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Titre : La France coloniale : histoire, géographie, commerce / publ. sous la dir. de M. Alfred Rambaud,... ; avec la collab. de MM. le commandant L. Archinard,... le capitaine A. Bouinais,... Pierre Foncin,... [et al.]

Éditeur : A. Colin (Paris)

Date d'édition : 1888

Contributeur : Rambaud, Alfred. Directeur de publication

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IV-XXXVIII-714 p.) : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k28858t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37253157p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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teur, lui faisant traverser ainsi de l'ouest à l'est tous les

pays qui, avec ceux dont nous venons de parler, for-

ment notre colonie du Sénégal et ses dépendances.

Pour se rendre de Dakar à Saint-Louis, avant l'achè-

vement de la voie ferrée Da/mf-RH/~Me-SazKHoKM,

longue de 265 kilomètres, il fallait reprendre la mer sur

un petit vapeur de la colonie faisant régulièrement le

service, si l'on voulait éviter le parcours de cinquante

lieues, assez pénible même à cheval, le long des côtes

sablonneuses du Cayor.

Le Henve Sënéga!. 10 La barre du Senégaï.

La ceinture de brisants qui enserre toute la côte occi-

dentale de l'Afrique, et qui n'est interrompue que de loin

en loin, comme en face de Dakar, pour donner accès

dans quelques rades ou quelques ports, forme à l'em-

bouchure du Sénégal une barre qui en rend l'entrée

souvent impossible pour les bateaux d'un certain ton-

nage.

La réputation de cette barre est des plus mauvaises, et

les voyageurs impatients qui ont préféré au mal de mer

et à quelque temps d'attente en face de l'embouchure

du fleuve les péripéties d'un petit voyage en pirogue au

milieu des vagues qui grondent et déferlent, racontent

avec complaisance que le gouverneur ou plutôt le direc-

teur de la Compagnie du Sénégal, de Richebour, s'est

noyé en la passant; mais cet accident a eu lieu en 1713,

et depuis, grâce à l'habileté des pilotes et du personnel

du ca.F~SMze de la barre, elle a fait bien peu de vic-

times.

zo Le bas fternve. Jusqu'à Saint-Louis le paysage t

est triste.

Sur la rive droite, une mince langue de sable, de

f50 mètres de largeur, sépare seule le fleuve de la mer.

Sur la rive gauche, également basse et sablonneuse,

on ne voit que peu de végétation, à peine quelques

herbes, quelques palmiers penchés par le vent, quelques

établissements pour la dissémination des Européens en

cas d'épidémie à Saint-Louis, quelques magasins con-

struits par des négociants de cette ville. Des bandes de