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Title : La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 6 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... [et al.]

Publisher : H. Lamirault (Paris)

Publisher : [puis] Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris)

Date of publication : 1885-1902

Contributor : Dreyfus, Camille (1851-1905). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 31 vol. : ill. ; 31 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k24641k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Provenance : bnf.fr

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&EILAMY BELLANGÉ '44

têtes. Apres avoir passé quelque temps à Çovent-Gardcn,
elle fut engagée par Garrick à Drnry-Lane, elle trouva
Barry et mistriss Cibber. Là, elle enchanta surtout le
public en jouant Roméo et Juliette avec Garrick. Sa répu-
tation grandissait chaque jour, et elle était véritable-
ment l'idole des spectateurs. Au bout de quelques années
elle se rendit à Dublin son talent avait acquis alors toute
sa plénitude, et l'on peut se faire une idée de l'accueil que
lui firent ses compatriotes. Elle revint cependant à Lon-
dres, mais bientôt le désordre et le dérèglement de sa
vie commencèrent sa ruine. Elle avait des amants qui
lui sacrifiaient des sommes considérables mais elle
dépensait sans compter, faisait des folies pour sa toilette,
avait voitures, chevaux, nombreux domestiques, ruinait
sa bourse par ses fantaisies et sa santé par ses orgies,
-n'ayant aucun respect humain et ne prenant même pas
la peine de cacher l'indignité de sa conduite. Poursui-
vie par ses créanciers, traquée de tous côtés, ne sachant
plus donner de la tête, elle jugea à propos de quitter
Londres une seconde fois, et de retourner à Dublin,
Barry était devenu directeur du théâtre de Smock-Alley.
Elle s'engagea avec lui, et parut sur ce théâtre. C'était
vers 476$; elle n'était plus que l'ombre d'elle-même et
n'eut aucun succès. Sa liaison publique avec M. Digger,
̃tandis qu'elle donnait à entendre qu elle était la femme
de M. Calcraft, acheva de la couvrir du mépris général.
Elle ne se releva jamais de cette chute, et la pauvre
Bellamy, après avoir eu un équipage, après avoir joui
de toutes les vanités du monde, finit ses jours dans une
prison. Son existence, en eflet, devint de plus en plus
indigne et misérable, et cette femme, -jadis belle, sédui-
sante, pleine d'élégance, cette femme, qui avait été une
grande aitiste, tomba dans un état honteux d'abjection,
au point de se livrer à l'ivrognerie; touchant à la vieil-
lesse, elle mourut dans le dénuement le plus complet. Elle
voulut pourtant essayer de se réhabiliter aux yeux du
public, et dans ce but elle publia, quelques années avant
sa mort, un ouvrage ainsi intitulé Apology /or the lile
of G. Anne bellamy, written b herself (Londres, 4785,
5 vol. in-12i. On a attribué cette autobiographie, écrite
avec un certain naturel, à Alexandre Bickneel. Benoist et
Delamarre en ont donné (Paris, an VII, 2 vol. in-8), une
traduction qu: a été reproduite en 1822, avec une notice
de M. Thiers, dans la Collection des Mémoires sur l'art
dramatique, publiée par Ponthieu. Arthur Pohgin.
BELLAMY (Jacques), poète hollandais. à Flessingue
le 12 nov. 1757, mort le dl mars 1786. Il étudia la
théologie à Utrecht, et pendant qu'il était encore sur les
bancs.de l'Université, il publia des Chants patriotiques
( Yaderlandsche Géiangen) d'une grande hardiesse.
Quelque temps après, il composa des poésies légères
Chants de ma jeunesse (Gexangen mijner JetigdJ dont la
gràce et la délicatesse obtinrent un vif succès. Ses ouvres
parurent d'abord sous le pseudonyme de Zelandus. E. H.
BELLANCOURT. Com. du dép. de la Somme, arr. et
cant. N. d'Abbeville; 296 hab.

BELLANGÉ (Thierry), peintre français, en 1592 à
Nancy, il est mort en 1660. Ami de J. Callot et de
tous les jeunes artistes qui ont jeté tant d'éclat sur le
règne du duc de Lorraine, Charles III, il fut comme eux
élève de Claude-Israël Henriot, peintre champenois d'un
beau talent, que le duc avait attiré à sa cour et dont il
avait fait son familier. D'un esprit actif, rempli d'idées
originales et puissantes, Bellangé se trouva trop à l'étroit
dans l'atelier de son mattre, et vint à Paris, Simon
Vouet l'employa à exécut r une partie des ornements et
des paysages dont il était chargé. L'artiste lorrain se tira
avec grand honneur de ces travaux et fut ensuite adjoint
à Lebrun. Lesueur et Mignard pour les grandes décorations
du Luxembourg et du château de Saint-Germain; il décora
aussi quelques hôtels particuliers et fit des patrons de
tapisseries pour la Manufacture royale. Ces succès ne suf-
firent pas à fixer son caractère mobile et fantasque, il

retourna à Nancy au bout de quelque temps, et y reçut
un grand accueil du duc Charles-III, qui le chargea immé-
diatement d'importants travaux. Ce furent d'abord les
fresques de la grande salle de la Cour (démolie en 1718);
puis les Figures colossales des douze Césars, au château
de Morainville; une Conception de la Vierge, à l'église
Notre-Dame; un Christ une Vierge au lit de mort,
entourée d'apôtres et de chérubins, et enfin une Assomp-
tion, son chef-d œuvre, dans l'église des Minimes. Dans
cette dernière composition, qui occupait le fond du chœur
et presque toute la coupole de l'église, on voyait la Vierge
donnant un chapelet à saint François de Paule, et tenant
l'enfant Jésus, qui offre aussi un chapelet à une religieuse
dominicaine; aux pieds de la Vierge se déroulait le plan
d'une église, symbole Ûu vœu des fondateurs et, au-des-
sous, dans des groupes symétriquement ordonnés, étaient
agenouillés le duc Charles et ses trois fils, la duchesse
Claude et ses quatre filles, tous noblement dvapés à l'an-
tique. Cet ensemble formait un ovale autour duquel étaient
peints, dans une riche bordure, les principales scènes de la
vie du Christ et de celle de la Vierge. Il ne reste malheu-
reusement rien des travaux de cet artiste, que ses compa-
triotes vantaient et admiraient beaucoup. Sa vie est fort
peu connue dans ses détails, et son identité même est
loin d'être parfaitement établie; plusieurs auteurs le con-
fondent avec Jacques Bellangé. Ad. T.
Bibl. Le P. Husson, Notes à h suite de l'éloge de
Callot. Bégin, Biographie de la Moselle. Lepage,
le Palais ducal de Nancy Nancy, 1852. Mariette
Abecedario. BERGER, l Ecole française de peinture;
Paris, 1879, etc.

BELLANGÉ (Jacques), peintre et graveur français,
à Nancy le 15oct. 1594, mort dans la même ville en 1638.
Cet artiste, que les auteurs confondent fréquemment avec
Thierry Beliangé. dont il fut probablement le frère, acquit
les premières notions du dessin et de la peinture dans
l'atelier de Claude Henriet à Nancy et se perfectionna sous
la direction de Simon Vouet à Paris. Il fit ensuite un voyage
à Rome, oii il exécuta diverses oeuvres, et revint se fixer
à Nancy. Peu connu comme peintre, il parait av oir été plus
estimé comme graveur à l'eau-forte; cependant le goût
plus éclairé de notre époque a réformer le jugement
des contemporains de Jacques Bellangé, et le .reJéguer
parmi les médiocrités. On connatt de lui cinq pièces;
les sujets sont tirés du Nouveau Testament, de la
Vie des saints, de la Mythologie et de l'Histoire
toutes, sauf un petit nombre, sont des reproductions d'après
les tableaux de divers artistes. Ad. T.
BIBL. LE Blanc, Manuel de l'amateur d'estampes.
ROBERT-DuMESNIL, le Peintre-Graveur français, t V et
XI. RENOUVIER, Des types et des manières des gra-
veurs. DUPLESSIS, Hist. de la gravure en France, etc.
BELLANGÉ (Joseph-Louis-Hippolyte) peintre français,
à paris le 16 janv. 1800, mort à Paris le 10 avr. 1 866.
Fils d'un fabricant de meubles et destiné d'abord au com-
merce, une vocation irrésistible le fit entrer à seize ans dans
l'atelier de Gros il s'y rencontra avec Charlet dont le
talent présenta tant de similitudes avec le sien. Dès 1817 7
il commença à produire des lithographies, genre dans lequel
il devait exceller; les sujets qu'il traita, empruntés aux
souvenirs militaires de la République et de l'Empire, ob-
tinrent de suite une grande popularité auprès d'un public
qui opposait au régime d'alors les glorieux souvenirs des
époques précédentes. La première exposition d'Hipp. Bel-
langé (1822) fut la Bataille de la Moskowa, et trois
petites scènes militaires il continua d'exposer réguliè-
rement, et dans le cours de sa vie, les Salons de 1844
et 1848 furent les seuls son nom ne parut pas. Napo-
léon au retour de l'île d'Elbe (S. 1824) mit le sceau à
sa réputation et attacha définitivement le succès à sa ma-
nière Vive, spirituelle, à ses composilions parfaitement
disposées au point de vue militaire, à ses grognards et à
ses conscrits d'une physionomie si bien française. Parmi
la quantité énorme de tableaux qu'il a exécutés, grandes
batailles historiques ou scènes de bivouac et de cabaret,

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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