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Titre : Les quatre soeurs / par Frédéric Soulié

Auteur : Soulié, Frédéric (1800-1847)

Éditeur : Michel-Lévy frères (Paris)

Date d'édition : 1858

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 307 p. ; in-18

Format : application/pdf

Description : Collection : Collection Michel-Lévy

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k213604t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31388513b

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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de vous avoir dérangé. Je vais retourner à mon auberge, et demain je partirai seule.

Je ne sais pas pourquoi le moment me parut solennel, j'arrêtai Géorgina, et je lui dis avec une émotion qui dut fort l'étonner

Géorgina, vous ne me comprenez pas plus aujourd'hui que vous ne m'avez compris à Paris. Sincèrement et véritablement, j'accepte, je désire, je demande là moitié de votre tâche. Je ne ferai point d'héroïsme avec vous; je ne vous dirai pas que je méprise les dangers ou plutôt les ennuis d'une lutte, et que je leur sacrifierai volontiers ce que vous appelez mon repos, ma position, mon calme bonheur. Non, je ne vous dirai pas cela. Mais regardez cette maison; écoutez ce silence glacé dans cette vaste demeure eh bien je demeure seul ici, sans amis, sans famille, sans amour, Géorgina, déjà,dévoré de ce vague ennui qui abat trop la puissance de l'esprit pour devenir de l'ambition active. Quand vous êtes arrivée, je vous le jure sur l'honneur, je vous appelais pour donner un but à ma vie lorsque~ vous êtes venue, il m'a semblé qu'un hasard providentiel répondait à mes v?ux. Si vous me refusez, vous me ferez peut-être plus de mal que vous ne pensez, tandis que je puis vous être utile.

En êtes-vous réduit là, me dit-elle..de n'avoir nul intérêt dans la vie?

C'est la vérité.

Eh bien s'il en est ainsi, si vous ne quittez rien pour moi, venez, car je ne veux plus de sacrifices les hommes les font payer trop cher. A demain je vous attendrai. Elle me quitta,. et le lendemain j'allai'.la rejoindre dans son auberge, et nous partîmes pour Paris, où nous arrivàmes ensemble. Je la logeai chez d'honnêtes gens et je pris un appartement dans une autre maison que la sienne. Malgré sa prétention de se dire au-dessus de tous les propos qui pouvaient l'atteindre, elle me sut bon gré de cette attention; et le lendemain, lorsque je revins la voir, elle me remercia avec franchise. Je vis qu'elle avait pleuré toute la nuit je lui en demandai la cause.

Oh me dit-elle, j'ai peur d'avoir plus entrepris que je ne peux. Tant que j'ai été éloignée de Paris, je ne voyais ma