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kermann et fut blessé pendant le siège de Sébastopol. Il
passa alors lieutenant général et reçut les ordres du Bain,
de la Légion d'honneur et du Medjidié. Il a écrit Rough
notes by an old Soldier during fifty years of service
(Londres, 1867).
BELL (John), homme d'Etat américain, né près de
Nashville (Tennessee) en 1797, mort en 1869. L'étude du
droit et la pratique du barreau le conduisirent à la vie
politique, à l'exemple de tant d'autres de ses concitoyens.
11 fut élu représentant du Tennessee au Congrès et constam-
ment réélu jusqu'en 1841. D'abord démocrate et libre-
échangiste, il se rallia bientôt au protectionnisme, s'éloi-
gnant de la doctrine des droits des Etats (State rights)
et soutenant que la constitution donne au gouvernement
fédéral le pouvoir d'exécuter- de grands travaux publics
d'intérêt national, question qui divisait, à cette époque,
les deux principaux partis aux Etats-Unis. Jackson trouva
John Bell à ses côtés dans la résistance contre l'application
des théories séparatistes de Calhoun. Mais Bell se sépara
du président sur la question de la Banque des Etats-Unis.
Il blâma le retrait des dépôts publics ordonné par Jackson,
et ce diflérend l'amena à abandonner définitivement les
démocrates. En 1834, une majorité whig dans la Chambre
des représentants l'élut speaker contre James Polk, can-
didat des démocrates. Il combattit, en 1836, la candida-
ture présidentielle de Van Buren et réussit à lui enlever
les voix du Tennessee. Sur la question des pétitions pour
l'abolition de l'esclavage dans le district de Columbia, il
prit parti pour la solution libérale et vota contre les réso-
lutions de M. Alherton (1838) qui tendaient à la suppres-
sion pure et simple du droit de pétition.
Les whigs ayant triomphé dans l'élection présidentielle
de 1840, Bell fut secrétaire de la guerre sous le général
Harrison. Mais après la mort de celui-ci, il ne put s'en-
tendre avec M. Tyler qui se livrait aux démocrates. Il
donna donc sa démission avec tout le cabinet, Webster
excepté. Au Sénat fédéral où le Tennessee l'envoya siéger
en 1847, il combattit la politique d'annexion du Texas,
favorisa le compromis Clay de 1830 et vota contre le bill
Kansas-Nebraska qui abrogeait l'ancien compromis du
Missouri de 1820. L'époque de la grande lutte pour l'escla-
vage approchait. Bell ne se rattacha point au parti répu-
blicain né de la dissolution des partis whig et free-soiler
(parti du sol libre). 11 devint un des chefs principaux de
la fraction modérée qui voulait le maintien de l'union au
moyen de la conciliation avec les esclavagistes et sur le
terrain de la Constitution. Aussi fut-il choisi, en 1860,
comme candidat à la présidence (avec Edward Everett pour
la vice-présidence) par la convention de l'Union constitu-
tionnelle. Il reçut les votes du Tennessee, de la Virginie et
du Kentucky (Etats frontières) et un grand nombre de
votes dans les Etats du Sud. La guerre éclata en 1861,
mais Bell n'y prit point une part importante. Aug. M.
BELL (H. Glasford), écrivain anglais contemporain. Il
a fondé l'Edinburgh Literary Journal (1830-32), et
publié Poems (1829) eti Life of Mary, Queen of Scot
(1840, in-8). 11 a été shériff suppléant dans le comté de
Lanark (Ecosse).
BELL (Robert), écrivain anglais, né le 10 janv. 1800,
à Cork (Irlande), mort à Londres le 19 avr. 1867. Il a
écrit pour la Cabinet Cyclopœdia de Lardner History
of Russia (1836-38, 3 vol. in-12); Lives of English
Dramatists (1837, 2 vol.), avec le Dr Dunham et
d'autres collaborateurs, et Lives of English Poets (1839,
2 vol.). En dehors de cette Cyclopœdia, on peut citer
Hearts and Altars (3 vol. in-8); Ladder vf Gold (1857,
3 vol. in-8) Wayside Pietures through France (in-8).
BELL (Robert-Charles), graveur anglais au burin, né
en 1806, mort en 1872. 11 a travaillé principalement pour
VArt Journal, où l'on trouve, de 1852 à 1868, nombre
de ses planches, sujets de genre, d'après Wilkie, Fraser,
Allan, Leslie, etc. On lui doit en outre Jésus ressus-
citant la fille de Jaïre, d'après Rembrandt Sir Walter
Raleigh et sa femme, d'après des portraits du temps, etc.
BELL (John), sculpteur anglais, né en 1811 à Nor-
folk. Dès 1832 il a préludé par des compositions modestes
à des œuvres plus importantes. Il s'est fait beaucoup
remarquer à l'exposition de Londres, en 1851, par deux
envois dont l'un, Andromède, un très beau bronze, a été
acquis parla reine d'Angleterre. Londres lui doit plusieurs
de ses monuments, savoir le groupe des .Etats-Unis du
Hyde-Park, le Wellington du Guild Hall, la statue du
comte Clarendon au Foreign Office, celles de sir Robert
Walpole et de lord Falkland au palais du Parlement et
le monument des gardes de la place Waterloo. La figure
de la Science armée, à Woolwich, et la statue de James
Montgomery, à Sheffield, sont également de lui. John Bell
a beaucoup produit. Ses premières œuvres se distinguent
par une certaine grâce sentimentale qui tombe parfois
dans l'affectation. 11 y a plus de vigueur dans ses œuvres
plus récentes. F. T.
BELL (Joachim Hoohau, dit Georges), littérateur fran-
çais, né à Pau (Basses-Pyrénées) le 20 jariv. 1824. Con-
damné à la denortation par la haute Cour de Bourges
après l'attentat du 15 mai 1848 et transféré en Afrique.
il fut gracié quelque temps après et s'occupa dès lors
exclusivement de littérature. On cite de lui des études
biographiques Pradier (1852, in-18) M1" Béatrix
Person (1854, in-8) Gérard de Nerval (1855, in-8)
un Voyage en Chine du capitaine Mont fort (1854,
in-18, nouv. éd., 1860) le Miroir de Cagliostro (1860,
in-18); puis des romans et des nouvelles Scènes de la
vie de château (1860, in-18) les Revanches de l'Amour
(1861, in-18) Lucy la blonde (1863, in-18) Elhel,
souvenirs d'Afrique (1866, in-18) la Croix d'hon-
neur (1867, in-18), etc. Citons à part Paris incendié
(1872-73, in-4) Comment les monarchies finissent
(1878, in-8). M. G. Bell a fait représenter en 1876 un
drame, le Drapeau tricolore, au théâtre du Château-
d'Eau. M. Tx.
BELL (William-Abraham), voyageur et naturaliste
américain, est connu pour la part qu'il a prise à une expé-
dition envoyée parla compagnie des chem. de fer du Kan-
sas, sous la direction du général Palmer, dans les districts
méridionaux, pour étudier le tracé d'une ligne qui aurait
traversé le Kansas, le Colorado, le Nouveau-Mexique,
l'Arizona et la Californie méridionale avec terminus pro-
bablev à San-Diego. Tout en photographiant les sites les
plus intéressants, il amassait des matériaux pour la des-
cription géographique, géologique, botanique et ethnogra-
phique de ces régions encore inexplorées, et publiait à son
retour New tracks in North America (Londres, 18b.
2" édit., ibid., 1870), puis comme complément: On
basin oftfie Colorado and the great basin of North
America (Journ. de la Soc. géogr. de Londres, 1869), et
On the native races of New Mexico (Société ethnogr.
de Londres, 1869). Br L. HN.
BELL (Joseph), médecin anglais contemporain, né à
Edimbourg le 2 déc. 1837, fut un élève de Symes; reçu
docteur en 1859, il devint en 1861 démonstrateur d'ana-
tomie à l'Université d'Edimbourg, en 1863, chargé du
cours de chirurgie, en 1878, professeur de clinique chi-
rurgicale. Son ouvrage capital a pour titre Operutions
of surgery (5e édit., Edimbourg, 1883, in-8). Il a en
outre donné beaucoup d'articles aux recueils périodiques
et depuis quatorze ans dirige l'Edinburgh med. Journal.
D'L.Hk.
BELL (Alexander-Graham), physicien contemporain,
né à Edimbourg et naturalisé maintenant citoyen améri-
cain. On doit à Bell deux des plus belles découvertes de la
physique appliquée, le téléphone et le radiophone (V. ces
mots). La découverte de la reproduction de la parole, que sir
W. Thomson ne craint pas d'appeler la merveille des mer-
veilles, date du commencement de l'année 1876 le 14 févr.
il déposa une demande de brevet le jour même où M. Elisha
Gray demandait un brevet provisoire pour un appareil ana-