162 MOISIME SECTION. moins de vérité, la liberté humaine ( 1 ) ainsi Epieut e, qui faisait encore une plus grande part aux sens, était aussi stoïcien que Zénon, quand il sagissait du libre arbitre et de la vertu (2) et l'on retrouverait des singularités des incertitudes, des contradictions du même genre dans Cicéron, Erasme Bramhall, King, Chub, Voltaire, Ch. Bonnet, d'Alembert, ete. Cela tient, comme je le disais, à la nature de la question, qui varie suivant même la disposition d'es- prit où l'on se trouve en l'examinant, et qu'il est, du reste, fort difficile d'envisager dans tout son en- semble. En cherchant néanmoins à la ramener à ses plus simples termes, en la dépouillant de toutes les ques- tions accessoires, de toutes les considérations morales et surtout théologiques qui l'obscurcissaient, ou ne permettaient pas de la traiter avec indépendance on ne conçoit guère qu'elle ait pu être le sujet d'opi- nions, en apparence, aussi différentes, et d'aussi étranges divagations. L'homme est un être essentiel- lement et spontanément actif, mais qui ne se déter- mine à agir que sur des motifs, et une action non motivée, ou motivée seulement sur le désir de prou- ver son libre arbite, ne serait pas une preuve de li- ( 1) Aristote, ~At'eo?'. A'!conMc/t., lib. !H, cap. !v cap. 7 lib. vt, cap. n; lib. yti, cap. m, vu.. ~a</HO)' ~fo- ra~ lib. T, cap. xi~ xni, xtv, xv, xvt, xvu. ~?<&teor. ~:«/em. lib. v, cap. u, m. (3) Ëpicure, voyez Diogène Laërce lib. x, ~'p<c)tr. ~N- Mecœo. Gassendi, De .oftt~P&:?<M. ~p:cMr: sK:mat~- cs! dans le t. m ~A~oMjo/Mœ .Ë'/):'cM~. Lucrèce, Do ~c/'M~t /:a<M)' tib. H, vers. 3St et sequ.