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Titre : Figaro : journal non politique

Éditeur : Figaro (Paris)

Date d'édition : 1908-03-06

Contributeur : Villemessant, Jean Hippolyte Auguste Delaunay de (1810-1879). Directeur de publication

Contributeur : Jouvin, Benoît. Directeur de publication

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Description : 1908/03/06 (Numéro 66).

Description : Appartient à l?ensemble documentaire : Pam1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k2880198

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Le scarabée de Karnak

Louxor, 15 février.

Je viens de rouvrir un ancien cahier de notes où l'encre a pâli. J'y retrouve ces lignes

« Louxor, février 1813. Le Chibriquite (c'était le petit vapeur que le khédive Ismaïl m:avait donné pour remonter le Nil) s'est amarré ce soir à la berge de Louxor. Sur remplacement où fut Thèbes, il n'y a plus qu'un pauvre village de fellahs des masures de boue accrochées, comme des nids d'hirondelle, aux faîtages d'un temple enseveli. Le « consoul de toutes les potences » c'est le titre que se donne ce brave Copte vient me prendre à mon bord et me conduit dans la seule maison de quelque apparence. Mon arrivée le met dans une gêne cruelle les photographies de tous les souverains qu'il représente s'alignent dans de beaux cadres au-dessus de son divan; il a décroché depuis «deux ans celle de Napoléon III. Il ne sait par quoi et par qui remplacer l'empereur déchu. Un portrait de M. Thiers? Il n'en est pas muni. Remettre en place Napoléon? Aventure périlleuse. H s'excuse en bredouillant, avec une confusion discrètement interrogative. Je ne lui dis point, mais je pense qu'ilest tout excusé, le Copte de Louxor, de ne pas résoudre un problème qui embarrasse autant que lui les fortes tètes de l'Assemblée de Versailles.

« A défaut du chef d'Etat introuvable, il m'a offert une danse d'almées. Elles étaient hideuses, comme toutes celles qu'on m'a servies jusqu'ici. Je les abandonne, je saute sur un baudet qui me porte à travers champs aux ruines de Karnak. Pleine lune sur la salle hypostyle'et sur le Lac sacré. Je me perds dans la forêt prodigieuse, sous les énormes papyrus de granit qui vont s'épanouir au faîte des colonnes, dans le ciel ils projettent sur les décombres lumineux dos ombres longues et dures. Longtemps, de ces hauts piliers chargés de siècles les rêves effarants tombent sur l'esprit accablé, enivré par tant de grandeur, de passé," de lumière chimérique sur des formes fantastiques. »

Assez. Ce qui suit, dans le vieux cahier exaltations d'un enfant qui croit planer sur l'univers dans une minute d'émotion romantique, ferait sourireie lecteur .comme j'en souris moimùmè. Mais est-on fondé à dire « moi » lorsqu'on parle d'un être lointain, presque aboli et remplacé par un autre, après tant d'années, tant de mues, tant de superpositions ? A peine si elle réapparaît avec la précision d'un souvenir, cette première vision du 'lieu plutôt comme un songe raconté par un étranger disparu. Et que sommes-nous pour oser dire « moi » dans le pays où l'on mesure le mieux l'infirmité de l'atome humain ? Ridicule éphémère, devant cet immense écroulement de siècles, de peuples, de tombeaux chétive parcelle de vie et dont on doute parfois si elle a vraiment une existence individuelle, dans cette rénovation constante de la vie universelle au sein d'une nature qui .la dissout et la recrée par larges masses. Seuls, le fleuve, la lumière et les montagnes roses n'ont pas changé. Le Louxor d'aujourd'hui est aussi peu reconnaissable que son visiteur d'il y a trentecinq ans. Il devient de plus en plus une station hivernale comme Nice ou Cannes. -Près du templedégagé, lesgrands hôtels, les « Palaces »,allongent leurs façades et leurs promenoirs sur le quai du Nil. Les trains de luxe et les bateaux Cook y déversent chaque matin des flots d'Anglais. On n'entend que la langue des conquérants, jargonnée par les « natifs ». Ici comme partout, ils ont plié la vie locale à leurs usages immuables, ils ont installé leur confort, leurs élégances, leurs vieilles filles et leurs jeunes misses. Une Thèbes anglaise renaît, s'étend dans la campagne; des villas surgissent, bâties par les Coptes enrichis dans le commerce des fausses antiquités nulle part ron ne fabrique cet article d'exportation pour Américains avec autant d'adresse et d'abondance.

Une route carrossable conduit à Karnak. Si l'on m'eût dit que j'y reviendrais en voiture Là aussi une cité renaît la cité sainte des plus vastes temples que la main de l'homme ait jamais construits. Montagnes architecturales, presque aussi hautes que les crêtes de la chaîne libyque dont les rochers vinrent s'engloutir dans les murailles et les piliers. Les Pyramides ne sont qu'une grosse facétie macabre, assez sotte; Karnak est la pensée noble et harmonieuse d'un géant. Sur tout le pourtour de l'enceinte, le travail de déblayement et d'exhumation se poursuit. Le~ chaos de décombres s'ordonne sur les dalles reparues du sol antique; les pylônes et les colonnes se redressent autour des obélisques; les sphinx aux têtes de, bélier, désensablés, ont repris leur garde le long des avenues qui donnent accès aux sanctuaires. Quel Ampliion relève ces pierres formidables? Je vais le chercher dans une petite maison blanche, solitaire, blottie à l'extrémité d'une des avenues de sphinx; si humble en face du pylône colossal dont elle surveille l'entrée Guérite d'une sentinelle en faction devant les temples. A mon appel, la sentinelle parait.

Lorsqu'on parle au grand public d'un savant archéologue, la plupart des gens se représentent aussitôt un vieux monsieur à lunettes, ankylosé dans son cabinet, gauche et inhabile à tout ce qui n'est pas le déchiffrement de ses grimoires. A ce compte, les meilleurs de nos égyptologues', ceux de l'armée active, seraient le contraire d'un savant. Un jour, devant Syracuse, après une lecture (de Thucydide, le duc d'Aumale. disait à

mon éminent ami M. Salinas, ancien garibaldien et conservateur des antiquités en Sicile

Vous, Salinas, vous pouvez commènter Thucydide et Xénophon vous savez seller un cheval et dresser une tente; mais les commentateurs qui n-^nt jamais sellé un cheval parlent d'un tas de choses qu'ils ignorent.

Nos égyptologues n'ignorent rien de la vie pratique. Obligés de connaître et d'exercer tous les métiers, rompus aux fatigues physiques, ces fouilleurs de tombeaux valent des mineurs du Klon.dyke on les voit tour à tour diplomates, ingénieurs, conducteurs d'ouvriers, ouvriers eux-mêmes, terrassiers, maçons, prêts à .faire le coup de.poing et au besoin le coup de feu. Tel j'ai connu Mariette tels je retrouve ses dignes continuateurs, et entre autres la sentinelle française de Karnak, M. Legrain.- Sous la direction du Maître des morts de la Haute et de la Basse-Egypte c'est ainsi qù'il faut rédiger, en bon style hiéroglyphique, le « cartouche » de M. Maspéro, voici douzeans déjà que M. Legrain s'est voué corps et âme au déblayement de Karnak, au relèvement de tout ce qu'on y peut relever; ne pas lire à la « restauration », entreprise criminelle contre laquelle protesterait tout le premier cet artiste avisé. Karnak est ~sâ passion, le reste du monde n'existe pas pour lui.'De la France lointaine, il sait seulement qu'elle le veut là pourtenir ferme et honorer son drapeau. Qu'on le néglige à Paris, que d'autres s'y disputent les places et les prébendes scientifiques, peu lui en chaut. Avec soninaltérable gaieté de troupier français, il me fait songer à un soldatdesdemi-brigades oublié par Bonaparte et qui continuerait à lui seul l'expédition d'Egypte. Après les deux premières années de travail il augurait bien de sa tâche, lorsqu'une catastrophe soudaine vint le surprendre. Au matin du 3 octobre iS99, onze colonnes de la salle hypostyle s'abattirent sur le sol plusieurs autres étaient ébranlées. Tremblement de terre, ou poids écrasant de trop de siècles? On ne sait. Legrain contiut durant quelques jours toutes les affres du désespoir. Puis ce vaillant se, reprit. Ces colonnes que Rhamsès avait érigées- avec toutes les ressources de sa puissance, avec le concours des multitudes, il les relèverait, lui, avec ses faibles moyens, ses crédits dérisoires. Il se mit à l'oeuvre. En moins de dix ans, il a redressé presque tous les grands fûts; bientôt le sauvetage sera parachevé-dans le « Jardin de la Résurrection ». C'était un des noms de la salle hypostyle J'épanouisseineht des papyrus au sammet des xhapïtôaux symbulisela renaissance d'Ùsiris. Je ne puis me lasser de voir travailler les fellahs qui amènent, remontent, ajustent les énormes tambours de granit. Leurs figures, leurs gestes, leurs procédés, la mélopée gutturale et plaintive, vieille comme la peine de ce peuple, qui rythme leurs man?uvres de force, tout nous rend la vision vivante des scènes gravées sur les parois des hypogées. Il semble qu'on assiste à la première construction du temple, faite par les mêmes hommes, dans les mêmes conditions. Spectacle émouvant, auguste, la parfaite identité d'une race a travers les âges, la continuité de son effort collectif. Le progrès de nos usines est sans doute une belle chose; mais dans notre invincible désir de cequi nous manque le plus, la durée, nous sommes profondément touchés par. la pérennité d'un labeur toujours semblable n'est-il pas un défi triomphal porté à notre grand ennemi, à notre destructeur, le Temps? Plus loin, j'entends le tumulte d'une troupe d'écoliers en rupture de classe uneaiuée de gamins passent devant nous en courant; ils crient de -toute la force de leurs poumons une autre mélopée, une sorte de litanie arabe en l'honneur de monsieur l'inspecteur. La plupart de ces bambins paraissent âgés de sept ou huit ans, quelques-uns moins. Ils portent sur la tète qui une motte de terre, qui un caillou, dans de minuscules corbeilles. Le travail de ces fourmis humaines suffit pour combler a.vec .une rapidité surprenante de profondes excavations, pour niveler des collines de déblais. Bon symbole de ce que monsieur l'inspecteur, émule des grands constructeurs pharaoniques, réussit à faire avec de très petits moyens, avec des trésors d'énergie et de ténacité.

Rude métier, en somme, où il faut se donner tout entier, n'attendre de secours que de soi-même,' réagir après d'amères déceptions, lutter contre les difficultés quotidiennes, contre l'inertie des hommes et des choses. Mais aussi quels salaires, quelles joies inintelligibles à qui n'est pas du bâtiment, lorsqu'une découverte soudaine vient récompenser des années de tâtonnements infructueux! Legrain n'est que le maçon chargé dé consolider les temples de Karnak, il n'a ni mission ni autorisation de faire des fouilles, c'est chose entendue; mais quand on remue autant dé terre thébaine, les objets qu'elle recelait apparaissent il faut bien les recueillir. C'est ainsi que ce fouilleur qui ne, fouille-pas a trouvé dans une seule cachette des milliers de statues; ainsi qu'il a pu envoyer au musée du Caire quelques-uns des plus beaux et des plus rares monuments qu'on y admire. Un heureux hasard m'a fait assister à une de ces récompenses qui payent le savant de toutes ses épreuves.

Nous passions à l'angle nord-ouest du Lac sacré pour gagner une autre partie de l'enceinte. Une équipe de bambins fourmiliers grattait par la. « Granit! » crie l'un d'eux. Une pierre dure a résonné sous sa pioche. --« Creuse plus avant » » dit l'inspecteur. Une section de colonne en granit rose de* Syène montre bientôt son orbe rugueux le fût a été brisé à cette place. Nous revenons une heure après par le même chemin le tronçon de colonne est dégagé jusqu'à sa base quadrangulaire une inscription hiéfo-

glyphique apparaît sur une face ravalée, «Bon, cela! » s'écrie Legrain après une lecture sommaire des premiers signes. Les gamins lui signalent un autrte fragment de pierre dont l'arête affleure au fond de l'excavation. Tandis qu'on le meta jour, nous repartons pour Louxor. Le lendemain matin, nous revenons à la première heure. Rayonnant de joie, transfiguré, Legrain nous crie du plus loin qu'il nous voit «Venez, regardez! » On avait extrait depuis la veille le second bloc un simple fragment de la colonne brisée, pensions-nous c'en était le cpuronnement,' et quel couronnement! « Scârabée, scarabée! » avaient crié joyeusèment les ouvriers qui le retournaient. L'inspecteur crut d'abord que ces hommes lui montraient un petit insecte qui s'enfuyait de la cachette où on le dérangeait mais ce vivant n'était que l'annonciateur d'un grand frère déifié. Sur la face enfouie du tronçon, un énorme scarabée était sculpté en plein bloc, à même le dur granit rosé, dans toute la largeur du champ. C'est le plus grand exemplaire qu'on ait jamais trouvé de l'emblème de résurrection cher aux anciens Egyptiens, il mesure un mètre de longueur sur cinquante centimètres de largeur, le plus remarquable par la beauté du travail, le seul qui se soit présenté dans ces conditions insolites. D'autres éclats de la colonne, recueillis aux alentours, s'adap* taient parfaitement aux cassures et comi plétaient l'inscription sous la tête du scarabée. 1, 1,

Les jours suivants, nous fcevînnies matin et soir à Karnak, écourtant toutes les autres excursions pour assister à l'assemblage, au montage des fragments. La colonne- tronquée surmontée deson mystérieux scarabée était devenue la grande affaire des quelques Français réunis à Louxor, l'émotion, l'obsession qui les attirait comme un aimant. Enfin nous la vîmes remise en parfait état, restituée de toutes pièces monument sans précédent, unique dans les trouvailles des égyptologues. Et i'iûscription, déchiffrée à loisir par Legrain, lui donna la clef du problème. Ce texte, d'une importance capitale, éclaire un point d'histoire, il justifie une conjecture de notre savant. En voici la traduction

« Dit Khepra (le dieu d'Héliopolis) Le scarabée terrestre, c'est*1 mon fils Nibmourryia (Améngphis III). Il a été accordé la vie, la stabilité, la sérénité à ta narine. Et tu feras des milliers de panégyries, car tu es le Maître faisant res-, ple.ndir.le disque d'Atonou. Les barbares massacrés sont tes -sandales 'en cèslieux. Tu m'as rendu joyeux, ô mon maître, car tu m'as fait un temple à l'ouest de Thèbes, où chacun des dieux du cycle divin a été fondu par ta Majesté en la forme que je lui ai faite. »

C'est limpide; cependant deux mots d'explication ne sont pas inutiles. Une grande révolution religieuse se produisit sous Aménophis IV et substitua au culte de l'Ammon thébain celui d'Atonou, le disque solaire, adoré dans Héliopolis. M. Legrain conjecturait depuis longtemps que la révolution avait été préparée sous le règne d'Aménophis III. Notre texte établit que ce roi avait élevé dans les sanctuaires d'Ammon un temple au dieu d'Héliopolis, et que ce dieu l'en félicite, le nomme son 'scarabée sur terre, son fils préféré. En langage moins mystique, tout ceci signifie,que le collège des prêtres d'Héliopolis, convoitant les immenses richesses du collège thébain des prêtres d'Ammon, cir.convint le roi Aménophis III par l'entremise de la reine sa femme, propre s?ur du chef des prêtres d'Héliopolis; et cette reine n'était autre que la belle Taya. ·

Je sais maintenant pourquoi la colonne au scarabée est si précieuse, pourquoi elle nous attirait par un charme invincible Taya est dans l'affaire l'étrange monument nous parle indirectement de Taya. Ce nom ne vous dit rien? 0 injustices de la renommée! Ils ont tous sur les lèvres le nom de Cléopâtre, cette intrigante sans beauté, indigne de dénouer les sandales' de sa devancière et ils ignorent Taya, la Joconde égyptienne, celle dont le sourire est plus énigmatique, plus perfide et plus délicieux que le sourire immortalisé par Léonard. Déjà mon bon maître Mariette était amoureux d'elle il ne connaissait qu'une de ses images, il ignorait les documents produits depuis lors et qui éclairent le rôle-historique de la reine de Thèbes; il devinait d'intuition ce grand rôle. Aujourd'hui, d'autres effigies nous montrent Taya toujours plus charmante. Quiconque les a contemplées emporte, un trait dans le c?ur et ne voit plus dans la vallée du Nil que le sortilège de l'enchanteresse.

Longtemps, sur le lieu de la .découverte, nous parlâmes d'elle et de la révolution religieuse dont elle fut l'insti.gatrice, et de cent autres actualités du quinzième siècle avant Jésus-Christ; car en Egypte ce sont les vraies actualités, pour lesquelles on se passionne vite. L'heureux Legrain était en verve, il se voyait déjà retrouvant le temple d'Atonou révélé par l'inscription. Plus que jamais il jurait de consacrer toute sa vie à Karnak, pour l'honneur de la science française, le brave et généreux soldat de cette science! Ce fut une de ces bonnes causeries d'Egypte où s'entrechoquent les siècles, les idées, les hypothèses, les vues vertigineuses sur les perspectives de la plus ancienne histoire. La nuit nous surprit dans la salle hypostyle. Comme autrefois, la lune de février, ce printemps du haut Nil, surgit au-dessus du pylône qui lui barrait les routes du ciel: Par les jours béants entre les architraves rompues, la clarté bleue coula le long des fuis, éclaira les signes magiques gravés sur leurs flancs. Un lac de lumière s'épandit sur le sol, les ombres épaisses des colonnes s'y projetèrent en masses puissantes. Soudain, derrière l'une de ces colonnes, deux fantômes se dressèrent l'apparition émergea des lé-

nèbres si brusque, si imprévue que je ne pus me défendre d'un léger frisson. Ils avançèrentsur nous, majestueux dans leurs larges robes noires, enturbannés de blanc; ils saluèrent silencieusement, avec une gravité d'hiérodules sur le visage et dans la démarche. Prêtres d'Ammon qui revenaient célébrer les mystères? C'étaient deux gardiens arabes endormis sur les dalles que le bruit de nos pas avait éveillés.

L'enchantement ne dura qu'un instant des nuages voilèrent l'astre, les ruines replongèrent dans la nuit. Ce ne pouvait plus être, je le savais bien, la ?lune triomphante de jadis celle-ci n'avait fait qu'apparaître pour me leurrer un moment; maintenant clarté fugitive, aumône parcimonieuse d'une brève miinute d'illusion. Legrain me ramena vers son cher scarabée pour lui dire un dernier bonsoir. Nous reprîmes nos doctes discours sur une histoire ténébreuse et grandiose comme le lieu où elle nous enveloppait de ses suggestions nous continuâmes 'à évoquer les anciens morts, ceux qui, par des soirs pareils, avaient aimé la forme évanouie de la belle Taya.

E. M. de Vogué.

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Échos

"Température `

La journée d'hier, éclairée pendant plusieurs heures par un'soleil réjouissant, a un peu réconforté les Parisiens, dont l'humeur longtemps attristée par les jours sombres et pluvieux avait réellement besoin de cette tardive éclaircie pour ne pas désespérer de la venue prochaine du printemps.,Car il faut bien qu'il arrive, et malgré tout, ce printemps tant désiré. En attendant, la température continue à être froide pendant les nuits et les matinées. Hier, encore, les minima se sont abaissés à 30 au-dessous de zéro dans la bânlieue de Paris;, mais à quatre heures du soir le thermomètre marquait 8° au-dessus et la pression barométrique, en légère hausse, accusait 7Ô5min3.

Des neiges et des pluies sont tombées sur le nord et l'ouest de l'Europe; en France, il a plu à Toulon, à Nantes, à Dunkerque, à Brest et à Bordeaux. Quant à la mer, elle est belle, ou peu agitée.

La température s'est un peu abaissée sur nos régions du Nord et de l'Ouest.. Départements, le matin, au-dessus de \èro 0°2 à Toulouse, 0°5 à Perpignan, 0°7 au Mans, i° à Boulogne, à Cherbourg, à Lorient, à Charlevilie' et 'à: Belfort, 20 à Dunkerque et à Nancy, 3° à Brest, à Bordeaux, à Limoges, à .Besançon et Cette, 40 à Marseille, 50 à Clermont, a. Ouessant et au cap Béara, àOran, go à Biarritz, 12? Alger.

En France, un temps nuageux est probable avec hausse de la température.

(La température du 5 mars' 1907 était à Paris au-dessous de zéro le matin et 90 au-dessus l'après-midi baromètre 767mlu; temps très nuageux.)

Nice (thermomètre du théâtre des Capucines Niçoises) à midi, 130 à trois heures, 140. Du New York Herald

A Londres Temps beau. Température maxima, 6° minima, 0°$. Vent sud-sud-ouest. Baromètre, 76imm.

A New-York Beau temps. Température maxima, 40 minima, 40. Vent nord. Baromètre en baisse.

A Berlin !^?emps pluvieux. Température 5°. .v Les Courses

Aujourd'hui, à deux heures, Courses à Enghien. Gagnants du Figaro Prix de l'Aube La Ferté Imbault; Toute Bonne II.

Prix de la Brie Listrac; Bastion.

Prix de l'Oise Kimolo; Duc de Ferrare. Prix de la Vesle Etendard III.

Prix de la Champagne Vive la Classe; Mont Joie.

Prix des Ardennes Mr Bergeret; Milon II.

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A Travers Paris

Le Président de la République et Mme Fallières offraient hier leur premier bal, et cette fête fut extrêmement brillante. On avait ouvert à neuf heures les portes du palais de l'Elysée, et jusqu'à onze heures les invités, dont le nombre dépassait quatre mille, ont défilé devant M. et Mme Fallières qui, dans le salon des Ambassadeurs, ayant à leurs côtés M. Jean Lanes et les membres de la maison civile et militaire du Président, les accueillaient.

Le corps diplomatique au grand complet,-les ministres, les membres du Parlement, de l'Institut, de la magistrature, les officiers de toutes armes en grand uniforme présentaient, là leurs hommages au chef de l'Etat et à Mme Fallières, puis se répandaient dans les salons, tandis que l'orchestre préludait aux danses dans la grande salle des Fêtes. 1>

Un peu avant minuit s'est formé le traditionnel cortège présidentiel, M. Fallières, les ambassadrices, Mme Fallières, les présidents du Parlement etdu Conseil ouvrant la marche, et l'on a fait le tour des salons.

Le bal, ensuite, a continué jusqu'à deux heures du matin.

M. Fallières recevra cette semaine quatre vieux braves garibaldiens qui viennent aujourd'hui à Paris, du fond de l'Italie, tout exprès pour lui offrir en hommage un parchemin artistique évovoquant les batailles de Solferino, San Martino et Dijon.

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Les hasards d'une opération dé voirie viennent de rendre à la mémoire d'un Jésuite célèbre l'hommage que lui avait justement décerné Charles X et que lui avaient enlevé, depuis une cinquantaine d'années, d'autres transformations de Paris.

L'agrandissement de la rue Vaneau,

en effet, a dégagé une toute petite ruelle qui joignait jadis ladite rue Vaneau à la rue Pierre-Leroux* mais que des constructions, remontant au second Empire, avaient fermée à ses deux bouts. Cette ruelle portait le nom d'Olivet, membre de la Compagnie de Jésus et de l'Académie française. On vient de la rouvrir, de l'élargir et de lui restituer les plaques, émaillées sur fond bleu se détache le nom du prédécesseur de Condilla'c parmi les Quarante.

Cela d'ailleurs n'est pas allé tout seul. Ce d'Olivet était Jésuite.Ce «pi le sauva, c'est que quelqu'un découvrit qu'il avait été le professeur de Voltaire et qu'il avait même, plus tard, reçu son illustre élève à l'Académie française.

Enfin, depuis hier, d'Olivet a reconquis sa rue, et cette fois c'est bien, on peut le dire, « la faute à Voltaire ». L'atelier d'Eugène Delacroix, rue Notre-

L'atelier d'Eugène Delacroix, rue NotreDeme-de-Lorette, est devenu hier le berceau d'une société artistique nouvelle. L'illustre peintre des Croisée, qui fut, quand il le voulut, le plus flamboyant des orientalistes, sera ainsi le grand patron de cette société, exclusivement composée d'artistes peintres et sculpteurs coloniaux, et qui s'intitule « Société coloniale des artistes français ».

Le nouveau groupe a élu pour son président M. Louis Dumoulin, commissaire des beaux-arts de l'Exposition coloniale de Marseille, dont la section eut, l'an dernier, un si éclatant' succès. Or le peintre Dumoulin occupe justement le logis et l'atelier d'Eugène Delacroix, et c'est dans'ce logis et dans cet atelier que vient de naître la société des peintres et sculpteurs coloniaux.

S?ur cadette de la Société des artistes français et de la Société nationale des beaux-arts, elle organisera, comme elles, des Salons annuels où, sous les élégances de notre pâle et doux ciel de Paris, éclaterontles splendeurs du soleil colonial.

M. le baron du Teil du Havelt, qui vient d'inaugurer à. Nantes le premier grand Concours hippique de la saison au milieu d'une al'fluence mondaine considérable, s'occupera dès aujourd'hui des dernières installations du Concourshippique de Paris.

C'est en effet dé demain en quinze, le samedi 21 mars, que doit s'ouvrir, la série des grandes épreuves auxquelles doivent prendre part cette année tous les grands sportsmen. de France, d'Angleterre et des Etals-Unis. Jamais l'Hippique ne s'était annoncé sous dé plus brillants aus-

pteesvv.v. 'oae'D": ?? -«Ut-r?»

Nous recevons la lettre suivante Patis,,5 mars 1908.

Momieur Calmette, directeur du Figaro. Monsieur,

Je ne croyais pas votre journal ouvert à la polémique, mais la .lettre, que vous avez publiée hier de M. Jules Japy ayant envenimé le débat, je suis obligé de répondre. D'abord, pourquoi dénaturer les choses et chercher à diminuer ma situation industrielle, alors que je suis l'un des grands chefs de la Société Japy frères et G'e ? 9 J'affirme de la façon la plus formelle, comme'je l'ai fait dans ma lettre du 28 féyrier, que mon dossier a été mis sous la couverture au nom de M. Jules Japy.

Ce n'est pas dans un journal que je me prêterai à 1 établir; si après ma lettre il peut y avoir contestation, c'est devant un jury d'honneur qu'il convient de porter le débat. M. Jules Japy cite les appuis qu'il aurait reçus de quelques députés et d'un sénateur, ainsi que d'un préfet.

Ceux du Doubs, députés et sénateurs, se récusent absolument d'avoir prêté ce concours; j'ai leur parole d'honneur; il en est de même du député de Belfort, et c'est dans ces deux départements qu'est notre rayon d'action industriel l

Je n'ai pas à parler de mon dossier qui contenait ces appuis, ainsi que beaucoup d'autres, parmi lesquels plusieurs préfets. ` M. Jules Japy se recommande de notre population ouvrière; je n'ai rien à lui envier comme popularité.

M. Jules Japy est reste chez lui pendant la guerre de 1870-1871; j'étais l'un des défenseurs de Belfort.

C'est donc beaucoup de bruit pour rien; il eût mieux valu que M. Jules Japy portât sa rosette, sans exprimer publiquement ses mauvais sentiments à mon égard, qui n'ont d'autre but que de chercher à me nuire. Veuillez, je vous prie, monsieur le Directeur, publier cette lettre, et recevoir l'assurance de mes sentiments très distingués. Henri JAPY.

Lefuel- avait laissé son Louvre inachevé. Les visiteurs de notre grand musée furent souvent choqués de l'aspect lamentablement provisoire des deux grands escaliers qui, aux deux extrémités du vestibule Denon, montent vers les salles de peinture.

Les crédits, comme toujours, manquaient, et depuis trente-huit ans s'éternisait le plâtre, grossièrement peint et encrassé, de ces escaliers provisoires. On vient de se décider enfin à terminer celui qui à droite du vestibule, donne accès aux salles de l'école française. ?

Des palissades le masquent aux visiteurs mais derrière ces palissades nous avons vu hier une armée d'ouvriers, qui dégagent sa majestueuse^ colonnade, amincissent les chimères et les sirènes de ses voussures. Sous peu on inaugurera-cette nouvelle partie, magnifique, du Louvre.

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Le comité central des Houillères de France, composé de tous les directeurs et ingénieurs chefs de nos grandes exploitations minières, s'était réuni, au lendemain du sinistre de Courrières, pour étudier les moyens pratiques d'éviter le retour dé pareils accidents. Pendant qu'on passait le temps, au Parlement, à interpeller, à rechercher d'illusoires responsabilités et à s.e -quereller dans le vide, sans aboutir naturelment à aucun résultat appréciable pour-

la sauvegarde de la vie des ouvriers mi.neurs, ce comité votait sans discussion un crédit de 300,000 francs pour la construction, à Liévin, d'une galerier-Iabora'toire d'études et d'essais.des explosions minières, et par surcroît il dotait cette fondation d'une rente annuelle de 70,000 francs pour frais d'entretien et de travaux.

L'Etat voulut 'avoir sa part dans cette entreprise humanitaire au premier chef: il n'ajouta, il est vrai, aucune subvention aux libéralités si généreusement spontanées du comité central des Houillères, mais il lui adressa une lettre defélicitation. Aujourd'hui la « galerie d'essais » de> Liévin est presque terminée. On compte pouvoir l'inaug-urer dans quelques semaines, et c'est à l'ingénieur Taffanel qu'a été confiée la direction de ce laboratoire géant d'un nouveau genre. M. Taffanel a passé une année en voyages dans les centres miniers d'Allemagne, de Belgique, d'Angleterre et des Etats-Unis de ses observations il rapporte une expérience qui sera précieuse à la sauvegarde de nos mineurs. L'humidité, le froid, les brusques changements de température, qui font en ce moment des victimes nombreuses, incitent chacun à multiplier les précautions hygiéniques; une des plus importantes au maintien de la santé est assurément le choix d'une eau de table agréable et bienfaisante. Consacrée par plus de. Cinquante années d'un succès toujours croissant, l'Eau de Saint-Galmier, Source Bado.it, se recommande par ses qualités salutaires à tous ceux qui, soucieux du bon équilibre de leur santé, tiennent à prévenir les accidents qui la menacent.

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Chiffons, le journal des grandes élégantes, réunit, dans son numéro exceptionnel du Printemps, les renseignements les plus précis sur la mode de demain. Interviews des grands coùtllriers, croquis exacts des nouvelles toilettes, etc. Pour un franc, Chiffons, 'dans son numéro de 44 pages, offrira plus de 60 modèles différents, de nombreuses aquarelles signées Drian et deux panoramas dont un hors texte. Mesdames, retenez Chiffons à votre libraire

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Quelle délicieuse exposition que celle qui s'ouvre aujourd'hui à la galerie Haussmann Pour une.quinzaine, l'excellent' peintre C. Delpy a réuni des ?uvres qu'il avait gardées par devers lui au cours de sa longue et laborieuse carrière et c'est une réunion bien faite pour obliger d'admirer l'art, délicat du peintre, sa technique impeccable, sa sensibilité vraie devant la nature, toutes qualités, toutes vertus du paysagiste, que Delpy a apprises de ses maîtres Corot et Da'ubigny. Certes on tient, et cela depuis longtemps, Delpy pour un des plus habiles naturistes de notre temps. Mais on ne le connaîtra complètement, dans sa variété de sensations et d'effets, que si l'on va étudier son exposition à la galerie Haussmann.

--oooo

Nouvelles à la Main

Vous savez que M. Combes réclame contre les laitiers grévistes les mesures les plus sévères.

Pourquoi cela?

Parce qu'ils ont l'habitude de bap-tiser leur lait.

Que dites-vous de la triple élection d'hier à ^Académie ?

Je dis tout simplement que voilà trois immortels de plus.

Oui, pour toute leur vie.

Le Masque de Fer.

^r^\r^-

LE ROI D'ANGLETERRE A PABIS

S. M. Edouard VII est arrivé hier soir à Paris, à six heures et demie, par un train spécial parti à trois heures de Calais, où le roi d'Angleterre avait débarqué, après une excellente traversée. Le souverain voyageant incognito sous le nom de duc de Lancastre, le gouvernement n'avait délégué aucun fonctionnaire pour le saluer officiellement à sa descente sur le territoire françai.s et de même, à la gare du Nord, ni le Président de la République ni le ministre des affaires étrangères n'étaient représentes, en vertu de la réserve courtoise que leur imposait le désir de notre hôte. ?????'

MM. Paoli et 'Pierron, inspecteur principal de la Compagnie du Nord, étaient allés seuls se mettre à la disposition de Sa xMajesté à Calais, et ils l'ont accompagnée jusqu'à Paris.

Le roi Edouard n'est d'ailleurs suivi en France que par trois personnes de sa pour le colonel sir Arthur Davidson, aide de camp l'Hon. John Ward, secrétaire privé, et son médecin, sir James Reid.

S. Exc. sir Francis Bertie, ambassadeur d'Angleterre^ accompagné seulement de l'Hon. Reginald Lister, mihisti'e plénipotentiaire, conseiller de l'ambassade, a salué à l'arrivée son souverain. Mais il y avait foule d'ailleurs sur les quais et aux abords de-la gare du Nord, et jamais l'accueil fait ici au roi d'Angleterre n'avait été aussi chaud.

Dès qu'Edouard VII paraît, de toutes parts éclatent les vivats et les acclamations. La bienvenue est charmante, ert vérité, et le Roi notre hôte, qui en est évidemment ému, y répond par un salut amical. Il s'entretient quelques instants avec sir Francis, Bertie et M. Sartiaux, ingénieur en chef du Nord, qu'il remer-


cie.des^aifcentions dont il a été objet dans le train spécial mis à sa disposition. A la sortie de la gare, la foule est si nombreuse jqu'il a fallu établir un service d'ordre spécial, et les ouvriers rentrant de l'atelier s arrêtent et font une nouvelle ovation au souverain.

S. :JVI. Edouard VII monte enfin avec Pamiàassadeur dans une automobile, qui le conduit à l'hôtel Bristol, où ses appartements ont été retenus etle rejojgncàt bientôt les personnes de sa suite. Le roi d'Angleterre a passé! la soirée à 1'hô.teï. H y a dîné avec S. Exe. sir Francis Bartie, i'Hon- Reginald Lister, sir Arthur Davidsou, l'Hon. John Ward et sir James Reid.

Il rendra visite cet aprèsTmidi au Président de la République et à Mme FalJières.

Uti train spécial a été commandé a la Compàtmie d^Orléans pour le souverain, qui- dofe quitter Paris demain matin, a dix heures trente-cinq, se rendant à. Biarritz. Le roi Edouard descendra a l'hôtel du Palais, où il passera tout le temps de. sa villégiature. Gh. Dauzats.

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jbe^onâe § la Will $

-SALONS

r- Chez; Mme de Kermaingïmt, soifée des

plus; élégantes, '??

Reconnu

L'ambassadeur d'Allemagne efc la princesse de Radolin; chevalier de Stuers, minisîre des PaysBas ? baronnes de Fonsoolombe, Cochin, de Courcet marquis et marquise de Reverseaux. vicomtesse, de Gaignerou. comte et comtesse de Maigret, comtosiie.âeVilleno'uve, Mme Bocher, Mlles de La Borde, cle' Kermaing-ànt, de Fonscolomoe, de Courcél, marquis de La Borde, comte d'A'ntiiçclie, etc., ,'?

'< Matinée des plus. réussies, mardi dernier, donnée par M, et. Mme.fl. de Soria dans leurs salons de la rue PauljBaudry. Parmi las personnes présentes, citons au. hasard Marquise .et Mlle de Talhouet-Roy, comtesse et Mlle cle Talliouët-Roy, marquise do Beauchesnc et sa nièce Mlle des Monstiora-Mérinville, princesse Soutzo et Mlles Betzold, comtesse, Mlle et. M- de La Baume, comtesse et Mlle de Castellano. Mme et Mlle Clarke, Mme de Cervelland, Mme et Mlle Legraml, M. Ferdinand Gatineau, Mme Colas, Mme Holzapffel, Mme et Mlle Breton, Mme et Mlles 'Via-non-, comtesse et Mlle de Roeder, Mme Mioli.el-D»nsac, Mme et Mlle Balli, M. Cavelier, M. (J'Anglado, M. do Soria lils, etc.

Le. cotillon, conduit à l'américaine par M. dç Soria, a obtenu le plus grand succès. Cumplétons la liste des invités de M. et Mme .White la brillante réception de l'ambassade des Etats-Unis Mme de Povlovska, Mlle Parry, comte d'Alsace, M. et Mme Eugène Guérin, M. Nouions, M.,MmectM*lo Para)', colonel Chabaud, M. d'Âigremont,, etc. H ici- 'soir, la comtesse Edmond' de Pourtalès a donne un grand dîner en l'honneur du grand-duc Paul de Russie et de la comtesse de liolienfelscn.

Thé très élégant, chez. M,Bie ïm,m'^p.u,eî Rodocanachi. '?

Parmi les invités

Marquise del Muni, les ministre? de Grèce et de' .Roumanie. Mmos Delyanni, Raoul Mallet, ZurlindoK," do Lafont, Boislisle, Hochon, de. Saint-FauK de Gouïï du Roslan, docteur Yeraes, conitessos de Bonvouloir, de Lapeyronsc. (le-Nioac, barpnnos de Bony, de Nervo, pnncô'sse Gaiitzine: Mlles de Lapeyrousc, do Eonvouloir, Hochon,' de Bony, Goury du Roslan, de Saint-Paul ;.MM. de Bernard, Carnot, SaiRtHilaire, de Angulo. ?

RENSEIGNEMENTS MONDAINS ]

Le dijic et la duehcsf e. 4e Vendôme ont quitté Pans pour se rendre à Bruxelles. Les nouvelles de la santé de la,-comtesse Ainiery.de La Rochefoucauld sont tous les jours plus satisfaisantes. ·

Mme Cauvain. et Mme Franklin Singer, prolongeant leur séjour à Cannes jusqu'au 15 avril, ne reprendront leur jour de réception que le vendredi 24 avril..

-r. La saison à Païenne.

Les fêtes du Carnaval continuent à être favorisées par un temps radieux. Bals, diners et réceptions se succèdent. Avant-hier, bal masque des plus brillants au Politeama- Rossini, tout vibrant encore des grandes luttes où tout Païenne est venu applaudir les meilleurs champions, internationaux Pons, Constant.le Marin, Petersen et tant d'autres. Ce soir, inauguration sensationnelle. du splendide nouveau restaurant de )a Villa Igiea; dîner de cent couverts, suivi de bal, offert par lady Ellis autre dîner de vingt couverts donné par lord' Yarborough, si heureusement rétabli par- la vertu bienfaisante de notre beau soleil.

Ajoutons que, pendant toute la période. du lci',mars au 30 juin, où la Sicile voit affluer ses visiteurs, une facilité nouvelle leur est offerte par une réduction de 75 0/0 des tarifs, sur tout le réseau des chemins de fer siciliens.

Le 8, 13 et 15 mars, courses de chevaux au Parc Royal de La Favorite.

CEÉGLES

Membres permanents reçus mercredi au cercle dç. l'Union artistique

M. lira- Heurleau, présenté par M.Louis Goury du Roslan ot Henry vergé M. Gustave Noh ternaire, présenté par lo baron Hottingucr ot

M. Edmond Rodicr r- M, Emile Boire, pré-

M. Edmond Rodior M. Emile Boire, pré-

senté par le g-énéral Harry et M. Léon Piot M. Diego de Alvéar. déjà temporaire, présenté par'MM. T. du Alvéar et Georges Hersent. r Hier, .soirée musicale avec le concours de Mme Jeanne Darlays, dans des pages de Lulli, Rameau, Philidor, César Franck et César Cui; Mlle C. Peczenik, dans des ?uvres de Liszt et Ed. Grieg.

Le quatuor Parent a joué le Quatuor n"> i de Schumann et le Quatuor n° 78 de J. Haydn. Le piano d'accompagnement était tenu par Mme 'Le Breton.

? li.llHl.iil m. u 11 .11

MARIAGES

rr- îïous avons parlé du mariage de M. Pierre Dorncs avec Mlle Irène de Biedermann. Ajoutons à notre compte rendu les noms des personnes reconnues dans le cortège et la foule des assistants

Mrnns Caillaux. Clemenceau, Cruppi, Floquet, Charras, Jules Ferry, .Albert Caonot, Georges Çlaretio, do Munckaosy, Delyanni, Allez, Lovel, >{. et Mme Fihaly, Wiener, Gaston Daschawps, Jamof. Rcynier, Dumas, de Paz, Georges Perrot, Iloraco et André de Laroclie-Vernct, Chenut, Nagolmackers. Pierre Girod, Gaston Auboyneau, Nofl Bardac, Stanislas Simon, Sulzbach, Albert Révillon, Emile UUmann, E. Laffon, Bracquemond, Dussaud, Aloc W&loy, Georges Richet, Audie, Marcel Labbé, docteur et Mme Pierre Delbot, comte et. comtesse d'Arnoux, baron et baronne de Machiels, marquis Robert de Fiers, FrancLamy, M- et Mlle Bavier-Chauffour, M .Elie et Mme Jeanne Jtabar, Mmes Ocampo et Pumsel, comte de Beauchesne, comte de Cholet, vicomte Le Bourdàis des Touches, Paul Do'iimer, marquis d'Angelys, Mlle Gaillard de Witt, vicomte de Fiers, Mme: et Mlle Paraf, Mmes Widal, Ulhnann, Mlle Séré de Rivières, M. et Mme Charles Risler, MM. Jules et Edouard Goiiin, Chalvet, P. Allez, Giraud, Getten, de Luys, de Lapisse, de Naville, marquis de Fronderille, docteur Vaquez, MU. Genty, Guibert, docteur Barth de Sandford, Mme Senne, le président Hérault, MM. Fëry d'Esclands, Duîlos, Chantreàu, Maxime Petit, Paul Loubet et de nombreux conseillers et membres de la Cour des comptes.

La quête a été faite par Mlles R. et E. Finaly, de Machiels et Gaston Deschamps, accompagnées de MM. Raymond Dornès, Alexandre, Eugène et André de Biedermann. ? Après la cérémonie religieuse, M. de Bie- derraann a donné une réception en son hôtel de l'avenue Gourmand.

En fégljse Saintîtambert de Vaugirard

Ja été célébré, avant-hier, le mariage de M. Paul ïourvieille, sous-lieutenant d'artillerie coloniale, avec Mile Augustine Mercier,. fille du docteur Mercier, médecin principal en retraite, officier de la Légion d'honneur. Les témoins étaient, pour le marié M. Nicolini, directeur do l'usine de la Parisienne électrique, et M. de Loménie, administrateur de la Compagnie Thomson flous ton pour la mariée M. Edouard Allarie et M. Julien Dufieux, capitaine d'éfat-major, attaché au mU nistère de la guerre.

*r-

AU PAYS DU SOLEIL

Arrivés à Cannes M. Frank Loët et famille, lord Littîoton, Miss Roxane Hope, colonel Martin, sir- E. et lady Somei'villo, M. Faber et famille, comtesse Muudro, etc.

DEUIL '-??- '?'? ?? ?? Un service religieux a été célébré hier en l'église de la Madeleine, à la mémoire du roi dom Carlos et de son fils. Parmi les personnes qui ont assisté à cette messe, nous ayons remarqué

M. Sampaio, premier secrétaire dé la légation

de Portugal -marquis de Valle-Rlor, comtesse

d'Alto Mearai, vicomtesse de Sistello, baronne de S. Miguel, Mlles Lipman, M: et Mme A. d'Aguiar, vicomtes de Moraes, J. de Montalvào, M. Pinto" da Fonseca, M. A. de Souza et Mlles Horminia. et Amalia de Souza, Mme Xavier de Carvalho pt ses fllles, M. et Mme Silva.Gouveia, Mme da Sïlva Lisboa, Mme Marguerite de Moura, famille Amfeiro et tous les employés de sa maison.

Il y avait aussi beaucoup de dames françaises et des membres de la presse portugaise à Paris.

Un service de bout de l'an sera célébré le mercredi n courant, à dix heures, en J'église Saint-Thomas-d'Aquin, pour le repos de l'âme de la comtesse Odon de ToulouseLautrec.

Mercredi, en l'église du château de Fontenay, u^ service a été célébré pour le repos de Tâme de Mme Wilkinson née Hewitt. Le deuil était conduit par le comte de Montsaulnin, beau-frère de la défunte. Les obsèques du comte Jacques de L'Eglise de Ferrier'de Félix seront célébrées samedi, à dix heures, en l'église Saint-Augustin.

On annonce la mort du comte de Quatrebarbes, décédé, à l'âge de quatre-vingt-trois ans, au château" de Noirieux (Mayenne). Ferrari,

6OMMAIBU

DE NOTRE ?

fiappléqnent lcitt:$Fàfe£ DE DEMAIN

André Beaun'ikr. Virgile à Bordighera Conté inédit

Albert Gtjjnon Remarques Gustavis Flaubert. Lettre inédite JEAN Aicard Maurin des Maures La merveilleuse his-

toire des Gatuxvds

du Labrador. G. Dupont-Ferrier. Carnaval ? Francis Charmes Le gouvernement de M. Thiers

Pages retrouvées

EpoUARD Gaghot Une alliance franco*,? persane il y a cent

ans

D'après des docu^

ments inédits

Marcelle Adam A propos

de Jeanne d'Arc

HeSRI BréHONd Sur Maurice Barrés Robert Dreyfus Petite bjstoire^de ta ;??,? Revue de fin d'aimée

Sibyl Me,riam. ? ? ..«??# La vocation de la princesse Evolène

RidciOTïo Ganudo. Dante à Paris

Page Jtfuskctle 1,1~1

Gabriel Pierné Ramuntcho Lflnnexion au Congo

1

COMMENT SERA-T-ELLE VOTÉE ? Bruxelles, 5 mars.

Cet après midi, après une dernière entrevue avec le Roi, M. Schollaert, ministre de l'intérieur et chef du cabinet, a déposé sur le bureau de la Chambre des députés do Belgique 1' « Acte additionnel au traité de reprise du Congo » c'està-dire l'ensemble des dispositions par lesquelles se précise et se complète le premier projet d'annexion.

Aux termes de l'Acte additionnel, la Fondation de la Couronne (qui constitue au Congo le domaine privé du Roi) est cédée par celui-ci au domaine privé de l'Etat belge; et le souverain ajoute à ce don splendide celui d'immeubles en Belgique et sur la Côte d'Azur, considérés comme produits de la Fondation, et dont il ne réclame, nous l'avons dit, que l'usufruit pendant sa vie.

En échange de ces biens, le Roi demande

Qu'une rente annuelle de 120,000 francs soit payée au prince Albert; qu'une rente annuelle de 75,000 francs soit payée à la princesse Clémentine que soient respectées les concessions faites par la Fondation de la Couronne c'est-à-dire par le Roi lui-même -r- à .deux compagnies la Compagnie forestière et minière et American Congo Company; et que soit tenue également la promesse d'une concession de territoire faite à une société de missionnaires belges par le Roi, et qui a pour objet l'établissement de missions au Congo.

Parmi les sommes dues par la Fondation, quelques-unes s'élevant à un total d'un peu plus d'un million intéressaient spécialement la Belgique; l'Etat prend cette somme àsa charge. De môme l'Etat se substitue « aux droits et obligations de la Fondation», relatifs à divers travaux en cours et à toutes entreprises « ayant fait. en Belgique, l'objet d'un contrat». Cela, c'est la grosse somme. Nous avons dit ce qu'étaient ces travaux et ces entreprises. Le prix s'en élèvera à près de 45 millions de francs. A côté du fonds spécial qui sera affecté au règlement de cette première « addition », un second fonds spécial de 50 millions sera créé, à la charge de la colonie, celui-là, et payable en quinze annuités. Ce fonds est attribué au Roi « en témoignage de gratitude », il. est vrai, mais n'est point un don personnel. Il devra être employé par le Roi, et pour le fonds non engagé à sa mort par ses successeurs, à des ?uvres purement congolaises, telles que constructions .d'hôpitaux, d'écoles pour l'inst-vuc*tion et l'éducation des nègres, envoi de missions scientifiques, établissement d'installations pour combattre la maladie du sommeil) subventions aux missions,

création d'oeuvres en faveur des blancs ayant servi en Afrique, etc.

Une dernière condition est posée par le Roi, mais ceci ne constitue point une charge pour l'Etat S. M. Léoppld II désire conserver en toute propriété 40,000 hectares au Mayurniaé. où il poursuit des expériences de plantations de cacaoyers et de café.

Quant au projet lui-même dont cet « Acte additionnel est, si je puis dire, le couronnement, nos lecteurs en connaissent,, la. teneur jl consiste dans la reiniseà l'Etat belge du domaine national congolais tout entier actif et passif et dans l'établissement d'un régime politique, économique et financier 'dont les dispositions, jugées d'abord un peu sévères, ont été remaniées dans le sens le plus libéral qu'on; pût .spiihalteiv

Quand ce projet pourra-t-ij être discuté devant lit Chambre ? Un des membres les mieux informés de cette assemblée nous disait tout à l'heure

Je doute que nous ayons à délibérer définitivement sur cette affaire avant deux mois. La commission des «: Djxsept », à qui le projet du gouvernement vient d'être renvoyé, tient à l'étudier minutieusement dans toutes ses parties; dans la commission-même il se peut donc qu'on discute longuement. D'autant plus longuement qu'il s'y trouve un certain nombre d'adversaires de l'annexion qui souhaiteraient que l'affaire traînât en loiirgueur. Nous aurons, des élections dans deux mois environ; ces adversaires ?? les socialistes notamment ne demanderaient pas mieux que d'entretenir, jusqu'à ce moment-là, les polémiques autour du projet de. reprise. Il est clair que tant que la question n'est point résolue, elle fournit à nos ennemis une occasion de plus et toute naturelle de s'agiter contre nous. C'est une tactique électorale qui en vaut une autre. Cette opposition n'a cependant aucune chance de triompher. Il suffit, pour en être convaincu, d'examiner comment, sur la question de la « reprise », se sont groupés, à la Chambre, les partis. Le projet du gouvernement a pour lui, à quelques exceptions près, toute la droite. On sait, au surplus, que c'est à l'un des plus éminents chefs du parti, M. Beernaert, qu'est due, pour une bonne part, la victorieuse solution que reçoit aujourd'hui le problème congolais, Ministre et chef du gouvernement de 1884 a 1804, M, Beernaert fut, nous t'avons indiqué déjà, le promoteur de la combinaison qui créait entre l'Etat indépendant et lo Royaume un premier lien, et par un prêt sans intérêt de vingt-cinq millions consenti en échange d'un droit de « reprise » de la colonie préparait l'annexion d'aujourd'hui. M. Beernaert n'a pas eu seulement, en cette affaire, le mérite d'être sage' et clairvoyant il lui a fallu, depuis quinze ans, quelque courage pour défendre, au péril de son propre crédit, le souverain contre l'influence de conseillers moins prévoyants que lui. M. Beernaert triomphe aujourd'hui. Belle victoire pour ses quatre-vingts ans! Et ce n'est pas seulement la «jeune droite » qui triomphe avec son chef, c'est le parti conservateur tout entier.

Mais les Belges sont assez patriotes pour ne pas faire de cette question de la «reprise» l'affaire d'un parti. Les libéraux marcheront donc avec la droite, et, à côté d'eux, la plupart des radicaux. Les adversaires du projet forment deux groupes. Le premier groupe est composé de quelques « droitiers » intransigeants qu'épouvantent les risques d'une si colossale entreprise.

Leurs amis ont beau les rassurer, vanter les perspectives d'une exploitation qui doit être pour la métropole une pro= digieuse source de revenus; faire briller à leurs yeux l'avenir des fabuleuses richesses minières du Katanga, insister sur les facilités d'aménagement d'un domaine où s'offrent gratuitement à l'activité du colon douze mille kilomètres de voies navigables, ils ne veulent rien savoir. Ils ont peur. Second groupe les socialistes, renforcés de quelques radicaux. Je vous ai dit leurs objections. Il y a d'abord l'objection de principe toute oeuvre coloniale est une ?uvre mauvaise, en ce qu'elle implique l'exercice d'un droit de conquête et d'accaparement qui n'appartient à personne. Et puis, il y a deux objections de fait premièrement, l'annexion du Congo nécessitera un accroissement du personnel chargé d'administrer elle aboutira à un renforcement de pouvoir de l' « exécutif » (le mot m'a été dit par un socialiste notoire) deuxièmement cette annexion favorisera en Belgique le développement du militarisme.

?J'interroge ?

Mais, n'aviez-vous pas déjà quatorze mille miliciens au Congo ?

Mon interlocuteur sourit

Pardon. Ces miliciens noirs, nous les appelons, par euphémisme, des gardes forestiers car nous sommes censés n'avoir point, jusqu'ici, do force armée au Congo.

Cependant, tes 173 çpfftciers qui les commandent.

Sont censés ne rien commander du tout car, théoriquement, il n'y a pas d'officiers belges au Congo. De quel droit les y emploierait-on? L'Etat indépendant n'est point une colonie belge le gouvernement n'a donc pas le droit d'y envoyer des officiers.

Alors?.

Alors il ne les y envoie pas officiellement il les y laisse partir, et pour que la situation de ces officiers demeure régulière, on leur conserve, en Belgique, leur position dans l'armée, et leur traitement on les désigne simplement, sur les contrôles, comme « détachés à l'institut cartographique » de Bruxelles. Ce sont là de comiques compromissions, je le veux bien;, il n'en est pas moins vrai que cette 'situation, justement parce qu'elle est équivoque et ridicule, nous est une garantie contre certains abus. Plus il est gênant d'envoyer des militaires belges' au Congo, plus le gouvernement évité d'y en envoyer. Le jour il n'aura plus à se gêner, où le Congo sera devenu pour nos officiers, officiellelement, un eut, une occasion d'avancement, un moyen de gloire. vous comprenez ? '?

Parfaitement. ?'??

Et cependant le parti socialiste ne vo^ tera pas tout entier contre le projet. Je vous disais avant.-hier qu'au scrutin un certain nombre de socialistes s'abstien- .1 draient probablement. On m'avait même

affirmé qu'au nombre de ces .abstentionnistes devait figurer le cher du partj, qui en est ci'ailleurs l'homme le plus re? rnerquable, M. Vanderveldc. Au cours de l'entretien que M. Varir dervelde a bien voulu ta 'accorder, je lui ai donc posé la question.

Très franchement, il y répond

i*- Sur le principe des objections qu'oprposent mes amis au projet du gouvernement,je suis tout à fait d'accord avec eux. Mais je vais vous interroger, à mon tour s'il s'agissait, chez vous, de renon-

cer ? à l'Indo-Chine, les socialistes de

votre Parlement voteraient-ils pour 'le renoncement? Je ne le pense pas.

> Eli bien je suis dans le même cas. 11 n'y a pas, dans cette affaire de la « reprise » que des principes engagés; il y a

le fait.

« Le= Roi nous abandonne le Congo. Le voilà, le fait. Les noirs seront-il plus lmmainement administrés, au Congo, par nous qu'ils ne le furent depuis 1892 ?époque où fut organisé le travail forcé par les maîtres de l'Etat indépendant, et qu'ils ne continueraient de l'être, si nous n'annexions pus? Je le crois. Et ce. résultat vaut déjà qu'on y réfté-

cliisse. ?

» Je sais bien que les richesses eonsw dérables que la Belgique trouvera là-bas vont être exploitées, suivant des méthordes que nous n'approuvons pas, nous socialistes. Mais la méthode capitaliste n'est à nos yeux qu'une transition. Et cette transition, je ne nie pas qu'elle ne soit utile. Alors, si je ne puis approuver dans sa forme littérale le projet du gou?vernement, je ne peux pas non plus en repousser l'idée. Je m'abstiendrai donc probablement, ne pouvant, en bonne logique, voter ni pour ni contre. Concluons. A supposer que les socialistes, qui sont une trentaine à la Chambre, se divisent au scrutin; qu'à ceux d'entre eux qui repousseront le projet se joignent quelques radicaux et un petit nombre de députés de droite, -combien l'opposition groupera-t-elle de membres ?

Un député me dit «Les deux cinquièmes do la Chambre, ait plus. » Il n'y a donc plus de défaite à prévoir. Le Congo sera proclamé colonie belge avant deux mois.

Emile Berr.

«-r* r-, .il .?? SrfNyV/r^

AU MAROC

? Les morts et les blessés du 29 La.; présidence dij Conseil nous cornrnunique la-note suivante

« Certains renseignements contraires à la vérité ont été mis en circulation au sujet des pertes subies par les colonnes du général d'Amade au cours du combat du 29 février 1908.

« A Soukrel-Tj-jn, voici, d'après les télégrammes- officiels,- le chiffre esact de nos pertes;

» Dans la première partie du combat, nous avons eu dix tués et vingt-trois blessés; dans la seconde partie, trois tués et dix-sept blessés. Au total treize tirés et quarante blessés.

» Un journal du matin a prétendu q,u'il .y avait dix disparus. La nouvelle est iuçxacte. Il n'y a pas ou de disparus, » La note aux puissances

M. Jules Cambon a fait hier a M. de Sch?n la communication verbale qu'il avait été chargé de présenter au sujet de l'envoi de renforts au Maroc. L'accueil réservé par le secrétaire d'Etat des affaires étrangères allemand à cette communication a été empreint d'une courtoisie sympathique.

Sir Edward Grey a accueilli avec cordialité la communication de l'ambassadeur de France.

A Madrid, même accueil de la part de M. Allendesarazar, ministre des affaires étrangères..

Opinion allemande

Berlin, 5 mars.

Le colonel G?dke publie, en tête du Berliner Tageblatt de ce soir, un article sur la situation militaire au Maroc. En voici l'analyse: II estime à quatorze mille l'effectif des troupes français.es et ne trouve pas ce chiffre exagéré. Le général Drude essaya de la défensive, mais aucune troupe au monde ne peut s'y tenir sans nuire gravement à sa force physique et morale. Les soldats arrivent ainsi peu à peu à perdre confiance aussi le général Drude fut-il bientôt obligé d'entreprendre de petites" expéditions dans les environs de Casablanca pour intimider l'ennemi fanatisé. Les Français montrèrent, dans toutes les rencontras, des qualités militaires solides et brillantes, mais plus d'une fois ils se trouvèrent en danger.

Le général d'Amade essaya un autre. système de nombreuses colonnes parcoururent le pays en tous sens pour amener la soumission des tribus en détruisant les villages, en enlevant les troupeaux par des expéditions rapides et hardies; mais le général d'Amade entra ainsi dans une fourmilière. Pour un parti de Marocains qu'il battait, il en surgissait trois autres, et voilà que les Français se trouvent aujourd'hui, engagés dans une guerre d'escarmouches meurtrières où des colonnes isolées ont reçu, semblet-il, parfois quelques chiquenaudes. La guerre fratricide entre les deux sultans, qui se tiennent en échec sans pouvoir s'anéantir, complique encore la situation pour les Français. S'ils avaient affaire à un seul adversaire décidé à une offensive énergique, ils le battraient et se retireraient honorablement du Maroc, après avoir obtenu quelques avantages. L'anarchie marocaine semble, au -contraire, forcer les Français à une petite guerre, sans but. `

Le changement du commandement supérieur n'influence ? en rien cette situa- tion. De quatorze mille, les Français passeront peut-être à quarante mille. En fin de compte, ils seront peut-être forcés de marcher sur Marrakech ou sur Fez. Les renforts rendront plus facile, pour un moment, la situation du général d'Amade, mais ils ne suffiront pas à convaincre les Marocains de la nécessité de la paix. Les renforts donneront plus de poids aux négociations diplomatiques. Mais ilest possible, aussi que nous soyons au commencement d'une entreprise dont on ne peut prévoir la fin.

J'ai causé de cet article avec une personnalité compétente. U y a un seul élément dont le colonel Gcfdkc u'aiLpaë tenu compte, me dit-elle c'est la, question d'argent et car conséquent la ques-

tion des cartouches, qui abrégeront, à mon avis,résistance des' Marocains, y. r? BONNgFON.

À l'Etranger

Berviûd spéçi$I du Figaro

Sej~viee 4 igaro

Le voyage de Guillaume II

Berlin, 5 mars.

Oiv assure que la rencontre de Guillaume Il a.vec te roi d'Italie est décidée et qu'elle aura. lieu ù Venise s'arrêtera l'empereur allemand en se rendant it.Gorfou.

Il* se confirme également que Guillaume -IJ s'arrêtera à Vienne pour faire une visite it François-Joseph en rentrant en Allemagne. Les chemins de fer des Balkans Berlin, 5 mars.

L'Agence Havas nous communique la note suivante, qui est destinée a apprendre au public que, comme l'Italie, la France a complètement adhéré à la circulaire russe que nous avons publiée

« Certains organes de la presse russe ont t fait connaître les vues du gouvernement impérial en ce qui touche l'établissement de la ligne Danube-Adriatique, et ont indiqué que la Russie était disposée à soutenir ce projet et à appuyer toute autre construction ou tout raccordement de voies ferrées dans la péninsuledes Balkans.

» Nous croyons savoir que le gouvernement français a adhéré entièrement aux vues de la chancellerie russe, aussi bien pour la ligne Danube-Adriatique que pour les autres voies ferrées désirées par l'Autriche-Hongrie ou les divers Etats balkaniques.

» II estime, en effet, que ces lignes de chemins de fer contribueraient très efficacement au développement économique de la péninsule des Balkans et ne manqueraient pas d'améliorer la situation de ces régions en facilitant le rétablissement de l'ordre en Macédoine. »

La note du gouvernement russe au sujet dos Balkans produit à la Wilhelmstrasse la meilleure impression. On y voit, dôclare-t-on, la preuve que les malentendus qu'on a pu craindre un moment sont maintenant, s'ils ont existé, totalement dissipés.

Le point de vue russe sur la politique économique des voies ferrées dans les Balkans est celui de l'Allemagne. Plus il y aura de voies ferrées dans les Balkans, plus la cause de la paix et du progrès y sera favorisée. Saint-Pétersbourg', 5 mars.

L'ambassadeur d'Allemagne à Constantiîioplo a reçu l'ordre d'appuyer, avec la Russie, l'Angleterre, la France et l'Italie, la demande de-concession do la Serbie. On suppose ici que l'Autriche suivra l'exemple cle l'Allemagne. Ivan,

Les fies Aland

Berlin, 5 mars.

M. Théodore Wolff publiera demain dans le, îjërliner fageblalt un article important s.ur la question des fortifications des îles Aland. Il croit, que la diplomatie a commis une faute en reliant la question de la Baltique à celle de la mer du. Nord et que l'on eût dû, avant de se lancer dans des négociations, peser toutes les possibilités qui pouvaient en résulter. On eût évité ainsi une situation extrêmement difficile, entièrement désagréable et assez brûlante.

M. Wolff cite ensuite une lettre d'un diplomate très autorisé qui lui est adressée, disant que la convention qui est annexée à l'instrument diplomatique de la convention de Paris du 30 mars 18oB fut signée par la Russie, l'Angleterre et la France. Celles-ci en concluent.qu'elles ont à régler la question des Iles Alaud, entre elles seules, à l'exclusion de la de et de FAltomagne. «L'Angleterre et la France, qui n'ont aucune côte dans la mer Baltique, décideraient par-dessus la tête de l'Allemagne d'une question intéressant la Baltique. La Russie voudrait utiliser ses relations amicales avec la France et l'Angleterre pour s'affranchir de la convention. Pourquoi le lui permettrions-nous? Il nous faut régler la question de la Baltique en écartant la question des iles Aland,, »

Bqnnefon,

libéralisme du Tsar

Saint-Pétersbourg, D mars.

Le journal seini-ofiiciel la Rossia fait ressortir que la réponse de l'Empereur à l'adresse de la noblesse de Moscou est une nouvelle prouve de l'intention ferme et inflexible qu'a le souverain d'opérer la transformation du pays. Le journal russe ajoute que les paroles adressées par l'Empereur aux membres de la Douma de l'empire et sa réponse à la noblesse de Moscou concordent avec les manifestes du 30 octobre 1905 et du 16 juin 1907.

11 termine en disant que la voie dans laquelle l'Empereur est entré pour transformer et consolider l'ordre gouvernemental mène droit au but et que le souverain est décidé à ne pas revenir sur ses pas.

En Portugal

Lisbonne, 5 mars.

Au sujet de la présentation des candidats députés, l'entente semble faite entre le gouvernement et les partis. Un certain nombre d'amis du président Ferreira Amaral se présenteront en qualité de candidats indépendants n'ayant aucune liaison avec les partis

monarchiques.

La catastrophe de Collingwood Cleveland (Ohio), 5 mars.

On estime à cent soixante-dix-huit le nombre total des morts causées par l'incendie d'hier, de l'école do Lake View, à Collingwood. "?

La majorité des victimes étaient âgées de six à quatorze ans.

Sur trois cents élèves qui se trouvaient dans les classes, quatre-vingts seulement ont pu s'échapper sans blessure-

Les portes de l'école de Lake View s'ouvraient en dedans, et l'une, sur le derrière, était fermée- C'est à ce fait qu'on attribue la gravité de la catastrophe.

"Cent huit corps ont été identifiés; il y a1 treize .manquants': le reste tellement mutilé, que les cadavres sont absolument mècon» naissablcç.

II y a eu it la morgue des scènes déchirantes, quand les pères et mères sont venus reconnaître leurs morts,

Le sauvetage a donné lieu à des scènes d'horreur et d'héroïsme. C'est ainsi que lorsque la porte d'entrée a cédé sous la pression des enfants accumulés, cuux-ci formaient un amas -tellement compact, qu'il bloqua la sortie jusqu'à ce que les flammes vinssent s'abattre ? sur eux et les dévorer.

D'autre- part, plusieurs des maîtresses se dévouèrent héroïquement pour sauver leurs

élèves,

Finances, américaines

New- York, 5 mars.

.Un séquestre a été nommé pour la Chicago and New- York Airline Railroad. Los actionnaires, (lui sont au nombre de 15,000', ont souscrit un million de dollars.

L'actif de'la Compagnie est uniquement représente par 1"3 milles de voies ferrées non

achevées-. '???

Certains fonctionnaires de -la Compagnie sont accusés do détournement.

CQURTES DÉPÊCHES

La roi et la reine d'Espagne, venant de Séville.avec le petit prince cle» Asturjes, sont arrivés .hier Madrid..

? Le départ du roi Alphonse XIII pour

Barcelone est provisoirement fixé au 10 mars. Le Roi arriverait le 11 aii niatin et repartirait pour Madrid dans lit nuit du 12 au 13. mars. Piner diplomatique hier, à Vienne, chez l'Empereur. Parmi les invités M.' de Câlvo, ambassadeur d'Espagne, et M. Manos, ministre de Grèce. ?

On déclare à Belgrade qu'il n'a encore été pris aucune disposition en vue d'un voyage du roi Pierre en Russie.

On parle à Lisbonne de la démission de M. Mello-gouza, gouverneur 4e }a Banque de Portugal.

Le nouveau ministre d'Espagne, M. Merry del! Val, est arrivé hier à Tanger. -rr Le nouveau ministère hollandais a retiré le projet de révision, .de la Constitution! qui avait été déposé par le précédent cabinet.- ..? -Hier s'est ouverte à Rome une conférence internationale pour le service des.çhqmins de fer avec wagons-lits directs. Une dépêche d'Athènes 'signale de nouveaux méfaits des bandes bulgares en Macédoine.

Un incendie a complètement détruit le grand théâtre de Meiningen,hier dans l'aprèsmidi, après une répétition. La bibliothèque, qui avait une grande valeur, est anéantie,

? T r-r? "^s^r~7 xtt

Figaro à Londres

y

(Senjce spécial de notre bureau de Londres, 8, New CoventryStr., W.) II est question d'uq voyage de la reinp de Hollande en Angleterre pendant l'été prochain, probablement en juin la jeune souveraine ira chez sa tante, la duchesse d'Albany, à Claremont, près d'Esher. Bien que la visite ait un caractère privé, la Reine, qu'accompagnera le prince consort, passera quelques jours à Windsor, auprès du roi et de la reine d'Angleterre, et se rendra à la Cité4fi Londres pour recevoir, dans le hall loisto, rique du Guildhall, une adresse de bienvenue que, suivant la coutume, le lord-maire lui présentera dans un coffret d'or richement

ciselé.

On dément formellement la nouvelle qui a été lancée -du prochain remplacement de sir Francis Bertie par sir Charles Hardinge, à l'ambassade de Paris.

rr?r- !^v*n^n^ ?'

Amérique latine DANS L'ARGENTIN f

BuenosrAives, 5 mars.

Le pétrole de Comodoro Rivadavia. D'après les renseignements fournis parle service de l'agriculture, des industries. et du commerce, les travaux dé forage exécutés à Comodoro Rivadavia produisent journellement de dix à douze tonnes de pétrole d'excellente qualité. De ce fait, on se propose d'effectuer un sondage jusqu'à 1,000 mètres (te profondeur. Le ministre de l'agriculture est partisan de m,eltre en soumission lestrarvaux do l'exploitation de ces gisements, en affectant le produit de la vente à la cQnçtruç< tion du port de Comodoro Rivadavia. v Recettes des douanes. Les douanes do la République, pendant l'exercice 1907, ont çijtcaisse 62,722,327 piastres-or, dont 53,395 ,809 parla, douane de BuenQs-Àjres, et 6,197 ,^7 par celle do Rpsario. .,> /-i-, AU BRESlt

Rio-de-Janeiro, 5 mai'S.. ?

Chemins de fer. ?r Les comptas de l'e-xploi* tation du chemin de fer Central établissent que les marchandises transportées en 19J)7 ont atteint 1,041,461 tonnes.

Les recettes du trafic, pendant la mênw période aé «ont élevées à 31 millions 'de francs. ,v, ? ?'? Exportations de caoutchouc, Los exportations de caoutchouc par les ports de Para et de Manaos ont porté, en 1907, sur 36,000 tonnes à destination d'Europe et 17,000 pour

les Etats-U^nis. ? ??' "?

DANS L'URUGUAY

Montevideo, 5 mars.

Chentins de fer. Au ministère des trg.r vaux publics a été signé le contrat a(l ^référendum pour la construction de la ligne ferrée de l'intérieur, allant de la ville dc.Cor lonia jusqu'à San Luis, village situé à la frontière, touchant l'Etat brésilien de Rio Grande. Les travaux commenceront dès que les Chambres auront approuvé le contrat. AU PEROU

Lima, 5 mars.

Bécès. On annonce la mort d.u ministre britannique.

?t.uj!l~j~j' )H. ,i!,jtJ.J-~M!H!mL~J,.

Les élections à l'Académie

~?Rit~-

La triple élection pour le remplace- ment de MM. Berthelot, André Theuriét et Sully Prudhommc, à l'Académie française, ti eu lieu hier-

On ne comptait que sur 32 votants,, MM. Emile Ollivier. et Edmond Rostand1 se trouvant éloignés de Paris, M-. Anatole France continuant à se faire regretter, MM. François Çoppée et Ludovioljalévy étant malades.-

Mais M. Coppée a fait à ses collègues la grande joie de revenir au. milieu d'eux. ,Oh devine l'accueil qu'il a reçu au palais 'Mazarin.il est encore un peu faible. Son médecin, le docteurDuchaslelet, l'accompagnait. Il voulait apporter son suffrage à un ami, en faveur duquel il écrivait, paraît-il, il y a quelques jours, à l'Académie une lettre émouvante,, et qui est d'ailleurs l'un des trois élus 1- M- René Basin, directeur de l'Académie, qu'assistaient au bureau MM. Maurice Donnay, .chancelier, et Gaston Boissier, secrétaire perpétuel, a ouvert la séance à deux heures précises- Le premier scrutin, pour le fauteuil de Berthelot, a donné 27 voix à M- Francis Charme», candidat unique, quia été pro clamé élu. On a trouvé dans. l'urne 6 bulletins blancs. L' Académie tout entière avait décidé d'élire M- Francis Charmes qui, depuis longtemps déjà, avait fait sa conquête. Elle n'a pas voulu l'accueillir sans quelque coquetterie.. Le deuxième fauteuil vacant était celui d'André Theuriét. Trois candidats s'y présentaient: MM. Jean Richepin, Henri de Régnier et Edmond Haraucourt, 0n quatrième, le docteur Ca^aljs, connu dans les lettres sous le pseudonyme .<Te Jean Lahqr, s'était désisté, à temps, mercredi matin.

Au premier tour, MM- Jean Richepin et Edmond iïaraucourt. obtenaient chacun 12 voix, M. de Régnier 8, et un suffrage demeurait neutre. M. Jean Richepin .gageait ?% voix, MM. Haraucourt et Henri de Régnier ejj. perdaient chacun une au deuxième tour, et le bulletin blanc persistait dans sa neutralité. ? ,? Deux voix nouvelles à M. Jean Richepin, au troisième tour, M. de Régnier, gardant tous tjes fidèles et M. Haraucourt n'en .perdant qu'un. Cette fois, l'immortel au bulletin blanc avait évi- demmeut voté pour M..Richepin, Enfin, pu quatrième, tour,. M- Jean Rit


chepin est élu par 18 voix contre 1Q à M. Edmond Haraucourt et 6 à M. Henri de Régnier, l'immortel au bulletin blanc, qui complétait le nombre de 33 votants, s'étant de nouveau abstenu.

Impétueux, M. Lavedan fait irruption dans la salle, des Bustes où les simples mortels attendent avec angoisse les résultats..

C'est Richepin, crie-t-il, c'est Richepin!

'Et t le fils du poète, après lui avoir fait répéter la bonne nouvelle, court l'apporter à l'élu qu'il trouve chez son ami M. d'Artois, conservateur de la bibliothèque Mazarine.

? .L'Académie doit faire. encore un immortel en désignant le successeur de Sully Prudhomme.

? Les candidats sont MM. Henri Poincaré, Jean Aicard, Emile Bergerat et Charles de Pomairols, ami intime du défunt, poète charmant et trop peu connu, qui a écrit sur Lamartine des pages admirables.

M. Poincaré ne l'emporte qu'au second "tour par 17'voix, contrç 10 à M. de Pomairols, 4 à M. Jean Aicard et 2 à ?M. Emile Bergerat.

La. séance est levée. Mais l'Académie se trouve bientôt réunie de nouveau autour de M. François Coppée:qui embrasse M. Jean Richepin en le félicitant de son élection.

Ch. pausats.

.? ,v ?-???*? r?

Les trois élus

M. Francis CHARMES ????? M. Francis Charmes, que l'Académie française élut hier au fauteuil de Maroellin Berthelot, est d'abord un journaliste. Il a occupé de grandes charges de TEtat, il a siégé à la Chambre et au Sénat, et tous les postes où l'appelèrent tour à tour la confiance du gouvernement et celle de ses compatriotes furent 'pour M. Francis Charmes l'occasion de montrer la,solidité et l'étendue de son esprit, la fermeté, de son caractère et l'éclat de son talent. Mais les hautes fonctions qui jalonnent sa carrière, et do.»t chacune eût rempli la vie d'un homme éminent, seinblent n'être que fjcs emplois accessoires de son activité à travers ce cursus honorum.il demeure -avant tout un écrivain, observateur attentif de la vie politique, annotateur pénétrant de l'histoire au jour le jour. Dans une notice qu'il publia sur son célèbre- collaborateur au Journal des Débats, M. John Lemoinne, le nouvel académicien a écrit « II avait de la presse, de son rôle et de ses devoirs, des idées assez différences de celles qu'on .pratique généralement aujourd'hui. Il ne te considérait pas' comme un sacerdoce: le mot l'aurait fait rire il y voyait seulement le moyen de dire sa pensée d'honnête homme et.de bon citoyen avec liberté, avec vivacité, parfois même c avec véhémence ou colère, sans autre souci que .de la bien dire et sans la moindre préoccupation, de ce qui pou- vait en advenir pour lui, Il a honore notre profession par son caractère autant "tjïïC'par son talenf. » Ces lignes que ?consacrait M- Francis Charmes à l'un des maîtres du journalisme contemporain composeraient, sans;qu'on y ajoutât 'Un trait, le portrait du portraitiste. M- Francis Charmes' est, lui'aussi, un des écrivains' qui honorent le plus notre profession. Les articles que pendant trentecinq années, il rédigea quotidiennement, dans une .langue souple .et ferme et joliment française, attestent son constant respect du noble idéal professionnel dont il reçut la tradition des maitres qui illustraient la presse quand, en 1872, il fit ses débuts au Journal des Débats.

La, République, à cette époque, tra? versait? déjà une crise qui avait eu sa répercussion dans la grande feuillc libérale. La politique dé M. Thiers, décourageant )es royalistes dont les espérances faisaient crédit à l'ancien ministre de j5'ouis-*Phnippe, avait provoqué un .grave désaccord entre la direction des Débals ,et quelques-uns de ses principaux coliabpratcurs. A la ,suite' d'un article retentissant John Lemoinne parla de «. manifestation des bonnets à poil » à propos d'une démarche tentée auprès du Président de la République par Saint'Marc Girardin et quelques membres de la-droite, celui-ci donna- sa démission et fut suivi dans sa retraite par M. Eugène Dufeuijle et M. Auguste Léo. C'est alors que M. Francis Charmes entra au journal de la rue des Prêtres-Saint-Germainl'Auxerrots, où le jeune conscrit de lettrés -rencontra des vétcraiis qui s'appelaient J.J.Weiss.Cuvillier-Fleury, Ernest Bersot, Taine et Renan.

Pendant toute cette période, M.' Francis Charmes, qui devint bientôt l'un des principaux rédacteurs du journal où il rédigeait le bulletin, défendit avec courage, -avec éclat, la politique dont M. Thiers était l'inspirateur. De cette collaboration quotidienne avec le chef du pouvoir exécutif, dont il était le confident et, j'allais dire, le ministre de. la plume, le nouvel académicien a rapporté des souvén irs qui nous montrent le grand hotn me d*Etat dans la grandeur et les misères de la 'tâche grandiose qu'il avait entreprise pour le salut du pays, et telles pages du livre de M- Francis Charmes Etudes historiques et diplomatiques, seront ainsi une contribution importante aux historiens de l'avenir.

La haute clairvoyance, l'information étendue, la précoce sagesse et le talent avec lesquels M. Francis Charmes traitait les questions de politique intérieure et de politique étrangère, l'avaient signalé a l'attention du gouvernement qui lui offrit en 1880 la sous-direction des affaires politiques aurninistère desaffaires étrangères avec le grade de ministre plénipotentiaire. M. Charmes occupa ce ?jîoste pendant peu de temps, les électeurs de l'arrondissement de Mural l'ayant envoyé à la Chambre en 1881. Mais il revint à ce département du quai d'Orsay comme directeur, après les élections au scrutin de liste qui, en 1885, lui rendirent sa liberté il y fut appelé par l'homme éminentdontil est, depuis hier, le collègue au palais Mazarin, M. de Freycinet.

Pendant les quatre années qu'il passa aux affaires étrangères, M. Francis Charmes connut quatre ministres M. de Freycinet.M, Flourens, M. Goblet et M. «puller; les ministres, alors, allaient plus vite qu'aujourd'hui. La pratique des hautes affaires de l'Etat ne fut point sans profit- pour son ?uvre de publicistô, et lui-même il m'en fit un jour

l'aveu avec. une franchise qui montre que, parmi tous ses titres, le titre d'écrivain est celui dont il se soucie le plus. Depuis cette époque, M. Francis Charmes, devenu sénateur du Cantal, a consacré tout l'effortde son talent à la presse, En dehors de sa collaboration quotidienne au Journal des Débats, qui commenceen 1872 pour nefinir qu'en 1007, il rédige depuis 1893, avec une autorité particulière, la chronique de la Revue des' Deux Mondes dont il fut élu le directeur l'an dernier, après la mort de M. Ferdi- nand Brunetière.

L'Académie française, qui se plaît à accueillir les représentants les plus remarquables des grands groupessoeiaux, ne pouvait manquer d'ouvrir ses portes a M. Francis Charmes. Il y représentera le journalisme excellemment, comme M°Barboux y représente le barreau, le cardinal Mathieu, l'Eglise, et M. Poin-

caré, la Science,

Jean RICHBPIN

M~ Jean Richepin est arrivé à l'Académie par une voie moins directe que M. Francis Charmes. Celui-ci avait choisi la grande route M. Jean Richepin préféra les sentiers de traverse ij .y musarda même avec complaisance, sans se soucier apparemment 4u .terme du voyage. Un proverbe assure que .tous les" chemins mènent à Rome; on l'a constaté hier une fois de plus, en applaudissant au succès de ce vigoureux et puis» sant homme de lettres.

Les débuts de M- Jean Richepin, comme los débuts de M, Francis Charmes, datent de 1870. Ils sortaient tous deux de l'Ecole quand éclata la guerre mais tandis que M. Charmes devenait lieutenant dans une compagnie de 0-~ mobiles, M. Jean Richepin s'engageait comme franc-tireur. Le futur auteur du Chemineau et de Par le Glaive, s'amusa longtemps à. demeurer en marge de la société, et il fut, semble-t-il, réfractaire aux délices, lançant avec fracas ses Petites Chroniques du pave' contre les vitres des maisons bourgeoises mais on se consolait du dégât en admirant l'élégance du geste. Son premier livre la Chanson des ç/ueux un chef-d'?uvre en son genre, lui avait valu tout de suite une célébrité un peu tapageuse; les juges du Tribunal de la Seine,- qui étaient fort occupes en 1877, n'eurent pas le temps de reconnaître dans le jeune poète un nouveau Villon. Ils, le réprimandèrent avec beaucoup de sévérité et un peu d'inattention. En examinant de près les morceaux modelés avec soin où s'exaltait la verve d'un parnassien épris de belles cadences et de rares ciselu.res, ils auraient compris qu'une belle flamme d'idéal éclaire ces peinturés truculentes et hardies et que tout cela, en somme, était de la littérature, l'amusante clownerie d'un artiste supérieur qui s'amuse à se témoigner à lui-même lasûreté de son jeu et la maîtrise de sa virtuosité.

M. Richepin en fournit la preuve en écrivant tout de suite, ;après la Chanson des gueux, l'histoire duùe religieuse, la S?ur Doctrouvé, qui obtint, dans l&Revue des Deux Mondes, le plus honnête succès. Avec une fécondité heureuse et paisible, le futur académicien publia ensuite d'autres recueils, de vers, lès' Caresses, Id Blasphèmes, et enfin la Mer, qui contient des morceaux d'une facture admirable et montre le merveilleux ouvrier de lettres qu'est M. Jean Richepin.

Son ?uvre est considérable elle vadu poème au roman et du roman au théâtre. Ses livres de prose les plus célèbres ont pour titres Miarka, la Eille à l'ourse Césanne, Braves Gens, Truandailles et la Glu, dont il tira une pièce qui eut à l'Ambigu un considérable nombre de représentations. Mais c'est sur- tout par l<f théâtre que Jean Richepin atteignit le grand public et mérita les succès que l'Académie française vient de consacrer.

La première pièce qu'il donna à la Gomédie-Francaise, Monsieur Scapin, est une pièce délicieuse, un pur bijou, et cet essai dans la comédie picaresque nous promettait un nouveau Regnard, qui eût au moins égalé l'autre. M. Jean Richepin, dont le génie est plein de ressources, aborda alors un nouveau genre, et il écrivit le Flibustier, Par le glaive et le Chemineau, ?uvres grandioses, où l'éclat de la forme atténue à peine la sincérité de l'inspiration Ainsi l'ancien poète de la Chanson des gueux se trouva être le restaurateur du grand drame héroïque, et le Touranien artificieux, qui aimait à tutoyer Villon; se plut à s'asseoir à la table de Pierre Corneille. M.Jean Richepin, qui estdans toute la puissance de son talent, nous donnera encore beaucoup d'autres ?uvres, et on peut le prévoir sans témérité, d'autres

chefs-d'?uvre.

cl;el's·d'oeuv r,e. André Nède.

Henri POINCARE

C'est une très ancienne coutume de l'Académie française de compter toujours un savant parmi ses membres Jean-Baptiste Dumas et Berthelot sont, parmi les modernes, ceux dont nous nous souvenons tous. Aussi est-ce la suite d'une tradition que reprend l'assemblée des Quarante (oudes trente-sept, puisqu'il y a trois vides simultanés dans son sein) en appelant à. siéger sous sa coupole l'illustre mathématicien qu'elle vient d'élire aujourd'hui.

A. vrai dire, les poumons d'Henri Poincaré sont déjà quelque peu familiarisés avec l'air du palais Mazarin, car depuis vingt et un ans il fait partie de l'Académie des sciences, qui fournit certainement d'aussi belles lettres de noblesse que sa s?ur l'Académie française. C'est donc en habitué de la maison qu'il siégera deux fois par semaine au lieu d'une sur ces classiques fauteuils qui sont des places de luxe dans le train de l'immortalité. Il avait trente-trois ans quand il fut élu membre de l'Académie des sciences, où l'imposaient des travaux non seulement remarquables, mais encore étincelants d'élégance mathématique, éblouissants d'originalité.

Car l'originalité est le caractère dominant de la science de Poincaré il fut toujours lui-même, depuis le lycée, oti sa valeur mathématique débordait du moule dans lequel voulait le couler l'enseignement secondaire, jusqu'à ses derniers travaux où, même quand il interprète par l'analyse des découvertes faites par d'autres savants, il sait apposer une signature éminemment personnelle. Henri Poincaré est né à Nancy en 1854.

Reçu à l'Ecole polytechnique à l'âge de dix-neuf ans, il en sortit en 1875 comme élève ingénieur au corps des mines. Mais les hautes mathématiques l'appelaient impérativement; il fut bientôt reçu docteur ès sciences mathématiques," et fut chargé, en 1879, d'un cours d'analyse infinitésimale à la Faculté des sciences de Caen. Puis il fut appelé à la Sorbonne, où il fut chargé des conférences de cal- cul différentiel "et intégral à la Faculté des sciences.

J'ai eu le bonheur de suivre ses leçons, étant alors étudiant à cette Faculté que je n'ai jamais quittée depuis lors, et où j'ai l'honneur d'enseigner à mon tour. Nous' avions tous, on peut le dire, de » l'emballement » pour notre maître, car il est de ces valeurs qui rayonnent et n'ont pas besoin d'être raisonnées pour être comprises telle était celle de Poinc&rré, telle aussi celle d'Appell etdeLippmann Des lecons comme celles-là constituent un souvenir ineffaçable dans une carrière scientifique, et souvent c'est la parole d'un homme de génie qui oriente bien des vocations.

En 1886, il succéda, dans la chaire de physique mathématique, àLippmann, qui lui-même succédait a Jamin dans celle de physique générale aujourd'hui, c'est la mécanique céleste qui fait l'objet t de ses cours en Sorbonne. De 1883 à 1897, il fut répétiteur d'analyse: à l'Ecole

polytechnique.

Une circonstance exceptionnelle rendit populaire de bonne heure le nom de Poincaré. Le roi Oscar de Suède, l'ami et le protecteur éclairé des mathématiques, avait mis un sujet au concours entre tous les mathématiciens du monde, sur le Problème des trois corps et les équations de la dynamique. Chaque concurrent devait envoyer sort mémoire sous pli cacheté. Quand on eut pris connaissance des mémoires présentés, le jury en retint deux qui furent jugés dignes d'être récompensés. Les plis furent ouverts, et on constata que les deux signataires étaient des mathématiciens français Henri Poincaré et Paul Appell. Ils sont aujourd'hui collègues à l'Institut et collègues à la Sorbonne, dont ils furent longtemps les plus jeunes professeurs.

f

Les travaux de Poincaré le placent au premier rang parmi les géomètres 'de notre époque. Il a fait connaître une catégorie de « fonctions »,' plus générales que tes.fonctions elliptiques, et qu'il a appelées « « fonctions fuchsiennes », 'en l'honneur du célèbre mathématicien Fuchs. Il a appliqué ces fonctions à l'étude de la géométrie non euclidienne lancée par Lobatchewski. En astronomie il a fourni l'argument décisif à ceux qui pensent que l'anneau de Saturne est, en réalité, formé, d'une très grande multitudcde petits satellites solides très voisins les uns des autres. Il a établi que, si cet anneau était fluide, sa densité ne devrait pas descendre au-dessous d'une certaine limite inférieure, qui se trouve être plus grande que la limite supérieure assignée à, cette densité par le physicien anglais Maxwell, qui se basait sur des considérations d'un tout autre ordre.. En physique mathématique, il fut le promoteur, en France, des idées nouvelles conçues par les savants étrangers les théories de Maxwell, Tes ondes hertziennes trouvaient en lui un démonstrateur enthousiaste, 'tellement Enthousiasto que, grâce à sa prodigieuse virtuosité mathématique, il fit, toujours progresser les théories dont il entreprenait l'exposé c'est toujours son originalité personnelle qui apparaît'chaque fois qu'il touche à q uelque chose. Et cette originalité de vues, cette personnalité de pensée, qui étonne ceux qui ne le connaissent pas à fond, il l'a incarnée dans ces livres, remarquables la Science et l'Hypothèse et la Valeur de la Science, livres troublants parfois, mais où il a résolu le tour de force de présenter sous une forme accessible les plus audacieuses parmi les conceptions de la science moderne. Il y conclut que le génie humain « est une brève lumière » entre deux éternités », mais que « c'est » cet éclair qui est tout». Sans doute, cela ne se' lit pas comme un roman, et il faut revenir sur les pages. Mais ce retour n'est-il pas la marque de l'admiration, comme l'est le retour du- voyageur vers les rivages qui l'ont le plus charmé?

Nos assemblées scientifiques onttoutes fait appel aux lumières du grand savant: il est membre du conseil de l'Observatoire, membre du Bureau des longitudes. Mais toutes ces occupations scientifiques n'empêchent pas son esprit d'être ouvert a tout lettré accompli, c'est aussi un dilettante en matière musicale, et, cherchant cet art sous la forme la plus pure et la plus élevée, qui est celle dela musique de chambre, il est l'Un des plus assidus auditeurs des séances de « la Trompette ». A peine âgé de cinquante ans, il est en pleine activité de production; et certainement les mathématiques françaises lui devront d'ajouter encore quelques brillants fleurons à leur couronne déjà si riche.

Alphonse Berget.

LA. CHAMBRE Jeudi S. mars.

LES RETRAITES OUVRIÈRES C'est aujourd'hui leur tour, mais les interpellations qu'on leur dédie ressemblent vraiment trop à des consultations de médecins sur le cas d'un malade condamné. Il paraît bien, dès maintenant, que tous les remèdes seront inutiles. Avant qu'on s'en explique, M. Paul Constans questionne le ministre de l'intérieur sur l'exécution de la loi d'assistance aux vieillards infirmes et incurables. Les crédits inscrits au budget sont insuffisants. Beaucoup de ces malheureux n'ont,encore rien reçu. Il faudrait ordonner aux préfets de stimuler les municipalités. Le ministre est-il disposé à prendre les mesures nécessaires? M. Maujan, sous-secrétaire d'Etat, ré- pond que ces mesures ont été prises; mais le personnel départemental s'est trouvé. débordé. Dans soixante-sept départements le fonctionnement des allocations mensuelles n'en est pas moins assuré; elles dépassent actuellement le nombre de 350,000. « Le. gouvernement fera tous ses efforts pour réaliser l'exécution intégrale de cette loi qui est une excellente préface à la loi sur les retraites. » J'ai bien peur que cette préface ne constitue tout le livre. Nous arrivons

d'ailleurs aux interpellations sur ces fameuses retraites ouvrières,. objet de tani de controverses et source de tant. de déceptions. M. de Gailhard-Bancel, qui'en a déposé une aujourd'hui même, a la parole.

Quelles sont les modifications que le gouvernement se propose. d'apporter à la loi votée par la Chambre? Cette loi n'est-elle pas trop étendue et en même temps trop rigide ? L'obligation des versements n'est-elle pas une erreur? La grande majorité des syndicats ouvriers, consultés .par le Sénat, ne se sont-ils pas prononcés contre elle?

Telles sont les questions que pose l'orateur. Toute l'extrême gauche lui crie qu'il recommence la discussion d'une loi votée. MM- Vaillant, Coûtant, Zévaès s'en donnent à coeur joie. M. Paul Constans fait mieux. Il ajoute une interpellation à celles qu'on discute et la résume en deux mots Est-il vrai que le gouvernement ait fixé à la commission sénatoriale un forfait de 100 millions, jugé, à juste titre, insuffisant par elle, et qu'il ait ainsi rendu impossible le vote de la loi par le Sénat?

Voilà au moins qui est clair, et M. Viviani s'empresse de monter à la tribune pour fournir, ou essayer de fournir, les explications réclamées. Son embarras, mal ?dissimulé sous un amas de phrases, qclate immédiatement à tous les yeux. La première question, dit-il, était celleci Combien v aura-t-il de bénéficiaires? Or les ministres, ou plutôt les administrations ministérielles, ne sont pas d'accord, et l'évaluation varie, s'il vous plaît, du simple au double, même un peu plus, sur le nombre des participants et par conséquent sur la somme à débourser. Le ministère du commerce dit MO millions le ministère des finances, 299 millions. Arrangez cela, si vous pouvez. M. Viviani réédite devant la Chambre les calculs que tous les journaux ont reproduits à la suite des conférences qui ont eu lieu entre le gouvernement et la commission sénatoriale l? année, 299 millions 35° année, 318 millions 80° année, 182 millions.

Et le ministre conclut ainsi « Devant ces charges écrasantes, ne valait-il pas mieux se résigner a une solution moyenne mais immédiate, au lieu de courir a un échec » De là ce forfait que quelques-uns déjà appellent un crime. Suivant M. Viviani, il prête à la critique comme tous les systèmes de cette nature; mais il donne des garanties précieuses à ceux qui se préoccupent avant tout de l'équilibre du budget. «Ce forfait est d'ailleurs perfectible, car il ne lie pas le législateur psur l'avenir ». Aussi bien, si cette forme de transaction n'est pas heureuse, qu'on en suggère une autre le ministre est prêt à l'examiner. « Son. désir le plus ardent est d'a:boutirdans cette législature avec cette solution transactionnelle, ou avec n'importe quelle solution. » On accuse le gouvernement de se dérobera ses engagements; où a-t-on vu cela? demande M. Viviani, et il nie carrément tout contrat national qui engagerait l'Etat.

En tout- cas, l'obligation des versements est, à ses yeux, un principe hors duquel il n'y a pas de réforme sérieuse et durable.

On prétend encore que la loi est inutile et qu'il' suffit de donner plus d'extension à la-loi d'assistance or « legouvernement repousse cette solution par une raison de dignité ». Il comprend les revendications ardentes et légitimes du monde du travail mais il tient à faire connaître au prolétariat tous les obstacles qui s'opposent à une réalisation imnicdiate.

Ainsi parle le ministre, et tout cela semble assez raisonnable; mais quel désaveu quel démenti aux témérités antérieures, aux promesses faites et à la parole donnée Et quelle condamnation de la loi envoyée par la Chambre au Sénat!

M. Millerand ne pouvait guère s'abstenir de dire son mot. Président de la commission d'assurance et de prévoyance sociales, son intervention était indiquée, presque sollicitée. Il a rappelé que, lors de la discussion, il avait combattu certaines dispositions qui lui paraissaient surcharger la loi mais qu'il l'avait soutenue jusqu'au bout, qu'il y voyait, sauf amendements, une réforme parfaitement réalisable, et qu'il fallait, avant tout, faire aboutir le projet soumis en ce moment au Sénat.

M. Klotz, serrant la question de plus près, a demandé ensuite si le système forfaitaire était compatible avec le maintien des dispositions votées par la Chambre. Et d'abord le chiffre de 100 millions est-il intangible? Le ministre du travail a dit non. Le ministre des finances avait dit oui. Des explications de M. Viviani il résulte que l'ouvrier subira l'obligation et récoltera l'incertitude. Va-t-on supprimer la somme de 120 francs prévue pour la période de liquidation? Va-t-on retirer le bénéfice de la loi à un certain nombre de parties prenantes, aux domestiques, aux travailleurs agricoles? '? Le principe forfaitaire ainsi compris ne détruit-il pas le principe essentiel de la loi ? .?

Toutes questions fort gênantes, auxquelles l'orateur répond lui-même en invitant le gouvernement à chercher un autre terrain de transaction.

M. Viviani a été applaudi, M. Millerand a été applaudi, M. Klotz a été applaudi. Qui trompe-t-on avec tous ces bravos? Est-ce unhornmage àla discorde ou à l'éloquence?

M. François Fournier a parlé ensuite et s'est plaint de la mauvaise volonté du Sénat. Il appartient à cette catégorie d'esprits simplistes qui se chargent de résoudre la question sociale en cinq minutes. Il ne comprend pas que le Sénat y mette un peu plus de temps.

M. de Ramel estime qu'il faut en finir. L'obstacle financier était prévu. L'orateur le disait, dès 1908, en proposant des ressources spéciales et una dotation. Le forfait, qui entame déjà le gâteau annoncé, n'est pas même garanti. Il faut instituer, si cela est nécessaire, un impôt de solidarité superposé aux autres impôts, « et qui serait accepté de tout le monde ». M. de Ramel s'avance beaucoup.

La discussion générale étant close, sept ordres du jour se sont présentés aux suffrages de la Chambre. Il y en avait un de confiance, ou plutôt d'espérance, rédigé par MM. Millerand et Guieysse, qui a obtenu l'agrément du président du Conseil. Le voici La Chambre, confiante dans le gouvernement pour obtenir du Sénat, au cours da

eatte année, le vote favorable qui permettra

la promulgation avant la fin de la législature,

le la loi sur les retraites et repoussant toute iddjlion, passe à l'ordre du jour.

J'espère qu'on ne m'accusera pas de mauvaise humeur si je déclare que ce iexlene signifie? intentionnellement rien du tbut et qu'il nous laisse juste ?l'ussi avancés aujourd'hui que nous l'étions hier. C'est pourquoi il a été voté par 474 voix contre 66.

M, Paul Constans l'a combattu. M. Klotz aurait voulu y introduire une condamnation explicite du système forfaitaire, mais il a finalement renoncé à ce dessein, d'une précision et d'une logique trop déconcertantes pour triompher de cet amour du vague et de l'obscur qui met les majorités à leur aise.

Pas-Perdus.

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LE SÉNAT

La commission chargée d'examiner les amendements à la proposition de loi relative à la conversion de la séparation de corps en divorce n'étant pas en mesure de présenter son rappqrt, le Sénat a écouté une interpellation de M. Cicéron, sénateur de la Guadeloupe, sur le rappel de M. Ballot, gouverneur de cette colonie. Le ministre des colonies, dit M. Cicéron, nourrit de noirs desseins contre ce haut fonctionnaire, qui est fort estimé. Pourquoi leruppelle-t-on ? ? M. Milliès-Lacr.oix, ministre des colonies, répond à M. Cicéron qu'il rappelle M. Ballot, non pas à. titre définitif, mais à titre temporaire, parce que la cpmmission des douanes veut l'entendre. M. Cicéron déclare que ce n'est point la vraie raison, qu'il y a des histoires d'élection là-dessous et qu'on veut laisser le secrétaire général, M. Harry, libre d'arranger les choses à sa fantaisie. Après quelques observations présentées par MM. de Luniarzelle et Le Provost de Launay sur les m?urs électorales de la Guadeloupe, le Sénat adopte l'ordre du jour pur et simple.

Séance aujourd'hui.

Louis Chevreusa.

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Autour de la politique

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Menucs faveurs

On a fait hier et avant-hier quelque tapage dans les couloirs de la Chambre autour d'un incident qui ne devait pas avoir et qui n'a pas eu de suites parlementaires. Deux attachés de cabinet, MM. Jérôme Lovy, attaché au cabinet de M. Gnippi, et M. Fabre, attaché au cabinet de M. Simyan, charges de suivre les débats du Parlement, ont été priés de demeurer à l'avenir dans leur bureau.

Le motif?

On. a prétendu qu'à la suite do son interpellation sur le Maroc ils avaient serré la main â M: Emile Constant, en le félicitant de son intervention contre le gouvernement. Nous avons quelque, raison de douter que ce soit là le véritable motif de ce rappel à l'ordre.

Le gouvernement, nous affirnie-t-an, songeait, ei peu à être désagréable à M. Emile Constant qu'au cours de la séance du Conseil des ministres de jeudi dernier '37 février on; à '-décidé à l'unanimité d-'accordee au ?députe de Gironde une faveur qu'il avait daigné solliciter. .v.r -?: ,:?:?? Comment alors ce Conseil dos ministres'si bienveillant pour M. Emile Constant auraitil pu consentir à ce que deux de ses membres frappassent des subordonnés coupables seur lement de lui avoir témoigné une excessive sympathie ?

Les dépenses du Maroc

M. Caillaux a déposé, sur le bureau de la. Chambre, un projet de loi portant ouverture de crédits extraordinaires pour les dépenses du Maroc. Ces crédits sont au total de 15 millions, savoir 10 millions -sur l'exercice 1907 et & millions sur 1908. Ces crédits ont pour objet de reconstituer les approvisionnements en munitions et matériel pris en Algérie pour le service des colonnes d'opérations. Auguste Avril.

RENTES VIAGÈRES 21 O/O

Pour les personnes âgées et qui n'ayant pas d'obligations de famille veulent accroître leur revenu, la rente viagère dans une bonne compagnie d'assurances réalise le placement à la fois le plus sûr et le plus rémunérateur. ?L'Equitable des Etats-Unis, entreprise privée assujettie au contrôle de l'Etat, dont.l'actif clépasse 2 milliards, offre- les conditions les plus avantageuses: 12 0/0, 15 0/0, 17 0/0, 21 0/0 du capital constitutif, suivant l'âge du rentier, et fournit à ce sujet tous renseignements sur demande adressée à son Siège Français, 36 bis, avenue de l'Opéra, à Paris.

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m'U'&'crR.ATION'

DE

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DE MGS-siTE-CARLO

Le « Nouvel Etablissement Thermal » de Monte-Carlo vient d'être inauguré, en présence de S. A. S. le prince Albert I°,r. Tous les membres du corps médical de la Principauté, ainsi que les notabilités monégasques et l'élite de la société hivernante, assistaient à cette solenaité. S. A. S. le prince régnant et S. A. S. le prince héréditaire, accompagnés de M. le comte de Lamothe d'Allogny, chambellan de M. Roger, gouverneur général de M. Camille Blanc, président du Conseil d'administration de la Société des Bains de Mer, et des diverses autorités du pays, ont été reçus par le docteur Konried, directeur du Nouvel Etablissement.'

Le Prince et sa suite ont pris plaisir à visiter les nombreuses et vastes salles destinées aux divers services hygiéniques et thérapeutiques, distribuées dans les trois étages de ce somptueux édifice.

Parmi les merveilles de cette magnifique installation qui retinrent plus particulièrement l'attention des augustes visiteurs, il convient de citer la. « Gymnastique Zander qui renferme tous les appareils sportifs connus à ce jour, les salles du Hammam, l'Electrothérapie, l'Inhalalorium Bulling, la Radiothérapie et le bar sont débitées toutes les eaux minérales de France et de l'étranger maintenues au degré de température et

de minéralisation du. lieu rnâme d'ari»

ginc. ???? ??"

Le Prince a chaleureusement félicité M- Camille Blanc d'avoir doté la Principauté d'un Etablissement aussi précieusement utile, ainsi que les divers colla- borateurs qui prêtèrent le' concours de leurs lumières et de leur dévouement au succès de cette ?uvre l'habile architecte, M. Teissier, qui des tlancs mêmes de l'abrupte montagne a fait surgir, au milieu des terrasses ensoleillées et fleu? ries, un édifice élégant, léger, inonda d'air et de lumière; M. Konried, qui a. présidé avec un soin judicieux à j'erga-' nisation technique, et M. Martiny, l'actif et intelligent ingénieur de la Société des Bains de Mer, dont la compétence s'ap- plique plus particulièrement à la partiq mécanique.

Le Nouvel Etablissement Thermal sera très favorablement accueilli par la colonie étrangère qui y, trouvera les avantages hygiéniques et thérapeutiques de toutes tes stations balnéaires.

s. cW).

.t.

L'abondance des matières nous oblige à renvoyer à demain PAR FiL spécial, le dessin dé notre çplhhorateur Albert Çuik

Jaunie. ?? V;, ??

^A/».! ?

Petite Chronique te Lettres

En ces premiers jours de carême, lés écrivains ont tenu-, sans doute, à nous faire observer les jeûnes -prescrits, et la récolte de cette semaine est terriblement maigre;- les lecteurs d'ailleurs peuvent se rassurer, leur abstinence ne sera pas de longue durée et do copieux régala leur seront réservés pour les prochaines semaines.

Je veux d'abord signaler d'un mot l'?uvre où les Vingt-Cinq Années devie littéraire de Maurice Barres nous sontprésentéesen des « pages choisies » ainsi, nous revoyons dans un raccourci d'une impressionnante synthèse l'?uvre considérable, si diverse et si harmonieuse, édifiée en un quart de siècle par l'un des écrivains les plus originaux et les plus puissamment doués de ce temps; le choix et l'ordonnance de ces pages sont, à mon sens, quelque peu arbitraires parfois, mais très ingénieux toujours, et le livre, précédé d'une introduction où M. Henri Brémond étudie l'?uvre et l'esprit de Maurice Barres en des pages très compréhensivos, est, d'ensemble, un document littéraire d'une haute portée etd'urçe grande séduc-

tion. ?

Dans un roman qu'elle publie che? Plon, sous le titre le Curé de Sainte*Agnès, Mme la marquise de PontevèsSabran a voulu, sans doute, nous donner l'image idéale d'un prètre d'aujourd'hui dont la tâche est si difficile en ce temps; de séparation, d'hostilité, d'indifférence. Il lui faut pour remplir sa mission le triple airain du poète et une vocation singulièrement haute et vaillante; tel est le héros du .livre, l'abbé Rouvre, pasteur du plus incrédule et du pl-is impie des villages: le bourg de SainteAgnès, où il est contraint combattra sans cesse et sans* relâche contre tous les ennemis de la religion," deux du dehors 'et les autres, ceux qui sommeillent tout au fond de lui-même il y réussit remarquablement, trouve moyen de se, concilier les plus voltairiens, les plus épicuriens de ses paroissiens, et meurt saintement après une existence très mouvementée, très touchante, et qui dans sa noblesse est, selon Mme la marquise de Pontevès-Sabran, « celle que mènent beaucoup de prêtres simples et saints en ce temps où l'Eglise de France subit l'assaut furieux d'une haine sociale suscitée contre elle ».

M. Louis Létang nous offre en un volume paru chez Calmann-Lévy, sous le titre Fille de Reine, la « suite et tin » de ce roman Grippe-Soleil dont j'ai dit naguère les tumultueuses péripéties. Nous assistons dans ce volume au châtiment définitif du crime et il la récompense da la vertu et de l'innocence, mais après combien de luttes* de difficultés et de traverses. heureusement que notre ami «Grippe-Soleil» est làpour tout arranger au moment le plus pathétique châtier les assassins, retrouver les trésors et « bien finir» le plus romanesque des romans-feuilletons.

A signaler encore Lui ou Moi, de M. Jean Thiéry, paru dans la collection « Dilecta»; la Maison du Seigneur, « scènes de la vie cléricale contemporaine »t par M. André des Vernyères le Journal d'une fille perdue par une morte, titra étrange d'un roman de Margaret Bôhme, traduit par M. H. Rousset, et les 'Avenluj-es de M. Haps, un très joli roman do MM. Max Maurey et Jubinv dont j'aurai grand plaisir à reparler prochainement.

*II:

HISTOIRE, LIVRES divers. Le lieutenant-colonel Péroz dont on n'a pas oublié le beau livre Par vocation, poursuit le récit de la vie et aventures d'un. soldat de fortune » en un volume publié chez Calmann-Lévy sous le titre > Hors des chemins battus. Ce livre où il nous raconte quatre années de sa vie, de ISOt* à 1899, est un fort émouvant roman vécu, où dans le prestigieux décor de la campagne tonkinoise se déroulent les, contes les plus dramatiques et les plus pittoresques,des «contes qui sontde l'histoire», l'aventure héroïque et belle de DéTham, le dernier défenseur de Tindépendance annamite, celle de Nha-Nam, la dernier grand pirate; celle encore toute gracieuse et jolie de Kydong, l'enfant du miracle,et de terribles histoires de chasses qui laisseraient Louis Boussenard luimême incrédule. Tout cela est narré, par le lieutenant-colonelPéroz avec beaucoup, d'art, d'émotion et de vérité; on,peut «!e lire à la veillée, lorsque, la nuit Venue, portes closes, on aime à frissonnsr » et après l'avoir lu on voit nettement, comme dit l'auteur dans' son langage pittoresque, « à travers les buées sanglantes qui s'élèvent des forêts montagneuses, où rampent les pirates et les tigres, au-dessus des grandes plaines unies où frissonnent les riz verts, monter, puis s'étendre sur toute la contrée l'ombre de la paix consolatrice, bienfaisante et fructueuse ».

Voici encore dans « la collection historique illustrée un très. intéressant ouvrage de MM. Albert Savine et- François Bournand, Fouquet, surintendant général des finances i le volume consacré 4 l'année 1907 de l'ouvrage si documenté et si


consciencieux de M. René Wallier, Le Vingtième Siècle politique.

M. Henry Goehki réunit, en un agréable volume paru chez Pion, des «discours d'histoire et de morale, rêveries parlées et paysages médités, et une étude d'histoire appuyée dûment de documents d'archives et flanquée de pièces justificatives»; tout. cela est groupé sous le titre un peu inattendu de Tableaux flamands; mais ce titre, la. préface l'explique en nous exposant que, dans tous « ces chapitres qui ne paraissent pas à l'abord faits pour être rapprochés il y a une unité, et que ce que l'auteur offre au public, c'est une part assez complète de sa vie, de son expérience et de sesVéflexions c'est sa vie flamande ». En tous cas, le livre est intéressant, et notamment le chapitre intitulé Une Ténébreuse Affaire» est une page poignante de petite histoire. M. Eugène Rigal, professeur de littérature française à l'université de Montpellier, publie uri ouvrage en deux volumes sur Molière. Si copieuse que soit l'oeuvre .inspirée depuis trois siècles aux historiens et aux critiques par notre grand comique, et Dieu sait si l'on peut en remplir des bibliothèques, c'est un sujet vaste et grand comme, le monde, sur. lequel il restera toujours quelque chose à dire; M. Rigal nous en donne la preuve dans l'?uvre érudite, agréable, judicieuse, où il a voulu surtout « marquer le plus nettement possible la courbe décrite par le génie de. Molière, décrire le caractère et le mérite de chaque pièce et le rapport essentiel des pièces entre elles, profiter des occasions les plus propices, traiter rapidement les questions générales qui intéressent art de Molière et l'art classique tout entier ».. A signaler, enfin, l'Agonie d'un cuirassé, où le commandant de Balincourt nous restitue « le carnet de, notes du commandant Semenoff, de l'état-major de l'amiral Rodjestvensky » les Souvenirs d'Egypte, de M. Emile Daullia; les « scènes'et dialogues philosophiques» » groupés par M.* Henri Focillon sous le titre le Demi-Dieu; un cessai de psychologie japonaise» de M. deLaVieuville, la Race des Dieux un fort savant ouvrage de M. le. docteur Lacassagne, Peine de Mort et Criminalité, où « l'accroissement de la criminalité et l'application de la peine de mort » sont traités avec une méthode et une indépendance intellectuelle uu p%u supérieures à celles de nos jurés et de leurs v?ux; ï 'Imbroglio macédonien, un ouvrage de brûlante actualité, de M. Michel Paillarès le Poème du Désir et du Regret, ?uvre posthume du poète Albert Thomas, mort il y a quelques mois à l'âge de trente-quatre ans à peine, et le Golfe bleu, poèmes de M. ProsperDor. Ph.-Emmanuel Glaser.

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Papis au jour» le joup

LA JOURNÉE

Le Parlement Au Sénat, le divorce. A la Chambr.e, interpellation sur la mission Blanchet.

Les courses A Enghien (deux heures). Adoration perpétuelle A Saint-Laurent (à huit heures du soir, sermon de M. le chanoine Couget).

Les Amisi du Louvre Visite du palais dé l'ambassade d'Allemague.

Exposition A la,galerie Haussmann, 67, boulevard Hàussmành, inauguration de l'exposition des couvres du peintre C: Delpy: Réunions Assemblée générale de la Société de préservation contre la tuberculose,-présidée par M.Doumergue, ministre de l'instruction publique (hôtel Continental, huit heures et demie du soir). Société des ingénieurs civils communications de M. P. Bessôn sur « la Crise de l'apprentissage », et de M. G. Hersent sur « les Grands Ports français » (19, rue Blanche, huit heures trois quarts du soir).. .???? Cours et conférences M. Jacques Bardoux « William Morris » (Ecole des hautes études sociales, 16, rue de la Sorbonne, cinq heures).M. Allix « la,Concentration industrielle et les classes ouvrières » (Ecole libre des sciences politiques, rue Saint-Guillaume, huit heures trois quarts). M.' G. Aubray « le Roman dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle » (deux heures et demie), et M. L. Dimier « Rubens et les Jésuites d'Anvers » (Institut catholique, 19, rue d'Assas,(trois heures trois quarts). M. F. Nicolay « Que deviendront nos enfants ? » (Cercle du Luxembourg, trois heures). M. l'abbé Peillaube «Fugues d'hystériques, étude de psychologie morbide » (Athénée Saint-Germain, 21, rue du Vieux-Colombier, cinq heures). ?M. Georges Bonjean « le Président Bonjean » (Union chrétienne des jeunes gens, 14, rue de Trôvise, cinq heures). M. Louis Dimier « la Raison d'État dans la politique de J. de Maistre » (Institut d'action française, 28, rue Serpente, cinq heures un quart). M. Maurice Vollaeys.: « l'Enseignement et l'Apprentissage maritime» (Université populaire, 157, faubourg Saint-Antoine, huit heures et demie du soir). M. H. Avenel « la Presse contem- poraine » (16, rue de la Sorbonne, 4 h. 1/4). INFORMATIONS

Mouvement judiciaire. Sont nommés Juge au tribunal de- irol instance de la Seine, M. Le Sueur, vice-président à Reims, en remplacement do M. Hepp, mis à la retraite et nommé juge honoraire.

Vice-président Reims, M. Fourgeaud. Présidents àBar-sur-Seine, M. Bouvier; à Vire, M.4,enormand àVervins, M. Mandrette à Guelma, M. Fenouillet.

Conseillers à Angers, M. Coiffard; Caen, M. Dorly.

Procureurs de la République: à Cholet, M. Boullard; à Segré.-M. Pascadé à Pont-1'Eyêque, M. Boulylier-Desfontaine à Batna, M. Clairac. Juges à Saumur, M. Chedeau; à Epernay, M. Fenaux; à Laon, M. Braibant; à Pont-1'Evôque, M. Liéru à Alger, MM. Lubet et Nivert; à Tunis, M. Dut'oussat à Apt, M. Glisès à Bourgoin, M. Gacho; à Grenoble. M. Aubin; à Brive, M. Louradoni à Gannat M. Thuillier. Substituts du procureur de la République à Constantine, M. Morin; à Batna, M. Brosette; à Bourgoin, M. Gâché; à Brive, M. Roger; à Guéret, M. Sirany; à Bayeux, M. Le Glech; à FontenayÎe-Comte, M. Dubost; à Auxerre, M. de Levau; à Mascara, M. Gagé.

Finances. M. Jacquinet, sous-directeur de ire classe à la direction de la Dette inscrite, est nommé sous-caissier-payeur central du Trésor public.

M. Toiizery, chef de bureau de 2e classe au cabinet,du ministre (travaux législatifs), est nommé sous-directeur de 2e classe à l'administration centrale des finances et attaché, en cette qualité, à la direction de, la Dette inscrite. `

Collège de France. C'est demain, à cinq heures, que le docteur Capitan, chargé du cours des antiquités américaines, donnera au Collège de France sa première leçon. Association des journalistes parisiens. Le banquet annuel de l'Association aura lien le dimanche 22 mars courant à septheures et demie, au Palais d'Orsay.

Il sera présidé par M. 'Alfred Mézières, de l'Académie française, sénateur de Meurtheet-Moselle..

Service pour le cardinal Richard. Mgr Amette, archevêque de Paris, a célébré

hier une messe de Requiem à mémoire "du cardinal Richard, en la chapelle de la rue Jean-Goujon;

Sa Grandeur a visité, à l'issue de l'office, la résidence des Auxiliatrices du Purgatoire, gardiennes de ce sanctuaire commémor'atif de l'incendie du Bazar de la Charité.

Journaux supprimés. Au cours des déclarations qu'il a faites au lendemain de la condamnation de la Justice sociale par le Saint-Office, M. l'abbé Naudet annonçait à notre collaborateur, M. de Narfon, le dessein da prier instamment le conseil d'administration cte ce journal, dont lui-même avait cessé, depuis plusieurs mois, d'être le directeur, d'en arrêter la publication.

C'est chose faite, mais voici dans quelles conditions les membres de ce conseil ayant décliné les responsabilités financières résultant de la suppression de la Justice sociale, M. l'abbé Naudet a déchargé lé conseil d'administration de toute responsabilité en prenant les dettes à son compte. La conduite de cet ecclésiastique sera jugée d'autant plus méritoire que c'est par ordre de Léon Xlfl qu'il quitta, il y a seize ans, son diocèse natal, Bordeaux, pour venir faire du journalisme à Paris, et qu'il ignore encore pour quelles raisons, le pape lui ordonne maintenant de briser sa plume.

Le dernier numéro de là Justicesocial publie des lettres extrêmement édifiantes de l'abbé Naudet à son ordinaire, le cardinal Lecot, à Pie X, au Conseil d'administration et au docteur Lancry, qui lui succédait, il y a plusieurs mois, à la tête du journal. Cette dernière lettre se termine ainsi » Mon cher ami et frère d'armes, il ne s'agit pas de sacrifier nos idées, l'Eglise n'en a condamné aucune, mais les circonstances nous font un devoir de sacrifier nos personnes; sachons faire le sacrifice surnaturellement. Lorsqu'on ne peut plus lutter pour une cause, il reste encore de souffrir pour elle; c'est toujours un honneur, c'est parfois le moyen le plus puissant de la servir. » »

La Vie catholique a également cessé de paraître. La soumission de l'abbé Dabry, son directeur, n'est ni moins complète, ni moins honorable que celle de l'abbé Naudet. L'éducation des enfants anormaux. On sait que le ministre de l'instruction publique a présenté à la Chambre, au nom du gouvernement, un projet de loi ayant pour but de permettre l'éducation des enfants anormaux (aveugles, sourds-muets, arriérés, instables, etc.) il devient nécessaire d'offrir aux instituteurs et institutrices le moyen de connaître, d'étudier et de comparer les méthodes et les procédés qui, jusqu'à ce jour, ont été employes pour les différentes catégories d'anormaux.

Dans ce but, des conférences avec démonstrations pratiques seront faites cette année par des médecins spécialistes et des maîtres spécialisés qui exposeront, à tour de rôle, les doctrines de la médico-pédagogie.

L'organisation de ces cours normaux est confiée à M. G. Baguer, directeur de l'Institut départemental des sourds-muets et sourdesmuettes de la Seine, déjà chargé par le ministre de l'instruction publique d'une mission d'enquête et d'inspection dans les écoles d'anormaux.

Les demandes d'inscription peuvent être adressées dès maintenant à M. Baguer, Institut des sourds-muets,Asnières (Seine). Cercle philanthropique républicain de l'Aube. Le Cercle philantropique républicain de l'Aube, dont M. Albert Delatour, conseiller d'Etat, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, commandeur de la Légion d'honneur, est le président, donnera sa fête annuelle, banquet et bal, le samedi là mars, au palais d'Orsay. Le bal de l'Orphelinat de la bijouterie. Samedi 7 mars, l'orphelinat de la bijouterie, joaillerie, horlogerie, orfèvrerie et industries qui s'y rattachent donne son bal annuel à l'hôtel Continental. Cette société, qui s'occupe de quatre cents enfants, est l'organisationtype des orphelinats professionnels. Elle doit donc intéresser tous ceux ettoutes celles qui admirent les chefs-d'?uvre de la bijouterie française.

Le concert qui vient rehausser le bal est un sûr garant de la réussite de cette fête pour laquelle on peut trouver des billets au prix de 10 francs, au siège de l'Orphelinat, 2 bis, rue de la Jussienne et à l'hôtel Continental.

Arméa d'Afrique

Arméa et Armée coloniale

Jusqu'ici, notre petit corps expéditionnaire de Casablanca, dont l'effectif semble être aujourd'hui de 8 à 9 mille hom- mes, avait été presque uniquement cons- titué au moyen de détachements tirés d'Algérie. Les 4,000 hommes de renfort que le gouvernement vient de décider d'envoyer au Maroc sont encore presque exclusivement pris dans nos possessions de l'Afrique du Nord. Il est permis de se demander s'il n'eût pas été préférable d'utiliser notre armée coloniale. Remarquons que 'les forces stationnées en Algérie et en Tunisie de dépassent guère 60,000 hommes au total, et qu'elles ont à garder un immense territoire or, si dans le voisinage de la côte, les populations nous sont réellement fidèles, il n'en est pas de même dans, les territoires du Sud et surtout dans la région limitrophS du Maroc.

Un réveil du fanatisme musulman, sur notre sol même, est donc toujours possible et dans le cas où un pareil événement se produirait, il est bien certain que notre armée d'Afrique serait à peine suffisante pour maintenir notre domination. Aussi peut-il paraître bien imprudent de continuer à dégarnir l'Algérie etla Tunisie pour renforcer le corpsde Casablanca. Si, pour agir au Maroc, nous-partions des environs d'Oudjda, c'est-à-dire de notre frontière même, la situation serait, bien entendu, toute différente. Il se-' rait alors, au contraire, tout à fait logique de se servir de la division d'Oran que l'on remplacerait dans ses garnisons par des troupes prélevées dans la province d'Alger car nos opérations offensives resteraient intimement liées à la défense de nos possessions.

Mais, puisque c'est le renforcement du corps de Casablanca que l'on veut effectuer, ce sont d'autres éléments qu'il y aurait lieu d'utiliser.

Les man?uvres exécutées sur la côte # occidentale du Maroc sont, en effet, com-' plètement indépendantes des dispositions prises pour garder notre territoire algérien; et pour accomplir une expédition de ce genre, il est tout indiqué de se servir des troupes coloniales.

Celles-ci ont été, précisément, créées pour opérer au delà des mers. Elles forment un tout complet et homogène elles possèdent des services accessoires indispensables à une action lointaine et prolongée. Elles comprennent plus de dix mille rengagés qui se morfondent dans nos ports et ne demandent qu'à faire campagne.

Cette armée coloniale nous coûte, chaque année, près de deux cents millions. Il serait vraiment illogique d'avoir forgé à si grands frais un outil de combat, d'ailleurs remarquable, pour ne pas s'en servir au moment du besoin.

Laisser, dans les circonstances aç-

îuëllës,"Tarméë~ coloniale inactive pr<p ?' sente même de très sérieux inconvénients. Le premier est de décourager les soldats coloniaux car ceux-ci ne .se sont liés au service que par esprit d'aventure, et dans le but d'être toujours sur la brèche. La lettre suivante, adressée par des rengagés à M. Humbert, sénateur de la Meuse, et publiée récemment, ne laisse aucun doute à ce sujet. Monsieur le sénateur,

Depuis les premiers événements du Maroc, nous avons vu, tour à tour, tous les corps d'Algérie et de Tunisie y prendre part, et en ce moment l'intention est de faire appel aux volontaires du 15e corps d'armée.

Le gouvernement semble oublier qu'il y a une armée coloniale. Pourtant, monsieur le sénateur, il y a beaucoup de sojdats de carrière qui, dans leurs quinze années de service, ont grand'peine à faire dix campagnes, sur- tout depuis quelques années, que les départs aux colonies sont devenus si rares 1 Pourquoi ne pas faire appel aux volontaires rengagés des troupes coloniales pouraller au Maroc? C'est pourtant leur métier Et cela vaudrait mieux que d,'envoyer à l'ennemi de jeunes soldats des troupes métropolitaines. Il nous semble que le souvenir du « 200° régiment », envoyé à Madagascar, aurait dû donner à réfléchir

Nous vous prions d'écouter notre voix et' dé prendre notre v?u en considération, afin qu'on ne nous laisse plus languir dans nos garnisons, où l'ennui* et le désenchantement' sont les compagnons du soldat rengagé Recevez, etc.

Le second, qui est une conséquence du premier, est de tarir le recrutement de nos troupes coloniales. Il suffit, pour s'en convaincre, de constater que, depuis six mois, le nombre des engagements volontaires a déjà considérablement diminué.

Pourquoi, en^ffet, les jeunes gens qui désirent dépenser leur activité en allant guerroyer aux colonies, entreraient-ils dans un corps qui n'offre plus mainte' nant aucune occasion de se distinguer, et où l'avancement, ainsi que je l'ai montré dans un précédent article, se fait avec une lenteur désespéranté.

L'envoi des coloniaux au Maroc s'impose donc si nous voulons conserver une armée coloniale qui ne soit pas, peu à peu, réduite à des cadres sans soldats. A tous égards, c'est la solution, qui devrait être adoptée, car, seule, elle permettrait de sauvegarder des intérêts particuliers dignes d'être pris en très sérieuse considération, tout en laissant intacte l'organisation défensive de l'Algérie et de la Tunisie et en évitant de faire appel aux troupes métropolitaines qui ne doivent jamais être distraites de leur rôle. ? Ne vaudrait-il pas mieux, si l'on ne veut pas utiliser l'armée coloniale, dans des conditions aussi propices à son emploi, la supprimer carrément et faire l'économie des sommes énormes que coûte son entretien?,

De Beyre.

INQUIÉTUDE

MANSUÉTUDE

GRATITUDE

M. Gablin a reçu la lettre suivante « Je viens de suivre le traitement,des pilules Pink et je vousdôis beaucoup de remerciements. Quand je vous ai écrit pour vous demander une boite de pilules Pink d'essai, j'étais dans un état de faiblesse qui m'inquiétait et inquiétait aussi toutes les personnes qui vivent autour de moi. Il faut vous dire que je relevais d'une pleurésie qui m'avait mis dans un bien triste état. J'étais pâle, mes traits étaient tirés, mes joues creusées. Quand je faisais un petit effort, un petit travail, j'étais tout de suite couvert de sueur et mes pauvres jambes vacillaient sous moi. Je ne mangeais que très peu et sans appétit.La nuit, soit par suite d'énervement ou bien simplement par excès de fatigue, j'avais un sommeil troublé, agité, pénible et le matin je me sentais tout courbaturé. J'étais inquiet, nous étions inquiets, vous ai-je dit, pour cette raison que mon état ne s'améliorait pas et que nous savons que dans un état de faiblesse aussi grand il faut craindre les rechutes, redouter les complications.

.?'?? M.-C. J. Legrand-

» On m'a^dit. de m'adresser à vous, que vos pilules Pink étaient très bonnes pour les convalescents, les affaiblis, les épuisés. » Je m'en suis bien.vite convaincu.Cette première boite de vos bonnes pilules Pink m'a fait un bien très grand. Tout le monde a trouvé que ,j'avais en peu de jours beaucoup changé. J'ai continué Votre bon traitement, et je vous dois la guérison si rapide que je viens d'obtenir. C. J. Legrand, château de Chavanne, Chantenay-Saint-Imbért (Nièvre).» 1 Il vous est certainement arrivé un jour, en voyage ou bien étant débordé de travail, de vous passer de déjeuner .Vous n'avez pas tardé à éprouver un sentiment de malaise et vous vous êtes trouvé de plus en plus faible à mesure que s'éloignait l'heure du repas manqué. Enfin, vous avez mangé et bu. A mesure que vous avez absorbé, la nourriture, vous avez senti, positivement senti, comme une douce chaleur parcourir votre corps; vous avez positivement senti que la force vous pénétrait. Nos pilules Pink donnent aux convalescents, aux affaiblis, aux épuisés, à tous ceux qui ont le sang pauvre et pour quelque raison que ce soit, la même sensation. Elles distribuent la force, parce qu'elles ont dès la première dose commencé à régénérer le sang. On l'a dit, les pilules Pink guérissent l'anemie comme le pain guérit la faim.

Ne les oubliez pas si vous ne vous sentez pas aussi forts, aussi bien que vous devriez être. Vous pouvez vous les procurer, dans toutes les pharmacies. Si vous avez une difficulté. quelconque ou si vous craignez les contrefaçons (il y en a beaucoup), mettez uiî mot à la poste et Me Gablin, pharmacien de 1" classe, 23, rue Ballu, Paris, vous les enverra à domicile, franco, contre 3 fr. 50 pour une boite, 17 fr. 50 pour six boites. Les pilules Pink ont donné d'innombrables guérisons d'anémie, chlorose, suites d'influenza, maux d'estomac, rhumatismes, neurasthénie.

Gazette les^Tribunaux

(de NOTRE CORRESPONDANT)

Grenoble. Le Tribunal civil de Grenoble, présidé par M. Ernest Rabatel, a rendu aujourd'hui son jugement dans le procès intenté par le liquidateur M. Lecouturier à M. Marnier-Lapostolle, pour défaut d'exécution des engagements pris par ce dernier concernant l'adjudication de la marque de la Chartreuse. M. Lecouturier Réclamait à M. Marnier-Lapostolle le somme de 2,500,000 francs. Le Tribunal a condamné ce dernier à payer au liquidateur à titre d'indemnité, la somme de 998,000 francs, différence entre le prix de 1,500,000 francs, auquel M. Cusenier s'était engagé à acquérir la marque préalablement à 1 engagement pris par M. Marnier-LapostoIle, et 502,000 francs, prix auquel l'adjudication a été finalement tranchée; 'a titre de dommages-intérêts, la somme de 96,000 francs soit, en totalité, 1,094,000 francs. M. Marnier-Lapostolle est en outre condamné à tous les dépens.

Nouvelles Diverses À PARIS

v.

LE CRIME DU BOULEVARD VOLTAIRE L'enquête a fait hier un grand pas et l'assassin est connu. C'est un nommé Aristide Hennequin, âgé de trente ans, né à Froissy (Oise), poursuivi en juillet 1907, à Bruxelles, pour vagabondage.

Cet individu, expulsé de Belgique, vint alors à Lille où il fut employé chez un marchand de chevaux jusqu'au mois de décembre dernier. Il avait été antérieurement cuisinier à bord d'un paquebot. Au mois de janvier de cette année, il se réfugia à Paris où il descendit dans un hôtel du faubourg du Temple. Dès le 18 février, il voulait se procurer coûte que coûte de l'argent, et il déclarait à un témoin

Si je ne peux pas avoir de l'argent, il faudra que j'assassine quelqu'un. J'en connais un qui n'y coupera pas.

Hennequin, qui ne pouvait pas payer le loyer de sa chambre, acquittait dans la journée du crime les 9 francs qu'il devait. Il achetait aussi ce jour-là des objets de Chine et du Japon.

Il avait été aperçu plusieurs fois chez Hânni, notamment le 26 février, où un témoin, M. Jean Saqué, le vit, à cinq heures, vendre au marchand de vanille deux potiches exotiques.

D'autres personnes l'avaient aperçu, le jour même du crime, aux abords du 104 du boulevard Voltaire.

Quand il quitta, le samedi, vers cinq heures du soir, l'hôtel où il était descendu, 20, rue du Grand-Prieuré, il déclara « qu'il en avait assez de Paris et qu'il partait le soir même pour Marseille ».

Hennequin, contre qui des présomptions très graves ont été relevées, a, d'après M. Hamard, tué le marchand de vanille uniquemeftt pour le voler. On croit qu'Hanni avait chez lui environ 2,000 francs.

Lui a-t-il dérobé également l'enquête faite par! M. Gerson? Comme nous le disions hier, c'est peu probable, et la Sûreté est convaincue qu'Hennequin et « l'homme brun », qui s'est rendu à l'agence de renseignements de la rue du Havre, sont deux individus différents..

Hennequin a dû se présenter chez Hânni sous prétexte de lui acheter de la vanille, et il lui a porté brusquement un coup de tête au ventre. Hânni. étourdi par le choc n'a pu se défendre, et Hennequin l'a étranglé. Sj' Hennequin a pris à Marseille, le 4 mars, le paquebot de l'Australie et de la NouvelleCalédonie,, il doit être arrêté à l'heure qu'il est à Port-Saïd mais il est glus probable qu'au lieu de partir pour Marseille, comme il l'a dit, sans doute pour dépister la police, il aura pris le rapide de Bordeaux et qu'il s'est embarqué sur un paquebot pour l'Afrique occidentale ou l'Amérique du Sud.

Voici le signalement d'Hennequin.: Taille 1 m. 65. Corpulence assez forte. Cheveux et moustaches châtain foncé grisonnants. Calvitie frontale. Pardessus noir, col de velours. Chapeau mou tyrolien marron. Fume beaucoup la cigarette. Doigts brûlés par la cigarette. M'oustaches frisées au fer. Tatouage au bras droit, un bracelet.

M. Ausset a délivré hier contre lui un mandat d'amener et l'a inculpé d'assassinat. Les obsèques d'Hânni ont eu lieu hier matin à huit heures et demie. M. Berger, représentant de M. Hanni père, quelques amis, un certain nombre de voisins et M. Gerson, l'agent d'affaires, ont suivi le corbillard jusqu'au cimetière de Bagneux- Parisien. Un passeur protestant a dit les dernières prières etiprononcé une allocution.

f LES REVENDICATIONS DES LAITIERS Là réunion des garçons laitiers à la Bourse du travail a eu lieu hier à quatre heures, au lieu de trois.

On a voté d'abord un ordre du jour donnant mandat au bureau, et plus particulièrement à M. Delmas, secrétaire, d'organiser pour la semaine prochaine un grand meeting au Tivoli-Vauxhall. Dans ce meeting, auquel on invitera les députés et les conseïllers municipaux de -Paris, on dévoilera « les manoeuvres frauduleuses des patrons ». Les assistants ont ensuite voté le principe de la grève, et confié à M. Delmas le soin de choisir le jour qui lui semblera le plus opportun.

"??'?'? LA CRUE DE LA SEINE

La Seine a baissé hier de 10 centimètres, dans la traversée de Paris, mais on redoute, en raison de l'état des affluents supérieurs du fleure, une reprise de la crue', et c'est à titre d'essai que le service.des bateaux-omnibus a- été repris' hier des Tuileries à Suresnes La force du courant n'a pas permis de rétablir la ligne de la rive gauche, et la lignede Charenton s'arrête toujours à l'Hôtel de Ville.

Dans la banlieue, l'inondation gagne les .'plaines "de Garrières-sur-Seine, les îles de Ghatou, Ee Pecq, les îles de Poissy et de Villennes. A Argenteuil, les amarres de deux péniches se sont brisées, et les embarcations se sont jetées contre les piles du pont. Elles ont été submergées. Aucun accident de personnes.

1'¡

L'AFFAIRE KRUMHOLZ

On sait que Krumholz, qui vient d'être l'objet d'un arrêté d'expulsion, prétendait que la rosette ..qu'il portait à la boutonnière était une décoration bulgare. v

Vérification faite, la chancellerie des ordres bulgares fait savoir qu'il ne figure pas sur ses contrôles, et n'est, par conséquent, titulaire d'aucun ordre bulgare.

ENCORE JEANNE WEBER

Jeanne Weber, «l'Ogresse », comme on la baptisa lorsqu'elle fut accusée d'avoir fait périr ses trois petits neveux, dans le quartier de la Goutte-d'Or, et qui, après sa dernière mésaventure, avait été internée à la maison de Faucombault, dans l'Indre, avait quitté cet asile pour entrer chez une teinturière, rue de Beaune. Là, prise d'une crise de folie, elle fut soignée dans une maison de santé, rue de Buci, d'où elle s'évada, on ne sait comment, et après avoir erré dans le quartier de la Chapelle, elle se rendit aux bureaux de la Sûreté où elle se constitua prisonnière, en déclarant que c'était bien elle qui avait fait mourir sa petite nièce, la petite Georgette Weber.

? On l'envoya al.oi>s.à.:M.Jjeydext. Mais^eUe rétracta ses aveux et dit qu'elle avait; fait cette déclaration parce qu'elle se trouvait dans la .plus profonde misère et qu'elle avait voulu avoir à manger.

Elle a été mise sous mandat de dépôt pour vagabondage.

` DRAMES DE FAMILLE

Un drame émouvant s'est déroulé hier soir, à huit heures, 25, rue Jonquoy, dans le quatorzième arrondissement. Un nommé Emile Soyer, âgé de soixante ans, adressait de violents reproches à sa femme, quand le fils de cette dernière, un jeune homme de dix-neuf ans, d'un premier mariage, prenant fait et cause pour sa mère, tira, six coups de revolver sur son beau-père.

Emile Soyer, grièvement blessé, a été transporté à l'hôpital Broussais. Le meurtrier a été arrêté.

Léon Bisson, vingt-trois ans, au GrandMontrouge.-a tué hier soir à coups de revolver sa belle-s?ur Marguerite Prubert, a blessé sa bëllê-inère, sa femme et son autre belle-s?ur.

Il a ensuite tenté'de se suicider. Les quatre blessés ont été transportés à l'hôpital Broussais.

UN TAMPONNEMENT SDR LA LIGNE DU NORD L'express 211, venant de Soissons et se dirigeant sur Paris, venait de franchir ,-1'avàntdernière nuit, la station da Pont-Marcadet, quand il. fut tamponné par une locomotive isolée qui rentrait au Dépôt..

-Le choc fut 'atténué, grâce à la présence d'esprit du mécanicien, qui renversa la vapeur, mais un wagon du milieu fut culbuté. Quinze voyageurs, projetés les uns sur lés autres, furent contusionnés et reçurent les premiers soins au poste de secours. Tous ont pu regagner leur domicile, sauf MM. Edouard, Dorgnol, âgé de dix-huit ans, garçon de bureau, Auguste Lesage, trentecinq ans, et Paul Lebrieu, quarante et un ans, employés de commerce, qui ont été transportés à l'hôpital Lariboisière.

Par suite de cet accident, la ligne a été immobilisée pendant une heure et demie.

LE VOL AU BUREAU DE POSTE

DE LA RUE THÉRÈSE

Nos lecteurs n'ont pas oublié le vol audacieux commis le 3 janvier, à une heure de l'après-midi, au bureau auxiliaire de la rue Thérèse. Un individu avait enfermé l'employée, Mlle Louise Loudot, dans la cabine du téléphone et s'était enfui, emportant 2,520 francs.

A la suite de son enquête, M. Hamard a arrêté un nommé Clément Pirou, dit « le Grand Clément », âgé de trente ans, sans profession, demeurant, 7, rue Drevet. Cet homme a été parfaitement reconnu par Mlle Loudot et par un garçon épicier qui l'avait vu entrer dans le bureau. Il était d'ailleurs recherché pour plusieurs autres vols.

Un des individus qui l'avaient aidé dans le vol du janvier, ayant eu l'audace de venir le réclamer à la Sûreté, a- été reconnu et arrêté lui aussi. C'est un nommé Maurice Chaulait, demeurant boulevard Rochechouart. Ils ont été mis à la disposition de M. LePoittevin, juge d'instruction.

LA SANTÉ PUBLIQUE

La statistique municipale1 a compté cette semaine'952 décès au lieu de 1,084, moyenne ordinaire de la saison.

ACCIDENTS

L'automobile de M. Edouard Detaille, le peintre bien connu, à heurtêf hier, dans une allée du bois de Boulogne, un coupé dans lequel se trouvait Mlle.Paulette d'Argyll, une de nos étoiles de café-concert.

Les vitres volèrent en éclats et Mlle Paulette d'Argyll, atteinte au visage par des débris de verre; fut ramenée chez elle après avoir été pansée à l'hôpital Beaujon, Son état n'offre aucune gravité.

Un ouvrier peintre, Versillier, âgé de trente-cinq ans, qùi] travaillait hier au cinquième étage d'une maison, rue Auber, est tombé accidentellement dans l'escalier et s'est tué sur le coup.

Rué Rossini, un taxi-auto dans lequel se trouvait M. Laberdesque a pris feu hier, à deux heures de l'après-midi, et a été compèl- temen^ brûlé. Pas d'accident de personnes. v Jean de Paris.

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DANS LES DEPARTEMENTS

ARRESTATION D'UN PERCEPTEUR

iwv» Alençon. Le percepteur de Ranes, arrondissement d'Argentan, vient d'être arrêté pour graves irrégularités commises dans sa comptabilité. Il est également compromis dans un détournement de 90,000 francs au préjudice de Mme Dupont, de Sainte-Marie-la-Robert.

Le fonctionnaire prévaricateur a fait des aveux complots.

FACHEUSE MÉPRISE

-~»~«?~ Grenoble. A la prison de Grenoble, un détenu, .nommé Auguste Gouret, qui devait comparaître aux prochaines Assises, a été libéré a la place d'un homonyme, Alexandre Gouret, qui avait termine sa

peine.

L'inspecteur du service pénitentiaire est venu de Valence pour procéder à une enquête sur cette méprise.'

LE FEU

?v Rouen. Un incendie s'est déclaré la nuit dernière aux chantiers de construction de navires de Quevilly.

Une partie des chantiers a été détruite, ainsi que toutes la machinerie. Les dégâts s'élèvent à environ 250,000 francs.

LE LYCÉE. DU MANS-

^v Le Mans. Le conflit qui a éclaté entre M. Tironneau, maire radical du Mans, et les professeurs du lycée, n'est pas aplani. Dans une lettre publique, M. Tironneau réplique que les doctrines hervéistes ont eu, dans le recrutement du lycée, une fâcheuse répercussion en ce sens que deux professeurs appartiennent aubureau de la section mancelle de la Ligue des droits de l'homme. "Or cette section, ajoute M. Tironneau, a émis à la majorité un v?u protestant contre l'application à Gustave Hervé et aux signataires de l'affiche antimilitariste des lois, dites « lois scélérates »..

Le maire constate en terminant que le lycée du Mans est, de ce fait, à moitié vide, et il appelle l'attention du gouvernement sur une situation qu'il qualifie de déplorable. INCENDIE A BORD D'UM VAPEUll

Marseille. Le paquebot Mongolia, de la Compagnie Péninsulaire, venant de Londres et se rendant en Australie, avec 400 passagers, est entré cet après-midi dans le port avec le feu dans sa cale arrière où se trouvaient les bagages des voyageurs. L'incendie s'était déclaré depuis plusieurs jours et, en passant par le cap Saint-Vincent, le Mongolia avait avisé son agent à Marseille

Des secours immédiats furent aussitôt organisés. Les panneaux de la cabine en feu ayant été décloués, les pompiers attaquèrent le foyer mais celui-ci prenait une telle intensité que l'on craignait pour le navire entier." D'autre part, trois des sauveteurs avaient subi un commencement d'asphyxie. Dans ces conditions, on prit le parti d'inonder complètement la cale incendiée. Les

.dégâtfesont très -importants^ .Q&a.doublé les: amarres du Mong$lia, que le lest d'eau a couché sus l'ari'ière. ???,?- ?

EDOUARD VII A BIARRITZ

,,? Biarritz. Le ministre de la guerre adonné l'ordre à. la musique militaire du 57e, à Bordeaux, de venir à Biarritz elle sera mise, par le maire, à la disposition d'Edouard VII.

Deux landaus automobiles appartenant au roi d'Angleterre sont arrivés aujourd'hui à la gare.

Arjçu».

"JVSAf i..

AVIS DIVBES CONSTIPATION. Le soir, avant dîner, \j un ou deux GRAINS DE VALS. GOUTTE, GRAVELLE, RHUMATISMES 1. Guérison immédiate assurée par LA LISEROME DAYYSOM (Envoi franco de la brochure) V.

Pharmacie Normale, 17 et 19*, rue Droupt, 15 et 17, rue de Provence.

COURRIER DES TI~R~S

Ce soir

A l'Opéra, à h.' 3/ i, Faust. ?? r, A la Comédie-Française, à 8 h..3/4,, les' Deux Hommes.

A l'Opéra-Comique, à 8 h. 1/2, Alceste. A l'Odéon, à 8 heures, Ramuntcho (Mines Sylvie et Dux, MM. Alexandre, Vargas, Barnard, etc.).

Au Théâtre lyrique municipal (Gaité),, à 8 h. 1/2, avec le concours des artistes de l'Opéra-Comique, Lakmé (MM. Rocca, Diipouy, Huberdeau, Eloi, Mmes Mendès (da l'Opéra), Fayolle, La Palme, Fairy, Beriza). Aux Variétés, à 8 h. 1/2, Geneviève de Brabant, grand opéra-féerie en 3 actes et 5 tableaux, musique de Jacques Offenbach (MM. Brasseur, Guy, Max Dearly, Prince, Moricey, etc. Mmes Geneviève Vix, do 110péra-Comique, Germaine Gallois, Jeanne Saulier, etc.).

A 10 heures Défilé des nourrices et pâtissiers à 11 heures, le Départ des Croisés; à 11 h. 1/4, les Jardins d'Armide.

Au théâtre Sarah-Bernhardt, à 8 h. 1/ï, V Aiglon, avec Mme Sarah Bernhardt dana la rôle du duc de Reichstadt.

A la Renaissance, à 8 h. 3/4 (tél.,437rQS et 437-59), la Femme nue (Mmes 'Andrée Mégard, Berthe Bady, Marthe Ryter, Jeanne Desclos, MM. Lucien Guitry, A. Duhosc, V. Boucher, Armand Bour, Léon Noçl, e. te-). ?? Au théâtre Réjane, à 9 heures précisés, Madame Sans-Gêne (Mmes Réjane, Franquet, Juliette Clarel, Dermoz, Jeanne Fusier, lienège, MM. Duquesne, Signoret, P. Magnior, A. Varennes, etc., etc.).

-Aux Capucines, à 9 heures, pour les représentations de Mmes Mylo d'Arcylle, Angèle Gril et de M. Coquet L'amour s'amuse (Mmes Mylo d'Arcylle, Marthe Ladini, H. Ajidral, Mérindol, MM. Coquet, Lucien Prad, Gray,) Isidore (Mmes Mario Calvill, CelliniRambert, MM. Berthez, PalaU) le Postiche (Mmes Angèle Gril, MM. Gray et Dupont); Une Poire pour la soif.

-Au théâtre du Grand-Guignol, à 9 heures, l'Angoisse, les Bâtons dans les roues, le Cy- prin, les Nuits du Hampton Club, lés Doiia~dieu.

A la Comédie-Royale (tél. 307.36), à 8 h. 3/4, représentations de M. Huguenet, de Mmes TariolrBaugé, Dléterle, Lantelme; te Dernier Jour de Taupin (Mlle Juliette Garcia, MM. Yves Jklartcl.e.t, Rieux); Propos d'hiver (Mlle Lantelme, M. Defreyn); Pour être heu* reux (M. Huguenet, Mlle Lantelme; MM., Arvel, Melchissédec fils); les Rendez- Vous st1'asbourgeois (Mmes Tariol-Baugé, Diéterle, MM. Defreyn, Tauffenberger).

Au théâtre Cluny, à 8. h. 1/2, la Mariée du mardi gras (Mmes Claudie de Sivr.y, Franck-Mel, Benda, MM. Armand-Marie, Valot, Perret, Saulieu, Marius, Koval, etc.). Orchestre sous la direction de M. Lebàilly. Aux Capucines Niçoises, 7, place du Jardin-Public, à Nice, à 9 heures -.Paris ou le bon Juge. (M. Victor .Henry, M. Frey, Mmes Roinney, Tylma, Clairon-Borghfse, Soubùse)*; Dartyfolons, pour les représentations de Mye Paulette Darty; le Coin du feu (Mlle Hélène Dutrieu, M. Lebrey).Improvisations par le chansonnier Defrance. On commencera par Vocation.

Faust sera chanté ce soir à l'Oçéra par Mlles Yvonne Gall (débuts), Courbières (dé- buts)^ Goulancçurt MM. Muratore, A. Grosse, Dangès et Lequien.

Divertissement Mlles Aïda Boni, Meunier, Urban, galle, L. Mante, G. Gouat, Barbier, Billon, L. Couat, DocUos, Guillemin, Demaulde, Mouret, L. Piron, Sirède, Logeron, Bernot, Kèller, de Moreira, H. Laugier, Cochin, Lenclud; MM. Cléret et A. Aveline.

L'orchestre sera dirigé par M. H. Bûsser. A la Comédie-Française.

M. Henri Mayer, prendra' prochainement possession, dans Rùy Blas, du rôle de don. César de Bazan, tenu jusqu'à présent par M. Baillet, et qu'il répète actuellement.

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On répétera, cet après-midi, la Mort de Pompée, qui sera représentée jeudi prochain, pour l'abonnement classique, avec M. Silvain et Mme S.-Wéber, en tête de la distribution.

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Mireille est affichée pour lundi prochain:à. l'Opéra-Comique, en représentation populaire,. à prix réduits, avec location.

Le chef-d'?uvre de Gounod sera interprété dans les principaux rôles par Mme Marie Thiùry, M. Francell, M. Vieuille, Mme Berg etM.'Dupouy.

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M. et Mme Bernaert, de l'Opêra-Comiqué, ont donné hier l'audition de leurs élèves et cette matinée a été on ne peut plus intéressante, car ces excellents- professeurs ont chaque année des succès encore plus grands. Signalons parmi les élèves qui semblent appelés à la plus brillante carrière Mlle Jane Montégu (une délicieuse Manon) M. Mâsson, Mlles Maëlec, Moreau, Queste, Lair, MM. Vast, Vignon, Lecase, etc., etc. Contrairement ce que nous annoncions hier, c'est l'Aiglon qui sera représenté, dimanche prochain, en matinée, au théâtre Sarah-Bernhardt.

Rappelons à nos lecteurs que cette matinée est donnée, sur les instances de nombreux admirateurs de Mme Sarah Bernhardt, qui n'ont pu trouver des places, mardi, à l'Aiglon que la grande artiste y joue le rôle du duc de Reichstadt, qu'elle est dignement entourée qu'une location considérable est déjà réalisée, et qu'il est prudent de ne pas attendre le dernier jour pour s'assurer de bons fauteuils ou de bonnes loges.

4.

Les Variétés viennent de retrouver, pour les représentations de Geneviève de Brabant, les abonnés qui, au temps de la Belle Hélène et d'Orphée, se groupaient, chaque soir, aux rangs avancés des fauteuils d'orchestre. Certains d'entre eux ont loué leur -place pour les cinquante premières. L'abonné inscrit en tête de cette liste privilégiée est le sympathique M. Alexandre Duval.

Le Bonheur de Jacqueline atteindra, la semaine prochaine, sa 50e représentation, au


Gymnase. Pendant que, cette première, étape franchie, la charmante comédie de M. Paul Gavault s'acheminera vers la centième, on la montera à Bruxelles, à Londres, à Berlin, et à 'Vienne. Et dans toute l'Europe après avoir applaudi Mademoiselle Josette mu femme, les connaisseurs fêteront sa charmante s?ur Jacqueline, M"e qiLDA OARTHY

« KHse est belle elle est plus que belle les hommages des mortels l'environnent. On la, compare aux plus célestes déités Elise n'est point satisfaite. Son charme fie lui suffit point elle 'veut avoir du mérite, et elle en a. H Ces trois phrases de La Bruyère sont, en raccourci, l'histoire de Mlle Gilda Darthy, ia .idélicieuse et émouvante marquise de Montespan dans l'Affaire des poisons. Sa beauté «st admirée partout et les poétes Ixint, justement célébrée. Mais de cette admiration, de ces louanges, Mlle Gilda Dartby, fait bon marché. Les bravos d'un spectateur pris par son jeu ardent et sincère' l'émeuvent autrement; et, à tous les madrigaux du monde, elle préfère l'opinion«'rfaisonnéé des connaisseurs qui, mcsurant son effort artistique, apprécient, comme il sied-j -son talent fait de charme, de vérité et d'émotion. Telle elle a toujours été depuis ses débuts à la Comédie populaire, vers 10.01, et à, la Porte-Saint-Martin, dans Quo Vadisoii elle incarnait superbement Poppée. Successivement dans la Case de l'oncle Ta»', dans da Pompadour, dans le grand drame romantique, elle affirma de précieuses qualités de corner dieiifie elle fut notamment une magnifique Margueritede Bourgogne dans la- reprise de la Tour da NcsU, et si sa beauté fut éblouissante,: son talent psrut décidément plein de pronh.'iscp..

Cca promesses, la brillante artiste les tient chaque jour. Jîn même temps qu'elle abordait le théâtre classique et s'y montrait supérieure, chacune d>: ses apparitions dans le réporîQirc mudenu: lui valait d'incontestables suèdes.- Et-quand,lc ^oir de la répétition générale de l'Affaire des poisons, on la vit tour à tour hautaine et féline, ambitieuse et coquette, émouvante à force de poignante sincérité, dm bravos enthousiastes l'associèrent au triomphe de son illustre partenaire Coquelin. D'autres eussent savouré à loisir ce succès si flatteur? dés le lendemain, Mlle Gilda Darthy se remettait au travail; elle préparait et donnait bientôt, sur cette même scène de la. I/orte-Saint-Martjn, une interprétation do #?7i&-e_qui fut une révélation. Devant tant tic .noblesse et de grandeur tragique, un critique disait avec esprit

II me, semble que du seuil de sa Maison, Molière fait signe à Mlle Gilda Darthy. Ils sont nombreux ceux qui pensent que Molière a trop de goût, pour ne point préciser, 'prochainement, son invitation.

La matinée de jeudi prochain, à la PortoSaisi-t-Martin, aura pour programme l'urlu//ii. avec 'les Précieuses ridicules,

Ttiriu/fe aura pour interprètes Coquelin uinô, -Aille Gikla. Darthy, M. Jean Coquelin. 'Les Précieuses ridicules seront interprétées par Coquelin aine, M. Jean Coqiwlin, M^nos Jane F,abçr (flo l'CMûonh Houchetal. .Ces deux pièces seront représentées pour la dernière fois, cette saison.

M.Vyan Cary! a fait entendre, Ujor, àMM. A! ><:l. Doval et Riûheniond la partition qu'il a rcrit.tj sur le livret du Prince Consorl, remanié par MM,,Xanre»t etGhaijcol.Lc succès docetlo uudi'tio'ii a été tel que MM.A-beJ Dcval et Richoinond ont décidé, séance tenante, que la iiourctlc opérette succéderait, cette maison, à rainiit'a.nto revue dos Bouffes-Parisiens, Aux Uuu/fcs. on pouffe ou au début de la saison prochaine, si la revue, comme la chose parait. probable, finissait la saison.

60-$Op/frati«:en deux jours telle est la somme- que ht Itcvue du Cliàtclet a.faiteucais.h'U'V.hftMct. C'û»t assez'ciiré'soii grand tiUC.CÏ'S,

Ajoutons que, pour la commodité- des spoc^ tat.otirs, lo speetaiilc commence à huit heures et tienne pour se terminer à minuit. Un début qui no manquera pas d'éveiller, dans V4 "critique, comme chez; tous les connaisseurii, unc'syii'-ipathique attention, c'est celui que "fera, prochainement, M. Henri Antoine, au théâtre Mcyisto. M. Henri Antoine est le iiîa du directeur de l'ûdéon ot, comme lui, emporté ? par une vocation irrésistible, il aba'ntlunutv sa- première profession pour la séduisàiitc et -.périlleuse carrière de comédien. Le jeune artiste (il a droit dorénavant it ce litroj.rôpiite^dn- ce ïnoment une pièce de M. AugasleGerinaiiï qui passera au théâtre Méytsta-torsïfwî-Uo succès de l'Etranger, de Miousic, etc., s'épuisera. ·

M. Henri Antoine créera, dansla pièce aotuellement en répétitions, un rôle de camelot et il y sera,T.nous;d:t-on, excellent de vérité simple. Souhaitons à M. Henri Antoine do marcher sur les traces- de son père et de marquer aussi glorieusement que celui-ci, son nom dans rhîàtQire du théâtre contemporain. Au théâtre Femina.

Col. aiir-'is-mùli, ù- trois heures et demie, première des trois conférences de M. Robert jiude.jjtir les « Lettres do feonnes » (seizième et dl'S-so'plîùnfo siècles!, auditions par Mrocs Dolvair et. Mitïy Dalli. de la Conièdie-Française, Van Dorç-n, do l'Odéon, et Mines Marguerite; ijcn-al, Çora Laparcorie, Lavallière, (jabri.éjle Dorziat, Lise Berty, Vera Sergino. Nina RUsseil', Alice Barton, Olga Dcmidofl", Hélène Morliiin-ge et M. 'l'iurko Bichepin. Prix des placés 2 fr. 50 et 'à francs. NSus."a,ii&ohcioiis dernièrenient que M- Sairit-Geo'rgës de Bouhélier achevait une piècercldui-le^ujet était tiré de la légende de .Tristan 'c'Ctectill. Cetlp nouvelle onjvro du brillant, .écrivain naturiste sera jouée cet été, et for nie m:, "un. '.spu.ctaclo de plein air, dont les interprètes "?? et ce ne sera pas l'une des moindres curiosités de la représentation seront; r'çcru'lés, pour la plupart, au Conservatoiry'pcVpnlaii'ofoiidé par M- Gustave Charpentier.Ajbutons quo, d'après un système cher à M. de Bouhélier, l'?uvre donnera lieu à une mise, on. scène très originale et nouvelle. Aujourd'hui, à 4 heures, au théâtre "des Arts, « Sur' Je pré ?> {«.'uite), causerie parM.-RouzierDorcières sur les duels, de l§30 à 1008. Au .programme MM. Taullenbcrger, Henri ICtioviiut, do Borcy, Mme Tariol-BauRé, Mlle Vcra'^çrgï'nc, etc., etc. MM. Musyet del Prat re'cojwtitue'ronl,. sous la direction du profes-

seur G.' Dubois, un duel tel qu'il se déroule

de nos jours. ` "? A § h, 1/2, le Grand Soir, avec Mile. Vera Sergïuç.' ?

Mlle TÎosalia Lambrécht chantera demain la Fille (lu Héffimenl, pour le plus grand plaisir, du public du Triation Lyrique, où elle est particulièrement apprégieQ et fêtée. Ce soir, Zampa.. Mme Raphaële Sizos jouait, il y a quelques joux»! l'Aventurière à Cognac; sa très belle et très- séduisante interprétation du rôle de dongp.'Xlprindo a soulevé, pendant toute la soirée, de chaleureux applaudissements ot on lui a fait une 'longue ovation à la fin de la s&ii'ée. A .cette ovation, le public a légitimemsnt- associé MM. Henry -Mayer, Hamel

et EÙHiuot, ses camarades da la Cotaédie-

Fraiiçaise, et Mlle Mireille Corbé qui, dans le rôle de Cécile, interprété par elle d'une façon aussi. personnelle que charmante, a fait applaudir un. talent plein de grâce. Mlle Célia G'alley vient de terminer aux Capucines de Nice une série de brillantes représentations. /Elle s'y est fait partfculiùrcrmùït applaudir dans "Par politesse, de M. Francis de Craisset, dans los vieilles chansons françaises qu'elle a chantées avec beau-

coup de sentiment an cours des conférences de M. Duiiiény et dans de spirituelles fantaisies, écrites pour elle, et qu'elle interprète

remarquablement.

Le spectacle du théâtre Molière commence, par une très amusante bouffonnerie de M. Octave Bernard, Un. malade par procuration; la pièce vaut que l'on arrive à l'heure. De Marseille ? M..Mounet'Sully s'est embarqué hier sur l'Orénoque, à destination du Caire. L'éminent doyen de la GomédierFrançaise doit donner, au Caire et à Alexandrie, une série de représentations extrêmement attendues. Do Monte-Carlo ?

C'est toujours avec un nouveau plaisir que l'on entend Mefistofelc, le célèbre opéra de M- Arrigo Boïto. Le prologue dans l'infini st une des plus belles, pages musicales qui c oient au monde. Et, au cours de ces quatre sactes, d'un lyrisme soutenu, d'un parfait enchaînement dramatique, se rencontrent d'au. tres pages très belles, d'ailleurs célèbres. M. Raoul Gunsbourg a donné à cette ?uvre puissante la plus artistique et la plus admirable réalisation scénique.

Il faut citer à part le 'tableau de l'Enfer, comme un des plus merveilleux miracles de mise en scène.

Le rôle de Mefistole trouve en'M. Chaliapine un interprète génial: ce magnifique artiste, que, depuis trois ans, le public ac*clame à Monte-Carlo en ce rôle formidable, y a, de nouveau, soulevé l'admiratioii unaniwe pour l'énorme et effrayante allure qu'il donne au démon une telle interprétation doit compter et compte pour une totale création dont n'est capable qu'un artiste de génie.

Mlle Chenal, dans le double rôle de Marguerite et d'Hélène, s'est révélée tragédienne lyrique vraiment complète sa voix. est splendide, généreuse, ample, bien homogène du grave à l'aigu; c'est une caressé enveloppante, avec des éclats superbes qui jamais ne nuisent à l'incomparable pureté du son. Kt un beau tempérament dramatique la grâce et la puissance s'unissent hàrmonieusement se prouve dés maintenant, indiquant à coup sûr une des plus magnifiques artistes de demain.

Le ténor russe, M. Smirnoff, dans le rôle de Faust,lit admirer un timbre pur, délicieux, aux adorables demi-teintes, aux éclats puissants, et un art du chant qui lui ont valu un très grand succès.

Mme Deschamps-Jehin fut une pittoresque dajpe Marthe et Mlle Durif une bien gracieuse Pautualis. ?

Les ch?urs, clant la partie est des plus importantes, furent à la hauteur de leur renommée, ainsi que l'orchestre magistralement dirigé par M. Léon Jchin- 0

Quant aux décors, ce- sont de vraies merveilles qui font Je plus grand lion»eur à M. Visconli. Et les « décors lumineux du peintre Eugène Krcy réalisent en toute per-

fection toutes les fantasmagories féeriques,

des tableaux fantastiques,

De Bcrlin ^?r*

L'empereur Guillaume II a envoyé au compositeur Max Bruch, à l'occasion do son 70e anniversaire de naissance, les insignes do chevalier de l'Ordre du mérite pour les sciences et les arts.

Serge Bagset.

? in 'i

SPECTACLES &, CONCERTS

Aujourd'hui ????'

A l'Université des Annales, 51, rue SaintGeorges, à 5 heures Voltaire et Frédéric», conférence par M. Henry Roujon. Au Cercle musical. 5t, rue do GUchy, à 4 heures 7e séance de musique de ehambre. Ce soir Aux Folies-Bergère, à 9. heures très précises, la Revue des Folies-Bergère, 17 tableaux, de M. P.-L. Fiers (Mmos Marguerite Qeval, Dancroy, miss Camploii, Delmay, MM- Pougaud, Maurel, Morton, Saidrc.au).

? A l'Olympia, le Prince de Pilsen, opérette (Mmos Simon-Girard, Madge Lessing, MM. Fred Wright, Girier, Edwy. Devaux, Mlles Borellya, CEyvriei.cle JUévin, etc.)." A la Scala, Cinq miaules d'amour, opérette on 2 actes et (5 tableaux, de M. Ch. Esquier, musique de M. Christine (Polin, Ariette Dorgère, de l,ilo, Morly, G. Lange, Fréjol, Zidncr, etc.). Grand défilé du « Catalogue d'amour »>.???

A Parisiana, le Plus Beau Corps de France, opérette militaire en deux actes ,et six tableaux, de MM. Trébla et Godoy (MM. Leprince, Carl Star, Max Illy, Dumoraize Mmes Mary Perret, Dorn's, Dalba, Danglas). Au Moulin-Rouge, L'as-tu revue ? revue en 9 tableaux (Cléo de Môrode, May de Souza, Burtey, Dambrino, Jacquet, Malty, Stally). A la Lune-Rousse, 30, boulevard de Clichy (téléphone 537.48), direction Botinaud-Blès, à 0 h. 1/3 précises Ilogor Forréol, Baltha, Weil, Fauchois, etc., dans leurs ?uvres Jours d'héroïsme, ombres do de Losques. Pan pan l'esprit revue avec Lucy Pezet.

Aux- « Soirées d'Art », 8,, rue d'Athènes, à 9 heures, -15° concert (voir au programme). ? A la salle Erard, à 9 heures, 1« récital do piano, Ad. Borchard,

Par suite du prochain départ do Fred Wright, le grand comique américain, le Prince de Pilsen, la triomphale opérette de l'Olympia n'aura plus que quelques' représentations.

C'eut la lievue de L'Olympia qui lui succé- dera; olle a pour auteurs MM- Ch, Quinel et H- Morcau, dont la Jtcvue merveilleuse obtint l'an dernier, à cette mthnc époque, un succès si. merveilleux.

.|.t

L'opérette do MM. Charles Esquier et Chris-» Une, Cinq minutes d'amour, est décidément un très gros succès. La Scala n'a pas désempli pendant les fêtes des jours gras, période généralement mauvaise pour les théâ- très, à cause des réjouissances de la rue. Il faut convenir que l'interprétation, avec Polin, Ariette Dorgère, de Lilo, Fréjol, Pauls, Morly en tête, est de tous points, remarquable et assurerait à elle seule le succès, si la pièce très amusante, et la mise en scène très artistique, no suffisaient pas par eUos-inômes à justilier l'engouement du public.

« II y a la manière », disait ce person" nage d'une célèbre «ynédie.

C'est de la manière la plus parisienne qui soit que MM. Georges Arnould et Jacques Bousquet, les auteurs do Tu parles l, la revue en vogue de la Cigale, ont traité la question des « habits do couleur dans les couplets si bien détaillés par la charmante Mlle Fagette, et si quelques personnalités politiques et boulevardières y sont un peu ogralignées, personne ne peut s'en fâcher, tgut cela étant spirituellement dit.

La chanson fine et satirique,

0 Lune Rousse, fait florès

Chez toi, car Bonnaùd Dominique

Et son collabo Xanig Blés

Ont su dans ce Logiz rçniqne

Grouper des chansonniers fameux ;?

Weil, et Fenréol qui s'applique

A dérider les plus brumeux;

Baltha donnant, dans les reTUe»,

La réplique à Lucy Pezet; De Losquc, aux ombres ingénues,

Et le bien chantant Perducet

«?» ?

Nouveaux débuts, cette semaine, au Nou-* veau'Cirquo de la rue Saint-Honoré. Les di» recteurs, MM- Tison et Dehray, ont réuni lot de numéros des plus appropriés au goût du public qui fréquente leur coquet établis-

sèment. L'accueil fait à ces nouvelles attrâc-' tions a été des plus chaleureux. Pendant ces dernières fêtes, l'affluence des spectateurs a été des plus considérables, tant aux matinées qu'aux soirées, et la fantaisie comique 11 pleut il pleut! a contribué, pour une large part, au succès des représentations?. Thérèse do Terriaun est toujours acclamée par les connaisseurs pour son charme de jolie femme et la perfection de son travail de

haute eeole.

La Folie-Pigalle renouvelle complètement son spectacle ce b'oir, et du nouveau programme très alléchant, nous détachons Jules Moy, dans ses ceuvres humoristiques Marfa Dhervilly, dans une Revue à Landenieau, de MM. Georges et Paul Briquet; les Cartes transparentes, de Jules Moy, avec Paul Fugère dans le principal rôle, et, enfin et surtout, Jians un rêve, pantomime où apparaîtra, belle comme, Vénus, Mlle Aymos, que Praxitèle out voulue pour modèle.

Ce soir, répétition générale demain samedi première représentation, à bureaux ouvers, sans augmentation de prix. Des places seront réservées àMM. les critiques.

-r?r-. f

En voules-VQiis des scandales? la joyeuse revue que les deux auteurs, Lçmercier et Tourtal, interprètent chaque soir au Carillon, en compagnie de l'excellent- Delphin et de l'incpmparâble commère Mary Melsa, poursuit trionîphalemetjt sa route. Au lendemain de la première, nous annoncions un nouveau gros succès à l'actif du sympathique directeur qu'est Martial Boyer, et voici que, déjà» nos prévisions se. trouveiit mieus que r?a-

Jisées..

Les chansonniers Legay, Privas, Hyspa, Lemercier, Tourtal, Montoya, de Bercy et Deyrnion, dans leurs chansons nouvelles, remportent, également, avant la revue, le plus éclatant et le. mieuîc mérité des succès.

(Téléphone, 381^0),

,L i «U

Le Comité de la société de Secours mutuel des artistes .lyriques a, dans sa dernière séance, décidé de demander a notre excellent confrère Max Viterbo de devenir président de la Commission des fêtes et secrétaire général chargé des rapports avec la presse. M. Max Viterbo a accepté, avec un grand plaisir, ces fonctions.

Cinéma Artjstic-Goncerts, salle gerlioz, 55,' rue do Clichy.

Ce soir et jours suivants, k huit heures' trois quarts Ouverture de Fidelio (Beethoven), Fantaisie pour piano (Th. Dubois), Prélude du Déluge (C. Saint-Saëns), Faust (Gounod), Werther (Massenet). Drame dans les airs, Voyage en Algérie, le Dimanche de Pitou, Dompteur Hopkins, l'Echelle, etc. Projections >( The Unie Biograph ». Places 0 fr. -50 et 1 fr. Location sans augmentation. Dimanches et fêtes, à deux heures trois quarts, matinées. Tous les vendredis, changement de spectacle.

Prochainement ouverture aux sous-sols des salons-bar, avec jeux d$ bçfwling amer ricains, etc. Entrée libre.

Alfred Delilia. i

T^v^A*-

lia Vie Sportive

LES COURSES

COUESES A AUTEUII/

Il faisait un temps réellement charmant, c'était même lo plus grand charme de ce jeudi un peu pauvret comme sport. Nous avons eu cependant deux courses intéressantes, qui se sont terminées par deux belles luttes. Dans l'une, Dandolo, ayant peut-être tous las avantages de son côté, a succombé cependant de très peu contre Quasimodo. Dans l'autre, Villageois a eu raison de bien peu sur Jvarakayl. Le voisinage de Mon Pays»; a peut-être empêché l'ancien lauréat" de" la1' (ii-ande Course de Haies de se livrer très docilement.. La perfQrmance de Villageois avec 74 kilos n'en est pas moins excellente. Prix de Saint-James (3,000 fr,, 3,100 m.). 1, Mèlusine, à M. Ch. Liénart (A. Carter) 2, La Vjgeannaise, au comte Ed. de Fitz-James (Piggott) 8, Rosy Letty, à M. Jean Martin (Louth) (3 longueurs, 5 longueurs)- Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 45 fr. 50. Prix des Tuileries (4,000 fr., 4,000 m.).? 1, Bol, à M. Ch. Liénart (Heath) 2, Alexandrine, à M. A. Berl (Louth) (i longueur 1/2). Pari mutuel à 10 fr- Gagnant, 18 fr, Prix IfunrjerfQrd (10,000 fr., 4,200 m.). 1, Quasimodo, à M- A. Veil-Picard (Parf renient) 2, Dandolo, à M. E. Fischoff (Piggott) 3, La Chaldée, à M. H. Guyot (Doux) (1 encolure, longueur 1/2.).

Non placés -François, Grutli, Etincelle H. Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 18 fr. Placés Quasimodo, 15 fr. 50; Dandolo, 28 fr. Prix Agenda (5,000 fr., 3,500 m.).? 1, Fine Mouche II, à M. E. Thiébaux (Parfrement) 2, Muscadet, à M. A. Fauquet-Lemaitre (Lucas) 3, Palafox, à M. James Hennessy (U. Iloherts) (3/4 de longueur, tête).

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 14 fr. Prix Earry (4,000 fr., 3,100 m.). 1, Villageois, à M. J. Lieux (R. Sauvai) ;3, Karakoul, à M.'E. Thiébaux (Pari' remeut) ;-3,Mo» Pays, à M. E. Balsan (E- Balsan) (encolure, 6 longueurs).

Non placés Rolle, Pomerol, Jolly Peach. Pari mutuel à 10 fr. Gagnant, 27 fr. 50: Places Villageois, 13 fr. 50 Karakoul,. 14 fr.

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ZaZïgne a trcfuç*six Lettres.

PLAISIRS PARISIENS

Programme des TbêWres

OPERA (TéL 231.531. 7 h. 3/4. Faust. V Samedi Tannhaiiser.

F" iRANÇAÏslTÏîrÏ02.23). ?Th. 3/4. Les peux

Hommes.

Samedi,: Les Deux Hommes.

OPERÂ-CÔMÏQUÎMTél: 105.76). 3 h, i/%

Alcesite.

Samedi La Habanem; Ghyslaine.

ODEON (Tél. 811.42). 8 h. 5/0. Ramuntçlïo.. ]' Demain, même spectacle. THEATRE SARAH-BERNIiARDT (Tél. 274.83).

8;ii. 1/4. L'Aig-lon.

VAUDEVILLE (TéL 102.00). -^9 fa. Un Divorce VARIETES. 8 Il. 1/2-? Geneviève de Brabant. RENAISSAyCE. ?.8 h. 3/4. La Femme nue.

t~IIL.1T(3I I 1`II~~Ll' l\1UNICIPAV !GAI1',E).

(Tél. 120.03' 8 b. 1/2- -*? Lalimé. :??

jrÎYMNÂsiËT'rél. 102.05). S h.' 3/4, Le Bonheur

GYI\l:\A8E {Tè,L iO'(5). 81t. 3Ji. Le Bonheur

U de Jacqueline.

PrivLinda(i,000 fr.,3,500m.). l.PJa'cide,

si M», Jacques Hennessy (H. Roberts) 2, Fine Mouche II, à M. E. Thiébaux (Parfrcment). Non placé Génie.

Pari mutuel à 10 fr. Gagnant 30 fr. 50.. Àjax.

CONCOURS HJPPIQU^ ÇP NANTES

(Sixième journée)

(pau dépêche)'

-Prix de Circonscription (officiers ?> prix, valeur de 200 fr.; 5 prix, valeur de 100 fr.). r? lcr prix, Céladon, à M. de Moulins, lieutenant au 7e hussards 2e prix, Côphise, à M. Margaine, capitaine au 8° cuirassiers, montée par M- Cacheux, lieutenant au même rc^giment prix, Jaléo, à M. Plantoy, lieutenant au hussards, monté par M. Horment, lieutenant au mûmp régimenl 4e prix, L'Asie, à M- Blanchon, sous.-lieutenant au 35° d'artillerie, montée par M- Yinnont, capitaine au môme régiment :5e prix, Vérandahll, à M. Urbain, vétérinaire au 2" chasseurs,

ntontéé par Âi. de Bourn~ont, luutetitïut an

montée par M. de Bourmont. lieutenant au

mémo régiment 6° prix, Fin de Siècle, à M. Perrodou, lieutenant au 25= dragons; 7e prix, Brillantine, à M. Glahô, lieutenant au 2e chasseurs, montée par M- de Bourmont, lieutenant au nu" me régiment. prix, Sage, à M. Brusley, lieutenant au 7° hussards, monté par M. Le C,o,qte^ lieutenant au mêine. rôgi-

mont"

Flots. FlinVRose, aM. Tournier, lieutenant au hussards, montée par M. Le Conte, lieutenant au même régiment; Khédive, à M. Lancelot, lieutenant au 3° dragons, monté par M. de Jacquelin-Dulphe. lieutenant au même régiment Rose d'Avril, à M. Gaulôn, lieutenant au dragons, montée par M. Fhvvigny, lieutenant au mémo régiment; Yamamoto, à M., de Clerville, lieutenant au 7» hussards Aristote, à M. Leullier, lieutenant au 10° d'artillerie, monté par M. de Clerville., lieutenant au même régiment Unisson, à M. Massiet, lieutenant au 25° dragons, monté par M. Térisse, lieutenant au môme régiment Sapajou, à M. Sans, lieutenant au 7e hussards, monté par M. de Moulins, lieutenant au môme régiment Avé, à M. Latorrade, lieutenant" au 81e d'artillerie Héron II, il M. Vincons Bouguereau, lieutenant au 2pe d'artillerie Nitrate, à M. dos Moutis, lieutenant au 17e chasseurs, monté par M. de Busnel, lieutenant au 13° hussards Uluxie, à M. de Bourgont, lieutenant au chasseurs Alhambra, à M. Caruel, lieutenant au 35° d'artillerie. Marcel Denis. LES ARMES

« La. Robe et l'Epèe ». Une nouvelle société sportive vient de se fonder sous lo titre « la Rob,o et l'Epée».

Elle réunit dès à présent plus do deux cents adhérents appartenant au barreau et à la magistrature.

'Elle 8e propose d'organiser des réunions périodiques d'escrime et de tir, et donnera, dans la première quinzaine d'avril, un assaut d'inauguration.

Nous aurons à reparler bientôt de cet intéressant groupement.

Une équipe natio^a,li3 de sab.ee. A côté de l'équipe d'épée qu'elle s'occupe actuellement de constituer, la Fédération a résolu de former une équipe nationale de sabre, qui représentera la France en juillet aux jeux Olympiques.

Une commission, composée de MM- A. Guyoii, Lecuyer, capitaine do La Fàlaise, Bpisclon, H. Langevmi G. Rouleau, H. G. Berger, A. Rabel et J. Marais, réunira le jeudi 12 mars, à cinq heures et demie, au siège social, afin de préparer l'exécution de cette décision.

Jehan Septime.

K AUTOMOBILISME

La course Pétersbourg-Moscou- La course Saint-Pétersbourg-Moscou sera. disputée, cette année, pour la deuxième fois, le 31 mai. L'an dernier, elle fut gagnée par Duray, sur une Lorraine-Dietrich-

Les voitures concurrentes seront réparties, d'après l'alésage, en quatre catégories, avec dos prix respectifs pour les premiers de.5,000, 3,000, 2,000 et 1,000 francs.

Le Concours des véhicules industriels.' Parmi les marques dont l'engagement dans le- Concours des véhicules industriels est certain, citons, outre Lorraine-Dietrich qui a déjà inscrit ofliciellement cinq voitures de Dion-Bouton, Peugeot, Berliet, Mathieu-Cohendet, Sautter, Werner, Regina-DixL: Le Meeting de Floride.

La deuxième journée du Meeting d'ÔrmondBeach comportait une course de 100 milles, réservée aux conducteurs-propriétaires. M. Bergdoll a gagné, couvrant les 160 kilomètres en 1 h. 53' 30". Derrière lui se sont classés MM. Stevens, second, et Kelsey, IrQisième. Le raid New- York-Paris.

Les concurrents gardent les mêmes, positions, sauf toutefois Autran, qui a étélàché par Scarfoglio, acharné à la poursuite du

leader.??" >

Après trois semaines de course, la situation des concurrents est la suivante 1" Roberts (Américain^ 1.363 milles;- Scarfog-lio \Italion), 1,277 milles) ? Autràn (Français) sur de Dion-Bouton, 1,211

milles ,'?

i' Godard (Français), 1,009 milles;

bc Koepen (Allemand), 1,008 milles.

.*» Un examen pour les réservistes-chauffeurs.

Les réservistes propriétaires de voitures qui désirent,faire, pendant leur période et en temps de guerre, partie du corps d'automobi-

riiHBATRE REJANE (Tél. 238.78), t5. rue Blanche. l 9 b. 0/0. Madame Sans-Géno. VQUVEAUTES. Tél. 102-51. 8h. 1/2. [\ Au bout du fil Vous n'avez rien h déclarer? PORT15 SA1XT-MÂRT1NÀT61. 437.53). 8 1). l/-i. L'Affaire des poison^. '? Tïï\UBArnïE~A^fcâS:Èlj'ï\. 436.33). w "8:H.- 1/2. I Sherlock Holmes. ÎTAXATi-ROYAlTcfol. lFJiO). ':8 h. 1/2. t A cache-caolio; le Satyre.

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rHEATRE MEVISTO,18,r.St-Lazare (tél. 113.00). 8 h. 1/2. Service d'été; Miousic; A la noce l'Etrang-çr.

THEATRE DBS ARTS. 8 h. 1/2. Micron diploniaiique; lo Mouton; le Grajjd Soir.

1" iRiAxoN'SiïiwiT'/rëiTmfôîr^- s"h.T/2.

Xaûipa.

listes, doivent, au préalable, prouver devant un jury leur compétence et le bon fonctionnement de leurs voitures.

Gel. exatneu aura lieu cette année à Yiuconnes, le il mars prochain.

Mme Winterfcldt vient de passer commande ù la maison Charron d'un ravissant voupé 15 HP, direction *u gauche. Cette cliente avait .quitter son ancien type de voiture," dont, la suspension lie lui dojinait pas. satisfaction.

M. J. S. Singleton vient de 'prendre livraison d'une ravissante limousine 28/35 HP Lorraine-Diclricii, par Vanvooren.qui lui a été délivrée par. le comte Jacques d'Aubigny, MM. Marcel An-a.uU et Jacques Sorel, direçteuss de l'Auto-Qt'iice, la seule agence parisienne qui -vende les dix principales marques d'automobiles, (Concessionnaire des voitures La.Buire.)

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AVIATION ;??? '?

Un nouveau prix.

La commission' d'aviation de l'Aéro-Club de France vient de créer un nouveau prix. Ce prix, 5,000 francs en espèces, sera remis au premier aviateur qui franchira 5,000 mètres en vol mécanique.

YACHTING

Les régates de, Cannes (par dépêche de ,notre, correspondant). Les régates internationales .organisées par la Société des régates

cannoises ont commence, hier ;mattt'tpa.r

cannoises ont commence, hier .JmÀtift par

une brise assez fraîche du sud-ouest qui a donné beaucoup d'intérêt aux départs. Voici les résultats de cette première jour-

née

Prix du Conseil municipal le JaveUn, à M. de Vilmorin,court seul.

Prix du Président de la République (yachts au-dessus de 10 tonneaux) 1, Grane, au général Payet.

Pris 4u Yacl»t-Club do. France (yacht de 10 tonneaux) i,' Armèn, à MM. Gibert et de Pasquet, qui détiennent la coupe de France de Kiol. Prix du ministre de la marine (yachts de 5ton-' neaux) 1, 'Titane, it M. Félix Pioon.

Prix -.de l'Hôtel Gallia (yachts do 2 tonneaux et ctemi) lf Guibal, à: M.'Chauchard'; 2, Lella, à. -M. Coretti:

Prix de l'Hôtel Bèau-Sito (yachts de i; tonneau) -i^Croisette, à M.. d,e Sandforts; 2, Isa, à M. liianolii 3,. Fluch, à M- Villandre 4, Colibri, h M. Giovanelli. .? Prix <lu Suquet- (série natlonale): 1, Mqnila II, à M. Wolirheim'; 2, Quand Même, à M. Chau- chard; 3, Friçka,- à MM. Rabot et Raymond;

4, ûaisy\ à M. Cook'è; 5, Alcyoti, à M.'Muterse

Arape, à M. Alleyrini, et Minne, à M- Rouher, ont abandonné.. ? > ? Beaucoup de nlonde sur la Croisette, aux jetées et aux quais devant l'appareillago et à l'arrivée.

Samedi, deuxième journée. Paluès.

w"

Les Championnats do boxe et de canne. La liste des inscriptions pour les Championnats de boxe française et anglaise et de canne (amateurs et militaires )? organisés; par la Fédération française, des Sociétés de boxe, s'est close sur le joli total de 147 engage» ments. C'est donc un. gros succès, surtout si

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Quatuor on ré mineur iop. 25. (Félix WeingartNBK La quatuor (le Fraui-fort.a1! Des chosas. flas rlsosQS. îroôsift d<> Maurico Duniont.) h) Male,niondu (Poé.sje d'Emili? Biéiiiont, d'àyrcs H, ljqine) c Daraahde. iv>otjsio de Tristan Kli.n^- sor) d) chanson des beaux amauts- (poésie do Tristan -Kl'ing'sor) (Sylvio Lazzari). Chant. Mme MûllQt-JouUart, rie l'Opéra-Comique. a) Pro.ludo en st piinour; h) Dpuxiôme impromptu ou fa difso majeur; Ballade en sol iriineur (Chopin ) (M. Siîhidonlielm). Quatorzième rjuator on ut Uiùso mineur sop. 131) (Beethoven) Lo quatuor de Franui'ort..

Spectacles, Plaisirs du Jour.

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Folies- Jiergère, tableaux de P.-L. Fiers. {Marguerite Daval, Anne Dancrey Miss Canipton,. MM. Pougaud, Morton, Maurel, Saidraau, ete.). ?

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l'ont tient. compte que tous les engagés sont.. Hes hommes de claKsexet constituent yéritablement l'élit»! de nos boxeurs. Parmi eux, liguroiH en olïofc Lovel (jiraham, T.-H. Jordan, Maaoir, Duoasse, (ienly, Rardey, Des-, prez, Arnagat déjà champions, et des hommes tels que Stéphane, Doudelle, Peray, Oudiu, Brosl, Lacomot!, Frcynac, Rhombi, Tho/Ber- ?"tillier, etc., qui ont tous fait loues preuves et qui, aspirants sérieux au titre de champion, nous vaudront sans aucun doute de passions .??

nants combat s.

Los Championnats commenceront lundi prochain à la salle Wagram. Le Conseil delà

Fédération do boxe, arrêtera incessamment

l'ordre dans lequel seront disputées les diffé- ` renles-calôgorius. ?- Rappelons- que- la liste des engagements pour les Championnats professionnels ? qui seront disputés les 1(5 et 18 mars également à la salle Wagram, sera close le jeudi 12 mars, à -six heures du soir. ? ? ?.? ?'? FOOTBALL-ASSOCIATION J =

L'équipe de Fr.ance. L'équipo chargée de représenter nos cou- leu!'s' dans 'le match annuel France contre J Suisse qui sera. joué dimanche prochain à ??Genève .a été formée ainsi à la suite du 'match Paris-Nord ? ?? ? But Winche (Paris).

Arriéres ? -Moigneux (Tourcoing-), SergronJ `

(Paris). ? ? V Demis Denis (Calais), Allemane (Paris), y4n don Driesehe (Roubaix). ? Avants Sartoiius (Roubaix), Reyer (Paris), C François (Roubaix;, M;athaux (Boulogne), Hanpt (Tourcoing).? Soit 4 Parisiens contre 7 provinciaux. La ?/ proyinee prend en Assûciatio.n sa revanche

du Rugby!

du Ruôby! Frantz-ReicUQl-

.,n~w^

~i~f77~ C~iN,~E°R~IAL Paris, 5 mars. ?

VINS. On ne consiste aucune araéliorationsen- siblo dans la situation du vignoble ou la .tenifa des marchés vinicoles. Les transactions restent satisfaisantes elles sont actives, nqmhrouse.s é.t assez importà.ntes. ??? Dans le Midi règne un bon courant d'affai- ros; les demandes sont sérieuses et .la pro-t priétô a une tendance à augmenter ses prix, Bon couraut aussi dans le Gard où l'on: paye les 8° de lia à 12 frtncs l'hectolitre. Il en est do môme dans l'Hérault. Dans le Roussillon, on paye les bons produits do 1 fr. à. 1 fr. 15 le degré. Dans l'Aude, de 1 fr. 25 à 1 f 50.

Le département de la Gironde est assez.. fayo- riso par les achats et l'on prévoit une reprise prochaine sur les produits de 1906 et 1907. Dans le Centra on. a vu, dans ces derniers.' temps, des transactions sérieuses; Les beaux vins rouges de Loir-et-Cher ont atteint jusqu'il ? 60 francs la pièce..

On signale aussi un sérieux réveil deB affaires- en Bourgogne." A Paris, a l'entrepôt de Bercy, les affaires res* s tent calmes, mais les prix sont bien tenus, 80U»c tenus par les cours dos autres marchés.

En alcools d'industrie, les transactions sont peu actives, mais les cours sont soutenus par lai"1 rachat du découvert. Le disponible est à. 14 fr.y ainsi que le courante

i .?^v^\y> ?' ni

TRI BU N M DE COM M ERQÇ

Liquidations judiciaires du i mars Lalande (Alphonse-Brneat),' épicier à Paris, avenue de Versailles, 190, avant succursales ru$ Daumier, 15, et à. Bpulogge.rS(jr-§d?ie (geine^ avenue de la Reine, 83. ,| .? Faillites du 4- mars

Demoiselle Finoël (Alice), ayant fait; le commerce de lingerie sous le nom' de «Suzanne Olga », à Paris, 8, rue Qaillon, actiiellenpijt nj^ de Florence, 9. Zavadzki (liehriJ.'inaVchand chapelier à? La Va- i rehne-Saint-Hilaire(Selne),iue-,dxi:B3C,94.; -?

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AVIS WOMDAIHS Déplacements et. Villégiatures

des Abonnés du «Figaro» »

EN FRANCE Mme la princesse Hélène Bariatinsky, à Cannes. Mme Albert Cazin, à Beauvais.

M. Justin Girardin, à Troyes..

M- Jean Hennessy, au château de.Saint-Brice, par Cognac.

M: Franz Herrmann, à Nice.

Miss E. Hamilton, à Vence.

M: Kind, à Nice.

M. L. Monnerot, à Dax. ·

Mme Morize, à Saint-Quentin.

M.- F. Oppenheim, à Monte-Carlo.

Mme Alfred Plocquo, à l'Eminence, par Donzy. Jl.Paul Rabai à Monte-Carlo.

A L'ÉTRANGER Mme la baronne W. de La Potterie, au château de Wetteren.

ARRIVÉES A PARIS

fil.Procope Casotti, Mme Claret, M. Louis des Coustures, M. du Cliayla, M. le docteur GuiDard, Mme James Hayden, Mme. Kollstède, Mlle Eve Lavallière, M. le marquis de Montesquiou-Fezensac, M. A. de Rollepot.

OFFICIERS BIHISTEBIELS

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L.r_ un Tarif dégressif, dont les ?'? ?? prix diminuent en raison de l'importance des ordres. _?' ADJUDICATIONS

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MARCHES FINANCIERS

',M' ..m~.

Mémento. A Paris, le marché montre de meilleures dispositions. Tendance également plus satisfaisante à Londres, ferme à

Berlin>

Paris, 5 mars.

"Lés renseignements se précisent, et l'on îarle ouvertement aujourd'hui des spéculateurs qui ont dû abandonner leurs positions à la liquidation dernière. Comme ces ventes sont terminéest la Bourse témoigne d'une meilleure allure. Il faut, d'ailleurs, reconnaître que les différents marchés étrangers nous ont envoyé des indications plus formes, et, que l'abaissement à 3 1/2 0/0 du taux d'escompte de la Banque d'Angleterre est de nature à rassurer le public sur la situation. A ce point de vue, la décision prise par Threadneelde Street est des plus satisfaisantes ce qui manque le plus, en effet, c'est la confianee: la Bourse reste impressionnée par la longueur de la crise, et la clientèle, affaiblie par de fortes pertes, se tient dans une réserve dont il est fort difficile de la faire sortir. Une petite statistique, publiée par M. Edmond Thery, dans l'Economiste européen, nous montre l'intensité de ces pertes. Notre con/rère compare simplement les cours cotés, il y a un an, par deux valeurs, le Rio et la De Beers, avec les cours pratiqués aujourd'hui, et il constate que du seul fait de ces titres, notre portefeuille de valeurs étrangères s'est déprécié, en une année, de plus d'un demimilliard de francs.

La perte, conclut-il, n'est sans doute pas définitive pour tous ceux qui, possédant leurs titres au commencement de mars 1907, ou lés ayant achetés après les premières étapes de la baisse, les ont conservés jusqu'à ce jour; mais elle est absolue pour ceux'qui ont liquidé leurs positions d'acheteurs au comptant on à terme. et il parait certain que ces dernières liquidations ont très sérieusement atteint le gros public capitaliste fréquentant régulièrement la, Bourse de Paris. Fort heureusement, la baisse de ces deux grandes valeurs favorites de la spéculation a été lente et régulière, et c'est grâce à cela que ni le marché officiel, ni le marché en banque n'ont eu à subir de graves défaillances. Mais la clientèle ordinaire des deux marchés progressivement affaiblie et démoralisée par toutes sortes d'incidents est en train de déserter la Bourse.

Et notre confrère se demande de quel côté viendra l'encouragement nécessaire? C'est aussi la question que nous nous posons en souhaitant que cet encouragement ne tarde pas à venir.

Notre 3 0/0 s'avance de 97 55 à 97 70. "Extérieure espagnole passe de 94 10 à 94 37; le Portugais 3 0/0, de 61 40 à 61 50; le Turc unifié, de 96 10 à 96 20 le Serbe 4 0/0, de 83 à 88 60, *1

?Dans le groupe des fonds russes, le Consolidé 4 0/0 montre de fermes tendances, à 84 30 contre 83 75; de même le 30/0or 1891, à 70 20 contre 69 50; le 3 0/0 or 1896, à 68 15 contre 67 90, et le 5 0/0 1906, à 96 47 contre9620.-

Les grands établissements de crédit sont également bien tenus Banque de Paris, 1,457 contre 1.4.44 Crédit lyonnais, 1,188 contre 1,186 Banque française, 238 contre 235 Banque de i Union parisienne, 724 contre 720 l!action du Crédit mobilier français conserv; de bonnes dispositions, à 107 francs. L'action de la Société générale est l'objet d'un courant suivi de demandes du comptant, à 667.

La Thomson arrive à 615 contre 607. Le Métropolitain finit à 498 le Nord-Sud, à250.

Parmi les valeurs étrangères, le Rio s'inscrit à 1,544 contre 1,523.

Les valeurs industrielles russes sont très fermes: Briansk, 291 Sosnowice, 1,645 contre 1,623.

I/action de, la Banque d'Athènes demeure bien tenue à 111 fr.

Les actions des banques mexicaines conservent de bonnes tendances Banque cen-

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Le n" i. 197. 607 est remboursé par 200,000 fr. OBLIGATIONS FONCIÈRES de 500 fr. U 3 0/0, 1879

Le 4.567.960 est rembourse par 100.000 fr. ?? 11703.050 ? 100.000 OBLIGATIONS FONCIÈRES de 500 fr. U et 100 fr. 2 60 0/0,1885

Le 934.730 est remboursé par 100.000 fr. La liste complète sera publiée dans le

BULLETIN OFFICIEL

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qui parait le 6 et le 16 dechaque mois et donne les numéros de tous les titres sortis aux 54 tirages awrvuels, qui attribuent des lots à 3,498 obligations, dont 6 sont remboursables par 200,000 fr., 5 à 150,000 et' 49 à 100,000.??. Pkix DE L'ABONNEMENT PAR an -| Franc

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Bourses étrangères w

Londres, 5 mars, 5 h. 15. -Tendance meilleure sur la réduction du taux de l'escompte à la Banque d'Angleterre. Consolidés bien tenus. Valeurs américaines en avance. Berlin, 5 mars, 3 h. 10. Bourse ferme. Rentes allemandes et prussiennes demandées. Valeurs de banques bien disposées. Valeurs industrielles mieux.

Vienne, 5 mars, 3 h..15. Marché" ferme et assez actif. Autrichiens, 671 50; Lombards, 143; L?ndefbank, 421.

Bruxelles, 5 mars, 4 h. 45. Très hésitant au début, le marché clôture en meilleure tendance. Les valeurs de charbonnages et de sidérurgie ont été bien soutenues.

Madrid, 5 niars, 4 h. 40. Bourse toujours très ferme. Tendance excellente. Le change ouvre à 14 50 pour finir à 14 30.

IflFOfrpTIOflS FlflftflCIËHES

PORT DE RIO GRANDE DO SUL.-Nous lisons dans les Financial Neics (édition continentale: « On a annoncé que toutes les difficultés concernant la construction du port de Rio Grande do Sul étaient aplanies et que les obligations de. la Société à créer ne tarderaient pas à être lancées sur le marché de Paris. Présentée sous cette forme, la nouvelle est inexacte. Tout d'abord, aucune entreprise de construction ne parait s'être chargée jusqu'ici des travaux « à forfait »; d'autre part, la combinaison financière n'aurait pas été arrêtée. Il a été mis en avant lin- projet qui comporterait la création d'une Sociéte anonyme américaine, au capital de 70.0ÛO,000 de francs, sur lesquels aucun versement ne -serait exiçé pour faire face au coût des travaux, il serait créé des obligations ayant pour garanties, d'ijne part ce capital, et d'autre part les recettes ordinaires données en gage à tous les concessionnaires de ports brésiliens. Comme on voit, il s'agit d'une formule américaine « modéra style » qui permet d'obtenir une concession sans rien débourser, et de créer un nombre respectable de millions d'obligations sans courir le moindre -risque. Cette formule a certainement bu bon, mats elle remet en mémoire les avatars de la Guayaquil and Quito Railway Co.

SOCIÉTÉ GÉNÉRALE: Le conseil d'administration de cet établissement a fixé au 28 courant l'assemblée générale ordinaire des actionnaires et a décidé qu'il proposerait d'arrêter le solde à répartir pour l'exercice 1907 à 9 fr. 25, net, par action libérée de 250 francs, ce qui, avec la somme de 6 fr. 25 distribuée le Ie1' octobre dernier, porterait le dividende total de l'exercice 1907 à 15 fr. 50, net, déduction faite dé l'impôt de 4 0/0 sur le revenu. ? ? '? CHEMIN DE FER DE SAO PAULO. Nous rappelons que c'est le samedi 14 courant que sera ouverte, a la Société générale la souscription aux 70,000 obligations 5 0/0 de 500. francs de la Compagnie du chemin de ferdeSao Paulo etRio Grande. Ces obligations. sont productives d'un intérêt annuel de 2a francs, net de tous impôts brésiliens, présents et futurs, et payable par semestres les 1er avril et lor octobre de chaque année, à Paris, sous déduction des impôts français. Compa- gnie concessionnaire jouit, pendant trente ans, d'une garantie kilométrique en. or, accordée par le gouvernement fédéral brésilien, et affectée par elle, par privilège, au service de l'intérêt et de' l'amortissement de ses obligations. La Compagnie ne peut émettre qu'un nombre d'obli- gations tel que le service annuel de l'intérêt et de l'amorttssement ne soit pas supérieur au montant de ladite garantie. Ces obligations ont, comme garantie générale, tout l'actif et tous les biens de la Société situés au Brésil, avec préfé- rence sur toutes autres créances. Le.prix d'émission est fixé à 440 francs, jouissance du 1er avril 1908.

BANQUE D'ANGLETERRE.? Principales variations du dernier bilan compare à celui de la semaine précédente proportion de la réserve, 49 59 0/0 contre 49 14 0/0 encaisse-or, 39,280,000 liv. st. contre 39,321,000 liv. st. circulation, 28,212,000 liv. st. contre 27,811,000 liv: st. ;? réserve,: 29 millions 518,000 liv. st. contre 29,660,000 liv.- st. Taux de l'escompte, 3 1/2 0/0.

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Paquebots i

.j i~,

MOUVEMENTS ? jj

Rio-de-Janeiro, 1er mars.

MAINZ {H.V>. L.), Brème-Brésil, est arrivé. Gibraltar, 2 mars.

K0ENIGIN LUISE (N. D. L.), Gênes-New-York, est parti à 8 h. soir. Scillyj 2 mars.

BRESLAU (N. L-.), Brême-Baltimore, est! -passé à 4 h. soir..

;?? Rio-de-Janeiro, 2 mars. -f

WUERZBURG (N.D.L.), Brème-Brésil, est arrivé. ï' Ouessant, 2 mars., j

GREIFSWALD (N. D. L.), Brème-La Plata, e'stl passé à midi. New-York, 3 mars. ? ( KAISER WILHEM II (N. D. L.), New- York-' :i Brème, est parti à, midi. '? ? Suez, 3 mars.

PRINZ REGENT LUITPOLD (N.D.L.), Brème- y Japon, est arrivé à 8 h. matin.. ? Anvers, 3 mars. ?

YORK (N.D. L.)> Brème-Japon, est parti à 1 h.

soir.

soir. Nagasaki, .3 mars.

GOEBEN "(N. D. L.), Japon-Brème, 'est parti à 6 h. soir.

Ouessant, 3 mars.

COBLENZ (N. D. L'.), Brésil-Brème, est passé à 8 h. matin.

Dern. désignation Cours de ciSturB «urer,

reven DES VALEURS 'aîïèr'i^SûP ""W'

w FONDS D'ETAT FRANÇAIS

3 fr. O Q/O Perpétuel C 97 55. 97 60) + ,05 3 a O' T *J7 05 97 70 -f.. 15 3 » O O/O Amortissable.C 98 15 98 10 05 3 » tS T 98 10 15 » Obligation Tunis 3 %C 4<i4 464.. 2 50 Annam-Tonkln2I4'» 79 10 Î9 25 +.. 15 2 50 Madagascar 2% 1897..» 81 25 80 S0 45 3 » a% 1903-05» 92 90 91 50 -l 40 15* » Afriq. Occident. 3% 1903» 459-75 457 :4 75 15 » Algérie 3% 1902. » 436 50 4-40 ..+.3 50 17 50 Indo-Chine 3> 1899.» 465 50 467 50 4--2. 15 » 3% "1902 » 415.. 4-17 ?? +.2 20 » Ville de Paris 1865 4%» 537 .537 75 +.1 75 12 » 18693%» 524:. 527 +.3

12 » 18713%» 404 405 +.1

20 » 1875 4.» 541 B0 542.. +..50

20 » 1876 4%» 541 50 -542 50 +.t .?

20 p 187(; .¡'¡(. 54.1 50542 S0 +.1; r.

10 » 1892 2 '4% » 366 50 367 .+.. E0 10 » 1894-96 i'A 3li7 25 307 50 +..25 10 » ? 1898 2%» 424 25 426.. +.175 10 » 1899 Kètr.» 411 v. ?? 12 50 1904 2 <2%» 436 75 437.. +..25 11 » 1905 2%%» 387 382:. ?.5.. 12 » Ville de Marseille 1877.» 406 405 50 5.0. 3.» de Lyon 1880 3%» 105 25 .V

1 *£? v*»^ #^ ^h t^ l1^^

SOCIETES DE CREDH

ET OBLIGATIONS DU CRÉDIT FONCIER

15624 Banque de France. 4139 4135 -.4 46 99 d'Algérie » 1355 1359 +.4 45 » del'Indo-Chine» 1S60 9 10 d'Athènes T 112.. 111 -.1 51 35 K1' du Mexique» 975 970 ?.1 28 31 Ceûtr'" Mexfc.» 420.. 420 22 50 5D Ottomane. » 712.. 716.. +.4.. 15 p. Esp1' de Crédit C 242 50 243 +.. 50 17 p. Hyp. d'Espagne» 682 60 » Paris-Pay-BasT 1444 1457 +13 40 » Union Paris' C 72t.. 725 +.1 12 50 Fran.eCom.IndT 235.. 238 +.3 26 c. des Pays autr.» 463.. 463 11 32 Land Bank of Egypt.» 174.. 178 +.4 40 » Cornp1» Algérienne. G 920 925 +.5 » a Franc. Min.d'Or't" 69 50 69 50 30 » Compt'nat1 d^Escompte» 682.. 680 .2. '? 55 » Crédit Lyonnais. 1186 1188 +.2 ..? 13 75 Indust'etCom'.C 671 671 6 25 Mobilier Fr&né.T ? 106' 107 +.1 17 » Foncier Egypt-C 625 633 +.8 » » Associât, minière T 193.. 194 +. » » Central Mining » 289 282 ?.7

16 14 Société générale » 667..

28 » Crédit foncier actions » ,706 708 +z2 13 » ObUg.com'" 2.60% 1879. C 477 469 50 -.7 S0 15 » 3% 1880..» 505.. 500. .5.. 12 » 3% 1891..» 400.. 400 75+.. 75 13 » 2.00% 1892.» 415 445 13 » 2.60% 1899..» 455 50 455 50'v. 15 y Oblig.fonc"" 3 1879..» 505.. 505.. 15 » 3% 1883..» 426 75 426 -r- 75 13 » 2.60% 1885..» 462 402 14 » 2.80% 1895..» 466.. 466.. 15 » 3% 1903..» 495 492 -.3 » » Bons à lots 100 fr. 1SS7.» 72 71 50 50 15 » Obl.B.hypoth." 1,000 fr.» 564 559 ?.5 15 » -AV » 432

ACTIONS CHEMINS DE FER

to » Bone a uueuna u os» i>8U ..i? ,4 22 50 Départementaux 3 681.. 677 50; -:3 50 35 50 Est 953 952 1 15 50 Action de jouissance » 427 50 427 50 30 »Est Algérien; 707 50 710 ..1+:2'50' 19 » Métropolitain de Paris» 498 50 500 +Y1 50 3% Nord-Sud" 25,0 75 250 50-U., ;25- 50 » Midi 1118 .1124 ..|+.6-v> 25 » Action de jouissance.» .578 577 ~.l ._?; 72 » Nord .T 1790 1782 .8- 56 » Action de jouissance .e 1370 59 » Orléans.» 1396 1404 +:8Y. 44 »? Action de jouissance.» 980 975 .5 38'50'Ouest » 8U6.. S39..+.-3:. 21 r »! Action de jouissance » 434.. 434 50 +.50 28 75Ouest-Algérien(r.à600f.)>. 650 653 +.3 58 »;Paris-Lyon-Méditerr. T 1392 1380 -12 ?< »!Andalous » 158 157 ?.1 33 «Autrichiens-HougroisC C 7H1. 10 » Congo aux g'iacs.» 277.. 274 ?.3.. » » Sud-Autrich' Lombar-.» 146.. 148 +'.2 30 iir. Méridionaux d'Italie..» «65.. 6B2 50 .2:50 »? » Word de l'Espagne. 278 281 +.3 » «'Portugais ..C 314 15 » Saragosse. » 377 '378 +\1"

OtSUUAI IUNS UHbMINS Ut h EH

15 » Bone à eueima u «. *as50(+.l50

15. "l'BOneàGUe1IXla.1.; .¡,s 501+.150

15- »|Départementaux3%» 418 50 j

15 »! Economiques 3% » 41S 415 50 2 50

25 » Est 52-54-56, 5% (r. 650 f.)..» 653

25 .IIEst5~-54-5Û;5% (r"G50f.)..» 653.. "0" (

15 » 3% 435 50 435 50

15. » 3% nouvelles » 435 50 4X0 50 .&?

i5. "1 3% nouvelles.» 43. 5 50 4:'0 50 .5',

12 50 2%% ? 394.. 394. 5' » Est-Algérien 3% » 424 50 420 50; +.2 15' » Midi 3% » 428.. 428 50,+.50 15 » 3% nouvelles » «3.. 433 50'+.. '50

15 »Nord3% ??. ?" 444 50 445 ..+..50

» 3% nouvelles 455.. 455

125p 3% nouvelles.» 4¡¡~ 4UT. ~+.g:;

12 50 2% (r. aôOO-fr.).» 405.. 407 +.2

15 »Orléaus3% 434.. 434 50 +..50 15 » 3% nouvelles » 435 435 12 50 2% (remb.à50ûf.)» 393 75 391. .2 75 15 »Ouest3%. 42550 425 50

15 » 3% nouvelles » 429 429

12 50 2% ? 387.. 387 50 +..50

15 » Ouest-Algérien 3% » 428 50 422 .6 50

15 » P.-L.-M. Fus. anc. 3% 432 50 433 +.. 50

15 «S Fus. nouï. 3%» .136.. 439.. +.1..

25 » t Méditer.5%(r.625f.)..» 650.. 650 50 +..50

15 » J 3% » 429.. 431 +.2 15 » ?'? Paris-Lyon 3% 1855..» 435 50 «7 +.50' 12 50 w P-L.M. ?£%? 391- 75 3'J5 50 25

ITALIE^

AUTRICHE

Saint-Vincent, 3 mars.

ÈRLANGEN (N. D.L.), Brésil-Brème, -est passé --t à 11 h. soir.

?'? Southampton, 4 mars.

KRONPRINZESSIN-CECILIE(N. D.L.), BrèmeNewTYbrk, est parti à 1 h.'soir..

''??.? Crookhaven, 5 mars.

L-A TOURAINE (C. G. T.), venant de New-York, ..? .a été signalé par télégraphie sans fil à "?'}. 11 h. 40 matin; est 'attendu au Havre vendredi. vers. 8. heures matin.

Chemins de Fer

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.? Yoyages CIRCULAIRES à itinéraires -facultatifs sur le ^réseau P. L. M. fïjoOTES les gares du réseau Pt'L. M. délivrent, ,!? toute l'année, des carnets individuels ou de famille, pour effectuer en 1", 2e et classes .des voyages circulaires à itinéraire tracé .[ par les voyageurs euxjmémes, avec parcours totaux d'au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des réductions très importantes qui peuvent atteindre out' ?: ;? les carnets de famille, 50 0/0 du tarif général. LA validité de ces carnets est 30 jours jusqu'à 1,500 kilomètres, 45 'jours de 1,501 à 3,000 kilomètres, 60- jours pour plus de ?? 3,000 kilomètres; elle peut être prolongée deux fois de -moitié moyennant.le payement, ipôur chaque prolongation, d'un supplément égal à; 10 0/0 du prix:du carnet.

Arrêts facultatifs à toutes les gares si?" -tviées sur l'itinéraire.

:pOUR se procurer un carnet individuel ou de (? famille, il suffit de tracer sur une carte, qui est .-délivrée gratuitement dans toutes les garés P. L. M., les bureaux, de ville et les ..agences de voyages, le voyage a effectuer et d'envoyer cette carte 5 jours avant le dé?. ? part^. la gare oü le voyage doit être conlr mencé,' en joignant à cet envoi'une consi? gnation de 10 francs.

LB;délai de demande est réduit à 2 jours (di? manches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.?

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;'t.Efe départements, desservis par le réseau P. L.M. sont répartis- en. trois catégories; selon l'im? Ïiôrtance kilométrique des lignes. qui les sillonnent.

Les cartes sont délivrées .moyennant le payement préalable des prix,

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'/?.chemin DE fer d'orléans Voyages DANS les Pyrénées '?'i "? Tarif G. V. 105 (Orléans) ? l' A Compagnie d'Orléans délivre toute l'année ^des billets d'excursions comportant les-trois itinéraires ci-après, permettant de visiter le '? 'centre de là France et les Stations balnéaires ?:V "des Pyrénées, et du Golfe de Gascogne. 1er Itinéraire

\i- Paris, Bordeaux, Arcachon, Montrde-Mar?? san, Tarbes, Bagnères-de-Bigorre, Montré.? jeau,. Bagnères-de-Luçhon, Pierreflt.te-Nestalas, Rau; (1). Puyôo-Bayonhe-Dax, ou ? ? Puyôo-Dax, Bordeaux, -Paris. ??

2" Itinéraire '?: "???

??] Paris, Bordeaux, Arcachon," Mont-de-Marsan, Tarbes. Pierrefltte-Nestalas, Bagnèresde-Bigorre,BaRnères-de-Luchon,Toulouse(2), -Paris (via Montauban-Cahors-Limoges ou via Figeac-Limoges).

'? 3S?1 pÉsiGNATioN Goursde clôture Diiér.

Wen DES VAL'EURS '^SëTîiraaTr' ?*M-

'^OBLIGATIONS CHEMINS- DE FER

:?l;S"-»!Sucl de la France v 11a.. 41t. 2u +.1 a ;lb

15 Andalous 3 J".Série » 316 318 +.2

15 » 3% » 31150 310.. 150

115.. 37, 2' » 311 50 310.. -.1 50

15 » Asturies 1" hypothèque 3C3 363. 115 -rAutr.-Hongr. %? i" hyp.» 433. 424 50 -.8 30 14 33 Damas-Hamah 287.. -287. 15 » Ethiopiens.3%. » 84.. 8375- 25 15 » Lomb. 3% (Sud-Autr.) anc.» 315 25 315 25 15 » nouv..» 319 25 319 75 +.. 50 ? 15 » Madrid-Sarag. 3%l?iyp.» 389 392.. +.3 15 ? 3,%2'ïyp.» 382 .1 385 +.3

15 »? Saragosse-Cuença 3»S.» 379.

15 » Nord-Espag. SV. l"hyp..» 374 50 376 +.1 50 15 » ".?? 3% 2- hyp..»' 361- 364. î 15 » Pàmpelune Spécial. 3% » 356. 357..+.1.. 15 » Portugais3%priv.1"ranq.» 034 ;337-50, +.3 50

f 20 » Eusses 4% 190:i 409 405 50 + 3 50

i 15 » Saloniq.-Constantinop.» 345 50 346 75 +.1 25'

20 » Sinyrne-CassabaiSM.» 478.. 482 50 +.4 50

1 S0 »' ?? 1895.» -446.. '448 +.2. 50

,.0» a Victorià 1su"» ,16.. ,h8.. t' 2

,25 Victoria à Minas 5 %??> 445 447 +:2

MOTIONS INDUSTRIELLES & DIVERSES

?! 2o » Aciéries de France.G; '458 50 451 -.7 50 !50 » deLonçwy.» 1085 1098 +13 50 » deMicheville»;1155 1150 ?5 65 » At.etChant.de la Loire» 1492 1559 +17 40 » Ch.&AteLdeS'-îfazaire»! 985 980 ?.5- « «AgenceHavas » 775.. 780 +.5 15 » Bateaux Parisiens » 278 2S2 +.4 » » Briansk T 290 201 +.1 15169 Canal de Suez .»U400 7147 Part de fondat'Cj 2010 2005 -.5 126(9 Société civile..» 3370 3370 25'33 5»" » 677. 12figa,. Actions jouiss.» 3870 3860 ?10 30 » Comp'1 Franç.d.Métaux» 627 629' +.2 50 » [Société de Fenirrôya.» 10S0 1089 +.9 84 » ;Comp''Génér.des Eaux» 1803 ? 9 ». Génér1» Transat.» 233 239 +.6 20 », Havraise .» 415 420,50 +.5 50 2û-i » Charg" réunis..» 530 530 1(125 ?Wag.-Litsord.T 365 360 -.5- M-& priv.» 377 50 » Contin''Edison.C USi) 1171 -18 ,15 »? In11' Téléphones» 304.- 20 »! Docks de Marseille.» 377.. 379 50 +.2 50 75 »Eauxtherm. de Vichy.» 2020 2030 +10 40 »j Etablissent" Cusenier." 5S5 585 7 » Deoau^àlle» 79 75 ?? 80 i Duval » 1495' 1475 +20 22 50 Figaroex-c.H,10f.j'oct.07>» 375 389 +14 » » Fives-Lille » 448- 444 -.4 50 » Forg.& Ac.de la Marine» 1232 1231 ?.1 85 » du K.& de l'Est»- 1733 1728 -.5 55 » F'^Cli^delaMéditarr.» 1142 U35 ?.7 15 » Grand-Hôtel » .295 290 ?? .5 0 25 Gd' Moulins de Corbeil» 162 50 161 ?.1 50 80 Schneider & C1- Creusot» 1881 1897 +16 15" » Sqcî met. de Montbard» 240 -841 +.1

60' GàzCentral; » J550 1550

28 50 Magasins Gén.de Paris» 624 628 +.4 31250 Boleo » -)700 3704 +.4 45 Mokta-el-Hadid500 p.» 1530 1511 ?19 12 50 Messageries Maritim..» 205 202 ?.3 17 50 Malfldano » 5-'O 510 -10 » Omnibus de Paris T 940.. 945.. +.5 14 » Orosdi-Back » 224.. 220 -.4 10 » Tramways-Sud. 139 140 +11 20 » Petit Journal. C 300 .-304 +.4 5S ? » Petit Parisien part bén.» 733 708 ?25

19 30 Printemps.» 480 ii>0

12 » Eente Foncière.. 396 398 +.2 | las 1? Rib-Tinto.T 152* 1544 +21: 31 » Société c1" de Bynàmite» 660 .660 £> » S»Paris«d'Ind"'électr.» 241 240 -.1 » » Sels gemin. Eus. mérid» 375.. 370.. ?.5.. > » Sûciété duGaz de ParisC! 287 284 ?.3 30 <? Charb. deSosno-wice..T 1022 1645 +23 27 50 Thomson-Houston 607 615 +.6 30 »|Tram-ways Francais..C 585 583 50 ?.1 50 ,50 »|Télé'graph.esduNord..» .855 860 +.5 45 Union des Gaz 1" série. 855 7 50l Voitures de Paris » 227 50 230 +.2 50

l' FONDS D'ÉTAT ÉTRANGERS C

2 50 Anglais 2 .T 88 05 87. 50 55

4 » Autrichiens 4 or C 9980 99 90-+.: 10'

2 » Argentin *4 1896 (Res.ci)T 92 30

,,0» A.ùtri.Cb ienS,4, %or.C 99,80 9990+, 1.,0

4 » ? i. 1900. 95 75 i0 *"» Brésil 4%.18S9. » .86 60 86 75 +.. 15 5'»,- 5% 18<J8(Funding)..C C 105 "25 » B'ulgarie(Princ.de)5%l»96» 489.. 487. .2.. 25 » ? 5%1902T .506 » » Congo (Bons à lots) C 8150 8150 .50 15 » Doman"> .Autriche 1836.» S06 50 307 +..50 4 » Emp.Chinois 4,% lib » 95 05 95 20 +..15 4 Egypte Unifiée » 104 25 10460! + 38 8'50 Privilégiée » 101. 101 25| + 25 4 » Espagne Extérieur e4%T 94 10 94 37 +.. 27 25 » Espirito-Santo C 494. 30 » Haïti 6 1896 ..» 458 .458. » ». Hellénique 1881 » 249.. 246 50?2 50

4 » Italien 3^ .T 102 85 102 80 05

4 » "Japonais 4.% 1905 » 85 25 85 15 10 25 »Maroc5%1904 ".» 506.. 10

4 » Mexicain 4 1904..? » 9620

5 » Minas Geraes 5 1897X 500 499 50 50 3 50 Norvégien 3^ 1904-05.» 94 50 94 75 +.. 25 3 » Portugais 3% T 61 40 61 50 +.. 10 2 5ff Obi. Tabac Portug.-iK%-C 50325 50t +.. 75 5 4 > Hongrois 4 or » 94 80 94 50 30 4 » Roumain 4 1S98. a S9 75 90 +.. 25 5 » Busse 5% 1822 103 80 10:! 50 30 4 » 4%1880 => 82 05 8240-{-35 4 » '?? '4?;i889 » 81,80, 8080? .1.. 4 » ConsoU%l?&2"S">.T 83 75 .8130+.. 55 4 »' 4% 1901 » 83.. 82 50? ..50 ?3 » .? 3% I891-1894or.» 6950 70 20 ;+.. A-70 '4 >(' 32fci8S6or 67:90 68 15 +,. 25

Itinéraire

Paris, Bordeaux, Arcachon, Dax. BayonnePùyôo-Pau (i), ou Puyôo-Pau (i), PierrefitteNestalas, Bàgnères -de-Bigorre,Bagnères-deLuchon, Toulouse (2), Paris (via Montauban-Cahors-Limoges ou via Figeac-Lim6ges).

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-DURÉE validité 30 jours du départ),

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1" classe 163' 50 | classe. 122' 50 (i)-Les. voyageurs peuvent effectuer le parcours de Pau h Laruns-Eaux-Bonnes et'retour moyennant un supplément de .'5 'fr. 50 en lro classe et ?de 4 francs en classe.

(2) Les voyageurs peuvent effectuer le parcours' de Toulouse-Matabiau_:à Carcasonne et retour, .moyennant un supplément de 12 fr. 50 en lre classe et de 9 francs en 2" classe.

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revea DES VALEURS "ïwèTTîïûr^ «paStat.

1 FONDS D'ÉTAT ÉTRANGERS

S 50 Kusse3^ ISO i T ïi 25

4 » 4;J'lntèr',2r.'6(iG7:C 75 50 75. ?50

25 » Bons du Très' 5 190-iT 507 5 » 5% 100G -? » 1)62(1 0647+.. 27 i »? Serbie 1895-» » s:i 83 60 +.. 00 85 » 5?M«Cff)onopol.<.» 499 0 Suisse 3^%cli.f.l89fi-l'J02G 97 75 !)7 75 i » Dette Turque conv-Uinf..T 86 10 !)6 20 +.. 10 20 »; Ottom. Consol. !?» Wi ?? ?? 20 «Ottom. priorité *# 450. 20 » Oblig. Douanes i 491.. 490 .1 3 50- Uruguay 3J4 .1801 C 70 50 70 50

OBLIGATIONS DIVERSES

» » Panama Bons a lots.C 106 50 107. +..50

25 » Suez 5% » 5U5 595

?15 » ??? :T/ 400' 409 50 +.3 50 25 » Port du Kosario » 4'J5.. 405 20. » C" des Métaux. » 4% 41)1} 15 » Transatlantique.)' :)7îS 10 » Génér1» des Eaux 3% » 426 25 42li 50 +.. 25 25 »'-?-??? i.%» 510». 513.. +.3.. 27 » Eïves-Lille 4%' 4S8 481 .4' 20 » Gaz et Eaux » 497 500 +.3 .20.» Français et Etrang» 495 496 +.1 25 » Central4% » 501.. 503 +.3.. 24 » Lits militaires » 607 17 50 Messageries Maritun'.» 428.. 428 20 » Omnibus i '? » 503 17 50 Voitures » 389.. 389 20 LdBankof Egypt3>»%.» 400 » »'Wae:ons-Litsi*,r snn ros ?a

MARCHÉ EN BANQUE mars

Hier 1 Aujourd Hier | Aujourd Argentin 4"iT T 88-75 88 05 Cape Coppor.T 167 50 173 5C Bresil5%1895 96 iO Tharsis nouv> 147.. 147.. 5 1 903 100 20 30 0 99 00 Syncl. minier C 203.. 202. 4 Rcsoi 85 40 Electr.Lille..» 235

Intèr.Espasn. 72 65 Union Tramm 52 50 52 SC

!ntër.Esf)a);n. 7265 UnionTramw) 5260 MSC C

Mexicain 5 53.. 52 95 'Cercle Vichy. > 100 3%. '35 15 05 Clial. Hécess.! 1140 1115 Houm.5%030 101 20 101 80 Cercl. Monaco) 1 5420 5420 LotsTurcs. 179 180 50 Cinq..» ] 1095 1095 DeEesrsord» 292.. 305 50 0bl4%i 306.. 304 50

Harnensr:> llliO .1462 Plaq. Lumière» 550 555

Hartmann.» 477 495 Tav.Pousset.i 109

Hartmann. 477.. 495 ..¡TaV,pousset,. 109..

Huanchaca..) .91-25 94 50 Zimmer.i. 80 80 Lauriumgreci 50.. 57.. Soie artif.act 242.. 240.. S"LorDietricn 658 parts) 1 50 50 00 50

Le marche a terme. a' ote mieux tenu. La De Beers ordinaire notamment a repris de 13 fr. 50. Les obligations 5 0/0 or du Port de Bahia sont demandées à 453.

D'avril à décembre inclus, les recettes, de l'im-. pôt spécial de 2 0/0 or sur les importations affecté à la garantie de ces obligations, ont atteint 726,382 milreis. Il ne s'agissait que des premiers mois d'exploitation. En tablant sur là moyenne mensuelle qu'ils donnent..on obtien-'drait pour l'année entière un m'ontant total de 968,509 milreis soit 2,7-iO,8S2 fr. Les prévisions du début, qui: tablaient sur. un produit de 2, millions, de francs seraient donc de beaucoup dépassées. ?. ,'??'

'lies actions de l'Ouest- Africain s'inscrivent à 391 et les parts à 184. Le conseil d'administration de la compagnie a reçu la nouvelle que les recherches de ses prospecteurs; qui avaient abouti à la découverte de nombreux affleurements, ont permis également d'étaolir que l'un d'eux répondait à un gisement que tout porte à croire important et riche. L'action du Port de Paris-Austerlilz est recherchée à 282.50. Le Syndicat minier est bien tenu à 202. Les Buisson Hella unités, sont fermes k'50.

MINES D'OR A PARIS 5 mars

wssinga. u. Lanataamecsi tSZ ab~ ,sr

Chartered. 19 25 < 18 75 1 «ay Consol. 38 50 Consol. Goldfl. ? 72.. 73 70! NewGoca. 1850 18'25 Crown Oeep.. 28J- 2S5 New Steyn Est 20 20 50 0 East Rend. 82 50 Si- Randfo.Est.G. 26 50 26 75 FerreiraGold.' .366 Rand îïiines. iïi ..? 125 50 u FrenchRand.. 16 25 16 25 Roblnson Deep 93 251 93 50 ûeduld Prop;. 2s>50 -2'J Êold 204. -205..

Geldenh.Deep. 110 50 RoodeportC.O- 10

Gel¡lenl1.Deep. ~B 1 RoodeportC.o. 10 ;'1 78

Estate 3S 3s 25 I Rosé Oeep. 7750 78..

Gen.81in.Fin.. 20.. 20-. SimmerandJ. 30.. .30 fioerzft 17.. 17 50 S.Afr.Gold Tr. 48 25 46 50 0 DoidenHorseS 14150 146.. Transv. Land. 4525 4550 Johannesb.lnv 19 75 Goldfi. 13 25 13 25 Uncaster- 4 50 -1-50 Van Dyk Pr. 28 75 1 28 50 ?Village .«.H.. 84 50 1 86 50

Les mines û or sud-airicames ont enregistre aujourd'hui quelques petites avances. En attendant les chiffres du rendement global du mois de février, il n'est pas sans intérêt de rappeler que la production totale des mines d'or transvaaliennes pendant le mois de janvier des cinq dernières années avait été lasuivante: 1907, 57.093,525 -fi-.i; 1906, 45,518,475 fr. 1905, 39,212,700 fr. 1904, 30,671,150 fr. 1903,' 21,162,225 francs. La production, comme on le voit, a suivi une marche régulièremeut ascendante qui 8b traduit, pour 1908, par une augmentation mensuelle de 2,409.575' sur 1907, de 13,98-i,625 fr. sur 1906, etc.

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40e

Année

1. Bourses étranges

LONDRES, 5 mars

mor 1 Hujuuiu. j| 1 .nier |, nujDuru.

Consolidés. 87 7/16 87 1/2 Turc Unifié. 95 1 '8 95')/8 Franc. 3%. 96 07 Japon5%02 -99 3/4 ?- Otf-172 i Argén. 1886 102 102 Banq. Ottom 18 1/2, 18 1/2 1 Brésil* 84 3/4 85. Anaconda.. -? 6 5/8 6 11/J3 Eoypt3'4% 98 1/2 ? OS 1/2 Rio 60 5/8 611/4

Extép. Esp. 93. 93 1/4 Tharsis 5,3/4 .5'3.a

Italien 3^. 102. r 102. Chang.s.P' 2537 1/2 253(11/4

Portugais.. Cl 1/2 615/8 Esc.h.Baiiq. 3 1/4 3 4/8 Russe4% 82 1/4 1/1 82 l/4l Araentmét. 25 1/2 25 7/16

BERLIN 5 mars

Allemand 3%. 82 70 82 90 Orcsdner Bank 136 20 13710 Prussien 3%. 82 70 82 80 Oisconto Coin.. 173 60 174 20 Extérieure. .91 70 94 70 Deutsche Bank '237'90 .238 J0 RusseCons4%. 8110 8120 Berlin Hand.. -'157 '50 15a 10 Hongrois 94 10 9120 jBochuiner. 107 201198 20

Italien 3 -103 S0 103 70 Laura 209 70 209 50

Turc Unifié. 95 20 95 20 Gelsenkirchen 180 90 1S2 Ch.Auti-ichiens 14!) 70 -143 70 Harpener. 193 30 -lot 20 Ch. Lombards. 25 20 'D 25 40 Change s'Paris 81-25 -81 25

BRUXELLES, 5 mars

ores» «# si.. fib..| KiOTinto -1;C7 ?? 1S45 Extcrieure1% 93 25 35 93 25 Saragosseaot. 378 379 50 Turc Unifié: 95 75 7:i 95 75. Kord Esp. act. 278 50 280 25

Banque Ottom 717 50 I nlétrop. Paris; 496 50 49S 50

lots Turcs. 177 50 178 50, Railways olec 138 50, 133 .V

Lots Congo. 80 79 75 1 Parisien. éloot 241 ..l 241:

LL_ VIENNE. 5 mars

«uincnien ur. im ;iu 110 \jo L?naerKanK.. 418 M «I

Couroo JC SS 07 80 L?~aerKanK.. ,u~J1 4~.1.

Couron 97 75 97 80 Alpines 618 657

Hongrois Or.. 112 25 112 20 Tabacs Ottom. 415 50 414' Couron 94 30 91 25: Chem Autricli..672 672 20 B' Autr.-Hong. 1721 1721 Lombards. 142 50 là Crédit Autricli 042 50 6il.. Lots Turcs. 187 50 1S8 20 Crcd.Fonc-Aut'1065 106S) .Change s'Paris 95 57 !)5 57-

1 ROME, 5 mars BADRID, 5 mars

Rente ltal.5% 103 12 103 15 1 (Intérieure 4% i 83. 83.0S

3%\ 70 70 Amortiss.5%! 101 20 101-10 BanqNationale.1220 .1222.. Banq.d'Espann 455. 455. Ch.Mèridion..| 657.50 658 50 I Banq HypoUie- 223.. 223- Gh.méditerran; 386 388 Explosifs 326 326* Change S'Paris i 99 92 99 85 Change s'Paris 14-15J 44-20

1 NEW-YORK, 5 mars

J Atchison Top. 68 1/2, 08 1/2| Norf.W. priv. 80. 80.

CanadaPaciflc 113 3/8! 143 1/i- Psnsylvanie.. 113 1/8 113 1/2 -2

? ChicsgoS1 Paul 110 110 3/4 Union Pacifia, 113 1/8 112' 3/î'

Denv.-Rio-Gr. 14 3/4 15. West. Un. Tél. 48 3/4 4ST/t

Erié raiir. set 12 1/4 12 1/8 Argent-Métal.. 55 1/4 551/8

) Eriégén. obi. 5.K 1/4 50 1/4 Amalgam.Con. 50 3/.4 50 1/8

illinois cent. ? 12i- 123 Anaconda. 321/2 32

louisv. Nasti. 89. 88 3/4 Calumet Hécl. 500 5S0 New-Ï-Huds,. 94 5/8 95 Cuivre 12. 50 i 12 43 9a

Hew-Y-Huds.. ~O 5¡~ G5 .1.. Cuivre. 12,50 112'~

t New-Ï-Ontar. 30 l 30

^mES D'OR A LONDRES 5 mars r

? Air.tur.mv. r/iu ,/iui jump. oeep. 1 ? ;i

i Angelo 2 13/16 2 13; 16 Kleinfontein 125/32 125/32

Angl. French H/16 11/16 Langl. Est. 2 13/18' 2 i3/H>

i AuroraW.. 1/8 1/8 ttey.&Charl 2 15/16 '2vlî/i« Chartcred. 1*;3 3 13/3 Modderfont. em 5 11/16 5 -11/16 Cinderel.D. 19/1.6 19/10 )fewGoch.. î/4 »3/4 CityamiSub 111/16 1 11/16 liew Steyn. -11/A0 11/16 Crown. Deep ll.'l/i 111/4 NourseM.. id. 2 1/4 2' 1/4 ?? Crown Reef .6 3/8 6 3j'8 Rand Collier 23/32 .23/32 Ds Beers. 113/4 1115/16 Rand Mines. 4 15/16 4 15/16- Driefontefn. \2 1/16 2 1/8 R'ob'.Vic. Dia 13/lC 1,3/16 Durb Rood. 13/8 1 .1 /4 Roïinson D. 3 11/16 3 11/16'

EastRand.. 3 5/16 3 1/4 Rood.UMR A 13/4 1-374

1 East R.Kin. 1/2 1/2 h Rosé Deep.. 3 1;8 3 1/8 ? Ferreira. 14 1/2 /2 14 1/2' Simm&Jjickj ,1 7'32 17/32 .FerreiraD. 4 9/J6 4 ?9/161 Swaz Corp. 1/4 1/4 fîeduld. 11/8 13/16J Trans.C.Ld 1 3/i 13/4

GelJenh. Dp 4 3/8 4 3/81 Tr.Delagoa. ? 11/2 -11/2 2

Geldenh. Est 11/2 1 d/2| Transv-G. M 127/32 i '27/32 2 Gen.Mïn.'F. .F 27/32 27/32: Treasury 6/3 "6/3

en. 10.. 13!ü 13 -II 1 ilS ,<>

Goerz 13/9 13/9 Van Dyk. 1 1/8 1 1/8

Gold.Hors.S. 5 19/32 5 -3/4' Van Ryn. 2 13/16 2 13/16 Goldfields- 2 7/8 2 7/8 Vereeniging 5/16 5/16

Jagersfont. 3 1/4 3 3/8 Village M.R. 3 5/16 8 5/16

Jubilee. 1 1 WestR.Cons 3/8 '3/8 Jumpers. 1 1.1. WitwatDeep 3 3/4 3 3/4 'Wolhuter. il,» -t i;2

Prochaine réponse des primas, 7 mars. Reports, 9 mars.

Londres, 5 mars, 5 h. 30 soir.

Peu de transactions encore, et par conJsëgjfant." peu de variations de cours surliier. '??' Hausse de 1/16 sur la Driefontein, la Gailuld»' Par contre, baisse do 1/8 sur la Durban Roodepoort,, do 1/16 sur l'East Rand. La Consolidated Goldfi.eld.-3 et la Rand Mines sont sans variation. Pas de changement non plus sur rAngelo' la Crown Deep, la Crown Reef, laGeldenhuis'Deep,. la Geldenhuis Estate, la-Jumpers Gdld, la Langlaagte Estate, etc. Dans le groupe diamantifère, hausse ,dë 3/16 sur la De Beers, de 1/8 sur la Jag:ersfcratein. Premier Diamond, 4 7/8.

1 Daas la rue, à 5 h. 15, tendance oalnie. ???

DERNIERS COURS ETRANGERS:

nier i -aujouw.

Barcelone Change sur Paris. 14 50 14 65

Gênes. 99 99 85

Valparalso. surLondres. ? 8 15/1H '?? 1 Rio-de-Janeiro 15 7/32

5 Métaux sùir Londres

cuivre. comptant 57 2/6 contre 101.

r 'à -trois mois ''57 12/6 57' 5,

Plomb anglais 14--5/ espagnol- 13-13/U: