pierre Foncin,... [et al.]

Éditeur : A. Colin (Paris)

Date d'édition : 1888

Contributeur : Rambaud, Alfred. Directeur de publication

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IV-XXXVIII-714 p.) : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k28858t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37253157p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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qu'on désigne les missionnaires anglais, et 1 instabilité

de notre politique coloniale.

Aussi le gouvernement hova fut-il très surpris, lorsqu'il

vit au ton des dépêches de MM. Challemel-Lacour et Jules

Ferry que le temps des indécisions était passé, que nous

étions persuadés de la réalité de nos droits, que nous les

ferions valoir, que nous ne supporterions pas les injustices,

les torts et les dommages faits à nos nationaux, que nous

saurions venger les injures et les insultes faites à nos

agents et à notre pavillon. La situation, déjà très tendue,

allait se dénouer d'une façon violente.

Dès 1877, la baie Pasandava et tous les territoires cédés

à la France en ces parages avaient été visités par l'évêque

anglican Kestell Kornish et le missionnaire Bachelor. En

1881, pendant que l'amiral anglais GoreJones allait con-

férer à Antananarivo avec la reine et le premier ministre,

un missionnaire, M. Pickersgill, et un photographe,

M. Parrett, qui passe pour un agent politique anglais,

rendaient successivement visite à Binao, reine de Bava-

toubé, à Mounza, roi d'Ankify (ces deux localités sont

situées dans la baie Pasandava), et enfin au vieux roi

Tsimiaro, qui vivait encore à Nosy-Mitsiou.

Ces chefs, qui sont tous sous le protectorat de la

France, furent sondés et on les engagea à monter à

Antananarivo et à saluer la reine en qualité de bons

voisins, démarche qui ne tirait pas à conséquence. S'ils

ne furent pas persuadés, ces chefs se dirent du moins

que la France est loin et les Hovas tout près; ils en-

voyèrent donc une sorte d'ambassade dans l'Imerina, où

les accompagna M. Parrett. Très bien accueillis par la

reine, ils étaient de retour au mois de janvier 1882, mais

ils étaient accompagnés d'officiers hovas qui avaient ordre

de leur faire arborer de gré ou de force le pavillon de la

reine.

Nous fûmes aussitôt avertis de ces faits par les souve-

-rains eux-mêmes. Le gouverneur de Nosy-Bé défendit au

vieux Tsimiaro d'accepter le drapeau hova et informa

aussitôt le ministre des affaires étrangères des empiéte-

ments des Hovas. C'est à cette occasion qaeM. deFreycinet,