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Title : La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 6 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... [et al.]

Publisher : H. Lamirault (Paris)

Publisher : [puis] Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris)

Date of publication : 1885-1902

Contributor : Dreyfus, Camille (1851-1905). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 31 vol. : ill. ; 31 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k24641k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Provenance : bnf.fr

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BELLAY BELLE 52

ses contemporains en le surnommant l'Ovide français.
Novateur en poésie, il le fut avec autant de talent et plus
de mesure qu'aucun de ses contemporains ». (Tableau de
la poésie française au xvte siècle, pp. 53-62 de l'éd.
Charpentier, passim). Louis Farges.
Bibl. Outre les dict. biographiques, les Histoires géné-
rates de la littérature de D. Nisard, Gidel, etc., et les notices
placées en tête des éditions de du Bellay, on peut consul-
ter Sainte-Beuve, op. cit. Phil. CHASLES, Etudes sur
le seizième siècle en France. SAINT-MARC Girardin,
Tableau de la littérature française au xvr siècle. Ch.
Ijotard, Etude sur Joachim du Bellay; Nîmes, 1863,
in-8 E. Lafargue, Joaehim du Bellay, poète angeoin
du xvi' siècle (1525-1560); Angers, 1864, in-8. Léon
SÉCHÉ, Joachim du Bellay Paris, 1880, in-8.

BELLAY (François-Philippe), médecin français, à
Lent, près Bourg-en-Bresse, le 26 août 1762, mort à
Mâcon le 20 déc. 1824. Reçu docteur à Lyon en 1790,
il exerça la médecine et publia en 1791 une plaquettesur
la guérison des hernies. Mais il fut obligé de quitter Lyon
après l'entrée dans cette ville de l'armée de la Conven-
tion, et il alla prendre du service dans l'année des Alpes
et de l'Italie par la suite il revint à Lyon, il fut nommé,
en 1810, premier médecin des hospices de cette ville il
s'acquitta avec distinction de ces fonctions jusqu'en 1822,
époque à laquelle il vint se fixer à Paris. Le séjour de la
capitale ne lui fut pas favorable, aussi la quitta-t-il, mais
il ne dépassa pas Mâcon, il fut forcé de s'arrêter et suc-
comba. Bellay a publié avec Brion un fort bon journal
Le Conservateur de la santé, journal d'hygiène et de
prophylactique (Lyon, 1799-1804, 5 vol. in-8) depuis
la fomlatiou de son journal jusqu'en 1813 il donnait
chaque année une brochure intitulée Météorologie mé-
dicale. Ardent propagateur de la vaccine, il a écrit entre
autres Tableaux historiques de la vaccine pratiquée à
Lyon (Lyon, 1811). II a encore mis au jour la traduction
d'un ouvrage de Pasta, La Galalhée des médecins (1799)
et d'un autre de Sarcone Hist. raisonnée des maladies
observées à Naples en 1764 (Lyon, 1803-1805, in-8).
Dr L. HN.

BELLAY (Charles-Paul-Alphonse), peintre et graveur
français, à Paris le 22 mars 1826. Fils de François
Bellay, peintre-graveur estimé (né à Lyon en 1787, mort
à Rome en 1854). Elève de MM. Picot et Henriquel-
Dupont, il eut le prix de Rome de gravure en 1852, fut
médaillé à plusieurs Salons pour ses gouaches, aquarelles
et gravures, et a été décoré en 1873. Parmi ses beaux
travaux de gravure, il faut signaler dix pl. de Types
italiens, quelques estampes d'après Raphaël, et les por-
traits remarquables de P. Baudry, A. Cochin, Henri-
quel, Patin, Picot, Schnetz et Thiers. G. P-t.
BELLE (Jeu). Ce jeu qui, avec la bataille, est le plus
simple des jeux de cartes, se joue indifféremment avec un
jeu de 32 ou de 52 cartes. Le nombre des joueurs est
indéterminé. Celui qui a ta main donne une carte à décou-
vert à chacun des joueurs. Celui qui a la plus forte, l'as
venant après le valet, ramasse les enjeux. Si plusieurs
joueurs ont cette même carte, ils se partagent les enjeux,
à moins qu'ils ne les jouent entr'eux par une nouvelle
partie. Il existe une autre manière de jouer la belle
plus compliquée. Ce jeu, désigné également sous les noms
de.jeu du flux (V. ce mot) et du trente-el-un (V. ce
mot), nom de ses chances principales, se joue avec un jeu
de 52 cartes et entre un nombre indéterminé de joueurs.
On commence par fixer le nombre de coups de la partie,
généralement trois, puis chaque joueur prend un enjeu
de 24 jetons auquel on attribue une valeur de conven-
tion.

Les joueurs mettent à chaque coup un enjeu de six
jetons qui se partagent en trois corbillons différents de la
manière suivante un jeton pour la belle, deux pour le
flux et trois pour le trente-et-un. Ces préliminaires ter-
minés, le premier donneur qui est désigné par le sort,
distribue deux cartes d'abord, en les donnant une par
une, à chacun des joueurs et à lui-même, puis une

troisième à découvert. Celui des joueurs qui a la plus
forte de ces cartes retournées gagne la belle et prend les
jetons déposés dans le corbillon' affecté à cette chance. Si
deux joueurs ont cette même carte ils se partagent lo
corbillon; s'ils sont davantage, personne ne gagne et le
corbillon reste intact pour le coup suivant il se trouvera
doublé par la nouvelle mise. L'as qui vaut onze pour le
restant de la partie ne vient, pour la belle, qu'après le
valet. Ceci terminé, chaque joueur regarde ses cartes afin
de voir s'il a le flux c.-à-d. trois cartes de la même cou-
leur. Celui qui les possède gagne le corbillon correspon-
dant. S'il y a deux ou plusieurs concurrents, c'est celui
qui a le point le plus élevé qui l'emporte. Si les deux
joueurs qui ont le flux possèdent le même point, ou si
personne n'a le flux on remet au coup suivant et le cor-
billon se trouve doublé. On passe ensuite au trente-et-un.
Celui qui le possède gagne le troisième corbiilon. S'il y a
deux ou plusieurs concurrents, l'enjeu est réservé pour le
coup suivant, il se trouve augmenté comme pour le
flux et la belle. Si personne n'a trente- et-un, le donneur
demande aux joueurs s'ils veulent une quatrième carte.
Ceux qui sont assez prêts de ce nombre et qui craignent
de le dépasser en demandant une nouvelle carte déclarent
s'y tenir ceux au contraire qui en sont trop loin en
prennent une. Ils peuvent aussi en demander une cin-
quième mais seulement après que tous les autres joueurs
se sont prononcés. Le donneur ne peut jamais en prendre
qu'une et encore après avoir servi tout le monde. Les
cartes données ainsi en plus se donnent à découvert. Si
personne n'a trente-et-un, le gagnant est celui qui approche
le plus près de ce point. S'il y a deux trente-et-un ou
deux concurrents ayant le point le plus élevé, l'enjeu est
réservé pour le coup suivant.

On donne encore le nom de belle, à un jeu de hasard,
d'origine italienne, importé en France dans le courant du
xvue siècle, et qui eut, pendant la Révolution, une certaine
vogue à Paris. La belle offre une grande ressemblance
avec le biribi. Ce jeu se joue entre un banquier et un
nombre indéterminé de pontes qui placent l'argent qu'ils
veulent risquer sur un tableau composé de 1 04 numéros
les uns rouges, les autres noirs formant 13 colonnes de
8 numéros chacune. Le banquier tient en main un sac,
dans lequel on trouve 104 petits étuis contenant chacun
un des numéros du tableau. L'orifice de ce sac est fermé
par une boule creuse nommée casque qui communique
avec l'intérieur par une ouverture disposée de manière à
ne livrer passage qu'à un seul étui. C'est un des pontes
qui, après avoir secoué le sac, fait passer un des étuis dans
la boule que le banquier ouvre au moyen d'une petite clef
et dont il retire l'étui. Il extrait ensuite le numéro de l'étui
et le proclame à haute voix. Les pontes que ce numéro
fait gagner reçoivent du banquier une somme proportionnée
à la mise qu'ils ont faite et aux chances qu'ils ont cou-
rues et celui-ci ramasse les enjeux de tous ceux qui ont
perdu. L'avantage du banquierest de 1 sur 13 ce gain
énorme et sans risque explique suffisamment que ce jeu
ait été de tout temps prohibé sauf à quelques époques
exceptionnelles. A son apparition même il n'était joué que
dans des tripots clandestins. L.-F. P.
BELLE-DAME. I. BOTANIQUE. Un des noms vut-
gaires de l'Atriplex hortensis L. (V. Abrocbe).
Il. ENTOMOLOGIE. Nom vulgaire du Pyrameis car-
duiL., Lépidoptère-Rhopalocére du groupe des Nympha-
lides (V. Pyrasieis).

BELLE-de-Joor. Nom vulgaire du Convolvulus tri-
color L. (V. Liseron).

BELLE-DE-NuIT. Nom vulgaire donné indistincte-
ment aux Mirabilis Jalapa, L. et M. longiflora L.,
Nyctaginacées cultivées fréquemment dans les jardins.
(V. Mirabilis).

BELLE-toute-Nue. Un des noms vulgaires du Col-
chique (V. ce mot).

BELLE-Alliance. Nom d'une ferme située dans la

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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