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Dey, souverain effectif du pays, et d'un Divan ou conseil. Ce régime se prolongea jusqu'au commencement du dix-huitième siècle. Son histoire est celle de guerres incessantes avec les régences voisines d'Alger et de Tripoli, d'assassinats terminant le règne de la plupart des Deys, auxquels une milice de janissaires donnait ses favoris, souvent d'anciens corsaires, pour successeurs, sans se soucier le moins du monde d'avoir ou non l'agrément du Chef des croyants. C'est aussi l'histoire de querelles incessantes et de traités d'amitié constamment violés avec les puissances européennes, d'épouvantables brigandages maritimes, de captivités dont les plus célèbres sont celles de Michel de Cervantes et de saint Vincent de Paul. C'est du bagne de Tunis, « cette tanière etspélonque de voleurs sans aveu du Grand Turc », où il était prisonnier depuis deux ans, que ce dernier s'échappa, le 18 juin 1607, et, monté sur une barque, eut la bonne fortune de gagner les côtes de Provence.

La dynastie hmsseifnîte. t,a Tunisie imdépemdante. En 1705, commence pour la Tunisie une nouvelle période politique. C'est l'année de l'avènement d'un soldat de fortune nommé Hussein ben Ali, qui, porté au trône à la suite d'une guerre civile, prit le titre de Bey et fonda la dynastie Husseînite qui règne encore à l'heure actuelle. Sous cette nouvelle forme de gouvernement, les liens qui reliaient la Tunisie à la Porte se relàchèrent tout à fait. Plus que jamais, dans toutes les questions internationales, la Régence joua le rôle de puissancè indépendante, traita en son propre nom, et répondit seule de ses actes. La destruction, en 1811, parle beyHamouda, d'une milice turque demeurée à Tunis, acheva, mieux que tout le reste, de marquer la'rupture. Si, en diverses occasions, la Tunisie envoya des troupes se joindre à celles du Grand Seigneur lorsque celui-ci était en guerre, ce fut en tant qu'alliée naturelle de l'empire ottoman et non en qualité de vassale. Ce fait mis à part, le gouvernement des Beys ressembla fort à celui des Deys. Il fut signalé par les mêmes troubles intérieurs, les mêmes guerres avec les régences voisines et par les mêmes bri-

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