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Titre : La France coloniale : histoire, géographie, commerce / publ. sous la dir. de M. Alfred Rambaud,... ; avec la collab. de MM. le commandant L. Archinard,... le capitaine A. Bouinais,... Pierre Foncin,... [et al.]

Éditeur : A. Colin (Paris)

Date d'édition : 1888

Contributeur : Rambaud, Alfred. Directeur de publication

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IV-XXXVIII-714 p.) : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k28858t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37253157p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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cette dépense le sixième de leur octroi de mer, et par une subvention de l'État. En 1885, elles ont coûté 22SOOOO fr., dont 1 million fourni par les communes et le reste par l'Etat. Le nombre de ces écoles est de 1056, dont 950 publiques et 151 libres. Elles sont fréquentées par 80 840 élèves, dont 22 557 dans les écoles maternelles et enfantines et S8 505 dans les écoles primaires. 11 y a 170 bibliothèques scolaires. Toutes les écoles sont gratuites. Le principe de l'obligation est déjà applicable dans 599 centres européens sur 49&.

Si l'on ne considère que la population européenne, on verra que nulle part l'instruction primaire n'est plus répandue qu'en Algérie. Des progrès constants s'accomplissent grâce au zèle des communes, au concours de l'administration départementale et du gouvernement général, à l'activité de l'académie. Dans la seule année 1884, plus de cent écoles nouvelles ont été créées. Mais le personnel administratif est surmené les inspecteurs primaires notamment sont trop peu nombreux, ils inspectent fort peu en réalité et suffisent difficilement au reste de leur tâche. Leurs circonscriptions devraient être pour le moins dédoublées.

Une école d'apprentissage d'arts et métiers existe à Dellys. Il y a aussi deux écoles d'ayrïCM~Mrc, l'une à Rouiba, l'autre à MoMd/e~eMf pour les bergers, et un laboratoire de chimie agricole à Bel-Abbès.

De l'enseignement des indigènes. Si les enfants des colons reçoivent presque tous l'enseignement primaire et peuvent aspirer ensuite à une instruction plus complète, l'enseignement des indigènes n'existe guère encore que sur le papier. Quelques jeunes musulmans suivent les cours des medraças, des facultés, des lycées ou des collèges, mais ils forment une zn/MHe e.-ceeptMK, et lorsque, pourvus par nous d'une instruction de luxe, ils rentrent dans le milieu indigène, Us s'y trouvent si desorientés qu'ils se hâtent pour la plupart de reprendre leurs anciennes habitudes d'esprit. Tant qu'on n'aura pas commencé par le commencement, tant que la masse entière des enfants indigènes n'aura pas été dégrossie,