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Title : La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 6 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... [et al.]

Publisher : H. Lamirault (Paris)

Publisher : [puis] Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris)

Date of publication : 1885-1902

Contributor : Dreyfus, Camille (1851-1905). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 31 vol. : ill. ; 31 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k24641k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Provenance : bnf.fr

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BELLA BELLADONE 38

-sa patrie (1650). Le grand-duc le combla de prévenances
et le donna pour professeur à son fils Cosme (III). Il
retourna encore faire un séjour à Rome (1651-54), dont
le souvenir nous est transmis dans plusieurs beaux paysages
(1656), et la mort vint le surprendre en pleine activité.
S. de la Bella, par son éducation artistique, appar-
tient plutôt à l'Ecole française qu'à l'Ecole italienne.
Imitateur de Callot, mais plus flexible que lui, il sut se
créer une individualité indépendante. Nul ne l'a surpassé
dans la représentation de petites figures, qui frappent par
la correction du dessin, par leur caractère, par leur esprit,
par l'aisance et la finesse du rendu. Son œuvre gravé,
dont le catalogue (incomplet) a été dressé par Jombert
(1772), atteint environ 1,4CO pièces. Une bonne partie de
ses planches existent encore. Ce fut aussi un dessinateur
fécond, et il eut pour interprètes Nie. Cochin, Fr. Colli-
gnon, C. Galle, CI. Goyran, V. Spada, Vivarès, etc. Plu-
sieurs fac-similés de ses dessins ont été donnés par
R. Weigel (Werke der Maler, 1865) le musée du Louvre
en possède un grand nombre. Aucune de ses peintures
authentiques ne nous est parvenue. G. Pawlowski.
Bibl. Mariette, Abecedario. BASAN, Dict. des gra-
veurs.-Ch. LE BLANC, Manuel.– Renouvier, dés Typ es
et manières des mattres graveurs. G. DUPLESSIS, Hist.
de la gravure en France. REISET, Notice des dessins du
Louvre. MEYER, Allgemeines Kùnstler-Lexikon.
BELLA (Ardelio della), philologue slave, vers 1654,
mort en 1737 à Spljet (Spalato). Il fut professeur de
théologie à Florence et à Raguse et prêtre à Spalato. Il
s'occupa particulièrement de sa langue maternelle, le serbo-
croate, ou comme on l'appelait alors l'illyrien. On lui doit
les ouvrages suivants: Dizionario latino illirico (Venise,
1728; Raguse, 1785, 2* éd.); Grammatica illirica
(1728) des Dialogues et Sermons en illyrien. Son dic-
tionnaire est l'une des sources les plus intéressantes pour
l'histoire de la langue serbo-croate. L. L.
BELLA (Auguste), agronome français, à Strasbourg
en 1777, mort en 1856. 11 s'enrôla comme engagé volon-
taire et fit les campagnes de la République et de l'Em-
pire. Sa belle conduite à Waterloo lui valut la croix
d'officier de la Légion d'honneur il était alors lieute-
nant-colonel. Après 1815, il prit sa retraite et s'établit
agriculteur à Roville (Meurthe) ou il eut pour voisin
Mathieu de Dombasle. Appelé en 1827 par la Société
agronomique de Grignon à diriger l'Institut agricole dont
il avait réclamé la création, il triompha, grâce à son
énergie, et avec l'aide de l'ingénieur Polonceau, de toutes
les difficultés du début, et réussit à faire rapidement de
cet établissement une ferme-école de premier ordre. Il a
publié les Annales de la Société agronomique de
Grignon. L. S.
BELLA (Louis-François), agronome français, à
Chambéry le 24 avril 1812, mort à Paris en 1882. Fils
d'Auguste Bella, il fut d'abord professeur de construc-
tions rurales, puis d'économie agricole à la mort de son
père, en 1856, il lui succéda comme directeur de l'Ecole
impériale d'agriculture de Grignon (ancien Institut agri-
cole), et se fit remarquer par son administration à la fois
active et intelligente. Il quitta ces fonctions en 1869,
après la liquidation de la Société agronomique de Grignon,
et devint administrateur délégué de la Compagnie géné-
rale des omnibus qui le chargea de la direction de ses
fermes. Il était membre de la Société nationale d'agri-
culture depuis 1856 et officier de la Légion d'honneur
depuis 1863. L. S.
BELLAC (Belacum). Ch.-l. d'arrond. du dép. de la
Haute-Vienne, sur la rive droite du Vincou 4,803 hab.
Station du chemin de fer de Limoges au Dorat et à Poi-
tiers. Tanneries, corroieries, foires mensuelles, bibliothè-
que communale peu fournie, archives communales anciennes
dont l'inventaire est rédigé (140 art.). Armoiries: d'azur
à une tour crénelée d'argent, avec trois fleurs de lis
d'or au chef. Bâti sur l'extrémité d'un plateau, dans une
situation très pittoresque, Béltac offre peu de curiosités

archéologiques. L'ancienne église paroissialeSaint-SauveuJ1,
qui datait du xn» siècle, est tombée en ruines au xviii*.
L'église de Notre-Dame, auj. paroissiale, aune nef romane
du xue siècle et une nef parallèle du x\B. Le palais de
justice est récent.

Une parait pas que Bellac ait précédé le château que
Boson-le-Vieux, comte de la Marche, fit bâtir en ce lieu
au xe siècle, d'après Adémar de Chabannes. Le comte
Hugues concéda aux habitants une charte de commune
en 1174 et ses successeurs maintinrent leur atelier moné-
taire à Bellac jnsqu'en 1248. Une maladrerie y fut fondée
au cours du xne siècle. Jusqu'à la Révolution Bellac a
disputé au Dorat le titre de capitale de la basse Marché
la première était de droit écrit; la seconde, à quelques
kil. plus au N., suivait la coutume de Poitou. Avec
Rancon et Champagnac, Bellac a formé au moyen âge
un groupe de trois châtellenies dont les vicissitudes com-
munes ne sont pas encore pleinement éclaircies. On sait
pourtant qu'elles appartinrent à la maison de Bourbon,
puis à Louis le Barbu, duc de Bavière-Ingolstadt (frère
de la reine Isabeau), du chef de sa femme Anne de Bour-
bon, puis à la maison d'Armagnac. Elles furent incorporées
en 1514 au duché de Châtellerault. En 1591, Bellac sou-
tint contre les ligueurs un siège célèbre dans les annales
locales. L'importance de Bellac date du xvie siècle. En
1530, la famille Gallicher y fonda un hôpital pour rem-
placer l'ancienne maladrerie ruinée. En 1558 on y institua
une élection (rattachée à la généralité de Limoges), plu-
sieurs fois supprimée et rétablie, définitivement éteinte en
1661. Charles IX y installa en 1572 un siège royal dont
les appels furent portés successivement aux présidiaux de
Poitiers, de Limoges et de Guéret (1635), par conséquent
en dernier ressort tantôt au parlement de Bordeaux, tantôt
à celui de Paris. Un édit de 1571 établit à Bellac des
foires mensuelles et régla la nomination des consuls,
modifiée de nouveau en 1692. L'institution d'un maire
perpétuel date de 1765. En 1577 on avait établi une
visénéchaussée de Bellac qui fut supprimée en 1720. La
maîtrise des eaux et forêts, installée probablement par
Sully, fut bientôt supprimée et rétablie seulement en 1723
pour la basse Marche. En 1648 les consuls fondèrent un
collège qui fut confié aux Doctrinaires et a subsisté jus-
qu'à la Révolution. Bellac comptait environ 3,000 âmes
en 1698. Les institutions religieuses y étaient nombreuses
sous l'ancien régime. La confrérie des prêtres de Saint-
Nicolas en l'église Notre-Dame remontait peut-être au
xne siècle elle prit au xive le titre de communauté des
prêtres de Notre-Dame. Les récollets s'établirent à Bellac
en 1633, les doctrinaires en 1648, les sœurs de 'Rouen
en 1683, les sœurs de l'Union Chrétienne vers 1716, les
sœurs de la Croix en 1746. II y avait une confrérie dite
des Meuniers (1604), une autre du Saint-Sacrement (av.
1620), une autre de N.-D. des Agonisants (1658), enfin
une de Pénitents-Blancs (1726). L'ermite municipal de e
Laurette nichait au voisinage de la ville. Claude Robett
(Gallia christ.) prétend qu'il y a eu une juiverie à Bellac
au moyen âge. A. Leroux.
Bibl.: Mallelay DE LA MoTHE,Pîan pour servir à l'hitt.
du comté de ta Marche (et spécialement de Bellac);
Londres et Paris, 1767 in-16. Roy-Pierrefitte, Hist.
de la ville de Bellac; Limoges, 1851, in-8.

BELLADONE. I. Botanique. Le genre Atropa L,,
de la famille des Solanacées, qui a donné son nom au
groupe des Atropées, ne renferme qu'une espèce, l'Atropa
Belladona L., qu'on appelle vulgairement Belladone.
C'est une herbe vivace, à odeur vireuse, commune dans
les lieux ombragés et les bois montueux d'une grande
partie de l'Europe, dans l'Asie moyenne et occidentale.
Elle a été transportée dans plusieurs pays tempérés,
notamment aux Etats-Unis. Dans quelques localités, on la
cultive en grand, dans les champs, pour l'usage médical.
Elle fleurit en juin et juillet et fructifie jusqu'en octobre. Sa
racine épaisse, charnue, grisâtre à la surface, donne
naissance à des tiges dressées, robustes, arrondies, gla-

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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