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Title : La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 6 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... [et al.]

Publisher : H. Lamirault (Paris)

Publisher : [puis] Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris)

Date of publication : 1885-1902

Contributor : Dreyfus, Camille (1851-1905). Éditeur scientifique

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 31 vol. : ill. ; 31 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k24641k

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb377013071

Provenance : bnf.fr

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1S BELGIQUE1

réputation. Nous mentionnerons te géomètre Stainier de.
Gosselies (1494-1536), l'astronome JoathimSterk van
Ringelbergh (1499-1836), le médecin Nicolas de Boussu,
le mathématicien Anatole de Barre; GemmaFrisius (1508-
1555), astronome et, géographe, qui fut le maître de
Mercator Gérard Mërcàtor (1512-4594), le père de la
géographie moderne; Qrtelius (1527-1898), l'auteur de
Theatrum mundi; tours élèves Hondius (1546-1611),
Pierre Montanus, Michel Coignet (4549-1623).
Pendant que l'énseignemept des mathématiques s'élevait
à l'université de Louvain à une haùteur qn'il n'avait -pas
encore atteinte jusqu'alors, que Vésale fondait l'anatomie,
que la géographie, entre les mains de Mercator et de ses
successeurs, rejetait les erreurs de Ptolbmée, s'appuyait
sur les faits et devenait une science, une révolution radi-
cale s'opérait aussi dans l'étude de l'histoire naturelle. Les
ouvrages belges de botanique datant de cette époque sont
dus à Remacle Fusch (f 1587) viennent ensuite les œuvres
originales de Rembert Dodoens (1517-1585), Charles de
l'Escluse (1526-1609) et Mathias de Lobel (1538-1616).
La prodigieuse activité scientifique qui. régnait en Bel-
gique pendant la première moitié du xvr3 siècle devait
malheureusement être arrêtée par les tristes événements
dont les provinces belges furent le théâtre. Au moment
même oivl'on pouvait espérer que la Belgique allait atteindre
au premier rang dans domaine des sciences comme dans
celui des arts, la domination espagnole et la persécution
religieuse qui en fut la conséquence déterminèrent l'émi-
gration d'une foule de savants et d'hommes de lettres vers
l'Allemagne, l'Angleterre, la France et surtout la Hollande.
Il en fut ainsi des botanistes que nous venons de citer
ajoutons le mathématicien Arnould de Lens, Pierre
Plancius, géographe (1550-1623), Simon Stévin, l'inven-
teur du système décimal (1548-1620), Philippe van Lans-
berge, astronome, Adrien van der Spiegel (1578-1625),
botaniste, Jean de Lact (1573-1649), géographe et natu-
raliste. La décadence était donc inévitable et ce furent les
pays voisins qui recueillirent le fruit des travaux des
savants belges.

Cependant, en dépit des circonstances, il y eut encore
en Belgique des savants distingués Adrianus Romanus
(1861-1615), astronome et géomètre, auteur du Spécu-
lum astronomicum; Anselme Boëce de Boodt (1550-.
4632), minéralogiste, qui entrevit les lois de la cristallisa-
tion et en déduisit les règles de Part de tailler les pierres
précieuses; J.-B. van.Helmont (1577-1644), chimiste et
physicien, célèbre par ses recherches sur le gaz, et qui
fut mis en prison comme sorcier; Godefroid Wendelin
(1580-1660) et Michel van Langren, astronomes. L'ordre
des jésuites fournit aux sciences un certain nombre
d'hommes remarquables dont les travaux jettent encore un .a
assez vif éclat sur cette désastreuse époque d'Aiguillon
(1556-1617), auteur d'un remarquable traité d'optique;
Grégoire de Saint-Vincent (1584-1667),. mathématicien
que Leibnitz comparaît à Descartes André Tacquet (1612-
1660), également mathématicien; Ferdinand Verbiest
(1625-i688) qui, envoyé comme missionnaire en Chine,
en 1659, y transforma l'astronomie, y réforma le calen-
drier, réorganisa l'observatoire qu'il garnit d'instruments
européens, et fut nommé président du tribunal mathéma-
tique de l'Empire. Enfin, dans la seconde moitié du
xviie siècle, nous ne trouvons plus guère à signaler que deux
noms, ceux de deux prêtres, van Sterbeke (1631-1693),
d'Anvers, botaniste, auteur du Theatrum, Fungorum et
un des fondateurs de la science des champignons, et René
de Sluse (.4622–4685), géomètre de grande valeur. Après
eux nous trouvons les sciences dans un état d'abaissement
déplorable, toute activité scientifique est pour ainsi dire
éteinte en Belgique.

A la fin du xvm9 siècle, la fondation de l'Académie de
Bruxelles par Marie-Thérèse, en 1772, fut un immense
bienfait et produisit dans les sciences comme dans les
lettres une révolution heureuse et rapide.

DeNieuport (1746-1827) s'occupa avec succès du calcul
infinitésimal van Bochaute suivit les doctrines de Lavoi-
sier Minkelers (1748-1824) eut la première idée de
l'application du gaz de houille à l'éclairage des villes
mais, dès 1794, l'Académie fut supprimée et l'incorpora-
tion de la Belgique a la France arrêta brusquement le
mouvement scientifique qui avait commencé à se pro-
duire.

blédecine. Le plus ancien médecin belge dont les
ouvrages soient parvenus jusqu'à nous est Jean de Saint-
Amand, qui vécut vers l'an 1200 et fut professeur à la
faculté de Paris. Au siècle suivant, on cite Jean d'Ypres,
dit Jehan Yperman; puis auxvie siècle, de Dryvere, pro-
fesseur à Louvain, et maître de Vésale puis André Vésale
(1513-1564), le père de l'anatomie et le réformateur de la
chirurgie; Rembert Dodonœus, un des créateurs de Pana-
tomie pathologique Corneille vanBaesdorf, médecin de
Charles-Quint Van Biesem, Pierre Coudenberg, etc. Au
xviie siècle, Plempius, médecin de l'archiduchesse Isabelle,
après avoir combattu la théorie de la circulation du sang
de Harvey, finit par reconnaltre son erreur. Van Helmont
(1577-1644) fût le précurseur de la médecine vitaliste;
après lui viennent Vérhegen (1648-1710), professeur de
chirurgie à Louvain, et Jean Palfyn (1650-1730), ostéo-
logiste, et inventeur du forceps.,

Au xvme siècle, Réga, recteur de Louvain, et auteur du
Tractatmmedicus de sympathia, fut le précurseur de la
doctrine physiologique de Broussais, et Van Bochaute fit
d'imp ortantes recherches sur la composition chimique de

la bile.. ̃̃••̃̃̃ .̃̃̃̃ ̃* y,-

3~ Zf~ra~M. Dès la Ii!)' du XIIe siècle, les princes du
Hainaut, de la Flandre, Brabant et de Liège se firent,
un honneur de protéger la littérature; sous leur influence
naquirent des traditions littéraires. Les poètes vivant
en Belgique à cette époque reculée sont Aymond de
Valenciennes et Gui de Cambrai, qui chantent les héros
du Cycle de la Grèce et; de Rome Graindor de Douai,
l'auteur de la chanson d'Antioche et de la conquête
de Jérusalem Adenes-le-roi dont le chef-d'œuvre est Berthe
au grand pied (V. ce .mot)'. Leurs chansons historiques
peignent les mœurs de l'époque avec un grand esprit d'in-
dépendance à l'égard de tous les pouvoirs.
Lesfablianx et les moralités ne se comptent pas, mais la,
plupart de ces œuvres sont perdues.

L'histoire écrite en langue française fait son apparition
avec la longue chronique en vers de Mouskés, évêque de
Tournai. Viennent ensuite Colin de Hainaut et Jean
Despreis, dit d'Outre-Meuse; Jean le Bel de Liège, le
maître de Froissart, dont la Grande Chronique 's'arrête
en 1361 Froissart lui-même, le plus gracieux des chroni-
queurs.

Avec la période bourguignonne l'activité littéraire re-
double. Martin Franc dédie à Philippe le Bon deux poèmes
l'Estrif de fortune et de vertu, et le Champion des
Dames Pierre Michault, le secrétaire de Charles le Témé-
raire, est l'auteur du Miroir des Dames Chastellain écrit
le Prince, satire contre Louis XI; Olivier de la Marche
rédige., le Chevalier délibéré, suite de récits allégoriques
sur la vie et la mort du Téméraire.

Les productions, des chambres de rhétorique forment la
transition entre la poésie du moyen âge et celle de la
Renaissance. Tantôt ces sociétés littéraires donnent des
représentations populaires, tantôt elles organisent de grands
spectacles pour la Cour. Elles mettent en scène l'histoire
et la satire politique.

Parmi les chroniqueurs de l'époque bourguignonne,
nous citerons Monstrelet, à la narration quelque peu
diffuse; A. Thymo, le verbeux Chastellain, Jacques du Clerc
qui nous expose les misères, du pays, tandis qu'Olivier de
la Marche est l'historien élégant des fêtes brillantes de la
Cour. Commines est le premier historien politique, et
ses mémoires sont un chef-d'œuvre. Guilbert de Lannoy,
qui rédigea pour Charles le Téméraire les lnstructions

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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