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chez Déjabin, et notamment ceux de Bailly, maire de
Paris, d'après Monnet, et de Robespierre, d'après Gros,
gravés au pointillé et imprimés en couleurs. Ses deux
fils ont obtenu, en 1824, l'autorisation de changer leur
nom en celui de Beljame. G. P-i.
BELJAME (Alexandre), professeur et écrivain français,
né à Villiers-le-Bel (Seine-et-Oise), le 26 nov. 1842.
Après avoir passé en Angleterre sa première jeunesse, il
fut un des brillants élèves de, l'institution Verdot et du
lycée Charlemagne. Humaniste distingué, reçu premier à
l'agrégation d'anglais en 1864, M. Beljame professa plu-
sieurs années au lycée Louis-le-Grand. En 1881 il obtint,
à l'unanimité, le grade de docteur ès lettres avec ces
deux thèses Quœ e Gallicis verbis in anglicam lin-
guam Johannes Dryden introduxerit, et le Public et
les Hommes de lettres en Angleterre au xviir3 siècle,
1660-1744: Dryden, Addison, Pope. Ce dernier ouvrage
restera ,comme un tableau très exact et parfaitement
composé de la littérature et de l'esprit public en Angle-
terre à cette époque. Couronné par l'Académie française,
il a reçu les éloges des juges les plus compétents en
Grande-Bretagne et en Amérique, et il est, chez nous,
indispensable à celui qui étudie l'histoire ou la langue
anglaise. Outre cette œuvre capitale qui, pour un homme
de son âge et de son activité intellectuelle, n'est pourtant
qu'une promesse, on doit à M. Beljame beaucoup de livres
à l'usage des classes, et de nombreux écrits pédagogiques.
Citons Exercices oraux de langue anglaise (1865)
une édition annotée du Vicaire de Wakefield (1866)
Première (1872), Deuxième (1873) et Troisième (1888)
année d'anglais Cours pratique de prononciation
anglaise (1873) les Mots anglais groupés d'après le
sens (en collaboration avec M. Bossert, 1887) First et
Second English Reader; Alastor, poème de Shelley,
traduit et annoté (1886) De V Enseignement des litté-
ratures et .des langues modernes dans une Faculté des
Lettres; F Agrégation des Langues vivantes (ces deux
derniers écrits ont paru dans la Revue internationale
de l'Enseignement). En 1881, il fut appelé, avec le titre
de maître de conférences, à se joindre à M. A. Mézières,
professeur de littérature étrangère à la Sorbonne, qui,
jusque-là, avait dû suffire à tous les besoins d'un ensei-
gnement si multiple. Chargé de cours depuis 1887, il a
imprimé aux études anglaises une vigoureuse impulsion.
L'année qui suivit la fondation de son cours, quarante
élèves s'y étaient déjà fait inscrire; en 1888, ce cours est
régulièrement suivi par près de cent vingt étudiants sur
deux cents inscrits. Dans cet intervalle, quatre-vingt-dix
de ses élèves ont été reçus aux examens du brevet de
capacité et de l'agrégation, dont sept seconds et dix pre-
miers. De tels résultats montrent qu'une bonne part de
l'honneur doit revenir à ce maitre dans le mouvement qui,
sans porter atteinte à. la culture grecque et latine, pousse
vers l'étude à la fois élevée et pratique des langues
vivantes, et a pour premier effet, l'arrivée d'un per-
sonnel de professeurs jeunes, intelligents, érudits, sachant
se faire une place honorable, utile et respectée dans
nos grands établissements d'enseignement public.
M. Beljame, depuis 1885, représente le ministre de l'in- <
struction publique au Congrès annuel des professeurs de
français en Angleterre, mission dont l'importance s'accroît
chaque année avec l'importance même de l'association de
nos professeurs nationaux de l'autre côté du détroit. En
1887, le congrès s'est tenu à Oxford, en 1888, à Cam-
bridge, c.-à-d. dans les deux grandes universités anglaises,
et les hommes les plus éminents du Royaume-Uni ont tenu
à honneur d'y apporter leur concours. B.-H. G.
BELKNAP (Jeremy), historien américain, né à Boston
en 1744, mort en 1798. Il contribua à fonder plusieurs
sociétés savantes et a laissé, entre autres ouvrages the
History of New Hampshire (Boston, 4785-1792, 3 vol.
m-8); American Biography (1794-1798, 2 vol.); The Fo-
resters, renrercraable,iion seulement par ses descriptions des
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mœurs américaines, mais aussi par l'esprit humoristique
de l'auteur. On lui reproche une ignorance à peu près com-
plète de l'histoire naturelle.
BELL(Iohann-Adam Schall de), astronome et orienta-
liste allemand, né à Cologne en 1591, mort à Pékin le 1 5 août
1666. Entré à vingt ans dans l'ordre des jésuites, il étu-
dia d'une manière approfondie les mathématiques et l'as-
tronomie, et partit en 1620 pour la Chine où il prêcha
d'abord l'évangile dans la ville de Singa-Fou. Appelé à
Pékin par l'empereur pour rectifier le calendrier chinois,
il écrivit sur la matière 150 dissertations en langue
chinoise, et acquit rapidement auprès du prince un grand
crédit, qui s'accrut encore sous les règnes suivants. Nom-
mé successivement mandarin et président d'un institut
mathématique, il put, grâce à sa situation à la cour, pour-
suivre avec succès sa mission apostolique, et baptisa, en
quatorze ans, plus de 20,000 Chinois. Mais l'arrivée au pou-
voir de régents hostiles aux chrétiens fut pour lui le signal
de persécutions qui durèrent jusqu'à sa mort. Il avait reçu
sous le règne de Xim-Chi, dont il fut le conseiller intime,
le titre de Maître des secrets célestes. L. S.
BELL (John), connu sous le nom de BELL D'ANTER-
MONY, voyageur anglais, né à Antermony (Ecosse) en 1691,
mort à Antermony le 1er juil. 1780. Après avoir étudié la
médecine il se sentit peu de goût pour l'exercice de cette
profession, et, entraîné par la passion des voyages, partit
pour Saint-Pétersbourg en juil. 1714. Le Dr Areskine,
médecin et conseiller privé de Pierre le Grand, pour lequel
il avait des lettres de recommandation, le présenta au
tzar et le fit attacher en qualité de chirurgien à la mission
de Petrovich Valensky en Perse. Cette ambassade quitta
Saint-Pétersbourg le 15 juil. 1715, resta à Kazan jus-
qu'au 4 juin 1716 et arriva à Ispahan le 13 mars 1717.
De retour à Saint-Pétersbourg le 30 déc. 1718, Bell
repartit le 14 juil. 1719 pour la Chine avec l'ambassade de
L. Vasilovitch Ismaïlov. Le 5 janv. 1722 il était revenu à
Moscou et dès le mois de mai de la même année il accom-
pagnait Pierre Ier dans son expédition à Derbent (Daghes-
tan). En 1737 il fut chargé par le comte Osterman, grand
chancelier de Russie, d'une mission confidentielle à Cons-
tantinople (6 déc. 1737 17 mai 1738). Il s'établit
ensuite à Constantinople pendant quelques années et y fit
le négoce. Puis il retourna en Ecosse en 1747. Bell a
écrit les relations les plus intéressantes de ses voyages,
notamment de son séjour en Chine, et donné sur la vie
publique et privée de Pierre le Grand des détails curieux.
On les a publiées par souscription Travels trom Saint-
Petersbourg to diverse parts of Asia (Glascow, 1763,
2 vol. in-4), ouvrage souvent réimprimé et dont Eidous a
donné une traduction française (Amsterdam et Paris, 1766,
3 vol. in-12j. R. S.
Bibl. British Cyclopœdia,, t. V. Biography Londres,
s. d., in-4. QUÉRARD, la France littéraire Paris, 1827,
t. lw, in-8.
BELL (Beaupré), archéologue anglais, né en 1704
à Beaupré-Hall (Upwell and Outwell, Norfolk), mort à
Bath en août 1745. Quoique son père, Beaupré Bell,
époux de Margaret, fille de sir John Oldfield de Spalding,
eût dissipé une grande partie de son patrimoine, le jeune
Bell put faire ses études à Westminster-School et ensuite
à Trinity-College (Cambridge), où il prit les grades de
bachelier ès arts en 1725 et de maître ès arts en 1729.
Possédant, malgré les désordres paternels, un revenu
annuel de 1,800 livres (37,500 fr.), Bell s'adonna à
l'étude de la numismatique romaine de la période impé-
riale dont il collectionna les principaux types et prépara
même, sur ce sujet, un traité qui ne fut jamais publié.
Mais, membre actif de la Spalding-Society, il lui donna
plusieurs mémoires ou essais dont quelques-uns, sous
forme de lettres, ont été édités dans les Reliquiœ Galeanm,
V Archœologia, les Stukeley Memoirs, etc. Bell collabora
aussi à l'Histoire du comté de Norfolk de Blomefield et à
divers travaux de Thomas Hearne et de C. N. Cole. Tout
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