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Titre : L'argot de l'X : illustré par les X / Albert-Lévy et G. Pinet ; préf. d'Armand Silvestre,...

Auteur : Lévy, Albert (1844-1907)

Auteur : Pinet, Gaston (1844-19..)

Éditeur : E. Testard (Paris)

Date d'édition : 1894

Contributeur : Silvestre, Armand (1837-1901). Préfacier

Sujet : École polytechnique (Palaiseau, Essonne) -- Langage

Sujet : Ecole polytechnique -- Histoire

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : XIII-326 p. : ill. ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k205446n

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34077236m

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 15/10/2007

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Titre : L'argot de l'X : illustré par les X / Albert-Lévy et G. Pinet ; préf. d'Armand Silvestre,...

Auteur : Lévy, Albert (1844-1907)

URL de la page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k205446n/f264.image


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argot de l'X: 282 pages trouvées

p.NP (1)
ALBERT-LÉVY ET G. PINET L'ARGOT DE LX ILLUSTRE PARLES~" PRÉFACE D'~i~MA~VZ) ST~V~Sr~~ ËAU-FOnTE OKtGtXALE DH BRACQUEMOND PARIS Z-tAraf/'te de l'Édition nationale EMILE TESTARD, ÉDITEUR 18, RUE DE CONDL, 18 1894

p.V (1)
PRÉ.FACE En me faisant l'honneur de me demander quelques lignes d' « Avant-Propos x pour leur livre tout à la fois si fantaisiste et si documentaire, mes camarades, ses auteurs, m'ont, en même temps, causé une grande joie. Car je n'en ai pas de meilleure et de plus vive que de reporter mon souvenir

p.VI (1)
ils mettent leurs pieds qu'où ils mettent leur main. Notre tutoiement traditionnel ne risque jamais d'être compromettant. Aussi gardai-je cette formule d'intimité à quelques amis de première enfance, puis pour nos camarades d'École exclusivement. Mais combien elle m'est douce avec eux L' « argot de 1\Y

p.IX (1)
)!'c~o/!na!e de l'argot polytechnicien, que j'ai promis de présenter au public. Il faut y arriver, cependant! Eh bien, nous nous occuperons d'abord de définir ses origines. Il ne vient pas, du tout, des écoles préparatoires à l'École, et la preuve c'est qu'il est inconnu en province. Il est bel et bien

p.X (2)
PREFACE. x ferai observer respectueusement au chansonnier Bruant que ce beau vocable de rouspétance, dont il fait un si noble usage, a roulé de la MontagneSainte-Geneviève jusqu'à Montmartre, en traversant Paris. J'en pourrais citer d'autres encore, qui font honneur, au langage usuel

p.XI (1)
d'un grand nombre de mots de notre argot. L'association bizarre des idées, de cocasses rapprochements et quelque peu tintamarresques en ont enfanté d'autres qui ne sont pas les plus mauvais. Tel le mot crolale, pour serpent, employé lui-même pour sergent ». II y a là vraiment carambolage d'idées. Tel

p.XIII (1)
PRÉFACE. XIII monde où rien n'était fait ni rêvé que d'équitable et de fraternel Que l'argot de l'École soit immortel comme l'École elle-même! Car c'est le doux et joyeux langage qu'a parlé notre jeunesse au temps des amitiés vigoureuses, des impressions tenaces et des sublimes désintéressements

p.2 (2)
2 j) L'ARGOT DE L'X. v dont le but fut d'échapper à la surveillance dont ils étaient l'objet et de résister a l'administration de l'École. Pour aj&~or/ter les nouveaux (les conscrits comme on se mit à les appeler), les anciens commencèrent à exiger des témoignages~de respect et a s'arroger sur

p.3 (2)
L'ARGOT DE L'X. 3 L'usage des hascules subsistait encore en 1824; un élève de cette promotion, se moquant de l'exagération des pratiques religieuses introduites un peu plus tard par le gouvernement de la Restauration, chantait ce coup)et Aujourd'hui, pour chasser le diable, A confesse on est ob)igë

p.4 (2)
L'ARGOT DE L'X. 4 livre, ouvert à la première page venue. Ceux qui avaient de ta voix entonnaient un air d'opéra aux applaudissements de la promotion. Les ~aup~M a qui l'on connaissait quelque talent ou qui s'étaient fait remarquer par quelques travers étaient signalés pour être l'objet

p.5 (3)
L'ARGOT.DE L'X. 5 placé en bataille, a la gendarme, était saisi, enlevé de terre par deux bras vigoureux et transporté dans les airs d'un bout a l'autre de la grande salle. Pendant qu'il était soumis a un double mouvement de translation et de rotation, le conscritétait marqué d'un numéro à la craie

p.6 (2)
L'ARGOT DE L'X. 6 des examens d'entrée toujours grossi, surchargé, exigeant de plus en plus un effroyable surmenage. Que de changements depuis les premières années, où l'on n'exigeait, que des éléments d'arithmétique, d'algèbre et de géométrie, où l'on tenait compte surtout de l'intelligence

p.7 (3)
L'ARGOT DE LX; 7 physique et .un de chimie, permettant de constituer, avec les noles des premiers examens et celles des épreuves écrites la liste définitive de classement. Un examen d'escrime et d'équitation peut donner aux candidats de 1 a 15 points. Le baccalauréat ès lettres ou simplement

p.8 (3)
L'ARGOT DE L'X 8 t' tiques (trapu en X comme on dit a l'école) il faut avant, tout t être vacciné. Dès l'origine de l'École, un certificat de vaccine a été nécessaire. Nous donnons, page 7, le curieux fac-similé d'un certificat produit en 1818. Vacciné, déclaré bon pour les services

p.10 (2)
L'ARGOT DE L'X. 10 avec lui et donne comme note un 5 ou un 18 suivant l'inspiration du moment. De tout temps, il s'est rencontré des examinateurs grincheux et même tant soit peu impertinents. Ecoutez plutôt Arago racontant son examen d'entrée a l'Ecole L'ExAMtXATEun. Si vous devez répondre comme

p.11 (2)
L'ARGOT DE L\. 11 Garçon, répond le candidat, apportez-en deux; monsieur l'examinateur déjeune avec moi 1 .Nous retrouverons un peu plus loin plusieurs autres examinateurs de l'admiss'. Amicale (l'). C'est la Société amicale de ~ecoH/ instituée dans le but de venir en aide aux camarades malheureux

p.12 (2)
L'ARGOT DE L'X. 12 Lassay, contigu au palais Bourbon, sur la terrasse du quai; il contenait- quatre cents places. Pendant l'hiver rigoureux-de 1794-95, les élèves, alors externes, avaient pris l'habitude de venir y déjeuner le matin, puis de chanter et de faire le plus grand vacarme jusqu'à l'heure

p.13 (2)
L'ARGOT DE L'X. 13 bâtiments spécialement destinés a la physique,, sur la rue d'Arras et la rue du Carclinal-Lemoine; il contient700 places.

p.14 (2)
L'ARGOT DE L'X. 14 sur leurs genoux, le papier appuyé sur le car o;t .Pt'erre. La surveillance est. faite par un capitaine de service qui, les yeux sur le plan de la salle, peut, immédiatement, repérer l'élève qui troublerait l'ordre. La mesure n'est pas toujours inutile car il peut arriver

p.15 (2)
L'ARGOT-DE L'X. 15 Sur la demande des ét-ôves d'une salle, un répétiteur vient faire un am/)/n supplémentaire c'est un droit dont les élèves usent peu souvent. Lorsqu'on veut avoir sur un point particulier des renseignements intéressants, des f7Mau.E, on demande un am~/M u /aH.c. Par extension

p.17 (2)
L'ARGOT DE L'X. 17 Dans une affreuse poussière jaune, les groupes s'animent, tournent, se culbutent des cavaliers seuls battent des entrechats. Allons, messieurs, dit mélodieusement le père Fischer, si vous vouiez bien, pied droit, pied gauche et assemblez; droit qui recule, gauche qui avance

p.19 (2)
qui ~a signé aussi. PROGRAMME ART. I". Tout est SM/)/)7'7m~ sa~X. ART. II. yoM es sa~.r.N ?a 7'X, saufles /es et les sorties. ART. III. Vote d'un crédit destiné à a/?ëc e?' le local du binet de service à /amphi-gog et vice ~e/'sa. ART. IV. Rétablissement du point Y. ART. V. Les candidats, élus caissiers

p.20 (3)
L'ARGOT DE L'X. 20 L'am/)/n- jroy a même un organe spécial, le Goguenard, qui ne paraît d'ailleurs qu'au moment de l'élection des caissiers et qui contient les scies les plus abracadabrantes. Nous extrayons d'un feuilleton cette expression de l'amour polytechnicien K 0 projection d'un ange sur

p.21 (2)
L'ARGOT DE L'X. 21 fesseurs, empressés à devenir les auditeurs de ce grand savant. « C'était là qu'il fallait être pour se faire une idée de l'enthousiasme de cette jeunesse passionnée du désir de s'instruire, afin de mieux servir le pays; pourvoir d'habités professeurs rendre hommage à un si grand

p.24 (1)
L'ARGOT BEL'X. 24 bien connue de Chateaubriand A/a sœur te .souft'e~ encor. Le professeur Hermite, que notre camarade Armand enfermant dans des contours où elles se trouvent finies, continues et bien déterminées, sous la garde du facteur de M. Darboux, leur dit: « Vous êtes holomorphes, n et M

p.25 (5)
L'ARGOT' DE L'X. 25 le rare mérite de répéter tout ce qu'a dit M. Weierstrass, répéta « Oui, vous êtes holomorphes Et, en effet, messieurs, elles sont holomorphes! Puisse-je l'être moi-même; puissiez-vous l'être vousmêmes C'est la grâce que je vous souhaite! Ainsi soit-il. Les élèves gardent

p.26 (3)
L'ARGOT DE L'X. 26 l'oppose a celui de conscrit. Anciens et conscrits vivent sur le pied de l'égalité la plus parfaite. Pendant les premières semaines, jusqu'à la fin de la séance des co~e~, les anciens s'arrogent en manière de plaisanterie une espèce d'autorité sur les nouveaux. Le major

p.27 (2)
.L'ARGOT DE J.'X. 27 d'attentes d'épaulettes; tous portent sur la manche de leur veste des chevrons rouges, fabriqués avec la bande du pantalon, ej, dont le nombre indique combien d'examens ont été déjà subis. L'anctëTt se distingue à l'intérieur par le débraiDé de sa t'arrêtent jamais; d'ainem's

p.28 (2)
L'ARGOT DE L'X. 28 9 -==conscnt. e un co~Mcrt aurait donc la e e assurée, ce qui est absurde Anhydre. Terme de chimie qui veut dire ~rmë d'eau. C'est le nom qu'on donne au bœuf bouilli, lequel constitue, à l'École, l'alimentle plus important et qu'on sert le plus souvent dans un profond état

p.29 (2)
L'ARGOT DE L'X. 29 l'École, et a satisfait aux examens de sortie. Les jeunes élèves qui viennent de quitter l'École des mines, l'École des ponts et chaussées, l'École du génie maritime, l'École d'application de Fontainebleau, sont des antiques; pendant les années passées dans les Écoles

p.30 (3)
L'ARGOT DE L'X. 30 Les anciennes chansons de l'X reviennent aux lèvres et l'on écoute avec plaisir l'orateur de la ~romo qui débite un discours humoristique, ou le poète qui entonne une chanson nouvelle. Après 1830, quand le couplet patriotique était en faveur, Pouzols', chantait les Enfants

p.31 (1)
L'ARGOT ))EL'X. 31 promo? 1850, et toi? 1854. To ralipelles-tu ?. ); Et, les souvenirs sont évoqués! Tous ceux-là sont des an~'ytze~ dont parle le savant philosophe Cournot, quand il dit « Voyex ces vieillards en retraite, dont officier. d'ctatmajor, un autre ing-énieurdes mines, un autre préposé

p.32 (2)
L'ARGOT DE L'X. 32 au conseil d'État, sur les bancs de la Chambre des députés ou du Sénat, dans le conseil des ministres un antique occupe en ce moment le premier, rang dans l'État. Cavaignac, le président de notre deuxième République, appartenait a la promotion de 1820; Sadi Carnot, président

p.33 (2)
L'ARGOT DE L'X. 33 ~i(7/?n~M ra eu/ et diplomates. De Clermont-Tonnerre, Destutt de Tracy, Vuitry, Lacave-Laplagne, de MontebeMo, FcoMOfMM e6'. Auguste Comte, Le Play, Michel Chevalier, Jean Reynaud, Littérateurs. De Saulcy, Jomard, Walckenaer, Daru, de Barante, de Sainte-Aulaire, Gratry, Médecins

p.34 (3)
L'ARGOT DE L'X. 34 depuis la fondation. Après Lamblardie qui fut tout à la fois le premier directeur de l'Ecole et professeur d'archi après Neveu, l'instituteur de dessin qui faisait de grands discours sur l'architecture, les professeurs furent Lesage, Baltard, Durand, l'auteur du ParaMe

p.35 (2)
L'ARGOT DE L'X. 35 ne crient pas aujourd'hui, demain ils se feront tuer pour leur pays. » On donnait jadis au professeur d'archi le nom d'archi- bête cette expression a disparu, de même que le mot c/'o /uar~ qui désignait les croquis d'archi et de machines. Arti. Abréviation des mots ar~'Meur, a.r

p.36 (2)
L'ARGOT DE L'X. 36 le feu à un mélange détonant, quand les jours d'orage on entend le bruit du tonnerre. Un Vive far [/ formidable, accompagné de hourras frénétiques, retentit longuement dans les salles le jour où l'on amène dans la cour les pièces de canon qui doivent servir à la manœuvre

p.37 (1)
L'AHGOTDEL'X. 37 Cette Marseillaise de l'X se chante sur l'air de la Marche des Puritains. C'est de la ~«erce de l'École, qui occupait en.septembre 1870 les bastions de la porte d'Orléans, qu'est partie une amusante théorie de la manœuvre du canon qu'on chante sur l'air Allons, chasseur, vite

p.38 (2)
L'ARGOT DE L'X. 38 Cette batterie de l'École, commandée par le colonel Mannheim, était servie par d'illustres savants, anciens polytechniciens et membres de l'Institut. C'est à eux qu'un général passant au galop de son cheval, adressa cette recommandation « Bien, mes enfants, courage; seulement

p.39 (1)
L'ARGOT DE L'l, 39 pour avoir le droit. de surveiller plus tard le pansage des chevaux et la distribution du fourrage Art-mili. Pour art militaire. Le cours d'ar -nn7t a été introduit à l'École peu d'années avant 1870. Il fut professé pour la première fois par le général Favé, aide de camp

p.40 (2)
L'ARGOT DE L'X. 40 polytechnique, répondit-H. Qu'est-ce que cette École-là ? C'est une École où l'on entre par examen. Exige-t-on beaucoup des candidats ? Vous le verrez dans le programme que le gouvernement en voie tous les ans àl'administration départementale. Je courus sur-le-champ à

p.41 (2)
L'ARGOT DE L'X. 4] de géométrie supérieure. Le 30 mars 1814, Chasles s'était distingué par sa belle conduite dans la batterie de l'Ecole, à la barrière de Vincennes. Delaunay, après avoir brillamment professé la mécanique durant vingt années, changea sa chaire contre celle d'astro au moment où

p.42 (2)
L'ARGOT DE L'X. 42 de vos camarades. Je ne puis comprendre qu'on brise de gaieté de cœur la carrière d'un pauvre jeune homme; aussi, je vais en référer au chef de l'État et à mon petit conscrit de Freycinet. M. Faye était naturellement indiqué pour présider les fêtes du Centenaire; sa situation

p.44 (2)
L'ARGOT DE L'X. 44 se mit à pousser des miaulements féroces dont on couvrait le bruit en accentuant les «kein,keine,kein H.~ac~alaperçut à la fin, près de sa table, comme un élève allait le prendre il interpella alors l'élève qui hésitait « C'est a fous, monsieur, a brendre le chat! » Quel accès

p.45 (2)
L'ARGOT DE L'X. 45 transformé le cours a été supprimé et remplacé par des conférences que les élèves préparent maintenant avec le supplémentaire à la fin du cours pour terminer ses phrases. A la séance des Om/)re~ on lui fait prononcer des phrases inachevées dans le genre de celle-ci Tableaux

p.46 (3)
L'ARGOT DE L'X. 46 Bahut. -Bahuté. Le bahut, dans l'argot des collégiens, c'est le lycée le mot évoque l'idée d'un vieux meuble, d'une vieille boîte; pour les saint-cyriens, le bahut, c'est leur École elle-même. Le polytechnicien emploie le mot hahuter dans le sens de « donner à un objet le chic

p.47 (2)
L'ARGOT DE L'X. 47 semaines, jusqu'à la séance des cotes (Voy. ce mot), après laquelle anciens et conscrits sortent bras dessus, bras dessous, désormais camarades. Le Aa/m~aye commence le jour même de l'habillement des nouveaux. Les ans obligent lès conscrits à prendre des prunes chez la Prosper

p.48 (1)
L'ARGOT BEL'X. 48 de récréation volent en éclats, frappées par les queues de billard; les arrivants, de plus en plus pressés, poussent des cris auxquels les anciens répondent par des hurlements de fauves. Tout a coup la scène s'éclaire de feux de Bengale allumés dans la cour et le tapage devient

p.49 (2)
L'ARGOT DE L'X. 49 qu'il a toujours dans sa poche, il se faufile partout dans le pavillon des conscrits. Sa malice sait discerner bien vite les caractères crédules dont il exigera des obéissances comiques ou qu'il terrifiera de menaces. II leur jettera sans cesse à la tête, avec des accents

p.50 (2)
L'ARGOT DE L'X. 50 d'études et dans laquelle on serre les objets d'un usage commun; on dit la banale au lieu de la table hanale, qui appartient à tout le monde. Cette table sert à bien des usages, mais surtout a la confection de plats variés. C'est sur la Aana~e, bien dissimulée dans le désert

p.51 (1)
L'ARGOT DEL'X. 51 dine, alors en usage dans l'armée couché à plat ventre sur le tabouret, les jambes repliées, le bras droit lié à la jambe gauche, le gauche à la jambe droite, le conscrit était maintenu une minute dans l'immobilité la plus complète et rafraîchi au moyen de Aom~e~ hydrauliques

p.52 (2)
L'ARGOT DE L'X. 52 un élève en faute il ne colle pas toujours, mais il veut qu'on soit persuadé de sa vigilance cet autre est inexorable, il a l'inflexibilité de la loi militaire on le craint davantage, mais on ne l'estime pas moins. Le cri Vess au Aa~o~/ avertit toujours les camarades

p.53 (4)
L'ARGOT DE L'X. 53 de porter, autour du cou, tous les boutons de herry passés dans une corde en guise de collier. Le herry se prête, d'ailleurs, à des transformations variées. Quand on veut se déguiser, on le retourne et un camarade se charge de vous décorer la doublure de toutes anciens élèves. M

p.54 (2)
L'ARGOT DE L'X 54 il fut un des plus brillants élèves. M. Bertrand, fils du célèbre auteur des Lettres sur les révolutions du y/oAe, est le neveu du professeur Duhamel et le beau-frère du savant M. Hermite. Les élèves ne manquent pas de saluer par des applaudissements la silhouette

p.55 (2)
L'ARGOT DE-L'X. 55 Dès que M. Bertrand est entré dans l'amphithéâtre, debout devant la table semi-circulaire, il promène sa main sur la table, jusqu'à ce qu'il ait trouvé, sans regarder, certain trou qu'il a l'habitude de boucher avec le doigt et,- quand H a enfin trouvé le trou désiré, il continue

p.56 (2)
L'ARGOT DE L'X. 56 Berzé. Abréviation de jSerzë~u~, nom donné à l'horloge de la cour: On raconte que le grand chimiste suédois, de passage à Paris, vers 1819, vint faire quelques expériences de physique et de chimie devant les élèves de l'École. Pour montrer l'influence exercée par l'air sur

p.57 (2)
L'ARGOT DE L'X. 57 élèves, de sept heures à sept heures et demie du soir. C'est pendant cette récréation que jadis les artistes de la promotion, montés sur des tréteaux disposés dans la cour, donnaient un concert à leurs camarades. Ce concert s'appelait le heuglant on y entonnait les chansons

p.58 (2)
L'ARGOT DE L'X. 58 l'École, inspirées par l'événement actuel. Ainsi, après 1840, on chanta longtemps, sur l'air de Larifla, la complainte du Retour des cendres deNapoléon, composée par un antique et dont voici les principaux couplets Dont ils avaient grand'peur. Puis le prince de Joinville Est

p.59 (2)
L'ARGOT DE L'X. 59 Il arrivait quelquefois que le poète de la promotion recevait l'ordre de produire, à jour fixe, un chef-d'œuvre qui serait chanté ou récité au heuglant. Voici l'une de ces compositions, faite en 1859, sur commande, et dont l'auteur est M. Mercadier, le directeur actuel des études

p.60 (2)
L'ARGOT DE L'X. 60 On chante toujours a l'École, mais plutôt aujourd'hui des refrains de troupiers, comme celui du Frère Capuct~ Pendant bien des années les promotions ont applaudi leurs artistes chanteurs et leurs poètes au Aeuy/an du soir. Aujourd'hui c'est la musique instrumentale qui est plus

p.61 (3)
L'ARGOT DE L'X. 61 destie, Leroy prononça ce discours à l'ouverture de son cours: Messieurs, appelé par la confiance du gouvernement à succéder. à un homme illustre. en quelque sorte. Soit xy, la ligne de terre. Les élèves de son temps prétendaient que son langage, d'une pauvre éloquence

p.62 (2)
L'ARGOT DE L'X. 62 Aux mémorables journées Des douze et treize mai. et qui se chantait sur l'air de Fualdès. Le général Tholozé, pour récompenser les élèves de la belle conduite qu'ils avaient tenue en ces mémorables journées, avait autorisé un punch au parloir; la fête fut si complète

p.63 (2)
L'ARGOT DE L'X. 63 vrages à gravures, lire des romans, rarement faire des re- bablement parce qu'on consomme beaucoup de coquillages (bigorneaux) dans les ports militaires. Le Atyor (Voy. le dessin p. 64) a son couplet dans la Chanson de ~co~e Le bigor, sur terre et sur l'onde, S'f.iche pas mal

p.64 (2)
L'ARGOT DE L'X. 64 Binet. Abréviation du mot cahinet. Toute salle qui n'est pas habituellement occupée en commun par les hinets designés par un numéro /)~e de rat'de-?!tajor, réservé a la visite médicale journalière des malades, hinets des colleurs où les répétiteurs font passer les examens

p.65 (2)
L'ARGOT DE L'X. 65 de danse, les 2):ne~ du dentiste, du lampiste, etc., les postes ou hinets des gardes-consigne, etc., etc. Dans un ~t7te de musique, un musicien enragé, étant parvenu un jour à desceller les barreaux de fer de la fenêtre, avait pris l'habitude de' descendre par )à jusqu'à

p.66 (3)
L'ARGOT DE L'X. 66 Btâmc. C'est la première des peines qui peuvent être infligées a un élève, par le jugement de ses camarades, conformément au Code X (Voy. ce mot). Le AMfne consiste en un ~a;'m' écrit par le major des anciens qui, après avoir circulé dans les salles d'études, est Parmi

p.67 (2)
L'ARGOT DE L'X. 67 d'arriver à destination « Cocher, a 7~/eau » Ce beau l'eu ne durera pas, car, s'il faut en croire ta chanson, la vie n'est pas bien différente a .B/MH de ce qu'elle était à)'ÉcoIc: On n'en finira donc jamais Avec c'te N.. de D. d'École, Avec ses règlemen ts mal faits, Les séanc's

p.68 (2)
L'ARGOT DE L'X. 68 Faudrait que tous les professeurs Soient brutes dans l'amphithéâtre Pendant qu'on danserait en chccur. Nom de D. comm'ce s'rait fot&tre Des types qui vienn'nt vous réciter Des bêtises, )e dos sur un'chaise. C'est bon dans l'Université; ) Quoiqu'i'f. dans l'armée française

p.69 (2)
L'ARGOT DE L'X. 69 d'entrée, on y voit un autre portail symétrique donnant accès dans la grande cour. A gauche, une sorte de tambour, dans lequel se tient un sergent-major garde-consigne, commande le passage avec le dehors, l'infirmerie et le pavillon des élèves. A droite sont les vestiaires, où

p.70 (3)
L'ARGOT DE L'X. 70 l'air du Pendu, les couplets suivants (1) Le poète (!) fait allusion au remplacement général des' serrures ordinaires, dont les élèves avaient les clefs, par des serrures Fichet, afin d'isoler complètement les deux promotions. )nt~ 't)T la chambre des deux conseils

p.71 (2)
L'ARGOT DE L'X. 71 La bretelle est d'ordonnance. Un élève eut un jour la fantaisie de se promener tout nu dans le corridor; pincé parJe/)cMO~H fut puni de deux consignes. L'élève réclama: Je règlement n'ayant pas prévu le cas. On lui leva en en'et la punition, mais on lui innigeadeuxco/Mtyne~ pour

p.72 (2)
L'ARGOT DE L'X. 72 premier classement, en mars, on trouve que l'armée a du bon; en juillet, on crie Vive l'ar t/et l'on conspue les infâmes Ao~ter~. Seules les natures tenaces, celles qui ont une grande puissance de travail, une facilité considérable d'assimilation, réussissent à occuper

p.74 (3)
! pour les sergents. C'est, dans ce sens qu'on disait autrefois a l'Ecole ~Hey un A/t/), comme on dit aujourd'hui ~uyuer une sèche, c'est-a-dirc une fort mau- vaisenote. On raconte qu'un bib)iothécaire de l'École, peu ferré sur ses auteurs, mais accoutume a l'argot de l'X, fit relier deux volumes

p.75 (2)
L'ARGOT DE L'X. 75 volume sur les tables ouman e~ parmi les ouvrages sur la menuiserie (!!) et qui inscrivit, sur des mémoires V'a/- ye~redu professeur Joseph Bertrand, cet,(.e mention rëc/t- A 5'ct~ e-~e/e/ie Le vieux mot/)/\M 7e ~ct'e, signiuant la sciure de bois, est encore connu à l'Ecole

p.76 (2)
L'ARGOT DE L'X. 76 ce couplet d'une complainte qui fut composée sur l'assassin Verger, lors du meurtre de l'archevêque de Paris Il partit entre quat' gendarmes I! n'avait pas du tout l'air d'et' gai. Les assistants versaient des larmes Bien que l'on fût dans le milieu du mois d' mai. On tir

p.80 (2)
L'ARGOT DE L'X. .80 les élèves n'ont plus besoin de venir au secours de leurs camarades que dans de très rares circonstances, par exemple quand des parents n'ont pas fait une demande de bourse en temps utile, quand ils ont été ruinés postérieurement a l'admission, enfin quand ils ont des raisons

p.81 (2)
L'ARGOT DE L'X. 81 les visiter a domicile, et distribuent des secours une fois par semaine H la porte d'entrée de l'École. Ainsi chargés par leurs camarades d'une mission de confiance, les cat'Mt'e~ ont toujours été regardés comme les représentants autorisés de chaque promotion; .ils partagent avec

p.82 (2)
L'ARGOT DE L'X. 82 les yeux, nous reproduisons celui qui représente le candidat, Jules, comme un taureau furieux éventrant tous ses concurrents un autre dessin nous montre quels seront les heureux résultats de l'élection de ~u~' AVANT sonélection, les élèves étaient passés en revue par le oene

p.83 (2)
L'ARGOT DE L'X. 83 Casert. Les caserls sont les casernements, c'està-dire les dortoirs des élèves. Ils occupaient autrefois le deuxième et le troisième étage du pavillon, un étage par division. Depuis que les promotions sont devenues si nombreuses, on a fait de nouveaux c.-Mey'~ dans l'annexe

p.84 (3)
L'ARGOT DE L'X. :84 dix lits alignés de chaque côté, la tête au mur; au pied de chaque lit un petit bahut (le co/7m) contenant le linge et les elfets, et servant de table de toilette avec le pot a eau et la cuvette poses sur le marbre; au-dessus de la-tête une planchette sur laquelle se placent

p.86 (2)
L'ARGOT DE t.'X.. 86 Il n'y a pas encore bien longtemps, une fièvre chorégraphique s'était emparée des élevés et le CcMer servait au tourbillonnement des valses les plus échevelées. Dans le plus simple appareil, coiffés du claque, le baudrier passé sur la chemise, les couples tournaient avec furie

p.87 (3)
L'ARGOT DE L'X. 87 ils se montrent particulièrement soigneux de leur ca~oar ayant toujours dans la poche un petit étui en carton pour l'y enfiler à la moindre menace de pluie, les Xleur ont donné le sobriquet de caso~, qui a remplacé ainsi l'ancien surnom de M/rare~. La supériorité de l'X sur

p.88 (2)
L'ARGOT DE L'X. 88 le vote soit valable, il faut au moins les deux tiers des voix. Chambaid C'est un c/ta/n~ plus modeste et qui n'est pas général. On fait du c~m7)ar(/ dans une salle d'étude, ou bien l'on va cAantAarf/er un casernement. Chamber~eot. Le jeune C/tam~eyyeo mourut en 1750, dans

p.89 (2)
L'ARGOT DE L'X. 89 et il faiiait répondre « Des K/tM » parce que le texte disait « On entendit partir des gradins ce cri lugubre ~a o Aznc/iz~. H A la fin, on imagina, a la cérémonie des cotes (Voy. ce mot) de faire de cette histoire le sujet d'une cote particulière, la cote CAantAe/'yeo

p.90 (3)
-L'ARGOT DE ).X. 90 Que t'exceUent monsieur Mannheim prétend comprendre, Ce que de vous, conserards, on ne saurait attendre' Soudain, j'entends un bruit, étrange à concevoir n Un conscrard vient d'entrer a t'.X, et dit avoir Enfoncé Chambergeoti Et sa bouche hardie Longuement enumere.une liste

p.91 (3)
L'ARGOT DE t.'X. 91 Subissait de nouveau l'assaut de l'Allemand, Et, comme aux anciens jours, je lui donnai mon sang. J'étais à Reichshoffen quand une batterie Sans défenseurs allait périr mon énergie A sauvé ses canons, et je fus décoré (1). Comme toujours, conscrards, ici j'étais rentré Dans

p.92 (3)
L'ARGOT DE L'X. 92 Voici (page 91), à titre de curiosité, la lettre de faire-part de l'enterrement de Vaneau que nous avons retouvée et le détail des dépenses faites par l'École pour les funérailles Fr. r. Frais d'impression des lettres de fairc- part. 0.°" Paycù)apostepourremettrelcstettres. 1.50

p.93 (2)
.L'ARGOT DE Ï/X. 93 Aux beaux jours du romantisme, quand le vent de la poésie soufflait partout, le chameau de la rue Descartes s'appelait ~fa/M~cre et le polytechnicien, nourri de Musset, parodiait ainsi la romance de l'~l~c~ou~e Avez-vous vu près de l'École, Une laveuse au teint bruni

p.94 (2)
L'ARGOT DE L'X. 94 Les au~)tf~ qui se sont fait. remarquer au collège par des relations faciles avec les jeunes personnes de la rive gauche, sont signales pourtaco e cAamestz.S'its sont admis plus tard, on leur ordonne de respecter l'H/n'/br/ne glorieux qu'ils ont l'honneur de porter. Cherche-Midi

p.95 (2)
L'ARGOT DE L'X. 95 le ministre, sur le rapport du généra! elle suit d'ordinaire un e/ta/n; général. Il n'est pas rare qu'elle soit la cause d'un soulèvement des promotions quand l'autorité a désigné individuellement les coupables au lieu de les tirer au sort. L'esprit de l'École a toujours

p.97 (2)
L'ARGOT DE L'X. 97 poitrines exténuées vainqueurs et vaincus dans cette lutte écrasante, hypnotisante, s'enfuient vers mécanique avec ardeur; ce mot est surtout en honneur à Saint-Cyr, il ne s'est introduit que très timidement à l'Écoie." On peut en dire autant du mot ~u~'mer, qu'on employait

p.98 (2)
L'ARGOT DE L'X. 98 couvert de craie pilée, en le frottant vigoureusement. On cire surtout les crotaux récalcitrants qui n'obéissent pas aux ordres de leurs camarades de salle. Claque. -Abréviation de chapeau à claque. C'est le chapeau des élèves, le bicorne, ou, comme on l'appelle encore

p.99 (2)
L'ARGOT DE L'X. 99 promotion débute invariablement par ces mots « Chers cocons » De cocon on a fait le mot cocon/ter, qui veut dire aller causer familièrement, en camarade avec quelqu'un. On cite des professeurs, des capitaines, des généraux même qui aiment a coconner avec les élèves. On dit

p.100 (4)
L'ARGOT DE L'X. 100 Que la gène d'une punition ne te fasse jamais oublier le respect que tu te dois. Ne t'abaisse donc jamais envers celui qui t'a puni à des supplications indignes d'un X. Au dehors, conscrit, que ta tenue soit toujours digne. Deux X qui se rencontrent se doivent le salut

p.101 (3)
L'ARGOT DE L'X. 101 Ce recueil vénérable des lois et des traditions de I'.X ne peut être modifié en l'une quelconque de ses parties que dans des conditions toutes spéciales. Un paragraphe ne peut être retranché ou ajouté que si cette modification est approuvée par trois promotions successives

p.102 (2)
L'ARGOT DE L'X. 102 nous venons de parler, mais par ce qu'il se trouve dans l'une des chansons les plus connues Les lendemains de sortie, pendant la récréation, les effets doivent être brossés et serrés dans le eo/~n. On donnait également autrefois le nom de coffin.à la table commune placée dans

p.103 (2)
L'ARGOT DE L'X. 103 chacun d'eux. Les forts espèrent ramener un 19 ou un 20; les faibles se bornent à espérer une note qui n'entraîne ni le rahiot ni la sécheresse; pour ceux-là, les colleurs bienveillants mettent rarement un zéro la plus mauvaise note est un 1 c'est le bâton protecteur

p.104 (2)
L'ARGOT DE L'X. 104 il se croyait capable, dans un temps moitié moindre, de mieux juger un élève. Comte n'acceptait pas le calcul des probabilités et il refusait d'interroger sur ce cours. Catalan, aujourd'hui professeur à l'Université de Liège, avait des pieds d'une longueur démesurée

p.105 (2)
L'ARGOT DE L'X. 105 le professeur \SacAa toutes sortes de mystifications. Pendant ses interrogations on frappait à coups redoublés à la et cela arrivait presque toujours, de lui faire répéter sa question, il se fâchait en s'écriant « lime semMe pourtant que je parle clairement! )) A la séance

p.106 (2)
L'ARGOT DE L'X. 106 Colo. Le colo, c'est le colonel commandant en se- cond. Il appartient à l'arme de l'artillerie quand le général aui commande l'École sort de l'arme du génie, et réciproquement. Il reçoit tous les matins le rapport du capitaine de service, donne dans la journée audience

p.107 (2)
L'ARGOT DE L'X. 107 Le colonel Lebeuf, qui devint maréchal de France, fut appelé à l'École par Arago qui connaissait ses qualités militaires il était très aimé des élèves sa belle figure martiale faisait leur admiration. Le colonel Frossard, précepteur du jeune prince impérial

p.108 (2)
L'ARGOT DE L'X. 108 Dans ces dernières années, un jeune et élégant colonel d'artillerie, devenu depuis le plus brillant de nos divisionnaires, n'a pas manqué d'être chansonné à la séance des Ombres. C'est pour lui qu'on entonnait ce refrain AIIi alto 1 Ah! le joli coto/ Voyez comme il dégote [ AIIi

p.109 (2)
L'ARGOT DE L'X. 109 et d'appliquer une cote à tous ceux que certaines particularités ou qu'une réputation de collège a désignes à son attention. La lecture de ces co e~se fait publiquement, le jour de la séance des cotes. La commiss se compose de douze membres, plus quelques bourreaux, désignés

p.110 (2)
L'ARGOT DE L'X. 110 Le conscrard traduit devant la commiss signe la déclaration suivante « Je soussigné, ignoble conserard d'une promo (jaune, rouge), déclare m'engager à ne rien révéler à mes cocons ni à aucun exotique, de ce qui va se passer pendant ma. comparution devant la commiss

p.111 (3)
L'ARGOT DE L'X. ni la condor enrodle autour de ce poing un des trois modèles de chaussettes que possède la lingerie et, sur ce seul diagnostic, vous fournit tout votre linge de corps et de lit. Confé-miti. Abréviation de con férences militaires. Ces conférences portent sur les parties principales

p.112 (2)
L'ARGOT DE L'X. 112 11:011 titi totn~CIlIt1C.

p.113 (3)
L'ARGOT DE L'X. 113 qui revient à chaque instant, ou bien il s'étale dans le oj90 classique qu'on fait circuler dans les salles peu de jours après la rentrée, dont toutes-les phrases débutant parla rubrique On a M un conscrard, accusent plaisamment les infàmes conscrards de toutes les inepties

p.114 (2)
L'ARGOT DE L'X. 114 du directeur, des t;M t u eur6' et de leurs adjoints; il avait, a la fois, la direction de l'instruction et celle de l'administration l'illustre Lagrange en fut le premier président. On avait voulu nommer Monge, le véritable fondateur de l'École, mais il refusa disant « Je vaux

p.116 (2)
L'ARGOT DE L'X. ne Laines auxquelles on a donné en son honneur le nom de coy'to~ Le corio fournit de l'eau filtrée, médiocre comme boisson, très bonne pour le dessin au lavis, excellente pour remplir les bombes dont on asperge les camarades, parfaite pour détremper les bottes des conscrits. Rempli

p.118 (2)
L'ARGOT DE L'X. 118 Coter quelqu'un, c'est l'apprécier, c'est lui donner une cote; parfois même c'est simplement l'observer avec attention II y a des examinateurs qui co eyt très haut, d'autres très bas. A l'amphithéâtre le capitaine de service cote un élève dont la tenue laisse à désirer. On dit

p.119 (2)
L'ARGOT DE L'X. 119 &ou/-reau;r, armés de leurs instruments de supplice, sont derrière eux, la tête couverte de leurs cagoules rouges des anciens étrangement costumés avec des berrys retournés, des dominos de papier, des grosses têtes, des masques d'escrime, armés d'une queue de billard, entourent

p.120 (2)
L'ARGOT DE L'X. 120 qui y va lui-même de son laïus de circonstance la lecture de chaque cote est suivie d'un air de musique. Un progr amme autographié de la fête, illustré par le plus habile artiste de la promotion des anciens, énumérant toutes les cotes, est mis entre les mains

p.122 (4)
L'ARGOT DE L'X. 122 Cotes majors. Le major de tête des anciens harangue le major de queue des conscrits, l'exhorte à lever fièrement. la tête Heureux conscrit! le seul qui ne puisse perdre de rangs aux différents classements! Oublie ton numéro d'entrée, celui du schickMt est le seul

p.123 (2)
L'ARGOT DE L'X, 123 Pourrez-vous supporter la forte nourriture Qu'un magnan généreux nous donne à nos repas? L'anhydre n'est-il pas une viande trop dure? Fatiguera-t-il pas vos jeunes estomacs? N'aurez-vous pas alors peur de Croquemitaine'' Seuls, dans vos petits lits, vous pleurerez en vain

p.124 (2)
L'ARGOT DE L'X. 124 Mais tant d'attention est beaucoup pour votre âge, Prenez donc de mes mains ces enfantins jouets, Allez vous amuser et soyez toujours sages. Vous, nourrices, approchez; emportez les bébés! [Deux anciens déguisés en nourrices emportent, les petits.] La cole cent est appliquée à

p.125 (2)
L'ARGOT DE L'X. 123 Chaque jour, conscrit, tu t'affichais ostensiblemcnt entre les pilules Suisses et les pastilles Géraude). On vantait ta science, ton esprit, ton physique séduisant, ta voix enchanteresse les mères de famiUe, en lisant la liste de tes perfections, te souhaitaient comme rendre

p.126 (3)
L'ARGOT DE L'X. 126 Pour chaque élevé marqué de la cote y'o )e, il y a un boniment du même genre. Cote nègre. –En 1880, pour lapremière fois, un conscrit. de race noire.futadmis à l'École. On imagina natureUement une cote nouvelle. Ah c'est toi le nègre. C'est bien, conscrard, continue

p.127 (3)
L'ARGOT DE L'X. 127 en abandonnant l'espoir d'obtenir les palmes académiques Le mot f7Hou/~ est une abréviation de l'épithète peu aimable de nt mot7/ que les élevés de l'École normale s'appliquent à eux-mêmes. Cotise. Abréviation de co t'~a t'on. Les ressources de la caisse consistent uniquement

p.128 (2)
L'ARGOT DE L'X. 128 leur donner en quelques semaines une connaissance rapide de toutes les matières du programme d'études au bout de ce temps, les élèves furent examinés devant le conseil de ['Ecole et immédiatement répartis en trois divisions. C'est ainsi que s'ouvrirent, au palais Bourbon

p.129 (2)
L'ARGOT DE L'X. 129 parce qu'il avait été nomme par le roiPro ec et!de l'Ecole polytechnique. Le duc vrer à toutes sortes de plaisanteries sur sa personne. « A l'une des réceptions du 1"janvier, raconte Bosquet, le futur'maréchat de France, qui était élevé en 1829-1830, il ne sut que nous dire

p.130 (2)
L'ARGOT DE L'X. 130 aux cy'o at)a; le titre de c/te/A' de .s'a~e; c'est a eux qu'elle s'adresse quand elle a des communications générâtes à faire aux élèves. Dans ce cas, le capitaine ou l'adjudant de service dépêche un tapin qui parcourt les corridors, et ouvre la porte de chaque salle en criant

p.131 (4)
L'ARGOT DE L'X. 131 Mais )'ct'e~ n'bougeant pas, Utepritparlebras, Etdit,d'un air très froid –Voushesitez'jccrois. Lc lendemain. On le chante en recommençant indéfiniment en manière de scie rappelant celle de /'Ay?tOureu.x Colin. Le c/'o a/e est chef de table au réfectoire. Comme on suppose

p.133 (2)
L'ARGOT DE L'X. 133 Le répétiteur du cours s'appelle tout naturellement le ~OtM- t!r . Ce sobriquet, excite d'autant plus le rire que les élèves ont une grande ailection pour le répétiteur actuel, M. Choisy, dont les productions littéraires, pleines de finesse et si justement appréciées, sont peut

p.134 (2)
L'ARGOT DE !X. 134 Dégueuler. R'eciter- de mémoire une leçon du professeur, Lout un chapitre de chimie; parler d'abondance sans s'inquiéter de comprendre ce que l'on dit. Cer- ra (Voyex ce mot) 'en c/emu.s'e an la porte derrière laquelle il est arrête. Désert. On appelle (/Mer l'angle

p.135 (1)
L'AKGOT DE L'X. 135 mo;' ou cuisiner le chocolat du matin. Deux élèves poètes, de la promotion 1882 (J. Dreyfus et Onitton), ont chanté les charmes du f/ M'er sur l'air du « Casque »' dans le Cœur e /a A/a! Il existe dans chaque sa)ie, Dans l'coin en entrant, un-~e'er . C'est là que l'cuisinier

p.136 (4)
L'ARGOT DE L'X. 136 Dans l'désert on ne craint rien, Ça va bien, ça va bien (bis). Dévisser. Dans l'argot courant, un individu vissé est celui qui ne se remue pas. A l'Ecole, le mot- (/et)t~ey, contraire de t;M6'e/ s'applique aux m~t/oy'~ et aux c 'o af)a; ceux-ci, sur l'ordre de la promotion

p.137 (2)
L'ARGOT DE ).'X. 137 Sur l'autre côté se trouvaient ces mots TOUTt'OUnLArATRH: L]:SSC))!XCf:S HT LA GLOIRE. I'T LA GLOIRE. Le 7ray/ parut a toutes les cérémonies sotenneHes de l'empire, lorsque le bataillon des élevés marchait, en tête de l'armée, immédiatement après la garde impériale le 14 août

p.138 (2)
L'ARGOT DE L'X. 138 de 1844. Duhamel étant directeur des études a l'Ecole accepta les fonctions d'examinateur de sortie les élèves refusèrent d'être jugés par un examinateur qui avait déjà procédé a leur classement d'autres titres et qui pouvait. avoir des idées préconçues sur le mérite de chacun

p.140 (2)
L'ARGOT DKI.'X. 140 A la séance des cotes, le conscrit qui se faisait remarquer au lycée par une tenue civile par trop fashionable, est soumis il la cote e/-)0;7. Epure. Dessin géométrique exécuté avec la règle et le compas. Pour un polytechnicien, tous les corps de la nature doivent pouvoir être

p.141 (2)
L'ARGOT DE L'X. Ml Hcgarde ces contours en ligne pleine et pure, Le point rond s'unissant au point long plus tenu Vois le commun so)idc,ombrceomme nature, Par te raisonnement dans les airs soutenu. Souvent ainsi, lecteur, dans l'âme d'une femme, Un ingrat passager laisse une plaie infâme, Puis

p.142 (2)
L'ARGOT DE L'X. 142 d'escadron, six capitaines et huit adjudants. Étui. Superlatif de hahulé. On dit /)a/n) ë auec e ut. Cette expression bizarre provient de ce que, sur les prospectus des marchands, il côté du prix de l'épee AaAu ëe, est indiqué un supplément de prix pour.I'ëpée « avec étui

p.143 (2)
L'ARGOT DE L'X. 143 mois compris le e/)t/M Je c/na 7e préparatoire pour chacun d'eux; nous ne parlons pas des colles ou examens de tous les jours. Et la même série d'épreuves recommence pendant la seconde année d'études, terminée enfin par les e.ra/K f7e sorlie, qui ont lieu devant

p.144 (2)
L'ARGOT M ).'X. tii votvcr, l'exercice du fusil. Cette dernière partie de l'instruction militaire est donnée aux élevés par des sergents de la Hg'në, qui s'acquittent, généralement de leurs fonctions avec le plus grand tact; ei)o a lieu dans la cour, pendant la récréation, sous la direction

p.145 (2)
L'ARGOT DE L'X. 145 10 Il n'en est plus de même aujourd'hui les élèves ont compris l'importance de l'instruction militaire. Depuis la guerre de 1870, elle a d'ailleurs été complétée par des exercices de tir à la cible, au polygone de Vincennes, un peu plus tard par une manœuvre au plateau

p.146 (2)
L'ARGOT DE L'X. 146 Quelques conscrits de taille disproportionnée, n'ayant anciens réunissent ces phénonténes, les arment d'une queue de billard, en guise de fusil, et leur font exécuter les mêmes exercices que leurs camarades. La gaucherie du conscrit, son accoutrement, les apostrophes énergiques

p.147 (2)
Fagots. Nom donné aux élèves de l'École forestière. Chaque année, le lundi de Pâques, les X reçoivent les fagots, alors à Paris, dans un restaurant du boulevard. En février, les X sont reçus à Nancy. Les deux Écoles fraternisent ainsi deux fois par an. Fauve. Nom donné aux examinateurs de sortie à

p.148 (2)
L ARGOT DE L'X. 148 ferox, le Roucherus niger et le Moutierus dessicans. Le plus terrible, le Moutardus ferox a des éclats de colère légendaires Monsieur, c'est idiot! c'est absurde démontrez-moi bien vite que c'est absurde. Monsieur, votre prédécesseur avait atteint les derniers confins

p.149 (2)
L'ARGOT DE L'X. 149 le gaz? ?? Mais, monsieur, Heu! heu c'est parce que le bal des incohérents, c'est le bal de la lumière naturelle Quand on lui demande la note de l'examen, il répond invariablement Vous ne connaissez donc pas la dernière ordonnance de M. Lozé? Heu heu M. Lozé a muselé les chiens

p.150 (2)
L'ARGOT DE L'X. J50 Chevreul, dont les cent années de vie firent plus pour sa popularité que ses beaux travaux sur les corps gras et sa gamme chromatique des couleurs, a été /au~e durant vingt années, de 1821 à 1841. Sur les portes des cabinets d'interrogation, les élèves manquent rarement d'écrire

p.151 (2)
L'ARGOT DE L'X. 151 d'aller s'aplatir le dos contre le mur.ou de s'étendre sur le parquet et sans se plaindre, car autrement on augmenterait son supplice en lui versant l'eau du corio sur la tête. Flottard. Élève qui choisit la marine. C'est Clermont- Tonnerre qui, pendant son ministère, sous

p.152 (4)
L'ARGOT DE L'X. 152 les trois constantes A, K, a, étant déterminées par les dimensions du claque. La hauteur est égale à A–a; la longueur de la tête est valeur qu'on obtient en cherchant l'abscisse du point d'inflexion la distance des deux extrémités des cornes est donnée par la valeur

p.153 (2)
L'ARGOT DE L'X. 153 Frêmy. Nom donné au pot moutarde. Ëminent professeur de chimie, particulièrement aimé et estimé des élèves, M. Frémy n'avait qu'un regret dans sa vie, disait-il, celui de n'être pas sorti de l'École. Un. habile dessinateur d'une promotion récente l'a fidèlement représenté dans

p.154 (2)
L'ARGOT DE L'X. 154 anciens élèves des promos jaunes le reconnaîtront dans ces quelques phrases qu'on lui fait prononcer à la séance des Om~rM Avant de commencer l'étude d'un corps d'une importance si capitale et qui vous sera demande si fréquemment dans vos examens, permettez-moi d'insister sur

p.155 (2)
L'ARGOT.DE L'X. 155 Fruit sec. Élève qui n'a pas satisfait aux examens de sortie et qui, par conséquent, n'a pas le droit de porter le titre d'antique. Un élève des plus paresseux, répondit un jour à ses camarades qui lui demandaient ses intentions s'il n'était pas classé « Je ferai, comme mon père

p.156 (3)
L'ARGOT DE L'X. 156 ment aux examens de sortie, perdirent tout à fait leur carrière.L'un de ceux-là, s'étant engagé, ne put jamais dépasser la grade de caporal grosse-caisse Aujourd'hui que les élèves contractent un engagement de trois années, l'élève séché peut faire sa troisième année comme

p.158 (2)
L'ARGOT DE L'X. 158 général Gebhart, qui vient de quitter l'École (1894). Elle a aussi l'avantage de faciliter la préparation de bols de vin chaud sur les becs de gaz de la salle d'étude. On discuta longtemps pour savoir si le gobelet en question porterait le nom de Gebhart ou celui de Freycinet

p.159 (2)
L'ARGOT DE L'X. 159 chanter quelque chanson de circonstance, adaptée à un air connu celle-ci, par exemple qui n'est qu'une parodie de la chanson du CAameau. Parmi les généraux qui ont commandé l'École, beaucoup y sont restés célèbres Le général Lacuée, comte de Cessac, eut le titre de gouverneur

p.160 (2)
L'ARGOT DE L'X. 160 C'est à cette époque que le général Pailhou, sous-gouverneur, se montrait à la chapelle en costume de cour, car il devait ensuite, en sa qualité de gentilhomme de la chambre, aller entendre la messe du roi. La culotte courte, les bas de soie, lapetite ëpée horizontale

p.161 (2)
L'ARGOT DE L'X. 161 du règne de Louis-Philippe. Il avait la réputation d'un habile joueur de billard. C'est lui qui exécutait les coups extraordinaires imaginés et expliqués par Coriolis, le savant directeur des études, dans sa Théorie /H jeu de /~Ha~Y/. Le général Vaiitant, qui devint plus tard

p.162 (2)
L'ARGOT DE L'X. 162 Aujourd'hui l'École est commandée par le général André (1). Cr. M. Abréviation radicale de ye~ne mart~me. On dit indifféremment: Myc~neurdu G.M.,ou tnyent'eftfde~cons ruc~ton~ navales. C'est une des carrières de la petite hotte. Dupuy de Lôme, le créateur du navire cuirassé

p.163 (2)
L'ARGOT DE L'X. 163 théâtre le dessin et le tracé des gabarits. » En un mois, ces apprentis devinrent en état de diriger les constructions et plusieurs d'entre eux, envoyés à Boulogne, furent immédiatement nommés directeurs des travaux. Géo. Abréviation de géodésie. La géodésie, quoique faisant

p.164 (2)
L'ARGOT DE L'X. 164 supplément de besogne, et l'adjectif gigonnaire ou supplémentaire. Ainsi quelquefois l'on ytyoft~e dans l'intention de faire du zèle. Le ytyon, de lait, qu'on peut obtenir au réfectoire, est monté en salle et sert à faire le choco (chocolat). On peut être reçu à l'École sur

p.165 (2)
L'ARGOT DE L'X. 165 Gournard Abréviation du nom d'un savant officier de marine qui fut longtemps professeur de géométrie descriptive a l'Ecole, puis examinateur de sortie. On.l'avait surnommé aussi le Bafouilleur, parce que l'asthme, dont il souffrit toute sa vie ne lui permettait pas de s'exprimer

p.166 (2)
L'ARGOT DE L'X. 166 chimie, particulièrement aimé des élèves et qui a eu l'honneur d'introduire à l'École l'enseignement de la ~co~s A?:~ les exercices d'assouplissement, le trapèze, les barres

p.167 (2)
L'ARGOT DE L'X. 167 parallèles, le portique ne trouvent qu'un bien petit nombre de fanatiques. A peine si l'on prend plaisir à grimper aux mansardes et a se laisser glisser dans le sac de sauvetage employé par les pompiers dans les incendies. H faut dire que la vieille cour de gymnastique, où

p.169 (2)
.L'ARGOT DE L'X. 169 T~rer devient aussi synonyme de conspuer, avec un peu plus de fureur pourtant; hure est l'action de Aurer quelqu'un. Dans ce sens on distingue a l'Ecole deux espèces de /turM. La /tHre verticale ou ordinaire, se pratique en faisant un monôme et en criant de toutes ses forces

p.170 (3)
L'ARGOT DE L'X. 170 tous immobiles, la face contre terre, sous les fenêtres du cabinet de service, en se disposant de manière a dessiner les lettres'du mot hure ou le nom de la personne Auree. C'est une manière silencieuse de manifester son mécontentement. On le manifesta, dit

p.171 (3)
L'ARGOT DE L'X. 171 En tournant la tête, Je vois, sacredié! V'nir comme à la fête Lepage et Rollier. J'leur dis: «Mes amis, Titi carabi, Il n'est vraiment ~u' o , Toto carabo Sitôt deux élèves Sontprisauhasard Alors d'un' voix brève, Je dis sans retard: "ViteauC/terch'~Vtdt, Titi carabi, Emm'nez

p.172 (1)
, toute la promotion quitte les bancs en murmurant Inekto!Dans mille circonstances, ce simple vocable permet a l'X peu bavard de formuler rapidement sa pensée. /yte/c o et ~roMA~e paraissent former en ce moment le fonds de la langue polytechnicienne. Il faut encore ajouter fixe qu'on prononce parfois foixe

p.173 (2)
L'ARGOT DE L'X. 173 Infi. Abréviation d'infirmerie. 'Elle est installée à gauche de l'entrée, au fond d'une petite cour basse, étroite et sombre. Les salles occupent les divers étages d'un vieux bâtiment humide et tombant en ruine qui donnent sur le square Monge. Un médecin-major, choisi toujours

p.174 (2)
.L'ARGOT DE L'X. 174 Il occupe'là salle N'' 3, pour laquelle il a été composé une chanson toute spéciale, dont voici seulement la musique l'aide ou petit major avait, une taille bien plus élevée que son chef, le yf'anof major; de ]a ces couplets que l'on chantait à la séance des OmA/'e~, sur l'air

p.175 (2)
L'ARGOT DE L'X. 175 Grave et sérieux, c'est l'grand major; Aimable et gai c'est l'petit. Quand on veut s'balader dehors Et couper à t'e~er mttt, On va trouver le grand major Ou bien on va chez Je petit. L'p'tit envoie chez l'dentiste et s'tord L'grand donne son topo et sourit. "C'est une carotte

p.177 (2)
L'ARGOT DE L'X. J i7 Jordan. On désicne par ce mot le verre (/'eau Un jour que j'étais dans la rue Avec mes habits les plus beaux H vint à crever une nue Qui me mouilla jusques aux os. Non jamais, jamais de ma vie Je n'avais vu pareil jodot; Et comme j'étais sans parapluie, II m'eût plus plu

p.178 (2)
L'ARGOT DE L'X. ]78 sa vie à la science de la manière la plus désintéressée. A l'Ecole, pendant qu'il était élève, il s'occupait surtout de littérature et de grec; ces travaux y K/OMatre~ ne nuisirent pas d'ailleurs à son classement puisqu'il sortit second major.

p.181 (2)
L'ARGOT DE L'X. 181 Les professeurs de chimie ont chacun leur Mo, d'où sont sorties les plus remarquables découvertes. Tous ces professeurs les Berthollet, Chaptal, Pelletier, Vauquelin, Guyton, Fourcroy, Gay-Lussac, Thénard, Pelouze, Regnault, Frémy, ont conquis la célébrité. Gay-Lussac faillit

p.182 (2)
L'ARGOT DE L'X. 182 il trahissait sa joie en dansant comme un enfant dans son laboratoire. Gay-Lussac était d'un naturel et d'une simplicité admirables il avait des mots charmants. C'est lui qui disait « L'homme qui a imaginé de tremper un petit bout de bois dans du soufre fondu pour en faire

p.183 (2)
L'ARGOT DE L'X. 183 ponds de la quatrième et de la cinquième décimâtes. seule la première m'inspire quelques doutes. H Les professeurs actuels sont MM. Grimaux et Gal, dont les amp/tM sont reproduits avec humour par les éièves; ce qu'on ne peut fixer avec le crayon c'est l'accent méridional de M

p.184 (2)
L'ARGOT DE t.'X. 184

p.186 (3)
L'ARGOT DE L'X. 186 Lèche. 7~/a«er/e/ mot emprunté à l'argot courant. Piquer une lèche a quelqu'un, c'est le natter. Le ~ecAeur, ou ~ëe/)arf/ « vit aux dépens de celui qui t'écoute ». Lehoter. Détourner habilement la question posée par un examinateur et y substituer une autre question

p.187 (2)
L'ARGOT DE L'X. 187 Longchamps (les).- Expression consacrée a l'École, pendant de longues années, pour désigner les tua~e/c~e~; elle est tombée en désuétude. On s'en allait aux longeAa77!/)~ griller une cigarette et tailler UHe petite AaM«e avec les camarades quand on était fatigué de la longueur

p.188 (2)
L'ARGOT DE ].'X. 188 ~o/tyc/tam/Mftt fortune. Des invitations avaient été, comme d'habitude, adressées a l'Ecole un élève sorti précipitamment de la salle de bal ayant demandé les ~(m /c/Mt;)t/M à l'huissier préposé à l'appel des voitures, celui-ci cria d'une voix de stentor « La voiture de M

p.191 (2)
L'ARGOT DE L'X. 191 Voici un menu détaché de la planche sua; topos MENU DU 7 FÉVRIER t893. Pommes au four et beurre ou lait sucré. Les élèves seraient certes plus habiles a confec.tionner un menu plus original. Ils s'amusent quelquefois à en dresser qui aient un caractère polytechnicien

p.192 (2)
L'ARGOT DE L'X. 192 Raie à la Frauenhofer ou aux mures. Filet. de vis aux petits poids. atomiques. Empanon délardé aux épinards, Gâteaux de résine à la crème de tartre. LIQTJEURS DE LIDAVIUS, DES nOLLAXDAtS. Eau regale (la meilleur des eaux de table). Major. Comme dans /a Vte~arM'tenne, il y

p.193 (2)
L'ARGOT DE L'X. 193 prix annuel fondé par Laplace et consistant en un exemplaire de ses œuvres. Chaque promotion a un premier et un second major. Peu de jours après la rentrée, les quatre majors, anciens et nouveaux, font connaissance en dansant la polichinelle, au centre d'un cercle formé

p.194 (3)
L'ARGOT DE L'X. 194 décret a ajouté à l'état-major de l'École un chef d'escadron chargé de diriger l'instruction militaire des élèves. La fonction n'était nullement prévue par les lois et décrets qui ont fixé l'organisation de l'École, mais Un o/ un d'plus, c'est pas une affaire Un bastion d'plus

p.195 (1)
L ARGOT DE LX. 195 tous les produits chimiques. En voici un couplet qu'on chantait sur l'air de Calpigi Pour obtenir de l'hydrogène Prenez un tube en porcelaine, Mettez-y du fer et de l'eau, Chauffez le tout dans un fourneau. L'eau, par le fer décomposée, Est par là môme analysée; L'oxygène s'unit

p.196 (2)
L'ARGOT DE L'X. 196 Obelliane, l'habile préparateur, surnommé 7'ron?/)e-A~a tn'e à cause de sa laideur, montrait le maniement des appareils des agents exercés, l'un, plein de timidité, qu'on appelait Mérite-Modeste, un autre, opérateur adroit, qui portait le nom de Sa'M-Pre~ aidaient les élèves

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L'ARGOT DE L'X. 197 successeurs Savary et Chasies. Le cours de mécanique, rétabli en 1851, fut confié à Delaunay et à Bélanger, auquel suc- soient présentés comme les autres d'une façon comique à la séance des Omhres. Les élèves, réunissant malicieusement quelques phrases prononcées

p.198 (2)
L'ARGOT DE L'X. 198 exception pour Hassenfratz. On lit, en effet, dans ses Souvenirs « Les élèves, s'étant aperçus de l'insuffisance d'Hassenfratz, firent une démonstration des dimensions de l'arc-en-ciel remplie d'erreurs de calcul qui se compensaient les unes les autres, de telle manière

p.199 (2)
L'ARGOT DE L'X. 199 meilleur des hommes. Invariablement, quand il entrait il l'amphi, il trouvait écrite, sur le tableau noir, cette phrase à double entente « La métaphysique (Lamé ta physique) m'ennuie »; et il l'effaçait avec bonhomie. Verdet, myope, opérateur inhabile, faisait un admirable cours

p.200 (2)
L'ARGOT DE L'X. 200 fameuse ouverture du Point y. Admis de bonne heure à l'Académie des sciences dont il fut le plus jeune des membres, il professe a l'École la physique avec une élégance et une limpidité admirables. M. Potier, physicien de premier ordre (Voy. gravure, p. 199), fait un cours plus

p.201 (2)
L'ARGOT DE L'X. 201 son nom, le surnommèrent AfercasH c'est le «Mercadier de Zurich ». Monôme. Le monôme est une transformation de la danse antique, appelée la grue, qui figure sur le bouclier .d'Achille et dans laquelle, a l'imitation de ces oiseaux volant l'un derrière l'autre en longues files

p.202 (2)
L'ARGOT DE L'X. 202 trique. 11 si dirige d'abord vers la cour du Collège de France où doivent commencer, quelques jours après, les examens oraux il décrit 'toutes les circonvolutions de la courbe qui a fait le sujet de la composition de mathé- on modifie un peu le vieil itinéraire en se rendant sur

p.203 (2)
L'ARGOT DE L'X. 203 Le lend'main qui qu'a mal aux ch'veux, Qui s'plaint d'avoir la tête en feux, Et pendant l'cours pique un p'ti.t somme ? C'est le monôme A l'École, le monôme est également*en honneur. Son origine date de l'année 1836. On avait pris l'habitude, à l'heure de la petite récréation

p.204 (2)
L'ARGOT DE L'X. 204 exercices, a des jours désignés et traditionnels, vite un monôme s'organise. Le 77to;n!/)M des /H/7tM M conduit par un conscrit non encore habillé le mo~me des tangentes, le jour ou l'on exerce pour la première fois les élèves a se servir de l'épée chacun pose la main droite sur

p.205 (2)
L'ARGOT DE L'X. 205 disparu, le jour où les sergents des conscrits paraissaient pour la première fois avec leurs galons d'or. Toujours l'immense colonne va se balançant et zigzaguant à travers la cour, dessinant des courbes compliquées, accompagnée sur ses flancs par l'escorte débraillée

p.206 (1)
L'ARGOT BEL'X. 206 Mon Oncle. –Nom donné au sergent-major gardien de laporte d'entrée. Un colonel commandant en second l'École Muet. A une certaine époque, tout examinateur de sortie était assisté d'un adjoint, avec lequel il s'entendait pour fixer la note méritée par l'élève. On avait cru trouver

p.207 (2)
L'ARGOT DE L'X. 207 qu'on est longtemps resté muselé. Avec le même sans-gêne, on demande « Qu'as-tu? tu ne démusèles pas? » Au tableau, on est parfois si complètement collé que rien ne peut vous démuseler. Museler une porte, c'est la fermer; museler un rosto, c'est l'éteindre museler un casert

p.209 (2)
L'ARGOT DE L'X. 209 l'ancienne maison des Jacobins de la rue Saint-Dominique, elle se décida pour le collège de Navarre. On trouve trace de ces hésitations dans la curieuse lettre que nous reproduisons et qui fut adressée par Napoléon au généra! Lacuée. 14 'C

p.211 (2)
L'ARGOT DE ).'X. 211 rez-de-chaussée servit de chapcHe sous la Restauration, et son premier étage de salle de dessin et de bibliothèque; il tombait en ruines, en 1875, quand on l'a démoli. Le corps de logis destiné aux maîtres et aux écoliers de théologie sur la rue de la Montagne servit d'abord

p.213 (2)
L'ARGOT DE L'X. 213 honneur des savant célèbres qui sont sortis de t LcoJe. Les ~c~. et les co~cr~. s'entassent sur les gradins et dans les tribunes. L'autorité, ]es professeurs et l'aclministration assistent le plus souvent la séance et prennent part a la gaieté généraie. La salle est plongée dans

p.217 (2)
L'ARGOT DE L'X. 217 Ossian .Bo;te de co OK; ce nom poétique rappelle celui d'un ancien directeur des études, Ossian Bonnet. L'OMtayt sert ordinairement essuyer les rasoirs; mais son utilité principale est de servir de cagoule a ceux qui se déguisent et de masque excellent a ceux qui le soir

p.219 (2)
L'ARGOT DE L'X. 219 longtemps dans la langue courante. Les Jeunes France de 1830 traitaient volontiers de philistin ou de /jan OH/Y/ le bourgeois qui passait sa vie les pieds dans des pantoufles. Théophile Gautier eut un jour, avec FEcote, un démé)e comique, à la suite duquel il fut traité

p.220 (2)
L'ARGOT DM L'X. 220 C'était au moment de l'Inauguration du fronton du Panthéon critiquant le bas-relief où David a représenté d'un côté un élevé de l'Ecole normale, de l'autre un élevé de l'Ecole polytechnique, il s'était moqué de « ces deux embryons d'immortalité )'. Les promotions lui dépêchèrent

p.221 (1)
L'ARGOT DE ). 22] 1816, y introduisit, les exercices religieux journaliers et l'obligation d'assister dans la chapelle aux offices des dimanches et fêtes. On prit alors pour servir de chapelle la salle du rez-de-chaussée, dite salle des Actes, du bâtiment plus tard transformé en bibliothèque, puis

p.223 (4)
L'ARGOT DE L'X. 223 un pensionnat commun, mais internés séparément, ou en très petit nombre, « chez de bons citoyens qui, par leurs tCOLB CENTRALE des TRAVAUX P.UBLICS v ÉGALITÉ. LIBERTÉ. J~ ~ y~j' ~aM la Section ~M~ m~o~Agic de recevoir c~cs ?no/ ~ ~(~ J~t'M de l'Ecole centrale des Travaux

p.224 (2)
L'ARGOT DE L'X. 224 sines du palais Bourbon, a nommer chacune quatre commissaires, chargés de visiter les citoyens qui s'engageraient, a recevoir des élevés en pension. Puis elle informa les candidats, par leur lettre d'admission, qu'ils trouveraient a Paris des pères de famille « ~c;)6't/)~eA

p.226 (2)
L'ARGOT DE L'X. 226 lui fait tenir le discours suivant à la séance des On~re~ cnapeaua; les élèves qui, a certaines années exceptionnelles, sont envoyés sur leur demande a l'École d'application de l'artillerie et du génie, après une année seulement de séjour à l'École. Ils conservent a Bleau

p.227 (2)
L'ARGOT DE L'X. 227 envoyèrent en même temps, au mois de février 1873, plusieurs petits chapeau. à l'École de Fontainebleau. Depuis 1880, quatre promotions consécutives ont joui du même bénéfice en raison de l'extension des cadres de l'artillerie, comme cela s'était.produit en 1840 et 1841

p.228 (4)
L'ARGOT DE L'X. 228 Phécy. T~e~t d'intérieur. Ce mot désigne à proprement parler la calotte ou fez des chasseurs d'Afrique; il ne s'emploie plus guère; on lui préfère maintenantle mot Cc~o . Photo. Abréviation de photographie, empruntée a l'argot courant (Sée, puis Franck, puis aujourd'hui Gerschel

p.229 (3)
L'ARGOT DE L'X. 229 L'expression faire deux pi signifie décrire une circonférence et, par extension, faire le tour complet de la cour. Faire pi, c'est faire une moitié de tour. Faire pi sur deux, c'est profiter du sommeil d'un camarade pour le redresser verticalement sur son lit. Piger. Prendre

p.230 (2)
L'ARGOT DE L'X. 230 à caresser la Muse, n'a pourtant pas craint de le glisser dans l'une de ses chansons, celle de la Bou~anoere La Boulangère a de grands yeux, Les plus jolis yeux de la terre. Pour attirer les amoureux La Boulangère a de grands yeux. Pour trouver place dans son ceeur Il faut

p.231 (2)
L'ARGOT DE L'X. 231 Lé motntpo est également employé dans les familles. Il n'est pas rare d'entendre un père tout orgueilleux [des succès de son jeune fils, bambin de-dix ans, s'écrier « H vient d'être le premier de sa classe en arithmétique. il ira à l'École pipo » H Les polytechniciens charmés

p.232 (3)
L'ARGOT DE L'X. 232 Pipopipette Dans les salles, pendant les longues heures de l'étude du soir, il faut bien se livrer à quelque jeu de combinaison. En cherchant compliquer le vieux jeu de la marelle ou de la pettie, tous deux renouvelés des Grecs, les polytechniciens ont imaginé un jeu nouveau

p.233 (2)
L'ARGOT DE L'X. 233 note; piquer le bouquin, c'est lire un roman, etc. On dit aussi piquer une course (pour courir), piquer la lèche (flatter), piquer un laïus (faire un discours), etc. Certains colleurs ~yf!en Aa~ c'est-à-dire donnent des notes généralement faibles; d'autres, au contraire

p.234 (2)
L'ARGOT DE L'X. 234

p.235 (2)
L'ARGOT DE L'X. 235 Au lendemain de la révolution de 1830, l'École ayant été placée dans les attributions du ministre de la guerre et sou-

p.237 (2)
L'ARGOT DE 1,'X. 237

p.238 (3)
L'ARGOT DE L'X. 238 encore ds, ds étant la représentation de l'élément de surface. Chaque fois qu'on l'apercevait traversant la cour, on entonnait en choeur thographe varie à chaque instant on écrit indifféremment podzèhe, podze7)te, ou peau de ~e~e. L'origine et l'étymologie de cette expression

p.239 (2)
L'ARGOT DE L'X. 239 Point gamma. La fête du Point gamma était une étrange mascarade qu'on célébrait à l'équinoxe du printemps, dans laquelle chacun cherchait à figurer avec le plus fantastique travestissement. Inaugurée pourlapremière fois en 1861, à l'inspiration du camarade Émile Lemoine

p.240 (4)
L'ARGOT DE L'X. 240 « Ce jour-là, dit M. Ragu (1), l'École a l'aspect d'un vaisseau qui va franchir la Ligne. Les portes sombres des salles d'études s'ouvrant sur le corridor semblent autant de sabords d'ou s'envolera tout a l'heure une bordée d'éclats de rire. L'équipage travaille ferme dans

p.241 (2)
L'ARGOT DE L'X. 241 A la première fête, en 1861, l'orchestre exécuta l'Ouverture du point y, œuvre d'un camarade qui délaissa bientôt l'harmonie pour l'étude mathématique des vibrations sonores et lumineuses et qui parvint, non à l'Opéra, mais à l'Académie des sciences. Une édition.de

p.242 (2)
L'ARGOT DE L'X. 242 les mansardes, dans une chambre étroite, qui sert aussi de prison il y peut tout à l'aise chanter, sur l'air de Fualdès, les couplets de la complainte: Dans un cachot, sombre cahute Où l'jour pénëtre par en haut, On enferme tous ceux qui n'o- Béissent pas ou qui chahutent

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L'ARGOT DE L'X. 243 J'ai pour meubI'sun'taMc boiteuse, Un houret, un lit, un souriau J'aiàDeinehuitDiedsdehaut. ainsi qu'on entend quelquefois dési- gner vulgairement l'École polytechnique. On sait que l'institution, fondée par un décret'de la Convenhon, le 11 mars 1794 (21 ventôse an II), s'appela

p.244 (2)
L'ARGOT DE L'X. 244 La Polytechnique est aussi le titre d'une chanson qui fut composée par Héron de Villefosse en 1794. Les premiers élèves avaient institué dès 1798 et organisé depuis, par les soins de leurs anciens camarades, Rohault et Rendu, une réunion amicale où se rencontraient de temps

p.245 (2)
L'ARGOT DE L'X. 245 Tous les objets, tous nous rappelleront Notre École polytechnique: Vaisseau, Canon, Fort, Carte, Mine, Pont, Tout aura ce pouvoir magique. Or comme il est constant Que l'École est vraiment Un manoir encyclopédique, Pour notre honneur, prouvons soudain Qu'on est expert en fait

p.246 (2)
L'ARGOT DE L'X. 246 Le dernier couplet fut composé en 1846 en l'honneur de Le Verrier qui venait de découvrir la fameuse planète Neptune. Guillery, le président de la Société, invita le célèbre astronome au banquet annuel. « Nous datons de Il semble encor que nous les entendions A l'Éco)e

p.248 (3)
L'ARGOT DE L'X. 248 La Polytechnique est enfin le nom d'une marche nationale, qui fut composée après les trois glorieuses journées de juillet 1830 par le capitaine du génie LIadières et qui fut mise en musique par Paër. On entendra le 19 mai 1894 une cantate, la Polytechnique, paroles

p.249 (2)
L'ARGOT DE L'X. 249

p.250 (2)
L'ARGOT DE L'X. 250 Le peuple a dit Leur cœur est sans alarmes, De Saint-Chaumont ne vous souvient-il pas? Leurs devanciers pour moi prirent les armes, Et je les vis, sans reculer d'un pas, Sur leurs canons atlronter le trépas (bis). Les voyez-vous, etc. Après ce jour, la liberté s'envole, On foule

p.251 (2)
L'ARGOT DE L'X. 251 Une nouvelle, bonne ou fâcheuse, est-elle annoncée? ~7n pompier. Un fumiste traverse la cour? Un pompier. H existe deux pompiers, qui se distinguent l'un de l'autre par la musique. Le petit pompier est une sonnerie de cavalerie; l'air du grand pompier est emprunté à l'opéra

p.252 (2)
L'ARGOT DE L'X. 252 Postes. Les postes étaient une sorte de brimade en honneur sous le premier empire, mais dont le caractère était plutôt celui d'une peine; on l'infligeait, après une instrûction secrète et un vote, à celui qui avait compromis au dehors le bon renom de l'École. Le condamné était

p.253 (2)
L'ARGOT DE L'X. 253 nombre de polytechniciens affectent de peu travailler, afin de faire valoir surtout leur intelligence. Poulet (coup du). Le premier jeudi qui suit la rentrée, il est d'usage de chiper le poulet des conscrits. Les ans pénètrent dans les réfectoires avant l'heure du repas

p.254 (2)
L'ARGOT DE L'X. 254 que, par leur amour de l'ordre, ils ont contribué a maintenir l'ordre de la capitale. Je suis fier d'être auprès d'eux l'interprète de la France et je propose ce toast « Aux élevés de l'École polytechnique, qui ont concouru d'une manière si puissante a la défense de nos libertés

p.255 (2)
L'ARGOT DE L'X. 255 permet presque toujours de sortir dès six heures du matin. Autrefois la ra~o/t~e avait lieu de droit le jour de Noël. L'hiver, à cette heure matinale, comme on ne savait que faire, on se rendait au Jardin des Plantes faire A~rueu/e/' l'ours. On jetait à Martin des morceaux

p.256 (2)
L'ARGOT DE L'X. 256 l'année de l'admission. Quelques-unes, il est vrai, ont conquis un peu plus de célébrité: Et d'abord la premère promotion (1794), « joyeuse conscription » des hommes de vingt ans appelés aux hautes écoles créées par la Convention, qui produisit tant d'hommes remarquables tels

p.257 (2)
L'ARGOT DE L'X. 257 envoyés à l'instruction militaire avec les anciens élèves. Le restant de la promotion 1870, convoqué à Bordeaux, où l'École avait été rouverte le 4 janvier 1871, fut désigné par Serret lui-même, le directeur délégué, sous le nom de promotion de Bordeaux il resta dans cette ville

p.258 (2)
L'ARGOT DE L'X. 258 vées égales. L'antique arrivé à la plus haute situation, le président de la République, aurait pu faire pencher la balance mais ayant été obligé pour cause de maladie, de passer trois années à l'École, il est à la fois jaune et rouge! Il,n'y a que deux promotions présentes

p.259 (3)
L'ARGOT DE L'X. 259 change à mesure que_ les mastroquets se succèdent (elle s'appelait autrefois la Leblanc), elle reste célèbre par l'intérêt qu'elle porte à la jeunesse savante. Au premier étage de son établissement, une salle étroite et basse à laquelle conduit un escalier crasseux, enroulé

p.260 (2)
L'ARGOT DE L'X. 260 des bocaux entiers de prunes disparaissent à la grande satisfaction de la Prosper. Putz. Nom donné à la marquise formant abri sur le côté nord de la cour de récréation, et dont on doit la construction au colonel d'artillerie Putz. Sous le putz on se promène par les temps

p.262 (2)
L'ARGOT DE L'X. 262 les quêtes, ils sont séchés du bal de l'Élysée, etc. A l'extérieur on ne doit pas avoir de relations avec eux dans les théâtres, cafés, promenades, etc., mais ils ne sont pas séchés de salut. II leur est interdit d'aller chez la Prosper et autres lieux de réunion des élèves

p.263 (1)
Rubiot. Mot de l'argot vulgaire qui signifie roy/ter, prendre des restes, et par extension avoir. un gain t'na tendu. Rester quelques jours à l'École, après lé départ des camarades, parce qu'aux examens de sortie on a obtenu une moyenne insuffisante, est le plus désagréable des ra/~o~ Ceux

p.264 (2)
L'ARGOT DE L'X. 264 côté de lui, prêt à sonner et à fermer la porte. Tant que l'horloge du Pavillon n'a pas sonné six heures et demie, les enragés dormeurs qui se sont levés à la dernière minute dégringolent l'escalier à moitié vêtus; au moment précis où l'heure sonne, le clairon donne un coup

p.265 (2)
L'ARGOT DE L'X. 265 Lions par jour de huitheures à huit heures et demie, de onze heures et demie à midi et de deux à cinq heures. L'été, au moment du temps depioche, une courte récréation à l'heure du frais coupe agréablement l'étude du soir et permet, avant de regagner le casert, de griller

p.266 (2)
L'ARGOT DE L'X. 266 Et la chanson recommence indéfiniment. Depuis 1889, sur l'initiative du directeur des études, M. Mercadier, on donne aux élevés une recréation de onze heures et demie a midi, pendant laquelle on distribue un morceau de pain avec, depuis 1892, un verre de vin. .Pendant la longue

p.267 (2)
L'ARGOT DE L'X. 267 à peine le temps de manger pour arriver les premiers, car il n'y a que deux billards par promotion et le nombre des amateurs est grand. Les échecs, les dames, les dominos, sont moins recherchés; les jeux de cartes et de hasard sont interdits. théoriquement. Les promeneurs

p.268 (2)
L'ARGOT DE L'X. 268 La première page contenait un article sur la politique les sujets les plus graves de la semaine, tels que l'arrestation de la duchesse de Berry, l'expédition d'Ancône, le choléra, y étaient traités d'une manière concise et autoritaire; deux pages étaient consacrées à

p.269 (2)
L'ARGOT DE L'X. 269 doublées, on a joint à ces salles basses un grand réfec sous l'amphithéâtre de l'annexe. Des tables massives à dessus de marbre commun, des bancs de bois, de petites armoires pour les couverts, des casiers pour les serviettes, en composent tout l'ameublement. Sur la table à dix

p.270 (2)
L'ARGOT DE L'X. 270 RifTault P~s t carton qu'on place sur les genoux pour prendre plus commodément, des notes à l'an!p/n, et qui fut donné aux élèves par le colonel RiCfault, directeur des études, .devenu plus tard général et commandant de l'École. Un carton du même genre et ayant le même objet

p.271 (2)
L'ARGOT DE L'X. 271 Rosto. Le général Rostolan est le seul officier général sortant de l'arme de l'infanterie, qui ait commandé l'École. Outre le souvenir d'une sévérité terrible, il a marqué son passage (1844-]848), par la pose dans la cour de récréation, entre les deux salles de billard, d'un bec

p.272 (2)
L'ARGOT DE L'X. 272 chaque salle. Pourquoi faire ? Elle ne l'a jamais dit. Les élèves l'utilisent pour la course des rouges, sport d'un genre tout particulier qui se pratique le plus souvent vers la fin de l'étude du soir et qui a le privilège de réveiller les dormeurs. Des ficelles rouges

p.274 (2)
L'ARGOT DE L'X. 274 Salanson. Le général du génie Salanson a laissé les meilleurs souvenirs a l'École. II s'était efforcé de faire revivre les traditions anciennes, en réunissant souvent dans ses salons les fonctionnaires civils et militaires, dont il savait, avec infiniment de tact, faire valoir

p.275 (2)
L'ARGOT D):),'X. 275 A 6 heures et demie du matin et à 5 heures du soir, au coup de baguette, il faut être debout, à sa place, en tenue régulière, prêt à répondre à l'appel du Aa~o~; puis, chacun est .libre de piocher. C'est ce que tout le monde fait dans les premières semaines, qui i'a/npAt

p.276 (2)
L'ARGOT DE L'X. 276 (i étage du pavillon elles s'ouvrent, toutes sur le couloir central par une porte à loquet, vitrée dans le haut, pour permettre la surveillance. Au-dessus des deux longues tables-bureaux adossées aux murs, chaque place est marquée par un vaste casier pour les cartons (/)f;6'~y

p.278 (2)
L'ARGOT DE L'X. 278 Jusqu'à ces derniers temps la sape était en faveur a l'Ecole, elle était demandée par tous les 7'a ~ de Ao«e; aujourd'hui c'est l'artillerie qui tient la corde. Le sapeur passe pour être plus sérieux, plus tranquille, plus froid que l'artilleur et cependant

p.279 (3)
L'ARGOT DM L'X. 279 Aux termes du Code X, toute consigne innigée a une salle doit être M/M'A~ee, « l'esprit de l'École exigeant que celui qui se dévoue soit choisi par le sort ». A l'amphi, avant de commencer la leçon, le professeur ~c/nc/f~a/e le nom de l'élève qui sera interrogé à la planche

p.283 (2)
L'ARGOT DE L'X. 28-3 3 fonctions; mais ils n'avaient plus aucun grade, aucune autorité réelle. Aujourd'hui les galons ont disparu (Voy. C/-o e), mais les mots de serpent et de c/'o a/e existent toujours et désignent les élèves qui, par leur rang de classement sont les chefs de salle, de réfectoire

p.284 (2)
i.'ARGOT M 1. X. 284 On redoute d'aller terminer la soirée dans ce boyau partagé en travées étroites et chaudes, qui iongcie square Monge; il est vrai que la substitution des 7ne/'e;M aux nombreux becs de gax qui donnaient une chaleur torride a un peu diminué ie supplice. Aujourd'hui on ne dessine

p.286 (2)
L'ARGOT DE L'X. 28() Le titre d'administrateur n'est resté qu'au seul fonctionnaire chargé de la gestion des finances et du matériel. M. Pradelle a été longtemps administrateur et en même temps caissier de la Société a;)ne~e. Le colonel de Rochas, actuellement en fonction, est bien connu

p.287 (3)
Tangente. La a;x/eyt e c'est l'eyjee du polytechnicien. Elle n'était portée dans le principe que par les serments. Vainement demandée au roi Charles X lors de la visite qu'il fit à l'École en 1825, elle ne fut définitivement donnée à tous les élèves qu'au lendemain de la révolution de 1830

p.288 (1)
L'At!GOTD)'X. 288 est versce a la caisse des élèves. C'est la ~t~(/e des a/t /e~ e.s'. Tapin. Huit tambours ou ctan'ons sont attaches il introduisent les denrées interdites, ou bien encore portent aux prisonniers quelques douceurs défendues. On a conserve le souvenir de quelques-uns de ces t/jt

p.289 (2)
L'ARGOT DE L'X. 289 Taupin. Les candidats aux différentes Écoles du gouvernement sont tous désignés dans les lycées par des surnoms qui rappellent plus ou moins la carrière à laquelle ils se destinent. Les saint-cyriens portent le nom peu aimable de cornichons les futurs forestiers s'appellent

p.290 (2)
L'ARGOT DE L'X. 290 les recrues, les conscrits et, comme dit Brantôme, « cette racaille de soldats qui ne savent encore les courtoisies de la guerre ». La'chanson du Taupin français, compare les taupins des différentes années Sur les cahiers d'algèbre et d'analytique rédigés par les Le ~jt~tz~t est

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L'ARGOT DE L'X. 291 taupins on trouve parfois des croquis ingénieux ou des strophes plus ou moins poétiques. Sur l'un d'eux nous copions ces vers Dans ce triste cahier, rien pour toi, blonde enfant. Tu n'y verras ni fleur, ni devise'amoureuse; Les chansons se tairaient sur ta lèvre joyeuse

p.293 (2)
L'ARGOT DE L'X. 293 La poésie est toujours en honneur dans les classes de taupe et, au moment même où nous écrivons, commence à circuler la Ballade des Points Cycliques d'un taupin du Aa~ar Louis Thêta. Dans les formules de physique, !a température est toujours désignée par la lettre grecque 9

p.294 (2)
L'ARGOT DE L'X. 294 mot thêta pour désigner le degré de température et, par extension, le thermomètre qui marque ce degré. Il y a un thêta de précision dans la cour des élèves. On ne passe jamais sur le Pont-Neuf sans s'arrêter au thêta de l'ingénieur Chevalier. On dit, par exemple « Quel thêta

p.295 (2)
L'ARGOT DE L'X. 295' avec quatre pains à cacheter, une nouvelle du jour dans legoût de celle-ci: « Hier des voleurs ont escaladé les murs de l'Ecole en se servant de l'échelle des teintes; ils ont brisé le cycle de Carnot, faussé la règle d'Ampère, volé un terme de la série de Taylor. Un autre topo

p.296 (2)
L'ARGOT BEL'X., 296 Le opo est encore la feuille circulant de salle en salle et sur laquelle chacune d'elles inscrit son vote et ses observations, lorsqu'il s'agit de consulter la promotion tout entière et de prendre une résolution générale obligatoire @, on l'appelle le topo d'ohserv. Il est

p.297 (5)
L'ARGOT DE L'X. 297 mais elle n'y réussit presque jamais. Quand le topo doit passer d'une.salle à l'autre, trois coups de houret frappés sur la cloison avertissent .les voisins, les portes des salles s'ouvrent à demi, deux mains sont tendues l'une vers l'autre et la feuille est passée sans

p.298 (3)
L'ARGOT DE L'X. 298 dimensions. Ne pas confondre avec Trt~tee. La rn)~e X, enseignée par Monge, est restée attachée au cours de géométrie descriptive jusque vers 1851, époque à laquelle on l'exigea pour l'admission. Le professeur Bour, en entrant dans l'amphithéâtre, traçait trois petits axes

p.299 (2)
L'ARGOT DE L'X. 299 colle, des élèves épris de musique classique, Lemoine, Peyrot, Rossel, Bazaine, Caspari, et quelques autres s'exerçaient à exécuter les œuvres des maîtres pendant la récréation des camarades venaient s'asseoir ou se coucher par terre pour les entendre en fumant leur pipe

p.300 (2)
L'ARGOT DE L'X. 300 qu'elle dut a la faveur du savant chimiste Würtz, l'un des auditeurs les plus assidus. L'oeuvre artistique de M. Lemoine, créée uniquement dans le but de faire entendre de la bonne musique a ses amis, aujourd'hui hautement appréciée, a eu ce résultat, en provoquant

p.301 (2)
L'ARGOT DE L'X. 301 Truffln. On appelle ainsi le coiffeur, l'artiste (!) qui tond et rase la ru~"e (tête). Le nettoyage des ru/~7M qui viennent à l'École est demandé tous les ans par les caissiers, mais sans succès. En somme c'est bien composé, Le public est sabe, posé, Pratique. C'est surtout

p.303 (2)
L'ARGOT DE L'X. 303 la première fois cette inscription ÉCOLE POLYTECHNIQUE. Les élèves, insuffisamment surveillés, ne tardèrent pas à abandonner l'uniforme mais en 1798, lors de l'épuration générale qui fut ordonnée, une nouvelle décision formelle leur enjoignit d'avoir a se procurer l'uniforme

p.305 (2)
L'ARGOT DE L'X. 305 L'uniforme qui est devenu si populaire a été porté pour la première fois par la promotion de 1823; l'habit a un seul rang de bouton, à revers rouges, avec les parements et le col en velours noir, les boutons de l'artillerie et du génie, le pantalon à bandes rouges seuls

p.306 (2)
L'ARGOT DE L'X. 306 chapeau à claque et le même képi à large galon d'or; une épée à poignée de cuivre avec un fourreau de cuir noirci l'hiver, ils prennent la capote-manteau ou la pèlerine comme les officiers de l'armée.

p.307 (2)
Vadrouille. Mot emprunté à l'argot de la rue et qui signifie une « fête exagérée ))..Ptyuer une t~acfyoHt~e, c'est faire la fête. Le jour de la Mi-carême, il est arrivé que des élèves an'uMés de leur blouse de man: d'un pantalon de jr!/m~, et le visage défiguré par une fausse barbe,.se sont mêlés

p.308 (2)
L'ARGOT DE L'X. 308 Visser. Dévisser. Celui-là est vissé sur un banc ou sur un houret qui ne bouge pas de sa place. A l'inverse, se dévisser c'est changer de place. Les piocheurs travaillent trois heures de suite sans se dévisser. Quand la promotion a quelque demande à adresser au général

p.310 (2)
L'ARGOT DE L'X. 310 Les polytechniciens jouent rarement le whist à quatre, mais ils sont passionnés pour le mort. Après la sortie de l'Ecole c'est encore leur jeu favori, et la plupart ont la réputation d'y être de première force.

p.311 (5)
X. Caractère emprunté à l'algèbre, qui désigne à la fois le polytechnicien et l'École polytechnique elle-même. Un X est pour tous les taupins un être en quelque sorte supérieur, pour lequel ils professent le respect et l'admiration. L'étude presque exclusive des mathématiques, son état

p.312 (5)
L'ARGOT DE L'X. 312 les pensionnats, presque tous les bambins de la classe de huitième déclarent qu'ils se destinent à l'X. Tout ce qui vient de l'X est populaire, jusqu'à ses chansons dont les airs se fredonnent dans les familles, bien que les paroles restent heureusement ignorées. Le camarade

p.313 (2)
L'ARGOT DE L'X. 313 La première figure rappelle l'air du Général Co~tfuere~ la seconde, celle du Moine Père capHCtn. La troisième figure rappelle l'air de l'Amoureux Colin et celui des Prisons de Nantes.

p.314 (1)
~'ARGOT DE L' 314 La quatrième figure rappelle l'air du C/tameau la cinquième se termine par le célèbre Pompter.

p.315 (6)
L'ARGOT DE L'X. 315 L'X a ses armes sculptées par Romagnesi sur les bas-reliefs qui décorent la porte d'entrée. On y voit une petite Minerve, déesse de la Sagesse, ayant a sa droite un coq et à sa gauche un hibou. Pourquoi ce coq ? disent les loustics. Parce que Napoiéon appelait l'École « sa poule

p.316 (2)
L'ARGOT DE L'X. 316 Mais ta vocation est pour l'artillerie, Pour le corps qui sauva tant de fois la patrie? Eh bien, tu peux servir, au parc, à l'arsenal, Faire la guerre à pied, ou la faire à cheval. Battre de front, d'echarpe, à dos, à ricochet, Et de mille façons tuer par le boulet! Tu peux

p.317 (3)
L'ARGOT DE L'X. 317 Le choix de la carrière ayant été ajourné au moment de la sortie de l'École, voici comment il y était procédé le général réunissait la promotion dans le grand amphithéâtre 1 chaque élève, appelé d'après son rang, demandait à haute voix la carrière qu'il préférait. Quand l'élève

p.318 (3)
L'ARGOT DE L'X. 318 Au ciel de la mathématique Je brille toujours radieux, Et )'ËcoIe polytechnique Est mon Parthénon glorieux. Je suis )o sphinx qui d'âge en àge Interroge l'humanité, Pour dechitTrer page par page Le livre de la vérité. Je suis tout ce qu'on ignore, Ce que la naïve Pandore

p.319 (2)
L'ARGOT DE L'X. 319 C'est chercher l'inconnue Dans une équation. Déchiffrer la charade Ou le rébus du jour, Les notes d'ambassade, La Ga~eMe d'Augsbourg, L'empreinte vermoulue De quelque inscription. C'est chercher l'inconnue Dans une équation. Dans Mathieu de la Drôme Chercher le temps qu'il fait

p.320 (2)
L'ARGOT DE L'X. 320 Parfois, au printemps de mes jours, J'ai cueilli le myrte et la rose A la ceinture des amours; Mais aujourd'hui, l'age mQrose Me défend de semblables tours; Ils sont passés ces jours de fête Où, pour faire de l'intégral Et du magnétisme animal, Jem'adressaisàma Lisette; Où

p.321 (5)
Y. La lettre y est la cousine de la lettre x, comme le disait père Faurie, un colleur de au/)t' qui a interroge dans les lycées des milliers de candidats a l'X. C'est la fonction, x étant !e plus souvent la variable tf!~e~em(7a~ e/ il conviendrait donc de répéter pour l'y ce que nous avons dit

p.322 (2)
L'ARGOT 1,'X. 322 rien gêné l.es élans de son imagination? Oui, si l'on considère que l'École n'a pas produit, que des savants, des ingénieurs ou des officiers, mais aussi des écrivains, même des poètes Valkenaer, de Barante, le Père Gratry, Armand Silvestre, Kerviler, Maroc) Prévost, Ed. Estaùnier

p.325 (2)
325 L'ARGOT DE L'X. En descendant de jse~re il est d'usage de s'arrêter chez la mère Corneille pour y prendre une prune. Zeller. M. Jules Zeller, le savant historien, membre de l'Institut, a occupé pendant'vingt ans la chaire d'histoire à l'École. Ses leçons, faites avec une gravité pleine

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L'ARGOT DE L'X.

248

La Polytechnique est enfin le nom d'une marche natio-
nale, qui fut composée après les trois glorieuses journées
de juillet 1830 par le capitaine du génie LIadières et qui
fut mise en musique par Paër. On entendra le 19 mai 1894
une cantate, la Polytechnique, paroles de A. Silvestre et
musique de Sarez, tous deux anciens élèves de l'École.

LA MiOfTECMMÇME

e ~fiont~~

~arc~e /M~oim~

~)~~X~~
c"< ~S~t~ ~f <<?~.
(.~SnsMMe 'de- M. B~EM, )

n/" ¡{'gr;

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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