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en laissant ses biens patrimoniaux une sœur cadette
Beaupré Bell légua ses livres, ses manuscrits et sa collec-
tion de médailles à la bibliothèque de Trinity-College où
ils forment un fonds spécial et il fut enterré, pense-t-on,
dans la sépulture de sa famille, chapelle Sainte-Marie,
dans l'église d'Outwell. Charles Lucas.
-Bibl, Leslie STEPHEN, Dict. of national biography;
Londres, 1885* t. IV, in-8.
BELL (William), peintre anglais, né en 1740 à New-
Castle-on-Tyne, mort en 1804. Elève très distingué de la
Royal Academy, nouvellement fondée, il fut occupé long-
temps par lord Delawal, qui lui fit peindre des portraits
et deux vues.de son château. Ses œuvres sont médiocres;
la meilleure peut-être, représentant Vénus engageant
Vulcain à forger des armes pour Enée, lui valutla
médaille d'or à la Royal Academy. F. T.
.BELL (Benjamin), chirurgien anglais, né à Dumfries
en avr. 1749, mort à Edimbourg le 5 àvr. 1806. Il étudia
à Edimbourg et fut élève du célèbre Monro, puis pour
compléter ses études parcourut les principales villes de
l'Europe et séjourna surtout à Paris, où il vit opérer les
plus illustres praticiens d'alors. Il était membre du Collège
de chirurgie d'Ecosse et d'Irlande, chirurgien de l'infir-
merie royale d'Edimbourg, membre de la Société royale
de la même ville. Les ouvrages de Bell ont joui d'une
grande réputation et sont encore aujourd'hui consultés.
Tels sont A treatise on management of ulcers, with a
Dissertation on white swellings of the joinfs, etc.
(Edimbourg, 1778, in-8 plusieurs éditions, plusieurs
traductions en français, entre autres par Adet et Lanigan,
1782; par Bosquillon, 1788 et 1803; traductions en
allemand) A System of surgery (Edimbourg, 1783-87,
6.,vol. in-8, fig. 7e édit., ibid., 1807, 7 vol. in-8, fig.;
trad. fr. par Bosquillon, Paris, 1796, 6 vol. in-8, fig.;
traductions allemandes cet ouvrage n'est pas une simple
compilation, il est l'exposé méthodique et judicieux d'une
vaste expérience il a été longtemps classique) Treatise
on gonorrhœa virulenta (Edimbourg, 1793, 1797, 2 vol.
in-8 trad. fr. par Bosquillon, Paris, 1802, 2 vol. in-8;
trad. allem.; ces recherches sur la gonorrhée attestent à
la fois l'érudit et le praticien éminent; elles démontrent
que la gonorrhée était connue des anciens et qu'elle dif-
fère nettement du chancre) Treatise on hydrocele, on
sarcocele, on cancer and other diseases of the testes
(Edimbourg, 1794, in-8). D' L. HN.
BELL (Edward), graveur anglais, au burin et à la
manière noire, né vers le milieu du xvin8 siècle, mort
après 1819. Il n'a presque gravé que des portraits de ses
contemporains. G. P-i.
BELL (Andréas), pédagogue écossais et ministre de
l'Eglise anglicane, né à Saint-Andrews en 1753, mort à
Cheltenham, le 27 janv. 1832. Bell est un des initiateurs
de l'enseignement mutuel, de ce qu'il appelait lui-même
the monitorial system, le système des moniteurs. C'est
dans l'Inde, où Bell était chapelain du Fort Saint-Georges,
à Madras, qu'il conçut vers 1789 l'idée de partager avec
les élèves la charge de l'enseignement. Il avait, dit-on,
rencontré dans la campagne des enfants indous qui, sous
la surveillance d'un camarade plus âgé, s'exerçaient à écrire
sur le sable. Ce fut pour lui un trait de lumière, et de
1791 à 1796 il appliqua dans l'orphelinat militaire qu'il
dirigeait les procédés de l'instruction mutuelle. Un petit
garçon de huit ans, John Finken, dont le nom mérite
d'être retenu, comme celui du premier des moniteurs, fut
chargé d'apprendre l'A B C à ses camarades. De retour
en Angleterre, en 1797, avec une fortune assez considé-
rable, Bell voulut faire connaître au public les résultats
de son système. Il publia coup sur coup, en 1798, deux
ouvrages Expériences sur l'éducation faites à l'asile
de garçons de Madras, et Instruction pour la direction
des écoles- selon le système de Madras. Mais ces livres
n'eurent pas de vogue, et l'auteur lui-méme semblait
avoir renoncé à continuer son entreprise, lorsqu'il apprit
les succès qu'un de ses compatriotes, l'instituteur Lan.
caster, obtenait dans son école de Southwark, par
l'emploi de méthodes analogues. A partir de ce moment,
vers 1803, Bell se remit à l'œuvre, et c'est alors que
commença entre son émule et lui une rivalité que les pas,:
sions religieuses envenimèrent. Lancaster était quaker,
Bell anglican de sorte que l'opinion publique en Angle-
terre se partagea entre les deux rivaux. La vérité est
qu'ils avaient appliqué presque en même temps, qu'ils
avaient vulgarisé un système dont on avait en l'idée avant
eux et dont la première inspiration semble appartenir à
la France. Au xvm8 siècle Herbault avait pratiqué
l'enseignement mutuel à l'hospice de la Pitié (1747),
le chevalier Paulet l'avait appliqué à Vincennes (1774)
enfin l'abbé Gaultier, un Français encore, en avait intro-
duit l'usage à Londres, en 1792, quelques années avant
que Bell ne le rapportât de l'Inde. Et il était naturel
que l'idée de l'enseignement mutuel, qui est un expédient,
plus qu'un système rationnel, se présentât simultanément
à l'idée de plusieurs instituteurs qui, ayant un grand
nombre d'enfants à instruire, ne pouvâient, dans l'insuf-
fisance de leurs ressources et en l'absence d'un personnel
enseignant assez nombreux, se tirer d'afiaire qu'en recou-
rant à la collaboration de leurs élèves.
Dans la lutte engagée entre Bell et Lancaster, c'est
Bell qui finit par avoir l'avantage. En 1811 les angli–
cans fondèrent une Société nationale pour propager sa
méthode. Bell, d'ailleurs, usa généreusement de sa. for-
tune personnelle et consacra plus de 3 millions à la
création d'écoles gratuites. Un voyage qu'il fit en Europe
et qui lui ménagea des relations avec Pestalozzi, mit le
sceau à sa réputation. Tandis que Lancaster, pauvre et
malheureux, se résignait à partir pour l'Amérique, dans
l'espoir d'y trouver meilleur succès, Bell acheva sa vie au
milieu des honneurs, en possession d'une autorité incon-
testée, et lorsqu'il mourut, il fut enterré dans l'église de
Westminster, réservée, comme on sait, à la sépulture
des plus grands personnages de l'Angleterre (V. ENSEI-
gnement MUTUEL, LANCASTEB). Gabriel Compayré.
BELL (John), anatomiste et chirurgien anglais, né à
Edimbourg le 12 mai 1763, mort à Rome le 15 a\r. 1820.
Après avoir étudié à l'Université de sa ville natale et pris
en 1779 le grade de docteur (De febre maligna quœ,
anno 1779, legionem de Buccleugh afflixitj, il voyagea
dans le nord de l'Europe et en Russie, puis revint se
fixer à Edimbourg pour y professer la chirurgie et les
accouchements qu'il pratiqua et enseigna avec un égal
succès. Son habileté était devenue proverbiale; il s'occupa
en même temps d'anatomie, dessinant et gravant lui-même
les planches de ses ouvrages; de plus, il lisait énormé-
ment, comme l'ont bien prouvé les livres de sa riche
bibliothèque, ornés de nombreuses notes marginales.
J. Bell avait fait, en i816, une chute de cheval dont il
ne se remit jamais il mourut dans un voyage qu'il avait
entrepris en Italie pour rétablir sa santé. Ouvrages prin-
cipaux Anatomy of the human body (Londres,1 1793,
3 vol. in-8 le troisième vol. est de son frère Charles Bell
5e édit. intit.: the Anat. and Physiol. of the hvman
body ibid., 1823, 3 vol. in-8) Discourse ol the naturs
and cure of wounds (Edimb., 1793-95, in-8 plusieurs
éditions et trad. fr. par Estor, Paris, 182S, in-8, fig.)
Engravings explaining the anatomy of the bones,
muscles and joints (Londres, 1794, in-4 réimpr. en'
1808) Principles of surgery (Edimb., 1801-1808,
3 vol. in-8 2e édit. par Charles Bell, Londres, 1826,
4 vol. in-8) Engravings of the brain (Londres, 1802,
in-8) Eugravings ofthe nerves (Londres, 1803, in-8);
Engravings of the viscera (Edimb., 1804, in-8) Let~
ters on professional character and manners, etc.
(Edimb., 4810, in-8)-; Observations on ltaly (Edimb.,
1825, publié par sa veuve). Dr L. Hn.
BELL (Henri), mécanicien anglais, né à Torpichen
(Ecosse) le 7 avr. 1767, mort à Helensburgh le 44 nov.