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Titre : La France coloniale : histoire, géographie, commerce / publ. sous la dir. de M. Alfred Rambaud,... ; avec la collab. de MM. le commandant L. Archinard,... le capitaine A. Bouinais,... Pierre Foncin,... [et al.]

Éditeur : A. Colin (Paris)

Date d'édition : 1888

Contributeur : Rambaud, Alfred. Directeur de publication

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IV-XXXVIII-714 p.) : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k28858t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37253157p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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le commandement d'une colonne expéditionnaire chargée

de rétablissement d'un poste fortifié à Kita.

Il serait bien long de raconter toutes les difficultés

qu'il fallut vaincre pendant cette première campagne de

1880-1881 de pénétration vers le Niger. Le vote tardif des

crédits, la baisse prématurée des eaux du fleuve, les ma-

ladies, l'insuffisance de moyens de transport, faillirent

plusieurs fois compromettre le succès de l'entreprise. On

vint à bout de tout cependant, et au mois de mai, quand

la colonne expéditionnaire reprit la route de Saint-Louis,

elle laissait à Kita un nouveau fort en état de résister à

toutes les attaques et une petite garnison largement

approvisionnée en vivres et en munitions.

Au mois de février, le commandant de la colonne avait

dû interrompre les travaux pour détruire dans le voisi-

nage de Kita un important village fortinè, Goubanko,

colonie de pillards, qui tenait toute la contrée sous la

terreur et qui n'avait répondu que par des défis à toutes

nos tentatives de conciliation (11 février 1881)..

La seconde campagne 1881-1882 s'ouvrit encore dans

des conditions difficiles, à cause de la terrible épidémie

de fièvre jaune qui sévit à Saint-Louis.

Durant les mois de novembre et décembre 1881, la

colonne expéditionnaire séjourna à Kayes, où elle coopéra

activement à la construction de locauxd'habitation d'écu-

ries et de magasins pour les vivres et le matériel. On

construisit à Badombé un fortin pour jalonner la route de

Bafoulabé à Kita. La construction des postes de Kita et

Bafoulabé fut continuée et presque achevée, mais on n'es-

saya pas d'aller s'installer dénnidvement au delà de Kita.

Pour rassurer les populations amies que notre immo-

bilité inquiétait, pour intimider les Toucouleurs mal dis-

posés, et particulièrement ceux de Mourgoula, le com- c mandant supérieur du haut fleuve fit une reconnaissance

armée au delà du Niger.

Elle était d'ailleurs rendue nécessaire par l'attitude du

prophète Samory, qui assiégeait alors Kéniéra et menaçait

de nous fermer la vallée du Bakoy. De plus, il avait mal-

traité et emprisonné un officier indigène que lui avait