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Title : Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique.... T. 5 CONTRE-CZYZ / par M. Pierre Larousse

Author : Larousse, Pierre (1817-1875)

Publisher : Administration du grand Dictionnaire universel (Paris)

Date of publication : 1866-1877

Subject : Encyclopédies et dictionnaires français -- 19e siècle

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 17 vol. ; in-fol.

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k2053572

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33995829b

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb33995829b

Provenance : bnf.fr

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Title : Grand dictionnaire universel du XIXe siècle : français, historique, géographique, mythologique, bibliographique.... T. 5 CONTRE-CZYZ / par M. Pierre Larousse

Author : Larousse, Pierre (1817-1875)

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CONV CONW CONY .COOK 57.
-i- )' ,< ~<< /~foQ\ nt ~ae M~~M/t~e on vfï"t <'t cècea aue renferma ce cenra de composées.

l'arme du ridicule. Le marquis d'Argens rap-
porte qu'une convulsionnaire, ayant une jambe
beaucoup plus courte que l'autre, allait gam-
bader sur la tombe du diacre, que tous les
mois la jambe courte s'allongeait de manière
à donner une ligne par année,sur quoi l'on
fixa la guérison complète à cinquante-quatre
ans de cabrioles. Il aurait pu ajouter cette
autre anecdote plaisante quelqu'un qui assis-
tait aux préparatifs d'un orticiflement, se sen-
tant transporté d'indignation, pensa qu'il fal-
lait commencer par lanagellation,et,joignant
l'actionalathéorie.seprécipitaacoupsde
caune sur la troupe fanatique et la dispersa.
En 176!, l'autorité publique s'efforça de faire
cesser tes convulsions; mais, par leur clan-
destinité, elles échappaient à la vigilance du
magistrat; elles étaient d'ailleurssoutenues
par des hommes honorables, que ces specta-
cles avaient plus ou moins fanatisés. La ville
de Lyon fut toujours un foyer de eotmubt'OH-
naires. En t79!, il parut dans cette ville un
ouvrage intituté Recueil de prédictions inté-
reM faites e't 1733 par diverses pe)':f)t!M<~
sur plusieurs événements importants (sans non
de lieu ni d'auteur). Quoique ce recueil pré-
sente tous les caractères du délire, il est utito
d'en donner une idée pour faire connaître la
secte dont nous parlons. D'ailleurs, quand on
considère que les auteurs de ces inepties
étaient des hommes vertueux, remplis de lu-
mières, doués d'un sens droit sur toute autre
chose, on est avant tout disposé à les plaindre.
Ecoutez donc les révélations de la sœur Holda,
qui demande qu'on lui donne des coups de
bûche sur te coté gauche et avec violence pour
détruire la dureté de ceux qui sont au côté
gauche du grand monarque La sœur a été
dans une grande agitation; elle aeu de mau-
vaises convulsions; elle a crié Pan, pan,
pan Hétas! mon papal mais ce n'est pas
des bêtes, c'est des bouledogues nous ferons
la guerre l'autre demain. La sœur a vu
un peuple crochu qui se propose de détrôner
le roi. Louis XVI sera détrôné par mon-
sieur. Paris, malheureuse ville, Je te ren-
drai déserte, tes habitants vont te quitter, tes
prêtres te maudire; lagrande ville serajouée
la paume. Les nègres, les sauvages vont
entrer en France.La sœur Angélique
prédit que l'Antechrist sera un pape qm a déjà
régné et qui ressuscitera. tl y aura à Rome
un concile. Pour donner une Idée de ceux
qui doivent s'y rendre, la sœur imite les hur-
lements du loup.

Un ancien dominicain, le P. Lambert, au-
teur de plusieurs ouvrages estimés contre
l'incrédulité de son temps, a fait l'apologie
des co'iUtt/o~aï'rM; il prétend que 1 œuvre
des convulsions a pour objet la venue d'Elie,
le retour des juifs, le rejet du formulaire et
de la bulle t/M'~em A côté de cela, des
ecclésiastiques respectables, que leur minis-
tère mettait à portée de recueillir des rensei-
gnements positifs, ont assuré que, dans les
réunions de convulsionnaires, on alliait ce
que la religion a de plus sacré avec ce que la
débauche a de plus grossier. De cette histoire
des convulsionnaires il ressort un enseigne-
ment, c'est que les controverses théologiques
et le fanatisme sont de véritables malheurs
pour les peuples et pour la raison publique.
Kn luttant contre les préjugés religieux et en
revendiquant le droit du bon sens coutre les
absurdités et les folies d'une théologie suran-
née, les philosophes ont donc rempli un rôle
bien utile. Ce qui doit nous attrister, c'est de
voir des hommes éclairés, comme Roltin,ré-
sister au mouvement d'émancipation,et trai-
ter d'impies les Voltaire, les Diderot et tous
ces nobles révoltés. Mais il en a toujours été
ainsi. Aujourd'hui comme au temps de Vol-
taire, à côté des écrivains intrépides et fiers,
qui viennent se ranger sous la bannière de la
science, il y a le MruuM pecus de la tradition,
qui reçoit le mot d'ordre du jésuitisme, et pré-
tend nous faire rétrograder vers le passé. Heu.
reusement, l'œuvre des philosophes se pour-
suit la lumière se fait dans les esprits, et, à
mesure que l'ignorance se dissipe, que l'in-
struction se répand dans les masses,le goùtdL
merveilleux diminue sensiblement, et le sur.
naturel perd de son empire. Espérons qu<
notre génération verra le triomphe comple
de la science et de la raison humaine. Ce n<
sera pas trop tôt, après tant de siècles d.
ténèbres et d abrutissement, tant de supplices
et tant de sang versé.

De toutes ces disputes, de toutes ces diva
gations délirantes, il n'est guère resté que h
distique grinonné par un spirituel railleur su
la porte du cimetière Saint-Médard, et auque
on fait encore aujourd'hui de fréquentes allu
sions

'Enfin,tes croyants aux miracles commec
cent à devenir rares sur la terre de France
presque aussi rares que les grands-ducs, e
vous ne les rencontrez plus guère que dan
quelques diocèses de Franche-Comté, de Dat
phiné ou de Bretagne, et la police correction
nelle, perdue par ta lecture des écrits de Vo
taire, en est venue a interdire aux madone
peintes de tourner de l'œit dans leurs cadre:
et aux plaies de Jésus de saigner.

De par le roi, défense & Dieu

De faire miracle en ce lieu. ·

TOUSSËNML.

< On a peine à tenir son sérieux contre
naïveté des improvisateurs du monde des ei

v.

prits. Quand la police arrêta l'essor des con-
uMMoxnatrMdeSaint-Médard.onafnehasur
les murs ducimetière ces deux petits vers
boutfons

De par le bon sens, défense de faire par-
ler les tables tournantes et de leur faire com-
poser des vers et de la musique ailleurs que
sur les théâtres de prestidigitateurs. s

C<.n do Tanger (LES), tableau
d'Eugène Delacroix. Dans une rue bordée de
maisons à terrasses dont les angles se décou-
pent sur le ciel bleu, une bande de fanatiques,
arrivés à l'exaspération de l'extase religieuse,
court hurlante et folle au milieu de la foule
qui s'écarte pour lui livrer passage. Ce sont
des aîssaouas livrés aux. transports de la fré-
nésie la plus hideuse les uns se mordent les
bras, les autres trépignent, hurlent, écu-
ment, se contorsionnent, suivis d'un chaous à
cheval, qui veille sur leur dévotion épiiepti-
que. Des enfants regardent cette scène étrange
avec une placidité orientale; des femmes,
voilées de haïks blancs, sont debout surles
terrasses des maisons.'llya a dans cette
toile une incroyable turbulence de mouve-
ment, une férocué de brosse que personne n'a
dépa.tsée, dit M. Th. Gautier; il y a surtout
une couleur chaude, transparente et légère,
dont le charme tempère ce que le sujet peut
avoir d'horrible et de répugnant. Tout en
reconnaissant que l'ensemble est d'une cou-
leur délicieuse, que les murs couronnés de
spectateurs, les turbans de la foule qui se
presse autour des convulsionnaires, compo-
sent des masses pleines de richesse et de va-
riété, Gustave Planche a exprimé le.regret
que ce tableau, si excellent quand on le re-
garde à la distance de quelques pas, ne sou-
tienne pas l'analyse Le ton des murailles
et des turbans demeure tel qu'il paraissait
d'abord, et continue de réjouir l'œil, mais il
n'y a pas dans toute cette foule une seule
figure logiquement construite, capable de
marcher, de se tenir debout, d'avancer la
jambe ou de lever le bras. Nulle forme n'est
déterminée; le front et les orbites sont con-
fondus ni les mains ni les jambes ne sont
attachées il y a dans ce chaos de quoi déses-
pérer l'attention la plus courageuse. Cepen-
dant il est impossible de méconnaître l'énergie
qui anime tous les acteurs de cette scène
mais cette énergie n'est qu'indiquée dans cette
ébauche confuse. Je consens a voir dans cette
toile le programme d'une admirable composi-
tion jamais je ne consentirai à croire que ce
soit un ouvrage achevé. Les Convulsion-
naires ou, comme dit Th. Gautier,les Consul-
< de T'aH~er ont été exposés pour la
première fois au Salon de 1838, et ont re-
paru à l'Exposition de 1855; à cette dernière
date, le tableau faisait partie de la collection
de M.Mata.

CONVULSIONNÉ, ËE (kon-vul-si-o-né)
part. passé du v. Convulsionner. A qui l'on
donne, à qui l'on a donné des convulsions:
~use~s CONVULSIONNÉS par un coura~ élec-
trique.

Par ext. Tourmenté, bouleversé par une
cause physique Franz vit le berger s'enfoncer
par ujt petit sentier au milieu des motfucme~~
de q'ui /'ormen< Mi CONVULSIONNÉ de
la ptm'ne de Rome. (Alex. Dum.)

CONVULSIONNER v. a. ou tr. (kon-vul-si-
o-né rad. coMti/st'on). Néol. Donner des
convulsions à L'électricité CONVULSIONNE les
muscles.

-Par ext. Bouleverser, produire des chan-
gement~ brusques et soudains dans te feu
tH<<')'tfMr A CONVULStOUKÉ globe. La Révolu-
tion /')'NttjMt'M A CONVULSIONNE t'A'UfOpe.
Se convulsionner v. pron. Tomber en con-
vulsion, se livrer a des mouvements convul-
sifs La passion qlti SE COfVULStONNH M< sou-
t)eHf /acMce. (M'"c Romieu.)

CONVULSIONNISTE s. (kon-vul-si-o-ni-ste
rad. co~uft~i'û)i). Partisan des convulsion-
naires de Saint-Médard Les cosvuLStONKtSTËS
dit XVtttC siècle.

i CONVULSIVEMENT adv. (kon-vul-si-ve-
man rad. eoni)Kht'). D'une manière con.
vulsive 7Vapo!em' more/M CONVULSIVEMENT
il s'arrête à chaque croisée du ~'rcm~ (DE
s Ségur.) Sa tête tomba sur sa po! li
r .~)Hern/da ~'p~~ttd~ soupirer coNVULStVE
MENT.(V.Hugo.)

COKWAY, ville d'Angleterre. V. ABERCON-
WAY.

COKWAY (Henry SEYMOUR), général an
') glais, en 17:0, mort en 1795. Il embrassa
it fort jeune la carrière des armes, devint lieu
tenant général en 1759, servit avec ce grad(
en Allemagne pendant la guerre de Sept un
t- (17C!t),et,deretoureuAngleterre,reprit al
Parlement le siège qu'il y occupait depui
1- 1741.LorsqueRockinghamarrivaaupouvoi
!S (17G5), Conway fut nommé membre du cousei
s, privé et secrétaire d'Etat adjoint poste qu'i
conserva jusqu'en 1768. En 1772, il fut char-
du gouvernement de Dte de Jersey, et, d
1778 à 1783, du commandement des force
anglaises. Enfin il fut promu fetd-maréchal e
1793. Le général Conway aimait et cultivai
la les lettres. On a de lui quelques brochure
ï- politiques, une comédie intitulée les /aMS~

De par le roi, défense à Dieu

De faire miracle en ce lieu.

BABfNHT.

apparences (Y789), et des ~e!aH~M en vers et
en prose.

CONWAY (Thomas), major généra) dans
l'armée révolutionnaire américaine, en
Irlande en 1735. Il émigra en France il prit
du service, fit les campagnes d'Allemagne de
1760-1761, reçut le grade de colonel en 1772,
et passa aux Etats-Unis en 1777, à la recom-
mandation de Silas Deane, pour aider à l'or-
ganisation et à l'instruction des troupes colo-
niales. Il jouissait en France d'une assez
grande réputation comme militaire, et atten-
dait du congrès dès son arrivée le grade de
major générai. U éprouva un vif. désappoin-
tement en voyant qu'on ne lui offrait que celui
de brigadier général (mai 1777). Pendant le
rigoureux hiver de cette année, tandis que
Washington campait à Walley-Forge, Con-
way fut l'un de ses ennemis secrets les plus
actifs, et chercha par tous les moyens à faire
passer le commandement suprême entre les
mains du général Gates. En novembre, le
congrès l'avait nommé inspecteur général,
avec le rang de major général, quoique Wash-
ington eût écrit à l'un des membres du con-
grès pour protester contre cette promotion,
ce qui tendrait à prouver qu'à cette époque
le congrès continental professait à t'égard de
Washington un sentiment peu amical. Conway
se donna tant de mouvement pour entretenir
le mécontentement public, il écrivit tant de
lettres anonymes, il répandit tant d'insinua-
tions perndes contre le général en chef, que
toute cette conspiration fut désignée sous te
non de cabale de Conway. Le caractère de cet
homme, si bien pénétré dès le principe par
Washington, finit par être apprécié par le
congrès. Ses prétentions et ses façons agres-
sives l'avaient rendu si impopulaire dans i'ar-
mée, qu'au commencement de 1778 ii envoya
sa démission au président du congrès; à sa
grande surprise,, elle fut acceptée sur-le-
champ. Conway s'était fait des ennemis de
presque tous les officiers, ses frères d'armes.
L'un d'eux le général Cadwattades qu'il
avait plus grièvement offensé, le provoqua en
duel et lui logea une balle dans la tête (4 juil-
let 1778). Croyant la blessure mortelle, Con-
way écrivit à Washington une lettre d'excuses,
datée de Philadelphie, 23 juillet 1778; elle
contenait cette déclaration arrachée à sa
conscience et à ses remords Vous êtes à
mes yeux un homme grand et bon. 11 se ré-
tablit néanmoins, et retourna en France vers
la tin de la même année. H y reprit du ser-
vice, fut nommé maréchal de camp en 1784, et
devint en 1787 gouverneur général des établis-
sements français dans t'tnde. On ignore ta date
de sa mort, qui doit être placée après 1792.
CONYBEARE (Jean), prélat et théologien
anglais, a Pinhoe, près d'Exeter, mort t
Bath en 1755. It se dis;ingua comme profes-
seur et comme prédicateur, et devint succes-
sivement recteur de Saint-Ctément à Oxfort
(1724), directeur du collège d'Exeter (1730)
doyen de Christ-Church (1732),et ennn évéqu<
de Bristot (1750). H a publié, sous le titre d.
Défense de la religion révélée (Londres, 1732)
un ouvrage fort estimé. Ses Sermons ont êt(
réunis et publiés après sa mort (1757, 2,vol
in-8°).

COKYBEAM (Jean-Josias), antiquaire e
géologue anglais. à Londres en 1779, mor
en 1824. H fut professeur d~angto-saxon (1807)
puis de poésie (1812), à l'université d'Oxford
et devint vicaire de Bath-Easton. On a de lu
un assez grand nombre d'articles important
sur la géologie et la chimie, dans les 2'ra~ac
tions o/' the j/eo~t'ea! Society, dans les fA:
losophy AttHab, etc. Au moment de sa mort
Conybeare mettait sous presse ses Illustra
tions de la poésie primitive des Anglais et d,
francats, ouvrage qu'il n'eut pas le temp
d'achever. En recherchant des matériaux pou
ce travail, it trouva quelques écrits rares c
curieux, et édita, entre autres, un extrait d
la ~omattM métrique d'Octave, empereur d
A)me (1M9), et les Cent contes joyeux, reçue
auquel ~hakspeare avait fait allusion dans s
pièce intitulée Beaucoup de bruit poxr rier
et qu'on croyait perdu.

CONYLURE s. m. (ko-ni-lu-re). Mamn
Autre orthographe du mot coNtLURE.
CONYNGHAM (Francis-Nathaniel, marqu
DE), homme politique anglais, à Dublin e
1797, porta, du vivant de son père, le titre c
lord Mount-Charles. U prit part fort jeune au
affaires publiques, se signala par ses idé<
libérâtes, devint sous-secrétaire d'Etat au
affaires étrangères dans le ministère Cannic
(1823-1826), tord de la trésorerie de 1827
1830 pendant l'administration de Wetlingto:
et siégea, à la chambre des lords, en 183
après la mort de son père. Directeur gêner
t des postes en 1834, le marquis de Conyngha
devint, l'année suivante, membre du consf
s privé, occupa la charge de grand chambeth
s de la couronne db 1835 à 1839, et reçut enf
le titre de vice-amiral de l'Utster (1849).
CONYZE s. f. (ho-ni-ze du gr. AontM
r nom d'une plante confondu avec A'0)!M, ce
de puce). Bot. Genre de plantes, de la fami)
des composées, tribu des astérées, comprena
un grand nombre d'espèces répandues da
toutesles régions chaudes et tempérées
globe, et dont une est vulgairement conm
sous le nom de herbe aux puces.
s s. m. Mamm. Syn. de CON)MRE.
Encycl. Bot. Parmi les nombreuses e

pèces que renferme ce genre de composées,
on remarque surtout la conyze écailleuse (co-
ttyM~t
aux mouches ou herbe aux puces. C'est une
plante bisannuelle, à tige velue, rougeâtre et
rameuse, à capitules jaune rouge&tre en de-
hors, groupés en un corymbe terminal. Elle
abonde dans les régions tempérées, sur la
lisière des bois et dans les sots ari(le,, elle
neurit au milieu de l'été. Elle répand,surtout
quand on la froisse, une odeur forte et aro"
matique, qui a fait attribuer à cette plante la
propriété de faire fuir les insectes. On l'em-
ploie quelquefois en médecine comme carmi-
native, emménagogue et vulnéraire. Les bes-
tiaux ne la mangent pas. Dans les localités ou
elle est abondante, on la ramasse pour chauf-
fer les fours.

GUNYZÉ, ÉE adj. (ko-ni-zé). Bot. Qui res-
semble aux conyzes.

s. f. pi. Bot. Section d'astérées bacoha-
ridées ayant pour type le genre conyze.

CONYZOÏDE s. f. (ko-ni-zo-i-de de co-
nyM, et du gr. eidos, aspect). Bot. Syn. de
CARPESIE, genre de composées.

COKZ (Charles-Philippe), poete alfemand.
V. KONZ.

CONZA, autrefois Compsa, ville du royaume
d'Italie, dans la Principauté Ultérieure, district
et a 13kitom.S.-E. de Sun-Angelo-Lombardi;
1,500 h. Archevêché; belle cathédrale. C'est
une ville très-ancienne, qui fut assiégée et
prise par Narsès en 354, parce que 7,000 Goths
s'y étaient réfugiés. Dans la suite, Charle-
magne imposa a Grimoald l'obligation d'en
détruire les murailles.

CONZÉLATEUR s. m. (kon-zé-)tt-iear– du
préf. c et de zélateur). Celui qui, avec
d'autres personnes, se trouve à la tête d'un
parti ~MntMt'eK'' /e Hexienfttti, MtM avez fait.
pendre votre ar~oXt'er CONZÈL&TEUR Cou-
cAard.(Sat.Ménipp.)IiVieuxmot.

CONZIÉ (Louis-François-Marc-Hilaire DE),
prélat français, a Poncin (Ain) en 173:,
mort à Londres en 1804. Il fut successivement
grandvicaire de Senlis, évéque de Saint-
Omer (1766),etévéqued'Arras(I7C9).Use
montra un des adversaires les plus violents
de la Révolution, refusa de siéger aux états
généraux, accompagna le comte d'Artois à
l'étranger, fut investi de toute la confiance de
ce prince, dirigea ses relations avec le parti
royaliste, et ne cessa, par ses intrigues, d'ali-
monter la guerre civile en France. H refusa
en 1801, lors de la conclusion du concordat,
desedémettredesonsiége.etiipassepour
avoir été le chef de la conspiration dont Ca-
doudal fut l'instrument. Son frère, François
DE CoNZtÈ, à Poncin en 1736, mort à Am-
sterdam en 1795, devint évéque de Saint-
Omer, puis archevêque de Tours. 11 siégea aux

étatsgénéraux panuilesadversaires de toutes

les réformes,donnasa démission en)79t,'et
quittalaFraneenouratlermourirenHoUande.
COOBUGATtON s. f. (ko-o-bli-ga-si-on
du pref. co, et de obligation). Obligation réei-
3 proque ou commune à plusieurs personnes.
COOBLIGÉ, ÉE adj. (ko-o-bli-jé du préf.
t co, et de obligé). Qui est obligé avec d'autres,
soit réciproquement, soit solidairement.
t Jurispr. âne..Ne/e!)M a°a«m à sa per-
soxnc, ses biens, ses cautions et ses coo~/tNM,
Formule usitée autrefois en faveur des débi-
teurs que la justice voulait protéger.
COOK (John), navigateur anglais et capi-
taine de boucaniers, qu'il ne faut pas confondre
avec son célèbre homonyme, le capitaine
James Cook. John Cook commandait en 1683
's une célèbre expédition de boucaniers dans la
g mer du Sud. Cette expédition se composait
r d'environ 70 aventuriers, au nombre desquels
,t étaient William Dampier, Edward Davis, Lio-
e net Wafer et Ambroise Cowley. Elle s'embar-
qua sur un vaisseau de ts canons, capturé peu
il de temps auparavant par ces hardis écumeurs
a de mer. John Cook appareilla du Chesapeake
t dans les premiers jours d'août, et se dirigea
d'abord vers la cote de Guinée. A Sierra-
1. Leone, il s'empara par un stratagème ingé-
nieux d'un navire danois portant 36 canons,
muni et approvisionné pour un long voyage.
is Cook fit passer tout son monde sur ce nouveau
:n bâtiment, qu'il appela le Bachelor's Delight
le (les Délices du garçon), et déposant à terre
[X l'équipage danois, sans s'occuper de ce qu'il
ss deviendrait, ii brûla son ancien navire, pour
IX éviter les bavardages. Puis, faisant voile
~g pour le détroit de Magellan, John Cook aper-
a eut une )le à laquelle Cowley donna le nom de
n, Pepy's t.t (île Pepys). Non loin de là, on
3, eut connaissance d'une seconde lie, celle de
ai Sibble /)M)ara~ (Sebald de Weerts). En dou-
m blant le cap Horn, le .NafMor' Delight fut
iil ballotté comme une coquille d'œuf. Il joignit
m bientôt le Nicolas, de Londres, commandé par
in John Eaton, navire qu'on avait équipé dans
la Tamise sous prétexte de l'employer au
commerce, mais en réalité pour des expédi-
tiens de piraterie. John Cook arriva ensuite à
Die de Juan-Fernandez. Plusieurs des bouca-
niers embarqués sur le BaeMf)r's Delight
avaient fait partie de l'expédition de 16M,
durant laquelle, à la suite dune relâche assez
longue dans cette )Ie, un certain William, fn-
dien mosquito, qui accompagnait les bouca-
niers, se trouvant dans les bois à chasser les
chèvres, avait été abandonné dans l'tte, l'ar-
s- rivée subite de trois bâtiments de guerre es-
R

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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