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et pour d'autres objets, il ne peut
exprimer le sens de celui qui innove.
H serait donc àsouhaitcr,ajoute-t-
il, que l'usage admît innovateur. Un
innovateur a t on dit est un
homme qui remue tes bornes sacrées
que nos pères ont si sagement mises
sur les conGns de la vérité et du
mensonge.
Mais, n'y en aurait-il pas aussi de
mises sur les confins du mensonge et
de la vérité?
1 Nl'iOVATIOr; du latin innovatio
(action d'innover). Le simple Ho~at/on
s'est dit dans le même sens, et se
trouve dans Sebilet, ~rtpoet;'
(t5~6). «Rien ne presse un Estat
que l'innovation le changement
donne seul forme à l'injustice et à
la tyrannie. )' MOKT. liv. «t, ch. g.
INOBÉDIENT, ENTE., adj. du
latin Mo~e~/en~ ( qui n'obéit pas ).
Les dieux, dit Platon nous ont
fourni d'un membre /no&M/;Mt et
tyrannique, qui, comme un animal
furieux, entreprend, par la violence
de son appétit, sousmcttre tout à
soy. » MOKj. liv. m ch. 5.
INOCCUPÉ, ÉE, adj. est criti-
qué comme un néologisme dans le
j?/ct. Hgo&g. édit. de 1~28. On peut
aujourd'hui le 'regarder comme un
terme reçu.
IN-OCTAVO, m. mots emprun-
tés du latin ou i signifie en huit.
C'est un terme de librairie qui se
dit de la feuille de papier p)iée en
huit, et par conséquent formant seize
pages d'impression.
INOCULATION, s. du latin
inoculatio dont la racine est oc«/M~
(œil, écusson, bouton de vigne ou
des arbres). Oculos imponere (enter en
écusson). vtr.Gti-E. Ce mot signifie
l'action d'inoculer ou de communi-
quer artificiellement la petite vérofe
dans la vue de prévenir les dangers
et les ravages de cette maladie, quand
elle vient naturetlement. Cette opé-
ration consiste à insérer un peu du
virus, extrait d'un sujet infecté de
ce mal, dans les veines de la per-
sonne qu'on veut inocuter. Cette
opération,comme l'on voit, a bean-
coup de rapport avec la greffe des
arbres, en latin inoculatio.
« L'tnocu/a<;o/t subsiste de temps
immémorial dans les pays voisins de
la mer Caspienne, et particulière-
ment en Circassie. C'est de là que
cette pratique a passé en Grèce et en
Dalmatie, où elle a plus de soo ans
d'ancienneté.
L/Mocu&~tOH fut apportée ou re-
nouvelée à Constantinople sur la fin
du i~c siècle, par une femme de
Thes'salonique, qui inocula plu-
sieurs milliers de personnes. Deux
docteurs de l'Université de Padoue,
Emmanuel Timoni et Jacques Pila-
rini furent témoins de ses succès, en
firent l'application et la répandirent
dans le reste de l'Europe.
u L't'f!ocM~'o/: fu~ apportée à Lon-
dres, l'an t~), p~r mitady Mon-
tague, et en France en ~56. v LU-
HER, /7tc<. des Sciences et ~M ~r~.
On a d'abord dit indifféremment
t'oCM~t;bn, t'ertto; transplanta-
<;OH de la petite vérole. Le premier
a prévalu, et l'on dit ~ocH/a
sans ajouter de la petite vérole.
De là lé verbe inoculer, commu-
niquer la petite vérote par MOCM/a-
tion; tes substantifs Mocu~eMt', ce-
lui qui inocule; MocM&te, parttsan
de l'fnocutation.
INODORE adj. du latin MO~oru~
(sans odeur).
La tulipe s'élève; Un port majestueux,
Un éclat qui du jour reproduit tous les feux,
Un ûc!at qui du jour reproduit tous tes feux
Dans tes murs ]jY?antins méritent qu'on l'adoro
Et lui font pardonner son cauce tno~or<
noucHEK, ~oe~!f des ~ot'
Cc n'est qu'après'qu'on a méconnu
deleurvivantles hommes supérieurs,
qu'onjette sur leurs tombeaux quel-
ques fleurs inodores.
Ce mot, disait avec raison M. Fé-
raud, en t~Sy, peut être regardé
comme un heureux néotogismc, dont
on peut bien augurer.
JNOFFENSË, EE, adj. (qui n'est
point ouensé, attaque) qui n'a point
été entamé, qui est intact.
Mais la superbe tour qui domine la place,
Encore.irs~·nsée, insulte à leur-audace.
~A.OUR-LOn;\nÚi, Jérurwtem délivn~e, ch. n.