52 CONV CONV CONV CONV plus qu'un consentement. On emploie de quandiademandeestpréciso.. Syn. Convier, engager, Induire, tnvttef. Co"c)eret"m~eTS'emploientsouventquand il s'agit d'un repas; alors inviter exprime simplement l'action d'appeler au repas, et il est le seul qui convienne quand c'est un repas de cérémonie convier, au contraire, suppose lune sorte d'intimité,c'estl'anection qui co~ vie, c'est ta politique ou les simples conve- nances qui t')Ct Dans un sens plus géné-
ral, convier conserve toujours cette couleur
sentimentale qui le distingue des trois autres
mots. Enca~eT- laisse entendre qu'on expose
les raisons qui doivent déterminer à agir.
Induire se prend presque toujours en mau-
vaise part; on induit au mal, on induit à faire
ce qui sera nuisible. Inviter suppose toujours
quelque chose de solennel, de cérémonieux
on invite a une séance académique, à une
distribution de prix, à faire une chose qui
demande de longs efforts, etc.
CONVINE s. f. (kon-vi-ne). Conduite. Il Si-
tuation. c Intrigue. !) Préméditation. Il Vieux
mot.
CONVIVANT s. m. (kon-vi-van du préf.
co?t, et de vivant). Nom que l'on donne, dans
certains couvents d'Italie, a des religieux qui
vivent habituellement en communauté, par
opposition aux <:on/!tfen~, qui ne se réunis-
sent qu'a certaines époques de l'année.
CONVIVE s. (kon-vi-ve lat. conviva, de
cunt, avec, et vivere, vivre). Personne qui
prend part ou qui doit prendre part a un re-
pas De nombreux CONVIVES. De belles CON-
VtVES. Attendre ses CONVtVES. Tous les CONVf-
VES sont arrivés. Augmentation de CONVIVES,
surcroit de plaisir. (Le Sage.) Du moment
qu'il n'y a plus ni eo~~atïM, ni liberté, ~t
abandon, ni e~a/< il ne peut plus y avoir de
CONVIVE. (AuditTret.) Attendre longtemps un
CONVIVE retardataire est un ma;)?tM d'égards
pour tous ceux qui sont pre'M~ (Brill.-Sav.)
Le CONVIVE qui fait attendre ~'ampAt~'yot
mérite de trouver la porte de la salle à man-
ger fermée. (Carême.) 7?!M n'est plus froid,
plus maussade qu'un dt'er ûd les CONVIVES
sont t7!co~~u~ les uns aux au~rM. (Balz.)
Poétiq. Personne qui prend part à une
action considérée comme un banquet mys-
tique
Au festin de la mort, effroyables convives,
Ils mordaient nos canons de leurs dents convulsives.
BARTHÉLÉMY etMÊRY.
Je passerai la coupe aux mains de la jeunesse,
–Fam. Bo'), Per-
sonne gaie, aimable, spirituelle, qui égayé 0
ses compagnons de tabte:~t!*ot!,fNnard,
\D~auy!eMO été d'excellents coNVtVES. (Au-
ditfret.) Si La Fare et Saint-Aulaire vont à la
pM~rM avec la réputation d'auteurs spiri-
ils le doivent surtout à ce qu'ils furent
CONVIVES AtMABLES. (Brill.-Sav.)
CONVIVIAL, ALE adj: (kon-vi-vi-al, a-le
du lat. convivium, festin). Néol. Qui a rap-
port aux festins Les Mf)M cONVfvfAUX. Des
t.~c/a!)M étaient spécialement attachés à chaque
/on<'
Souvent, sur le velours et le damas soyeux,
On voit les plus hâtifs des conu~'M joyeux
S'asseoir au banquet avant l'heure.
V.Hooo.
L'amphitryoci~du lieu, durant-ce caquetage
Dont le tumulte t'étourdit,
Se plaint tout bas que ce tapage
Des convives distraits lui dérobe l'hommage.,
DEHH.E.
Au banquet de la vie infortuné convive,
J'apparus un jour, et je meurs.
GtLBERT.
Connue rejeté de la table de Dieu,
Je vis devant mes pas se fermer le saint lieu.
C.DEHYIOfE.
J'entonnerai l'hymne de la ~etiiesse,
Et, convive enivré du vin de tes bontés,
Et je m'endormirai dans ma félicite.
LAMARTINE.
Hist. Convive du roi, Commensal de la
maison du roi, qui, par ses fonctions, était
admis à la table du souverain La loi salique
distinguait, chez les fr CONVIVE DU
ROI, pour la mort duquel elle donnait 300 ~0!~
d'or de composition. (Montesq.)
–AUas. Uttér. Convive de pierre, Allusion
à un épisode merveilleux de la vie légendaire
de don Juan. V. STATUE.
Epithètes. Bon, aimable, agréable, char-
mant, excellent, parfait, délicat, gourmand,
gourmet, fin, spirituel, gai, joyeux, amusant,
réjouissant, divertissant, discret, indiscret,
babillard, sot, ridicule, glouton, vorace,
muet, silencieux, triste, morose, lugubre, si-
nistre.
CONVIVE s. m. (kon-vi-ve lat. convi-
vium; de cum, avec, et vivere, vivre). Repas,
festin. Vieux mot.
CONVIVIABLE adj. (kon-vi-vi-a-ble du
lat. coMUtUïKm, festin). Qui a rapport aux fes-
tins:epo~ued'o?ï
poésie CONVIVIABLE subit une modification
;;OMMHt'.(Bhll.-Sav.)H Ce néologisme n'est pas
heureux, et rien n'obligeait son auteur à le
créer simultanément avec le suivant, qui est
plus acceptable; peut-être faut-il supposer
une faute d'impression.
CONVIVIAt-ITË s. f. (kon-vi-vi-a-li-té-
rad. convivial). Néol. Goût des réuniona
joyeuses et des festins La gourmandise est
M?t des principaux liens de la société; c'est elle
qui étend graduellement cet esprit de CûNVt-
VtAUTÈ qui réunit chaque jour les divers états,
les fond en Mn seul tout, anime les conversa-
tions, et adoucit les angles de l'iuégalité con-
ventionnelle. (Brill.-Sav.) Un esprit général de
coNVtviAUTÉ s'est répandu dans toutes les
classes de la société. (Brill.-Sav.)
CONVIVIAT s. m. (kon-vi-vi-a du lat.
co~ututum, festin). Néol. Qualité de convive,
présence d'un convive à un repas Souvent,
ou' milieu des festins les plus somptueux, le
plaisir d'observer m'a sauvé des ensuis du
coNViviAT. (Britl.-Sav.)
CONVOCABLE adj. (kon-vo-ka-ble rad.
convoquer). Qui peut être convoqué L'assem-
blée est CONVOCABLE. Les colléges d'électeurs
ne sont pas toujours facilement CONVOCABLES.
Substantiv. Celui qui peut être convo-
qué Convoquer tous les CONVOCABLES.
CONVOCATEUR, TRÏCE s. (kon-vo-ka-
teur, tri-se rad. c Personne qui
convoque, qui est chargée de convoquer:
Tous les bons Ct~oye/ï~ ont reconnu que le roi
est le coNVOCATEUR naturel et le législateur
provisoire des e~a~ ~'e~erau.c. (Mirab.)
CONVOCATION s. f. (kon-vo-ka-si-on
lat. convocatio; de coMuccare, convoquer).
Action.de convoquer La CONVOCATION d'une
assemblée. La coNVOCATtON des c/ia~ArM. La
coNVQCATtON des colléges ~ec~oraNa*. Lettre,
&t~e< de CONVOCATION, Du temps de Charle-
magne, on était obligé, sous de grandes peines,
dp ~e rendre à la CONVOCATION pour quelque
guerre que ce /<. (Montesq.) Depuis Philippe
le Bel, €M 1303, ~MS~u'd Louis J~ CM 1614,
otï trouve une Mr/e de CONVOCATIONS d'états
qui n'est guère interrompue que vers la fin du
Xtve siècle. (Chateaub.)
Encycl. Politiq. et administr. On appelle
convocation l'acte par lequel les membres des
corps délibérants, assemblées politiques ou
conseils administratifs, sont invités à se réu-
nir. 11 y a trois sortes de CMUoco~'o~ celles
qu'une autorité a droit de faire ou de ne pas
faire; celles que l'autorité doit faire dans un
certain déiai. sans que l'époque précise en
soit nxée; celles qu'elle doit faire à une épo-
que fixe. Comme exemple de la première ca-
légorie, dans le système de ta constitution
française de 1852, citons la haute cour de jus-
tice, que l'empereur convoque s'il veut et
quand il veut; celle du Sénat et du Corps lé-
gislatif, que l'empereur fait chaque année, au
moment où il croit utile de le faire; celte des
conseils généraux et d'arrondissement, que le
préfet réunit chaque année, en vertu d'un dé-
cret de l'empereurqui détermine l'époque et la
durée des sessions, rentrent dans la deuxième
catégorie. Dansla troisième catégorie se classe
la convocation des conseils municipaux, que les
maires doivent réunir quatre fois par an au
commencement de févner. de mai, d'août et
de novembre. Ces conseils ont aussi des réu-
nions extraordinaires qui sont prescrites par
les préfets et tes sous-préfets ou autorisées par
eux, sur la demande des maires, toutes les
fois que les intérêts des communes l'exigent.
En Angleterre, la convocation annuelle du
Parlement est un fait de tradition et non pas
de principe légal. En Amérique, la cojtuoca-
tion du congrès est fixée, par la constitution
eUe-mëme, au premier samedi du mois de
décembre de chaque année. En dehors de
cette convocation ordinaire, il peut y avoir
une eonuoca~OH extraordinaire faite par le
président.
Hist. relig. En Angleterre, on donne
le nom de convocation à l'assemblée du clergé
anglican qui se réunit pour délibérer chaque
année sur les matières ecclésiastiques. Depuis
longtemps, sur le sol libre de ce grand peu-
ple, le clergé a son parlement tout comme la
nation. Il a sa chambre haute, où siégent les évé'
ques, et sa chambre basse, destinée aux doyens,
aux archidiacres et au clergé inférieur, distinc-
tion qui n'est guère conforme à l'esprit de l'E-
vangile, mais qui n'en subsiste pas moins dans
toutes les communions chrétiennes. Ce par-
lement clérical se réunit le môme jour que
l'autre, et, comme lui, en vertu d'un ordre
royal. Cette assemblée ecclésiastique exerçait
autrefois dans le royaume une grande in-
fluence elle étudiait divers points de théo-
logie ou de discipline, promulguait divers.ca-
nons, et fixait elle-meme la taxe à laquelle
elle s'imposait. Quand Henri VIH se fut con-
stitué le chef de l'Ëgtise.il il voulut la dominer
entièrement; il lui ôta le droit de promulguer
aucun canon et de prendre aucune résolution
sans l'assentiment de la couronne. En 1665,
la convocation, ayant été également privée du
droit de se taxer elte-méme, perdit toute
l'importance qu'elle avait eue auparavant et
que, ne compensa pas le droit accordé au
ctergé de prendre part aux élections pour la
chambre des Communes. Cette assemblée se
tralna péniblement, s'agitant stérilement en
controverses théologiques, jusqu'à 1520, épo-
que à laquelle la couronne lui enleva totale-
ment le droit de délibérer. Dès lors la cojtuo-
.ca n'était plus qu'une formule vide de
sens, une cérémonie inutile, et semblait con-
damnée à disparaltre. Mais il n'en est pas
ainsi chez nos voisins, où rien ne doit cesser
d'exister que ce qui a été légalement abrogé.
Antonyme. Dissolution.
Aussi, tous tes ans, le message royal con- l'
voque le parlement ecclésiastique en même d
temps que le parlement politique. Les deux p
chambres ecclésiastiques entrent en séance, et il
aussitôt on voit paraltre un huissier apportant s
une ordonnance de prorogation. Le parlement a
se sépare, mais pour se réunir l'année suivante d
et recommencer la même comédie. La fo-orme 1 c
comme disait Brid'oison. Ce détail peint à e
merveille tout un coté du génie anglais, et t
explique comment sa législation est restée un
amas monstrueux de lois, d'ordonnances et de c
préjugés gothiques à peine corrigés par l'u-
sage et la sagesse des juges. Depuis quelques r
années, et en face des progrès toujours crois- d
sants du catholicisme, le clergé anglican a es-
sayé de ranimer son parlement,de lui rendre son
ancienne influence; il n'y a pas encore réussi.
Avant tTM, nous avions, en France, une 1
institution à peu près analogue à la convoca-
tion anglaise c étaient les assemblées du
'clergé. Dans ces assises cléricales, on discu- )
tait également divers points de doctrine ou de
discipline, on s'occupait de tout ce qui inté- c
ressait l'Eglise de France, et enfin on fixait r
quel serait lechiBre du don fait par le clergé
au roi, en compensation de la taille et de
l'impôt, dont il était exempt. C'est dans ces t
assemblées, dans les résolutions qu'elles pre- 1
naient, dans les considérations dont elles ac- r
compagnaient leurs résolutions, qu'on peut
voir quel était l'esprit du clergé, sa douceur,
son humanité et son patriotisme. Si l'Etat f
avait besoin d'argent, il promettait un don
plus fort, à condition que l'hérésie serait ex-
tirpée, et que les décrets portés contre les t
protestants seraient exécutés dans toute leur
rigueur. Si la France était en danger, il ser- E
rait les cordons de sa bourse et faisait le pau- t
vre mais il votait des sommes immenses
pour combattre les huguenots et entreténir t
la guerre civile. Ce ne sont point là des appré-
ciations vagues, ce sont des faits positifs, t
qu'on trouve consignés dans les cahiers ré-
digés à la suite de ces assemblées, pour être
mis sous les yeux du roi. f
CONVOI s. m. (kon-voi du préf. con, et (
de voie). Réunion de voitures de transport i
quieheminentensembleetquiontiamémedes-
tination Plusieurs cONYOtS de blé menuet <
d'arriver à la halle de /~ar~.
Ensemble de voitures et de personnes
qui portent et accompagnent un corps au lieu
de sa sépulture Un coNVOt /'u Sous <
Ptolémée Lagus, le ca'u/ Apis étant mort de
vieillesse, la dépense de son CONVOI, outre les
/ra!'s ordî'nat're~, monta à plus de 50,000 écus. t
(Rollin.) De nos jours, preyoue tout le monde
se découvre devant un CONVOI. (Tissot.) Après 1
/e co~vot du pauure, rien ne donne de plus
vives et de plus douloureuses émotions que /e <
cosvot ae la jeune vierge, que ses compagnes, <
vêtues de blanc, le front paré d'innocence, les 1
joues colorées par de &)'~a'i/M ~arjjte~, con- t
duisent au lieu fatal od tout vient a&OM<)'. 1
(Tissot.) Le prince de Soubise fut le seul des f
courtisans qui accompagna le convoi du roi
Louis XI V à Saint-Denis. (L.-J. Larcher.) <
D'un superbe convoi plaindre peu la dépense.
PO!LEAU.
Fig. Suite, série de personnes décodées <
PoMMe~ vient lui-même à la suite du convoi ï
de tant de aenera~t'on~, marchant appuyé sur
Isaïe et sur Jérémie. (Chateaub.) (
Art milit. Réunion de chariots qui trans- ï
portent ensemble des hommes, du matériel ou
des munitions CoNvoi de blessés. CoNVOt de
munitions. CoKvo; de ~t'm-M..B'i.cm'ter un CON- <
vol. S'emparer d'un CONVOI. Ou convoi de t
800 chariots occupe un espace de 8 kilomètres
de long. (De Chesnel.) t Escorte des mêmes t
chariots Attaquer, battre un cosvoi. Com- 1
mander Mn coxvot.
Mar. Réunion de bâtiments de commerce
naviguant ensemble, sous l'escorte d'un ou de
plusieurs navires de guerre Corivot escorté
par trois frégates. Les /!o«es d'Auguste eu-
rent pour objet principal la ~re~e des CON- t
vois et communication des diverses parties
de l'empire. (Montesq.) Il Escorte qui accom-
pagne les mêmes navires: Coxvoi a~aaue'
par des cb)'mtre<. Il En Hollande, Chambre du
collège de l'amirauté où se distribuent les
passe-ports, Il Lettre de convoi, Lettre délivrée
par le commandant d'une escorte à chacun
des capitaines des navires marchands qui sont ï
autorisés à faire partie du convoi, n Ordre de
convoi, Ordre de nie dans lequel les vaisseaux i
gouvernent largue ou vent arrière.
Chem. de fer. Suite de voitures reliées
les unes aux autres et entraînées par le
même moteur CoNvoi de voyageurs, de mar-
chandises. CONVOI à grande, à petite vitesse.
Manquer le CONVO:. Partir par le même c«N-
vot. Les Anglais ont imaginé de donner des
représentations dans les coNvotS de
chemins de fer. (L.-J. Larcher.) Il Aujourd'hui,
on dit plus ordinairement TRAIN.
Fin. Convoi de Bordeaux, Bureau du roi
qui était établi à Bordeaux, pour percevoir
les droits qui se levaient sur quelques espèces
de marchandises déterminées transportées par
mer. n Impôt perçu par le même bureau.
-Encycl. Conuot/uneore.V.Fur!HRAHjLNS.
~bsèquew. Le convoi est proprement le trans-
port du défunt de la maison mortuaire a j
J'aurai soin du convoi, de la pompe funèbre.
REGNARD.
Syn. Convol, eW erramont, lmuéraitten,
l'église ou au cimetière; c'est aussi la réunion
des personnes qui forment cortège à sa dé-
poui1le mortelle. L'enterrement est propre-
ment l'inhumation, la mise en terre; mais il
signifie aussi par extension tout ce qu'on fait
à l'occasion de cette inhumation, et alors il
différe des autres synonymes en ce qu'il ex-
prime tout cela de ta manière la plus simple
et la plus commune. ~*uner comprend
toutes les cérémonies qui se font en l'honneur
d'un mort, et il annonce toujours quelque
chose de magnifique, de pompeux. Obsèques
désigne les mêmes cérémonies avec moins de
pompe, et en les présentant surtout comme
des marques de déférence et de respect.
–EncycL Co7!UOM/MH~&rM.V. FUNÉRAILLES.
Art milit. Administration des convois mi-
litaires. Ce service administratif a été orga-
nisé en 1823, et a pour but le transport sur Jes
lignes d'étapes et sur les points qui y corres-
pondent des hommes voyageant en troupe ou
isolément, ainsi que des menus bagages des
corps et détachements. Ce service est rempli
par une entreprise, sur un cahier des charges
dressé au ministère de la guerre. I1 se divise
en deux branches les convois militaires par
terre et par eau, les convois militaires par re-
lais. Les convoyeurs par terre et par eau sont
chargés de fournir des moyens de transport
par chemins de fer, par bateaux à vapeur, par
voitures publiques suspendues, aux militaires
et aux. marins blessés, infirmes, malades ou
convalescents, voyageant isolément ou éva-
cués d'un hôpital sur un autre; aux enfants
de troupe qui ne pourront faire la route à pied,
ainsi qu'a tous les militaires indistinctement
en congé de convalescence ou en congé de
réforme. Ils doivent fournir, en outre, des
voitures à un ou deux colliers, suspendues ou
non, pour le transport de la caisse, des papiers
et des effets d'un usage journalier, à 1~ suite
des corps et détachements de troupes voya-
geant par étapes, et, s'il y a lieu, des militaires
et des marins, ainsi que des enfants de troupe
faisant partie de ces mêmes détachements des
prévenus et des accusés civils, des détenus et
des condamnés civils, dans tous les cas où ils
devraient être transportés en voiture. Le dé-
partement de la justice et celui de l'intérieur
ont le droit de cesser de recourir à l'entreprise
des convois militaires pour le transport des
prisonniers et autres personnes, soit tempo-
rairement, soit définitivement, sans que pour
cela l'entrepreneur puisse prétendre à aucune
indemnité. Les militaires et les marins voya-
geant isolément doivent être transportés avec
une vitesse d'au moins 182 kilom. par 24 heures,
sous peine de réduction de S5 pour 100 sur te
prix du parcours. Le service des convois doit
être organisé dans tous les gîtes d'étape des
convois établie ou à établir. Ce service ne doit
donner lieu à aucun sous-traité. Les marchés
passés à cet effet avec les messageries ou les
administrations de chemins de fer ne peuvent
l'être que pour le compte de l'entrepreneur.
général. Tous les agents divisionnaires du ser-
vice doivent être acceptés par les intendants
ou les sous-intendants, qui peuvenq les sus-
pendre, et obliger l'entrepreneur général à les
révoquer. Les corps et les détachements ayant
droit aux convois doivent avoir un ordre de
mouvement, et les militaires et marins isolés
une feuille de route, que délivrent le ministre
de la guerre, pour les corps et tes détache-
ments, tes fonctionnaires de l'intendance mili-
taire, les commandants et les majors des places
de guerre, les conseillers de préfecture et les
sous'préfets, suppléants légaux de l'intendance
militaire, pour les hommes voyageant isolé-
ment. Les maires et leurs adjoints ne peuvent
délivrer des mandats de convoi que jusqu'à la
plus voisine résidence d'un sous-intendant mili-
taire ou de son suppléant légal. L'ordre de four.
niture d'un convoi énonce la cause qui y donne
lieu, et doit être appuyé 10 de la demande
motivée du chef de troupe, si la fourniture
doit être faite à un corps ou a un détache-
ment 2o du certificat d'un ofncier de santé
constatant la nécessité du transport, si la
fourniture doit être fuite à un militaire voya-
geant isolément. Quant il la translation des.
prévenus et des condamnés civils, les préposés
aux convois militaires doivent se conformer
aux réquisitions des procureurs Impériaux ou
de leurs substituts, ainsi qu'aux, ordres des
autorités locales.
L'entrepreneur est tenu par clause essen-
tielle et de rigueur, de ne fau*e ni souffrir qu'il
soit fait, directement ou indirectement, aucun
rachat de mandat de fournitures. 11 doit s'obli-
ger, sous sa responsabilité personnelle, à des-
tituer tout agent qui se permettrait de tels
abus, et à porter ces abus à la connaissance
du ministre de la guerre, afin de faire infliger
au préposé les peines portées par les lois et ies
règlements militaires. Tout mandat racheté
est rejeté de plein droit; l'entrepreneur est,
en outre, passible d'une amende. L'entrepre-
neur fournit un cautionnement, soit en rentes
sur l'Etat, soit en numéraire, portant intérêt
à 3 pour 100. Ce cautionnement, qui est de
60,000 fr., est affecté à la garantie du gou-
vernement, et subsidiairement à celle des
agents et préposés de l'entreprise, pour le
payement des fournitures ou traitements qui
leur seraient dus à l'expiration ou lors de la
résiliation du traité. Kn cas d'interruption du
service sur un point quelconque, il peut y être
pourvu par des marchés d'urgence, ou par
tout autre moyen que les autorités locales
jugeraient convenable, aux frais, risques et