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Titre : Oeuvres complètes de M. de Bonald,.... Tome premier / publiées par M. l'abbé Migne,...

Auteur : Bonald, Louis de (1754-1840)

Éditeur : J.-P. Migne (Paris)

Date d'édition : 1859

Contributeur : Migne, Jacques-Paul (1800-1875). Éditeur scientifique

Sujet : Économie sociale et solidaire

Sujet : Philosophie sociale

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 3 vol. (L-1408, 1576, 1492 p.) ; 28 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k234962

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30124552j

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30124552j

Provenance : bnf.fr

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Titre : Oeuvres complètes de M. de Bonald,.... Tome premier / publiées par M. l'abbé Migne,...

Auteur : Bonald, Louis de (1754-1840)

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NOTICE BIOGRAPHIQUE. xxt

iir, mais n'admet pas une aristocratie, pouvoir elle-môme. Aussi M.
.il exact qu'à demi, quand il dit: En homme pratique, M. de Bonald

la question des idées et montre la nécessité de leur union avec la parole aui nôu
OEUVRES COMPL. DE M. DE: BONALD, I. b

ministre du pouvoir, mais n'admet pas une aristocratie, pouvoir elle-même. Aussi M.
Jules Simon n'est-il exact qu'à demi, quand il dit: En homme pratique, M. de Bonald
fait fi de cette noblesse toute de décoration qui cherche une vaine importance dans un
titre nu, et qui n'a point de part à l'autorité. Ennemi des aristocraties, M. de Bonald
n'accorde à la noblesse aucune part à l'autorité, mais lui impose le devoir de servir
l'Etat. Et c'est précisément ce qu'il remarquait dans notre ancienne forme de gouver-
nement.

La noblesse, dit-il, n'est ni l'ancienneté de la race, ni la richesse, ni les titres ou les
décorations; elle est le dévouement héréditaire au service de l'Etat, dans les deux profes-
sions défensives de la société, la justice et les armes. Elle est le ministre du pouvoir en
qui réside, comme dans sa source, le droit de rendre la justice et de disposer de la
force publique.

Il ne voit au contraire dans l'aristocratie que le gouvernement du pays par les
grands, comme, dans la démocratie, le gouvernement du pays par le peuple. Ce sont
deux modes de société qui ont également pour principe la souveraineté du peuple,
du peuple des salons, ou du peuple des rues, et si les formes sont différentes, le
principe est le même.

Si de la philosophie politique, nous passons à la philosophie pure, à la philosophie
proprement dite, nous remarquerons que M. de Bonald n'a pas essayé de ces systè-
mes qui embrassent une foule de questions insolubles à l'esprit humain il rejetait
tout ce qui n'était pas de pratique, tout ce qui ne s'appliquait pas à l'utilité de l'hotn-
me et de la société. Sur toutes les questions épineuses que la scolastique agite, il
ne demandait pas la raison plus de lumière qu'elle n'en possède, et la foi était
toujours l'asile ou il aimait à se refugier. 11 ne se rangeait sous la bannière d'au-
cun philosophe; et n'ayant aucune pensée de produire un système de philosophie,
mais seulement d'étayer ses systèmes politiques, il se bornait à discuter quelques
points isolés de la philosophie de l'école ceux-là seulement qui se rattaéhaient à
ses théories d'organisation sociale et devaient leur servir de base.

Aussi, la définition de la. philosophie de l'école ne lui suffit pas. La philosophie
de l'école, la philosophie proprement dite, ne considère que l'homme isolé. On la
définit la connaissance de Dieu et de soi-même par les seules lumières de la raison.
C'est ainsi qu'on l'a entendu dans tous les temps. M. de Bonald fait entrer un élé-
ment de plus dans cette définition elle est pour lui la science de Dieu, -de l'homme
et de la société, considérée toujours par la seule raison. Sa philosophie se distingue
donc de toute autre en ce qu'elle ne considère jamais l'homme que dans ses rapports avec
ses semblables et vivant en société; elle est toute morale et sociale; il en fait des applica-
tions continuelles aux gouvernements et aux divers Etats de société qui peuvent exister
sur la terre.
Mais pour fonder une science quelconque, il faut nécessairement, ou un premier
principe d'évidence naturelle, ou un fait incontestable, généralement admis, qu'on ne
puisse révoquer en doute, et qui serve de point de départ M. de Bonald choisit comme
fait primitif le don du langage fait au premier homme. Ce fait lui parut réunir toutes
les conditions requises pour asseoir son édifice philosophique.

Il s'attacha donc à prouver que le langage ne pouvait être d'invention humaine, et
de résultaient deux conséquences: la vérité de l'existence de Dieu, auteur du lan-
gage, et la nécessité de la société humaine pour le conserver et le transmettre à cha-
que individu, sans quoi les hommes n'auraient pu ni exprimer leurs pensées, ni les
connaître, ni jamais se réunir.

Il déduit de cette théorie de justes conséquences, mais qu'il ne faut pas juger à
travers les exagérations qu'y ont mêlées plus tard des esprits extrêmes.

Pour arriver à démontrer que l'homme ne peut inventer le langage, il traite d'abord
la question des idées et montre ta nécessité de leur union avec la parole qui nous les
OKïTVÏlRK nftMM rit? \>1 r»(7 Rnw i T 1

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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