Accueil Texte brut
Mode texte Mode écoute
page 275 (vue 291 sur 343)
Page suivante Page précédente  
  Dernière page Première page


L'ARGOT D):),'X.

275

A 6 heures et demie du matin et à 5 heures du soir,
au coup de baguette, il faut être debout, à sa place,
en tenue régulière, prêt à répondre à l'appel du Aa~o~;
puis, chacun est .libre de piocher. C'est ce que tout le
monde fait dans les premières semaines, qui i'a/npAt, qui
l'épure, qui la colle ou le laïus, tous visant lahotte. Mais ce
beau zèle dure peu ou, du moins, il ne saurait être continu.
H faut bien laisser prendre au cerveau surmené un peu de
repos. Après le premier classement, beaucoup ont définiti-
vement renoncé à la hotte alors ils s'ingénient a trouver la

faire un bout de causette dans les salles voisines, une
ba)ade aux /o/tyc/tam/M. Parfois on taille. une bavette
générale, ce qui permet une courte halte dont tous les
travailleurs ont besoin;.le dos tourné a la table, les mains
dans les poches, on donne son avis sur.le topo. qui passe,
sur les questions soumises au vote'des promotions.
Le soir, c'est, pour quelques-uns, le moment des. bonnes
farces le /~a/&aye d'unpiocheur,Jacot!e des rouges,
ou les longues parties de whist dans le f/e~er<. Le A~o~
qui passe dans le corridor n'y voit'rien. Quel guignon, s'il
entend du bruit! alors il frappe avec sa clef aux vitres de
la porte, c'est une consigne a ~c/ttcA'M~er, et de la prison
pour les joueurs.

Les salles d'étude sont au rcx-de-chaussëe et au premier
Mode texte Mode écoute
page 275 (vue 291 sur 343)
Page suivante Page précédente  
  Dernière page Première page
Accueil Texte brut