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reine de Navarre, cette farce, avec ce seul titre Autre farce. Folio 88 b-i oo a. Le Malade précède. Voy. ci-dessous, p. t58.

ÉDITIONS.

« Les Marguerites de la Marguerite des princesses, tres illustre royne de Navarre, » recueil des œuvres de la sœur de François I' publié par J. de la Haye, son secrétaire, à Lyon, chez Jean de Tournes (iS~y, petit in-8"), renferment six ouvrages destinés au théâtre, et qui furent représentés, ou du moins purent l'être, à savoir 1° Quatre « comédies » sacrées, véritables mystères que nous avons analysés dans nos .M~rM (t. II, p. 620). 20 Deux farces; l'une intitulée simplement Co?Ke~:e dans l'original, et que nous désignons ici selon notre usage par les noms ou plutôt par les qualités des personnages l'autre est la farce Trop, prou, peu, moins, analysée ci-dessous.

Z.MMar~Ker~M~e/aM~r~Her~e~Wnce.MM furent réimprimées plusieurs fois (Lyon, i5~o; Paris, i552 et i55~.); en dernier lieu, avec introduction, notes et glossaire, par Félix Frank, Paris, librairie des Bibliophiles, i8~3, vol. in-16. La pièce qui nous occupe a été en outre insérée dans le Recueil Edouard Fournier, p. 3~-353, sous ce titre La Vieille. Voyez Parfait, III, p. 106, et les divers ouvrages traitant de la biographie de la reine de Navarre, indiqués dans nos Mystères (t. II, p. 625).

Cette pièce est fort agréable et fait beaucoup plus d'honneur au talent poétique de la Reine de Navarre que tels autres morceaux plus connus et souvent cités. Les deux jeunes filles sont, une belle insensible qui vante le bonheur de sa virginité dédaigneuse; et une fille aimable et tendre qui préfère la joie d'être aimée, au bonheur d'être libre. La première femme n'aime pas son mari, qui la maltraite, mais elle lui demeure fidèle par honneur la seconde aime le sien qui l'abandonne, et la jalousie la torture. Arrive une vieille de cent ans à qui toutes demandent conseil. La vieille dit à la femme maltraitée, que si son mari est incorrigible, il faut se consoler en aimant ailleurs à la femme jalouse, qu'il faut n'aimer le sien qu'autant qu'elle en est aimée, et le traiter comme il la traite à la fille insensible,

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