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cipl della geometria superiore ossia di derlvazione
(Padoue, 1851, in-4; 1858, in-4); Sposizione del
metodo delle equipollenze (Modène, Mentor, societd
ital., XXV, 1854 trad. franç. par M. Laisant Paris,
1874, in-8) Calcolo dei quaternioiii dell'Hamilton <
e sue relazioni col melodo delle equipollenze (Modène,
Mentor, societd UaL, 1858); Teoria delle sostitu-
zloni lineari del Salmon (Atti Ist. Veneto, VI, 3,
1862) Determincaione numerica delle radici imma-
{/marie delle equazioni algebriche (Mentor, Ist. Veneto,
XI, 1864); Lezioni di gnomonica (Padoue, 1869, in-8);
Riassunto delle lezioni di geometria analitica (Padoue,
1869, ih-4) Riassunto delle lezioni di algebra
(Padoue, 1875, in-4) Sull'origine del metodo delle
equipollénze (Memor. Ist. Veneto, XIX, 1876); Dei
libri di ragione a serittura doppia e della Logismogra-
fia (Memor. ht. Veneto, XXI, 1880). il a enfin écrit
régulièrement, de 1859 à 1880, dans les Atti dell'Isti-
tuto Veneto, une revue des journaux scientifiques du
monde entier: huit cent cinquante-sept questions de mathé-
matiques se trouvent analysées et résolues dans cette
vaste Publication. Son fils, Ernesto, né en 1843, est
professeur de géométrie descriptive appliquée à l'univer-
sité de Padoue, et a publié différents ouvrages de mathé-
matiques. Léon SAGNET.
BIBL.: Legnazzi, Commemorazione del conte Giusto
Bellavitis Padoue, 1881, in-4.
BELLAY (Le). Com. du dép. de Seine-et-Oise, arr.
de Pontoise, cant. de Marines 150 hab.
BELLAY (Famille du). Si l'on en croit Moréri (Dict.
historique au mot BELLAY), la famille de ce nom remon-
terait à un certain Emenon qui fut comte de Poitiers et
d'Angoulême à la fin du vin0 siècle. Quoi qu'il en soit, la
tige de la famille parait être très authentiquement Bellay
ou Berlay qui fut seigneur de Montreuil (V. Montreuil-
BELLAY), épousa Adélaïde de Saumur et mourut en 966.
Son petit-fils, Hugues-Renaud, après avoir été trésorier
de Saint-Martin de Paris, devint archevêque de Reims en
1085 et mourut en 1096. Giraut II du Bellay, sénéchal
du Poitou, fut le favori du roi Louis le Jeune et fonda les
abbaves de Brignon et d'Asnières-Bellay. La protection
royale ne l'empêcha du reste pas d'être fait prisonnier à
deux reprises par le comte d'Anjou dans son château de
Montreuil. Il mourut à la fin du xu» siècle. Son fils Ber-
lay 1 V accompagna en Terre-Sainte le roi d'Angleterre,
Richard Cœur de Lion. Au xiv" siècle, Hugues VI assista
aux batailles de Cérisoles et du blont-Cassel. De ses petits
fils, l'un, Jean, mourut évêque de Poitiers en 1434; un
autre, Hugues VIl, qui avait épousé Isabelle de Montigny,
fut tué à Azincourt avec son fils Bertrand. Deux autres des
fils de ce même Hugues VII furent également tués à
l'ennemi, l'un, Jean II, chambellan de Charles VII, à
Cravant (1423); l'autre, Pierre, à Verneuil (H24). Un
autre, Jean, mourut en 1479 après avoir été successive-
ment évêque de Fréjus (1457) et de Poitiers (1461).
Enfin leur frère Jean III, mort en 1481, fut chambellan de
Charles VII et de René d'Anjou, chevalier de l'ordre du
Croissant, commandant de l'arrière-ban et garde des bar-
rières des Etats-Généraux. Il eut de sa femme Jeanne Logé,
dame de Bois-Thibaut, onze enfants, dont six fils et cinq
filles. Les six fils furent 1° Eustache du Bellay, écuyer
tranchant et conseiller chambellan de René d'Anjou, qui
se fit prêtre après la mort de sa femme, Catherine de
Beaumont, et mourut En odeur de sainteté 2° Louis du
Bellay, abbé de Saint-Florent; 3° René, abbé de Notre-
Dame la Grande à Poitiers 4° Jean du Bellay, tige des
seigneurs de Flotte; 5° Martin du Bellay, prieur deSaint-
Martin de Thouars 6° Louis du Bellay, tige des seigneurs
de Langey,
Guillaume du Bellay, sieur de Langey, fils de
Louis de Bellay et de Marguerite de la Tour-Landry, né
au château de Glatigny, près Montmirail, en 1491, mort à I
Saint-Symphorien le 9 janv. 1543, général, diplomate et
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écrivain français. Il arriva à la cour vers 1515. On sait
peu de choses sur ses premières années. Toujours est-il
qu'il se trouvait au siège et à la bataille de Pavie où il fut
fait prisonnier. S'étant racheté presque aussitôt, il revint
*en France et fut envoyé par la régente auprès de Fran-
çois Ier captif. En 1526 il partit pour l'Italie, chargé d'une
mission extraordinaire, pour soutenir à Rome les intérêts
du chancelier Duprat qui voulait être cardinal et ceux du
cousin de Montmorency Dinteville qui demandait l'évêché
d'Auxerre. Il y revint à la fin de l'année, contribua à
détourner de Florence les soldats de Bourbon et à préserver
ainsi cette ville du pillage, ce qui ne l'empêcha pas de
combattre dans les rues de Rome lors du sac de la cité.
De retour en France, il assista au jugement des défauts
contre Bourbon, et repartit rejoindre Lautrec en Italie. Ce
dernier, prévoyant la défection de Doria, chargea en 1528
Guillaume du Bellay d'une double mission. Il devait se
rendre d'abord à Gênes auprès de Doria pour essayer de
le retenir dans les intérêts de la France; puis à la Cour
pour tâcher de déterminer le roi à rendre à Gênes, la ville
de Savone et la gabelle du sel, dont la saisie fut une
des causes de la défection de Doria. Du Bellay échoua et
fut envoyé en Angleterre (1529). Ces travaux et le dévoue-
ment dont il fit preuve en avançant dix mille écus pour le
paiement de la rançon du roi, lui permettaient de se mon-
trer à la cour un des partisans de la tolérance religieuse
et de la lutte contre Charles-Quint. Chargé en 1532 d'une
mission en Allemagne, il régla ensuite avec Montmorency
et la Pommeraye l'entrevue de Calais. Le 1er oet. 1533,
il négocia avec les ambassadeurs français une trêve d'un
an entre les rois d'Angleterre et d'Ecosse. Il repartit pour
l'Allemagne l'année suivante et conclut le traité d'Augs-
bourg avec les princes protestants de la ligue de Smalkalde.
Il y revint encore en déc. 1535, et, aidé par le duc de
Wûrttemberg, il parvint à dissoudre un corps de douze
mille lansquencts formé pour attaquer la Champagne et à
en faire passer la plus grande partie au service de la
France avec des Suisses, en même temps qu'il avertissait
le roi des mouvements de l'armée impériale. Du Piémont
où il fut l'année suivante, d' Hnmières l'envoya deux fois à
la cour pour demander du secours. En nov. 1537 il
assista à la prise de Moncalieri et à la fin de cette même
année il fut nommé lieutenant du roi à Turin. Il devait
rester dans le pays jusqu'à sa mort. En mars 1538 il fixa
à Pavie avec le capitaine général de l'empereur les confins
militaires des deux pays. Il ne s'entendit pas toujours avec
le gouverneur général Montejehan dont il fit l'intérim en
1540 et correspondait directement avec Montmorency
auquel il était dévoué et qui le tenait en haute estime. En
1541 il avertit Frégose et Rincon du danger qu'ils couraient
en voulant traverser l'Italie du Nord pour se rendre en
Levant. Après leur assassinat il parvint par ses espions à
démasquer du Guast et à démontrer que le crime avait été
commis par ses soldats, ce qui fit décider la guerre. Il
demanda alors au roi d'envahir le Milanais où il avait des
intelligences dans toutes les villes (1542), et « ne se pou-
vant plus aider que du cerveau et de la langue » il parvint
encore à guerroyer avec succès contre du Guast et à se
défendre victorieusement contre les impériaux. Quand il
mourut en se rendant à la cour, il était endetté de plus de
trois cent mille livres dépensées pour le bien de l'Etat. Il
était gentilhomme de la chambré du roi et chevalier de
Saint-Michel.
Nous avons parlé plus haut des idées de tolérance de
Guillaume du Bellay. 11 tâcha à diverses reprises de les
faire prévaloir. En 1534, il demanda à Mélanchthon un
exposé de foi conciliatoire que l'on pût communiquer aux
théologiens français et jusqu'à sa mort il protégea, conjoin-
tement avec l'évêque deCarpentras, Sadolet, lesVaudois de
Mérindol et de Cabrières. Comme ses frères et d'autres
membres de sa famille il s'intéressa aux lettres et protégea
les savants. C'est ainsi que dans une de ses ambassades
en Allemagne il amena avec lui Guillaume Bigot. Lui-même