Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 87 à 87 sur 310

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : Les quatre soeurs / par Frédéric Soulié

Auteur : Soulié, Frédéric (1800-1847)

Éditeur : Michel-Lévy frères (Paris)

Date d'édition : 1858

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 307 p. ; in-18

Format : application/pdf

Description : Collection : Collection Michel-Lévy

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k213604t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31388513b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 96 %.
En savoir plus sur l'OCR


ne pas s'alarmer de votre absence, et j'espère que vous nous amuserez du récit de votre visite.

En disant ces paroles, elle s'éloigna et rentra dans le parc,

n

Je demeurai un moment immobile, )e cœur plein de haine,

de fureur, d'humiliation; mais presque aussitôt le sentiment de ma douleur l'emporta sur celui de ma faiblesse, et je tombai assisé sur )e lord de ce même fossé où j'avais trouvé Victor, et mes larmes éclatèrent avec une violence que je ne cherchai point à contenir.

Au milieu de ces larmes, il me revenait encore des mouvements de haine, et je tressaillais en laissant échapper des mots entrecoupés, et je la maudissais, et le nom de Victor se mêlait aussi à ces malédictions.

Cependant j'essuyai mes larmes, je relevai ma tète et je me levai pour me rendre chez ma nourrice, lorsqu'à deux pas de moi, à ce même endroit où je l'avais vu si misérable, j'aperçus Victor debout devant moi, me considérant d'un air peut-être plus désespéré que le jour où il succombait aux tortures de la faim. Je poussai un cri de terreur, et il me dit aussitôt avec un accent amer et triste

Comment se fait-il que le pauvre boutiquier vous fasse toujours peur, qu'il ait été battu par un garde champêtre ou qu'il soit endimanché, comme vous diriez sans doute. J'étais, anéantie de suprise et de honte.

Monsieur, lui dis-je en balbutiant, que me voulez-vous? Oh! rien, me dit-il en me saluant; rien, pas un mot, pas une réponse; vous m'avez déjà fait assez de mal Toute mon âme éclata malgré moi; et sans savoir ce que je disais, sans comprendre la portée de cette parole imprudente, je m'écriai en reprenant

Et moi, monsieur, croyez-vous donc que je n'ai pas souffert ?

M me regarda avec une surprise pleine d'anxiété, et me dit doucement