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Title : La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 6 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... [et al.]

Publisher : H. Lamirault (Paris)

Publisher : [puis] Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris)

Date of publication : 1885-1902

Contributor : Dreyfus, Camille (1851-1905). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 31 vol. : ill. ; 31 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k24641k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Provenance : bnf.fr

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37 BELL BELLA

logue. Une omission de formes fit prononcer la déchéance 1
de son brevet et il intenta un procès à Bell. Depuis la mise t
en possession do son brevet, Bell a modifié son premier d d
téléphone et l'a rendu apte à reproduire la voix humaine c
tandis qu'au début il ne donnait, d'après Bell lui-méme, i
aucuns résultats satisfaisants et devait servir surtout, r
d'après son auteur, à des transmissions télégraphiques F
simultanées. Dans le brevet provisoire de Gray, celui-ci f
ne parlait, au contraire, que de la transmission de la I
parole. C'est à Bell que l'Institut de France décerna le j
prix Volta pour sa découverte du téléphone. On doit cepen- [
dant partager entre les deux physiciens américains la a
gloire de la découverte de la téléphonie. Quant au radio- 1
phone, c'est bien uniquement à Bell qu'on doit l'attribuer. 1
Il le découvrit en 1878 lors de son voyage en Angleterre; I
il annonça à la Société royale de Londres, le 17 mai 1878, c
qu'il était possible d'entendre Y effet produit par une s
ombre interrompant l'action de la lumière sur une s
plaque de sélénium. Puis, en 1880, Bell lut son pre- r
mier mémoire sur la radiophonie à l'Association améri- I
caine pour l'avancement des sciences. La transmission de I
la parole non plus par un fil électrique, mais par un rayon c
lumineux, était dès lors un fait accompli. Bell a depuis
publié de nouvelles recherches sur l'action de la lumière ï
sur différents corps (V. Radiophonie). A. JOANNIS. t
BELL (Lina BRUNEL, dite Lina), chanteuse française,
a abordé pour la première fois la scène au théâtre des j
Variétés, vers 1873. En 1874, elle débutait à l'Opéra- i
Comique en chantant l'un des deux rôles de pâtres dans 1
une reprise du Pardon de Ploërmel. Fort jolie, douée c
d'une voix fort agréable, chantant non sans goût, elle était c
encore très inexpérimentée au point de vue scénique. Elle c
parut successivement dans les rôles de Fatma du Caïd et i
de Zétulbé du Cali fe de Bagdad, puis créa un des person- 1
nages secondaires du Piccolino de M. Ernest Guiraud. 1
Après deux années passées assez obscurémert à l'Opéra- 1
Comique, MUe Lina Bell fut engagée à l'Opéra, elle ne (
rendit que des services peu signalés. En 1879, on la i
retrouve sur un petit théâtre dont l'existence fut éphé- t
mère, le Nouveau-Lyrique, elle se montre dans une t
sorte de cantate scénique de M. Cressonnois, Hymnis, i
puis elle disparait de la circulation artistique. Après (
quelques années passées, croyons-nous, à l'étranger, i
M"e Lina Bell reparut à l'Opéra-Comique et dans le Par- 1
don de Ploërniel, mais cette fois dans le rôle écrasant 1
d'Hoél, créé jadis par M. Faure et qui avait été joué déjà 1
par une femme, MUe Wertheimber. La tâche était trop
lourde pour !a jeune artiste, et le succès ne répondit pas s
à ses- efforts. Depuis lors elle n'a pas eu l'occasion de 1
reparaitre devant le public parisien. A. P. 1
BELLA. Ville d'Italie, prov. de Potenza; 8,132 hab. 1
ravagée par le tremblement de terre de 1857. Oliviers; i
vignes. 1
BELLA (Giano della), homme d'Etat florentin, vécut i
au xiii0 siècle. 11 descendait d'une race authentiquement t
ancienne, jadis anoblie au temps d'Othon III. Villani <
l'appelle « ancien et capable homme; noble popolano, 1
riche et puissant du peuple de San-Martino ». C'était un (
homme d'action, imprudent, généreux, naïf autant qu'hon- j
néte, très propre à devenir l'idole du peuple. Quoique issu 1
d'une vieille famille noble, il fit cause commune avec ]
le peuple contre la noblesse. Celle-ci cherchait à vivre en
dehors et au-dessus des lois. Lorsqu'un gentilhomme corn- 1
mettait un crime, ses parents et ses amis s'unissaient 1
pour mettre en fuite les archers, forcer les prisons et (
assurer l'impunité au coupable. Giano della Bella ins- f
pira la réforme du 18 janv. 1293, réforme toute popu- f
taire qui ajouta aux arts majeurs cinq arts mineurs (
et adjoignit aux six prieurs un gonfalonier de jus- t
tice assisté de mille serviteurs armés le gonfalonier. à 1
cause de la force qu'il commandait, prit le pas sur les i
prieurs et devint peu à peu le vrai chef de la République s
de Florence. A cette constitution nouvelle furent joints, le c

12 août 1294, les ordinamenta justitiœ, nouveaux sta-
tuts qui règlent en quatre-vingts paragraphes l'élection
des prieurs et du gonfalonier la hiérarchie des arts ou
corporations de métiers suivant leurs richesses et l'étendue
de leurs affaires l'élection de leurs syndics. La seigneu-
rie de Florence, composée du podestat, du capitaine du
peuple, des prieurs des arts et du gonfalonier de justice,
forma grâce aux statuts inspirés par Giano della
Bella, une sorte de conseil de guerre permanent destiné à
poursuivre et à punir les désordres des nobles avec la
plus extrême rigueur. Il arriva dès lors à Florence qu'on
anoblit un homme pour le soustraire aux lois communes,
l'exclure des fonctions publiques et l'astreindre à toutes
les charges qui pesaient spécialement sur les nobles de
Florence. L'anoblissement devenait une peine au lieu
d'être une distinction enviée. Giano della Bella rendit par
sa fermeté et son amour de la justice un grand service à
ses concitoyens. Mais ses ennemis lui inspirèrent des
réformes excessives qui lui firent perdre toute popularité.
Il mourut exilé (1294). Mais sa réforme lui survécut.
Elle fut pendant plusieurs siècles la véritable constitution
de Florence. H. VAST.
Bibl.: SISMONDI, Hist. des Républiques ilalienneie, t. Ill.
PERRENS, Hist. de Florence, t. II, p. 360 et suiv.
VILLANI (Giovanni, Matteo et Filippo), Le storei Fioren-
tine, t. VIII, i, 1729, 2 vol. in-fol.

BELLA (Stefano della) ou BELLE (F.tienne de la),
peintre, dessinateur et graveur à l'eau-forte et au burin,
à Florence le 17 mai 1610, mort dans la même ville
le 22 juil. 1664. Fils du sculpteur Franr.esco della Bella,
qui était élève de notre célèbre Jean Boulogne, Orphelin à à
deux ans et placé en apprentissage chez un orfèvre, il montra
de bonne heure son aptitude pour le dessin, en copiant
avec habileté les gravures de Callot, qui avait laissé à
Florence une grande réputation. Il se perfectionna dans
les principes de l'art sous la direction de G.-B. Vanni,
puis de C. Dandini, grâce aussi aux conseils de Remigio
Cantagallina, et il finit par s'adonner presque exclusive-
ment à la gravure à l'eau forte. A dix-sept ans, il exécuta
une grande planche Banquet de la société de chasse
de' Piacevoli, qui permit de deviner chez le jeune homme
un maître futur. Le prince Lorenzo, frère du grand-duc
de Toscane, le prit sous sa protection et lui facilita les
moyens d'aller étudier à Rome pendant plusieurs années.
En 1633, il y trouva l'occasion de montrerla dextérité et
les ressources de sa pointe dans l'estampe représentant
l'Entrée solennelle de l'ambassadeur de Pologne,
Georges Ossolinski, avec son cortège fastueux. Bien qu'il
se soit exercé, dans cette période, à graver de nombreuses
Madones, principalement d'après des eaux-fortes de Guido
Reni, il parut évident que sa voie n'était pas du côté de
l'art religieux et que son talent d'observateur le destinait
à reproduire des scènes de la vie réelle. Il retourna à
Florence en 1637, il obtint de nouveaux succès par la
représentation de plusieurs solennités, telles que les Obsè-
ques de l'empereur Ferdinand Il et les Noces du grand-
duc Ferdinand Il. En 1640, il vint à Paris à la suite de
l'ambassadeur de Florence. Accueilli avec faveur par le
cardinal de Richelieu, il fut chargé de graver les Plans et
profils d'Arras et de la Rochelle assiégés; prit ensuite
part à l'exécution des planches du grand ouvrage de Beau-
lieu (V. ce nom) fit, d'une façon charmante, plusieurs
Jeux de cartes instructives pour servir à l'édueation de
Louis XIV; 36 planches, dont quatre de batailles, pour
l'ouvrage de Valdor les Triomphes de Louis le Juste
(1649, in-fol.), et une foule de pièces en tout genre,
figures, études des têtes, caprices, topographies, marines,
frontispices, ornements 3'un goût exquis et d'une grande
originalité. La pièce capitale de son oeuvre est une Vue
et perspective du Pont-Neuf à Paris (1646), séduisante
par une quantité de personnages d'une vie intense et en
même temps un document des plus précieux. Après onze
ans de séjour en France, il conquit son immortalité, il
crut devoir, à l'époque des troubles de la Fronde, regagner

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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