AvnoF d.aa_ –S4– A A Avant de quitter Bourbon, l'évoque missionnaire ~), émerve;]Ié de tout ce qu'il avait vu et entendu, écrivit au cardinal Somaglia pour lui faire part de la prospé- rité religieuse de la Mission de Bourbon. Son Emi- nence s'empressa de mettre cette lettre sous les yeux de S. S. Pie VU, qui en témoigna publiquement sa vive satisfaction. Quelque temps après le Saint-Père, pour compléter l'administration spirituelle de la colonie lui donna un préfet apostolique; le choix du Saint- Siége apostolique tomba sur M. Pastre, qui reçut les lettres pontificales dans le courant de l'année 1822. Toute l'ile applaudit à cette nMnination, et le gouver- neur, M. Je baron de Freycinet, qui avait su apprécier les rares qualités du zélé Missionnaire, s'en félicita plus que personne. Depuis 17''2, les préfets apostoliques des iles-sœurs résidaient à l'lJe de France et étaient représentés à Bourbon par un vice-préfet, et lorsque JfOMnce eut été abandonné à i'Ang'eterre, un des Missionnaires de Bourbon remplissait les fonctions de supérieur ecclé- siastique pour la colonie. 48. D. Que fit M. Pastre pour régulariser et ré- pandre l'enseignement religieux dans la colonie? jR. M. Pastre, pour régulariser et répandre l'en- seignement religieux dans la colonie, composa un excellent catéchisme. A l'époque où M. Pastre fut nommé préfet aposto- lique, i) existait à Bourbon autant de catéchismes dif- ()) Mgr Perrochau, vicaire apostolique du Su-Tchnen accidentai, vient de mourir en Chine, en odeur de sainteté, apres un épisco- pat de 44 ans.