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Titre : Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis / [Société des Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis]

Auteur : Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis. Auteur du texte

Éditeur : Mme Z. Mortreuil (Saintes)

Éditeur : H. Champion (Paris)

Éditeur : A. Picard (Paris)

Éditeur : Société des Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis (Saintes)

Date d'édition : 1891

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

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Description : 1891 (19).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : PoitouCh1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k213968b

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32701443g

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32701443g/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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cette antique maison. Ce fut sous Antoine de Pons que le calvinisme s'introduisit dans le territoire de Marennes, grâce à la propagande encouragée par Anne de Parthenay, sa première femme. Plus tard, Antoine de Pons fut un des plus zélés défenseurs de la cause catholique, et vint, à diverses reprises, user de son influence pour faire rentrer dans le devoir ses vassaux révoltés. A sa mort, arrivée en 1591, ses biens se divisèrent entre ses filles car tous ses enfants mâles l'avaient précédé dans la tombe. L'ainée, Anne de Pons, se maria à François Martel, seigneur de Lyndebœuf et de Torp elle recueillit dans la succession paternelle les terres de Marennes et d'Oleron. Les vers composés en son honneur par le poète André Mage de Fiefmelin, à propos « de son entrée ès isles de Xaintonge le 25 décembre 1597, pourraient nous servir à préciser la date de sa prise de possession: si nous n'avions pas celle des hommages qui lui furent rendus comme châtelaine de Broue 2. Antoine de Pons portait de son vivant le titre de comte de Marennes l'abbessc de Saintes n'avait point osé s'y opposer mais après la mort de ce seigneur, Françoise de La Rochefoucaud protesta contre une qualification qu'elle -jugeait attentatoire à ses droits de dame-châtelaine de Marennes. Quand bien même Marennes leur eût appartenu, il est certain que les seigneurs de Pons n'avaient point le droit de l'ériger en comté de leur propre autorité, le souverain, d'après la loi féodale, ayant seul le pouvoir de le faire, mais à plus forte raison leur qualité d'engagiste leur interdisait-elle de semblables prétentions. Aussi un arrêt du parlement de Bordeaux, du 18 juin 1602, fit-il défense aux Martel de s'attribuer <f la qualité de comte de Marennes, à leurs officiers de qualifier ledit lieu d'autre titre que chàtellenie ou bailliage, à peine de 4,000 escus d'amende ~x. Malgré cela, l'usage, plus puissant que les arrêts du parlement,

1. Antoine de Pons n'eut que deux filles de son mariage avec Anne de Parthenay-Soubize Anne et Jeanne. Cette dernière embrassa la vie religieuse. H eut de sa seconde femme, Marie de Montchenu Henry de Pons, tué à Rome Pons de Pons, mort jeune; Antoinette, qui porta à son mari 1 Henry d'Albret, comte de Miossens, le titre de sire de Pons. 2. Pièces justificatives, n° 135.

3. Un arrêt du grand conseil du roi, du 17 avril 1621, rendu sur opposition, débouta aussi la famille Marte! de ses prétentions en ce qui concernait les droits honorifiques de la seigneurie de Marennes.