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Titre : Oeuvres complètes de Gustave Flaubert ; 13-16. Correspondance. [4]. 1871-1877 / de Gustave Flaubert

Auteur : Flaubert, Gustave (1821-1880). Auteur du texte

Éditeur : Club de l'honnête homme (Paris)

Date d'édition : 1974-1976

Contributeur : Société des études littéraires françaises. Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : 4 vol. : ill. ; 22 cm

Format : application/pdf

Description : Collection : Club de l'honnête homme

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Rtmgus1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k26958m

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34294076b

Relation : Titre d'ensemble : Oeuvres complètes de Gustave Flaubert

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34566560q

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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2419. À MADAME ROGER DES GENETTES. LOV [Croisset, septembre 1873.]

Il me semble que je ne vous ai point écrit depuis très longtemps, et je m'ennuie d'être sans voir votre écriture. Votre ami a monstrueusement travaillé depuis un mois, car il a fait le premier acte de sa comédie et avalé une vingtaine de volumes, pas davantage. Carvalho m'a paru très content du scénario du Candidat (titre qu'il m'a prié de taire parce qu'il le trouve excellent). Donc, revenu ici, je me suis mis à l'œuvre, car je voudrais être débarrassé de mes occupations théâtrales le printemps prochain pour me mettre à écrire mes deux bonshommes. Je les prépare dans l'après-midi (la pièce est mon labeur du soir) et, parmi les choses assommantes que je viens d'avaler, je ne connais rien de pire que différents ouvrages des RR. PP. Jésuites. Ce n'est pas fort, décidément ça donne envie de retourner à d'Holbach.

J'ai lu aussi les trois volumes de Mgr Dupanloup sur l'éducation. Il s'y vante d'avoir fait dans la cour du petit séminaire de Paris un autodafé des « principaux ouvrages romantiques », et là il a aussi un petit parallèle entre Voltaire et Rousseau qui ne manque pas de gaieté.

J'ai trouvé dans le père Gagarin 1 un grand éloge du sieur Jules Simon. Les louanges sont pour faire passer le blâme qui vient après, naturellement; n'importe le bon Père admire Simon. Il est ébloui par. son style tant il est vrai que tous les esprits faux concordent. Pourquoi le hideux, l'exécrable « môssieu de Maistre » est-il prôné et recommandé par les saint-simoniens et par Auguste Comte, tous si opposés de doctrine à ce sinistre farceur ? C'est que les tempéraments sont pareils.

Je ne suis pas sans inquiétude du côté de la censure quant au Sexe, faible. Bien que je n'y blesse ni la religion, ni les mœurs, ni la monarchie, ni la république, le caractère bedolle d'un vieux général qui finit par épouser une cocotte pourrait déplaire à quelques-uns de MM. les militaires qui sont actuellement nos juges absolus ?

N.B. Donc connaissez-vous le général Ladmirault ? et par quel moyen, si besoin en est, fléchir ce guerrier en faveur de Thalie ? Ma pièce passera après celle de Sardou, vers la fin de janvier, probablement.

Dans quatre mois jouirons-nous d'Henry V ? Je ne le crois pas (bien que ce soit tellement idiot que cela se pourrait); la Fusion m'a l'air coulée et nous resterons en république par la force des choses. Est-ce assez grotesque Une forme de gouvernement dont on ne veut pas, dont le nom même est presque défendu et qui subsiste malgré tout. Nous avons un président de la République, mais des gens s'indignent si on leur dit que nous sommes en république, et on raille dans les livres les « vaines querelles théologiques de Byzance » Je ne partage pas, chère madame, vos réticences à l'endroit de L'Antéchrist. Je trouve cela, moi, un très beau livre, et comme je connais l'époque pour l'avoir spécialement étudiée, je vous assure que l'érudition de ce bouquin-là est solide. C'est de la véritable histoire. Je n'aime pas certaines expressions modernes qui gâtent la couleur. Pourquoi dire par exemple que Néron s'habillait « en jockey » ? ce qui fait une image fausse. Quel dommage que Renan, dans sa jeunesse, ait tant lu Fénelon Le quiétisme s'est ajouté au celticisme et les arêtes vives manquent.

Vous savez qu'Alexandre Dumas fils déclare à la postérité que le nommé