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Title : La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 6 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... [et al.]

Publisher : H. Lamirault (Paris)

Publisher : [puis] Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris)

Date of publication : 1885-1902

Contributor : Dreyfus, Camille (1851-1905). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 31 vol. : ill. ; 31 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k24641k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Provenance : bnf.fr

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27 BELIER

ouvre les soupapes MM, une 'certaine quantité, fl'eau tra4
verse ces soupapes et se rend dans Un. réservoir qui les
enveloppe d'où elle passe dans un tuyau d'ascension S,
au bout d'un temps très court, toute la vitesse de l'eau
'̃̃A S l'A

contenue dans le tuyau A est anéantie, les soupapes MM
se ferment, la; soupape B, qui n'éprouve plus une assez
grande pression sur sa face inférieure, retombe dans sa
position primitive et le; jeu de la machine recommence
comme précédemment. L'eau qui sort du tuyau A pendant
tout le temps que la soupape B est ouverte, tombe sur le
sol environnaut et s'écoule par une conduite D. Le tuyau
A en se relevant aboutit à une capacité C, contenant de
l'air à sa partie supérieure, qui par sa pression, joue un
grand rôle dans le fonctionnement de l'appareil. Lorsque
l'écoulement de l'eau est brusquement arrêté par ta fer-
meture de la soupape B, si le liquide ne se trouvait dn
contact qu'avec des parois solides, il se produirait un choc
violent; l'air contenu dans le réservoir C, fait disparaître
ce choc presque complètement, évitant ainsi l'usure trop
rapide et donnant lieu à un travail utile plus considérable;
au moment l'eau ne peut plus s'écouler en dehors, elle
comprime l'air et perd ainsi peu à peu de sa vitesse, en
même temps la pression exercée par l'eau de tous côtés
va en augmentant. Lorsque la vitesse de l'eau est complè-
tement anéantie, l'eau réagit pour reprendre son volume

Petit modèle 12,42 7,00 0,019 0,97 60,00 0,013 «7 °/0

Grand modèle. _1987,00 U,979 0,432 ~69:00 4,55 0,280 63 010

On compte en moyenne sur un rendement de 65 °/0
pour de petites forces utilisant de petits cours d'eau ce
rendement est satisfaisant, il avait été atteint par Mont-
golfier et on n'a pas la prétention de le dépasser on a
cherché à perfectionner les détails de l'appareil, à assurer
l'alimentation des matelas d'air, quel que soit l'état du
cours d'eau; il faut en effet que l'alimentation d'air se fasse
même dans le cas d'une crue, quand la machine est sous
l'eau. Le bélier établi par M. Bolée remplit ces conditions;
voici quelques mots sur le fonctionnement de cet appareil;
on n'a puisqu'un seul réservoir d'air au lieu de deux, il
y. a un certain rapport de un à deux entre le tuyau d'ar-
rivée d'eau et le tuyau ascensionnel; AA est le corps du
bélier (fig. 3) B est la soupape d'arrêt en partie équi-
librée par un contrepoids faisant partie d'un balancier L,
qui oscille sur deux couteaux; cette soupape est à lanterne,
sa tige inférieure descend dans un petit cylindre 0, percé
latéralement de deux ouvertures pour. l'écoulement de

i M

primitif, il repousse l'eau qui rétrograde dans le tuyau A
et la pression diminue; pendant ce temps 'les-soupapes
MM restent ouvertes tant que la pression qu'elles éprou-
vent de dedans en dehors surpasse celle qui est constam-
ment exercée sur leurs faces extérieures et elles livrent
ainsi passage à une partie du liquide. Le mouvement ré-
trograde que prend l'eau dans le tuyau A et qui est pro-
duit par la réaction de l'air contenu en C, ne cesse pas
au moment la pression qui s'est réduite à celle qui est
due à la hauteur de chute, l'eau continue à se mouvoir, en
vertu de sa vitesse acquise la pression continue décroître
et devient même inférieure à la pression atmosphérique.
Cette espèce d'aspiration intérieure fait tomber la soupape
B et l'eau recommence comme précédemment à sortir par
l'ouverture qui la surmonte. Le réservoir E qui enveloppe
les soupapes MM et duquel part Ie tuyau d'ascension S,
contient également de l'air à sa partie supérieure qui a
pour objet d'entretenir un mouvement ;continu dans le
tuyau d'ascension; au moment les soupapes MM s'ou-
vrent, l'eau pénètre dans le réservoir en comprimant l'air
qui y est contenu et ne s'élance pas immédiatement dans
le tuyau d'ascension, cette disposition augmente le volume
de l'eau élevée. L'eau dissout toujours une certaine quan-
tité d'air, d'autant plus grande qu'il est soumis à une plus
forte pression ;il résulte de que l'air contenu dans le
réservoir E doit se dissoudre peu à peu dans l'eau; la
masse d'eau disparaîtrait complètement si on ne prenait
pas la précaution de la renouveler. On pratique une ouver-
ture horizontale H, au-dessous d'une des soupapes M, elle est
fermée par une soupape qui s'ouvre de dehors en dedans. Au
momentoù parle mouvement rétrograde de l'eau dans le
tuyau A, il se produit une sorte d'aspiration dans ce tuyau,
une petite quantité d'air atmosphérique entre par le con-
duit H en ouvrant la soupape qui le fermait et vient. se
mêler à l'air déjà contenu dans le réservoir C; l'arrivée
de l'air à chaque coup de bélier fait qu'une portion corres-
pondante de l'air du réservoir C, traverse les soupapes M,
lorsqu'elles s'ouvrent et monte dans la partie supérieure
du réservoir E, pour y remplacer celui que l'eau emmène
constamment à 1 état de dissolution. Supposons que Q soit
la quantité d'eau dépensée fournie par le bassin ou par
le barrage, calculée en litres par minutes, q la quantité
d'eau élevée par minute, H la hauteur delà chute dont, on
dispose, H' la:hauteur à laquelle l'eau est élevée, ou aura
les données pratiques suivantes

̃•' i:i

Fig.-2.

Q Il QXH q H' qXH' mmnt'

litres mètres chevaux titres mètres chevalin

l'eau, le fond de ce cylindre est garni de rondelles élas-
tiques. La partie supérieure delà soupape B, est un cylin-
dre mince qui pénètre dans une rainure annulaire K,dont
la largeur est un peu plus grande que l'épaisseur de ce
cylindre et l'eau forme matelas, ce qui atténue le choc
1 la soupape B, contre son siège. La tige T agit sur le
balancier L, au moyen d'un étrier et de deux lames de
ressort de cette façon, les oscillations du balancier L,
s'effectuent aussi sans choc sensible. E, est la soupape de
refoulement qui peut être munie d'un ressort F,ie réser-
voir d'air portant une soupape de sûreté; H, une colonne
creuse en fonte; dont le sommet dépasse le niveau des
plus hautes eaux d'aval et porte une boite rapportée, I,
qui est une chambre à air; elle est munie d'un reniflard
d'air S et d'un clapet de refoulement; au moment du coup
de bélier, l'eau monte dans la colonne, quand la pression
devient plus faible que la pression extérieure, l'eau des-
cend, il y à a une série d'oscillations 'qu'on utilise pôUi"

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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