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Titre : La France coloniale : histoire, géographie, commerce / publ. sous la dir. de M. Alfred Rambaud,... ; avec la collab. de MM. le commandant L. Archinard,... le capitaine A. Bouinais,... Pierre Foncin,... [et al.]

Éditeur : A. Colin (Paris)

Date d'édition : 1888

Contributeur : Rambaud, Alfred. Directeur de publication

Sujet : France -- Colonies

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (IV-XXXVIII-714 p.) : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k28858t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb37253157p

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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sur le continent américain. Nos marins de la côte normande,

les Dieppois, les Rouennais, se sont montrés sur les rivages-

du Sénégal et de la Guinée, et dans les îles voisines, peut-être

avant les Portugais eux-mêmes. Vers 1565, ils avaient fondé en

Guinée des établissements dont les noms sont assez caracté-

ristiques le Petit-Paris, le Petit-Dieppe, la Mine: Ils en rap-

portaient des gommes, de l'or, des défenses d'éléphants. C'est

de cette époque que date la grande industrie dieppoise le

travail de l'ivoire. En 1402, Jean de Béthencourt, un seigneur

normand, chambellan de Charles Vf, débarqua dans les îles

Canaries, en opéra la conquête dans l'espace de deux ans, y fit

prêcher le christianisme et s'en déclara le souverain. C'est 1&

premier colonisateur français, pour ne point parler des croi-

sades, dont le nom nous ait été conservé.

Jean cousin. Vient l'époque des grandes explorations

maritimes, le siècle de Colomb et de Gama. Un Français a peut-

être disputé à ces deux héros l'honneur de leur double dé-

couverte. Dieppe était resté et resta longtemps encore une

pépinière de hardis marins et le point de départ des entreprises

aventureuses. Or, un Dieppois, Jean Cousin, partit de ce port

en 1488 à la recherche des Indes Orientales: il y revint

en 1499. Qu'avait-il faitpendant ces onze années ? D'après une

tradition constante à Dieppe, mais que malheureusement ne

confirme aucun monument écrit, il aurait d'abord cinglé vers

les Açores; de là, un courant de mer l'aurait emporté au loin

vers l'ouest; il aurait débarqué sur une terre inconnue, près

de l'embouchure d'un grand fleuve. Après avoir fait acte de

possession sur ces rivages, il aurait repris la direction du sud-

est il aurait alors abordé sur la côte d'Afrique, près de la

pointe appelée depuis cap des Aiguilles, et, remontant le long

du Congo et la Guinée, serait revenu dans sa patrie, chargé de

denrées des tropiques. A-t-il vraiment, avant Yespuce, avant

Colomb, vu le continent américain, près de l'estuaire de l'Ama-

zone ou de la Plata, et, avant Gama, vu la pointe méridionale

de l'Afrique! Un doute, malgré les arguments et les probabilités

accumulés par nos historiens, plane encore sur la questiod.

1. On a remarqué que le lieutenant de Cousin, dans cette mysté-

rieuse expédition, est un Castillan nommé Pinçon, c'est-à-dire du

même pays et du même nom que les trois frères Pinçon, qui accom-

pagnèrent Colomb -à son premier voyage. On sait que des relations

fréquentes et cordiales s'étaient établies entre les marins normands

et les marins castillans, qui avaient monté la flotte du roi de France