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Title : La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 6 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... [et al.]

Publisher : H. Lamirault (Paris)

Publisher : [puis] Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris)

Date of publication : 1885-1902

Contributor : Dreyfus, Camille (1851-1905). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 31 vol. : ill. ; 31 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k24641k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Provenance : bnf.fr

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2 BELH OMME BÉLIER

Mediani monasterii in Vosago (Strasbourg, 1724, in-4)
qui contient de curieux détails sur les maires du palais de
France et sur les anciens ducs d'Alsace et de Lorraine;
les Chroniques diverses, qui font connaître les successeurs
de saint Hidulphe jusqu'au commencement du xi" siècle.
Un fragment de la chronique de Jean de Bayon qui contient
des documents essentiels de l'histoire de Lorraine au xie et
xiie siècle. La quatrième partie, qui contient l'histoire de
l'abbaye du xma siècle à 1720 est due à Belhomme.
BELHOMME (Jacques-Etienne), médecin aliéniste
français, à Paris en 1800, mort à Neuilly (Seine), le
13 mars 1880. Il fut élève d'Esquirol à la Salpêtrière et
se fit recevoir docteur en 1824. Il dirigea pendant de
longues années une maison de santé fondée par son père,
en 1768, sous les auspices de Pinel. Belhomme a été
décoré de la Légion d'honneur en 1847. Parmi ses nom-
breuses publications, mentionnons Essai sur Fidiqtie
(Th. de Paris, 1824, in-4); une série de cinq mémoires
sur les fonctions cérébrales (1834-1848, in-8); Notice
sur l'origine, le développement, les améliorations et
les nouvelles constructions de V établissement du doc-
teur Belhomme, etc. (Paris, 1840, in-4) Nouvelles
recherches d'anatomie pathologique sur le cerveau des
aliénés affectés de paralysie générale (Paris, 1845,
in-8). Dr L. Hn.
BEL! A (M119 Zoé DELAU, dite), chanteuse scénique fran-
çaise, née vers 1835. Elle a fourni au théâtre de l'Opéra-
Comique une carrière de vingt années environ dans l'em-
ploi des premières dugazons, où, en dépit d'une voix un
peu courte et d'allures parfois un peu trop familières, elle
plaisait au spectateur par sa grâce piquante, ses manières
enjouées, sa gaieté naturelle et son adresse scénique. Elève,
dit-on, de Mme Henri Potier, Mll« Bélia débutait à l'Opéra-
Comique, aux premiers jours de janv. 18S3, dans un
petit ouvrage de François Bazin, Madelon, et elle faisait
montre déjà des qualités qui devaient assurer son avenir.
Elle se montrait successivement dans Haydée, dans
Joconde, Richard Cœur-de-Lion, la Fête du village
voisin, et toujours se voyait bien accueillie. Parmi les
nombreux ouvrages du répertoire courant dont elle devint
tour à tour l'interprète, il faut citer encore le Pré aux
Clercs, la Dame blanche, la Part du Diable, les Por-
cherons, l'Eclair, les Diamants de la Couronne, les
Mousquetaires de la Reine, Marco Spada, Fra Diavolo,
le Domino noir, les Sabots de la Marquise, l'Etoile du
Nord, le Songe d'une Nuit d'été, le Postillon de Lon-
jumeau, etc. Elle fit aussi un certain nombre de créations,
parmi lesquelles l'une des plus heureuses fut le joli rôle
de Myrza, qu'elle joua d'une façon charmante dans Lalla-
Rouk'h, de Félicien David à cet ouvrage il faut joindre
Manon Lescaut, Valentined'AubignyM Capitaine Hen-
riot, le Diable au Moulin, Barkouf, l'Habit de mylord et
quelques autres que nous ne saurions citer. Peu après
1870, Mile Bélia quitta l'Opéra-Comique. Jeune encore, elle
setourna alors du côté de l'opérette, et s'engagea dans
diverses troupes françaises qui s'en allaient propager ce
genre dans de grandes villes de l'étranger et jusqu'en
Amé ique. A. P.
BÉLIAL. Nom donné à Satan on au diable dans le
Nouveau Testament (il Corinth., vt, 15), qui devint
d'un usage populaire parmi les chrétiens. C'est un terme
emprunté au dialecte araméen, il a la signification
d'abime. On trouve également la forme Béliar.
BELICENSES, BELUCENSES. Peuple gaulois établi,
à l'arrivée des Romains, dans le pays des Allobroges dont
ils étaient probablement les clients. Leur territoire, situé
sur la rive droite du Rhône, rattaché dans la suite à la
Séquanie, prit plus tard le nom de civitas Belicensium
et forma, dès le commencement du ve siècle, le. diocèse de
Belley (ilép. de l'Ain). Ce peuple ne doit avoir joué dans
l'histoire qu'un rôle bien effacé son nom n'est cité par
aucun auteur ancien; Les copistes de la Notitia civitatum
Çalliœ, qui appartenaient au pays du moyen Rhône, sem-

Ment avoir été intrigués de ne pas rencontrer le nom de
la ville épiscopale de Belley dans le document qu'ils trans-
crivaient, et plusieurs d'entre eux tentèrent de l'identifier
avec quelqu'une des villes de la Notice, dont l'emplace-
ment ne leur était pas connu. Par contre, ce nom s'est
conservé dans l'inscription TEST. LEG. VIC. BELL.
(testainento legavit vicanis Bellicensibus), qui doit
avoir été trouvée à Belley. D'après cette inscription,
reproduite par Orelli (Inscr. latin. coll., t. 1, 1898),
la ville de Belley aurait existé dans l'antiquité sous le nom
de Bellicum ou Bellica. C'est sous cette dernière forme
qu'elle figure dans les souscriptions au concile de Mâcon
en 585. Sur sa carte de l'empire de Charlemagne, M. Lon-
gnon fait figurer le pagus Bellicensium entre le p. Ge–
navensis à l'E. et les pagi Viennensis et Lugdunensis
àl'O. L. W.
Bibl.: Longnon, Géographie de la Gaule au vi- siècle
Paris, 1818, pp. 132, 230-231. Du même, Atlas historique
de la France; Paris, 1885, pt. 5.

BÉL1DÉE (V. PÉTAURISTE).

BELIDOR (Bernard Forest DE), ingénieur et général
français, en Catalogne en 1697 ou 1698, mort à Paris
le 8 sept. 1761. Orphelin à cinq mois, il fut recueilli par
un officier d'artillerie qui lui donna une brillante instruc-
tion. A quinze ans, il assista aux sièges de Bouchain et du
Quesnoy, puis reprit ses études scientifiques, et travailla à
la prolongation de la méridienne de Paris vers le Nord,
avec Cassini et Lahire. Sur leur recommandation, le duc
d'Orléans le nomma professeur à l'école d'artillerie de La
Fère. Le jeune savant ne tarda pas à s'acquérir une réputa-
tion européenne les ambassadeurs réunis au congrès de
Cambrai venaient assister, sur le polygone qu'il avait fait
établir, à ses intéressantes démonstrations, et ses leçons
étaient suivies par un nombre considérable d'officiers
étrangers, souvent du plus haut rang, Ses travaux firent
aussi grand bruit après avoir donné la théorie du globe
de compression, il démontra que, contrairement au préjugé
commun, la portée du boulet n'était pas proportionnelle à
!la charge de poudre, et que dans la plupart des cas on
pouvait réaliser une économie d'un tiers. Cette découverte,
dont il fit hommage au cardinal Fleury, excita la suscep-
tibilité du prince de Dombes, grand maître de l'artillerie,
qui le destitua. Il servit alors en Bavière et en Bohéme,-
comme aide-de-camp du lieutenant-général de Ségur, fut
fait prisonnier à Linz, passa sous les ordres du duc d'Har-
court, avec le grade de lieutenant-colonel, puis du prince
de Conti qu'il accompagna dans les campagnes de 1744
et de 1746. Nommé maréchal de camp et inspecteur de l'ar-
tillerie, il mourut à l'Arsenal qu'il habitait en cette dernière
qualité. De Belidor était associé libre de l'Académie des
sciences depuis 1756, et membre de l'Académie de Berlin. Il
a publié Sommaire d'un cours d'architecture militaire,
civile et hydraulique (Paris, 1720, in-12); Cours de
mathématiques à l'usage de l'artillerie et du génie
(Paris, 1725, in-4; rev. par Mauduit, Paris, 1759, in-8);
la Science des ingénieurs dans la conduite des travaux
de fortification et d'architecture civile (Paris, 1729,
in-4; rev. par Navier, Paris, 1813. in-4, avec fig.); le
Bombardier français (Paris, 1731, in-4); Traité des
fortifications (Paris, 1735, 2 vol. in-8); Architecture
hydraulique (Paris, 1737-1754, 4 vol. in-4, avec 221 pl.;
édit. rev. par Navier, Paris, 1819, prem. vol.), ouvrage
remarquable, traduit en allemand, et encore très estimé;
Nouveau cours de mathématiques (Paris, 1757, in-4);
DictiQnnaire portati de l'ingénieur et de l'artilleut
(Paris, 1755, in-8 augm. par Joubert, Paris, 1768, in-8);
OEuvres diverses sur l'artillerie et le génie (Paris, 1764,
in-8); Ecole de la fortification permanente (Dresde,
1769, in-4). Léon SAGNET.
Bibl. Mémoires de l'Académie royale des sciences;
his't., 1761, p. W.

BÉLIER. I. Zootechnie. C'est le màle de la brebis,
l'étalon qui doit reproduire l'espèce. Du choix d'un bélier dé-
pendant en grande partie la valeur du troupeau, tant sous

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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